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06/11/2016 FOA 

Reference Guide To Fiber Optics

 
Chapitre 9
Conception de réseaux de fibre optique
 

 
Objectifs : Dans ce chapitre, vous devriez apprendre :
Ce qu’implique la conception d’un réseau à fibre optique
Ce qu’un concepteur doit savoir
Comment développer un projet, de l’idée à l’installation
Comment choisir les équipements et composants pour le réseau
Comment créer un budget de perte pour le projet
Comment planifier et effectuer une installation
 
 
Qu’est­ce que la conception de réseaux de fibre optique ?
 
La conception (« design ») d’un réseau à fibres optiques désigne les procédés spécialisés menant à
l’installation et à l’exploitation réussies d’un réseau de fibres optiques. Elle consiste à déterminer le(s)
type(s) de système(s) de communication qui sera/ont mis en œuvre sur le réseau, la disposition géographique
(réseau local, campus, réseau extérieur, etc.), l’équipement de transmission nécessaire et le réseau de fibre
optique sur lequel il fonctionnera. Concevoir un réseau de fibre optique en général exige également
l’interfaçage avec d’autres réseaux qui peuvent être connectés sur un câblage de cuivre et sans fil.
Les éléments à considérer ensuite sont les exigences pour les permis, les servitudes, autorisations et
inspections. Une fois que nous en arrivons à ce stade, nous pouvons considérer le choix, le placement, les
pratiques d’installation, les essais et le « troubleshooting » des composants ainsi que l’installation et le
démarrage des équipements du réseau. Enfin, nous devons tenir compte de la documentation, l’entretien et la
planification pour la réparation en cas de panne future.
La conception du réseau doit précéder non seulement l’installation elle­même, mais elle doit être terminée
complètement pour estimer le coût du projet et, pour l’entrepreneur, faire une offre sur le travail. La
conception affecte non seulement les aspects techniques de l’installation, mais aussi les aspects
commerciaux.
 
Travailler avec les autres
Concevoir un réseau implique de travailler avec d’autres personnes impliquées dans le projet, au­delà même
du client. Ceux­ci peuvent inclure les ingénieurs réseau, généralement des départements de TI (technologies
de l’information), les architectes et les ingénieurs qui supervisent un grand projet et les entrepreneurs
impliqués dans la construction des projets. D’autres groupes tels que des ingénieurs ou designers impliqués
dans différents aspects ayant trait à la conception d’un projet comme les architectes des systèmes de sécurité,
de TVCA ou industriels ou des designers spécialisés en câblage de réseaux locaux peuvent aussi être chargés
de contrôler les différentes parties d’un projet qui incluent la conception et l’installation de câblages et
systèmes de fibres optiques. Même des départements de gestion non­technique de l’entreprise peuvent être
impliquées lorsqu’on souhaite que des parties du système soient visibles aux visiteurs.
 
Qualifications des concepteurs de réseaux de fibre optique
Les concepteurs/designers doivent avoir une connaissance approfondie des systèmes et composants de fibres
optiques et des processus d’installation ainsi que toutes les normes applicables, les codes et toutes les autres
réglementations locales. Ils doivent également se familiariser avec la plupart des technologies de
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télécommunication (câblé ou sans fil), études de site, politiques, codes et normes locales, et savoir où trouver
des experts dans ces domaines quand de l’aide est nécessaire. Evidemment, le concepteur de réseaux de fibre
optique doit être familiarisé avec les systèmes d’alimentation électrique, puisque le matériel électronique doit
recevoir une haute qualité d’alimentation sans interruption à chaque emplacement. Et s’ils travaillent pour un
entrepreneur, l’estimation du budget est une question très importante, car c’est là qu’un profit ou une perte
peuvent être déterminés !
Les personnes impliquées dans la conception d’un projet de fibre optique devraient avoir, au préalable, un
background dans la fibre optique, comme avoir terminé un cours de certification CFOT de la FOA, et
pourraient avoir une autre formation spécialisée dans le design d’installations de câbles et/ou d’installations
électriques. Il est également très important de savoir comment trouver des informations détaillées, la plupart
du temps sur le web, sur les produits, les normes, les codes et, pour les réseaux OSP, comment utiliser les
services de cartographie en ligne comme Google Maps. De l’expérience avec les systèmes de CAO
(conception assistée par ordinateur) est un plus indéniable.
 
Considérez d’abord le système de communication
Avant de pouvoir commencer à concevoir une installation de câbles de fibre optique, il faut établir avec
l’utilisateur final ou le propriétaire du réseau où le réseau sera construit et quels sont les signaux de
communication qu’il transportera. La plupart des entrepreneurs sont familiers avec les réseaux locaux, où les
réseaux informatiques (LAN) et les systèmes de sécurité utilisent des systèmes de câblage structurés
construits autour de normes de l’industrie bien définis. Dès que le câblage sort d’un bâtiment, même pour des
liaisons courtes par exemple dans un campus ou dans réseau métropolitain, les exigences pour les types de
fibres et de câbles changent. Les liaisons longue distance pour les réseaux de télécommunications, la TVCA
ou les services publics ont d’autres exigences plus strictes, nécessaires pour soutenir des liaisons à des
vitesses plus élevées, qui doivent être considérées.
Mais tandis que l’entrepreneur considère généralement les exigences de câblage en premier lieu, la
conception réelle commence avec les exigences du système de communication établies par l’utilisateur final.
Il faut d’abord examiner les types d’appareils requis pour les systèmes de communication, la vitesse du
réseau et les distances à parcourir avant d’envisager quoi que ce soit lié à l’installation de câbles. Le matériel
de communication permettra de déterminer si la fibre est nécessaire ou préférable et quel type de fibre est
requis.
 
Réseaux locaux
Les systèmes de câbles de réseaux locaux sont conçus pour porter des réseaux informatiques basés sur
Ethernet qui peuvent fonctionner à des vitesses allant de 10 mégabits par seconde à 10 gigabits par seconde.
D’autres systèmes peuvent supporter des systèmes de sécurité avec de la vidéo numérique ou analogique, des
alarmes périmétriques ou des systèmes d’entrée, qui sont généralement à basse vitesse, au moins en ce qui
concerne la fibre. Les systèmes téléphoniques locaux peuvent être installés sur des câbles traditionnels à
paires torsadées ou, comme c’est de plus en plus en usage, utiliser un câblage LAN avec la technologie de
voix sur IP (VoIP).
Les réseaux locaux sont généralement courts, souvent inférieurs aux 100 mètres (environ 330 pieds) utilisés
comme limite pour les systèmes de câblage structuré standardisées qui permettent le câblage de cuivre à
paire torsadée ou de fibre optique, avec des réseaux fédérateurs sur les réseaux de campus utilisés dans des
complexes industriels ou des institutions pouvant atteindre 500 m ou plus, nécessitant de la fibre optique.
Les réseaux locaux fonctionnent généralement sur   fibre multimode. Les systèmes multimodes sont moins
coûteux que les systèmes monomodes, non pas parce que la fibre est moins chère (ce n’est pas le cas), ni
parce que le câble est moins cher (ce n’est pas le cas non plus), mais parce que le cœur plus large de la fibre
multimode permet l’utilisation de sources LED ou VCSEL, moins chères, dans les émetteurs, ce qui rend
l’électronique beaucoup plus économique. Les concepteurs astucieux et les utilisateurs finaux incluent
souvent des fibres multimode et monomode dans leurs câbles de réseau fédérateur (câbles dits hybrides),
puisque les fibres monomodes sont très bon marché et offrent une capacité pratiquement illimitée pour le
développement des systèmes.
 
Réseaux extérieurs
Les réseaux téléphoniques sont principalement des réseaux extérieurs (« OSP ») : ils connectent des
bâtiments sur des distances pouvant aller de quelques centaines de mètres à des centaines ou des milliers de
kilomètres. Les débits de données pour les télécommunications sont généralement de 2,5 à 10 gigabits par
seconde, et ce à l’aide de lasers de très haute puissance qui fonctionnent exclusivement sur   les fibres
monomodes. Le grand développement des télécommunications amène en ce moment la fibre directement aux
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bâtiments commerciaux ou aux domiciles, étant donné que les signaux sont maintenant trop rapides pour les
câbles à paires torsadées en cuivre traditionnels.
La TVCA utilise également des fibres monomodes avec des systèmes qui sont soit de type hybride fibre
optique ­ câble coaxial (HFC) ou numérique, où le réseau fédérateur est sur fibre et la connexion au domicile
est sur   câble coaxial. Le coaxial fonctionne toujours pour la TVCA, car il a une très grande largeur de bande
lui­même. Certains fournisseurs de télévision par câble ont discuté ou même essayé la fibre jusqu’au
domicile (FTTH), mais n’ont pas constater, au niveau économique, un attrait suffisant pour l’instant.
Outre les télécommunications et la TVCA, il y a beaucoup d’autres applications OSP de fibres. Les
autoroutes intelligentes sont parsemées de caméras de sécurité et de signaux/panneaux connectés sur fibre.
Les systèmes de surveillance et de sécurité dans les grands bâtiments tels que les aéroports, les édifices
gouvernementaux et commerciaux, les casinos, etc., sont généralement connectés à la fibre en raison des
longues distances à parcourir. Comme d’autres réseaux, les applications de réseaux locaux sont généralement
multimode alors que l’OSP est monomode afin de permettre des liaisons plus longues.
Les réseaux métropolitains, propriétés des villes et exploités par elles, peuvent contenir une variété de trafic,
y compris des caméras de surveillance, services d’urgence, systèmes éducatifs, le téléphone, le sans fil, la
sécurité, le contrôle et la surveillance du trafic et parfois même du trafic pour des intérêts commerciaux en
utilisant de la bande passante louée sur des fibres noires ou appartenant à la ville. Cependant, puisque la
plupart est conçue pour supporter les liaisons plus longues que celles propres aux réseaux locaux ou aux
applications de campus, la fibre monomode est la préférée.
Pour tous, sauf les applications de réseaux locaux, la fibre est le moyen de communication de choix : ses
capacités supérieures de distance et de bande passante, en font soit la seule option, soit une possibilité
beaucoup moins chère que le cuivre ou le sans fil. Il n’y a qu’à l’intérieur des bâtiments qu’il faille faire un
choix, et ce choix est influencé par l’économie, l’architecture du réseau et la tradition de l’utilisation de
cuivre à l’intérieur des bâtiments. Ci­dessous, nous allons examiner le choix fibre/cuivre/sans fil plus en
détail.
 
Cuivre, fibre ou sans fil ?
Alors que les controverses sur « quelle est la meilleure option : cuivre, fibre ou sans fil ? » ont animé les
discussions de câblage durant des décennies, elles perdent de plus en plus leur intérêt. La technologie des
communications et le marché des utilisateurs finaux, semble­t­il, ont déjà pris les décisions qui généralement
imposent les supports et de nombreux réseaux combinent les trois. Les concepteurs de réseaux câblés, en
particulier pour les réseaux de fibre optique, et leurs clients, ont généralement une tâche assez facile
aujourd’hui lorsqu’il s’agit de décider quels supports utiliser une fois que les systèmes de communication
sont choisis.
 
