Vous êtes sur la page 1sur 39
Mapping des interventions des Partenaires Techniques et Financiers en faveur du Secteur Privé à Madagascar
Mapping des interventions des Partenaires Techniques et Financiers en faveur du Secteur Privé à Madagascar
Mapping des interventions des Partenaires Techniques et Financiers en faveur du Secteur Privé à Madagascar

Mapping des interventions des Partenaires Techniques et Financiers en faveur du Secteur Privé à Madagascar

Etude au Niveau Régional et International

Décembre 2009

Rapport du Groupe Sectoriel des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) Secteur Privé (GS – SP)

M. Jacques SCHMITT General Manager, Cabinet ESE Consulting Ltd.,

SCHMITT General Manager, Cabinet ESE Consulting Ltd., Sous la direction de M. Olivier PEZET, Directeur de
SCHMITT General Manager, Cabinet ESE Consulting Ltd., Sous la direction de M. Olivier PEZET, Directeur de

Sous la direction de M. Olivier PEZET, Directeur de l’AFD à Madagascar et de M. Patrick J. GILABERT, Représentant de l’ONUDI à Madagascar, Maurice, Seychelles et Comores

SOMMAIRE

Liste des acronymes ………………………………………………………………………………………

3

Résumé exécutif …………………………………………………………………………………………….

4

1. Contexte …………………………………………………………………………………………………

5

2. Présentation des différents programmes …………………………………………………

6

3. Analyse des interventions par secteurs économiques ………………………………

23

4. Le constat ………………………………………………………………………………………………. 25

5. Les recommandations …………………………………………………………………………… 27

Annexes ……………………………………………………………………………………………………… 33

Annexe 1 : Liste des documents consultés ………………………………… 34

Annexe 2 : Liste des études récentes sur le secteur privé et le commerce à Madagascar …………………………………………………… 35

Annexe 3 : Coordonnées des PTF par programme ………………………. 36

Liste des acronymes

ACP

Afrique / Caraïbes / Pacifique

AFD

Agence Française de Développement

AGOA

African Growth and Opportunity Act

BAD

Banque Africaine de Développement

BEI

Banque Européenne d’Investissement

BM

Banque Mondiale

CDE

Centre pour le Développement des Entreprises

CE

Commission Européenne

COI

Commission de l’Océan Indien

COMESA

Common Market for Eastern and Southern Africa

DWCP

Decent Work Country Programs in Africa (Programme OIT)

EDBM

Conseil pour le Développement Economique de Madagascar (Economic Development Bureau of Madagascar)

FAO

Food and Agricultural Organization

FED

Fonds Européens pour le Développement

FIAS

 

FIVMPAMA

Groupement des Entrepreneurs nationaux malgaches (PME)

GEFP

Groupement des Entreprises Franches et Partenaires

GEM

Groupement des Entreprises Malgaches

GSSP

Groupe Sectoriel Secteur Privé

HACCP

Hazard Analysis Critical Control Point

IFC

International Financial Council

MIGA

Multilateral Investment Guarantee Agency

OCDE

Organisation de Coopération et de Développement Economique

OI

Organisation Intermédiaire

OIT

Organisation Internationale du Travail

ONTM

Office National du Tourisme Malgache

ONUDI

Organisation des Nations‐Unies pour le Développement Industriel

OTC

Obstacles Techniques au Commerce

PEP

Partenariat pour l’Entreprise Privée

PMA

Pays les Moins Avancés

PME

Petites et Moyennes Entreprises

PNUD

Programme des Nations‐Unies pour le Développement

PPP

Partenariat Privé Public

PTF

Partenaires Techniques et Financiers

PRSP

Programme Régional de Surveillance des Pêches dans le sud‐ouest de l’Océan Indien

REACH

Registration, Evaluation, Accreditation of CHemicals

SADC

Southern Africa Development Community

SFI

Société Financière Internationale (cf. IFC en anglais)

SIM

Syndicat des Industriels de Madagascar

SPS

Sanitaires et Phyto Sanitaires

UCCIOI

Union des Chambres de Commerce et d’Industrie des Iles de l’Océan Indien

UE

Union Européenne

Résumé exécutif

Le mapping des interventions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) est un projet à l’initiative conjointe de l’Organisation des Nations‐Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), la Délégation Européenne et l’Agence Française de Développement (AFD) à travers le GS ­SP (Groupe Sectoriel ‐ Secteur Privé).

programmes dans une

logique de

complémentarité afin de garantir un impact plus important des projets pour les

bénéficiaires.

 

Sur

un

plan

quantitatif, l’étude des

interventions au niveau régional et international fournie des résultats fait

 

apparaître au total :

 

Cette initiative résulte du constat réalisé par les PTF sur la situation critique d’un point de vue économique et social à Madagascar à l’issue de la crise politique qui secoue le pays depuis le début de l’année 2009.

41 projets / programmes en‐cours, à venir ou potentiels pour l’appui au Secteur Privé dont :

4 pour le commerce et l’export

 
 

3 pour l’agri‐business / agro

L’objectif de ce mapping est de compléter le mapping réalisé au niveau national sur les programmes et projets financés ou prévisionnels des PTF. Il s’agit ainsi d’obtenir une vision plus large, plus exhaustive et plus complémentaire de

l’intervention des bailleurs au bénéfice de Madagascar.

2 pour le tourisme

3 pour les télécoms / communication

8 pour la finance / microfinance

 

3 pour les mines / infrastructures

2 pour la pêche

 

16 en multisectoriels

Plus de 250 études réalisées entre 2002 et 2007

Au‐delà des éléments restitués dans ce rapport, il est important de souligner que le mapping ne prend pas en compte l’intégralité des programmes dans la mesure où il se limite à l’appui au Secteur Privé. Cela représente d’ailleurs la principale difficulté d’un tel recensement puisque certains programmes sectoriels relève de l’analyse réalisée par les autres groupes thématiques alors qu’ils ont une incidence indirecte mais réelle sur le Secteur Privé, comme ceux de la Banque Mondiale ou encore l’OIT pour les travaux sur le développement d’un travail décent (DWCP). Par ailleurs, cette problématique s’accompagne de la quasi‐impossibilité de chiffrer globalement les programmes de niveaux régional et international dans la mesure où les principaux relèvent d’une sollicitation des bénéficiaires directement auprès des PTF sur des enveloppes globales allouées aux pays ACP.

Pour autant, l’analyse fait ressortir des éléments clés qui conjugués aux analyses des autres groupes thématiques permettra aux PTF d’orienter leurs financements et

Ces éléments quantitatifs bien qu’intéressants se complètent de constats qualitatifs :

* Une insuffisante coordination des programmes entre bailleurs

* Un impact insuffisant des programmes sur des projets nécessitant des financements d’infrastructures

* L’insuffisance de soutien à certains secteurs considérés comme « porteurs » : pêche, agriculture et agro‐industrie

* Un soutien à la microfinance orienté uniquement sur les investissements et non sur le soutien au besoin de trésorerie des entreprises

* Un accès aux programmes trop complexes pour les entreprises et un manque d’informations à leur niveau

* Un réseau d’Organisations Intermédiaires pas assez professionnalisé

* Un manque de lisibilité en matière de filières porteuses, en particulier à l’export

De tous ces constats, le rapport préconise un certain nombre de recommandations , en particulier pour les actions en engager dans le cadre de l’élaboration d’un Plan d’Actions Sectoriel pour le Commerce et le Secteur Privé .

1.

Le contexte

Le contexte de la crise malgache couplé à celui de la crise internationale place le secteur privé dans une situation autant particulière que délicate, lui imposant de s’adapter et de rechercher des solutions de transition nécessaires à la pérennité de ses activités.

Compte tenu des positions officielles de la Communauté Internationale et du « gel » des financements au niveau des bailleurs de fonds, les entreprises ont dû faire face à une récession générale et à une chute globale des activités.

Au‐delà des aspects de la crise en matière de tourisme, ce sont tout autant les investissements étrangers que les exportations vers des ensembles économiques consommateurs qui s’en ressentent aujourd’hui, en particulier vers les Etats‐Unis et l’Europe.

Cette situation a amené rapidement les Partenaires Techniques et Financiers à se pencher sur la question de l’accès des entreprises à des fonds de soutien plus directement et plus rapidement afin que la crise économique et politique ne se traduise pas à son tour par une crise sociale dont les conséquences ne pourraient être que dramatiques.

Les positions des Partenaires et des représentants sont pour autant, et bien que convergentes quant à une sortie de crise rapide et démocratique, relativement nuancées voire différentes.

C’est ainsi qu’ en matière d’ensembles régionaux, on ressent une différence assez nette entre la position de la Commission de l’Océan Indien qui assure son soutien à Madagascar tout en réclamant une solution démocratique et la position de la Southern African Development Community (SADC) qui affiche une réticence à continuer de soutenir Madagascar tant que la crise politique actuelle n’aboutit pas à un processus d’élections démocratiques. Entre ces deux positions, le COMESA (Common Market of Eastern and Southern Africa) semble aujourd’hui plutôt partagé entre fermeté officielle et soutien effectif.

En matière d’Organisations Internationales , la situation est tout autant contrastée.

En particulier pour l’USAID 1 , Madagascar est à un tournant et la position américaine consiste à suspendre toute aide afin de pousser le Gouvernement malgache à une issue démocratique, consensuelle pour restaurer une gouvernance constitutionnelle du pays. Cette position empêche ainsi temporairement la finalisation des Objectifs du Millénium pour le Développement (OMD).

