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Boisandré, A. de. A. de Boisandré. Napoléon antisémite. 1900. 1/ Les contenus accessibles sur le

Boisandré, A. de. A. de Boisandré. Napoléon antisémite. 1900.

A. de. A. de Boisandré. Napoléon antisémite. 1900. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica

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LOUBET-LA-HONTE

//,

flapoléon

Antisémite

PREFACE

Les polémiques

ont ceci de bon dans

la

vie des journalistes, parfois à creuser

qu'elles

les incitent

certaines

questions.

C'est

d'une polémique, d'ailleurs,

Caporal

très brève

la Libre

pas seule-

précisément et très courtoise

entre

Parole

et le Petit

l'idée

de cette

quem'estvenuc

n'est

étude

qui

ment une étude historique,

mais

aussi,

et

malgré

actualité.

son

titre,

une

étude

de brillante

L'incident

niers

jours

dont je parle remonte

de décembre.

On

aux der-

était

en

Il

l'Itl-TACi:

Haute Cour, bouillaient

pleine

honnêtes

cette ignoble parodie

et tous

les cerveaux

devant

d'indignation de Justice

qui n'était et la

que la revanche

de l'affaire

Dreyfus tenait une

par l'i- for- les

des Juifs. Quiconque

vengeance

plume indépendante

dée de

mule nouvelle

était possédé

trouver

chaque

jour quelque

qui marquât

de mépris

juges infâmes comme

le fer rouge marquait

autrefois

les forçats.

C'est dans

cet

état

d'esprit

qui était

le

nôtre

à tous,

grandissante I.asies publia était rédacteur

Le Code des Représailles.

milieu

de l'indignation

que

notre

au

de la nation, dans le Petit

ami

dont il intitulé:

Caporal, en chef, unarticle

Cet article,

je l'ai là, sous

à l'instant

viens

de le relire

mes yeux;

je

même, après

deux mois écoulés,

ditions

que je le trouve

qui le dicta

absolument

aujourd'hui

dans les meilleures

con- Je déclare

de calme et de réflexion.

parfait en quelque

; l'idée

sorte,

juste,

et j'avoue

moins que jamais

qui l'inspira, me paraît 'comprendre la petite tem-

i'iii:i.u i:

m

pète que souleva

dans

le monde bonapar-

ou du moins dans une certaine

mais

éloquence/ bon sens et d'une si inexorable

tiste,

du monde bonapartiste,

vibrante

partie cette page d'une

aussi

d'un

logi-

si

si

terme

que.

Que disait donc

l.asies?

Notre ami se bornait

à «appliquer aux évé-

nements

le monde, innée

thèse

du jour cette thèse vieille comme

vieille

comme

de Justice

l'idée

au coeur humain,

qui s'appelle

de la légitime

défense.

la

" La loi est violée, ccri\ait-il,

d'un

T Nous

*

notre loi, sans

Nous sommesen cas de

Le

jour

n'est

pas

loin où le

repousséc du pied

innin'.f

Tant mieux ! les misérables qui nous

affolant vertige,

ne se doutent

point

une loiiue gênante.

gouvernent, pris

qu'ils

les ferons

nous tracent eux-mêmes le chemin par lequel nous

passer.

leurs lois

d'exception telles qu'ils

deviendront

appliquerons

appliquées, et leurs illégalités

qu'il

leur reste le droit de

légitime

protester. défense : nous nous

peuple

dressera à nouveau

comparaître

sévères a tous ceux

servis, semant

nous les auront

Un jour

défendrons,sans nous laisser intimider par la tyrannie de

parlementaires *• tarés.

à sa

les tables do Camille Desmoulin*,faisant

barre les Rothschild, voleurs d'or, les Rcinach, voleurs de

consciences, demandant des comptes

qui,

sur elle la ruine, 1.1trahison et le déshonneur! »

au lieu de servir la Franco, s'en sont

IV

l'IJKF.WT.

