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Abidjan

Abidjan est la ville la plus peuplée de la Côte d'Ivoire. Cette ancienne capitale administrative et politique du pays
jusqu'en 1983, date de son transfert à Yamoussoukro, est devenue, depuis 2001, un « district autonome » qui Abidjan
regroupe dix communes et trois communes périphériques.

Capitale économique ivoirienne, elle compte selon les autorités du pays, en 2014, 4 707 000 habitants soit 21 %
1
de la population du pays, et représenterait 60 % du produit intérieur brut du pays .
n 1
Abidjan est la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone et la deuxième plus grande ville et Héraldique
n2
troisième plus grande agglomération au sein de la francophonie . Seule Lagos, l'ancienne capitale du Nigeria la Drapeau
dépasse en nombre d'habitants dans cette région.

Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain, Abidjan connaît une forte croissance caractérisée par une
forte industrialisation et une urbanisation galopante. Malgré la perte de son statut officiel de capitale de la Côte
d'Ivoire, elle reste de facto le siège de la plupart des institutions administratives et politiques nationales du pays, et
continue de jouer le premier rôle dans la vie politique ivoirienne.

Abidjan

Administration
Pays Côte d'Ivoire
District District autonome d'Abidjan
Démographie
Gentilé Abidjanais, Abidjanaise
Population 4 707 404 hab. (2014)
Densité 11 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 20′ 11″ nord,
4° 01′ 36″ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 10 m
Superficie 42 200 ha = 422,00 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire

Abidjan

Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire


Sommaire
Géographie
Climat
Découpage territorial
Abidjan nord
Abidjan sud
Sous-préfectures
Abidjan
Histoire
Toponymie
Époque coloniale
Après l'indépendance
Politique Liens
Administration Site web www.abidjan.district.ci (htt
Développement historique p://www.abidjan.district.ci/)
Organisation actuelle
Contexte régional
Institutions
Sécurité
Police
Le fléau des drogues
Base militaire française
Relations et partenariats
Diplomatie et organes internationaux
Jumelages
Divers
Démographie
Société
Langues
Éducation
Santé
Urbanisme et habitat
La désorganisation du réseau urbain
Le problème de l'insalubrité urbaine
Réhabilitations urbaines
Économie
Industrie
Commerce
Pêche
Pêche artisanale
Services
Énergie
Téléphonie et communication et NTIC
Place bancaire
Tourisme
Parc du Banco
Vie nocturne
Transport
Transport public routier
Aéroport
Circulation et ponts
Port
Train et tramway
Train
Tramway
Lieux de culte
Culture
Instituts culturels
Monuments et musées
Cinéma
Festivals
Musique
Médias
Télévision et radio
Presse écrite
Internet et télévision numérique
Chaînes émettant à Abidjan
Festivités et événements culturels
Théâtre
Danse
Mode
Divers
Abidjan dans la fiction
Dans les films
Dans les romans
Sport
Rencontres sportives
Football
Rencontres
Autres sports
Basketball
Rugby
Cyclisme
Tennis
Judo
Athlétisme
Boxe
Golf
Superstructures
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes

Géographie
L'agglomération d'Abidjan est située dans le Sud de la Côte d'Ivoire, au bord du golfe de
2
Guinée et traversée par la lagune Ébrié. Elle s'étend sur 57 735 ha .

Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue d'une douzaine de kilomètres du nord au sud et
d'une dizaine d'est en ouest. Cette superficie contient encore des îlots, de plus en plus rares,
où règne une végétation fournie. La ville d'Abidjan s'étend sur 422 km2 alors que le district
d’Abidjan s'étend sur 2 119 km2.

Climat
Situation d'Abidjan.
La ville jouit d'un climat de type sous-équatorial, chaud et humide, qui comporte une grande
saison des pluies (mai-juin-juillet), une petite saison des pluies (septembre-novembre) et deux
saisons sèches. La grande saison sèche commence à partir de décembre et se termine en fin mars.

Les précipitations sont abondantes : plus de 1 500 mm d'eau par an. En saison des pluies, il peut pleuvoir sans cesse pendant plusieurs jours à la suite ou alors
pleuvoir intensément pendant une heure, suivi par un très fort ensoleillement.

La température est presque toujours aux environs de 27 °C et le degré d'hygrométrie annuel moyen est supérieur à 80 %.

Abidjan, station d'Abobo


Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 24 25 25 25 25 24 23 22 22 24 25 24 24
Température moyenne (°C) 26,7 27,6 27,8 27,8 27,2 26 25 24,4 25 26,2 27,1 26,6 26,5
Température maximale moyenne (°C) 30 30 30 30 30 28 26 26 27 28 30 30 28
Record de froid (°C) 17 16 17 20 17 16 16 16 20 20 17 17 16
Record de chaleur (°C) 40 40 41 37 37 38 33 32 35 32 38 38 41
Précipitations (mm) 15,7 57,1 120,5 145,3 232,6 374,1 136,9 50,2 110,5 149,1 108,7 44 1 544,7
Nombre de jours avec précipitations 2,1 4,3 8,9 10,8 16,6 21,1 13 10,9 11,8 13,6 12,2 6,3 131,6
Humidité relative (%) 78,5 79 80,8 81,3 82,6 85,2 85,9 86,6 86,2 83,8 81,7 80,5 82,7
3 4
Source : weatherbase.com, données climatiques d'Abidjan et d'Abobo .

Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D

30 30 30 30 30 30 30
28 26 26 27 28
24 25 25 25 25 24 23 24 25 24
22 22

15,7 57,1 120,5145,3232,6374,1136,950,2 110,5149,1108,7 44

Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Découpage territorial

Les villes principales proches d'Abidjan sont: Jacqueville, Grand-Lahou et Dabou à l'ouest, Sikensi, Tiassalé, Agboville,
Adzopé et Alépé au nord, Grand-Bassam à l'est.

depuis l’indépendance, Abidjan était découpée districts, arrondissements et délégations, en autant de circonscriptions
d’ordre policier, administratif et politique. Les arrondissements correspondaient à de vastes ensembles, tels que le Plateau,
5
Treichville, ou Adjamé, et leur nombre serait passé de huit en 1967 à douze en 1978 .

Ces arrondissements sont à la base de la délimitation des périmètres des dix communes autonomes qui deviennent, en
1978, les unités administratives pour l’organisation de la gestion de la ville : Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Abidjan dans la Région des Lagunes.
Koumassi, Le Plateau, Marcory, Port-Bouët, Treichville et Yopougon (auxquelles s’ajoutera en 1996 la commune
5
d’Anyama) .

Depuis 2001, un « district autonome » regroupe dix communes et trois communes périphériques (Sangon, Anyama,
Bingerville).

Abidjan est composée de deux parties (« Abidjan nord » et « Abidjan sud ») de part et d'autre de la lagune Ébrié avec dix
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communes et de quatre sous-préfectures .

C’est en 1993 seulement que l’Agence d’aménagement urbain de la ville d’Abidjan se préoccupe de concevoir une
5
cartographie et une nomination officielle des quartiers .

Abidjan nord

C'est la partie continentale d'Abidjan, située au nord de la lagune Ébrié (d'où l'appellation de "Abidjan nord")

Abobo : c'est la deuxième commune la plus peuplée d'Abidjan. Commune essentiellement constituée
d'habitat populaire, elle joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants disposant de faibles
un plan simplifié d'Abidjan.
moyens financiers. Cette commune s'est spontanément développée autour de la gare.
Adjamé : bien que petite par sa superficie, cette commune est très importante pour l'économie
ivoirienne vu le nombre d'activités commerciales qui s'y déroulent. Malheureusement, Adjamé connaît
de graves problèmes d'insalubrité. Le village Ebrié existait avant la ville d'Abidjan. Son marché est le
royaume des boutiques en tout genre et sa gare routière est le carrefour principal des lignes de bus et
d'autocars qui irriguent tout le pays ainsi que les pays voisins.
Williamsville
Yopougon : c'est la commune la plus étendue et la plus peuplée d'Abidjan. Commune populaire, elle
abrite des zones industrielles et résidentielles. La station de recherche de l'ORSTOM, la centrale
électrique d'Azito, l'Institut Pasteur ainsi qu'un CHU y sont installés. Cette commune accueillera
également l'extension du port d'Abidjan.
Quelques tours du Plateau.
Île Boulay
Le Plateau : c'est le centre des affaires dont les grands immeubles donnent un aspect très moderne à
Abidjan. Bien que la capitale administrative de la Côte d’Ivoire ait été officiellement transférée à Yamoussoukro
en 1983, les institutions de la république telles que la présidence et l'assemblée nationale sont encore au
Plateau. Il est de fait le centre administratif, commercial et financier de la Côte d'Ivoire.
Attécoubé : sise des deux côtés d'une baie de la lagune, c'est sur le territoire de cette commune que se trouve la
forêt du Banco (classée comme parc national).
Lokodjro
Cocody : réputée pour ses quartiers résidentiels (Deux-Plateaux, Riviera, Angré, Palmeraie), Cocody contient
aussi l'université Félix Houphouët-Boigny ainsi que plusieurs universités privées, hautes écoles et le siège de
nombreuses entreprises. C'est dans cette commune que se trouvent la maison de la télévision (RTI), le zoo
d'Abidjan. Le Président de la République réside dans cette commune. Cocody est aussi la commune où se
trouvent la grande majorité des ambassades ainsi que plusieurs centres culturels (Institut Goethe) et hôtels de
prestige (hôtel Ivoire, Belle-Côte…). Cocody comprend six villages ébriés (Cocody village, Blokosso, Anono,
Le Plateau et la lagune
M'Pouto, Akouédo et M'Badon). Ébrié, la nuit, vus depuis
Blokosso la Tour Pyramide.

Blokosso et Lokodjro sont des villages inclus au sein de la ville et qui y maintiennent une identité culturelle en milieu urbain.

Abidjan sud
C'est la partie située sur la bande lagunaire d'Abidjan, au sud de la lagune Ébrié

Koumassi : quartier populaire, elle possède une importante zone industrielle.


