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I

REMERCIEMENT
La réalisation du présent rapport de stage a été rendu possible
grâce a l’assistance tant matérielle qu’intellectuelle des plusieurs personnes.

De ce fait nous remercions les autorités de l’université de Lubumbashi, en


sigle UNILU, en général et en particulier le corps professoral de la faculté de
droit pour avoir disposé ce temps au stage afin de nous permettre de
concilier la théorie a la pratique. De même, nous adressons nos
remerciements à l’assistant Hussein qui malgré ses occupations a accepté de
nous superviser.

Par ailleurs, nous remercions infiniment les autorités de


l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi en l’occurrence, l’auditeur
militaire de garnison de Lubumbashi, le capitaine KABUYA MWADIANVITA
FEIMTO ,le lieutenant magistrat BOLELEKI NTONDA Irène premier substitut
de l’auditeur militaire de garnison (BNI) notre encadreur, pour tous ces
sacrifices et le temps mis a notre disposition malgré ces nombreuses
occupations, nous ne pouvons pas nous en passer de dire merci au
magistrat NGOY KATUNG SYLVAIN pour avoir accepté d’accordé tout son
temps aux stagiaires et se mettre a leurs dispositions pour répondre a toute
question de droit pouvant provenir des étudiants, ainsi que tous autres
agents de nous avoir accepté au sein de cette institution. Leurs encadrement
et dévouement nous a été bénéfique.

Nos remerciement s’adressent également a nos parents,


OSENGE TOLIMA et MICHELINE MWANGE, a nos frères et sœurs, MBIANA
MWINGU, TOLOLE ESEPELA, OPPOLINE OSENGE, MONGO
OSENGE,MANGAZA MULOYE, ANIFA OSENGE, MWANGE DIMERCIA,
NGOYI NAMPASA, NYEMBO WA NONDA et leurs enfants, a notre pasteur
FIDEL NGALA MULUME ainsi qu’a nos compagnons de lutte.
II

SIGLES ET ABRÉVIATIONS
APJ : agent de police judiciaire

AUD MIL GARN : auditeur militaire de garnison

PV : procès verbal

ROS : registre d’objet saisi

RMP : registre du ministere public

MP : ministere public

OMP : officier du ministere public

TMG : Tribunal militaire de garnison

PNC : Police nationale congolaise


1

INTRODUCTION
Conformément au programme de la formation universitaire,
les étudiants en fin de cycle de licence sont censés effectuer un stage de
professionnalisation, en vie de concilier les notions apprises a l’université a
la pratique. Du reste, ce stage, en principe d’un mois, leurs permettra de se
familiariser aux institutions militaire de garnison pour y passer notre stage.
Ce dernier a duré 1 mois plein. Cela se conçoit puisque nous avons débuté le
19 Décembre 2019 et nous avons mis fin le 18 Janvier 2020.
2

CHAPITRE I PRÉSENTATION DE L’AUDITORAT


MILITAIRE DE GARNISON DE LUBUMBASHI
SECTION I BRÈVE HISTORIQUE DE LA JUSTICE MILITAIRE
L’histoire de la justice militaire congolaise coïncide avec la
création de la force publique en 1888 ; elle puise ses sources dans les textes
légaux et ces textes sont d’application actuellement au tribunal militaire de
garnison de Lubumbashi près du quel figure un parquet militaire : auditorat
militaire de garnison.

§1. Création de la force publique


L’histoire militaire est liée a la nécessité de la justice militaire
et on peut le constater a chaque étape de l’histoire de notre pays. En effet,
lors de la création de la force publique le 4 aout 1888, les juridictions
militaires instituées par le décret du 22 septembre 1888 étaient organisées
de la manière que celles qui fonctionnent aujourd’hui. Cependant, le décret
loi du 8 Mars 1958 portant modification et limitation des attributions des
juridictions militaires n’avait pas apporté des résultats escomptés puisque
les militaires étaient déférés devant les juridictions militaires pour une
catégorie d’infractions. A cet égard les magistrats civils éprouvaient une
difficulté de se faire livrer les militaires coupables des infractions par leurs
chefs. Afin de pallier cette difficulté, les textes législatifs ont apporté une
modification dans l’armée, les conseils de guerre ont été crées. C’est ainsi
qu’il y eu naissance de deux codes pour restaurer la compétence réelle des
juridictions militaires corrélativement un décret loi du 18 Décembre 1964
qui mettra en exergue le principe selon lequel la justice militaire était rendu
uniquement par les magistrats militaires et officiers des forces armées.