Longue distance et réseaux extérieurs
A part les systèmes de télécoms qui utilisent encore le cuivre pour le raccordement final au domicile,
pratiquement tous les câbles dans les systèmes téléphoniques sont en fibre optique. Les entreprises de
câblodistribution utilisent un câble coaxial à haute performance dans la maison, mais elles le connectent à un
réseau fédérateur de fibre optique. Le réseau fédérateur de l’Internet est complètement en fibre. La plupart
des bâtiments commerciaux dans les zones à forte densité de population ont des connexions en fibre optique
directes de leurs fournisseurs de communications. Les villes utilisent la fibre monomode pour connecter les
bâtiments municipaux, les caméras de surveillance, les feux de circulation et offrent parfois des liaisons
commerciales et résidentielles, le tout sur fibre monomode. Même les antennes de téléphonie mobile le long
des routes et sur   les immeubles de grande hauteur ont généralement des connexions en fibre. Les régions
éloignées comme l’Afrique centrale dépendent de communications par satellite vu que les câbles sont trop
chers pour parcourir de si longues distances pour les petites quantités de trafic concernées.
La conception d’applications de longue distance ou de réseaux extérieurs implique généralement le choix
câblage contenant de la fibre monomode (« SM ») de préférence à tout autre support. La plupart de ces
systèmes sont conçus pour être utilisés sur des distances et des vitesses qui rendent incontournable
l’utilisation de la fibre monomode. Dans certains cas spécifiques, d’autres options peuvent être plus
rentables, par exemple si une entreprise dispose de deux bâtiments, l’un d’un côté d’une route et l’autre de
l’autre, un réseau sans fil optique de ligne de vue ou radio peut être plus facile à utiliser car il a un moindre
coût d’installation et il est plus facile d’obtenir les permis nécessaires.
 
Réseaux locaux
Les câblages locaux sont ceux autour desquels les discussions sans fil/fibre/cuivre se concentrent. Un siècle
et demi d’expérience dans les communications par câblage de cuivre donne à la plupart des utilisateurs une
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familiarité avec le cuivre qui les rend sceptique par rapport à tous les autres supports. Et dans de nombreux
cas, le cuivre s’est révélé être un choix valide. La plupart des systèmes de gestion des bâtiments utilisent le
câblage en cuivre propriétaire pour, par exemple, le câblage du thermostat et les systèmes de haut­parleurs
d’appel/de recherche de personnes. Les systèmes de surveillance de sécurité et d’entrée, certainement ceux à
moindre coût, dépendent encore du câble coaxial en cuivre, bien que des installations de haute sécurité
comme les installations gouvernementales et militaires paient souvent la différence pour avoir la sécurité
supplémentaire que représente la fibre.
Les systèmes de surveillance sont de plus en plus répandus dans les bâtiments, en particulier dans les
enceintes gouvernementales ou bancaires ainsi que dans d’autres bâtiments qui sont considérés comme
exposés à des risques quant à leur sécurité. Alors que les connexions coaxiales sont courantes dans les
liaisons courtes et que les défenseurs du câblage structuré affirment que vous pouvez faire fonctionner des
caméras sur de courtes distances au moyen de câbles UPT Cat 5E ou Cat 6 comme les réseaux informatiques,
la fibre est néanmoins devenue un choix beaucoup plus commun. En plus d’offrir une flexibilité majeure
quant au placement de la caméra en raison de sa capacité sur la distance, le câblage de fibre optique est
beaucoup plus petit et léger, ce qui permet une installation plus facile, en particulier dans les installations
plus anciennes comme les aéroports ou les grands bâtiments qui peuvent avoir des espaces disponibles déjà
remplis avec de nombreuses générations de câblages en cuivre.
Le câblage LAN est souvent perçu comme le grand champ de bataille où luttent la fibre et le cuivre, mais la
bataille est terminée pour de nombreux utilisateurs. L’utilisateur du réseau, assis autrefois devant son écran
d’ordinateur, à son bureau, avec les cordons de raccordement de son ordinateur connectés au réseau de
l’entreprise et un téléphone connecté par un autre câble, devient une relique du passé. Les gens veulent
maintenant être mobiles. Pratiquement tout le monde utilise un ordinateur portable, à l’exception des postes
de travail des ingénieurs ou des graphistes, et la plupart d’entre eux ont un ordinateur portable comme
deuxième ordinateur pour le transporter, comme tout le monde, à des réunions où tout le monde apporte son
ordinateur portable et se connecte sur le WiFi. Quand pour la dernière fois êtes­vous allé à une réunion où
vous pouviez vous connecter avec un câble ?
Outre les ordinateurs portables sur le WiFi, les gens utilisent leur Blackberry et iPhone pour les
communications sans fil. Certains nouveaux appareils, comme l’iPhone, permettent la navigation Web avec
une connexion soit sur le réseau cellulaire, soit sur un réseau WiFi. Certains téléphones mobiles sont des
appareils de VoIP portables qui se connectent via WiFi pour effectuer des appels téléphoniques. Alors que le
WiFi a eu quelques problèmes de croissance et des améliorations continuelles, à partir de la norme 802.11n il
est devenu plus fiable et offre ce qui semble être une bande passante suffisante pour la plupart des
utilisateurs.
Le désir de mobilité, ainsi que l’expansion des services connectés, semble conduire à un nouveau type de
réseaux d’entreprise. Des réseaux fédérateurs de fibre optique avec du cuivre jusqu’au bureau où les gens
veulent des connexions directes et de multiples points d’accès sans fil, plus que ce qui était commun dans le
passé, pour une couverture complète et le maintien d’un nombre raisonnable d’utilisateurs par point d’accès
est la nouvelle norme pour les réseaux d’entreprise.
Qu’en est­il de la fibre jusqu’au bureau ? Les utilisateurs progressifs peuvent opter pour le FTTD (« fiber to
the desk », fibre jusqu’au bureau), étant donné qu’un réseau de fibre complet peut être une solution très
rentable, en annulant la nécessité des salles de télécommunications pleines de commutateurs, avec des
planchers et des alimentations optimisés pour la qualité des données, ainsi que la climatisation toute l’année.
Les utilisateurs massifs, tels que les ingénieurs, les designers et les animateurs graphiques peuvent utiliser la
bande passante disponible avec la FTTD. D’autres optent pour un système de zone, avec de la fibre jusqu’à
des commutateurs locaux à petite échelle, assez proches des utilisateurs pour que ceux qui veulent une
connectivité par câble au lieu du sans fil puissent se brancher avec un court cordon de raccordement.
C’est le travail du concepteur que de comprendre non seulement la technologie des câblages de
communication, mais aussi les technologies de communication, et de se tenir au courant des derniers
développements, son seulement dans la technologie, mais aussi les applications de ces deux domaines.
 
L’utilisation des normes de câblage
De nombreux documents relatifs à la conception d’installations de câbles se centrent sur les normes de
l’industrie pour les systèmes de communication et les installations de câbles. Il est important de comprendre
pourquoi et par qui ces normes sont écrites. Ces normes sont rédigées par des fabricants de produits pour les
fabricants, pas pour les utilisateurs ou les installateurs. Comme un membre d’un des comités de
normalisation l’a dit un jour, les normes sont « le fait d’un commun accord sur des spécifications de
développement de produits ». Elles assurent que les produits de différents fabricants fonctionnent bien

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ensemble. Le principal objectif des normes n’est pas d’informer les installateurs ou les utilisateurs finaux –
c’est le travail des fabricants de produits conformes aux normes.
Où pouvez­vous vous renseigner sur les normes pertinentes ? Acheter les documents normatifs coûteux n’est
généralement pas le moyen d’en savoir plus à leur sujet. Les fabricants qui ont écrit les normes et
construisent des produits conformes à celles­ci fournissent le matériel nécessaire pour informer vous et vos
clients. Pratiquement tous les fabricants de câblage ont une section à la fin de leur catalogue ou sur leur site
qui explique les normes pertinentes. Ces données vous disent à quoi les systèmes devraient ressembler, quels
composants sont utilisés pour les construire et comment ils doivent être testés. Il n’y a pas de meilleur
endroit que le catalogue d’un fournisseur ou un fichier téléchargé depuis son site Web pour apprendre ce que
vous devez savoir sur les normes.
 
 
Choisir l’équipement de transmission
 

 
 