Question

de forme

à part,

il n'est pas un

journaliste

indépendant

sieurs

fois cet article

qui n'ait

écrit plu- de cette

pé-

au c'ours

riode d'agitation un orateur patriote

toutes les réunions populaires.

et de révolte

qui

; il n'est

ne l'ait clamé

pas

dans

Or, cette

une fougue

où Lasies traduisait

page, si belle la pensée

avec

qui grondait

dans le coeur du peuple,

ne fut point goûtée

dans

les hautes

rien

du parti

en des détails

sphères

entrer

ici,

de l'Em-

pire. Sans vouloir

n'ont

qui

à faire

je puis

même

dire

dés-

qu'elle fut plus ou moins implicitement avouée.

Lasies,

qui

hait

l'équivoque,

n'accepta

cette

pas plus désormais

Petit Caporal

situation

ambiguë.

des

parler

conformément

Ne pouvant

Juifs

dans

le

à ses opinions

et à son programme,

il n'hésita

pas, quel-

qu'il en eût, à se séparer

qui sont

restés

de ses

que regret

amis politiques, autant qu'auparavant, On n'a pas oublié

d'ailleurs,

ses amis personnels.

de démission

sa lettre

dont la dernière

phrase fameux de Proudhon

:

rappelait

un mot

« Si changer

de gouvernement

consiste

simplement

à changer

je n'en suis pas.

»

de Juifs, écrivait-il,

donc

querelle

Que

et qu'y avait-il de famille

se passait-il cette petite

derrière

Les bonapartistes instinctivement

?

qui sont « foncièrement,

comme

l'a dit

Antijuifs»,

si justement

camp où la France

dans

Drumont,

étaient-ils

juste

passés au moment de l'affaire

Cour,

le

d'Israël,

entière , écoeurée

par

la

jamais

Dreyfus,

maudissait

cosmopolites

exaspérée plus que ?

Haute

ces exécrables

Une telle supposition

manquait

de vraisemblance,

naïveté

et nous n'eûmes

un seul

de nous y arrêter

par trop pas la instant.

Il était évident,

cependant,

qu'il

se pas-

sait quelque impérialiste

chose,

mais dans l'état-major

seulement,

et

loin

des yeux

et du coeur des simples

soldats.

L'article

de Lasies

: Le Code

des Repre"-

VI

l'KKI'ACIv

est

du 20 décembre;

sail/es,

démission

sa lettre

M. Napoléon d'administra-

fut adressée du conseil

à

Magne, président tion du Petit

le 9 janvier.

Caporal,

de

Entre

ces deux

dates,

nifestations

également

il y eut deux

nettes, quoique

ma-

d'im-

portance inégale,

de la nouvelle

orienta-

tion donnée

Je veux parler

léon

au Maire

à la

politique de la lettre

d'Ajaccio,

impérialiste. du Prince

Napo-

à l'occasion

des

fêtes du Centenaire

simultanément

dans le Figaro le 114décembre,

« L'Antisémitisme

publié

du Consulat,

le

Petit

et le Petit

Capotai

qui parut Caporal etdel'articie

Caporal du 5 janvier.

dans

et

»

par le Petit

La lettre

du Prince Napoléon,

je dois le

n'avait

rien en elle-même

le plus

reconnaître, pût choquer

geux.

dû Consulat;

qui

l'Antisémite

ombra-

Le Prince

les souvenirs

y rappelait

de pa- oeuvre de

évoquant

son oeuvre de son

cification

gloire,

aux heures troublées

sociale il disait

à côté

ce qu'avait

de réconfortant,

et tristes

que nous vi-

l'UKFAC'K

VII

un regard

vons,

heures du siècle.

jeté

sur

ces premières

«J'appelle

de tous mes voeux la réconci-

liation nationale, terminait

vailler

fidèle aux traditions traditions

le Prince.

Tra-

rester

à cette

de salut, c'est du Premier

oeuvre

Consul, à sa

que l'Kmpereur

a léguées

famille.