Dans ces conditions, la discipline au sein de l’armée, l’ordre et


la sécurité publique furent garantit. Toujours dans l’armée, un code définitif
de la justice militaire fut institué par l’ordonnance loi n°72060 du 25
Septembre 1972. Ce cadre juridique a mis sur pied un ensemble
juridictionnel complet animé a la fois par les magistrats militaires, les
auxiliaires de la justice et les officiers des forces armées.

Par ailleurs, le désordre et le besoin de consolider les


positions conquises par les AFDL qui venaient de conquérir le pouvoir ont
obligé a la haute hiérarchie da la nation congolaise d’avoir de nouveau
recours a la justice militaire en créant la cour d’ordre militaire(COM),
juridiction d’exception. Par le décret loi N°019 du 23 Aout 1997 et le décret
N° 20 du 23 Aout 1997 portant nomination des membres de la COM et le
ressort de cette juridiction d’exception. Dans cet élan, le législateur se trouve
devant une armée désorganisée et fait de nouveau recours à la justice
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militaire qui devait répondre aux impératifs de l’armée de ce moment. Une


fois de plus le souci de renforcer la justice militaire pour qu’elle s’adapte à la
nouvelle donnée se fait sentir par le décret N°003 de mars 2003 par le quel le
président de la république mettra fin a la cour d’ordre militaire et du parquet
fonctionnant près cette cour après que le parlement a voté la loi N°
022/2002 et N° 024/2002 du 18 novembre 2002 portant respectivement le
code judiciaire militaire et le code pénal militaire.

§2. Base légale


La constitution congolaise du 18 FEVRIER 2006 telle que
modifier et compléter à ce jour dispose en son article 149 :«le pouvoir
judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il est
dévolu aux cours et tribunaux qui sont : la cour constitutionnel la cour de
cassation, le conseil d’Etat, la haute cour militaire, les cours et tribunaux
civils et militaires ainsi que les parquets rattachés a ces juridictions ».

La loi N°13/01113 du 11 Avril 2013 portant code d’OCJ


reconnait l’existence de cette justice en citant, en son article 2, les
magistrats civils et militaires et en instituant un parquet près chaque cour
en son article 69. Le code judiciaire militaire dispose en son article 51 « il est
institué un auditorat militaire près chaque tribunal militaire de garnison,
nommé et le cas échéant, relevé de ces fonctions par le président de la
république.

§3. Situation géographique de l’auditorat militaire de garnison de


Lubumbashi
L’auditorat militaire de garnison de LUBMBASHI est situé au
numéro 550 au croisement des avenue maman YEMO et NDJAMENA dans la
commune de LUBUMBASHI, la province du HAUT KATANGA. Il nous parait
pertinent de noter que l’auditorat militaire de garnison de LUBUMBASHI
abrite la même parcelle que l’auditorat militaire supérieur du KATANGA
mais aussi le tribunal militaire de garnison de LUBUMBASHI et la cour
militaire du KATANGA.

SECTION II ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE L’AUDITORAT


MILITAIRE DE GARNISON DE LUBUMBASHI
§1. De l’organisation de l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi
L’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi est organisé
de la manière suivante :

Il comprend à son sein un auditeur militaire de garnison chef d’office, le


capitaine KABUYA MWADIANVITA FEIMTO, plusieurs premiers substituts,
les substituts,… ils sont tous magistrats de carrière et travaillent sous
4

l’autorité du chef d’office. Il ya également un secrétariat et une inspection


qui aident les magistrats a mieux fonctionner.

