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TITRE I : La SECURITE INTERNATIONAL

CHAPITRE I : LA PROTECTION INTERNATIONAL


Deux domaines fondamentaux participent à cette protection

SECTION I : le droit international des droits de l’homme (DIDH)

Le DIDH est la branche du DI dont l’objet est d’assurer la protection générale de l’individu
dans l’ordre international. Cette protection est devenu effective avec la création de l’ONU.

Nous attendons par droit de l’homme l’ensemble des prérogatives juridiques assurant la
dignité humaine en vertu d’une garantie normative et d’une protection institutionnel (la
dignité humaine est la valeur d’être humain)

PARAGRAPHE I : la garantie normative des droits de


l’homme

Les normes de protection des droits de l’homme sont adoptées dans différents systèmes de
protection des droits de l’homme. Un système de protection des droits de l’homme est un
ensemble de normes et d’institutions adopter pour protéger juridiquement les droits de
l’homme dans un cadre géographique déterminé sur le fondement d’une philosophie
particulière.

Il existe un système universel de protection de protection des droits de l’homme qui


fonctionne sous l’égide de l’ONU. Il existe aussi des systèmes régionaux (africain, européen,
américain) .Les normes de protection internationale des droits de l’homme consacrent
plusieurs générations des droits de l’homme. Une génération de droit de l’homme est un
ensemble de droit de l’homme ayant le même but philosophique, un même fondement
idéologique et une commune émergence chronologique. On distingue trois (3) générations
des droits de l’homme :

- Les droits de de la 1ere génération (civil et politique) : cette génération est supposé
être apparu entre la fin du 18e siècle et le début du 19e siècle .elle est fondée sur
l’idéalisme libéral.
- Les droits de la 2nd génération : ce sont des droits économiques, sociaux et culturels.
Ces droits sont apparu à la 1ere moitié du 20e siècle. Ces droits sont fondées sur
l’idéologie socialiste .Le but des droits de 2e génération est de faire en sorte que l’Etat
satisfasse les besoins élémentaires de l’être humain.
- Les droits de 3e génération : ce sont les droits de solidarité qui sont apparu à la 2e
moitié du 20e siècle fondée sur l’idéologie du développement africain. Le but de ces
droits est la protection des individus contre l’extrême pauvreté avec l’aide des pays
riches (droit au développement ,droit à la paix…)

A- les conventions générales


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Les conventions générales sont celles qui assurent la protection des droits de
l’homme en faveur de toutes les catégories de personnes ; exemple du pacte international sur
le droit civil et politique du 16 Décembre 1954. La convention européenne des droits de
l’homme, la charte africaine des droits de l’homme.

B – Les conventions spécifiques

Il y a 2 sortes de convention spécifique : les conventions catégorielles et les


conventions sectorielles

- Les conventions catégorielles : il s’agit de traités internationaux qui ont pour objet la
protection d’une catégorie de personne ; exemple : la convention pour l’élimination de
toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, la convention sur le droit des
enfants de 1989, la convention sur la protection des travailleur, l’immigration…

-Les conventions sectorielles : il s’agit d’accord ou de traités internationaux qui ont pour
objet la protection d’un droit particulier ; exemple de la convention contre la torture du 10
décembre 1984, la convention pour l’élimination de toutes formes de discrimination raciale

PARAGRAPHE II la protection institutionnelle

Il s’agit d’une dimension indissociable de la protection effective des droits de


l’homme. Cette protection comporte une double dimension en l’occurrence une dimension
relative aux organes et une dimension relative au mécanisme

A – les organes de protection

Il s’agit d’organes ou d’institutions qui ont pour mission de contrôlé le respect des
droit de l’homme par les Etats .En principe chaque instrument conventionnel ses organes de
protection .On distingue 2 catégorie d’organe de protection : les organes juridictionnels et les
organes non juridictionnel

- Les organes juridictionnels : la cour internationale de droit de l’homme, la cour


africaine des droits de l’homme et des peuples

-les organes non juridictionnels : il se caractérise par le fait qu’ils n’ont pas de pouvoir
judiciaire et que leur décision ne sont pas obligatoire. On peut les scindé en deux

. Les quasi-juridictions : qui sont caractérisé par une procédure contradictoire et une
décision non obligatoire, exemple : le comité des nations unies pour l’élimination des
discriminations raciale, le comité contre la torture, le comité pour la protection des
travailleurs.