Marcory : cette commune est essentiellement une zone résidentielle mais avec également de nombreux
commerces et un grand marché. Elle regroupe la plupart des grands supermarchés d'Abidjan : Cap Sud, Prima et
le centre commercial Carrefour.
La plage de Vridi.
Biétry et Zone 4 sont des zones résidentielles de luxe où de nombreux étrangers résident, surtout les
expatriés occidentaux et une forte communauté française.
Port-Bouët : quartier populaire en bord
de mer, on y retrouve la raffinerie
(Société ivoirienne de raffinage SIR),
l'aéroport international Félix Houphouët-
Boigny, l'abattoir d'Abidjan et la zone
industrielle de Vridi, voisine du port. Y est
également installé un office de l'IRD, le
7
centre de Petit-Bassam . Son célèbre
phare balaie le golfe de Guinée sur
plusieurs milles marins.
Vridi : c'est le quartier des plages
très fréquenté chaque week-end,
bien que l'océan y soit très agressif, Panorama du Plateau, la nuit.
en raison du phénomène de la
« barre ». À partir de 1950, Vridi est
devenue une importante zone d'emplois d'Abidjan en raison de la multiplication d'usines et d'entrepôts.
Treichville : elle abrite le port autonome d'Abidjan ainsi que de nombreux commerces et entrepôts. La zone portuaire est aussi une zone
industrielle. On y trouve également la piscine d'État de Treichville (PET), le palais omnisports de Treichville, le palais de la Culture, la rue
12 (célèbre rue commerçante, l'hippodrome d'Abidjan, et une importante gare ferroviaire.

Sous-préfectures
Anyama
Bingerville
Songon
Brofodoumé

Histoire
Abidjan a connu en un demi-siècle, une croissance et un développement impressionnant qui se confondent avec l’histoire de l’expansion de la Côte d'Ivoire. Les
peuples autochtones du district sont peuple Atchan (Ebrié) et les Attiés.

Toponymie
2 n 3
Selon la tradition orale Ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire , le nom d'Abidjan, Abijean à l'époque, serait né d'un
quiproquo. La légende raconte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case,
rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de
l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « min tchan
m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je reviens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna
consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan.

Époque coloniale
n4
Abidjan est à l’origine un petit village de pêcheurs où vit le peuple Atchan .

En 1896, à la suite d'une série d'épidémies de fièvre jaune meurtrières, les colons français qui étaient installés à Bassam
décidèrent de partir vers un endroit plus salubre à Abidjan Santé (« un village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement
fut suivi par celui du gouvernement colonial qui établit en 1899, à cet endroit, sous l'impulsion de l'ingénieur Houdaille
dont la mission première était d'étudier le tracé pour un chemin de fer Océan-Niger, le comptoir de Bingerville, capitale de
8
la colonie française de 1900 à 1934 du nom du premier gouverneur officiel de la colonie, Louis-Gustave Binger .

La future Abidjan, toute proche, également située sur le bord de la lagune n'doupé (« la lagune à l'eau chaude », future Piroguiers abidjanais.
« lagune ébrié »), offrait plus d'espace et de plus grandes possibilités d'expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam
(l'actuel Port-Bouët), au sud de l'agglomération, fit rapidement concurrence au wharf de Grand-Bassam, jusqu'alors le
principal accès économique de la colonie.

À partir de 1903, alors que Bingerville n'est pas encore achevée, Abidjan devient le principal pôle économique de la colonie de Côte d'Ivoire et un relais privilégié
9
pour la diffusion des produits européens vers l'arrière-pays, notamment grâce à une communauté libanaise de plus en plus importante .

Henri Terrasson de Fougères devient gouverneur du Soudan français en 1924. Il le reste jusqu'à sa mort, en 1931. Une des principales avenues d'Abidjan porte
toujours son nom.

En 1931, Le Plateau et ce qui deviendra Treichville sont reliés approximativement à la place du pont Félix-Houphouët-Boigny par un pont flottant. Cette année-là,
un premier adressage des rues d'Abidjan est mis en place. Il sera (provisoirement) définitif en 1964, sous l'impulsion du maire Konan Kanga, puis (mal) complété à
l'américaine en 1993.
Abidjan devient la troisième capitale de la Côte d’Ivoire, après Grand-Bassam et Bingerville, par un décret du 10 août 1933. Plusieurs villages atchan sont alors
désertés. Il en reste notamment Adjamé, (« la rencontre » ou « le centre » en Atchan), situé au nord du Plateau et où se trouve encore le chef de la communauté
n5
Atchan .

Au sud du quartier du Plateau, actuel quartier central de l'agglomération abidjanaise, le village de Dugbeyo est déplacé de l'autre côté de la lagune, à Anoumabo,
« la forêt des roussettes », qui deviendra le quartier de Treichville (devenue Commikro, la « ville des commis »). Ce quartier est ainsi rebaptisé en 1934 en
l'honneur de Marcel Treich-Laplène (1860-1890), le premier explorateur de la Côte d’Ivoire et son premier administrateur colonial, considéré comme son
fondateur. À la place de Dugbeyo, se trouve l'actuelle avenue Treich Laplène, la gare des autobus et des bateaux-bus lagunaires du Plateau, et l'avenue Charles de
Gaulle (communément appelée rue du Commerce).

La ville est aménagée selon le schéma habituel aux villes coloniales sur la base d'un plan d'urbanisme plutôt utopiste. Le Plateau («m'brato» en langue Atchan) est
habité par les colons. Au nord, on retrouve la ville habitée par les colonisés. Les deux zones sont séparées par la caserne militaire Gallieni, à la place de l'actuel
palais de justice.

Près du port et le long d'un terrain de pétanque, naît le boulevard de Marseille. La légende raconte que, derrière les premières huileries de Blohorn, à Cocody, des
colons facétieux qui avaient «emprunté» une plaque d'une célèbre rue marseillaise, ont rebaptisé rue de la Canebière une piste de sable. Un hippodrome est
construit dans le sud de la ville qui ne cesse de s'agrandir.

Au Plateau, dans les années 1940, l'hôtel Bardon s'agrandit et devient l'hôtel du parc, le premier hôtel climatisé d'Afrique francophone où travailleront le premier
barman et le premier maître d'hôtel africains.

Dans les années 1940 et 50, à l'instar du Caire, de Tanger ou d'Istanbul, Abidjan participe à l'imaginaire populaire des nids d'espions et des gentlemen-voyous en
eaux troubles.

En 1951, les autorités coloniales décident de faire construire le canal de Vidri pour que les navires à fort tirant d’eau puissent venir accoster aux quais de
Treichville et y aménagent un des rares ports africains en eaux profondes. L'eau chaude de la lagune n'doupé subira une chute de température. Abidjan que l'on
appelle alors la « Perle des lagunes » entre dans une période faste qui durera jusque dans les années 1980.

Après l'indépendance

Après l’indépendance, en 1960, l’ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de la présidence. L'axe au sud de Treichville, en
direction de l'aéroport international et des plages, devient le quartier des européens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est là qu'en novembre 2004, se
concentreront les émeutes anti-françaises et les pillages. Le quartier de Cocody, rendu célèbre par un gentleman incarné au cinéma par Jean Marais, et qui, dans le
schéma urbanistique colonial devait être un vaste quartier indigène, devient un quartier chic où se trouvent notamment la résidence présidentielle, la résidence de
l'ambassadeur de France, l'hôtel Ivoire qui, pendant très longtemps, sera le seul d'Afrique à disposer d'une patinoire, et, depuis 2006, la plus grande ambassade
américaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont développées entre ces pôles, prolongées par des zones d'habitats précaires et de misère nourries par
l'exode rural et l'immigration sous-régionale.
n6
En 1983, le village de Yamoussoukro (littéralement la ville de la reine Yamousso) , situé au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique
10, 11 n7
de la Côte d’Ivoire sous l'impulsion du président Félix Houphouët-Boigny qui en était originaire . Celui-ci rêvait de transformer son village natal en un
12
Brasilia des savanes africaines . La nouvelle capitale, un important nœud routier plus qu'un pôle commercial actif, n'a cependant jamais porté ombrage à Abidjan
n8
sur le plan industriel, commercial et économique .
n9
Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien .

Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables, on assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de la corruption, à une
dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sa pollution. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants
13
déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable (affaire du Probo Koala). Impliqué dans cette affaire, l'ex gouverneur Pierre
Djédji Amondji, haute figure du parti de l'ancien président ivoirien d'alors Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien, est protégé par ce dernier qui lui fera ainsi
14
éviter d'éventuelles poursuites judiciaires .

Politique

Administration

Développement historique
n 10
Autrefois gérée par un « administrateur des colonies », l'« administrateur du cercle des lagunes » , assisté de notables désignés, Abidjan est érigée en commune
en 1956. Son premier conseil municipal fut élu le 18 novembre 1956 et le premier maire, dans le contexte de la loi-cadre de 1956, Félix Houphouët-Boigny. Une
15
loi de 1978 institua vingt-sept communes de plein exercice sur le territoire du pays. C'est en application de cette nouvelle organisation qu'Emmanuel Dioulo fut
16
élu maire d'Abidjan le 30 novembre 1980 .

Liste des maires successifs


Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1956 Félix Houphouët-Boigny PDCI-RDA Homme politique élu
Antoine Filidori Industriel nommé
Jean Porquet Industriel nommé
Antoine Konan Kanga PDCI-RDA Homme politique nommé
1980 Emmanuel Dioulo PDCI-RDA Homme politique élu
1985 Mobio N'Koumo PDCI-RDA Homme politique élu

Organisation actuelle
Depuis 2001, la ville n'est plus dirigée par une mairie centrale : Abidjan a été érigée en district autonome sur le plan
décisionnel et financier et englobe, en plus de dix communes urbaines, les trois nouvelles sous-préfectures d'Anyama,
17
Songon et Bingerville . Le poste de maire d'Abidjan a été remplacé par celui de Gouverneur du district, nommé par le
chef de l'État, poste actuellement occupé par Robert Beugré Mambé. Chacune des dix communes possède son propre
18
conseil municipal dirigé par un maire. Les dernières élections municipales ont été organisées en octobre 2018. Vincent
Toh Bi Irié est l'actuel Préfet depuis le 6 août 2018. À l'issue de la fin des mandats des maires des communes du Plateau,
Port-Bouët au 31 décembre 2018, ce dernier a assuré une délégation spéciale, le temps d'installer les nouveaux conseils
municipaux.
Les dix communes d'Abidjan, sans
les trois sous-préfectures.