»

On pouvait Prétendant tant

pour nationale», il ne

que le

estimer,

sans doute,

avait assez mal pris son moment

sur la « réconciliation

que la Justice,

sans

ni nations

insister

alors

la-

ni

peut exister

quelle

sociétés,

de traîtres pour emprisonner

nir un groupe

se mettait

au service

d'une bande ban-

cette

ou pour A part

de patriotes. du Prince

la lettre

Victor n'avait

réserve,

rien qui ne fût conforme

à la pure tradition

Avant

lui, le Prince

la force

napoléonienne.

rial avait

lut et

Impé- le sa- au rou- natio*

dit : '< Le plébiscite,

le droit,

c'est

rendue

c'est

et l'ère

des longues c'est

sécurités

parti

pouvoir

verte au pays;

un grand

Vin

PBKPACK

nal, sans vainqueurs

au-dessus

de tous pour

ni vaincus, s'élevant

les réconcilier.

la

Lettre

au

Maire

pas à trouver

des

la signi-

Malheureusement,

ne

tardait

d'Ajaccio

commentateurs

fication.

qui en précisèrent

Le 5 janvier,

ainsi que nous

Caporal,

dans le Petit

paraissait

l'avons

dit,

une étude

qui

sous

prétexte

de

réfuter

un article

d'Edouard

Drumont

sur

vers

le

exposé

siècle

des idées

» contenait

du journal

« Le Juif à tra- un véritable

sur la question

juive. L'article

intitulé :« l'Antisémitisme

et le Petit

», bien

Caporal de M. Cunéo

que non signé

portait la marque

d'Ornano,

évidente

de son inspiration.

On y disait

que le Directeur

de la Libre

Parole

avait commis

que

une grave deux

erreur

en

de

les

prétendant

même

cle, avaient

On

M. Cunéo d'Ornano

Napoléon,

que tous les gouvernements

eu à souffrir

y citait

un

du siè-

de

de la prépotence

ancien

article

juive.

rappelant

que Napo-

»

1'I:I:F.U;K

IX

léon Ie-- avait

et religieux et superficielle

de 1806 et au Sanhédrin

doté les Juifs d'un statut

une allusion

civil

et faisant

rapide des Notables

à l'Assemblée

de 1807.

de l'égalité,

teur, les Juifs disposèrent-ils

« Ainsi

dotés

affirmait l'au-

alors,

à eux

seuls, du gouvernement,

d'hui

Vitalité

? Non. Ils de

étaient

jouissant

comme

aujour-

de bons Français tout

comme

le

monde, et protégés comme

ou religieuse Ces assertions

avec l'Histoire,

rai, étaient

de cette profession :

contre la guerre tout le monde.

sociale,

»

en contradiction

ainsi

formelle

que je le démontre-

en guise de conclusion,

de foi résumée

suivies,

en une

phrase

« Quant

à nous,

selon

la parole

de notre

Directeur politique, notre

querelles de l'Antisémitisme,

« nous n'engagerons

napoléonien

dans les

drapeau

pas

nous demeu-

rerons

fidèles aux principes

de la Révolu-

tion, du Consulat

et de l'Hmpire.

»

Cet article,

cause immédiate

de la de-

x

1'1!I-:K.\i:(

mission

de Lasies,

par

un autre,

adressé

fut bientôt

complété

à Lasies lui-même,

et signé nano.

pour

naire,

revenait à nouveau

cette

fois

de

M. Cunéo

chef

Petit

d'Or-

fort aimable

démission-

Caporal

appelait

Après

un préambule

en

du

son rédacteur

le Directeur

les

sur ce qu'il

'< excès » de l'Antisémitisme,

montrait

en

divers endroits

une conception notamment,

qu'il avait

de nos doctrines

et écrivait

qui

eût

fort inexacte

phrase I« :

cette

bien

étonné Napoléon

« Nous

ne pouvions

aux tendances

Lasies,

dont

de notre un récent

donc nous

collègue

associer et ami

article

sur les pros-

criptions était en contradiction

avec la po-

litique nationaliste dont nous venons

de

ce Premier

Consul

de fêter

le Centenaire,

et nous ne pouvions

bliât,

sous l'égide

admettre du Petit

autre article

e

Je réfutai commises

" F

qui se terminait

quelques-unes

bonne

les Juifs dehors»

en toute

que

l'on pu-

Caporal,

parcos

un

mots

des

foi par

erreurs

le Petit

:

i'i!i;F.\ci;

Caporal,

et Drumont

résuma

un magistral article

intitulé

Victor

et les Juifs. >/

NI

le débat dans : « Le Prince

Sur ce, les bruits

les plus

étranges

cou-

rurent.