Le choix de l’équipement de transmission est la prochaine étape dans la conception d’un réseau de fibres
optiques. Cette étape sera généralement une entreprise de coopération impliquant le client, qui sait quels
types de données il a besoin de communiquer, le concepteur, l’installateur et les fabricants de matériel de
transmission. Les équipements de transmission et l’installation des câbles sont étroitement liés entre eux. La
distance et la bande passante aideront à déterminer le type de fibre nécessaire et ceci décidera des interfaces
optiques pour l’installation des câbles. La facilité du choix de l’équipement peut dépendre du type de
matériel de communication nécessaire.
Les entreprises de télécommunications font un usage normalisé de la fibre optique depuis 30 ans maintenant
et elles ont beaucoup d’expérience dans la construction et l’installation de ce matériel. Comme la plupart des
équipements de télécommunications utilise les conventions de l’industrie, vous pouvez généralement trouver
des équipements pour la transmission de télécommunications qui seront disponible pour les liaisons courtes
(réseaux métropolitains en général, peut­être jusqu’à 20 ou 30 km), longue distance voire vraiment longue
distance comme des trajets sous­marins. Tous fonctionnent sur fibre monomode, mais peuvent réclamer
différents types de monomode.
Les courtes liaisons de télécommunications utilisent des lasers à 1310 nm sur de la fibre monomode normale,
souvent désignée comme fibre G.652, sa norme internationale. Les liaisons plus longues   utilisent une fibre à
dispersion décalée optimisée pour fonctionner avec des lasers à 1550 nm (fibre G.652). Pour la plupart des
applications, une de ces deux fibres sera utilisée. La majorité des entreprises d’équipement de
télécommunications offre les deux options.
La majeure partie des liens de télévision par câble se base sur des systèmes AM (analogiques) basés sur des
lasers spéciaux appelés lasers à rétroaction distribuée hautement linéaire (DFB) qui utilisent soit du 1310 nm
ou du 1550 nm et fonctionnent sur des fibres monomodes normales. Comme la TVCA est en train de passer
à la transmission numérique, une technologie plus similaire à celle des télécommunications, qui sont déjà
complètement numériques, va être utilisée.
Les choix deviennent plus complexes quand il s’agit de données et de système de surveillance par télévision
à circuit fermé (TVCC) parce que les applications sont si variées et les normes peuvent ne pas exister. En
outre, l’équipement peut ne pas être disponible avec des options de transmission à fibre optique, nécessitant
une transformation de ports de cuivre à la fibre en utilisant des dispositifs appelés convertisseurs de support.
Dans les réseaux informatiques, les normes Ethernet, créées par le comité IEEE 802.3, sont entièrement
normalisées. Vous pouvez consulter les normes et voir dans quelle mesure chaque option d’équipement peut
transmettre sur différents types de fibres pour choisir celui qui répond à vos besoins. La plupart des
équipements de réseau comme les commutateurs ou les routeurs sont disponibles avec des interfaces de fibre
optique en option, mais les ordinateurs n’ont généralement que des interfaces de cuivre UTP qui requièrent
des convertisseurs de support. Une recherche sur Internet pour des « convertisseurs de supports pour fibre
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optique » vous donnera des dizaines de sources pour ces appareils peu coûteux. Les convertisseurs de
support permettront également de choisir le support adapté pour l’application que recherche votre client,
permettant une utilisation avec de la fibre optique multimode ou monomode et peuvent même offrir des
options d’émetteurs­récepteurs pour la distance qui doit être couverte par la liaison.
Les systèmes de vidéosurveillance (TVCC) sont une application similaire. Plus de caméras ont maintenant,
intégrées, des interfaces pour la fibre, vu que tant de systèmes de vidéosurveillance se trouvent dans des
endroits comme des grands bâtiments, des aéroports, des zones où les distances dépassent la capacité de
transmission du coaxial. Dans le cas contraire, des convertisseurs de supports vidéo, généralement
disponibles chez les mêmes fournisseurs que les convertisseurs de support Ethernet, peuvent être trouvés
facilement et sont, eux aussi, peu onéreux. Encore une fois, choisissez des convertisseurs qui répondent aux
exigences de liaisons définies par l’application du client ; dans le cas de la vidéo, celle­ci comprend non
seulement la distance, mais aussi des fonctions, étant donné que certains liens vidéo transportent des signaux
de commande à la caméra pour des panoramiques, zooms et mouvements verticaux, en plus du retour vidéo
vers un central.
Qu’en est­il des liaisons de données industrielles ? De nombreuses usines utilisent de la fibre optique pour
son immunité aux interférences électromagnétiques. Mais les liaisons industrielles peuvent utiliser des
moyens propres pour envoyer des données converties à partir de vieilles normes de cuivre comme la RS­232,
l’ancienne interface de série autrefois disponible sur tous les PC, la norme SCADA, populaire dans
l’industrie des services ou même de simples fermetures de relais. Beaucoup d’entreprises qui construisent ces
liaisons de contrôle offrent elles­mêmes des interfaces à fibres optiques en réponse aux demandes des clients.
Certains de ces liaisons sont disponibles depuis des décennies, les applications industrielles ont été parmi les
premiers utilisateurs de réseaux locaux  de fibre optique, avant 1980.
Quelle que soit l’application, il est important pour l’utilisateur final et l’entrepreneur de câblage de discuter
de l’application réelle avec le fabricant de matériel de transmission pour garantir l’obtention de l’équipement
approprié. Alors que les applications de télécommunications et de câblodistribution présentent des solutions
toutes faites et les données (Ethernet) sont couvertes par des normes, notre expérience nous indique que tous
les fabricants ne détaillent pas les spécifications de leurs produits exactement de la même façon.
Une entreprise dans le marché industriel proposait une quinzaine de produits de fibres optiques différents,
principalement des convertisseurs de support pour leurs équipements de contrôle. Cependant, ces quinze
produits ont été conçus au moins par une douzaine d’ingénieurs différents – et tous ne connaissaient pas la
fibre optique et en particulier son jargon et ses spécifications. En conséquence, il était impossible de
comparer ces produits pour faire un choix ou les intégrer dans la conception d’un réseau sur la base de leurs
spécifications. Jusqu’à ce que leurs ingénieurs de conception, de vente et d’applications ont été formés à la
fibre optique et que des lignes directrices ont été créées pour les applications des produits, ils ont souffert de
problèmes continuels dans l’application pour le client.
La seule façon de vous assurer que vous choisissez l’équipement de transmission approprié est d’être
absolument certain que le client et le fournisseur d’équipement – et vous – communiquez clairement sur ce
que vous envisagez de faire.
 
Planifier le trajet
 
Après avoir décidé d’utiliser la fibre optique et après avoir choisi l’équipement approprié pour l’application
en question, il est temps de déterminer exactement où seront installés les câbles et le matériel. Une chose à
retenir – chaque installation sera unique. Le placement réel de l’installation de câbles sera déterminé par les
configurations  physiques le long du parcours, les lois ou codes de construction locaux et les autres
personnes impliquées dans le projet. Comme d’habitude, les installations de réseaux locaux et extérieurs sont
différentes donc nous allons les examiner séparément.
Les réseaux locaux et les installations de campus peuvent être plus simple puisque l’aire physique est plus
restreinte et les options moins nombreuses. Commencez avec une bonne série de plans architecturaux et, si
possible, contactez l’architecte, le constructeur et/ou le gérant de l’immeuble. Avoir accès à eux signifie que
vous avez quelqu’un à qui demander des informations et des conseils. Si tout va bien, les plans sont
disponibles sous forme de fichiers CAO, de telle sorte que vous pouvez en avoir une copie pour faire le
dessin du câblage du réseau sur votre ordinateur, ce qui vous donne la possibilité de peaufiner et documenter
la conception beaucoup plus facilement.
Si le bâtiment est encore dans sa phase de conception, vous pouvez avoir la possibilité de fournir des
données sur les besoins de l’installation de câbles. Idéalement, cela signifie que vous pouvez influencer
l’emplacement des pièces d’équipement, le routage des chemins de câbles et des conduits, la disponibilité de
l’énergie conditionnée adéquate et des planchers de données séparés, une climatisation suffisante ainsi que
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d’autres besoins du réseau. Pour les bâtiments préexistants, les plans architecturaux détaillés vous
permettront de définir un chemin de câblage et l’emplacement des équipements du réseau pour éviter les
obstacles qui inévitablement se présenteront.
Les installations de câblage en réseau extérieur (« OSP ») varient énormément en fonction de l’itinéraire que
le câble doit emprunter. L’itinéraire peut franchir de grandes longueurs de champs libre, courir le long des
routes rurales ou urbaines asphaltées, traverser des carrefours, des ravins, des rivières ou des lacs, ou, plus
probablement, une combinaison de tous ces éléments. Ceci pour requérir des câbles enterrés, des câbles
aériens ou des câbles sous­marins. Le câble peut être tiré dans un conduit, conduit interne (« innerduct ») ou
directement en terre, les câbles aériens peuvent être autoportants ou arrimés à un messager. Les distances
plus longues traversent le plus souvent de l’eau, de sorte que le câble peut être submergé ou arrimé sur un
pont avec d’autres câbles.
 
Visites du site
Et dès que possible, vous devez visiter le site ou l’itinéraire où le réseau sera installé. Chaque mètre des
parcours de réseaux extérieurs doit être parcouru à pied ou en voiture de façon à déterminer les meilleures
options pour le placement de câbles, les obstacles à éviter ou à surmonter, et pour définir quelles entités
locales peuvent avoir leur mot à dire sur le routage. Il arrive souvent que des villes ou d’autres autorités
puissent vous indiquer des conduits disponibles ou des règles sur l’utilisation de poteaux de services publics
qui peuvent vous épargner du temps et des efforts de conception.
Pour les installations à l’intérieur de bâtiments existants, vous devez inspecter toutes les zones pour être
absolument certain que vous savez à quoi le bâtiment ressemble vraiment et puis annotez vos plans pour
refléter la réalité, en particulier tous les obstacles à l’exécution de câblage ainsi que le matériel et les murs
exigeant des coupe­feu qui ne sont pas sur les plans. Prenez des photos si vous le pouvez. Pour les bâtiments
en cours de construction, une visite du site est toujours une bonne idée, juste pour avoir une idée de comment
sera la structure finale et pour apprendre à connaître les chefs de projet sur la construction avec lesquels vous
allez travailler. Ils peuvent être la meilleure source d’information sur les autorités locales qui sont
inspecteront votre travail et ce qu’ils attendent.
 

 
Avec toutes ces options sur les installations en réseau extérieur, par où allez­vous commencer ? Avec une
bonne carte. Pas seulement une feuille de route ou une carte topographique, mais des images satellites
superposées aux routes, comme « Google Maps » peut en fournir, ce qui est beaucoup mieux. La  création
d’une feuille de route est la première étape, en notant les autres services publics le long de l’itinéraire sur la
carte, et en vérifiant auprès de groupes qui documentent les services existants afin d’éviter d’endommager
les tuyaux et les câbles installés.
Une fois que vous avez annoté vos cartes, le vrai « fun » commence : découvrir de qui vous devez obtenir la
permission pour exécuter votre câblage. Les installations en réseau extérieur sont soumises à l’approbation
des autorités locales, étatiques et fédérales, qui vont influencer fortement la façon dont votre projet sera
conçu. Certaines villes, par exemple, interdisent les câbles aériens. Certaines ont déjà enterré des conduits
que vous pouvez utiliser pour des routes spécifiques. Etant donné que de nombreuses municipalités ont
installé des réseaux de fibre optique appartenant à la ville, elles peuvent avoir des fibres que vous pouvez
louer, plutôt que de passer par les tracas de l’installation de vos propres câbles.
Sauf si vous faites le travail pour un service public pour lequel les contacts ont déjà été établis et les
servitudes nécessaires obtenues, vous allez avoir la possibilité de rencontrer un tout nouvel ensemble de
personnes qui contrôlent vos activités. Et vous devez prévoir suffisamment de temps pour obtenir
l’approbation de tout ceux qui sont impliqués.
 
Appelez avant de creuser
 
http://www.thefoa.org/FR/Chapitre%209.htm 7/21
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Creuser en toute sécurité est d’une importance vitale. Le risque n’est pas seulement d’interrompre des
communications, mais il existe un risque mortel de creuser sur des lignes à haute tension ou des conduites de
gaz. Certains obstacles peuvent être découverts lors des visites du site, où des panneaux comme ceux­ci sont
visibles. Il existe plusieurs services qui tiennent à jour des bases de données sur l’emplacement des services
souterrains ; ceux­ci doivent être contactés avant toute excavation, mais la cartographie de ces obstacles doit
être réalisée durant la phase de conception et revérifiée avant de creuser pour s’assurer d’avoir les données
les plus récentes.
Si tout cela semble vague, c’est que chaque projet est différent et nécessite une analyse minutieuse des
conditions avant même de commencer à choisir des composants de fibres optiques et de planifier
l’installation proprement dite. L’expérience est le meilleur professeur.
 