.les organes administratif : caractérisé par une procédure non contradictoire et une
décision non obligatoire ; ce sont des organes de types politique

B –les mécanismes de protection

Ce sont des procédés par lesquels les organes de protection contrôlent le respect
par les Etats des droits garanties. On distingue 2 mécanismes
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- Les mécanismes contentieux : c’est un ensemble de règles relative à une procédure


contentieuse entre les titulaires de droit (les individus) et les destinataires de droit
(les Etats ).On à 2 catégories de mécanisme :

. Les plaintes individuelles ou requête individuelle : ils désignent la plainte d’un


individu physique ou moral contre un Etat ; ex de l’affaire AVONI contre NIGERIA, affaire
CDP contre BURKINA FASO

- Les mécanismes non contentieux : ce sont des mécanismes d’évaluation de l’Etat sur
rapport .Ici un rapport est établit pour relever ou dénoncer la situation ou la violation
des droit de l’homme dans l’Etat

Les principes des droits de l’homme

_ Le principe de la non réciprocité

_ Le principe de la subsidiarité : la protection internationale des droit de l’homme


garantie un standard minimum

_ Le principe de l’épuisement préalable des voies de recours internes : il faut avoir


recours à l’ordre national avant le recours international (c’est une condition de la recevabilité
d’une plainte dans l’ordre international)

En droit international chaque droit de l’homme est supposé imposé à l’Etat trois (3)
types d’obligation

- l’obligation de respecter le droit en question : c’est l’obligation de s’abstenir de violer


le droit en question

- l’obligation de protéger : c’est l’obligation de protéger une personne contre les


atteintes à des droits provenant d’une autre personne

- l’obligation de donner effet ou garantir : c’est l’obligation qu’a l’Etat de faciliter la


jouissance des droits de l’homme

SECTION II : Le droit international humanitaire

Le droit international est le droit qui s’applique à la guerre. C’est la branche du droit
international qui régit la guerre. C’est l’ensemble des règles qui vide la protection de l’homme
dans le contexte de la guerre .le droit international humanitaire civilise la guerre.

PARAGRAPHE I : les fondements du droit international humanitaire

Le DIH est aussi appelé JUS IN BELLO (le droit applicable dans la guerre) . Il
est à différentié du JUS AD BELLO qui est le droit de faire la guerre (qui est quasi nul sauf
pour la légitime défense). Le JUS IN BELLO trouve son fondement dans les réflexions de
HENRI DUNANT dans son ouvrage intitulé souvenir de Solferino.
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A – les sources du droit international humanitaire

Le droit international humanitaire est composé de 2 catégories de sources,


d’une part le droit de la HAYE et le droit de GENEVE

1- Le droit de la HAYE

Il regroupe l’ensemble des règles qui limites le choix des moyens de la guerre
.certains moyens seront interdits et d’autres permises . Ce droit est codifier dans la
convention de la HAYE en 1899 et 1907.ex :convention 2 sur les lois de la guerre : les
belligérants n’ont pas un droit illimité quant au droit de nuire à l’ennemie.la convention de
1981 interdisant les armes à effets traumatisant .la convention de Paris de 1993 sur
l’utilisation de l’arme chimique

2 – le droit de GENEVE

Il s’applique aux personnes impliquées dans la guerre .il encadre le


comportement des acteurs dans la guerre .il est codifier per quatre (4) conventions du 12 août
1949 plus trois (3) protocoles additionnels

- Convention 1 : amélioration du sort des blessés et des malades des forces armées en
campagnes
- Convention 2 : amélioration du sort des blessés, des malades et des naufragés des
forces armées sur mer
- Convention 3 : la protection des prisonniers de guerre
- Convention 4 : protection de la population civile
- Protocole 1 : portant sur les conflits armés internationaux, ex : guerre entre deux
Etats
- Protocole 2 : portant sur les conflits armés non internationaux, ex : guerre Etat contre
un groupe armé