§2. Fonctionnement de l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi


1. LE CABINET DE L’AUDITEUR MILITAIRE DE GARNISON
a. Base légale

Conformément à l’article 51 du code judiciaire militaire, il est


institué un auditeur militaire de garnison nommé et le cas échéant révoqué
par le président de la république. L’auditeur militaire de garnison exerce
sous la direction et la supervision de l’auditeur militaire supérieur près la
cour militaire, les fonctions de ministere public près le tribunal militaire de
garnison ainsi que le tribunal militaire de police du ressort ; il est assisté
d’un ou plusieurs premiers substituts et des substituts qui sont nommés et
révoqués le cas échéant par le président de la république

b. Rôle et activités de l’auditeur militaire e garnison de Lubumbashi

Il exerce sous la direction et la surveillance de l’auditeur


militaire supérieur, les fonctions du MP près le TMG, il assure
l’administration intérieur de l’auditorat militaire de garnison dont il est le
chef. Il ne peut instruire que lorsqu’il estime qu’il s’agit des affaires
complexes ou lorsque son supérieur lui oblige.

Il confie les dossiers judiciaires aux magistrats de son office ;


vérifie chaque dossier avant son envoi en fixation ou transmission a un autre
parquet. En cas d’empêchement ou d’absence il se fait remplacé par le 1er
substitut ou le substitut le plus ancien. En vertu de l’article 52 du code
judiciaire militaire, le 1er substitut ou le substitut de l’auditeur militaire de
garnison représentent le ministere public devant le tribunal militaire de
garnison et le tribunal militaire de police.

2. LE SECRETARIAT

Assure la réception, l’expédition et l’enregistrement des


courriers. Assure également la tenue des archives judiciaires et des
registres.

3. L’INSPECTION JUDICIAIRE

Les OPJ des parquets militaires portent le nom des


inspecteurs de police judiciaire. Sont chargés de rechercher et constater les
infractions militaires, de droit commun ou mixte, ils reçoivent les plaintes,
recherchent les auteurs des infractions, aident le ministere public dans sa
mission et sont placés sous sa direction.
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4. LE DETACHEMENT JUDICIAIRE

Ils ont pour mission d’aider, dans l’exercice de leur mission,


les OMP militaire et les IPJ à l’exécution des mandats qu’ils décernent. Le
détachement judiciaire est ainsi, composé des officiers, sous officiers et des
soldats jouant le rôle des APJ, et sont régulateurs des services intérieurs
notamment, la garde, la permanence, les honneurs,…

SECTION III ORGANIGRAMME DE L’AUDITORAT MILITAIRE DE


GARNISON DE LUBUMBASHI

Auditeur Militaire de garnison

Inspecteur judiciaire Secrétaire divisionnaire

Détachement judiciaire

Un ou plusieurs 1ers substituts

Substitut de l’Auditeur Militaire de Garnison


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CHAPITRE II DÉROULEMENT DE STAGE


PROPREMENT DIT
SECTION I : DU CALENDRIER DE STAGE
§1. Calendrier établit pour encadrement des stagiaires
Il s’agit bel et bien du calendrier que l’institution a établit
pour le déroulement de la période de stage

 Du jeudi 19 décembre 2019 au lundi 23 Décembre 2019 le stagiaires


devaient être a la disposition du secrétaire, par contre du mardi 24
Décembre au vendredi 27 décembre 2019 a la disposition des
inspecteurs de police judiciaire en fin du 28 décembre au 18 janvier
2020 on devait être dans des cabinets des magistrats.

§2. Calendrier appliqué lors de cette période de stage


 Du jeudi 19 Décembre 2019 au mardi 24 Décembre 2019 chez le
secrétaire divisionnaire
 Du 26 décembre au 28 décembre 2019 chez les inspecteurs judiciaires
 Du 30 décembre 2019 AU 18 Janvier 2020, dans des cabinets des
magistrats.

En dehors du calendrier prévu, le magistrat sylvain NGOY


venait par moment nous occuper sur les questions de droit, il nous a parlé
des infractions qui ne pouvait se poursuivre qu’a la requête de la victime, il a
également été présent a chaque fois que nous étions libre pour nous donner
les matières non apprise a l’université. Il arrivait aussi de moment ou
l’auditeur lui même entrait pour essayer de vérifier si le stage se déroulait
bien et si tout se passait bien, il arrivait aussi par moment que l’on
bénéficiait des visites du 1er président de la cour militaire, qui nous aura
fait du bien lorsqu’il nous avait fait voir la pertinence de chaque question
que le magistrat avait toujours a poser aux victimes, témoins, prévenus. Il
aura par la même occasion essayé de verifier si on avait assimilé toutes les
notions apprises.