Choix des composants
 
Choix des composants pour les installations en réseau extérieur
Le choix des composants pour les installations de fibres optiques en réseau extérieur (OSP) commence par le
développement de la route que le câblage suivra. Une fois l’itinéraire défini, on sait où les câbles seront
placés, où seront situées les épissures et où les câbles seront terminés. Tout ceci détermine les choix qui
doivent être faits en matière de types de câbles, de matériel et parfois de méthodologie d’installation.
La plupart des projets commencent par le choix d’un câble. Puisque les applications en OSP utilisent souvent
des longueurs de câble importantes, les câbles peuvent être fabriqués sur commande, permettant
l’optimisation pour cette installation particulière. Cela permet habituellement de réduire les coûts, mais
nécessite plus de connaissances de la part de l’utilisateur et plus de temps pour négocier avec plusieurs
fabricants de câbles.
Pour commencer à préciser le câble, il faut savoir combien de fibres de quel type seront incluses dans chaque
câble. Il est important de réaliser que la fibre, particulièrement la fibre monomode utilisée dans pratiquement
toutes les installations d’OSP, n’est pas chère mais que l’installation est coûteuse. L’installation d’un câble
OSP peut coûter cent fois le coût du câble lui­même. Choisir une fibre monomode est facile : la fibre basique
monomode de 1300 nm (appelée fibre G.652) est adéquate pour tous les usages à l’exception des liaisons les
plus longues ou de celles qui recourent au multiplexage en longueur d’onde. Celles­ci pourraient requérir une
fibre spéciale optimisée à 1500­1600 nm (G.653 ou G.654). Pour les réseaux locaux et les installations de
câbles de campus, le type de fibre multimode OM3 50/125 optimisée pour le laser est probablement le
meilleur choix pour tous les parcours multimode en OSP, puisque sa faible atténuation et sa bande passante
supérieure feront mieux fonctionner la plupart des réseaux.
Inclure plus de fibres dans un câble n’augmentera pas le coût du câble proportionnellement ; le coût de base
de fabrication d’un câble est fixé, mais l’ajout de fibres ne va pas en augmenter le coût de beaucoup. Choisir
un modèle standard permettra aussi de réduire les coûts, les fabricants peuvent avoir le câble en stock ou être
en mesure de fabriquer votre câble en même temps que d’autres de conception similaire. Le seul coût réel à
l’ajout de fibres est représenté par les épissages et les terminaisons supplémentaires, mais ce coût additionnel
reste limité par rapport au coût total installé. Et rappelez­vous que le fait d’avoir des fibres supplémentaires
disponibles, pour de futures expansions, des systèmes de sauvegarde ou en cas de ruptures impliquant des
fibres individuelles, peut épargner bien des maux de tête à l’avenir.
Les traits communs de tous les câbles de réseaux extérieurs sont qu’ils sont forts (résistants) et protégés de
l’eau et de l’humidité. La force nécessaire du câble dépend de la méthode d’installation (voir ci­dessous).
Tous les câbles installés à l’extérieur doivent être prévus pour la résistance à l’humidité et à l’eau. Jusqu’à
http://www.thefoa.org/FR/Chapitre%209.htm 8/21
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récemment, on choisissait généralement un câble rempli de gel, mais maintenant que les câbles à blocage
d’eau à sec sont largement disponibles, ils sont devenus les préférés de nombreux utilisateurs. Ces câbles
utilisent une bande et de la poudre absorbant l’eau qui se dilatent et scellent le câble si de l’eau pénètre dans
le câble. Les installateurs préfèrent les câbles secs surtout parce qu’ils n’impliquent pas le désordre et
l’élimination fastidieuse du gel utilisé dans de nombreux câbles, réduisant considérablement la préparation
du câble pour le raccordement ou la terminaison.
Les types de construction de câble OSP sont spécifiquement conçus pour leur résistance en fonction de
l’endroit où ils vont être installés : s’ils doivent être directement enfouis, enterrés dans un conduit, placés
sous l’eau ou suspendus à   des poteaux. Le bon type doit être choisi par rapport au parcours à réaliser.
Certaines applications peuvent même utiliser plusieurs types de câble. Avoir de bons plans de construction
vous aidera à travailler avec les fabricants de câbles pour trouver les types de câbles appropriés et
commander des quantités suffisantes. La longueur de câble commandé doit toujours être supérieure à celle de
l’itinéraire à câbler afin de permettre les boucles de service, la préparation pour la terminaison et un surplus à
conserver pour des besoins de réparations futures.
Tout comme les types de câbles, les types de matériels pour les installations de câblages sont très divers et
devraient être choisis pour correspondre aux types de câbles utilisés. Avec autant de choix dans le matériel,
la collaboration avec les fabricants de câbles est le moyen le plus rapide de choisir le matériel et de s’assurer
de sa compatibilité. Outre sa compatibilité au câble, le matériel doit être approprié pour l’emplacement, qui
peut être à l’extérieur, accroché sur les poteaux, enterré, subaquatique, dans des socles, voûtes, bâtiments...
Parfois, le matériel devra être compatible avec le zonage local, par exemple dans des subdivisions ou des
zones d’activité. Le temps consommé par le choix de ce matériel peut être long, mais il est très important
pour la fiabilité à long terme de l’installation de câbles.
Les épissages et terminaisons sont la dernière catégorie de composants à choisir. La plupart des fibres
monomode OSP est épissée par fusion pour une perte et une réflectance basses et une bonne fiabilité. La
fibre multimode, surtout la OM3, est également facilement épissée par fusion, mais si seules quelques
épissures sont nécessaires, l’épissage mécanique offrira des performances et une fiabilité suffisantes. Si la
terminaison se fait directement sur   les câbles OSP multimodes, des kits de dérivation seront nécessaires pour
la fiabilité lorsque les connecteurs sont directement rattachés. Cela prend plus de temps d’installation que
l’épissure de fibres amorces pré­ terminées sur les câbles, comme cela est courant avec des câbles de fibre
monomode, et pourrait ne vous épargner aucun coût. Il y a même des systèmes de câbles de réseau extérieur
complètement préterminés qui deviennent disponibles, ce qui réduit le temps nécessaire pour la terminaison
et l’épissure. Parlez­en avec les fabricants de câbles pour déterminer la faisabilité de cette option.
Choisir les bons composants pour les installations en réseau extérieur peut prendre du temps, mais c’est
important pour le fonctionnement du système. Une fois les composants choisis, les listes de matériaux sont
ajoutées à la documentation pour l’achat, l’installation et les références pour le futur.
 
Choisir des composants pour les installations en réseau local
Le choix des composants de fibres optiques pour les réseaux locaux sont affectés par plusieurs facteurs, y
compris le choix des équipements de communication, le routage physique de l’installation de câbles et les
codes et règlements de la construction. Si la conception porte sur un réseau d’entreprise (LAN), la
conception inclura probablement un réseau fédérateur de fibre optique reliant des salles informatiques à des
armoires de câblage. Les armoires de câblage accueillent les commutateurs qui convertissent le réseau
fédérateur de fibre au cuivre UTP pour la connexion des bureaux par câble et soit au cuivre soit à la fibre
vers les points d’accès sans fil. Certains postes de travail, en particulier dans les départements d’ingénierie
ou de design, peuvent nécessiter des fibres jusqu’au bureau pour sa plus grande largeur de bande. Des câbles
ou des fibres supplémentaires pourraient être nécessaires pour les systèmes de sécurité (alarmes, systèmes
d’accès ou caméras de vidéosurveillance) ainsi que des systèmes de gestion du bâtiment.
La conception des installations de câbles de fibre optique requiert la coordination avec tous ceux qui sont
impliqués dans le réseau d’une façon ou d’une autre, y compris le personnel des TI, la direction de
l’entreprise, les architectes et les ingénieurs, etc., pour s’assurer que toutes les exigences de câblage sont
considérées à la fois et pour permettre le partage des ressources.
Comme dans la conception de réseau extérieur, considérons d’abord le choix de la fibre. La plupart des
réseaux locaux utilisent de la fibre multimode, mais de nombreux utilisateurs installent maintenant des câbles
hybrides avec des fibres monomodes pour une expansion future. La fibre 62.5/125 micron (fibre OM1) qui a
été utilisée pendant près de deux décennies a été en grande partie remplacée par la nouvelle fibre 50/125
optimisée pour laser (OM3), car celle­ci offre d’importants avantages en bande passante et en distance.
Pratiquement tous les équipements fonctionneront aussi bien sur la fibre OM3 50/125 que sur la fibre OM1   
62.5/125, mais c’est toujours une bonne idée de vérifier auprès des fabricants de matériel pour s’en assurer.
http://www.thefoa.org/FR/Chapitre%209.htm 9/21
06/11/2016 FOA Reference Guide To Fiber Optics

Rappelez­vous d’inclure, dans la documentation de conception, des instructions pour marquer tous les câbles
et cabinets de raccordement avec des étiquettes de couleur turquoise, désignant la fibre OM3.
Les câbles dans les applications de réseaux locaux sont généralement soit des câbles de distribution ou des
câbles d’épanouissement. Les câbles de distribution ont plus de fibres dans un câble de plus petit diamètre,
mais exigent une terminaison à l’intérieur des cabinets de raccordement ou boîtes murales. Les câbles
d’épanouissement sont volumineux, mais ils permettent une connexion directe sans matériel, ce qui les rend
idéaux pour une utilisation industrielle. Le nombre de fibres peut être un problème, puisque les câbles de
réseau fédérateur ont maintenant beaucoup de fibres pour leur utilisation courante, l’expansion futur et la
rechange, ce qui fait que les câbles de distribution sont aujourd’hui le choix plus populaire. L’enveloppe du
câble doit être à retardement de flamme, de par la NEC, généralement avec une qualification OFNR
(colonnes montantes), sauf si le câble se trouve dans les zones de traitement de l’air au­dessus des plafonds,
où OFNP (plénum) est nécessaire. La couleur de l’enveloppe pour les câbles OM3 peut être commandée en
turquoise pour son identification à la fois comme fibre optique et comme fibre OM3 50/125.
Si le câble va être tiré entre des bâtiments, des conceptions d’intérieur/extérieur sont maintenant disponibles
qui incorporent le système de blocage de l’eau à sec et une double enveloppe. L’enveloppe extérieure est
résistante à l’humidité pour une utilisation en extérieur, mais peut être facilement enlevée, laissant
l’enveloppe intérieure coupe­feu pour les parcours à l’intérieur.
Les choix de connecteurs de fibre optique sont également en train de changer. ST et même SC succombent à
la réussite du connecteur LC, plus petit. Etant donné que la plupart des équipements rapides (gigabit et au­
dessus) utilise des connecteurs LC, les utiliser dans l’installation de câbles signifie qu’un seul connecteur
doit être supporté. Le LC offre un autre avantage pour les utilisateurs qui se mettent à niveau avec la fibre
OM3. Le connecteur LC est incompatible avec les connecteurs SC et ST, de sorte que l’utiliser sur des
installations de câbles de fibres 50/125 empêche le mélange de fibres 50 et 62,5 avec de grosses pertes de
désadaptation dans les fibres.
Les câbles de réseaux locaux doivent être installés séparément des câbles de cuivre pour éviter des
écrasements. Parfois, ils sont accrochés avec soin sous les chemins de câbles de cuivre ou tirés dans des
conduits internes. L’utilisation de conduits internes peut faire gagner du temps lors de l’installation, puisque
le canal (qui peut être acheté avec des bandes de traction déjà à l’intérieur) peut être installé rapidement sans
crainte de dégâts et ensuite le câble à fibre optique tiré rapidement et facilement. Certaines applications
peuvent nécessiter l’installation de câbles de fibre optique à l’intérieur d’un conduit, ce qui nécessite de
l’attention pour réduire au minimum les courbes, fournir des points de traction intermédiaires pour limiter la
force de traction ou utiliser des lubrifiants de câbles à fibres optiques.
Le matériel nécessaire à l’installation devra être choisi en fonction de l’endroit où les câbles sont terminés.
Les parcours de réseaux locaux sont généralement de point à point et ne sont pas épissés. Dans la mesure du
possible, laissez de la place pour d’amples rayons de courbure dans les cabinets de raccordement ou les
boîtes murales pour réduire le stress sur les fibres. Choisissez du matériel qui soit facile à placer pour les
déplacements, ajouts et modifications, mais verrouillable pour empêcher l’intrusion.
Dans les applications de réseaux locaux, il est utile d’envisager un système préterminé. Ceux­ci utilisent des
câbles de réseau fédérateur terminés dans des connecteurs multifibres et des modules de cabinets de
raccordement préterminés. Si le plan de l’installation est bien conçu, le fabricant de câble peut travailler avec
vous pour créer un système « plug et play » qui ne requière aucune terminaison sur place et dont le coût
pourra être très compétitif par rapport à un système de terminé sur le terrain.
 