La clause SI HOMNES fait la différence entre le droit de la HAYE et le droit de GENEVE. Le


droit de GENEVE s’applique à n’importe quelle guerre à la différence du droit de la HAYE ou
tous les pays partis au conflit doivent avoir ratifié la convention pour qu’elle leur soit
applicable

II le champ d’application du D.I.H

2 champs d’application

A- le champ d’application matériel

Le D.I.H s’applique à 2 situations qui correspondent aux deux catégories de


guerre. Il s’applique d’abord aux conflits armées internationaux : aux guerres de libération
colonial, les guerres entre deux Etats. Il s’applique en suite aux conflits armées internes ;
conflits armées qui se déroulent entre des groupes armés interne.

B- le champ d’application personnel


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Le D.I.H s’applique à deux catégories de personnes : d’une part les soldats mis
hors combat et d’autre part les civils qui ne participent pas aux combats. La notion de
combattant trace la frontière du D.I.H. le D.I.H ne s’applique pas aux combattant mais aux
non combattant.

PARAGRAPHE II : la mise en œuvre du D.I.H

A- les moyens non répressifs

Il existe deux moyens non répressifs :

- L’action de la puissance protectrice : institué par l’art 8 de la convention 3 de


GENEVE. Il désigne un Etat chargé de protéger les intérêts d’un autre Etat en guerre
à l’égard des belligérants
- L’action du C.I.C.R : il peut jouer le rôle de puissance protectrice ; c’est le rôle de
substitut. C’est codifier dans le protocole 3

B – les moyens répressifs

Ces moyens se réfèrent à la pénalisation des violations du D.I.H

CHAPITE II : LA REPRESSION INTERNATIONALE

SECTUIN I : le droit international pénal


Le droit international pénal est la branche du droit international qui
gouverne l’incrimination et la répression de l’infraction internationale.

D’un point de vue historique, le droit international pénal a évolué en


plusieurs phases :

- Avant la S.D.N est la phase inexistante du droit international pénal


- Sous la S.D.N on a une époque de formation su droit international pénal
- Au lendemain de la 2e guerre mondial on assiste à la naissance du droit international
pénal
- Pendant la guerre froide on a assisté à une phase de stagnation du droit international
pénal
- Apres la guerre froide ; c’est la phase du développement et de l’affirmation du droit
international pénal

PARAGRAPHE I : l’incrimination pénal international

A – les infractions internationales


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Il existe plusieurs types d’infractions internationales qui peuvent engendrer


plusieurs types de sanctions internationales

En droit international classique il a existé d’abord existé la piraterie qui est définit comme
étant le brigandage dans les espaces internationaux (piraterie maritime et aérienne). Ces
infractions sont consacrées dans la convention de GENEVE sur la haute mer de 1958 et la
convention des nations unies sur le droit de la mer de 1982. Les auteurs de ces infractions
sont sanctionables par les Etats en vertu de la compétence universelle

- L’esclavage : qui est tout acte de commerce portant sur l’être humain entant que
propriété. Il a été érigé en infraction le 26 septembre 1925 sous la S.D.N. il s’agit d’une
compétence universelle aussi
- Le terrorisme : est tout acte de violence pour la défense d’un intérêt idéel
- Le crime d’apartheid : c’est tout acte de ségrégation raciale
- Le génocide : c’est la perpétration d’actes criminels dans l’intention de détruire un
groupe national, ethnique, racial, religieux. le crime de génocide est composé d’un
élément matériel et un élément moral
- Le crime contre l’humanité : c’est la commission dans le cadre d’une attaque
généralisé, systématique lancer contre une population civile. c’est un crime de groupe.
art 8 du statut de ROME
- Le crime de guerre : c’est le crime de violation du droit international humanitaire
- Le crime d’agression : art 8 ,10 du statut de ROME. Il consiste à la conduite
d’opération militaire contre la souveraineté, l’intégrité et l’indépendance d’un Etat.
Un Etat peut être passible de crime d’agression tout comme les individus

B – les types de responsabilité

L’infraction pénale internationale engendre des responsabilités


internationales ; on peut avoir une responsabilité personnelle et même une responsabilité
pour autrui .