Nom Maire Parti politique


Abobo Commune d’Abidjan nord Kandia Camara RDR
Adjamé Commune d’Abidjan nord Soumahoro Farikou RDR
Attécoubé Commune d’Abidjan nord Paulin Danho PDCI-RDA
Cocody Commune d’Abidjan nord Jean-Marc Yacé PDCI-RDA
Le Plateau Commune d’Abidjan nord Jacques Ehouo PDCI-RDA
Yopougon Commune d’Abidjan nord Gilbert Kafana Koné RDR
Treichville Commune d’Abidjan sud François Amichia PDCI-RDA
Koumassi Commune d’Abidjan sud Cisse Ibrahim Bacongo RHDP
Marcory Commune d’Abidjan sud Aby Akrobou Raoul Modeste PDCI-RDA
Port-Bouët Commune d’Abidjan sud Emmou Sylvestre PDCI-RDA
Anyama Sous-préfecture Amidou Sylla RDR
Songon Sous-préfecture Nkoumo Mobio Eric PDCI-RDA
Bingerville Sous-préfecture Issouf Doumbia Indépendant (RHDP)

Contexte régional

Administrativement, Abidjan est un district autonome, n’appartenant à aucun autre district, et non divisé dans des régions ou départements.

Institutions

La plupart des institutions ivoiriennes se situent à Abidjan (jusqu'à la fin du transfert de la capitale ivoirienne vers
19 20
Yamoussoukro) : la présidence au Plateau , la Primature (gouvernement) , le Parlement, le Conseil constitutionnel, la
Cour Suprême (cour de cassation, conseil d'état et la cour des comptes), la Grande Chancellerie de l'ordre national, le
Conseil économique et social. Toutefois, l'ancien président, Laurent Gbagbo, élu en 2000, avait décidé de rendre effectif
le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d'Ivoire, malgré les événements qui, depuis 2002,
21, 22
paralysaient le pays . À l'époque, cette décision a fait l'objet d'un consensus de la part des responsables politiques du
pays et n'a jamais été remise en cause depuis.
23
Nombreux sont les ministères installés au Plateau , à la cité administrative d'Abidjan, au boulevard Carde ou au Le siège de l'Assemblée nationale.
boulevard Angoulvant (non loin de la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan), ou ailleurs dans les grands buildings de la
commune.

Emplacement des ministères à Abidjan (liste non exhaustive) :

Communication : cité administrative tour C (22e étage) NTIC : tour Postel 2001 (21e étage)
Affaires Étrangères : bloc ministériel boulevard Angoulvant - Le Commerce : boulevard de la Cathédrale, Immeuble CCIA
Plateau (26e étage)
Économie et Finances : immeuble SCIAM (16e étage) Enseignement supérieur et recherche : cité administrative Tour B
Agriculture : immeuble CAISTAB 24, (25e étage) (17e étage)
Solidarité et Victimes de guerre : cité administrative tour B Lutte contre le Sida : immeuble CAISTAB (7e étage)
(14e étage) Industrie et promotion du secteur privé : boulevard de la
Justice et Droits de l'Homme : bloc Ministériel Boulevard Cathédrale, immeuble CCIA, (15-16-20-22es étages)
Angoulvant - Le Plateau Environnement, eaux et forêts : cité administrative, tour D
Fonction publique et emploi : boulevard Angoulvant (face collège (11e étage)
Notre-Dame du Plateau) Sports, Jeunesse, Loisirs et éducation civique : immeuble
Réconciliation : immeuble la Nationale d’Assurance (3e étage) SOGEPHIA (2e et 3e étage)
Mines et énergie : immeuble SCIAM (15e étage) Famille, femmes et affaires sociales : cité administrative, tour E
Éducation nationale : cité administrative tour D (28e étage) (16e, 17e et 18e étage)
Enseignement technique et formation professionnelle : cité Tourisme et Artisanat : tour Postel 2001 (15e étage)
Administrative tour C (10e étage) Culture et Francophonie : boulevard Carde cité administrative,
Infrastructures économiques : tour Postel 2001 (23e étage) tour E (22e étage)

Sécurité
Malgré les efforts entrepris conjointement par le ministère de l'Intérieur et le district d'Abidjan, l'insécurité persiste comme dans presque toutes les capitales
africaines.

Depuis les troubles de 2004 et du début 2011, lorsque quasiment tous les prisonniers d'Abidjan sortirent de la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA),
l'insécurité a fortement augmenté : augmentation des crimes et des délits, augmentation de la saisie de drogue. Outre la présence de la police, de la gendarmerie,
des forces impartiales (ONUCI dont le siège se situe à Attécoubé et une grande base à Biétry), des militaires français basés à Port-Bouët et de l'armée ivoirienne,
ont été créées dans les années 2000 la CECOS (dissoute en 2011) ainsi que plusieurs agences de sécurité privées.

En 2007, Danger permanent de Pierre Laba sort au cinéma, un film traitant du laxisme des policiers face au banditisme dans les grandes villes africaines à l'image
de la capitale ivoirienne

Police

Abidjan est divisée en arrondissements dont chacun dispose d'un commissariat. On distingue la police municipale et la police nationale.

La police a son centre de formation (école nationale de police) situé dans la commune de Cocody, non loin de l'université Félix Houphouët-Boigny anciennement
connu sous le nom d'université de Cocody, où sont formés tous les policiers. Ceux-ci sont recrutés sur concours organisé par l'administration de la police.

La police comprend plusieurs sections : la BAE (Brigade Anti Émeute) dont la base est située dans la commune de Yopougon au nord de la ville, la CRS
(Compagnie républicaine de Sécurité) dont la base principale se trouve à Williamsville (Adjamé) et une base secondaire, appelé CRS2, qui elle se trouve en zone
4, dans la commune de Marcory (centre de la capitale).

La gendarmerie accompagne la police. Quant à la police du CECOS (Centre de commandement des opérations de sécurité) elle est progressivement devenue une
24
police politique sous la présidence de Laurent Gbagbo. Elle a en outre gravement été mise en cause du fait de ces actes début 2011 . Il a été dissous par l'actuel
président de la république Alassane Ouattara.

La principale base de la gendarmerie se trouve à Agban (commune d'Adjamé), une autre à Abobo et Koumassi, elle dispose aussi d'écoles de formation « École de
gendarmerie » à Cocody et dans la ville de Daloa.

Le fléau des drogues

Depuis les années 2010, la Côte d'Ivoire connaît une forte hausse du trafic de drogue. Les fumeries de drogues apparaissent surtout dans les quartiers précaires
25
comme Abobo derrière rail ou encore Adjamé Bramokoté. Les enquêtes montrent que cette drogue provient d'Asie , répondant à une récente hausse de la
demande chez les jeunes chômeurs et vagabonds ivoiriens. La police ivoirienne est de plus en plus concentrée sur la lutte contre le trafic et la consommation de
drogue dans le district d’Abidjan. Un rapport de l'Office des Nations unies affirme que l’Afrique de l'Ouest joue un rôle de plus en plus important dans le transit de
26
la cocaïne latino-américaine vers l’Europe . Selon une enquête de la commission de lutte contre le trafic de drogue des Nations unies, 46 % de la jeunesse en
27, 28
Afrique de l’Ouest est dépendante de la drogue. En mai 2007, sept fumeries ont été démantelées et 191 personnes interpellées dont un militaire .

Base militaire française

Abidjan abrite à Port-Bouët l'une des six bases militaires françaises existant en Afrique (avec Dakar, Libreville, Bouar (Centrafrique), N'djamena et Djibouti). Un
29
millier de personnes y vivent, autour du 43e BIMA, en application des accords de défense établis le 24 avril 1961 et liant les deux pays . Une grande partie des
effectifs provient d'unités en mission de courte durée (MCD) de 4 mois sur le territoire.

Cependant, depuis la fermeture de la base de Bouaké, la présence de la France se poursuit dans le cadre de l'opération Licorne.
30
Le 1er janvier 2015, l'opération Licorne devient une base opérationnelle avancée (BOA) regroupant les forces françaises en Côte d'Ivoire .

Leurs missions sont de soutenir les opérations dans la zone (comme l'opération Barkhane), de protéger les ressortissants français et de participer à une coopération
31
bilatérale avec les forces armées ivoiriennes et de la sous-région (formation et entrainement) .

Relations et partenariats

Diplomatie et organes internationaux


32 33
Abidjan est le siège régional des plus grandes institutions internationales : UNICEF, PNUD, OMS, PAM, UNOPS , FNUAP , OIT, FMI, etc.
n 11, 34, n 12, n 13, 35, 36, n 14
Les grandes nations du monde ont toutes une représentation à Abidjan dont la plupart desservent la sous-région .
37 38
C'est à Abidjan que se situe l'ambassade américaine en Côte d'Ivoire ainsi que la Banque africaine de développement (la BAD) , déplacée pour un certain
temps à Tunis, qui est la plus importante institution financière du continent africain.

Jumelages

La ville est jumelée avec :

Cotonou au Bénin ;
Marseille en France ;
Libreville au Gabon ;
San Francisco aux États-Unis ;
São Paulo au Brésil ;
Tianjin en Chine ;
Viseu au Portugal ;
Alfortville en France (jumelée avec Cocody) ;
Kumasi au Ghana (jumelée avec Treichville) ;
Pontault-Combault en France (jumelée avec Anyama).

Divers

Abidjan a été le lieu de villégiature, dans les années 1980, de Jean-Bedel Bokassa après son éviction du pouvoir en Centrafrique.