 
Analyse du budget de pertes de la liaison d’une installation de câblage
 
L’analyse du budget de perte est le calcul et la vérification des caractéristiques de fonctionnement d’un
système de fibre optique. Cela comprend des éléments tels que le routage, l’électronique, les longueurs
d’onde, le type de fibre et la longueur du circuit. L’affaiblissement et la bande passante sont les paramètres
clés pour l’analyse du budget de perte. Le concepteur doit analyser la perte de la liaison au début de la phase
de conception avant d’installer un système de fibre optique pour s’assurer que le système fonctionnera sur
l’installation de câbles proposée.
Les deux composants passifs et actifs du circuit peuvent être inclus dans le calcul du budget de perte. La
perte passive est constituée de la perte de la fibre, de connexion et d’épissure. N’oubliez pas les coupleurs ou
diviseurs dans la liaison. Si l’électronique du système est déjà choisie, les composants actifs tels que la
longueur d’onde, la puissance de l’émetteur, la sensibilité du récepteur et la gamme dynamique peuvent être
envisagés. Si l’électronique n’est pas connue, des valeurs de perte génériques ou standards de l’industrie
peuvent être utilisées pour le budget de perte. Avant de présenter le système, testez la perte d’insertion de
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l’installation de câbles avec une source et un mesureur pour vous assurer qu’elle est dans le budget de la
perte.
L’idée d’un budget de perte est d’assurer que l’équipement du réseau fonctionnera sur la liaison de fibre
optique installée. Il est normal d’être prudent sur   les spécifications. N’utilisez pas les meilleures
spécifications possibles pour l’affaiblissement de la fibre ou la perte de connecteurs : de cette manière, vous
permettrez une certaine marge pour l’installation et la dégradation des composants au cours du temps.
La meilleure façon d’illustrer le calcul d’un budget de perte est de montrer comment il est effectué pour une
installation de câbles typique, ici une liaison hybride multimode/monomode de 2 km avec 5 connexions (2
connecteurs à chaque extrémité et 3 connexions à des cabinets de raccordement dans la liaison) et une
épissure dans le milieu. Voyez ci­dessous le plan de la liaison et la puissance instantanée dans la liaison en
tout point de sa longueur, mis exactement à l’échelle du dessin de liaison au­dessus.
 

 
Perte des composants passifs sur une installation de câbles
 
Etape 1. Calculer la perte de la fibre à la longueur d’onde de fonctionnement
 
Longueur de câble 2,0 2,0 2,0 2,0
(km)
Type de fibre Multimode   Monomode  
Longueur d’onde (nm) 850 1300 1300 1550
Affaibliss. de la fibre 3 [3,5] 1 [1,5] 0,4 [1/0,5] 0,3 [1/0,5]
(dB/km)
Perte totale de la fibre 6,0 [7,0] 2,0 [3,0] 0,8 [2/1] 0,6 [2/1]
(dB)
 
(Toutes les spécifications entre parenthèses sont des valeurs maximales selon la norme 568 EIA/TIA. Pour la
fibre monomode, une perte plus élevée est autorisée pour les applications de réseaux locaux : 1 dB/km pour
les réseaux locaux, 0,5 dB/km pour les réseaux extérieurs).
 
Étape 2. Perte de connecteur
Les connecteurs multimodes auront typiquement des pertes de 0,2 à 0,5 dB. Les connecteurs monomodes,
qui sont fabriqués en usine et épissés par fusion auront des pertes de 0,1 à 0,2 dB. Les connecteurs
monomodes terminés sur le terrain peuvent avoir des pertes aussi élevées que 0,5 à 1,0 dB. Calculons donc à
la fois les valeurs d’un cas typique et du pire des cas.
 
Perte de connecteur 0,3 dB 0,75 dB (connecteur prépoli/
(connecteur typique épissure et max acceptable
adhésif/poli) selon TIA­568)
Nbre total de connecteurs 5 5
Perte totale de connecteur 1,5 dB 3,75 dB
 
(Tous les connecteurs sont autorisés à 0,75 max selon la norme EIA/TIA 568)
Beaucoup de concepteurs et de techniciens oublient lorsqu’ils font un budget de perte que les connecteurs à
la fin de l’installation de câbles doivent être inclus dans le budget de perte. Lorsque l’installation de câbles

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est testée, les câbles de référence s’accouplent avec les connecteurs et leurs pertes seront incluses dans les
mesures.
 
Étape 3. Perte d’épissure
Les épissures multimodes sont généralement faites par la méthode de l’épissure mécanique, bien que
l’épissage par fusion soit parfois utilisé. Le cœur plus grand et les couches multiples font que l’épissage par
fusion donne la même perte que l’épissage mécanique, mais la fusion est plus fiable dans des
environnements défavorables. Calculez 0,1 à 0,5 dB pour les épissures multimodes, 0,3 étant une bonne
moyenne pour un installateur expérimenté. L’épissage par fusion des fibres optiques monomodes aura
typiquement une perte inférieure à 0,05 dB (c’est correct : moins d’un dixième de dB !)
 
Perte d’épissure 0,3 dB
Nbre total d’épissures 1
Perte totale d’épissure 0,3 dB
 
(Pour ce calcul de budget de perte, on permet un max. de 0,3 selon la norme EIA/TIA 568 à toutes les
épissures)
 
Étape 4. Perte totale de l’installation de câbles
Additionner les pertes des fibres, connecteurs et épissures pour obtenir la perte totale de la liaison de
l’installation de câbles.
 
  Meilleur cas   Meilleur cas  
[Max TIA 568] [Max TIA 568]
Longueur d’onde 850 1300 1300 1550
(nm)
Perte totale de la 6,0 [7,0] 2,0 [3,0] 0,8 [2/1] 0,6 [2/1]
fibre (dB)
Perte totale du 1,5 [3,75] 1,5 [3,75] 1,5 [3,75] 1,5 [3,75]
connecteur (dB)
Perte totale 0,3 [0,3] 0,3 [0,3] 0,3 [0,3] 0,3 [0,3]
d’épissure (dB)
Autre (dB) 0 0 0 0
Perte totale de 7,8 [11,05] 3,8 [7,05] 2,6 [6,05/5,05] 2,4 [6,05/5,05]
liaison (dB)
 
 
Ces valeurs de la perte de l’installation de câbles devraient être les critères pour les tests. Laissez +/­ 0,2 à
0,5 dB pour l’incertitude de mesure et ceci devient le critère de votre réussite/échec.
 
 
Calcul du budget de perte de la liaison pour l’équipement
Le budget de perte de la liaison pour le matériel du réseau dépend de la plage dynamique, la différence entre
la sensibilité du récepteur et la sortie de la source dans la fibre. Vous avez besoin d’une certaine marge pour
la dégradation du système au fil du temps ou à cause de l’environnement, aussi vous faut­il soustraire cette
marge (jusqu’à 3dB) pour obtenir le budget de perte pour la liaison.
 
Étape 5. Données des spécifications du fabricant pour les composants actifs (liaison multimode numérique
typique 100 Mb/s utilisant une source LED de 1300 nm).
 
Longueur d’onde opérationnelle (nm) 1300
Type de fibre multimode
Sensibilité du récepteur ­31
(dBm@ BER requis)
Sortie moyenne de l’émetteur (dBm) ­16
Plage dynamique (dB) 15
Marge d’excès recommandée (dB) 3
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Étape 6. Calcul de la marge de perte
 
Plage dynamique (dB) (ci­ 15 15
dessus)
Perte de la liaison de 3,8 (habituel) 7,05 (TIA)
l’installation de câbles (dB @
1300 nm)
Marge de la perte de la 11,2 7,95
liaison (dB)
 
 
En règle générale, la marge de perte de liaison doit être supérieure d’environ 3 dB pour permettre la
dégradation de la liaison avec le temps : les émetteurs LED peuvent vieillir et perdre de la puissance, les
connecteurs ou épissures peuvent se dégrader, des connecteurs peuvent se salir s’ils sont ouverts pour des
détournements ou des tests. Si les câbles sont accidentellement coupés, la marge excédentaire sera nécessaire
pour accueillir les épissures de la réparation.
 