SECTION II : DEROULEMENT DU STAGE PROPREMENT DIT


Comme mentionné ci haut dans le calendrier, nous avons été
d’abord au secrétariat (§1), en suite chez les inspecteurs de police judiciaire
(§2) et enfin dans des cabinets des magistrats (§3)
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§1. Au secrétariat
a. Organisation

Il est organisé près chaque auditorat un secrétariat dirigé par


un secrétaire de parquet qui est un fonctionnaire de l’Etat œuvrant dans
l’ordre judiciaire et ayant comme rôle d’assister le magistrat du parquet dans
les travaux administratifs relatifs a la mission de dire le droit. Celui-ci n’a
aucun pouvoir sur un acte judiciaire, il ne peut pas signer un mandat
d’amener mais peut signer :

Les PV administratifs de destruction des objets saisis

Les PV de récupération de DI

Les PV de perception des objets saisis

Les PV de restitution des DI.

On trouve ainsi :

Un secrétariat a l’auditorat général près la haute cour


militaire dirigé par un premier secrétaire, secondé par un ou plusieurs
adjoints ; un secrétariat a l’auditorat supérieur près la cour militaire, dirigé
par un secrétaire principal ; un secrétariat à l’auditorat militaire près le
tribunal militaire de garnison, dirigé par un secrétaire divisionnaire.

b. Fonctionnement

Le secrétaire de parquet près l’auditorat militaire a pour fonction de :

Recevoir les PV ;

Recevoir les plaintes ou dénonciation ;

Recevoir les correspondances émanant d’autres parquets ;

Ouvrir les dossiers judiciaires ;

Tenir a jour les divers registres ;

Régulariser les pièces de détention ;

Gérer les dossiers du personnel judiciaire ;

Recevoir les lettres émanant tant du secteur public que du secteur privé
(courrier ordinaire) ;

Rédiger les correspondances courantes ;


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Recevoir les visiteurs et les acheminer le cas échéant aux magistrats


intéressés ;

Gérer les dossiers du personnel judiciaire.

c. Des registres tenus au secrétariat

Le secrétaire du parquet en l’occurrence celui de l’auditorat


militaire de garnison tient les différents registres suivants :

Le registre autre parquet


Le registre lettre entrée
Le registre lettre sortie
Le registre du ministère public
Le registre des plaintes
Le registre télégramme (TG entrant et TG sortant)
Le registre des faits non infractionnels
Le registre de transmission des courriers
Le registre de transmission des dossiers aux cabinets des magistrats
Le Registre personnel
Le Registre feuille de route
Le registre d’arrestation
Le registre de l’amende transactionnelle

§2. Aux inspections de police judiciaires : 


L’inspection judiciaire c’est un service rattaché à l’auditorat
militaire ; un inspecteur judiciaire appuie l’OMP dans sa mission, il prête
serment devant le président de la république cependant, sous certaines
conditions ils le fait devant l’auditeur général et a une compétence générale
sur l’étendu du territoire national. Avec les inspecteurs nous avons
beaucoup appris on a appris les matières suivantes :

On nous a appris qu’à l’inspection ; on rencontre les OPJ


attachés de manière permanente aux auditorats militaires et les OPJ
militaire officier, sous officier et gradé de la PNC et en fin, les OPJ militaires
officiers, sous officiers de FARDC et agents assermentés des services de
l’armée. Ils accomplissent tous leurs missions sur base de l’article 137 du
CJM. Ainsi, il est organisé à l’auditorat général une inspection dirigée par
l’inspecteur général qui doit être un officier supérieur ; celui-ci est assisté
par un inspecteur judiciaire en chef. Par contre, l’inspection près l’auditorat
supérieur est dirigé par un inspecteur judiciaire en chef assisté d’un ou des
plusieurs inspecteurs divisionnaires.

A l’auditorat militaire de garnison, on trouve une inspection


dirigée par un inspecteur judiciaire divisionnaire ; secondé par un ou
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plusieurs inspecteurs judiciaires principaux ou les inspecteurs judiciaires


de première ou de deuxième classe. En fin, on trouve inspecteur pénitencier
dans les prisons militaires. La police judiciaire fonctionne avec le concours
des inspecteurs de police judiciaire et du détachement judiciaire.