Libre Parole

Le jour

même

où

dans

la

parut

l'article d'Edouard

Drumont, à la Cham-

on disait presque ouvertement

bre que M. Waldeck-Rousseau,

grand dé-

joueur de complots, n'avait eu d'indulgence

je crois dresse

bonapartiste.

l'on parlait

pour un

même

de ten-

que

le complot

que

seul,

On ajoutait

qu'à la tète de.ee

complot

de grands souvenus momentané

des hommes

figuraient

portant et qui s'étaient

noms de l'Empire

fort

à propos

de Napoléonpour

de l'engouement les * maria-

ges mixtes »eu épousant

des filles d'Israël

considérablement,

millionnaires.

Que ne disait-on

On racontait

pas ?

que des Juifs en or massif,

effrayés de la violence du mouvement

tisémitisme

poussaient

d'An-

déchaîné par l'affaire Dreyfus,

leurs forces.

à la roue de toutes

XII

- I'KKFACK

« Nous

ne voulons

plus, auraient-ils

dit,

de cette presse

qui empêche dans la situation

la surveillance

voulons un gouvernementà

qui voit tout et qui dit tout,

», qui nous met

qui seraient

police.

sous

Nous

poigne

qui nous

les « affaires

de gens

de la haute

en débarrasse.

silence

»

// nous faut

vingt

ans

de

Quelle créance méritaient

ces potins

des

coulisses

ment,

trop d'estime

néo d'Ornano

tant qu'il voudrait

intrigues.

absolu-

politiques?

tous

Je l'ignore

et, dans

les cas, j'ai

beaucoup de M. Cu-

un seul ins-

pour le caractère

pour supposer se mêler

à de pareilles

Mais, d'autre

part, comment

expliquer

le

rappel

si peu opportun,

si malencontreux

même delà

napoléonien

dans

Comment

fameuse

qu'il

sur le drapeau

phrase

fallait

ne

pas engager de l'Antisémitisme? surtout

avec la publica-

les querelles

expliquer ait coïncidé si exactement

que ce rappel

PKKFACK

XIII

tion

maire d'Ajaccio

de la lettre

du

?

Prince

Napoléon

au

M. Cunéo d'Ornano,

quoi qu'il

en dise,

s'est mêlé plus d'une fois personnellement

à

'ces «querelles

est même

et la plus

mêlé

crâne.

» de l'Antisémitisme;

il s'y

de la façon la plus aimable

Lorsque

nous ouvrîmes,

dansla Libre Parole,

faire afficher

du jour

une souscription

la France

dans toute

du 30 mars iSgS flétrissant

pour

l'ordre

I.oubet,

M.

Cunéo

d'Ornano

figura,

à plusieurs

sur nos listes, en tète de la rédac-

Caporal. à la tribune

Il lit mieux encore:

du Parlement,

reprises,

tion du Petit

il intervint

obligea M. Waldeck-Rousseau

et il

à reconnaî-

tre qu'il instructions

a ses préfets de nos affiches.

Pourquoi fi nous,

simple

refus de prendre

s'agit de s'attaquer tres ?

avait

violé

la loi eu donnant

des

pour la lacération

à s'associer

flétrir

Loubet,

et pourquoi

cet empressement

il s'agit

de

quand

valet de la Juiverie,

ce

il

part à nos luttes quand

directement

aux

maî-

XIV

l'HKIACi:

J'ai

pensé

un

instant

que l'état-major

avait voulu profiter

du grand autour faisait avec

bonapartiste

courant

idées

de popularité de Déroulède.

qui passait Celui-ci

des

une quasi-politesse

à l'impérialisme

sa république la lui rendait

napoléonien,

la

plébiscitaire en déclarant

pas plus que des Patriotes, Israël.

Ligue jamais contre

; l'impérialisme que le drapeau

le drapeau ne marcherait

de

Mais Déroulède,

lui,

est parfaitement

libre

qui

de tenter

lui réserve,

avec les Juifs un essai

loyal

je

le prédis,

de

cruelles

désillusions.