Démographie
Abidjan n'existait pas au début du XXe siècle. En 1950, elle venait tout juste de dépasser le seuil des 50 000 habitants (fin 1948). Pour atteindre le million
d'habitants à la fin de l'année 1975, il fallut qu'elle progressât de 10 à 12 % par an, ce qui correspond à un doublement tous les six ou sept ans. Mais la courbe
s'infléchit brusquement avec la crise des années 1980.

On peut supposer que, dans les vingt dernières années du siècle, le taux de croissance démographique d'Abidjan aura évolué dans une fourchette de 3 à
n 15
6% .La croissance naturelle a pris le dessus sur l'apport migratoire. Les flux restent substantiels, mais les départs compensent en partie les arrivées. Les flux
migratoires positifs ont amené, dans l'année qui a précédé le recensement de 1988, 80 000 personnes, dont 50 000 provenaient des régions ivoiriennes et 30 000 de
l'étranger. De Côte d'Ivoire sont venus surtout des Akans (sud-est, 48 %), puis des Mandé (nord-ouest, 24 %) et des Krou (sud-ouest, 20 %). De l'étranger sont
39
arrivés des Burkinabé (30 %), des Maliens (22 %), des Ghanéens (19 %), des Nigérians (11 %), des Guinéens (9 %) . Ces statistiques font référence à la nation
entière, pas à Abidjan. Parmi les non-africains, les Libanais sont plus nombreux que les Européens, et les Français sont plus nombreux que tous les autres
Européens réunis. Tous ensemble, les non-africains ne représentaient guère que 3 % de la population abidjanaise avant la chasse aux blancs du 8 juin 2004, mais il
s'agissait tout de même d'un record pour la région.
40
Un recensement de la population du pays a eu lieu en 1998. Il indiquait 2 877 948 habitants pour la ville .

Les chiffres de 2006 estiment la population abidjanaise à 3 796 677 habitants. En 2006 l'agglomération d'Abidjan compte 5 060 858 d'habitants. Cette
augmentation de la population est notamment due aux déplacés de guerre depuis les évènements de septembre 2002. La ville accueille beaucoup d'habitants à la
recherche à la fois d'emplois et d'un hébergement plus sûr.
41
Un nouveau recensement a eu lieu en 2008 .

Les données du dernier recensement effectué, en 2014, par l'Institut national de la Statistique, comptabilisent pour Abidjan une population totale de
42
4 395 243 habitants .

En matière de répartition de la population, la part relative de la population résidant dans la partie sud de l’agglomération (Treichville, Plateau, Marcory, Koumassi,
Port-Bouët) a tendance à baisser depuis la fin des années soixante-dix : de 33% en 1990, elle est passéà à 20% en 2010. Dans le nord de la ville, le quartier
d’Abobo a connu un fort développement, suivi quelques années plus tard par celui de Yopougon. Ces deux grands quartiers, qui ont absorbé près de la moitié de
l’accroissement démographique entre 1979 et 1988 et qui regroupaient presque 40 % de la population de la ville en 1993, représentent 54% de la population totale
en 2010. Les quartiers anciens comme Treichville voient par contre leur population stagner, sinon diminuer légèrement, et Adjamé ne regroupe plus qu’environ
43
8 % de la population totale .

Évolution de la population

1920 1946 1970 1978 1998 2003 2006 2009 2012


1 000 48 000 500 000 1 200 000 3 125 890 3 660 682 3 796 677 3 900 000 4 351 086

2014 - - - - - - - -
4 395 243 - - - - - - - -

Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Société

Langues

La langue traditionnelle de la ville était l'ébrié. Depuis l'indépendance, la langue officielle à Abidjan et dans toute la Côte d’Ivoire est le français. En 2014, 57,6 %
44
des habitants d'Abidjan de quinze ans et plus savent lire et écrire le français tandis que 68,6 % savent le parler et le comprendre . Le français parlé à Abidjan est
45
appelé le Nouchi, une sorte d'argot populaire et identitaire au sein de la jeunesse . La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population
commerçante d'Abidjan, est le dioula.

La ville accueille de nombreux Ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées :
l'attié, le baoulé, le bété, le wobé…

Abidjan est encore entouré de plus de trente villages ou l'on parle essentiellement l'attié et l'ébrié.

Éducation

Abidjan est le lieu des principaux établissements d'enseignement secondaire en Côte d’Ivoire. Parmi eux figurent :

le lycée classique d'Abidjan situé à Cocody ;


le Lycée Sainte-Marie, situé à Cocody ;
le Lycée moderne et classique de Garçon, situé à Bingerville ;
le Lycée Mamie Faitai, situé à Bingerville ;
le Lycée moderne Autoroute, situé à Treichville ;
le lycée Blaise-Pascal d'Abidjan, situé à Cocody et qui est une école française, c'est-à-dire une école qui a signé une convention avec
46
l'ADFE ).

Abidjan est aussi un pôle universitaire et de recherche important de la Côte d'Ivoire abritant les principales institutions d'enseignement supérieur et de la recherche
scientifique du pays. Notamment les deux principales universités publiques du pays s'y trouvent : l'université Félix-Houphouët-Boigny (UFHB), dont les campus
sont situés dans les communes de Cocody et de Bingerville, et l'université Nangui Abrogoua (UAA), dont les campus sont situés dans les communes d'Abobo et
d'Adjamé.

Santé

La ville dispose d'une offre de soins complète. Outre les nombreux centres de Tradipratiques et de médecine traditionnelle, les établissements anarchiques de
ventes de médicaments en pleine rue, il existe de nombreux centres de santé et des pharmacies, de nombreuses pharmacopées. La ville comporte plus de cinquante
polycliniques, et plus de soixante établissements spécialisés (vétérinaire, dermatologie, dentistes, optométrie, maternité, psychologie, pédiatrie, etc.).

Urbanisme et habitat

Les quartiers modernes comme Le Plateau ou Cocody ont connu un développement à l'européenne avec la construction
47
de grandes tours de bureaux, et d'immeubles d'habitations modernes, entre les années 1970 et le milieu des années 1980 .

Les quartiers traditionnels comme Treichville ou Marcory ont maintenu le système des « concessions » où les logements
sont contigus à l'usine et le système de la « cour » collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations, ce
48
qui respecte l'organisation habituelle et multi-séculaire des villages africains .

Le quartier de Cocody abrite aussi de nombreuses villas en bois de plain-pied ou à un étage, au milieu de vastes jardins où
règne une végétation luxuriante entretenue par les pluies abondantes qui arrosent la ville. Depuis quelque temps, une
certaine « mode », pour ses habitants (très) aisés, a conduit à la construction, dans le quartier de Cocody, de villas imitant
les temples grecs. L'Hôtel de Ville d'Abidjan au plateau.

Par ailleurs, de nombreuses maisons sur pilotis ont été construites sur le pourtour de la lagune Ebrié.

L'hôtel de ville, bel exemple d'architecture moderniste, est l'œuvre de l'architecte Henri Chomette.

Dans les années 2010, les populations défavorisées sont reléguées dans les quartiers périphériques de la ville pour laisser place à des projets économiques (leurs
habitations étant rasées). En mars 2019, le gouvernement indique que 132 quartiers populaires seraient rasés ; au moins 1,2 million de personnes seront
49
expulsées .
49
Les prix des logements ont environ doublé entre 2009 et 2019 .

La désorganisation du réseau urbain

Le réseau urbain d'Abidjan apparaît désorganisé, pour une ville de 2 500 000 habitants dont la population double tous les
sept ans, depuis 1945. Les populations rurales, attirées par les opportunités d’avenir qu'offre la ville, forment l'essentiel des
flux migratoires entrants. Ainsi Abidjan représente 45 % des citadins de la Côte d’Ivoire et 20 % de la population totale du
pays. Cependant, si un important essor a été remarqué depuis un demi-siècle, sa croissance n'avoisine maintenant plus que
les 4,5 % par an (comparé à 10 % de 1960 à 1990) et nous ne trouvons plus qu'un tiers de ruraux qui participent à
l’accroissement de la ville (deux tiers de 1960 à 1990). Malgré cette diminution, la ville est toujours la plus peuplée en
comparaison à la seconde ville la plus importante du pays, Bouaké (1 500 000 habitants) ou à la capitale politique,
Yamoussoukro (100 000 habitants).

Le problème de l'insalubrité urbaine


50
Malgré l'Affaire du Probo-Koala en 2006 , l'insalubrité qui touche fortement l'Afrique pourrait être résolue à Abidjan.
En effet, un contrat a été signé entre la Chine et la Côte d'Ivoire : une société chinoise de traitement d'ordures urbaines et
industrielles envisage de traiter tous les déchets du district ; cette transformation passera aussi par la création d'une Nombre de rue sont identifiées
importante société de nettoyage quotidien. Le projet est financé à 60 % par la Chine et 40 % par la Côte d'Ivoire. Un seulement par une lettre et un
gigantesque centre de traitement de déchets se construit à Attengué. 15 000 emplois permanents et 5 000 emplois numéro.
51
saisonniers seront créés à travers ce projet . Les célèbres « bataillons de balayeuses », mis en place sous la présidence de
Félix Houphouët-Boigny et supprimés sous la présidence de Laurent Gbagbo, ont réapparu depuis l'été 2011, ce qui
redonne à Abidjan une propreté qu'elle ne connaissait plus depuis quelques années.

Réhabilitations urbaines

Le dernier programme de renforcement de la voirie d'Abidjan, qui a conduit au raffermissement de certaines voies de la capitale, date de 1994. Depuis le mois de
mai 2007, la société Ageroute (Agence de gestion des routes) entreprend de grands travaux à Abidjan et Anyama : ces ouvrages concernent les routes très
52, 53
dégradées qui souffrent du manque d'entretien, des fortes pluies et des manifestations, les caniveaux, les routes non bitumées . Le District et le BNETD
projettent de réhabiliter et construire 400 à 500 kilomètres de route, avec une qualité leur assurant quinze à vingt ans de durée de vie.