Documentation du projet
 
La documentation de l’installation de câbles est une partie nécessaire de la conception et de l’installation
d’un réseau de fibre optique qui est souvent négligée. Documenter l’installation correctement pendant le
processus de planification permettra d’économiser du temps et des matériaux dans l’installation. Cela
permettra d’accélérer l’installation et les tests de câbles puisque le routage et les terminaisons sont déjà
connus. Après l’installation des composants, la documentation doit être complétée par les données de test de
perte pour leur acceptation par l’utilisateur final. Pendant le « troubleshooting », la documentation facilite le
traçage des liaisons et la détection de défauts. Une bonne documentation est généralement nécessaire pour
l’acceptation de l’installation par client.
Le processus de documentation commence au début du projet et se poursuit jusqu’à la fin. Il doit commencer
par le chemin ou emplacement réel de l’installation de câbles. Les câbles OSP exigent une documentation sur
leur itinéraire général, mais également des détails sur les emplacements exacts, par exemple, de quel côté de
la rue, quels câbles sur des poteaux, où et à quelle profondeur les câbles sont enfouis, où se trouvent les
boîtiers d’épissure et si des marqueurs ou de la bande de traçage sont enterrés avec le câble. Les câbles de
réseaux locaux exigent des détails similaires à l’intérieur d’un bâtiment pour que le câble puisse être trouvé
n’importe où sur son chemin.
La plupart de ces données peuvent être conservées dans les plans de CAO et dans un logiciel de base de
données ou commercial qui stocke les données de composants, connexions et tests. Les longues liaisons de
réseaux extérieurs qui comprennent des épissures peuvent avoir été l’objet de tracés OTDR qui doivent être
stockées sous forme d’imprimés et si possible dans des fichiers informatiques archivés sur des disques pour
les visionner plus tard en cas de problèmes. Un ordinateur avec un logiciel approprié pour la visualisation
des tracés doit être disponible, de sorte qu’une copie du programme de visualisation devrait être sur les
disques avec les fichiers. Si les données OTDR sont stockées numériquement, une liste des fichiers de
données doit être conservée avec la documentation pour permettre de trouver un tracé OTDR spécifique plus
facilement.
 
Le processus de documentation
La documentation commence avec un plan de base pour le réseau. Un croquis sur des plans de construction
peut aller pour un petit bâtiment, mais un réseau pour un grand campus, une zone métropolitaine ou de
longues distances aura probablement besoin d’un plan complet de CAO. La meilleure façon de mettre en
place des données est d’utiliser un plan de l’installation et d’ajouter les emplacements de tous les câbles et
les points de connexion. Identifiez tous les câbles et baies ou panneaux dans les armoires et alors vous serez
prêt à transférer ces données à une base de données.
Les câbles à fibres optiques, en particulier les câbles de réseaux fédérateurs, peuvent contenir beaucoup de
fibres qui constituent un certain nombre de liaisons différentes et peuvent ne pas toutes aller au même
endroit. L’installation de câbles à fibres optiques, par conséquent, doit être documentée pour la localisation
des câbles, le trajet de chaque fibre, les interconnexions et les résultats des tests. Vous devriez enregistrer les

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spécifications de chaque câble et fibre : le fabricant, le type de câble et de fibre, le nombre de fibres, le type
de construction des câbles, la longueur estimée et la technique de l’installation (enterré, aérien, plénum,
colonne montante, etc.)
Cela aidera de savoir quels types de panneaux et de matériel sont utilisés, et quel équipement doit être
connecté au bout. Si vous installez une grande installation de câbles avec de nombreuses fibres noires (non
utilisées), certaines vont probablement être laissées ouvertes ou non terminées au niveau des cabinets, et ceci
doit être documenté aussi. Chaque fois que vous concevez un réseau, c’est une très bonne idée d’avoir des
fibres et des points d’interconnexion dans les cabinets en surplus pour de futures expansions, des déviations
en cas de réparation ou des déplacements d’équipements de réseau.
La documentation, ce n’est pas seulement des registres. Tous les composants doivent être étiquetés avec des
étiquettes permanentes selon le code de couleurs dans des endroits accessibles. Une fois qu’un système
d’étiquetage de fibres a été déterminé, chaque câble, chaque fibre accessible et chaque point de terminaison
requiert un étiquetage pour l’identification. Un système simple est préférable avec, si possible, des
explications sur les cabinets de raccordement ou à l’intérieur du couvercle de boîtes de terminaison.
 
La protection des documents
Les dossiers de documentation des installations de câbles sont des documents très importants. Gardez
plusieurs copies de chaque document, qu’ils soient stockés dans un ordinateur ou sur papier, dans des
endroits différents pour leur sauvegarde. Si une copie est présentée au client, l’installateur doit conserver ses
propres dossiers pour les travaux futurs sur le projet. Un jeu complet sur papier doit être conservé avec un
« kit de réparation » contenant les composants appropriés, des explications sur les outils en cas de pannes ou
de dommage aux câbles. La documentation doit être tenue à jour pour être utile, aussi cette tâche devrait­elle
être confiée à une personne sur place, avec des instructions pour informer toutes les parties gardant des
copies des dossiers quand une mise à jour est nécessaire. L’accès aux dossiers pour les modifier doit être
limité pour empêcher que des modifications non autorisées soient apportées à la documentation.
 
La planification de l’installation
 
Une fois que la conception d’un projet de fibre optique est terminée et documentée, on pourrait penser que le
gros du travail de conception est fait. Mais en fait, il ne fait que commencer. L’étape suivante consiste à
planifier l’installation proprement dite. La planification de l’installation est une phase critique pour tout
projet car elle implique la coordination des activités de nombreuses personnes et entreprises. La meilleure
façon de faire en sorte que tout fonctionne est sans doute d’établir une « check­list » basée sur le design au
cours des premières étapes du projet.
 
Le chef de projet
Le défi peut­être la plus importante est d’avoir une personne qui soit le principal point de contact pour le
projet. Le chef de projet doit être impliqué dès le début, comprendre les objectifs du projet, les aspects
techniques, la disposition physique et être familier avec l’ensemble du personnel et des entreprises qui seront
impliqués. De même toutes les parties doivent connaître cette personne, comment la contacter (même 24h/24
et 7j./7 durant la phase d’installation) et qui est le remplaçant s’il est nécessaire de le contacter.
Le remplaçant devrait également être impliqué d’une manière lui permettant de répondre à la plupart des
questions, pourrait même plus pointu dans ses connaissances techniques sur le projet, mais peut ne pas avoir
un pouvoir de décision complet. Le remplaçant, sur les gros travaux, pourrait bien être la personne qui
conserve les documents et les horaires, qui réalise le suivi des achats et des livraisons, des permis, des sous­
traitants, etc. alors que le chef de projet est plus un gestionnaire de terrain.
 
Check­list de conception
La bonne planification d’un projet est essentielle à la réussite de celui­ci. La meilleure façon est de
développer une liste de contrôle (« check­list ») avant de commencer le processus de conception. La liste ci­
dessous est complète, mais chaque projet aura ses propres exigences qui devront y être ajoutées. Toutes les
étapes ne doivent pas être suivies chronologiquement, étant donné que certaines peuvent se faire en parallèle
pour réduire le temps nécessaire à la conception du projet. Le concepteur doit interagir avec beaucoup
d’autres personnes et organisations dans la conception d’un projet, de sorte que les contacts avec des sources
extérieures doivent être maintenues dans la documentation de conception.
 
Le processus de conception
      Exigences des liaisons de communication
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      Itinéraire de liaison choisi, inspecté, exigences particulières remarquées, y compris les inspections et
les permis
      Spécifier le matériel de communication et les exigences des composants
      Spécifier les composants de l’installation de câbles
      Déterminer la coordination avec les services publics, services électriques et autre personnel
      Documentation achevée et prête pour l’installation
      Définir un plan de test
      Définir un plan de réparation/restauration
 
Paquet de l’entrepreneur pour l’installation
      Documentation, plans, nomenclatures, instructions
      Permis disponibles pour inspection
      Lignes directrices pour vérifier la qualité du travail à chaque étape, plan de test
      Revue quotidienne des progrès, données de test
      Règles de sécurité devant être publiées sur le(s) chantier(s) et discutées avec tous les superviseurs et le
personnel d’installation
 
Exigences pour l’achèvement de l’installation du câblage
      Inspection finale
      Révision des données de test sur l’installation de câbles
      Instructions de réglage et de test du système de communication
      Mise à jour finale de la documentation
      Mise à jour et achèvement du plan de réparation/restauration, sauvegarde des composants et de la
documentation
 
Établir une « check­list » de projets
La check­list finale du projet aura de nombreux points, tous d’une grande importance. Chaque élément
requiert une description complète, où et quand il sera nécessaire et qui en est responsable. Voir le chapitre 10
pour une check­list d’installation du projet recommandée. Des composants tels que les câbles et tout le
matériel propre à une installation de câbles doivent indiquer les fournisseurs, les délais de livraison et où,
quand, et parfois comment ils doivent être livrés. Le matériel d’installation spécial doit être prévu également,
avec des notes sur ce qui doit être acheté et ce qui sera loué. Si le chantier n’est pas sécurisé et si
l’installation prendra plus d’un jour, il faudra peut être disposer d’un service de sécurité sur le(s) chantier(s).
Un plan de travail devrait être élaboré qui indique quelles spécialisations vont être requises, où et quand. Les
installations de réseaux extérieurs (OSP) ont souvent une équipe chargée de la traction du câble, en
particulier pour les installations spéciales telles que sous­terre, aérien ou sous­marin, et une autre équipe pour
l’épissage et peut­être même une troisième pour le test. Les installateurs OSP ne font souvent qu’une partie
de la tâche, car ils ont besoin de compétences et de formation sur des équipements spécialisés tels que  les
appareils d’épissurage par fusion ou les OTDR et dans des pratiques d’installation telles que grimper aux
poteaux ou enterrer des câbles. Les informations des équipes d’installation peuvent aider à déterminer le
temps approximatif nécessaire pour chaque étape de l’installation et les problèmes qui pourraient affecter le
calendrier.
Et des problèmes, il y en aura ! Tout le personnel travaillant sur le projet devra être informé sur les règles de
sécurité et de préférence en recevoir une copie écrite. Les superviseurs et les travailleurs doivent avoir un
numéro de contact pour joindre le chef de projet, son remplaçant et tous les autres membres du personnel
qu’ils pourraient avoir besoin de contacter. Puisque certains projets réclament qu’on travaille en dehors des
heures normales de travail, par exemple les aéroports ou les bâtiments publics occupés où le câblage est
souvent fait durant la nuit, il est très important d’avoir un chef de projet disponible – de préférence sur place
– quand le travail est effectué.
Lors de l’installation elle­même, une personne bien informée doit être sur place pour surveiller la
progression de l’installation et inspecter la qualité du travail, examiner les données de test, créer des rapports
quotidiens de progrès et informer immédiatement l’autorité compétente si quelque chose semble aller de
travers. Si le chef de projet n’est pas techniquement qualifié, avoir quelqu’un avec les connaissances
techniques nécessaires disponible est important. Cette personne devrait avoir le pouvoir d’arrêter le travail ou
d’exiger des corrections si de gros problèmes sont trouvés.
 