Cependant, ces dernières semaines, les positions semblent s’assouplir. En prenant celle de la Banque Mondiale, on constate que « la Direction de la BM est prête à considérer, à titre d’exception, la reprise des réapprovisionnements pour certaines opérations présentant un caractère particulièrement urgent pour les populations cibles, notamment pour les projets dans le domaine de la nutrition, de la lutte et la prévention du SIDA, ainsi que la sécurité alimentaire d’urgence » 2 .

1 Congressional Budget Justification / Foreign Operations / Department of State – United States of America / Fiscal Year 2010

2 Source site Internet du FID (Fonds d’Intervention pour le Développement)

Globalement , les positions de la Communauté Internationale et des bailleurs convergent sur un point crucial : consolider une importante base de données à partir d’activités d’analyses afin d’être prêts pour un réengagement complet lorsqu’il deviendra possible. Cette position se retrouve d’ailleurs dans les initiatives des Partenaires Techniques et Financiers tels que le PNUD Madagascar qui s’est engagé dans un nombre d’études d’impact de la crise important ou encore la Délégation Européenne, l’AFD et l’ONUDI qui s’engagent dans des recherches de solutions pour soutenir l’activité économique. Bien entendu, le secteur privé n’est pas en reste avec des propositions très concrètes à l’image du GEM et son « Plan de relance » tout comme le Ministère de l’Economie et de l’Industrie avec son PADECI.

2. Présentation des différents programmes

Les différents programmes recensés dans le présent rapport sont ceux élaborés par tous types d’organisations : bailleurs de fonds, structures étatiques, organisations professionnelles, intermédiaires (OI) tant au niveau régional qu’international.

Il s’agit de projets susceptibles de servir les intérêts de Madagascar au niveau du secteur privé.

Toutefois, il convient de préciser que ces programmes sont soit assortis d’un volet « pays » incluant de manière nominative et quantitative l’aide à Madagascar, soit assortis d’un volet « régional ou international » dans lequel Madagascar peut puiser dans la limite du budget défini et de l’arbitrage du bailleur.

Dans ce rapport, les programmes sont à la fois ceux en cours, ceux à venir et ceux potentiellement mobilisables pour le secteur privé malgache.

2.1. Les programmes de la Commission Européenne

Pro€invest (Référence CRIS 15345 (8 ACP TPS 108))

Ce programme de l’Union en faveur des pays ACP concerne la promotion de l’investissement et de la technologie.

Ses objectifs prioritaires sont :

- la réduction de la pauvreté

- la croissance économique et le développement du bien‐être de la population

- la création d’emplois

- et l’intégration dans le commerce régional et mondial

Le programme Pro€invest concerne le renforcement de capacités des Organisations Intermédiaires (OIs) afin qu’elles soient en mesure de soutenir le développement et la compétitivité des entreprises, en particulier les PME.

Pro€invest est géré par le Centre de Développement des Entreprises (CDE), sous la supervision générale d’EuropeAid et la Commission Européenne.

Actuellement, le programme se trouve en phase finale des fonds du 8 ème FED (Fonds Européens pour le Développement) et il est probable qu’il ne soit pas reconduit, en tous cas pas dans sa forme actuelle compte tenu de la complexité de gestion tant pour les Organisations Intermédiaires que pour la Commission Européenne.

Dans le cadre de la validation des derniers dossiers, la Commission Européenne évalue actuellement les propositions complètes pour les dossiers qui ont été présentées aux dates limites des 15 décembre 2008 et 27 février 2009. Pour les dossiers déposés à la date limite du 29 mai 2009, la Commission Européenne évalue la note succincte.

Center for the Development of Enterprise (CDE) (Référence CRIS 199354 (10 ACP TPS 5))

Le CDE est une institution créée conjointement par les pays ACP et l’Union Européenne dans le cadre des Accords de Cotonou et destinée à soutenir le développement du secteur privé des pays ACP.

Le budget annuel au titre du 10 ème FED (2008 / 2013) est de 18 millions €.

L’objectif est de développer les capacités des entreprises des pays ACP.

Le CDE intervient en complémentarité de la Commission Européenne, le Secrétariat des pays ACP et la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Sous la supervision d’EuropeAid / AIDCO, le CDE gère les fonds Pro€invest pour un montant de 110 millions €.

L’intervention du CDE est structurée autour de quatre offices régionaux :

- Caraïbes

- Afrique du Sud

- Afrique de l’Ouest

- Afrique de l’Est

Les objectifs spécifiques du programme CDE sont les suivants :

Faciliter les partenariats économiques pays ACP – Union Européenne Développer les services d’assistance aux entreprises (renforcement de capacités avec les organisations du secteur privé) Assister la promotion des investissements des activités et des entreprises Assister le transfert technologique et le management des compétences

Bizclim (Référence CRIS 021679 (9 ACP RPR 29))

Bizclim, ou programme de facilitation de l’environnement des affaires, consiste à analyser les obstacles à la création d’un environnement des affaires favorable.

L’objectif principal est de renforcer les Organisations Régionales en matière de formulation de leurs propres projets dans le cadre d’initiatives régionales et :ou continentales selon le principe de subsidiarité.

Les bénéficiaires de ce programme sont :

Les organisations régionales ACP dotées d’un mandat de développement du secteur privé Les Organisations patronales et les associations professionnelles La société civile (associations de consommateurs, instituts de recherche économiques …)

Actuellement, le programme en est à sa phase II et débutera pour le dernier trimestre

2010.

Le programme sera géré par une PMU (Programme Management Unit) basée à Bruxelles

et qui sera en mesure d’apporter une assistance technique aux demandeurs.

Microfinance framework programme (Référence CRIS 16400 (9 ACP RPR 14) et CRIS 20239 (9 ACP RPR 204))

Ce programme vise à renforcer les capacités des acteurs de la microfinance et augmenter l’efficience et la transparence financière. En particulier, il vise à améliorer les opérations de microfinance dans les pays ACP.

Il met l’accent sur le développement de solutions innovantes, la diffusion des bonnes pratiques et la promotion de l’apprentissage Sud‐Sud.

Microfinance Programme 2010­ 2014 (Référence CRIS 021358 (9 ACP RPR

14))

Le programme de microfinance de l’Union Européenne se propose de renforcer les capacités des acteurs financiers en matière d’inclusion des microentreprises et des ménages à faible revenu.

Il repose en particulier sur trois axes prioritaires :

L’accès au financement pour les entreprises en difficulté La responsabilisation des consommateurs

Le développement de marchés locaux efficients et équitables

Le programme s’adresse aux prestataires de microfinance et à leurs clients qui recevront des subventions suite à appels à propositions.

La gestion du programme se fait conjointement entre la Commission et les bailleurs de fonds.

African Economic Outlook (Référence CRIS 020240 (9 ACP RPR 180))

L’AEO est un rapport sur les perspectives économiques en Afrique. Il est destiné aux décideurs et aux opérateurs économiques avec comme objectif principal l’information sur l’évolution de la situation économique en Afrique.

Le rapport présente l’intérêt de prendre en compte la grande diversité des économies africaines et de permettre d’asseoir les décisions sur des informations cohérentes, fiables et actualisées.

Le rapport se compose de trois parties principales :

Une évaluation de la position des pays africains dans l’économie mondiale Des études pays sur des Etats sélectionnés Une annexe statistique

Ce rapport est un projet conjoint de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Centre de Développement de l’OCDE et de la Commission Economique pour l’Afrique. Il bénéficie de l’appui de la Commission Européenne.

Investment Facility (Programme d’aide lié au commerce)

Ce programme est un outil géré par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour un montant de 3,1 billions € sous les 9 ème et 10 ème FED.

Son objectif principal est de soutenir des projets d’investissement viables du secteur privé et ayant un impact sur la réduction de la pauvreté dans les pays ACP.

Les financements obtenus sur ce fonds sont à long terme au moyen d’instruments financiers flexibles tels que prêts ou garanties.

Les bénéficiaires de ce programme sont les entrepreneurs privés, les organisations publiques de gestion privée, les fonds d’investissement et les PME des pays ACP.

Trade.Com (Référence CRIS 16302 (9 ACP RPR 7))

TradeCom est un programme destiné à assurer et coordonner l’assistance aux pays ACP afin de consolider leur capacité à concevoir une politique commerciale en vue de parvenir à un développement durable et équilibré des sociétés.

Il se compose de trois éléments :

Renforcement des capacités locales d’analyse et de recherche pour la formulation des politiques commerciales Recrutement d’un pool d’experts commerciaux ACP et formation des négociateurs des pays ACP

Renforcement institutionnel des services en charge du soutien aux activités commerciales par le biais de la mise en œuvre des politiques commerciales et accords commerciaux internationaux

Le budget de ce programme est de 50 millions d’€ dont 29 millions au titre de l’assistance technique pour 77 pays et 9 organisations d’intégration régionale.

Pour être éligible, le demandeur doit présenter des projets contribuant à la lutte contre la pauvreté et remplissant l’un des trois critères d’éligibilité et plusieurs de qualité.

Les bénéficiaires sont variés :

- Organisations régionales ou inter‐régionales

- Ministères en charge du commerce et des négociations commerciales

- Ministères et autres organismes publics thématiques

- Structures actives dans le dialogue PPP

- Organismes représentatifs des opérateurs économiques

- La société civile, les Universités, les institutions de recherche et de formation

ACP MTS Programme (Référence CRIS 20237 (9 ACP RPR 140))

Ce programme vise l’intégration effective des pays ACP dans le système commercial mondial. L’objectif est d’aider les ACP à améliorer, par la réforme, leur capacité de négociation commerciale et l’application des accords commerciaux multilatéraux.