PARAGRAPHE II : les juridictions pénales internationales

A- Les juridictions spéciales

Ce sont les juridictions qui ont compétence dans un contexte criminel


déterminé. Ces juridictions sont de deux ordres :

- Les tribunaux ad hoc : qui sont des juridictions spécialisées crées par la résolution du
conseil de sécurité de l’ONU. ex : le tribunal pénal international de Yougoslavie ; le
tribunal pénal international du Ruanda
- Les tribunaux pénaux internationalisés : ils sont créés par traité international entre
l’ONU et un Etat. Ex : le tribunal spécial pour la siéra Leone signé le 16 janvier 2002.
Ce tribunal est compétent pour les même crimes que les autres tribunaux ; ex de
l’affaire CHARL TAYLOR en 2012, affaire ISSA NABRE

b- les juridictions générales


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La cour pénale internationale crée par le statut de ROME est la première


juridiction pénal permanente universelle. Elle est composée d’un greffe, du bureau du
procureur, de la section préliminaire, la section de première instance, la section d’appel. La
compétence de la C.P.I est déterminée à l’art 5 du statut de ROME

la C.P.I peut est saisi par les Etats, le conseil de sécurité de l’ONU, le procureure. Le
conseil de sécurité peut suspendre toute poursuite devant le C.P.I pour une durée d’un an

SECTION : LE DROIT DE LA RESPONSABILITE INTERNATIONAL

IL existe deux projets de d’article de la C.P.I sur la responsabilité


internationale

Le premier du 12 décembre 2001 sur la responsabilité de l’Etat pour fait


internationalement illicite. Le second du 9 septembre 2011 sur la responsabilité des
organisations internationales

PARAGRAPHE I : Le principe de la responsabilité internationale

A- le principe
En droit international , ce principe de responsabilité correspondant à l’art 1382 du code civil
n’est pas conventionnel . On trouve ce principe exprimé dans l’art 1 et l’art 3 du projet 1 et 2.
Le principe tire sa force obligatoire de la coutume et de la jurisprudence internationale. Ce
principe dérive de la pratique des mesures de rétorsions et des représailles. Dans la
jurisprudence international ce principe est affirmé dans l’affaire UNSINE DE CHORSOW qui
pose le principe que c’est un principe du droit international voir une conception générale de
droit que toute violation d’un engagement comporte l’obligation de réparer

B – les conditions de la responsabilité internationale

Selon l’art 2 ces conditions sont de deux ordres

- L’illicéité internationale d’un acte de l’Etat : cette obligation peut être une action ou
une omission

Tout comme en droit interne, il existe en droit international des circonstances


excluant l’illicéité d’un acte de l’Etat :

. Le consentement de la victime

. La légitime défense (instantané, proportionnel)

. Les représailles (répondre à un acte illicite par un acte illicite)

. La force majeure (extérieure, inévitable et imprévisible)

. La détresse (pour sauver des vies)

. L’Etat de nécessité (mesure devenu indispensable pour préserver un intérêt essentiel

- L’imputabilité à l’Etat : il faut que le fait soit imputable à l’Etat, ex affaire des essais
nucléaire, attaque armé. il est possible de d’imputer des fait commis par des organes
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qui ne sont pas des organes de l’Etat à l’Etat. Si l’Etat exerce un control effectif sur cet
organe l’Etat engage sa responsabilité en cas de faute de cet organe

PARAGRAPHE I : La mise en jeu de la responsabilité


internationale

A – l’engagement de la responsabilité internationale

La responsabilité internationale peut exister et ne pas être engagé.


L’engagement de la responsabilité internationale est un acte de souveraineté.
Pour engager la responsabilité internationale il y’a deux conditions
- L’existence d’un dommage : on a deux types de préjudice
. Un dommage matériel (quantifiable)
. Un dommage moral (portant sur l’honneur etc.)
Le dommage peut être soit immédiat ou médiat
*immédiat : frappe directement le sujet
*médiat : subit par l’intermédiaire d’un individu relevant de la souveraineté de
l’Etat.
- Le lien de causalité : il faut un lien de causalité entre le dommage et le lien
internationalement illicite. On distingue deux types de lien de causalité
*la causalité matérielle : c’est celle fondé sur la logique, la normale, le naturel,
l’évidence.
* La causalité normative : c’est la causalité résultant d’une absence de diligence