Les travaux actuellement en cours portent sur la réhabilitation des routes d'Abidjan et Anyama, la construction de caniveaux, le bitumage des routes en terre et
l'assainissement de la ville par la construction d'égouts.

Ces réhabilitations concernent l'ensemble des communes de la ville d'Abidjan, certaines ont déjà débuté :

à Cocody, pour un coût de trois milliards de francs CFA, il a été procédé à la reconstruction de la Corniche, une des voies les plus
empruntées de la commune. La reconstruction a été prolongée par la construction du barrage de l’Écréteur, situé au Carrefour de la Vie,
permettant de filtrer toutes les eaux de ruissellement de leurs déchets, avant qu'elles ne se jettent dans la lagune ;
à Yopougon, la réhabilitation du névralgique Carrefour Sable se poursuit par la construction d'un dalot de 200 mètres de long destiné à
freiner le trainage des eaux usées, principale cause de la dégradation des voies ;
à Abobo l'ampleur de la dégradation de la route exige un investissement important, la confection de caniveaux et la pose de dalots pour
assurer un bon assainissement. La réhabilitation des voies et routes se poursuit.

Économie
Le poids économique de la ville d’Abidjan est largement dominant sur les autres villes de Côte d'Ivoire. Le district
d’Abidjan représente à lui seul 40 % du PIB de la Côte d'Ivoire [réf. nécessaire], soit 12,42 milliards de dollars, plus que le
PIB du Burkina Faso, de la Guinée ou du Bénin. En comparaison aux autres villes de Côte d'Ivoire, c'est dix fois plus que
la ville de San-Pédro. L'économie abidjanaise, de par le poids de son industrie et de ses services, rayonne sur toute la Côte
d'Ivoire et au-delà des frontières de la Côte d'Ivoire.

Industrie
Petite boutique à Abidjan.
La Région des lagunes est la région la plus industrialisée du territoire national.

Ses industries sont principalement le Bâtiment et travaux publics avec la présence de grands groupes industriels
internationaux : les français SETAO, COLA, Bouygues, Jean Lefebvre, et le suisse Holcim.

On compte ensuite l'industrie textile avec le conditionnement du coton cultivé dans le nord soit pour l'exportation soit pour
sa transformation sur place en pagnes, toiles, batiks et vêtements divers. Le secteur du textile, très dynamique, représente
15,6 % des investissements nets, 13 % du chiffre d'affaires et 24 % de la valeur ajoutée de l'industrie ivoirienne.

On dénombre plusieurs puits de pétrole au large de la côte en exploitation off-shore (la Côte d'Ivoire est un pays
producteur de pétrole, même si elle n'est pas auto-suffisante en ce domaine), ce qui conduit à la présence d'industrie Usine Solibra à Abidjan.
54
chimique avec les raffineries de pétrole , et un port pour hydrocarbures.
n 16, [réf. souhaitée]
On y travaille également les pierres et des métaux précieux pour l'exportation .

La ville comporte également une importante activité de traitement du bois qui arrive au port essentiellement par voie fluviale depuis les forêts du centre du pays. Il
est exporté soit sous forme naturelle comme l'acajou qui était déjà vendu il y a deux siècles aux anglais à l'époque victorienne soit sous une forme semi-
industrialisée : bois déroulé, contreplaqué, aggloméré.

Dans l'industrie agroalimentaire on compte principalement : la fabrication d'huile de palme, le traitement des bergamotes et des bigarades, la transformation de
n 17
l'hévéas issu des plantations de l'ouest, la fabrication de boissons à partir des ananas, des oranges et des mangues et surtout la torréfaction du café, de type
55
robusta, venu des plantations de l'Ouest et dont le pays est le troisième producteur mondial, derrière la Colombie et le Brésil ainsi que le conditionnement et le
56
traitement du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial devant le Ghana et l'Indonésie ; 37 % du cacao et 10 % du café produits subissent au
moins une première transformation sur place.

Abidjan est aussi le premier port thonier africain, et trois usines conditionnent du thon destiné au marché européen essentiellement. Cette activité génère près de
3 000 emplois salariés, et est une source importante de devises.

Comme dans tous les pays du tiers-monde en voie de développement, une grande partie de l'économie de la ville se situe dans le domaine que les économistes
57 58
qualifient d'économie informelle avec ses nombreux « petits métiers » .

Commerce
59
Pour ravitailler sa population, Abidjan dispose de quelque 120 marchés hiérarchisés en trois niveaux : grand marché, marché intermédiaire et petit marché .

Si les dix communes d’Abidjan sont chacune dotées de plusieurs marchés Adjamé que l’on en comptabilise le plus avec une vingtaine recensés. Débordant
59
largement sur les rues alentour, les zones commerciales finissent par se toucher si bien que la commune tout entière ressemble à un gigantesque marché .

Pêche

Pêche artisanale

Il existe sur les rivages des plans d’eau lagunaire et maritime dans la zone d’Abidjan une multitude d’échouages dont les plus connus sont ceux de Vridi-Sir,
60
Toviato, Vridi-Zimbabwe, Abobo-Doumé, Biafra et Ossibissa .
60
En 2016, ce sont environ 27 000 000 kilogrammes de poissons issus de la pêche artisanale maritime qui ont été débarqués dans le district d’Abidjan .

Services

Le développement du secteur tertiaire, avec l’implantation de banques commerciales internationales et la multiplication du


nombre de sociétés de services de toutes natures, semble être la tendance lourde de ces dernières années.

Abidjan est la principale place financière de l'Afrique de l'Ouest francophone. Le siège de la bourse commune d'Afrique
de l'Ouest (la BRVM) se situe à Abidjan. La BRVM est dominée essentiellement par les entreprises ivoiriennes.

Énergie

Le district d'Abidjan représente environ la moitié du parc national de production d'électricité (600 MW sur 1200), 42 % de
la clientèle basse tension et 54 % de la clientèle moyenne tension.
Une vue du Plateau au soir
La centrale thermique d'Azito, construite en 1997 en partenariat avec EDF, située sur la commune de Yopougon, au bord de la lagune ébrié et en face de l'Île
61
Boulay, fournit à elle seule 300 Mw . Deux autres centrales thermiques, construites en 1984 et 1985, sont installées à Vridi. Plusieurs sociétés d'électricité sont
62 63
installées à Abidjan: SOPIE qui est une société d'état , CIE et SOPREL, filiales du groupe français SAUR (la Côte d'Ivoire produit la totalité de l'électricité
64
qu'elle consomme et en exporte vers les pays voisins, Ghana, Togo, Bénin, Mali et Burkina Faso, grâce à l'interconnexion des réseaux ).
65
La production de gaz, qui augmente régulièrement, et le stockage de gaz sont assurés par deux sociétés d'État : PETROCI et GESTOCI .
66
Une petite industrie de production d'énergies renouvelables s'est également développée .

Téléphonie et communication et NTIC

La ville est dotée d'un réseau de téléphonie fixe moderne de 450 000 lignes (2004) géré par Côte d’Ivoire Télécom. Les connexions Internet haut débit, lignes
spécialisées et l'ADSL sont alimentées par plusieurs fournisseurs d'accès : Côte d'Ivoire Telecom et sa filiale locale d'Orange, Africa On Line, Globe Access et
67
Afnet .

Place bancaire

Abidjan abrite de nombreuses représentations des institutions financières internationales : antennes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international,
Banque africaine de développement, BOAD, Commission bancaire de l'(UEMOA), Bourse régionale des valeurs mobilières, etc.

La ville dispose de grandes banques internationales : BNP Paribas par l'intermédiaire de sa filiale BICICI, la Société générale par l'intermédiaire de sa filiale
SGBCI, Citibank, JPMorgan Chase, Barclays, etc.

Abidjan est également hôte des sièges de banques nationales telles que la Société ivoirienne de banque, ou la BIAO. Entretenant un réseau de 170 guichets, sept
établissements financiers et plus d'une trentaine de compagnies d'assurances, Abidjan est une place financière qui anime toute l'Afrique de l'Ouest.

Tourisme

Abidjan est une ville insolite en Afrique. Ses divers surnoms, « Manhattan des tropiques » ou « petite Manhattan » ou
« perle des lagunes », sont à l’image de cette ville imprévisible et conquérante. Avec ses installations et ses équipements
hôteliers modernes tels que le Golf Hôtel, l'emblématique Hôtel Ivoire, ou bien encore l'Hôtel Wafou, et voies de
communications ainsi que sa monumentalité, c’est une ville très fréquentée pour le tourisme d’affaires.

En ce qui concerne le tourisme de loisir, Abidjan n'est pas en reste notamment avec ces plages, aux palmiers et cocotiers,
sur la bande lagunaire du quartier de Vridi, très fréquentées le week-end avec le spectacle pittoresque des vendeuses
d'ananas et de noix de coco. Toutefois, le phénomène de « barre » qui affecte pratiquement tout le littoral du golfe de
Guinée oblige la population à être très prudente pour la baignade.

Pour ce qui est du tourisme de divertissement, Abidjan dispose d'une vie nocturne conséquente avec des lieux de détente
comme les Milles Maquis et la Zone 4 à Marcory, Les II-Plateaux et Angre à Cocody et la rue Princesse et Niangon à
Yopougon ; sans oublier des maquis et bars, ainsi que de nombreux espaces ouverts dans tous les recoins de la ville.

La salle de spectacle la plus fréquentée est le palais de la culture, qui voit passer chaque semaine des artistes locaux et
internationaux. Immeuble La Pyramide au Plateau

Abidjan étant un hub socio-culturel Ouest-Africain, l'on y trouve également de la cuisine issue des pays voisins (Bénin,
Sénégal, Mali, Nigeria, Ghana...) et des pays du Moyen-Orient (Liban notamment). Côté cuisine internationale, Abidjan
compte bon nombre de caves et de restaurants occidentaux et asiatiques dont les meilleurs se situent pour la plupart en
Zone 4 dans la commune de Marcory.

