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Examen 

: Baccalauréat
Session : 2012
Corrigé : Philosophie Série :  A1 A2 A4 C D G Stc Sti
Coeff. : 4 2 2 1
Nbr pages : 4 Durée :  4 4 4 4

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Série A1, C et D
Sujet 1 : Le dialogue entre les cultures est – il une domination de celle qui est forte au détriment de
celles qui sont faibles ?
Le candidat est appelé à réfléchir sur les échanges entre les cultures ; sont- elles des relations de
dominants et dominés ? Est – il possible de parler du rendez-vous du donner et du recevoir ?
1 Définir la notion de culture en montrant que les cultures sont dynamiques et une culture figée, repliée
sur elle-même est appelée à disparaitre
2 La domination d’une culture sur une autre entraine des phénomènes d’aliénation préjudiciable à la
culture dominée qui peut aller dans un sens de rejet
3 Cf. Lévi Strauss le relativisme culturel
Respect des autres cultures tout en insistant sur leur spécificité et aboutir à des échanges enrichissants
entre les cultures

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Baccalauréat, session 2012. Corrigé : Philo A4, A1CD & G Page : 2/4
Sujet 2 : Parler est-ce un acte de communication essentiellement humain ?
Le candidat est appelé à se demander si cette façon de communiquer est propre à l’homme ? Les autres
espèces animales n’ont-elles pas de façons de communiquer qui sont très complexes ? Quelle est la différence
entre le langage humain et le langage animal ?
1 - Définition du langage 3 - Caractéristiques du langage humain
Faculté de communiquer par des Le langage est l’expression de la pensée
signes : Besoin de communiquer dans la société
2 - langage animal : Interdépendance entre parole et pensée
Indiquer une source de nourriture Langue : système complexes de signes ou de
Exprimer une sensation symboles à la fois matériels, graphiques et
psychologiques
4 - La communication par la parole est essentiellement humaine : c’est un ensemble de
combinaisons qui renvoie à des codes qui fixent les significations des symboles

Sujet 3 : Dégager l’intérêt philosophique de ce texte en suivant son étude ordonnée


« La vérité, y lit-on, est une propriété de certaines de nos idées. Elle exprime l’accord, de même que leur
fausseté exprime le désaccord de ces idées avec la réalité. (…).
Bref, quelle est en termes d’expérience, la valeur monétaire de la vérité ? Dès que le pragmatisme, a posé la
question il en donne la réponse : « les idées vraies sont celles que nous pouvons assimiler, valider,
corroborer et vérifier. Les idées fausses sont celles qui ne se prêtent pas à ces opérations ». Telle est pour
nous la différence pratique qui résulte du fait d’avoir des idées vraies, telle est donc la signification du mot
vérité, car c’est tout ce que nous connaissons comme vérité.
La vérité d’une idée n’est pas quelque chose d’inerte, une propriété qu’elle possède une fois pour toute. La
vérité survient à une idée. L’idée devient vraie, elle est rendue vraie par les événements. La vérité est en fait,
un événement, un processus par lequel elle vérifie sa vérification. Sa validité consiste dans le processus de sa
validation. Etre d’accord au sens le plus large du mot avec une réalité ne peut donc signifier que ceci : être
conduit directement vers cette réalité ou dans son voisinage, ou bien être à même d’agir sur elle de façon à
manier cette réalité, ou quelque chose qui soit en rapport avec elle, mieux que si l’accord n’existe pas.
A la mieux manier, toute idée qui, soit au point de vue pratique, soit au point de vue intellectuel nous aide
dans nos rapports avec la réalité ou avec qui s’y rattache, qui n’entrave pas notre marche en avant en nous
réservant des déceptions, qui convient en fait, qui adaptent notre vie à l’agencement total de la réalité,
répondra suffisamment à ce qu’on exige d’elle. En ce qui concerne cette réalité, elle sera vraie. »
William James, L’idée de vérité, 1909, préface, traduction Mme L.Veil, Félix Alcan, 1913, p.I-III.

William James invite le candidat à réfléchir sur la vérité


Il commence par donner une définition de la vérité : accord entre l’idée et la réalité.
Mais pour les pragmatistes, une idée est vraie lorsqu’elle peut se vérifier et être validée dans la réalité
Pour les intellectualistes une idée est vraie lorsque l’explication proposée rend compte de la réalité ou est
proche de celle-ci. Mais cette explication ne se révèle pas d’elle-même dans l’expérience. L’expérimentation
consiste à créer des conditions artificielles qui permettent à chaque fois qu’on produit le phénomène on a le
même résultat. Cette vérification permet également de valider l’idée.
Que ça soit un point de vue pragmatique ou intellectualiste, le processus consiste à créer les conditions de
vérification et de validation entre l’idée et la réalité
Intérêt philosophique du texte : exemple peut-il y avoir plusieurs vérités sur le même phénomène

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