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Installations et problématiques d’alimentation/terre
Ce chapitre se concentre principalement sur des aspects spécifiques de la conception et de la conception et de
l’installation de câbles de fibre optique, mais ce processus ne peut se faire dans le vide. Les installations de
câble peuvent exiger des permis municipaux, la coopération d’autres organisations pour permettre l’accès par
leur propriété et des perturbations liées à la construction. Tout système de communication requiert d’installer
non seulement des câbles, mais aussi des terminaisons à chaque extrémité, ainsi que de placer du matériel de
communication et de fournir de l’énergie (habituellement du courant de qualité sans coupure) et un plancher
de données séparé. A l’intérieur de l’installation, des connexions doivent être faites aux utilisateurs finaux de
la liaison.
Le grand nombre d’options impliquées dans presque tous les projets rend impossible de résumer les
problèmes en quelques phrases ; raison pour laquelle nous dirons plutôt qu’il est conseillé de considérer le
design final et complet pour obtenir la coopération et coordonner l’installation finale. L’un des atouts les plus
précieux que vous puissiez avoir lors de la conception et de l’installation d’un projet de fibre optique est un
entrepreneur expérimenté.
 
Développer un plan de test
Chaque installation requiert la confirmation que les composants sont correctement installés. L’installateur ou
l’entrepreneur veut s’assurer que le travail est fait correctement de sorte que le client soit satisfait et que des
rappels pour la réparation ne soient pas nécessaires. Les clients exigent généralement que les résultats des
tests ainsi qu’une inspection visuelle finale soient inclus dans la documentation d’une installation correcte
avant d’approuver le paiement.
Dans notre expérience, cependant, il y a souvent des confusions quant à ce qui doit être testé et comment la
documentation des résultats des tests doit être effectuée sur des projets de fibre optique. Ces questions
devraient être négociées lors de la phase de conception du projet. Les papiers d’un projet devraient inclure
des spécifications pour les tests, les références aux normes de l’industrie et des résultats de tests acceptables
basés sur une analyse du budget de perte faite au cours de la phase de conception du projet.
Le processus de test de toute installation de câble de fibre optique peut requérir des tests à trois reprises :
tester les câbles sur la bobine avant l’installation, le test de chaque segment au moment de l’installation et
enfin le test de la perte de bout en bout de toutes les fibres dans l’installation de câbles. Les tests pratiques
impliquent généralement le test de seulement quelques fibres sur chaque bobine de câble pour la continuité
avant l’installation, et ce afin de s’assurer qu’il n’y ait pas eu de dommage sur le câble pendant le transport.
Ensuite, chaque segment est testé au moment où les installateurs le terminent. Enfin, l’ensemble du tronçon
de câble est branché en même temps et testé pour la perte de bout en bout pour la documentation finale.
On devrait exiger une inspection visuelle des câbles sur leur bobine au moment de leur réception et, en cas
de dommage visible et détecté, effectuer un test de continuité du câble sur la bobine avant de l’installer, pour
s’assurer qu’aucun dommage n’a été occasionné lors de l’expédition au chantier par le fabricant. Comme le
coût de l’installation est généralement élevé, souvent plus élevé que le coût des matériaux, il est logique de
veiller à ce que l’on n’installe pas un mauvais câble, qui devrait alors être enlevé et remplacé. Il est
généralement suffisant pour le test de continuité d’utiliser simplement un traceur de fibre ou un localisateur
visuel de défauts. Cependant, de longues bobines de câble peuvent être testés avec un OTDR si on
soupçonne des dégâts et veut documenter les dommages ou déterminer si une partie du câble doit être coupée
et jetée (ou gardée pour obtenir un remboursement pour les matériaux endommagés).
Après l’installation du câble et la terminaison, chaque segment de l’installation de câbles doit être testé
individuellement tel qu’il est installé, pour s’assurer que les connecteurs et le câble sont bons. Enfin, chaque
trajet d’une extrémité à l’autre (d’un équipement connecté sur le réseau de câbles à l’autre) doit être testé
pour la perte tel que requis par les normes. Rappelons que chaque fibre dans chacun des câbles devra être
testée, de sorte que le nombre total de tests à réaliser est calculé à partir du nombre de segments de câble
multiplié par le nombre de fibres dans chaque câble. Cela peut être un processus fastidieux.
 
Tests requis vs tests optionnels
Tester l’installation de câble complète requiert des tests de perte d’insertion avec une source et un mesureur
ou un équipement de test de perte optique (OLTS) tel que l’exige la procédure de test standard TIA OFSTP­
14 pour le multimode ou OFSTP­7 pour le monomode. Le plan de test doit préciser l’option de méthode de
référence « 0 dB » (un, deux ou trois câble(s) de référence), car cela aura une incidence sur la valeur de la
perte. TIA 568 exige une référence à un seul câble, mais cela peut ne pas être possible avec toutes les
combinaisons d’équipements de test et de connecteurs d’installations de câble. Les méthodes de test requises
doivent être convenues par l’entrepreneur et l’utilisateur au préalable.

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Le test par OTDR n’est pas nécessaire, et le test par OTDR seulement n’est pas acceptable pour la
certification des installations de câbles. Cependant, les grandes longueurs de câbles des réseaux extérieurs
comprenant des épissures peuvent être testées avec un OTDR pour vérifier les performances d’épissure et
chercher des problèmes causés par le stress sur le câble lors de l’installation. Bien qu’il existe des partisans
de l’aide de l’OTDR pour tester une installation de câbles, y compris pour les câbles courts de réseaux
locaux, ces tests ne sont pas exigés par les normes de l’industrie, pas plus qu’ils ne sont recommandés pour
les câblages de réseaux locaux. Les plus courtes longueurs de câblage sur les réseaux locaux et les fréquentes
liaisons à haute réflectance créent souvent des tracés OTDR confus qui causent des problèmes pour la
fonction d’auto­test de l’OTDR ; il est même parfois difficile pour les utilisateurs expérimentés d’interpréter
correctement l’OTDR.
 
Coordonner les tests et la documentation
Le plan de test doit être coordonné avec la documentation de l’installation des câbles. La documentation doit
montrer quelles liaisons doivent être testées et quels sont les résultats attendus sur la base du calcul du
budget de perte. Le plan de test devrait également préciser la façon dont les données de test sont incorporées
dans la documentation pour l’acceptation de l’installation et pour référence en cas de futurs problèmes de
câblage qui nécessitent une réparation urgente.
 
Planification de la réparation
 

 
Environ une fois par jour aux Etats­Unis, un câble de fibre optique est rompu par un entrepreneur creusant
autour du câble, comme le montre cette photo. Les câbles de réseaux locaux ne sont pas aussi vulnérables, à
l’exception des dommages causés par le personnel maladroit ou lors de l’enlèvement de câbles abandonnés.
Tout réseau est susceptible d’être endommagé, aussi chaque installation a­t­elle besoin d’un plan de
réparation.
Pour une réparation efficace de la fibre optique, il faut trouver rapidement le problème, en sachant comment
y remédier, avoir les bonnes pièces et faire le travail rapidement et efficacement. Comme pour tout type
d’urgence, la planification permet de minimiser les problèmes rencontrés.
 
Documentation pour la réparation
La documentation est la chose la plus utile que vous puissiez avoir lorsque vous essayez de résoudre un
problème de réseau de fibres optiques, en particulier lors de la réparation. Commencez avec les fiches
techniques du fabricant sur tous les composants que vous utilisez : électronique, câbles, connecteurs, matériel
comme les cabinets de raccordement, les boîtiers d’épissure et même le matériel de montage. Avec ces
données, on devrait avoir les coordonnées de la « help line » du fabricant, qui sera d’une grande aide lors de
la réparation.
Lors de l’installation, marquez toutes les fibres dans tous les câbles à toutes les connexions et tenez des
registres en utilisant un logiciel de documentation d’installation de câble ou une simple feuille de calcul où
chaque fibre sera entrée. Une fois le test effectué, ajoutez les données de perte prises avec un équipement de
test de perte optique (OLTS) et celles prises par un réflectomètre optique temporel (OTDR) lorsqu’elles sont
disponibles. Quelqu’un doit être responsable de ces données, y compris de leur mise à jour si quelque chose
change.
 
Matériel pour la réparation
 
Test et dépannage
Vous devez disposer d’un équipement de test approprié et disponible pour dépanner et réparer une
installation de câbles. Un OLTS devrait également avoir un mesureur de puissance pour tester la puissance

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des signaux et ainsi déterminer si le problème est dans l’électronique ou dans l’installation de câbles. La
panne totale de toutes les fibres de l’installation de câbles indique une rupture ou une coupure dans le câble.
Pour les câbles de réseaux locaux, trouver l’emplacement est souvent simple si vous avez un localisateur
visuel de défaut ou VFL, qui est un laser rouge et brillant couplé à la fibre optique qui permet de tester la
continuité, de tracer des fibres ou de trouver des connecteurs défectueux dans des cabinets de raccordement.
Pour des câbles plus longs, un OTDR sera utile. Les réseaux extérieurs doivent utiliser l’OTDR pour
documenter le câblage lors de l’installation, de sorte que lors de la réparation, une simple comparaison des
données de l’installation avec les tracés actuels vous permettra de trouver généralement le problème.
L’OTDR peut également trouver des problèmes non catastrophiques, par exemple quand un câble est plié ou
stressé, il ne souffre alors que d’une perte plus élevée, ce qui peut également causer des problèmes de réseau.
 
Outils et composants
Une fois que vous trouvez le problème, vous devez le réparer. La réparation nécessite d’avoir les bons outils,
les bonnes fournitures et le personnel qualifié disponible. Outre l’équipement de test nécessaire pour le
dépannage, vous avez besoin d’outils pour l’épissage et la terminaison, qui peuvent inclure un appareil
d’épissure par fusion pour les câbles de réseaux extérieurs. Vous avez également besoin des composants
correspondants. Pour chaque installation, une quantité raisonnable de câble et de matériel d’installation
excédentaire doit être mise de côté et stockée pour la réparation. Certains utilisateurs stockent les fournitures
de réparation ainsi que la documentation dans un récipient scellé prêt à l’emploi. Rappelez­vous que les
cordons de raccordement de fibres optiques qui relient l’électronique à l’installation de câbles peuvent aussi
être endommagés mais ne sont pas considérés comme réparables. Il suffit de garder des pièces de rechanges
disponibles.
Un gros problème est de tirer les deux extrémités de câble pour les amener assez proches l‘une de l’autre
pour permettre leur épissure. Vous avez besoin d’environ 1 mètre de câble à chaque extrémité pour dénuder
le câble, raccorder les fibres et les placer dans un boîtier d’épissure. Concevoir l’installation de câbles avec
les boucles de services locaux est recommandée. Si les extrémités des câbles sont trop courtes, vous devrez
raccorder une nouvelle section de câble, qui devrait être gardée du matériel excédentaire après l’installation.
Quoi d’autre, à part les câbles et le matériel de l’installation, devrait être dans un kit de réparation ? Vous
devriez avoir un kit de terminaison ou d’épissure mécanique et les fournitures appropriées. Pour les
épissures, vous avez besoin de boîtiers d’épissure avec un espace suffisant pour un nombre d’épissures égal
au nombre de fibres dans le câble. Tout ceci devrait être placé dans une boîte clairement marquée avec une
copie de la documentation de l’installation de câble et stockée dans un endroit sûr où ceux qui en auraient
besoin pourront la trouver rapidement.
 