La Côte d'Ivoire est un pays à très forte potentialité touristique, médiocrement exploitée par les autorités depuis la fin des
années 1980, bien que l'industrie touristique pourrait générer un boom économique soudain et de l'emploi dans un pays en
pleine crise économique. Cependant, depuis l'année 2012, les autorités projettent de développer et de mieux soigner
l'attrait touristique de la ville dans les années à venir.
Une plage à Cocody.

Parc du Banco

Aménagé en 1926, ce parc de 3 000 ha, et ancien « bois sacré », aux portes de la ville, sur la commune d'Attécoubé, a été
conservé comme vestige de la foret primaire qui entourait autrefois toute la lagune. Une route goudronnée conduit au lac
qui constitue le cœur du parc et des pistes en latérite le quadrillent. Ce parc est habité et comprend des plantations de café
et de cacao.

À l'orée du parc, une petite rivière sert de lavoir ou officient les fanicos, les blanchisseurs, après avoir collecté le linge dans
toute la ville. C'est l'un des nombreux « petits métiers » de l'artisanat d'Abidjan. Le terme « fanico » vient de la fusion de
68 Abidjan vu de la lagune
« fani » qui signifie linge, et de « co » qui veut dire laver .

Vie nocturne

Globalement, la vie nocturne abidjanaise est perçue comme étant l'une des plus animées de toute l'Afrique.

Le district regorge d'une quantité très importante de night-clubs, de maquis, d'espaces plein-air et de go-go bars. Ces plateformes de divertissement fournissent un
« pipeline » musical englobant principalement la musique DJ, le coupé-décalé, le zouglou et dans une moindre mesure d'autres variétés locales et internationales.

Autrefois animée par des variétés traditionnelles locales, la musique congolaise et la musique occidentale, la nuit abidjanaise a connu un bouleversement culturel
positif dans son ensemble dès le début des années 2000 avec l'avènement du coupé-décalé.
Ce genre musical initié en 2002 par Douk Saga et la JetSet avec la Sagacité a créé un phénomène qui n'a cessé de
s'étendre et de se déployer dans les nuits chaudes des capitales de la sous-région. Il est venu donner une identité culturelle,
globalement identifiable, au divertissement Made in Côte d'Ivoire.

Le zouglou, populaire dans son ensemble, bénéficie en plus, d'espaces « Wôyô » aménagés et dédiés dont les plus
célèbres, L'Internat chez Fitini et Le Lycée chez Vieux Gazeur, rassemblent les zouglouphiles tout le week-end.

Jadis commune la plus animée de la ville, Treichville, avec ses multiples maquis, discothèques et ses clubs de jazz, a vu
d'autres communes telles que Yopougon, Marcory et Cocody rejoindre la tendance depuis la fin des années 1990. Les fanicos : laveurs de linge à
Abidjan.
Transport

Transport public routier

La SOTRA (Société des transports abidjanais) assure régulièrement les déplacements urbains à Abidjan par le biais de bus, « taxis bagage » et la ligne Express.

Moyens de transports abidjanais :

Gbaka ;
Wôrô-wôrôtaxi des communes ;
Yango
bateau-bus sur la lagune ;
ligne Express ;
taxi rouge (« Taxi compteur ») ;
autobus SOTRA ;
taxi bagage SOTRA ;
taxi-brousse ou 504 break.

Il est très difficile d'imaginer les rues de la ville sans les taxis. Il en existe de deux sortes : les taxis de couleur orange dit « taxis compteurs », qui peuvent circuler
dans toute l’agglomération, et les wôrô-wôrô, de couleur jaune à Cocody, Abobo et Port Bouët, verte à Koumassi et Adjamé ou bleue à Treichville, Marcory et
Yopougon, qui sont limités à une commune déterminée et sont utilisés en mode taxi collectif.

Outre les taxis, des Gbaka, véhicules urbains de 14 à 26 places, circulent dans tout le district. Contrairement au wôrô-wôrô, ils ne sont pas limités à une commune.

Taxi intercommunal Gbaka. Bus


jaune. SOTRA.

Aéroport

La ville est desservie par l’Aéroport international Félix-Houphouët-Boigny, situé dans la commune de Port-Bouet. Abidjan se situe à une heure de vol de toutes les
capitales de la sous-région ouest africaine. Abidjan est desservie par de grandes compagnies aériennes telles que Air France et Emirates et propose de nombreux
vols quotidiens en direction des grandes capitales du monde, Abidjan connaît un trafic aérien de près de 900 000 passagers (septembre 2011) et a dépassé en 2012,
le chiffre de 1 200 000 passagers. Le trafic aérien a atteint un record de 1 500 000 passagers (2015).

Il est à noter qu'un pôle low cost est en construction depuis octobre 2011 ce qui devrait, à court terme, augmenter la capacité d’accueil de l'aéroport. Cet aéroport
est certifié TSA (Transportation Security Administration) depuis le 10 avril 2015.

Circulation et ponts

Le district d'Abidjan possède plusieurs boulevards et rues asphaltées reliant les communes entre elles, et menant aux
quatre coins du pays. Abidjan est, en outre, doté d'un réseau de rocades urbaines.

Le transport fluvial, déjà conséquent avec les pinasses et les nombreux bateaux-bus reliant divers quartiers de la ville, se
développe grâce aux plans lagunaires.

Dans le but de faciliter la circulation dans cette partie de la ville un échangeur qui était en construction depuis la fin
novembre 2011 dans le quartier Riviera II à Cocody est terminé à l'été 2012.

Abidjan est aussi la tête de pont d'une autoroute, dont les travaux de construction ont repris courant 2011 et achevés en
décembre 2013. Cette autoroute relie la ville à la capitale politique, Yamoussoukro.

Un nouveau projet d'autoroute au sud-est d'Abidjan est rentré dans sa phase de réalisation depuis le début du mois
d'août 2012. Ces travaux devraient durer environ 30 mois et permettront de relier Abidjan à la station balnéaire de Grand-
Bassam. Cette autoroute a été inaugurée et ouverte à la circulation par le président ivoirien Alassane Ouattara le Circulation sur un boulevard à
14 septembre 2015. Abidjan
Les deux moitiés de la ville, Abidjan nord et Abidjan sud, sont reliées par les ponts Félix Houphouët-Boigny et Charles de
Gaulle. Ces deux ponts se situent entre Treichville et Le Plateau. Le pont Félix Houphouët-Boigny se prolonge par
l'immense Boulevard Valéry Giscard d'Estaing qui traverse toute la partie sud de la ville et conduit à l'aéroport. Leur
capacité est nettement insuffisante, surtout aux heures de pointe. Ce constat a incité le gouvernement à étudier un projet de
construction d'un troisième pont qui se situe entre Cocody et Marcory. Ce pont, dont la construction a commencé le
7 septembre 2011 est baptisé pont Henri-Konan-Bédié. Il a été inauguré le 16 décembre 2014. C'est pourquoi des
populations ont été déplacées, des bâtiments ont été détruits à Marcory en face des Mille maquis (le célèbre restaurant la
69
Bâche bleue a été déplacé).

Les deux ponts d'Abidjan, entre le


Port
Plateau et Treichville.

Abidjan possède le plus grand port de la sous-région (Afrique de l'Ouest) qui est aussi le deuxième d'Afrique, après celui
de Durban en Afrique du Sud. C'est un port en transbordement et à conteneurs. Il fut inauguré en 1951 en présence du
ministre des Colonies de l'époque, François Mitterrand. Grâce au canal de Vridi d'une profondeur de 15 mètres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster
70
dans un port en eau profonde .

La Côte d'Ivoire appartient à la zone franc (dont la monnaie est le Franc CFA), dans le cadre de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest
(UEMOA). Abidjan est le pôle économique non seulement de la Côte d'Ivoire, mais de toute une région incluant au moins le Burkina Faso et le Mali, en raison
notamment de son port en eau profonde, ouvert en 1950. Le réseau routier que commande Abidjan (5 600 km bitumés en 1995, contre 1 000 en 1970) en direction
de toute la région prolonge efficacement son activité portuaire puisque 50 % du commerce du Burkina Faso, du Mali et du Niger y transite.

Abidjan réunit l'essentiel de l'activité industrielle du pays, le site portuaire accueillant à lui seul 60 % du parc industriel ivoirien. Une mention spéciale doit être
attribuée aux ambitions pétrolières d'Abidjan (production off-shore et, surtout, raffinage et distribution). Le trafic portuaire était de douze millions de tonnes en
1995, dont 5,5 en produits pétroliers.

Train et tramway

Train

Abidjan est la tête de pont du seul chemin de fer de la région : la ligne d'Abidjan à Ouagadougou, avec les gares de Treichville, Abobo et d'Adjamé. Cette ligne,
n 18
avec ses deux trains, la gazelle et le bélier, relie les deux capitales en environ quarante heures .

Tramway
71
Prenant la suite d'un projet mort-né de train électrique, promis par la Compagnie ivoirienne de chemin de fer , le projet de métro d'Abidjan est destiné à
décongestionner les autres modes de transports de l'agglomération en utilisant la ligne de chemin de fer traversant la ville du nord au sud en 2017.

Le développement de projets d'infrastructures incluant un train suburbain à Abidjan, évalué à près de cent milliards de francs CFA, est envisagé. Ce train suburbain
devrait relier le Nord-Ouest à l'Est et au Nord de la ville d’Abidjan. Ce projet s’étend sur 25 kilomètres de la voie ferrée actuellement exploitée par l'opérateur
Sitarail, filiale du groupe Bolloré. Les travaux d'infrastructures (voie, électrification, génie civil) ont été évalués à quarante milliards de francs CFA financés par
l'État ivoirien et les bailleurs de fonds (Banque mondiale et AFD). Par ailleurs, un contrat de concession de type BOT, sur vingt à trente ans, serait attribué à un
opérateur privé, pour l'exploitation du réseau. Cet opérateur se chargera de l’acquisition du matériel roulant, de la rénovation des ateliers et de la mise en place du
système d'exploitation. Le contrat de concession avait été évalué globalement à soixante milliards de francs CFA.

Le 30 novembre 2017, le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara lancent les travaux du chantier à la gare de
72
Treichville .