Les IPJ jouent a quelques différences près les mêmes rôles que le
ministère public conformément a l’article 2 du code de procédure pénale et
ont le rôle de :

Constater et recherche les infractions


Recevoir les dénonciations, plaintes et rapport relatifs aux infractions
Consigner dans le PV les infractions
Transmette le PV au magistrat instructeur
Instruire un dossier judiciaire
Entendre dans le PV les plaignants et les présumes coupables.

Les inspecteurs dans l’exercice de leurs fonctions utilisent un


ensemble d’opérations d’investigations en vue d’atteindre un objet ou un
résultat. Par ailleurs un bon enquêteur doit avoir les qualités requises pour
une bonne enquête ; à savoir :

La rapidité, l’enquête doit être méthodique, elle doit être


également globale, elle doit en fin être complète. Par contre, Le détachement
judiciaire est composé des militaires chargés d’exécuter les actes de
procédure délivrés par les magistrats et les IPJ. Ils sont rattachés aux
inspecteurs et sont comme les huissiers et ont pour rôle de seconder le MP
et les IPJ dans L’exécution des mandats des autorités, dans l’exercice de
leurs fonctions en l’occurrence :

 L’exécution des mandats d’amener


 La transmission des convocations

Les inspecteurs nous ont également parlés des compétences


des juridictions militaires, nous avons ainsi retenu que La justice militaire
connait trois sortes de compétences à savoir :

 la compétence territoriale ;
 la compétence matérielle ;
 la compétence personnelle.

a. De la compétence territoriale :

En effet, en vertu de leurs compétences territoriales ; les


juridictions militaires connaissent sur le territoire de la république
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démocratique du Congo des infractions d’ordre militaire et des infractions de


toute nature commises par des militaires.

b. De la compétence matérielle :

Les juridictions militaires sont compétentes pour juger les


infractions d’ordre militaire punies en application du code pénal militaire. En
l’occurrence, les infractions contre l’honneur, les infractions aux consignes,
les infractions tendant a soustraire leur auteur de ces obligations
militaires,… en vertu de cette même compétence, elles connaissent des
infractions de toute nature commise par des militaires et punies
conformément aux dispositions du code pénal ordinaire. Sur ce point l’on
retient les infractions comme la trahison et l’espionnage n temps de guerre,
les atteintes à la défense nationale, les crimes internationaux,…

Les juridictions militaires cependant ne connaissent pas de


l’action disciplinaire c'est-à-dire qu’on n’organise pas la chambre de
discipline comme c’est le cas dans les juridictions de droit commun.

c. De la compétence personnelle :

En fin, en vertu de leurs compétences personnelles, les juridictions


militaires sont compétentes pour juger les personnes suivantes :

1. A la haute cour militaire :


Les officiers généraux des forces armées congolaises et les membres de
la police nationale congolaise et du service national de même rang.
Les personnes justiciables par état, de la cour de cassation pour des
faits qui relèvent de la compétence des juridictions militaires.
Les magistrats militaires membres de la haute cour militaire, de
l’auditorat général, des cours militaires, des cours militaires
opérationnelles, des auditorats militaires près ces cours.
Les membres militaires desdites juridictions poursuivi pour des faits
commis dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions
de juge.

2. A la cour militaire :
Les officiers supérieurs des forces armées congolaises et les
membres de la police nationale et du service national du même
rang.
Les personnes justiciables par état, de la cour d’appel pour des
faits qui relèvent de la compétence des juridictions militaires
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Les fonctionnaires de commandement du ministère de la défense,


de la police nationale, du service national ainsi que de leurs
services annexes
Des magistrats militaires des tribunaux militaires de garnison et
ceux des auditorats militaires près ces tribunaux militaires
Les membres militaires de ces juridictions poursuivis pour des faits
commis dans l’exercice ou à l’ occasion de l’exercice de leurs
fonctions de juge.
3. Au tribunal militaire de garnison :

Sont justiciables du tribunal militaire de garnison :

Les militaires des forces armées congolaises d’un grade inferieur a


celui de major et les membres de la police nationale et du service
national de même rang.
4. Au tribunal militaire de police :

Sont justiciables :

les militaires des forces armées congolaises ou assimilées, d’un grade


inferieur a celui de major et les membres de la police nationale et du
service national de même rang qui e sont rendus coupables des faits
poursuivis et punis par la loi d’une peine de servitude pénale d’un an
au maximum.