La préparation du personnel
Le personnel doit être correctement formé à l’utilisation de cet équipement et pour pouvoir effectuer le
« troubleshooting » et la réparation. Et, bien sûr, ils doivent être disponibles d’un moment à l’autre. Le plus
grand retard dans le rétablissement d’une liaison de communication à fibres optiques est souvent le chaos qui
s’ensuit alors que le personnel essaie de comprendre ce qu’il faut faire. Avoir un plan qui soit connu du
personnel responsable est le point le plus important.
Les gros utilisateurs de fibre optique ont des plans de réparation en place, du personnel formé et des kits de
matériel de remplacement prêts à l’emploi. Il est douteux que la plupart des utilisateurs de réseaux locaux
soit prête pour de telles éventualités. Les utilisateurs peuvent trouver que posséder tout ce matériel cher n’est
pas rentable économiquement. Il peut être préférable de garder un équipement de test peu coûteux consistant
en un VFL et un OLTS à chaque extrémité de la liaison et de pouvoir faire appel à un entrepreneur
expérimenté en cas de besoin pour la réparation.
 
Gérer un projet de fibre optique
 
La gestion d’un projet de fibre optique peut être la partie la plus facile de l’installation si la conception et la
planification ont été faites avec soin et complètement ; ou, dans le cas contraire, ce peut être la partie la plus
difficile. Mais même en supposant que tout a été bien fait, des choses vont quand même probablement mal se
passer ; aussi la planification de l’imprévu est­elle également très importante. Voici quelques lignes
directrices pour la gestion de projet qui peuvent minimiser les problèmes et aider à leur rapide solution.
 
Gestion du site et supervision
Tout d’abord, quelqu’un doit être responsable, et tous les acteurs doivent savoir qui est la patron, le patron y
compris. Au cours du projet, celui­ci doit être disponible pour qu’on le consulte et qu’on le mette au courant
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de l’avancée des travaux. Même si cela peut sembler évident, le représentant de l’utilisateur du réseau a
parfois d’autres responsabilités (comme la gestion d’un service informatique) et peut ne pas être en mesure
ou désireux d’accorder toute son attention au projet. Celui à qui est assignée la tâche de la gestion du projet
doit être impliqué et disponible, de préférence sur le chantier, à temps plein. Si nécessaire, déléguez la
responsabilité au superviseur de la construction du client en exigent des rapports quotidiens et des mises à
jour personnelles.
Assurez­vous que tous les responsables des différentes parties du projet ont la documentation appropriée et
ont examiné le plan d’installation. Tout le monde devrait avoir fait le tour des chantiers pertinents et s’être
familiarisé avec les lieux. Ils doivent également savoir qui contacter pour poser des questions sur les sites du
chantier, que ce soit du côté de l’utilisateur du réseau, de l’entrepreneur ou des organismes extérieurs tels que
les autorités locales ou les services publics. Tout le monde a besoin d’avoir les coordonnées de tout le monde
(en général les téléphones cellulaires, puisque l’e­mail peut être trop lent et la messagerie instantanée ne sera
probablement pas disponible pour les travailleurs sur le terrain). Le superviseur sur place devrait avoir un
appareil photo numérique et prendre beaucoup de photos de l’installation qui seront archivées avec la
documentation pour de futures références et réparations.
Les emplacements des composants, des outils et des fournitures doivent être connus de tout le personnel. Sur
les grands travaux, la gestion des équipements et matériaux peut être un emploi à temps plein. Les
équipements spéciaux, tels que les remorques d’épissage ou les camions à nacelle devraient être prévus si
nécessaire. La location de matériel doit être vérifiée une deuxième fois avec les fournisseurs pour assurer la
livraison à temps sur le site de travail. Les contacts des supports techniques des fournisseurs doivent être
notés sur la documentation pour les inévitables questions surgissant lors de l’installation.
 
Contacts avec les autorités locales
Les installations de réseaux extérieurs peuvent exiger des autorités locales de fournir du personnel pour la
surveillance ou de la police pour la protection ou la gestion du trafic sur les chantiers publics ; celles­ci
doivent donc être également impliquées dans la programmation. Si des inspections du travail sont
nécessaires, des dispositions devraient être prises pour que les interruptions de travail pour les inspections
soient minimisées. Le personnel d’encadrement doit être responsable de la sécurité du site de travail et doit
avoir les informations de contact appropriées, y compris celles des services publics tels que la police, les
pompiers ou les urgences médicales.
Si le projet est assez grand pour durer plusieurs jours ou plus, des réunions quotidiennes pour examiner les
progrès du jour sont recommandées. Au minimum, celles­ci devraient impliquer le superviseur de la
construction sur place et la personne en charge du projet chez l’utilisateur du réseau. Tant que les choses vont
bien, ces réunions doivent être courtes. Sur des projets plus longs, le personnel de sécurité du chantier durant
la nuit devrait avoir les informations de contact du chef de projet, lequel qui doit être disponible 24h/24 et
7j./7 ainsi que les contacts des services publics.
 
Inspection, tests et corrections continus
L’inspection et les tests de l’installation de câbles ne doivent pas être laissés pour après l’achèvement du
travail. Des tests continus lors de l’installation peuvent permettre de trouver et résoudre des problèmes tels
que des stress sur les câbles ou des terminaisons à pertes élevées avant que ces problèmes ne se généralisent.
Chaque installeur effectuant des tests doit avoir la documentation des calculs de budgets de perte et des
pertes acceptables et l’utiliser pour évaluer les résultats des tests. Les installateurs doivent effectuer une
double vérification du travail des autres pour assurer la qualité.
Que faites­vous quand (et pas « si ») les choses tournent mal ? C’est là que les décisions sont importantes.
Lorsque quelque chose se passe, évidemment, il est de la responsabilité du superviseur sur place de décider
rapidement s’il peut s’en charger ou pas. Sinon, il doit savoir qui doit être appelé et qui doit être informé. En
passant en revue les progrès régulièrement, les perturbations peuvent être minimisées. Les défaillances du
matériel, par exemple un appareil d’épissure par fusion, peuvent ralentir la progression ; mais d’autres parties
du projet comme la pose de câbles peuvent continuer, et les épissures reprendre dès que l’équipement de
remplacement est disponible. Les problèmes de terminaison devraient être examinés par un installateur avec
beaucoup d’expérience et la solution pourrait requérir de nouvelles fournitures ou d’assigner   la terminaison à
du personnel plus expérimenté. N’hésitez pas à appeler la ligne d’aide du fournisseur quand ce genre de
questions ou de problèmes surviennent.
Après l’achèvement de l’installation, tout le personnel concerné devrait se réunir, examiner les résultats du
projet, mettre à jour la documentation et décider si quelque chose d’autre doit être fait avant la clôture du
projet.
 
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Questions de révision
 
Vrai/Faux
Indiquez si l’affirmation est vraie ou fausse.
 
____                        1. Les concepteurs de réseaux de fibre optique devraient avoir des connaissances tant en
systèmes et matériels d’énergie électrique qu’en conceptions de communications.
 
____                        2. La première étape pour tout réseau est de choisir le type de câble de fibre optique approprié.
 
____                        3. Les discussions pour déterminer si c’est le cuivre, la fibre ou le sans fil qui est la meilleure
option ne sont plus d’actualité, car la fibre est le choix qui s’impose.
 
____                        4. Sur bien des projets, cela peut être plus rentable économiquement de concevoir et faire sur
mesure le câblage.
 
____                        5. Tester une installation de fibre optique peut requérir trois étapes de tests : les câbles avant
l’installation, chaque segment au moment de son installation et un test final de perte de bout en bout.
 
Choix multiple
Identifiez l’option qui complète le mieux l’affirmation ou répond à la question.
 
____                        6. Les concepteurs de réseaux de fibre optique devraient connaître en profondeur 
__________.
A. Les systèmes et composants de la fibre optique
B. Les processus d’installation
C. Toutes les normes, lois et règlementations locales applicables
D. Tous les précédents
 
____                        7. La première exigence qui doive être considérée pour un nouveau projet de fibre
optique est : __________.
A. Les exigences du système de communication du client
B. Où l’installation de câbles sera placée
C. S’il s’agira de fibre multimode ou monomode
D. Le budget du client
 
____                        8. La conception d’un réseau de fibre optique implique de __________.
A. Déterminer les types de systèmes de communications à intégrer
B. Planifier tous les itinéraires de câblages ou de sans fil
C. Choisir les câbles et supports appropriés
D. Tous les précédents
 
____                        9. La plupart des systèmes de gestion d’immeubles utilise des câblages __________ .
A. De fibre optique
B. Coaxiaux
C. Structurés
D. De cuivre propres
 
____                        10. La plupart des réseaux locaux devrait aujourd’hui utiliser des fibres multimode
__________ mais les câbles de réseaux fédérateurs peuvent contenir des fibres __________ pour de
futures expansions.
A. OM1, OM3
B. OM1, monomode
C. OM3, monomode
D. OM2, OM3
 
____                        11. __________ de l’installation de câble est une partie nécessaire du processus de conception
et d’installation pour un réseau de fibre optique, qui est pourtant souvent négligée.
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A. La planification
B. La documentation
C. Les dessins/plans en CAO­CAM
D. Les tests par OTDR
 
____                        12. Quelle est l’information la plus importante que vous pouvez avoir lorsque vous essayez de
trouver où se situe le problème d’un réseau de câblage ?
A. Le numéro de téléphone d’un entrepreneur de fibre optique
B. Les données de perte pour chaque fibre
C. Des tracés OTDR
D. La documentation
 
Réponses multiples
Identifiez la ou les option(s) qui complète(nt) le mieux l’affirmation ou répond(ent) à la question.
 
____                        13. Le(s)quel(s) des systèmes suivants peu(ven)t être inclus dans un réseau métropolitain ?
A. Des caméras de surveillance CCTV
B. La surveillance du trafic
C. Les services d’urgence
D. Des systèmes d’éducation
 
 
 
 
Etudes complémentaires et projets
Lisez les sections concernant «  Designing Fibre Optic Network » du Guide de référence en ligne de la FOA,
y compris les pages sur les LAN et les FTTx.
Complétez des budgets de perte pour les exemples donnés dans ce chapitre à d’autres longueurs d’onde pour
des systèmes de fibre optique typiques.
En utilisant des études de cas fournies par l’instructeur, concevez différents réseaux de fibre optique sur le
papier, en notant les problèmes spécifiques qui ne peuvent être résolus par l’observation sur le terrain et la
discussion avec les utilisateurs.
 
 
 
Table des matières 
 
 

The Fiber Optic Association, Inc.
1119 S. Mission Road #355, Fallbrook, CA 92028
Tél : 1­760­451­3655 Fax 1­781­207­2421
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