Le programme comporte deux volets :

L’intégration au commerce mondial qui repose sur les principes de l’OMC, à savoir la lutte contre les OTC (Obstacles techniques au commerce) et l’application et le respect des mesures SPS (Sanitaires – phytosanitaires) La contribution au Cadre Intégré Renforce, initiative multilatérale permettant d’aborder le développement des besoins commerciaux des PMA (Pays les Moins Avancés)

2.2. Les programmes de l’AFD

Etude sur la desserte maritime de l’Océan Indien

Restituée le 16 octobre 2009, cette étude réalisée par Egis Conseils, BRS (Barry Rogliano Salles) et MLTC (Maritime Logistics and Trade Consulting) repose sur des visites d’un certain nombre de ports de l’Océan Indien dont celui de Toamasina.

L’intérêt de cette étude porte en particulier sur l’analyse des budgets déjà arrêtés pour certains ports en matière d’équipements et d’infrastructures nécessaires pour être compétitifs au niveau international avec la course au « gigantisme » et à la concentration des opérateurs maritimes.

Ainsi, pour Toamasina, aucun budget n’a encore été arrêté mais une estimation du MTLC et d’Egis Conseils fait état d’un besoin de 107,1 millions € (45,3 millions pour un linéaire de quai de 319 m, 45,3 millions pour un draguage de 14 m, 15 millions pour 15,5 ha de terre‐plein, 5 millions pour un remorqueur de 5 000 ch, 36,5 millions pour un brise‐ lame de 465 m, 3,7 millions pour les équipements électriques et 1,6 millions pour le deepning). Il conviendrait d’ailleurs d’ajouter à ces 107,1 millions, les 25,8 millions € nécessaires à l’acquisition de 3 portiques de type 4 RTG’s.

En outre, l’étude fait ressortir que seulement 18% des transbordements effectués à Toamasina concernent un fret régional, contre 55 % provenant des importations d’Asie et 27 % d’Europe.

Enfin, pour le Port de Toamasina, il est intéressant de constater que seuls trois ports de l’Océan Indien sont susceptibles de devenir un hub régional : Port‐Louis (le leader actuellement), Port Réunion et Port de Tamatave qui sont tous deux au même niveau en matière de notation globale, Tamatave dégageant un avantage concurrentiel en matière de coûts mais devant faire un effort en termes d’équipements (grues et portiques).

L’étude préconise en conclusion que la COI puisse porter la politique régionale en ce qui concerne le choix d’un port régional de transbordement et la recherche de financements nécessaires aux investissements à réaliser.

2.3. Les programmes USAID

Ces programmes sont conditionnés par une sortie de crise politique démocratique et consensuelle. Les priorités d’USAID sont les suivantes :

- Amélioration de la valeur ajoutée dans le secteur agricole, en particulier la sécurité alimentaire

- Assistance à la diminution des rejets de gaz à effet de serre

- Renforcement de la bonne gouvernance à long terme

- Accès à l’éducation de base

Au‐delà de ces priorités, USAID se propose d’accompagner le secteur privé en favorisant l’émergence d’un climat des affaires sain.

Private Sector Competitiveness (PSC)

Ce programme consiste à favoriser l’intégration au marché mondial et le développement de l’entreprenariat féminin.

Les fonds de ce programme sont en augmentation très nette pour 2010 avec 60 millions $ US. En 2009, le fonds était de 22 millions $ US.

Il consiste en un renforcement de capacités commerciales et comporte les objectifs suivants :

Renforcement du climat des affaires Meilleure évaluation des projets du secteur privé

Augmentation et utilisation des bonnes pratiques

Pour s’assurer de l’impact de ce programme, USAID suivra particulièrement le nombre de réformes du climat des affaires qui auront été implémentées avec l’assistance technique USAID.

Trade Capacity Building

Afin d’accompagner au mieux les entreprises dans leurs capacités commerciales, USAID met en œuvre un programme de renforcement de capacités commerciales au niveau d’ensembles régionaux :

- 7 millions $ US pour l’Afrique de l’Est

- 9,3 millions $ US pour l’Afrique du Sud

Ce programme complète, au niveau régional, le PSC.

Programme pour les microentreprises

Un budget de 1 million $ US est prévu pour le développement des microentreprises en 2010 à Madagascar.

Les conditions d’accès et les modalités de mise en œuvre ne sont pas encore définies.

2.4. Les programmes de la Banque Mondiale (BM)

Compte tenu des troubles politiques, les activités de la Banque mondiale à Madagascar sont régies par la Politique opérationnelle 7.30 relative aux Relations avec les Gouvernements de fait. La Banque mondiale souhaite vivement une normalisation de ses relations avec Madagascar qui favorisera le redémarrage des activités de développement économique et l’amélioration des conditions de vie de tous les citoyens malgaches, en particulier des pauvres.

Pour Madagascar, on peut notamment évoquer :

Projet de gouvernance des ressources minières (PGRM)

Pour un montant de 8 millions $ US, ce projet vise à accroître la transparence et à promouvoir les investissements privés.

Projet d’investissement dans les infrastructures de transport

Destiné à réduire les coûts de transport et à favoriser les échanges commerciaux, ce projet d’un montant de 15,6 millions $ US consiste principalement à assurer une meilleure coordination des différents modes de transport (routier, aérien et maritime).

Programme régional d’infrastructures de communication

Ce programme qui concerne le Kenya, le Burundi et Madagascar, présente un intérêt particulier pour le secteur privé dans la mesure où il ambitionne de diminuer la tarification de la communication et d’élargir la portée des réseaux à large bande.

Compte tenu de l’importance de la communication dans les affaires, ce programme peut permettre d’envisager une réelle baisse de la tarification dont on sait qu’elle constitue un coût important pour les entreprises aujourd’hui à Madagascar.

Le budget pour Madagascar dans ce programme est de 30 millions $ US.

Il est articulé autour de deux objectifs prioritaires :

Baisse des prix internationaux et extension de la capacité et de la portée géographique des réseaux à large bande Amélioration de l’efficacité et de la transparence par les applications e‐gouvernance

Ses quatre composantes sont :

Le renforcement de capacités de suivi et d’évaluation

La connectivité

La transparence

Et la gestion du projet

Programme d’appui au développement du Secteur Privé

Ce programme en trois volets consiste à faciliter les échanges commerciaux en Afrique. D’un montant de 29,64 millions $ US, il prévoit notamment :

Une restructuration du capital de l’ATI (Africa Trade Insurance Agency) L’élargissement des gammes de produits offertes La consolidation des projets individuels

Les deux premiers volets permettent de faciliter les échanges et les investissements productifs entre les Etats‐membres et le troisième vise à réaligner la Banque Mondiale sur une approche régionale du développement.

Programme de soutien au développement rural

Ce programme, d’un montant de 106,09 millions $ US, prévoit d’accroître les revenus et réduire la pauvreté dans les zones rurales, tout en préservant la base de ressources naturelles.

Il promeut la croissance durable de la production agricole, favorise la sécurité alimentaire et améliore l’accès aux services de base dans les zones rurales.

Il comporte cinq composantes :

Contribution aux investissements Formation aux communautés rurales et organisations de producteurs Renforcement des collectivités rurales et des organisations de producteurs Développement d’un système de statistiques adéquat Gestion de projet et administration

Programme de soutien au financement des microentreprises et aux PME

Avec un financement de 15 millions $ US, ce programme vise à :

Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes Etablir un partenariat mondial pour le développement

Il est distribué de la manière suivante :

14 % pour la gestion de la dette et la viabilité budgétaire

29 % en appui aux PME

29 % pour les marchés ruraux

14 % pour la réglementation et la politique de la concurrence (Climat de l’investissement)

14 % autres

Il bénéficie à hauteur de 75 % du budget au financement des microentreprises et aux PME.

2.5. Les programmes de l’IFC

La SFI (IFC) constitue le principal organe de programmation du Groupe Banque Mondiale avec 57 millions de dollars affectés à des services d’investissement et d’assistance technique en appui à des investissements privés principalement dans les secteurs des infrastructures, des mines, de l’agro‐industrie et du tourisme.

Programme de garantie des investissements (MIGA)

Ce programme exécuté par le MIGA consiste à orienter les investissements directs à l’étranger vers quatre secteurs prioritaires : l’agro‐industrie, les infrastructures, les services et le tourisme.

Programme de réforme du climat de l’investissement

Ce programme de l’IFC consiste à favoriser un climat plus favorable aux investisseurs étrangers à Madagascar. Il est porté en partenariat avec l’EDBM, le FIAS et la Banque Mondiale pour une période de trois ans.

Programme d’accès au financement

En partenariat avec l’IDA, ce programme vise à l’octroi de crédit, de microfinance et de crédit‐bail ainsi qu’à des garanties financières.

2.6. Les programmes de la Banque Africaine de Développement (BAD)

Au‐delà de l’intervention de la BAD au niveau national, certains programmes transnationaux présentent un intérêt :

Soutien au Consortium Africain de Recherche Economique (AERC)

Destiné à renforcer la capacité des chercheurs nationaux pour améliorer les enquêtes économiques, ce fonds de 1 million $ US débutera le 15 décembre 2009.

Il est notamment à rapprocher des attentes des autres bailleurs et des ensembles régionaux, en particulier la SADC, qui estiment que les données statistiques disponibles à Madagascar sont à améliorer du point de vue qualitatif.

Appui à la mise en œuvre de la transparence dans l’industrie extractive (ITIE)

Ce programme d’amélioration de la transparence est susceptibles d’impacter 1 200 entreprises (dont QMM et Dynatec) dans les cinq régions d’extraction actuelles.

Son montant de 652 851 $ US sera disponible à compter du 22 décembre 2009.