Ainsi, ce n’est qu’a titre exceptionnel que les non militaires


peuvent être poursuivis devant les juridictions militaires.

En fin, si nous nous sommes attelés sur cette dernière


compétence c’est parce que, chez les militaires, la compétence personnelle
prime sur les autres compétences c'est-à-dire on prend plus en
considération la personne du justiciable.

§3. Au cabinet du lieutenant magistrat BOLELEKI NTONDA Irène


Dans le cabinet du magistrat nous avons appris que L’OMP
militaire est soumis aux dispositions du code d’organisation et de
compétence judiciaire applicable au ministère public de droit commun ; c’est
la raison pour laquelle il a pour mission de :

 Rechercher les infractions aux actes législatifs et réglementaires


commises par les justiciables des juridictions militaires.
 Exercer l’action publique et requérir l’application de la loi
 Assister aux débats des juridictions militaires
 Assurer les décisions rendues par les juridictions militaires
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 Surveiller et diriger tous les officiers de police judiciaire militaire et les


agents de l’ordre judiciaire militaire à l’exception des agents des greffes
et des huissiers.
 Veiller au maintient de l’ordre dans les cours et tribunaux militaires.

Dans son cabinet le magistrat instruit des dossiers. Et


l’instruction est l’Etape au cours de laquelle le magistrat prend connaissance
des faits en entendant les plaignants, les témoins et l’accusé ; celui-ci les
entend tous dans des PV différents suivant :

 PV d’audition : PV dans lequel le magistrat instructeur entend les


victimes, les témoins ; il le fait au travers une série des questions qu’il
pose la personne concernée.
 Le PV d’interrogatoire : PV dans lequel le magistrat instructeur entend
l’inculpé ou le présumé coupable. Il lui pose également quelques
questions pour essayer d’éclairer sa lanterne.
 PV de confrontation : PV dans le quel le magistrat entend les victimes
ou les plaignants et l’accusé.

Dans son travail, le magistrat instructeur fait usage des


certaines pièces, il utilise ainsi, les pièces de procédures et des pièces de
détentions ; il fait alors usage des pièces de procédure suivantes :

 L’invitation
 Le mandat de comparution
 La réquisition d’enquête
 La réquisition d’information
 La réquisition à expert
 Le mandat de perquisition.

Il fait également usage des pièces de détentions suivantes :

 Le mandat d’arrêt provisoire


 La décision de confirmation
 L’ordonnance de prorogation de la détention préventive

La note de fin d’instruction :

Document dans le quel le magistrat instructeur fait savoir à


l’auditeur de quoi il s’agit dans le dossier que l’auditeur lui a donné et
propose à ce dernier une solution. La note de fin d’instruction comprend les
éléments suivants :

L’identité de l’inculpé
Le lieu et la date d’arrestation
La position de l’inculpé
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Raison pour laquelle on le poursuit


Le résumé de fait
La discussion en droit
Les éléments de preuve
Le libellé de prévention
La proposition du magistrat instructeur
La décision de l’auditeur.

On notera que, la proposition du magistrat instructeur dans


note de fin d’instruction peut comprendre les décisions suivantes :

 La saisine du tribunal si les faits sont établis


 Le classement du dossier par amende transactionnel si l’infraction
admet la peine d’amende
 Le classement du dossier du dossier, si les faits sont bénins, s’il y a
prescription de l’action publique ou son extinction soit par la mort,
l’amnistie ou l’abrogation d’une loi
 La décision de non lieu si les éléments constitutifs de l’infraction ne
sont pas soumis où s’il y a insuffisance des éléments des culpabilités.
 Le renvoi de l’inculpé a la discipline du corps, si le magistrat
instructeur constate que les faits du dossier sont bénins ou de peu de
gravité.