B – les conséquences de l’engagement de la responsabilité


internationale

Nous pouvons relever deux conséquences de l’engagement de la responsabilité


internationale :
- Le droit d’action en responsabilité (il faut avoir un intérêt à agir)
- La réparation (du fait qu’on ne puisse emprisonner un Etat on l’oblige à la
réparation du dommage causé). il y’a trois modalité de réparation :
• La restitutio in intégrum : c’est la réparation qui vise le rétablissement du
statucoenté ; effacer les effets du dommage.
• L’indemnisation (L’évaluation pécuniaire du dommage)
• La satisfaction équitable qui est un mode de réparation symbolique

TITRE II : LA PAIX INTERNATIONAL


D’un point de vue strict, la paix désigne l’absence de guerre. Au
sens large elle désigne une situation internationale favorable au
développement
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CHAPITRE I : La PROTECTION DE LA PAIX


INTERNATIONALE
Après la 2nd guerre mondiale, la communauté internationale s’est orienté
de la guerre vers la paix et de la guerre contre la guerre. Pour cela la
communauté a édictée une norme fondamentale : l’interdiction au recours
à la force armée dans les relations internationales (c’est une règle de jus
cogens).

SECTION I : le règlement pacifique des différents

Le règlement pacifique des différents internationaux a commencé depuis


les conférences de la Haye de 1899 et de 1907. Elle s’est consolidée avec la
charte des nations unies. Corrélativement si l’interdiction du recours à la
force armée est une règle de jus cogens alors le règlement pacifique des
différents internationaux en est une aussi.
Selon la C.P.J.I dans son arrêt du 30 AOUT 1924 dans l’affaire des
concessions MAVROMATICE (PALESTINE contre ROYAUMES UNIES);
un différend international est un désaccord sur un point de droit ou de
fait ,une contradiction ou une opposition de thèse juridiques ou d’intérêt
entre deux personnes. Le différent international concerne uniquement les
sujets de droit international.
Lorsqu’un différend international nait, il y’a l’obligation de le régler par des
moyens pacifiques. Il existe plusieurs moyens de règlement pacifique des
différents énoncés à l’art 33 de la charte de l’ONU

PARAGRAPHE I : le règlement non juridictionnel du différent


international

L’art 33 indique certains moyens non juridictionnel de différent qui ne sont


pas exorcises. On peut distinguer deux types de moyens en partant de l’idée
de l’intervention ou pas d’un tiers dans le règlement de différent.

A – les procédés de règlement immédiat

Le procédé qui ne consacre pas l’intervention des tiers est la négociation.


C’est le mode de règlement le plus simple ; c’est le procédé de droit
commun. A l’avènement d’un différent, il y’a une obligation de négociation
préalable pour tous différents. C’est une obligation générale.
Cette obligation est complétée par une obligation de bonne foi de sorte que
la négociation soit efficiente. Toutefois il n’y a pas d’obligation de conclure
(ex affaire frontalier Burkina Faso contre Niger.

B – Procédés de règlement médiat


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Il consacre l’intervention d’un tiers pour le règlement du différend. Il peut


être un Etat ou une organisation internationale. S’inscrivent ici tous les
procédés institués par l’art 33
- La négociation
- Les bons offices : c’est l’intervention d’un tiers pour offrir son entremise à la
résolution d’un différend .les bons offices permettent de rétablir le contact
entre les belligérants.
- La médiation : elle consacre l’intervention d’un médiateur qui pose des bases
de discussion et de rapprochement des points de vue divergent
- La conciliation : elle consiste pour la commission de conciliation à mener une
enquête d’établissement des faits du différend et à proposer une solution.
- la facilitation : elle consiste dans l’octroi de facilité et de commodité pour la
concertation entre parties à un différent.