2.7. Les programmes régionaux

2.7.1. Les programmes de la COI

Programme pour le développement régional du tourisme

Sur fonds du 8 ème FED, la COI accompagne les entreprises du secteur du tourisme. Partant du constat qu’une organisation touristique régionale n’est pas réalisable en l’état actuel, la COI a privilégié la coopération technique et opérationnelle entre les secteurs privés des îles de l’Océan Indien :

Développement de la notoriété, de l’image et de la promotion de l’Océan Indien Amélioration du niveau de formation des acteurs privés et publics Développement de produits s’inscrivant dans une politique régionale de tourisme durable Diffusion de l’information touristique entre les opérateurs Concertation entre les différents acteurs du secteur touristique

Le budget affecté à ce programme est de 380 000 €.

Seganet

Seganet est un protocole d’accord signé le 16 décembre 2008 entre les Etats‐membres de la COI pour :

Créer un Comité Stratégique et une entité spécifique pour la définition, la mise en œuvre, la gestion, l’exploitation et la maintenance du projet Seganet Faciliter l’accès à tout ou partie des territoires des Etats‐membres pour la construction des sites d’atterrissement ou autres infrastructures terrestres L’accès à la bande passante des populations des Etats‐membres de la COI, dans des conditions transparentes et non discriminatoires, afin de fournir du très haut débit et un diversité de services à des coûts compétitifs et équitables ; La connectivité entre les Etats‐membres de la COI et leur connectivité internationale dans des conditions compétitives ; La mise en place d’un réseau sécurisé, fiable et capable de desservir des Etats‐ membres à un niveau de qualité ; La mobilisation des capitaux provenant notamment de fonds de développement, d’acteurs publics, semi‐publics et privés, ainsi que des institutions financières, pour la réalisation, la gestion, l’exploitation et la maintenance du projet Seganet

Toutefois, lors des derniers travaux sur ce projet, il ressort notamment que :

- Un lobbying doit être exercé auprès des opérateurs de la zone afin de diminuer les coûts d’utilisation des infrastructures

- Un Partenariat Privé Public doit être envisagé afin de rendre Seganet opérationnel et rentable financièrement

- Une étude préliminaire doit être réalisée afin de solliciter la Banque Mondiale pour l’appui aux négociations

- L’UCCIOI est chargée de « prospecter » les opérateurs de la zone OI

- Une communication des populations et des entreprises OI s’avère nécessaire pour informer sur les avantages du haut‐débit

Bourbon Axa Investment Fund

Ce fonds privé a été créé à l’initiative du Groupe Bourbon et d’Axa Private Equity. Il s’agit d’un fonds d’investissement dédié à la zone Océan Indien et à l’Afrique Australe et est destiné à saisir des opportunités d’investissement dans des activités stratégiques et structurantes.

Le budget prévu sur ce fonds est de 9 millions d’€.

Plan Régional de Surveillance des Pêches dans le sud­ ouest de l’Océan Indien

Ce programme, né de la volonté des Etats‐membres de lutter contre la pêche illégale dans l’Océan Indien, fait l’objet d’une convention‐cadre entre l’Union Européenne et la COI pour une durée de trois ans à compter de 2007. La pêche demeure un potentiel de développement important pour les îles de l’Océan Indien.

Le projet vise à :

Une meilleure coordination opérationnelle des moyens de surveillance et des actions de contrôle Un usage de nouvelles technologies dans la lutte contre la pêche illégale Un plan de formation des personnels COI affectés aux opérations de contrôle et de coordination

Dans le cadre du PRSP, Madagascar apporte sa contribution à travers le CSP (Centre de Surveillance des Pêches).

Ce projet est de nature à préserver les intérêts d’une pêche très souvent encore artisanale ou semi‐industrielle à Madagascar.

2.7.2.Les programmes du COMESA

En matière d’accompagnement du secteur privé, le COMESA fonctionne à travers des groupes techniques nationaux et vise à promouvoir le commerce extérieur et les investissements pour ses Etats membres.

En outre, le COMESA assure la fonction de RIFF (Regional Integration Facilitation Forum) dont l’échange d’informations constitue le socle.

Etude sur les opportunités d’investissement au sein du COMESA

Cette étude vise à apporter aux décideurs et aux opérateurs privés une information sur les secteurs qui sont susceptibles de se développer sous réserve d’investissements.

L’étude a été diligentée et financée par l’EAC (East African Community).

Programme SQMT (Standardisation, Quality, Metrology and Testing)

Ce programme est destiné à développer et harmoniser les standards entre les Etats membres du COMESA.

Financé par l’Union Européenne pour un montant de 2 millions €, le SQMT a fait l’objet d’une coopération étroite avec les éléments du PRIDE Océan Indien 1997‐2002.

Upgrading quality and safety of fisheries products

La FAO a budgété un fonds de 397 400 $ US pour financer des formations HACCP au bénéfice de l’activité pêche au sein des Etats membres, dans les entreprises de la filière.

Sub regional women business information centers

Le PNUD, soucieux de favoriser l’entreprenariat féminin, octroie un budget de 500 000 $ US pour l’implémentation de centres d’informations sur cette thématique dans le cadre des travaux sur le genre.

Au‐delà de cette initiative régionale, il est à noter que l’association WIN (Women In Networking) basée à l’île Maurice effectue des travaux similaires au niveau des îles OI.

Politique sur les systèmes de communication et les réseaux

Destiné à développer les infrastructures et faciliter les échanges de données informatisées, ce programme financé par USAID pour un montant de 210 000 $ US ne consiste pas à financer des investissements mais à définir une politique en matière de communication entre les Etats membres du COMESA.

Il est à rapprocher des travaux des opérateurs privés dans ce domaine, en particulier le raccordement Lyon à Madagascar et plus tard le projet SEGANET de la COI.

Ces programmes présentent un intérêt fort pour le développement du secteur privé aujourd’hui.

2.7.3.Les programmes de la SADC

La SADC cherche à soutenir à Madagascar le développement de l’économie rurale et l’environnement commercial, en particulier par l’amélioration de l’environnement des affaires sur un plan légal et le renforcement des capacités commerciales :

- cadre légal d’appui à la compétition

- mise à jour des lois commerciales

- restructuration du secteur bancaire pour le financement des entreprises

- réduction des coûts de production

- revitalisation de la fonction exportatrice de l’agriculture

Bien entendu, ce soutien est conditionné, à l’image de l’intervention d’USAID, par une sortie de crise politique démocratique et consensuelle.

Madagascar Industrial Plan

Ce programme s’inscrit dans les accords prévus par la SADC avec les Etats Membres en matière de mise à niveau et modernisation de l’industrie. Madagascar et Maurice sont les deux premiers pays à avoir sollicité cette intervention budgétée à 220 millions € pour les 11 Etat Membres.

Le programme, rédigé par l’ONUDI en tant qu’agence d’exécution pour le compte de la SADC, comporte les objectifs suivants :

Soutien aux activités support pour la qualité : accréditation de laboratoires d’analyse, labellisation, standardisation, formation des personnels Formation des personnels des entreprises pour implémenter les bonnes pratiques

Appui à la mise à niveau et à la modernisation de l’industrie

Le programme se chiffre à 21,8 millions de dollars dont 7,3 millions sur un Fonds de modernisation et de Mise à Niveau destiné à financer les primes matérielles. La première phase (2009‐2011) permettant de couvrir l`essentiel des activités techniques se chiffre à 7,6 millions contre 14,2 pour la deuxième (2012‐2014).

Programme SQAM (Standardisation, Quality, Accreditation and Metrology)

Ce programme a pour objectif d’établir un cadre formel dans lequel la coopération entre les institutions nationales en matière de normalisation, assurance qualité, accréditation et métrologie se réalise au niveau des Etats‐Membres.

Le programme repose entre autres sur la création de textes :

SADC SQAM Expert Group (SQAMEG) Coopération en matière de traçabilité (SADCMET) Coopération en métrologie légale (SADCMEL) Coopération en matière de normalisation (SADCSTAN) Coopération en matière d’accréditation (SADCA)

Ce programme est à rapprocher de celui du COMESA dans le même domaine (SQMT) et a fait l’objet d’une coopération étroite dans le cadre du PRIDE OI 1997‐2002.

2.8. Les autres programmes et projets

Renforcement de capacités et soutien au développement économique de l’Océan Indien (UCCIOI)

Ce programme est actuellement en cours d’évaluation par la Commission Européenne. Il consiste en un renforcement de capacités des chambres de commerce et d’industrie des îles de l’Océan Indien.

Il est porté par l’UCCIOI (Union des Chambres de Commerce et d’Industrie des îles de l’Océan Indien) et concerne tout particulièrement les CCI malgaches, principalement dans les provinces.

Le budget prévisionnel destiné aux CCI malgaches est de 300 486 € (dont 110 442 au titre des équipements), ce qui représente 50 % des 600 000 € sollicités au titre de ce programme dont les actions sont les suivantes :

Renforcement de l’environnement des affaires économiques Renforcement de l’attractivité économique Mise en place d’outils d’information et veille économique et commerciale Renforcement des capacités des membres et membres associés de l’UCCIOI

Technology Foresight (UCCIOI / ONUDI)

Conditionné par la validation du précédent programme, Technology Foresight est un projet de l’ONUDI déjà implémenté dans l’autres pays ou ensembles régionaux dans le monde (Caraïbes, Chine, Europe de l’Est, Amérique Latine) et destiné à réaliser une prospective économique et technologique.

Ce projet repose sur une analyse des filières porteuses, le développement de clusters et la protection des brevets.