Elle nous a également fait savoir que dans les juridictions militaires il y a 5
modes de saisine a savoir :

La décision de renvoi
La décision de tradition directe
La comparution volontaire
La saisine d’office
La présentation de l’auteur présumé d’une infraction intentionnelle
flagrante ou réputée telle.
14

CRITIQUES ET SUGGESTIONS
A. Critiques :

L’œuvre humaine étant souvent imparfaite, c’est pourquoi


nous avons rencontres des nombreuses imperfections au sein de l’auditorat
militaire de garnison de Lubumbashi en ce qui concerne l’encadrement des
stagiaires. C’est ainsi que nous avons constaté que l’avènement de la
mondialisation et de la modernisation ne profite pas a l’auditorat militaire de
garnison puisque vous allez constater avec nous que les pièces de
procédures continuent à se faire a la main.

Nous avons également regretter le fait d’avoir plus de temps


passer dans la salle d’audience que chez nos encadreurs, qui nous prenaient
que des jours exceptionnels, a des heures tardives, le pure en est que nous
avons été contraint d’être au lieu de stage avant l’heure alors que les
encadreurs été sur le lieu avec un grand retard .le manque de descente nous
a également déplus.

B. Suggestions

On suggère à l’Etat de mettre à la disposition des magistrats


et IPJ des moyens logistiques nécessaires pour une bonne administration de
la justice. On demande aussi aux autorités d’avoir un contrôle rigoureux
sur les personnels de l’institution afin de n’est plus permettre des
ingérences et le control de certains cadre, nous sollicitons que pour les
générations futur qu’il y ait aussi des multiples descentes sur terrain pour
concilier la théorie a la pratique.
15

CONCLUSION
En guise de conclusion, le stage a été bénéfique en notre
égard nous avons fort apprécié le fait d’être en contact direct avec les
plaignants, les accusés ainsi que les renseignant les entendre et dresser les
PV, tout cela ont apportés un plus a notre bagage intellectuelle de tel sorte
que les lacunes rencontrés à forcer de temps on été vidé. En claire l’auditorat
militaire de garnison de Lubumbashi lutte pour le maintient de l’ordre en
poursuivant les militaires et assimilés et aussi tous les civils qui font
détiennent les instruments militaires qui troublent l’ordre public et pour ce
faire, l’auditorat militaire de garnison se sert du code judiciaire militaire et
du code pénal militaire pour son fonctionnement cependant, le recours au
code pénal ordinaire et d’autres codes n’est pas à exclure. Donc ce stage,
nous amène à étendre nos relations tout en améliorant nos connaissances.
Nous avons appris comment fonctionne les juridictions d’ordres militaires.
16

TABLE DES MATIÈRES


REMERCIEMENT.............................................................................................................................I
SIGLES ET ABRÉVIATIONS........................................................................................................II
INTRODUCTION...............................................................................................................................1
CHAPITRE I PRÉSENTATION DE L’AUDITORAT MILITAIRE DE GARNISON DE
LUBUMBASHI...................................................................................................................................2
SECTION I BRÈVE HISTORIQUE DE LA JUSTICE MILITAIRE...........................................2
§1. Création de la force publique.........................................................................................2
§2. Base légale...........................................................................................................................3
§3. Situation géographique de l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi.3
SECTION II ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE L’AUDITORAT MILITAIRE
DE GARNISON DE LUBUMBASHI.............................................................................................3
§1. De l’organisation de l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi.............3
§2. Fonctionnement de l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi..............4
SECTION III ORGANIGRAMME DE L’AUDITORAT MILITAIRE DE GARNISON DE
LUBUMBASHI.................................................................................................................................5
CHAPITRE II DÉROULEMENT DE STAGE PROPREMENT DIT.....................................6
SECTION I : DU CALENDRIER DE STAGE............................................................................6
§1. Calendrier établit pour encadrement des stagiaires...............................................6
§2. Calendrier appliqué lors de cette période de stage..................................................6
SECTION II : DEROULEMENT DU STAGE PROPREMENT DIT..........................................6
§1. Au secrétariat.....................................................................................................................7
§2. Aux inspections de police judiciaires :........................................................................8
§3. Au cabinet du lieutenant magistrat BOLELEKI NTONDA Irène........................11
CRITIQUES ET SUGGESTIONS................................................................................................14
CONCLUSION..................................................................................................................................15
TABLE DES MATIÈRES..............................................................................................................16

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