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination


Abidjan [Non indiqué] Treichville Ouagadougou
Accra Noe [Non indiqué] San-Pédro

Lieux de culte
Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens : Archidiocèse d’Abidjan (Église catholique), Église méthodiste unie Côte
73
d'Ivoire (Conseil méthodiste mondial), Union des Églises baptistes missionnaires en Côte d'Ivoire (Alliance baptiste mondiale), Assemblées de Dieu .

Abidjan est le siège de la division d'Afrique de l'Ouest et du Centre de l'Église Adventiste du Septième Jour.

Il y a aussi des mosquées comme la Grande Mosquée du Plateau. Bâtie sur une superficie d'environ 7,500 m2, la mosquée ne risque, en effet, pas de passer
inaperçue dans le quartier d'affaires d'Abidjan, qui abrite aussi le Palais présidentiel et l’Hôtel de ville. En construction depuis 1996, avec des travaux qui se
poursuivent à ce jour, l’édifice compte trois grands portiques qui donnent accès à une esplanade de 3500 places et une salle de prière de 3.000 places.

Culture

Instituts culturels

L'Institut français de Côte d'Ivoire dispose d'une médiathèque de près de 40 000 ouvrages, d'une salle de cinéma, d'une salle de spectacle de 630 places. Celle-ci
74
organise chaque année plus de 120 évènements .

Monuments et musées
75
Bibliothèque nationale
Cocody :
76
Goethe-Institut ;
77
musée municipal ;
centre culturel américain (CCA) ;
78
village Ki Yi M'Bock (à la Riviera) ;
79
musée d'art contemporain de Cocody ;
Le Point d'Orgue, centre privé d'enseignement musical.
Le Plateau :
Le palais de la Culture, vu depuis le
L'Institut français ; Plateau.
musée des civilisations de Côte d'Ivoire ;
musée national : il présente une collection d'art ivoirien (statues, masques, bijoux, outils, portes
sculptées, tam-tams, instruments de musique issus de toutes les régions du pays). Visite libre.
Treichville :
palais des Sports ;
palais de la Culture ;
centre artisanal de la ville d'Abidjan (CAVA).

Cinéma

Festivals
80
Abidjan organise chaque année un certain nombre de festivals de cinéma : le Festival Clap-Ivoire , le Festival du film espagnol, le FESNACI, dont la première
81 82 83
édition a été organisée en 2007 , le Festival du court-métrage (FICA) , organisé depuis 1998 par Hanni Tchelley, le Festival du cinéma israélien d'Abidjan
dont la quatrième édition a eu lieu en 2006 au Goethe-Institut.

Musique

Abidjan constitue la plaque tournante de la musique en Afrique de l'Ouest et un producteur majeur d'Art musical en Afrique. La ville accueille la majorité des
musiciens de Côte d'Ivoire en raison principalement de la présence de nombreuses discothèques qui donnent aux artistes l'occasion de débuter et de s'exprimer, des
maisons de disques et des médias nationaux. Alpha Blondy, Aicha Koné, le groupe Magic System, Meiway, et Tiken Jah Fakoly mais aussi Gadji Celi, Chantal
Taiba, Nayanka Bell, DJ Arafat en sont les représentants les plus illustres. La ville a aussi accueilli, dans les années 1980, Myriam Makeba, lorsqu’elle n'était pas
autorisée à rentrer dans son propre pays, l'Afrique du Sud, et la diva congolaise, apôtre de la danse Sukus, Tshala Muana.

Depuis les années 1990, de nombreux courants musicaux, s'exportant à travers toute l'Afrique et l'Occident, se développent à Abidjan. Ce sont notamment le
Zoblazo, le Mapouka, le Zouglou et, depuis 2002, le coupé-décalé, dont la popularité et la grande variété des danses font aujourd'hui de la ville une sorte de
capitale africaine de la danse et des tendances musicales, une étiquette précédemment détenue par le Congo-Kinshasa avec la rumba, le soukouss, puis le
ndombolo. La danse Logobi est originaire d'Abidjan.

Abidjan est également considérée comme la capitale du reggae en Afrique.

La ville organise chaque année un certain nombre de festivals de musique :


84
Faya Flow ;
85
les Top d'or ;
86
Concerto Festival ;
87
le Tiercé Gagnant ;
88
dj Mix Atalaku, organisé par RTI Music TV ;
festival international de Jazz d’Abidjan (FIJA) ;
89
festival international des Musiques noires (FIMNA) . Il est organisé tous les deux ans en alternance avec le Festival international de jazz ;
Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA). Il est organisé par le célèbre groupe ivoirien Magic System.

Médias

L'essentiel des médias de Côte d'Ivoire est concentré sur la ville d'Abidjan.

Télévision et radio

Abidjan abrite la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, organisme de régulateur de l'audiovisuel en Côte d'Ivoire.

La Radiodiffusion-Télévision ivoirienne est l'organisme de diffusion radiophonique et audiovisuel de l'État ivoirien. Elle est financée par la redevance, la publicité
et des subventions. Elle comporte trois chaînes de télévision et deux stations de radio : RTI 1 (généraliste), RTI 2, RTI Bouaké, Radio Côte d'Ivoire (radio
généraliste), Fréquence 2 (radio de divertissement). Radio Nostalgie est la première radio privée commerciale de Côte d'Ivoire. Radio Jam est une radio privée de
Côte d’Ivoire, une des radios les plus écoutée par les jeunes. La plupart des chaînes de télévision et de radios sont disponibles à Abidjan.

Presse écrite

À l'époque du parti unique, situation politique qui a prévalu dans le pays pendant trente ans comme dans la plupart des autres pays de l'Afrique de l'Ouest après
l'indépendance, un seul quotidien était diffusé dans le pays : Fraternité Matin, le journal du PDCI-RDA, fondé par le premier président, Félix Houphouët-Boigny.
L'avènement du multipartisme en Côte d'Ivoire, en 1990, s'est en particulier traduit par une prolifération de journaux et publications diverses dont l'essentiel est
90
publié à Abidjan .
Quotidiens Quotidiens sportifs
L'Inter Douze
Nord-Sud Le Sport
Fraternité Matin Hebdomadaires
Le nouveau réveil
Gbich (journal satirique)
Notre Voie
La Nouvelle République
Le Front
Le Démocrate
Le National
Top Visage
Le Temps
Go Magazine
Le Jour
Mensuels
Le Patriote
Le Matin d'Abidjan Déclic Magazine
Le Courrier d'Abidjan Babi Mams Magazine
Ivoir' Soir Amina
Soir Info Life Magazine
24 heures

Internet et télévision numérique

La Présidence, La Primature, le gouvernement et les ministères possèdent leur site officiel.


91 92
Le portail Abidjan.net , domicilié en Californie aux États-Unis, diffuse l'information de la ville et du pays à travers le monde . Dans
l'organisation du « village mondial », Abidjan dispose d'un nœud internet et le nombre de cyber-cafés y connait une croissance
exponentielle comme le nombre d'internautes estimé (en 2007) à 400 000 personnes [réf. nécessaire].
93
Le portail Abidjan24.net , domicilié à Abidjan en Côte d'Ivoire, diffuse l'information de la ville et du pays à travers le monde
94
Nouchi.Mobi , disponible depuis début 2012, est une application web et mobile dédiée au Nouchi, le langage colloquial ivoirien, qui
permet aux utilisateurs et utilisatrices de partager leur connaissance du Nouchi dans un dictionnaire créé entièrement par eux-mêmes.
95
Le portail Agendart-Ivoire diffuse un agenda des activités culturelles. C'est aussi une vitrine pour les artistes ivoiriens.

Le média numerique ne cesse de se développer. 2016 voit notamment le lancement de laseve.info, un site d'information à caractère citoyen basé à Abidjan.

Chaînes émettant à Abidjan


Deux chaînes publiques d'État (RTI), assurant également la retransmission de la radio : Chaîne 1 (RTI1) et Chaîne 2 (RTI2)
Chaînes privées et radios internationales : non développées, non-existantes
Radios locales : natures régionales localisées non accessibles hors du pays
La télévision numérique terrestre (TNT) est en phase de test (deux chaines de la RTI et un programme de démonstration) à Abidjan auprès
de 1 000 spectateurs depuis le mois de juin 2015. Sa diffusion devrait être étendue dès le mois de décembre 2015 avec neuf chaines
gratuites diffusées sous la norme de diffusion : DVB-T2 Norme de compression : MPEG 4 AVC, et un ou deux bouquets payants d'une
96
trentaine de chaines au total, selon le site gouvernemental

Festivités et événements culturels

Théâtre
97
Festival MASA .

Danse
98
Festival des danses urbaines .
Hip-hop is back. Son édition 2007 avait pour invités Diam's et Rageman. Elle s'est déroulée dans le complexe Las Palmas des Deux
Plateaux.

Mode
99
Plusieurs manifestations liées à la mode sont organisées chaque année dans la ville : « Les Féeries » , la cérémonie de Miss Côte d’Ivoire, de Miss District
Abidjan, de Miss Noël (de 6 à 11 ans) et de Miss Awoulaba (très prisée). De surcroit a aussi lieu chaque année « Le Yéhé », un espace de célébration de la mode
100
africaine et le grand « festival international de la lingerie et de la beauté d'Abidjan » (FILBA).

Abidjan est aussi le lieu de création de couturiers ivoiriens réputés, comme Gilles Touré, couturier des Miss de Côte d’Ivoire, ou Pathéo.

Divers

Climbie beach
101
Festival international du dessin de presse et de la bande dessinée .
102
Festival international du rire (FIRA) sous la direction de Adama Dahico .
Festival des grillades dont cette année (2012) la 5e édition a eu lieu au palais de la culture à Treichville au début septembre.