Porté par l’UCCIOI avec l’assistance technique de l’ONUDI, ce projet permettrait de mobiliser des experts nationaux dans chaque pays afin d’assurer, avec le soutien des experts internationaux de l’ONUDI, une veille économique et la création d’un observatoire régional.

Le budget prévisionnel de l’action est de 400 000 €.

Centre d’arbitrage Océan Indien (UCCIOI)

Compte tenu des difficultés des entreprises de la zone à sécuriser leurs opérations d’import‐export, l’UCCIOI a engagé une démarche de centre d’arbitrage au niveau régional à l’identique des centres nationaux déjà existants à Madagascar, Maurice et la Réunion.

A l’état de projet, cette démarche vise à favoriser le commerce régional et à faciliter la

résolution de conflits commerciaux intervenant entre les opérateurs de la zone.

Le budget est estimé à partir du coût de formation d’un arbitre qui est de l’ordre de

7 500 €. Au total, avec 10 arbitres régionaux, le coût de la formation s’élèverait à 75 000

€ auxquels s’ajouteront les frais de fonctionnement du Centre Régional.

Projet de renforcement de capacités pour le personnel du secteur du tourisme à Madagascar (ONTM)

Porté par l’Office National du Tourisme Malgache (ONTM), ce projet soumis à l’approbation de la Commission Européenne le 29 mai 2009 est actuellement en cours d’étude.

Il vise à renforcer les compétences des 12 offices régionaux selon plusieurs objectifs :

Un objectif global d’amélioration qualitative des produits et des prestations touristiques malgaches par la professionnalisation des acteurs du secteur Des objectifs spécifiques :

o

Accompagner les changements par la constitution d’un « vivier » de personnes ressources et favoriser la mobilité et la promotion interne

o

Acquérir de nouvelles capacités pour assurer le transfert de connaissances vers les apprenants et les futurs formateurs

Le programme est prévu pour un montant global de 573 458 €.

Programme de sécurité alimentaire

Issu d’un rapport rédigé par l’ONUDI en août 2008 sur la qualité des aliments (« Programme de sécurité des produits alimentaires Océan Indien » du 15 décembre 2008), le programme de sécurité alimentaire est actuellement en cours de finalisation avec la FAO pour permettre d’intégrer la dimension quantitative au programme complet.

En l’état actuel, il y a lieu de coordonner ce programme avec le projet de « Grenier de l’Océan Indien » du Ministère du Commerce malgache et le vaste projet alimentaire de la COI.

Le programme de sécurité alimentaire est déjà programmé dans les lignes budgétaires de la Commission Européenne dans le cadre de la coopération régionale, pour un montant de 10 millions €.

Les objectifs de ce programme, au‐delà de la recherche de complémentarité entre les îles (saisonnalité, types de productions …), sont :

Création d’un observatoire de sécurité alimentaire OI

Création d’un réseau de consultants nationaux et régionaux

Accréditation de 10 laboratoires dans la zone (ISO 17025)

Formation de 1 000 salariés aux bonnes pratiques et à l’HACCP

Certification de 500 entreprises en HACCP

CoopAfrica

CoopAfrica est un programme implémenté par l’OIT et financé par la Grande‐Bretagne à travers le DFID (Department For International Development) Il vise notamment à développer et promouvoir les coopératives en Afrique.

Son organisation repose sur un challenge qui permet à des organisations de type coopérative d’accéder à une subvention variant de 20 000 à 150 000 € selon le projet.

Trois types de fonds sont disponibles :

L’un dans le cadre des services Un autre dans le cadre de l’innovation

Et enfin le troisième dans le cadre de la formation des personnels des coopératives

En fonction de leurs activités, d’autres bénéficiaires peuvent solliciter ce fonds tels que des organisations professionnelles, des organisations intermédiaires, des établissements paraétatiques.

3. Analyse des interventions par secteur économique

Porteurs / financeurs CE AFD USAID BM BAD COI COMESA SADC Autres IFC Programmes /
Porteurs / financeurs
CE
AFD
USAID
BM
BAD
COI
COMESA
SADC
Autres
IFC
Programmes / projets
Secteur du commerce et de l’export
TradeCom
x
Trade Capacity Building
x
Programme pour les microentreprises
x
Etude sur la desserte maritime de l’Océan Indien
x
Secteur agri‐business et agro‐industries
Coop Africa
x (OIT)
Programme de sécurité alimentaire
x
Programme de soutien au développement rural
x
Secteur du tourisme
Programme pour le développement régional du
tourisme
x
Renforcement de capacités pour les personnels du
tourisme à Madagascar
x (ONTM)
Secteur des télécoms et de la
communication
Programme
régional d’infrastructures
de
x
communication
Seganet
x
Politique sur les systèmes de communication et les
réseaux
x
Secteur de la finance et de la
microfinance
Microfinance framework programme
x
Microfinance programme 2010 – 2014
x
Investment facility
x
Bourbon Axe Investment Fund
x
Programme de garantie des investissements
x
Programme de réforme du climat de l’investissement
x
Programme d’accès au financement
x
Programme de soutien au financement des
microentreprises et des PME
x

Secteur des mines et infrastructures

                 

Projet de gouvernance des ressources minières

     

x

         

Projet d’investissement dans les infrastructures de transport

     

x

         

Appui à la mise en œuvre de la transparence dans l’industrie extractive (ITIE)

       

x

       

Secteur de la pêche

                 

Upgrading quality and safety of fisheries products

           

x

   

Plan Régional de Surveillance des Pêches dans le Sud‐ Ouest de l’Océan Indien (PRSP)

         

x

     

Multisectoriels

                 

Pro(e)invest

x

               

CDE

x

               

Bizclim

x

               

African Economic Outlook

x

               

ACP MTS Programme

x

               

Private Sector Competitiveness

   

x

           

Programme d’appui au développement du Secteur Privé

     

x

         

Soutien au consortium Africain de recherche économique (AERC)

       

x

       

Etude sur les opportunités d’investissement au sein du COMESA

           

x

   

Programme SQMT

           

x

   

Programme SQAM

             

x

 

Sub regional women business information centers

           

x

   

Renforcement de capacités et soutien au développement économique de l’Océan Indien

               

x

(UCCOI)

Technology Foresight

               

x (UCCIOI / ONUDI)

Madagascar Industrial Plan (MIP)

             

x

 

Centre d’arbitrage régional

               

x

(UCCIOI)

TOTAUX

9

1

3

10

2

4

5

2

 

5

 

41

Rapport du GS – SP Madagascar

Page 24

4.

Le constat

Compte tenu des éléments recueillis dans cette étude et au regard des priorités évoquées tant par le Secteur Privé que les Partenaires Techniques et Financiers, un certain nombre de constats peuvent d’ores et déjà être évoqués et constituer un socle pour les recommandations qui suivent ainsi que pour le Plan d’Actions Sectoriel pour le Commerce et le Secteur Privé à venir.

Une insuffisance de coordination entre les différents programmes

Force est de constater en effet que certains programmes ont été portés par des bailleurs au niveau régional et international pour une problématique similaire. Bien que cette dispersion de l’aide internationale puisse ne pas être préjudiciable à son impact lorsqu’il s’agit de projets de petite taille, il en tout autrement lorsque le projet nécessite des investissements en infrastructures tels que le secteur des télécoms et de la communication.

On constate par exemple que trois projets financés l’un par la Banque Mondiale, l’autre par le COMESA et le dernier par l’Union Européenne à travers la COI ont pour vocation de désenclaver les Etats‐membres en matière d’accès à l’internet à très haut‐débit et de diminution de la tarification des opérateurs de téléphonie mobile. Or c’est précisément dans un dossier aussi important tant d’un point de vue économique que d’investissements que les programmes devraient être coordonnés voire même converger pour une plus grande efficacité.

Insuffisance d’assistante internationale pour certains secteurs « porteurs »

La situation actuelle à Madagascar nécessite une intervention forte dans des secteurs dont toutes les parties prenantes s’accordent à dire qu’ils sont « porteurs ». Il en est ainsi de l’agriculture à laquelle on peut associer l’agri‐business et l’agro‐ alimentaire, mais aussi la pêche.

Ces secteurs sont peu soutenus au niveau régional et international dans une logique de soutien au Secteur Privé.

Certes, certains programmes sectoriels interviennent dans ces secteurs mais plus pour appuyer une politique ou un niveau institutionnel mais moins pour faciliter l’émergence d’un Secteur Privé professionnalisé et de qualité.

Une question relative à l’agriculture (exemple de Madagascar, grenier de l’Océan Indien) nécessite des interventions régionales et internationales afin de dépasser la seule question de la subsistance des populations afin de lutter contre la faim et permettre au Secteur Privé de s’organiser durablement et ne pas réagir à des situations d’urgence récurrentes en matière de nutrition.

Un besoin de soutien en matière de trésorerie non satisfait

La microfinance s’avère avoir évolué considérablement durant ces sept dernières années à Madagascar. On enregistre en effet des augmentations significatives 3 du nombre de clients en microfinance (x 12 entre 2002 et 2009) ainsi que de l’en‐cours de crédit accordé par les institutions (x 30 entre 2002 et 2009).

Cependant, bien que cette situation soit favorable et satisfaisante, il ressort que la microfinance, comme quasiment tous les instruments financiers des établissements de crédit, consiste à financer des investissements. Or le contexte actuel de la finance internationale, la position des institutions bancaires, et la crise de la consommation occidentale placent les entreprises dans des situations délicates de trésorerie et font évoluer leur besoin vers davantage de besoin de couverture du fonds de roulement que de financement d’investissements qui ne sont pas prioritaires en période de crise.