PARAGRAPHE II : le règlement juridictionnel des


différents internationaux

C’est le règlement des différends internationaux soit par vois d’arbitrage soit
par vois judiciaire

A- Le règlement par juridictions arbitrale ad hoc

Suivent l’art 37 de la convention de la Haye de 1907 reprenant un auditer


dictum de la sentence arbitrale de l’ALABAMA : l’arbitrage désigne le règlement des
litiges entre Etat par des juges de leur choix sur la base du droit. Il existe trois types
d’arbitrage :

- L’arbitrage pur: qui est l’arbitrage d’un différend entre sujets de droit
international
- L’arbitrage mixte : c’est l’arbitrage d’un différend entre un sujet de droit
international et une personne privée relevant de sa compétence
- L’arbitrage transnational : c’est l’arbitrage entre un Etat et une personne privée
étrangère.
L’arbitrage internationale a évolué en plusieurs temps : dans un premier temps
l’ordre international connaissait d’abord l’arbitrage par souverain dans lequel
un Etat joue le rôle d’arbitre ; c’était le cas dans la sentence arbitrale
CHORTERGE de 1861 (grande Bretagne contre Portugal). L’arbitrage
technique a émergé dans le traité JOY de 1794 entre les USA et la Grande
Bretagne. l’arbitre est choisie ici en fonction de ses compétences techniques en
la matière. il y’a eu ensuite la codification générale de l’arbitrage dans l’acte
général d’arbitrage de la S.D.N de 1928 et les conventions internationales
d’arbitrage de la Haye. Deux éléments caractérisent l’arbitrage : le
consentement des Etats (ils doivent consentir à aller à l’arbitrage) et le
caractère obligatoire de la sentence arbitrale (qui est inhérent au
consentement)
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L’arbitrage peut être facultatif ou obligatoire. Il est facultatif si les parties ont
la liberté de choisir ou non le tribunal arbitral ; il est obligatoire si le mode de
règlement du différend appel nécessairement l’arbitrage. Le tribunal arbitral
est composé d’un nombre impair d’arbitre (1, 3, 5…). C’est un principe général
du droit que le recours à l’arbitrage implique la soumission de bonne foi à la
sentence arbitrale

B- Le règlement par les juridictions permanente

Une juridiction internationale est une institution investie du pouvoir de trancher les
différends internationaux par voie de procédure contradictoire et de décision
obligatoire.

Il existe deux types de juridiction permanente :

- Les juridictions à compétence générale : ceux sont celles qui ont compétence
générale en droit international ; ex : la C.P.J.I, la C.I.J. crée en 1945 comme
organe judiciaire principal de l’ONU. la C.I.J. est compétente à l’égard d’un
Etat, i que si cet Etat a fait déclaration du statut de la C.I.J art 36(compétence
contentieuse et consultative). L’arrêt est obligatoire et l’avis consultatif n’est
pas obligatoire
- Les juridictions spécialisées : ceux sont celles qui s’inscrivent dans le cadre d’une
branche du droit. Ex C.P.I, C.C.J.A, C.A.D.H…

SECTION II : le droit international de développement

Le développement est définit comme un processuce global économique, social,


culturel et politique qui vise à améliorer sans caisse le bien être de l’ensemble
de la population et de tous les individus. C’est un processuce perpétuelle

PARAGRAPHE I : le droit international pour le développement


économique (DIE)

C’est l’ensemble des règles de droit international visant à promouvoir le


développement dans l’ensemble de la communauté internationale. Ces règles
proviennent de deux grands domaines du droit international : droit
international économique et le droit international des espèces

A- Le droit international économique

Le D.I.E est un domaine fondamental de droit international général. On a deux


définitions du D.E.I. D’une part certains le définissent comme l’ensemble des règles
de droit qui régissent les opérations qui comprennent un élément d’extranéité.
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D’autre part certains le définissent comme l’ensemble des règles de droit régissant
l’organisation des relations internationales de nature économique.

Pour nous (PR SOMA) le DIE est le droit des opérations économiques internationales
impliqué dans le développement global de l’Etat et de la communauté internationale

Il faut distinguer le DIE du droit publique économique qui est une branche du droit
public national. En DIE l’Etat est le 1er acteur. Dans le droit international général
l’Etat central et exclusif mais en DIE l’Etat n’est ni central ni exclusif. Il n’y a pas
d’uniformité des Etas en DIE : les Etats ne sont pas égaux ; on a des Etats pauvres et
des Etats riches. Il donc un principe de dualité des normes qui voudrait que les règles
ne soient pas érigé de façon uniforme pour tous les Etats. Les Etats n’ont pas les
mêmes droits ni les mêmes obligations.