Il n'en est pas de même

des

qui n'ont

pas le droit,

bonapartistes, on parle

grande expérience

quand

de la question

juive, d'oublier

la

Or,

du premier Kmpire.

quoi qu'en

ait prétendu

M. Cunéo

d'Or-

nano,

c'est son ami Lasies qui reste

sur ce

dans la vraie,

dans

la pure tradition

point

napoléonienne. nait, il donnerait

Si le grand Empereur

raison

à Lasies:

reve- il donne*

rait tort à M. Cunéo

d'Omano

Quant

a moi,

je suis,

au point

de vue

i'i:i-:F.vn:

xv

aussi désintéressé

politique,

dans ce conflit, n'appartenant

parti de l'Empire

léans. Je comprends

les fidélités,

que possible

pas plus

du duc

est

au

qu'à celui

d'Or-

toutes

bien

et je respecte

qu'on

mais j'estime

heureux d'être né indépendant,

ni avec

des

parfois

d'autant

de n'avoir qui vous se

à compter gênent trouvent

avec des considérations

tique, qui viennent-presque

souvent

faussées

traditions

plus qu'elles par le temp\ de stratégie dynas- toujours con- et vos manières

ni

trecarrer

de voir personnelles.

vos inclinations

Je

suis

d'une

génération

éclose

pour

ainsi dire à la vie intellectuelle,

torze

ce livre, j'ai appris aussi l'éclectisme

ne faut celui

il y a qua-

; dans

ans, en lisant

La France

Juive

à penser, politique,

et j'y ai appris

le vrai,

qu'il

pas confondre

avec l'indifférence,

dit que l'on doit avant tout

qui nous

aimer son pays

résume

de toute

son unie et qui se

si chère

aux Anti- !

dans la devise : La France

sémites

aux Français

XVI

PHKFACE

Ceci

n'est point

une profession

c'est simplement

qui n'est

d'âme

l'explication pas très ancien

de foi; état

d'un

en France

et qui n'en

quérir

est pas moins

en train

de con-

suis,

la France

tout entière. —nous autres

à des

Je ne

nous ne sommes

que des exemplaires

qui aurait

plaires

Antisémites

d'un même milliers

jour

livre d'exem- des édi-

été tiré

et qui aurait

chaque

tions nouvelles.

cette

extraordinaire

C'est

par

là, à cause de

puissance

de réper-

cussion

de dire que

de reproduction,

la pensée d'entre

serais-je tenté et les sentiments

du plus modeste

frir

of-

nous peuvent

un intérêt.

Ils ont, dans tous

les cas,

de montrer

combien est absurde

comme

l'avantage la légende

sectaires et des fanatiques.

qui nous représente

des

Nous sommes

liants,

et

nous

au contraire

avons

même

des conci- l'ambition

d'être des réconciliateurs,

mais des récon-

ciliateurs

dans

la nation.

Et nous

préten- de la n'ont

dons

Constituante

que les Juifs, en dépit

du Décret

et du Décret Crémieux,

l'UKFACK

XVII

entrer

dans

la nation rester

française,

puis-

pu

voulu

la nation

notre

plus péné-

qu'ils

juive.

ont

C'est

dans

en cela que se distingue

à nous,

plus aigu,

que l'autre.

nationalisme

trant,

plus averti

A part cette ne trouvera

plus

aspirations

les Antisémites.

réserve

de salut

public,

on

nulle

part plus de libéralisme,

plus

de largeur

d'idées,

de sincères que chez

vers l'union nationale

N'ayant,

pour la plupart,

d'autre passion, en politique,

la France, de vanter

d'utile

ce qu'il ou -*le grand

que l'amour

de

il ne leur

coûte y avoir

nullement

en

peut

de bon,

partis.

chez les divers

plus heureux

à nous

Jamais

lorsque

ter,

française.

nous ne sommes

l'occasion

que

s'offre

d'exal-

ici ou là,

une valeur

ou une gloire

C'est surtout

ment s'empare

à l'étranger

que

ce senti-

de nos Ames avec violence.