Un accès aux programmes et à l’information complexe

Les entreprises évoquent régulièrement une difficulté à obtenir de l’information sur les possibilités de programmes régionaux et internationaux, à déterminer si elles peuvent en bénéficier et à éventuellement se regrouper pour constituer un dossier.

Cette problématique récurrente en matière de gestion de programmes doit alerter chaque partie prenante sur la nécessité de mieux informer les opérateurs privés sur les différentes possibilités mais également sur le renforcement de capacités des Organisations Intermédiaires nationales dont la vocation est entre autres d’informer et d’assister les entreprises dans ce domaine.

Un manque de lisibilité en matière de filières ou secteurs « porteurs » à l’export

Globalement le Secteur Privé bénéficie d’une lisibilité satisfaisante en matière de filières à l’exportation.

Toutefois, l’export reste très tributaire d’habitudes bien ancrées dans les pratiques. Ainsi, les entreprises exportatrices restent la plupart du temps focalisées sur les achats en volume vers l’Europe et les Etats‐Unis.

Pour autant, cette pratique présente l’inconvénient majeur de mettre en concurrence les entreprises malgaches avec celles d’Asie dont le coût de main d’œuvre est encore plus bas mais surtout dont les volumes sont plus conséquents.

Il est utile d’envisager dans les programmes une identification des filières selon une logique d’exportation plus sélective, de qualité, et de nature à valoriser la production malgache à travers une plus forte valeur ajoutée. Ce sont par conséquent les circuits de distribution à l’étranger qui doivent être révisés.

3 Source Ministère des Finances et du Budget / Coordination Nationale de la MicroFinance (CNMF)

Un nombre d’études important sans mise en œuvre concrète

On recense pas moins de 250 études financées à Madagascar entre 2002 et 2007. 4 Cette réalité pose le problème d’études parfois très pertinentes mais pas suivies d’effet en matière de programmation, ce qui constitue un éléments de démotivation des acteurs mais également une déperdition financière des budgets alloués à ces études.

Il

semble opportun ce stade de la réflexion d’intégrer toutes ces études, en les réactualisant

le

cas échéant, afin d’être plus efficaces en termes de résultats et plus efficients en termes de

délais et de coûts de programmation.

5. Les recommandations

5.1. Recommandations générales

Le contexte décrit dans la première partie de ce rapport nous appelle à beaucoup de prudence quant à l’appui des organisations internationales à Madagascar.

En effet, la position de la Communauté Internationale rend encore difficile la lisibilité sur le déblocage d’un certain nombre de fonds programmés dans des projets pré‐crise.

En particulier, l’assistance de l’USAID et de la SADC est suspendue à une sortie de crise politique dont on ne voit pas encore le terme ni l’échéance.

A ce titre, il convient par conséquent de prendre des précautions quant à l’effectivité de

certains financements.

D’un point de vue global, il est certain que l’économie malgache souffre de la combinaison de la crise internationale et de la crise politique interne. Les analyses réalisées tant par les Ministères du Commerce et de l’Industrie que des organisations patronales (GEM, SIM, FIVMPAMA et GEFP) attestent bien du ralentissement effectif de la consommation, de la production et par voie de conséquence l’augmentation du chômage.

Privilégier l’assistance directe aux entreprises

La recommandation générale la plus souhaitable serait par conséquent d’opérer un appui et une assistance directe aux entreprises et / ou aux organisations les représentants afin de limiter temporairement le recours au Partenariat Privé – Public dont la mise en œuvre nécessite une gouvernance acceptée par la Communauté Internationale.

4 Cf. annexe 2

Intégrer les études existantes et à venir 5

Le foisonnement des études ces dernières années doit servir à alimenter les projets et programmes futurs.

Actuellement, des études font l’objet d’appels à manifestations d’intérêt de la part en particulier du PNUD Madagascar. Il est souhaitable d’intégrer dès leur diffusion publique les résultats de ces études (comme par exemple celle relative à la situation de l’emploi au niveau national).

De cette synergie des études devrait découler une plus grande cohérence et pertinence des actions entreprises à l’avenir.

Le recensement des études existantes effectué dans le cadre du mapping national permettra de mieux appréhender cette question.

Identifier les secteurs cibles pour focaliser l’intervention des PTF

Seule la conjonction des moyens permet de garantir un impact sur les secteurs économiques. Or, trop souvent encore, la dispersion des moyens sur des thèmes similaires ou récurrents génère des résultats insuffisants au regard des enjeux de l’économie malgache.

La difficulté à réunir les informations pour la présente étude de l’intervention des PTF traduit bien cette dispersion.

Il apparaît ainsi opportun d’envisager, comme le souhaitent d’ailleurs les membres à l’initiative du GT‐CISP, une coordination plus étroite des programmes en recherchant à identifier les secteurs économiques « porteurs », leurs besoins en matière d’équipements, d’organisations (filières, clusters) et de formation afin de mobiliser les fonds selon une logique multibailleurs.

Cette dynamique est susceptible de générer des résultats plus conséquents en concentrant l’intervention des PTF sur des secteurs cibles identifiés depuis le niveau national et non régional ou international.

Les travaux à l’initiative de l’Union Européenne (« Plan d’action secteur privé et commerce », « Mise à jour de la matrice des actions prioritaires » ) d’ici la fin de l’année 2009 permettront de dégager les pistes les plus significatives en matière de secteurs porteurs.

Renforcer les capacités des Organisations Intermédiaires (OIs)

Le rôle des OIs est primordial en matière d’accompagnement des PME tant du point de vue de l’assistance technique, que du conseil ou encore de la formation.

5 Cf. Annexe 2

Ce rôle ne peut être tenu de manière satisfaisante qu’à travers deux facteurs clés de succès :

- des réseaux de proximité principalement dans les régions pour limiter l’urbanisation de l’économie et la paupérisation des activités économiques dans les régions

- une professionnalisation accrue des OIs avec des personnels formés, qualifiés et disposant d’un réseau de professionnels et/ou d’experts dans les domaines les plus nécessaires aux PME : comptabilité / gestion, marketing, normalisation, hygiène, droit …

Ce maillage d’un réseau performant d’OIs dans les régions constitue un point crucial de tout développement endogène de l’économie malgache.

Certains programmes sont d’ailleurs tout à fait conformes à cet objectif ; c’est le cas entre autres de Pro€invest dont la vocation est le renforcement de capacités des organisations chargées de soutenir le secteur privé.

Accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de la formation continue de leurs personnels

L’absence de programme relatif à la question de la formation professionnelle des personnels des entreprises pose un double problème :

- les entreprises ne disposent pas nécessairement de salariés formés, qualifiés et adaptés à l’évolution des métiers actuelle

- les salariés ne sont pas en mesure de gérer la transition professionnelle lors d’une période de chômage ou d’un changement de métier

Cette réalité revient souvent dans les préoccupations des entreprises qui ne disposent pas d’un système de financement de formation organisé à Madagascar, bien que certaines initiatives aient été prises dans certains groupements tels que le GEFP.

Cependant, pour qu’une telle situation évolue de manière satisfaisante tant pour la compétitivité des entreprises que pour l’employabilité des salariés, il s’avère nécessaire de disposer de programmes de financement sur la question de la formation afin d’assurer la transition vers un système mutualisé privé‐public de la formation.

5.2. Recommandations par secteur économique

Secteur du commerce et de l’export

Ce secteur est actuellement l’un des plus touchés par la crise. Les entreprises qui exportent en particulier vers les Etats‐Unis dans le cadre de l’AGOA sont particulièrement sensibles au contexte politique, à tel point que certaines affichent déjà jusqu’à 30 à 40 % de baisse d’activité dans la filière textile.

Pour ce secteur, il convient de privilégier les programmes dont les composantes sont de nature à favoriser les exportations :

Accréditation de laboratoires d’analyse, selon la norme ISO 17025 Constitution de clusters dans les domaines de l’agroalimentaire et du textile Renforcement ou création de coopératives dans les provinces de manière à favoriser la mutualisation des moyens et des productions et ainsi le pouvoir de négociation envers les affréteurs et les centrales d’achats à l’étranger Développement des bonnes pratiques afin d’adapter les productions locales aux exigences du commerce international : mesures SPS, directive REACH …

Secteur agri ­ business et agro­ industries

Ce secteur constitue un socle pour l’économie malgache mais souffre encore trop d’un manque de moyens, d’organisation et de professionnalisation des acteurs.

L’agro‐industrie, très tributaire des provinces pour son approvisionnement, doit bénéficier de programmes susceptibles d’organiser la supply chain management.

En effet, ce secteur ne peut se développer qu’en envisageant des exportations plus importantes, laquelle impose de maîtriser la traçabilité des productions.

Secteur du tourisme

Après des mois de passage « à vide », le secteur de l’industrie touristique commence à enregistrer un retour des touristes sur la grande île.

Cependant, au‐delà d’une reprise des activités, le tourisme à Madagascar doit profiter de cette période pour repenser et organiser son offre de services.

Ainsi, tous les programmes destinés à :

Développer les compétences des personnels de l’industrie touristique : hôtels, restaurants, tour‐opérateurs, Offices du Tourisme Favoriser le développement d’un tourisme durable : norme HQE, utilisation d’énergies renouvelables, respect de l’environnement … Valoriser les espaces naturels de Madagascar

devront bénéficier d’une attention particulière dans la mesure où ils s’inscrivent dans une mouvement global de demande accrue en matière de tourisme respectueux de l’environnement.

Secteur des télécoms et de la communication

Tous les pays de la zone OI sont dorénavant conscients des enjeux de l’utilisation des technologies de l’information dans le secteur privé.

Force est de constater la forte disparité entre les îles tant du point de vue de l’accès à internet que de la tarification des opérateurs de téléphonie.