L’Etat conserve sa liberté souveraine en DIE ; il a la souveraineté de choisir


son système de développement économique, il a la liberté de nationalité les
entreprises étrangères.

S’agissant des organisations internationales ils sont aussi sujet du DIE ( les
organisations internationales à vocation économique) ex : CEDEAO ,UEMOA,UE…
les organisation internationales économique peuvent être classer en plusieurs
catégories selon le domaine d’activité :

- Les organisations internationales commerciales : OMC CNUCED


- Les organisations internationales économiques financières : FMI, BANQUE
MONDIALE, BAD
- Les organisations internationales d’investissement : CIRDI, AMGI
En fonction de leur zone d’action géographique on distingue :

- Les organisations internationales : OMC CNUCED


- Les organisations régionales : CEDEAO, UE…
Ces organisations internationales exercent des fonctions de régulation de
l’économie internationale d’une part mais aussi des fonctions de financement
comme la banque mondiales et le FMI.
Les organisations internationales non gouvernementales peuvent participer à
la formation des règles en droit international économique. Les ONG peuvent
contribuer à la mise en œuvre des règles de droit international économique ex
de l’institution de développement durable.
L’ONG participe au règlement des différends internationaux économique ; elle
le fait d’abord entant qu’ami de la cour (expertise, témoignage) elle le fait
également au sein du SIRDI
Les sociétés multilatérales : leur statut juridique en droit international
économique est incontestable, ils sont sujets du droit international
économique ; sur le plan économique, ils traitent d’égal à égal avec les Etats.
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B- Le droit international des espaces


économiques
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On a plusieurs types d’espace économique, l’espace terrestre, maritime, aérien qui


peut etre national ou international
La mer en droit international est tout étendue d’eau salée en communication libre
(mer bordière) avec d’autre cour d’eau.
Le droit de la mer est essentiellement composé d’une convention : la convention des
nations unies sur le droit de la mer du 10 DECEMBRE 1992. Elle règle toutes les
questions relatives à la mer. Cette convention pose le régime juridique des différentes
parties de la mer :la zone économique exclusive qui est règlementé par les Etats, la
haute mer soumis au droit international
Selon l’art 82 de la convention, la zone et ses ressources sont le patrimoine commun
de l’humanité. Cela implique trois conséquences
1- Le non appropriation Etatique (art 137)
2- L’exploitation dans l’intérêt de l’humanité (art 140)
3- L’utilisation à des fins pacifiques (art 141)
Ces règles sont contrôlées par des institutions du droit de la mer qui sont :
L’OMI : l’organisation maritime internationale qui est une institution spécialisé de
l’ONU dont le but est d’encourager les Etats sur le régime de la mer. Elle est
impliquée dans la formation des règles de droit de la mer.
Le TIDM : tribunal international des droits de la mer : compétent sur la
convention de la mer.

PRAGRAPHE II le droit international au développement économique

Ceux sont des règles qui donnent droit au développement, à la jouissance du


développement

A- Le droit au développement entant que droit de l’homme

Ce droit résulte d’une revendication du tiers monde due à leur histoire marquée
par une domination des Etats riches. Ce droit a été consacré par la déclaration sur le droit au
développement du 4 DECEMBRE 1988. Selon l’art 1er de cette déclaration, le développement
est un état global de bienêtre. Et selon l’art 2 de cette déclaration, l’être humain est le sujet
central du droit au développement. De ce point de vu il peut réclamer ce droit à l’Etat ex
affaire ovoni. Dans l’ordre international l’Etat peut réclamer le droit au développement en
son nom et au nom de sa population

B- Le financement international de développement

Il y’a deux modalité de financement international de développement dans l’ordre


international

-le financement privé de l’investissement


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- le financement publique : c’est le financement résultant de la coopération internationale


(elle peut être bilatérale ou multilatérale)

-le financement mixte : qui consiste dans le commerce

CHAPITRE II : LE MAINTIEN DE LA PAIX ET


DE LA SECURITE INTERNATIONALE

SECTION I LE SYSTEME UNIVERSEL DE MAINTIEN DE LA


PAIX ET DE LA SECURITE INTERNATIONAL

C’est l’organisation du maintien de la paix par l’ONU

PARAGRAPHE I le droit matériel (règles juridiques)

A- Le chapitre 7

Il est composé des articles 39 et 51 de la charte de l’ONU et porte sur les actions à mener par
l’ONU pour le règlement des crises susceptible de perturber la paix internationale.