Je me souviendrai

que je fis à Londres,

y aura

bientôt

deux

toujours

de la visite

au Musée Tussaud,

il

ans. J'étais

allé

me

XVIII

IMiKK.UT.

réfugier

sèment

là, un peu pour visiter

célèbre,

beaucoup

cet établis-'

pour

fuir

les

aboiements

laient par toutes sensationnelles

question

des camelots

qui hur-

anglais,

les rues les « manchettes

des journaux de l'affaire

où il n'était et delà

Dreyfus

que

reculade de Fachoda.

»

Hélas ! je ne pus me soustraire

à l'obses-

sion

de ces

deux hontes

qu'en revivant,

dans la salle consacrée à Napoléon,

si glorieuse, Premier

Waterloo,

une pauvre

pareille

d'autrefois

reliques

l'épopée

aussi, du

de

mais si douloureuse

Je revis

là la voiture

Empire.

la voiture

de Sainte-Hélène

petite voiture

toute disloquée,

à un

char - à- bancs

de fermier

, combien d'autres précieuses ?

encore

Ce jour-là.

je puis dire que je fus rude-

ment bonapartiste mon âme la gloire

et que

j'aimai

et le martyre

de toute

del'Empe-

à ce Génie

qui avait rempli

reur. Je pensais

le monde devenu

du bruit

de son nom, et qui était

et le plus torturé

le plus misérable

des prisonniers.

Je songeais

à l'infâme

PIÎKI-ACI:

, xix

Hudson I.owe

qui refusait

au vainqueur

d'Austerlitz

poussait l'ignominie

qualité

coeur s'emplissait contre la lâche

phrase me montait

ment, cette phrase un jour de deuil

les livres

qui lui plaisaient, jusqu'à chicaner

haine

qui

sur la

de sa nourriture

de

na'.ion

et de son vin.Mon

et de colère

de bourreaux; aux lèvres irrésistible-

que j'avais entendue

nous,

une

en

aux obsèques

pour

de notre

aussi par l'Angleterre. — « Cette Angleterre, s'était écrié Drumont;

tions impitoyables

adversaire

des mercenaires;

sonniers,

flammé, comme Jeanne

cher brûlant, comme Napoléon!

cher

et grand

Mores, assassiné

lui

vous la connaissez,

elle a hérité

des tradi- un

quand

de Carthage;

quand

la gène,

elle le fait tuer

elle

par fait des pri-

elle les attache

à un bûcher

en- ou à un ro- ».

d'Arc,

Je n'étais point cependant

au bout de mes

dans une salle voisine,

dont l'ironie

amère,

évoquant

peines; que chose

remua bien plus profondément

le musée napoléonien

je vis quel- nie

atroce, encore que

une

vie-

, XX

l'KKFACK

toire anglaise couronnée

achetée

par la honte.

la trahison

et

par Je vis les clefs de

Sedan —étaient-elles

authentiques?—deux

clefs ornées

de l'Aigle

grandes

ayant pour encadrement

Juifs : celui de sir Moses Montefiore

du baron Lionel de Rothschild.

impérial,

deux portraits

de

et celui

Et, pour que

rien ne manquât

lisme sinistre, dans le compartiment

vitrine

défaites, je remarquai, sin de velours, une couronne

dédicace

à ce spectacle

d'un symbo-

de la de nos

où était enfermé

ce souvenir

posée sur un cous- d'or avec cette

: A Disraeli

!

C'est

en vain

de rendre me

que j'essaierais

émotion

l'intense

fit

à

aujourd'hui

éprouver

que heure » du « Fait-

d'une

une promenade ce « grand bric-à-brac

travers

Divers » et de l'Histoire,

où, parmi les mas-

des assassins célèbres

de la grandeur

se dresse

et les

ques grimaçants vestiges défraîchis

gloire humaine,

gie du Juif triomphant. C'était une éloquente

Le Juif à Waterloo,

et de la effi-

la railleuse

de choses.

toujours

leçon

le Juif à Sedan,

l'KKFACF.

XXI

cette figure insolente

qui rôde autour

et moqueuse

de nos désastres

du

Juif

Kn écrivant Napoléon Antisémite,

j'ai eu

de montrer

pour

d'Iéna

Antisémites

ment le revendiquer

et que les bonapartistes, fidèles à la mémoire

devront

retentissent

but

le vainqueur

que la race

avait