Ce constat est d’autant plus vrai à Madagascar qu’une disparité subsiste également entre Antananarivo et les provinces. Or, ces disparités ont une incidence forte sur l’aménagement du territoire, provoquant ainsi un appauvrissement du monde rural et une urbanisation de plus en plus forte, vers Antananarivo en particulier. On constate une augmentation de l’ordre de 25 % de l’urbanisation dans la capitale en cinq ans. 6

Les différents programmes actuellement en cours ou à venir prévoient de diminuer la tarification, de désenclaver certaines provinces et d’améliorer le débit internet.

Toutefois, il est, dans ce secteur, plus qu’ailleurs, de coordonner les moyens et les financements.

En effet, une étude dans le cadre de Seganet fait ressortir que la plus importante difficulté dans ce domaine n’est pas le financement de l’investissement de départ (infrastructure de câblage) mais l’entretien de cet équipement dont on estime qu’il correspond à des coûts de maintenance de l’ordre de 10 % de l’investissement.

Il y a donc lieu de privilégier tout programme s’inscrivant dans une logique de maintenance ou à défaut de coordonner les programmes actuels, ceux de la Banque Mondiale, de la COI et du COMESA.

Secteur de la finance et de la microfinance

Une économie ne saurait se développer sans un accès facilité aux financements et aux concours bancaires consentis aux entreprises.

Toutefois, dans ce domaine, force est de constater que des efforts sont encore nécessaires.

Bien que l’évolution soit plutôt favorable depuis 1990 en matière de microfinance (108 000 clients en 2009 contre 8 474 en 2002, et un en‐cours de crédit de 47 757 millions Ar en 2009 contre 1 555 millions Ar en 2002) 7 , il n’en demeure pas moins que les microentreprises rencontrent encore des difficultés à financer certains investissements et surtout à financer les formations nécessaires de leurs personnels.

6 Source OMEF 2009

7 Source Ministère des Finances et du Budget / Coordination Nationale de la MicroFinance / octobre 2009

Les programmes susceptibles d’accompagner le financement de la formation des personnels des entreprises doivent être privilégiés.

Secteur des mines et des infrastructures

Ce secteur est principalement tributaire des équipements de raccordement des provinces à la capitale ou aux autres îles de l’Océan Indien.

Au‐delà du financement des axes routiers principaux, il est nécessaire de coordonner les moyens pour désenclaver les ports régionaux. Avec le port de Tamatave, Madagascar bénéficie d’une infrastructure de qualité. Cependant, les ports secondaires tels que celui de Tuléar, de Diego et de Majahanga doivent bénéficier de financements pour augmenter leurs capacités d’accueil tant du point de vue de la manutention et de la sécurisation des quais que des tirants d’eau nécessaires à l’accueil de navires plus importants.

Cette amélioration des axes routiers et maritimes ne peut que contribuer à relancer certaines activités de province dans le domaine de l’agro‐industrie et des mines.

Secteur de la pêche

Un certain nombre de programmes ont permis ces dernières années d’améliorer significativement la production des petits pêcheurs.

Indépendamment des gros programmes de la COI en matière de lutte contre la pêche illégale et le développement de la pêche durable (Label MSC), une réflexion pour doter certains ports d’équipements de surgélation des produits de la mer permettrait d’organiser à l’identique d’une coopérative les activités de pêche locales.

Bien entendu, cette réflexion devra être couplée avec celle sur l’accréditation de laboratoires d’analyse, ceux existants étant en nombre insuffisant et parfois trop coûteux pour permettre à de petits producteurs de recourir à leurs services de contrôle.

En conclusion de ces recommandations , il est à noter que la politique des bailleurs, dont l’Union Européenne le plus important en volume, consiste aujourd’hui à privilégier l’élaboration de programmes de taille importante qui coordonnent plusieurs projets en mettant en rapport des opérateurs variés.

Cette approche présente l’intérêt de mutualiser les moyens, d’augmenter l’impact sur les bénéficiaires et de développer l’implémentation des clusters dont on sait aujourd’hui avec le bilan carbone applicable dès 2011 qu’ils deviendront une nécessité tant économique qu’écologique.

ANNEXES

Annexe 1 : Liste des documents consultés

« Congressional Budget Justification » ‐ Foreign Operations / Département d’Etat US / Fiscal Year 2010

« Macroeconomic Convergence Programme » ‐ SADC – 2008

“Memorandum of understanding on SQAM » ‐ SADC – 2008

“Update on the Impact of the Global Economic Crisis on SADC” – TIFI Directorate – April 2009

“Regional Strategy Paper and Regional Indicative Programme” – COMESA – November 2002

“Plan de relance de l’économie” – GEM / FIVMPAMA – Juin 2009

« PADECI » ‐ Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie – 2009

« Livre Blanc de l’UCCIOI » ‐ 2007

Les sites internet et les publications des différents bailleurs

Annexe 2 : Liste des études récentes sur le secteur privé et le commerce

Titre

Prestataire

Date

Secteur du commerce et de l’export

Le secteur textile habillement de Madagascar et son environnement international

JEXCO

2006

Politique commerciale présentée à l’OMC

Ministère du commerce

Avril 2008

PADECI

Ministère de l’économie et de l’Industrie

2009

Etude sur les entreprises franches textiles à Madagascar

Friedrich Hebert Stiftung

2009

Identification des marchés régionaux d’exportation des produits et services de Madagascar

Hermès

2008

Apparel Outreach Campaign

FIAS / IFC

Décembre 2008

Secteur agri ­ business et agro­ industries

L’agriculture malgache dans le contexte des négociations commerciales internationales

JEXCO

2006

Sugar Outreach Campaign

FIAS / IFC

Décembre 2008

Oil seeds Outreach Campaign

FIAS / IFC

Décembre 2008

Secteur de l’industrie et du tourisme

Les facteurs clés pour une stratégie du

SIM

2007

développement industriel à Madagascar – Vision

2010

Diagnostic du secteur artisanat

Hermès

Novembre 2007

Formation dans le secteur artisanat

Hermès

Novembre 2007

Présentation de la politique de l’artisanat

Hermès

Novembre 2007

Mada Site selection (Eco‐tourism)

FIAS / IFC

Novembre 2008

Secteur des télécoms et de la communication

Secteur de la finance et de la microfinance

Les facteurs culturels du climat d’investissement

CREAM

2006

Lettre de politique fiscale à l’investissement

MICDSP

Août 2006

Tax ‐ Diagnosis

IFC

Juillet 2007

Secteur des mines et des infrastructures

Secteur de la pêche

Multisectorielles / Autres

Rapport sur la compétitivité des PME

FTHM

Janvier 2006

Rapport sur la politique nationale de promotion des PME

FTHM

Janvier 2006

EDIC et matrice des actions prioritaires

PNUD

2003

Etude sur les secteurs porteurs sur 24 régions

OMEF

2008

Plan de relance de l’économie

GEM / FIVMPAMA

Juin 2009

Réflexion sur les mécanismes de relance de l’économie

Ministère de l’économie et de l’indsutrie

2009

Etude sur les initiatives d’appui au secteur privé

PNUD

2008 ‐ 2009

La situation des entreprises franches à Madagascar

OIT

Juin 2007

Impact de l’APE sur l’économie malgache

CREAM

2005

Le marché de services à Madagascar et son environnement international

Table ronde UPDR

2006

Perception du milieu des affaires et des acteurs non étatiques sur l’intégration régionale

CREAM

2007

Programme national de renforcement de la compétitivité de Madagascar

ONUDI

2009

Informal sector

IFC

Mai 2007

Business Licences Inventory

IFC

Février 2007

Survey of administrative costs related to licenses, permits and tax compliance in Madagascar

FIAS / IFC

2008

D’autres études existent; on en recense plus de 250 études entre 2002 et 2007 dans les annexes du CEM :

foncier, énergie, chaînes de valeur, environnement des affaires, opportunités d’investissement, études par filières ou secteurs.

Annexe 3 : Coordonnées des PTF par programme

Partenaire

Programme

Coordonnées

 

Pro€invest

Contact : Augustin Bondo Tshiani Unité de Gestion Pro€invest Centre pour le Développement de l’Entreprise, Avenue Herrmann‐ Debroux 52, B‐1160 Bruxelles ‐ Belgique Tél. : + 32 2 679 18 50 – Fax : + 32 2 679 18 70 infos@proinvest‐eu.org www.proinvest‐eu.org Référence du projet : CRIS 15345 (8 ACP TPS 108)

Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE)

Contact : Maria‐Pia Palleschi Centre pour le Développement de l’Entreprise, Avenue Herrmann‐ Debroux 52, B‐1160 Bruxelles ‐ Belgique Tél. : + 32 2 679 18 50 – Fax : + 32 2 679 18 70 www.cde.int Secrétariat : cge@cde.int Référence du projet : CRIS 199354 (10 ACP TPS 5)

Bizclim

Contact : Jacky Mukala Avenue Roger Vandendriessche, 38 – 1150 Bruxelles – Belgique Tél. : +32 (0)2 777 0868 – Fax. : +38 (0)2 777 0860 jacky@acpbusinessclimate.org ou info@acpbusinessclimate.rog www.acpbusinessclimate.org Référence du projet : CRIS 021679 (9 ACP RPR 29)

Microfinance

Contact : Stefania Zaninello info@euacpmicrofinance.org Tél. : +32 (0)2 552 0033 / Fax. : +32 (0)2 552 0025 Référence du projet : CRIS 16400 (9 ACP RPR 14) & CRIS 20239 (9 ACP RPR 204)