Le conseil de sécurité détient la responsabilité principale de maintien de la paix et de la


sécurité internationale en vertu de l’art 24.

Le chapitre 7 fixe l’essentiel des pouvoir du conseil de sécurité dans le maintien de la paix.
Ces pouvoirs sont de plusieurs ordres :

- Le pouvoir de constatation et de qualification des situations de trouble à la paix. Ce


pouvoir trouve son siège normatif à l’art 39 de la charte (menace contre la paix,
rupture de la paix et agression). Ce pouvoir est absolu
- Le pouvoir de sanction non militaire : ce pouvoir trouve son siège normatif à l’art 41 (
ce sont des mesures n’entrainant pas la force militaire ex de l’embargo)
- Le pouvoir de sanction militaire : il est fondé sur l’art 42 de la charte
- Le pouvoir d’enquête : ce pouvoir est fondé sur l’art 34 mais aussi sur l’art 40 de la
charte

D’autres organes ont aussi des compétences en matière de maintien de la paix et de la


sécurité internationale telle est le cas du conseil général par substitution au conseil de
sécurité (résolution 377) en cas de blocage de celle-ci. La C.I.J aussi agit dans le domaine
du maintien de la paix et de la sécurité à travers des avis consultatifs.

B- Le chapitre 8

Il consiste dans les dispositions des articles 52, 53, 54, de la charte. Le rôle du chapitre 8 est
de permettre le régionalisme en matière de maintien de la paix et de la sécurité
internationale. C’est le siège du régionalisme.
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De ces dispositions on constate qu’un accord ou une organisation régionale sont destinés au
maintien de la paix et de la sécurité pour ce faire doivent être en conformité avec la charte de
l’ONU. Ils sont destinés à régler les affaires régionales.

Aussi bien au niveau du conseil de sécurité qu’au niveau des accords et organisations
régionales le maintien de la paix se fait par des opérations de maintien de la paix.

PARAGRAPHE II l’architecture institutionnelle

A- Les éléments de fédéralisme institutionnel

Le système de maintien de la paix est organisé comme un système fédéral : le conseil de


sécurité est au sommet et les autre organisations lui sont rattaché (les accords et
organisations régionales qui sont sous son control)

Ces organisations régionales doivent agir qu’avec l’autorisation du CS et ils sont sous son
control.

S’il s’agit d’un règlement pacifique, l’accord ou l’organisme régional n’a pas besoin de
l’autorisation du CS mais s’il s’agit d’un règlement armé, ils doivent avoir l’autorisation du
CS.

B- Les éléments de fédéralisme fonctionnel

Le règlement pacifique consacre la priorité de l’organisme local avant le CS en matière. Pour


le règlement militaire il faut une autorisation du CS. Le conseil de sécurité peut régler lui-
même le différend ou renvoyer aux organismes régionaux. Est juste et légal est matière de
maintien de la paix ce que le conseil de sécurité qualifie de juste et légal.

SECTION II le système régional africain de maintien de la paix


et la sécurité international
Le continent africain a aussi formé des accords et des organismes régionaux.

Sous l’OUA on avait la CMCA (commission médiation conciliation et arbitrage) créer


le 1er JUILLET 1964 mais elle n’a jamais fonctionné. On créait des commissions
ad hoc pour palier ce défaut de fonctionnement.

Le MPGRC (mécanisme de prévention de gestion et de règlement des conflits) créer


par résolution au CAIRE en 1993 et composé d’un organe central de 15 membres et
d’autres organismes. Cet organisme a été bloqué par des luttes de leadership. On a
donc créé des organismes régionaux pour régler les affaires touchant à la sécurité
internationale.

UA créé en 2000 avec un conseil de paix et de sécurité, une armé, un conseil de sage,
un mécanisme d’alerte précoce, un fond de la paix.
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