Abidjan dans la fiction


Dans les films

Quelques films évoquent ou sont consacrés à la ville :

Le Sixième doigt, film d'Henri Duparc ;


103
Bronx-Barbès d'Eliane Delatour sorti en 2000 ;
Caramel film d'Henri Duparc avec Adrienne Koutouan, Fortuné Akakpo… ;
104
Rue Princesse d'Henri Duparc avec Félicité Wouassi, Akissi Delta, Gérard Essomba sorti en 1993 ; Parade des enfants lors de la fête du
105 Mardi gras.
Danger Permanent de Pierre Laba avec Michel Bohiri, Michel Gohou, Adrienne Koutouan, Jimmy
Danger ;
Un homme pour deux sœurs de Marie-Louise Asseu sorti en 2007, avec Bétika, Jimmy Danger, Michel
Gohou ;
Le gentleman de Cocody de Christian-Jaque sorti en 1964, avec Jean Marais, Philippe Clay, Robert Dalban, Jacques Morel, Gil Delamare,
Maria Grazia Buccela, Nancy Holloway et Liselotte Pulver ;
Le virus, film de Bleu Brigitte sortir en décembre 2007, avec Fortuné Akakpo, Fanta Coulibaly, Tatianna de M'C Ensira… ;
Aya de Yopougon (film), film de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie sorti en 2013 ;
Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu.

Dans les romans

Les Petits hommes d'Abidjan de Jean-Marie Villemot (2006)

Sport
Les sports nationaux ivoiriens (basket-ball, athlétisme, rugby, handball, volleyball…), notamment le football est essentiellement Abidjanais. De nombreux clubs
ivoiriens sont basés à Abidjan, notamment les deux meilleurs clubs de l'histoire du football national qui dominent actuellement le championnat ivoirien : ASEC
Mimosas et Africa Sports d'Abidjan.

Rencontres sportives

Du 20 au 31 août 2013, au palais des sports de Treichville à Abidjan, la Côte d'Ivoire accueille Le Championnat d'Afrique de basket-ball 2013 (Afro Basket), le
27e championnat de la FIBA Afrique.

Football
Fédération ivoirienne de football
Clubs professionnels

Club Stade Fondation Titres Coupes Coupes F. H.-B.


ASEC Mimosas Stade Félix-Houphouët-Boigny 1948 22 14 11
Africa Sports Stade Robert-Champroux 1947 14 13 10
Stade d'Abidjan Stade municipal d'Abidjan 1936 5 5 1 Supporters des mimos.
Stella Club d'Adjamé Stade Robert-Champroux 1953 3 2 2
Jeunesse Abidjan Stade Robert-Champroux 1932 1
Satellite FC Parc des Sports de Treichville
EFYM 1997
Rio-Sports d'Anyama Parc des sports de Rio 1990

106
Un tournoi de football à sept est organisé chaque année : le festival de Maracana d'Abidjan (FESTMA) qui se déroule à Yopougon .
À la suite de l'indéniable succès de l'« académie de football » créée par Jean-Marc Guillou (académie Sol Béni) dont plusieurs anciens
pensionnaires ont rejoint les clubs professionnels européens, plusieurs centres de formation de jeunes footballeurs ont vu le jour ces
dernières années : centre Cyril Domoraud, Labo foot de Yopougon, centre ivoirien de formation de football d'Abidjan (CIFFA), l'Étoile
107
Scientifique Football Abidjan (ESFA), etc .

Rencontres

L'événement footballistique majeur organisé à Abidjan est la Coupe d'Afrique des nations de football 1984 et une des finales de la Coupe d'Afrique des nations
junior en 1983.

Abidjan accueille en 1964 les Jeux d'Abidjan, la finale de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe en 1975, 1980, 1993 et 1990, puis une autre en 1992 sous
le nom de Coupe de la CAF. Le stade Félix-Houphouët-Boigny accueille la première édition de la Supercoupe d'Afrique en 1992 et une deuxième en 1998. En ce
qui concerne la Ligue des Champions de la CAF, les finales de 1966, 1986, 1995, 1998 se sont déroulées à Abidjan.

La capitale économique a aussi accueilli d'autres événements footballistiques comme le tournoi de l'Assomption (première édition en 2007 au stade Robert-
Champroux), la Coupe de l'UFOA, et des matchs de gala international.

Autres sports

Basketball
108
108
Fédération ivoirienne de basket-ball
109
Clubs : Abidjan basket club, club sportif Abidjanais , ASEC Mimosas (basket-ball), Phénix basket club de Cocody et Génération basket-
ball club (GBC) qui est un nouveau club de jeunes volontaires désireux de jouer au basket-ball

Rugby

Fédération ivoirienne de rugby


Clubs : Abidjan université club, Treichville Biafra Olympic

Cyclisme
Fédération ivoirienne de cyclisme
Clubs : ASFA Moossou, club cycliste d'Azagui, AS Cavel de Koumassi, cycliste club de l'océan, club cycliste de Yopougon

Tennis
110 111
Fédération ivoirienne de tennis qui a organisé, en 2007, le premier Tournoi international de Tennis de la CEDEAO
Clubs : Seamen's club, SGBCI tennis club, tennis club Hôtel Ivoire, sporting club 2 Plateaux, Palm club Abidjan tennis, lycée technique
Abidjan tennis club

Judo
112
Fédération ivoirienne de judo et disciplines associées qui a organisé, en 2007, le 15e tournoi de la ville d'Abidjan .

Athlétisme
113
Fédération ivoirienne d'athlètisme .
Clubs : club d'Attécoubé, club de Yopougon

Boxe
Club : SOA boxing club d'Abidjan

Golf

Fédération ivoirienne de golf


Club : Ivoire golf club

Superstructures
Stades : stade INJS, stade municipal d'Abidjan, stade municipal de Man FC, stade Félix Houphouët-
Boigny, parc des Sports de Treichville, stade Robert-Champroux, stade du Port autonome d'Abidjan.
Autres infrastructures : palais omnisports de Treichville
114
Un gigantesque projet : un complexe olympique de 80 000 à 100 000 places est prévu, grâce à la
volonté des dirigeants ivoiriens d'offrir un meilleur stade national aux Éléphants. Un complexe
comprenant, outre les aires destinées à l'ensemble des disciplines olympiques (football, athlétisme,
natation, etc.), des restaurants, des commerces, des auditoriums, des salles de réunion, un hôtel pour
les « mises au vert » des sportifs et des aires d'entraînement. Depuis le sursaut du football ivoirien, l'état
Le Félicia.
ivoirien pense que l'équipe nationale mérite un meilleur stade. Un problème se pose en effet avec le
Félicia : il est impossible de l'agrandir en raison de son emplacement dans le quartier du Plateau. Le
projet du complexe est actuellement suspendu, en raison du manque d'investisseurs et de la situation
qui prévaut dans le pays depuis décembre 1999.

Le stade Robert-Champroux après


rénovation en 2007.

Notes et références

Notes
1. Le monde francophone compte environ 520 millions de locuteurs. 4. Ce peuple lagunaire fut rebaptisée Ébrié lors de la colonisation. Les
2. Derrière Paris (11 174 740 hab.) et Kinshasa (10 076 099 hab.) colons pérennisant un quolibet donné par la communauté abouré
mais devant Montréal (3 695 790 hab.). de Grand-Bassam. En effet, en abouré, ébrié signifie « peau sale ».
3. Beaucoup d'habitants utilisent toujours, phonétiquement,
l'expression Abijean pour désigner le nom de la ville.
5. C'est là que fut volé le tambour sacré de cette communauté (un 12. Le 3 mars 1983, la Côte d'Ivoire a reconnu la République populaire
tambour très particulier, actuellement dans les caves du Musée de de Chine, ce qui a conduit à la fermeture de la représentation
l'Homme à Paris) comme monnaie de chantage pour obliger les diplomatique de Taïwan, en vertu du principe, toujours exigé par
Tchaman à participer aux chantiers du chemin de fer Abidjan-Niger. Pékin, d'« une seule Chine ».
6. Histoire de N'Gokro, ville du chef Kouassi N'Go. 13. Les relations diplomatiques avec l’URSS ont été établies en 1967,
7. F. H. Boigny est né en 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro). relations qui seront rompues en 1969 puis rétablies en février 1986.
8. Abidjan est toujours la capitale économique de la République 14. La Côte d'Ivoire a reconnu l'État d'Israël en 1985.
ivoirienne. 15. Le taux national d'accroissement de la population en Côte d'Ivoire
9. Coup d'État de Robert Guéï en 1999. est estimé à 3,6 %.
10. Placé sous l'autorité du gouverneur, ce fonctionnaire administrait 16. Jusqu'au milieu des années 1980, le travail de l'ivoire constituait
une région du pays, appelée Cercle, en s'appuyant sur les une ressource économique importante pour la ville. Cette ressource
« commandants de cercle ». Le gouverneur était placé sous a été tarie par l'interdiction du commerce international de l'ivoire.
l'autorité du gouverneur général, lui-même dépendant du Ministre 17. En Afrique de l'Ouest, les oranges ont la peau verte.
des colonies. 18. La construction de cette ligne a commencé en 1902. Elle devait à
11. À l'époque de l'Apartheid, jusqu'en 1990, l'Afrique du Sud disposait l'origine relier Abidjan à Niamey.
d'une ambassade à Abidjan, ce qui n'était pas le cas dans la plupart
des autres pays du monde.

Références
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10. loi no 83-242 du 21 mars 1983, rendue applicable par le décret
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11. (fr) Transfert de la capitale à Yamoussoukro : Le décret de Bédié
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qu’on vous a caché (http://pdcirda.org/?p=1204).
d'Asie » (http://news.abidjan.net/article/index.asp?n=254512)(Archive
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Voir aussi
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Articles connexes
Afrique de l'Ouest
Côte d'Ivoire
Yamoussoukro

Liens externes
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Encyclopædia Universalis (https://www.universalis.fr/encyclopedie/abidjan/) ·
Gran Enciclopèdia Catalana (https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0000243.xml) · Store norske leksikon (https://snl.no/Abidjan) ·
Visuotinė lietuvių enciklopedija (https://www.vle.lt/Straipsnis/abidjan)
Ressource relative à la musique : (en) MusicBrainz (https://musicbrainz.org/area/f5e2257b-8dc3-4ee8-91e4-b449df71cb84)
Site officiel du district d'Abidjan (http://www.districtabidjan.org/)

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