Framework

Programme

Commission

Microfinance

Contact : Stefania Zaninello info@euacpmicrofinance.org Tél. : +32 (0)2 552 0033 / Fax. : +32 (0)2 552 0025 Référence du projet : CRIS 021358 (9 ACP RPR 14)

Européenne

Programme 2010‐2014

African Economic

Contact : Grazyna Bogusz Centre de Développement de l’OCDE, Immeuble Seine Saint‐Germain 12, boulevard des Îles – 92130 Issy Lès Moulineaux ‐ France www.africaneconomicoutlook.org contact@africaneconomicoutlook.org Référence du projet : CRIS 020240 (9 ACP RPR 180)

Outlook

Investment facility

Contact : Grazyna Bogusz 98 – 100 boulevard Konrad Adenauer L‐2950 Luxembourg Tél. : (+352) 43 79 – 22000 / Fax. : (+352) 43 79 – 62000 info@bei.org www.eib.org Référence du projet : Trade related assistance Programmes

TradeCom

Contact : Maria‐Pia Palleschi TradeCom Facility PMU / UGP, avenue des Gaulois 20 – B‐1040 Bruxelles – Belgique Tél. : +32 (0)2 743 00 20 / Fax. : +32 (0)2 743 00 29 / info@tradecom‐ acpeu.org www.tradecom‐acpeu.org Référence du projet : CRIS 16302 (9 ACP RPR 7)

ACP MTS Programme

Contact : Grazyna Bogusz ACP MTS Programme 33, rue Frédéric Pelletier 1030 Bruxelles Tél. : +32 (0)2 736 93 56 / Fax. : +32 (0)2 736 93 56 contact@acp‐mts‐programme.org www.acp‐mts‐programme.org Référence du projet : CRIS 20237 (9 ACP RPR 140)

AFD

Etude sur la desserte maritime de l’Océan Indien

MLTC (Maritime Logistics & Trade Consulting) 19, rue d’Anjou 75008 Paris – France Tél. : +33 (0)1 43 12 96 70 / Fax. : +33 (0)1 47 42 09 72 www.mltc.fr

 

Private Sector

Contact : USAID / Département d’Etat / Antananarivo Washington, DC 20521‐2040 Tél. : 20 22 53920 Fax. : 20 22 53886 ou 20 22 53 887 www.usaid.gov

Competitiveness (PSC)

USAID

Trade Capacity

Building (TCB)

 

Programme pour les microentreprises

 

Projet de gouvernance minière

Contact : Walser Gotthard pour la Banque Mondiale / Ministère de l’énergie et des mines pour Madagascar (EITI) www.banquemondiale.org ; Référence du projet : P076245

Programme d’investissements dans les infrastructures de transport

Contact : Pierre Graftieux pour la Banque Mondiale / Ministère des transports pour Madagascar www.banquemondiale.org Référence du projet : P073689 Projet associé : P105044 (Financement additionnel pour le projet d’investissement dans les infrastructures de transport)

Programme régional

Contact : Maria Isabel Neto pour la Banque Mondiale / Ministère des télécommunications pour Madagascar www.banquemondiale.org Référence du projet : P094103

d’infrastructures de

communication

Banque Mondiale

Programme d’appui au développement du Secteur Privé

Contact : Josiane V. Raveloarison pour la Banque Mondiale / Ministère du Développement du Secteur Privé et des Privatisations pour Madagascar www.banquemondiale.org Référence du projet : P072160

Programme de soutien au développement rural

Contact : Michael Morris pour la Banque Mondiale / Ministère de l’agriculture pour Madagascar www.banquemondiale.org Référence du projet : P051922 Projet associé : P111984 (Financement additionnel au projet de soutien au développement rural)

Programme de soutien au financement des microentreprises et des PME

Contact : Korotoumou Ouattara pour la Banque Mondiale / Ministère des Finances et du Budget pour Madagascar www.banquemondiale.org Référence du projet : P109607

 

Programme de garantie des investissements

Contact : Houtan Bassiri IFC – Communications Officer Johannesburg, Afrique du Sud Tél. : + 27 11 731 3179 hbassiri@ifc.org www.ifc.org

IFC

Programme de réforme du climat de l’investissement

Programme d’accès au financement

Banque Africaine de Développement (BAD)

Soutien au consortium de recherche économique (AERC)

Contact : Floribert Ngaruko – EADI 15, avenue du Ghana – BP 323 – 1002 Tunis Belvédère – Tunisie Tél. : + 216 71 1029 60 / Fax. : + 216 71 1037 79 ADlinfo@afdb.org Référence du projet : P‐Z1‐IAZ‐005

Appui à la mise en œuvre de la transparence dans l’industrie extractive (ITIE)

Contact : Raguvald Mi Mallberg – OSGE 2 15, avenue du Ghana – BP 323 – 1002 Tunis Belvédère – Tunisie Tél. + 216 71 1029 60 / Fax. : + 216 71 1037 79 afdb@afdb.org Référence du projet : P‐MG‐KAO‐004

 

Programme pour le développement régional du tourisme

Contact : Raj Mohabeer Q4, Avenue Sir Guy Forget – Quatre Bornes – Maurice Tél. : + 230 427 33 66 / Fax. : + 230 425 27 09 secretariat@coi‐ioc.org / www.coi‐ioc.org

Commission de

Seganet

Contact : Raj Mohabeer Q4, Avenue Sir Guy Forget – Quatre Bornes – Maurice Tél. : + 230 427 33 66 / Fax. : + 230 425 27 09 secretariat@coi‐ioc.org / www.coi‐ioc.org

l’Océan Indien

   

(COI)

Bourbon Axa Investment Fund

Contact : CBO Territoria Cour de l’usine – La Mare BP 105 – 97438 Sainte‐Marie Tél. : + 262 262 53 24 00 contact@cboterritoria.com www.cboterritoria.com

Plan régional de surveillance des pêches dans le sud‐ouest de l’Océan Indien (PRSP)

Contact : Raj Mohabeer Q4, Avenue Sir Guy Forget – Quatre Bornes – Maurice Tél. : + 230 427 33 66 / Fax. : + 230 425 27 09 secretariat@coi‐ioc.org / www.coi‐ioc.org

 

Etude sur les opportunités d’investissements au sein du COMESA

Contact : Webmaster COMESA ou James Bond Ben Bella Road Lusaka – Zambie Tél. / Fax : + 260 211 229 725 webmaster@comesa.int jbond@comesa.int www.comesa.int

Programme SQMT

COMESA

Upgrading Quality and Safety of fisheries products

Sub regional women business information centers

Politique systèmes de communication

 
 

Madagascar Industrial Plan (MIP)

Contact : Patrick Gilabert ONUDI Madagascar – Bât. Ariane 5, Zone Galaxy Andraharo,

Rue Dr Raseta, Route de Majunga BP 1348, Antananarivo 101

Madagascar

Tél. : + 261 20 23 365 40 / Fax. : + 261 20 23 365 45 p.gilabert@unido.org / www.unido.org

SADC

Programme SQAM

Contact : Direction de la Normalisation et de la Qualité Centre de la Documentation, 6 bis, rue Rainandriamampandry Soarana – BP 454 Antananarivo (101) – Madagascar Tél. : + (261 20) 22 238 60 / Fax. : + (261 20) 22 666 45 dng@wanadoo.mg ; ranardin@yahoo.fr

 

Renforcement de capacités et soutien au développement économique de l’Océan Indien

Contact : Marday Venkatassamy – UCCIOI Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice – 3, rue Royale – Port Louis – Maurice Tél. : + 230 257 87 24 / Fax. : + 230 249 28 00 m.venkatasamy@filaodot.com /

Technology Foresight

Contact : Patrick Gilabert – ONUDI

ONUDI Madagascar – Bât. Ariane 5, Zone Galaxy Andraharo, Rue Dr Raseta, Route de Majunga BP 1348, Antananarivo 101

Madagascar

Tél. : + 261 20 23 365 40 / Fax. : + 261 20 23 365 45

p.gilabert@unido.org / www.unido.org

Centre d’arbitrage régional

Contact : Raj Mohabeer – COI Q4, Avenue Sir Guy Forget – Quatre Bornes – Maurice Tél. : + 230 427 33 66 / Fax. : + 230 425 27 09 secretariat@coi‐ioc.org / www.coi‐ioc.org

Autres

Renforcement de capacités pour le personnel du secteur du tourisme à Madagascar

Contact :

3, rue Elysée Ravelontsalama – Ambatomena – 101 – Antananarivo Tél. : + 261 20 22 661 15 / Fax. : + 261 20 22 660 98 ontm@moov.mg / www.madagascar‐tourisme.com

Programme de sécurité alimentaire

Contact : Jacques SCHMITT – ONUDI ESE Consulting Ltd., 29 bis Mere Barthelemy Street – 1116‐ 07 Port Louis – Maurice Tél. : + 262 692 67 42 73 jacquesschmitt@orange.fr

CoopAfrica

Contact : Kazi House Maktaba Street P.O Box 9212 – Dar‐es‐Salaam, Tanzanie Tél. : + 255 22 212 68 21 / Fax. : + 255 22 212 66 97 coopafrica@ilo.org / www.ilo.org/coopafrica Référence du projet : INEWS/08/coop‐web

Contact :

Secrétariat du GS­ SP Madagascar, c/o Représentation de l’ONUDI à Antananarivo pour l’Océan Indien, (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles), Bâtiment Ariane 5, Zone Galaxy Andraharo, rue du Dr Raseta, route de Majunga, BP 1348, Antananarivo 101, Madagascar Téléphone : (261) 20 23 365 40/43 ‐ Télécopie : (261) 20 23 365 45