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CÉOTECHNIQUE

SOMMAIRE

tNtrOdUCtiON QU'EST.CE QUE LA GÉOTECHNIQUE?

chapitreI PnopruÉrÉs pHystQUESDESsoLS


r - oÉrruïoN DESsoLs- ÉlÉtvtENTS
coNSTtrulFSD'uN soL
pHysreuEs
2 - cARAcrÉnrsreuEs DESsoLS
g - cARAcrÉnrsreuEs
DTMENSToNNELLES
4. STRUCTURE DES SOLS
5 - ESSAISD' IDENTIFICATION
PROPRES
AUX SOLSGRENUS
6. ESSAISD' IDENTIFICATION
PROPRES
AUX SOLS FINS
7 . AUTRESESSAIS
8 . CLASSIFICATIONDES SOLS
Annexe1 Relations physiques
entrecaractéristiques
Annexe2 Granulométrie
Annexe3 Elémentsde classification
desargiles
Annexe4 Autresessais(compléments)
Chapitrell HYDRAULIQUE SOUTERRAINE
-
r Ét-ÉrueNTSD'HyDRAULTQUE sourERRAtNE
e - ÉooULEMENTS TRTDTMENSToNNELS - HvDRAULIoUEDESputrs
g . ÉCOULEMENTS BIDIMENSIONNELS - Éruoe oes nÉSEAUX
D'ÉooUTEMENT
4 . EFFETSMÉCANIQUES DE L 'EAUSUR LES SOLS- INTERACTIONFLUIDE-SQUELETTE
s - EFFETSDE LA cAprLmnrrÉDANSLESsoLS
Annexe1 : Conditionde continuité
Annexe2 : Débitde pompage- Démonstrationde Tcharny

chapitrelll LA DÉFoRMATtoNDES SOLS


1 - CONTRAINTES
DANSLESSOLS
2 . CALCUL DES CONTRAINTESDUES AUX SURCHARGES
3 - coMPRESSrBrLrrÉ
oes soLs
4 - CALCULDES TASSEMENTS _ MÉTHODEDES COUCHES
s . rnÉonlE DE LA coNSoLIDATtoN DE TERZAGHIEr rnÔHLIcH
6 - DURÉEDES TASSEMENTS
7 - CONSOLIDATION SECONDAIRE
8 . DISPOSITIONSCONSTRUCTIVES - TASSEMENTS ADMISSIBLES
Annexes1 à 4: Abaquesde Steinbrenner, de Newmark,d'Ôsterberg, de Fadum
Annexe5 : Chargeuniformede longueurinfinie- Diffusionsimplifiéedes contraintes
Annexe 6 : Tables de U en fonctionde Tu et de Tu en fonctionde U
Annexe 7 : Ordresde grandeurdes tassementsadmissibles

chapitre lV LA RÉslsTANcE AU CTSATLLEMENT - ÉrUOe EN LABORATOTRE


.
1 NOTIOruS ÉÉTTIENTAIRESSUR LA RUPTUREDES SOLS
2 . RAPPELSSUR LES CONTRAINTES . CONVENTIONS
3 . CRITÈREDE MOHR.COULOMB
4. MESUREAU LABORATOIRE DES CARACTÉRISTIQUES DE RUPTURE
5 . REMARQUES QUALITATIVES
Annexe : Ordresde grandeurde la cohésionet de l'anglede frottementinterne

BIBLIOGRAPHIE

Géotechnique1 -J. Lérau


QU'EST.CEQUE LA GEOTECHNIQUE
?

La Géotechnique est I'ensemble


desactivitésliéesaux applications
de la Mécanique
des
Sols,de la Mécanique des Rocheset de la Géologiede l'lngénieur.La Mécanique des Sols
étudie plus particulièrement le comportementdes sols sous leurs aspectsrésistanceet
déformabilité.

A partird'essaisde laboratoires
et in situde plusen plusperfectionnés,
la Mécaniquedes
Solsfournitaux constructeurs les donnéesnécessaires pourétudierles ouvragesde géniecivil
et de bâtimentet assurerleurstabilitéen fonctiondessolssur lesquelsils doiventêtrefondés,
ou aveclesquelsils serontconstruits(barrages cecitantdurantla progression
en remblais); des
travaux(grandsterrassements) qu'aprèsmiseen servicedesouvrages.

LES DOMAINESD'APPLICATION

La Mécaniquedes Sols joue un rôle essentieldans I'actede construirepourtous les


travauxde bâtimentet de géniecivilen relationaveclessolsou les mettanten æuvre.

Lessolspeuvent
. supporterlesouvrages: fondations
superficielles,
fondationsprofondês
, ...
. êtresupportés rideauxde palplanches,
: mursde soutènement, ...
. constituer
I'ouvragelui-même: remblais,
digues,barrages, ...

On peutciterparexemple:
- lesf ondations desbâtiments, desouvrages d'art,desensembles industriels
...
- lesouvrages de soutènement (murs,rideauxde palplanches, ...),
- lestunnelset travauxsouterrains danslessols,
- les barrageset diguesen terre,
- la stabilitédespentesnaturelles et destaluset lestravauxde stabilisation,
- lesouvragesportuaires et maritimes(fondationsde quais,comportement desbrise-lames,
...),
- lesterrassements desroutes,autoroutes,voiesferrées,
- I'amélioration et le renforcementdessols,
- la protection de l'environnement.

Avril2006

Géotechnique1 - J. Lérau
ChapitreI

PROPRIETESPHYSIQUESDES SOLS

1 - DÉFINITIoNDES SoLS . ÉIÉuerurs coNSTITUTIFSD.UNSoL


1- 1- OÉrrrurrroru
DESsoLs
Dansles étudesgéotechniques les matériauxexistantà la surfacede l'écorceterrestre
sontclassésen deuxgrandescatégories :
- les roches: agglomératsde grainsminérauxliés par des forcesde cohésionforteset
permanentes, mêmeaprèsimmersion prolongéedansI'eau+ Mécanique desroches.
- les sols:agrégatsde grainsminérauxpouvantêtreséparéssousl'effetd'actionsmé-
caniquesrelativement faibles-+ Mécanique dessols.
Les matériauxde transitionentresols et rochessont nommésSIRT (solsinduréset
rochestendres).
On noteraque le géologueappellesolstous les matériauxse trouvantà la surfacede
l'écorceterrestre.
Les sols sontdes matériauxmeubles,poreux,hétérogènes et souventanisotropes.Les
matériaux, minérauxou organiques,sontgénéralement à l'étatde grainsou de particulesdont
lesformeset lesdimensions sontessentiellement
variables.

1 -2- ÉlÉuerurscoNSTrrulFSD'uNsol
Un sol est un mélanged'éléments solidesconstituant solidê,d'eaupouvant
le squelette
circulerou nonentrelesparticules et d'airou de gaz.ll estdonc,en général, constitué de trois
phases:
sol = phasesolide+ phaseliquide+ phasegazeuse
Entreles grainsdu squelette, lesvidespeuventêtreremplisparde l'eau,par un gazou
lesdeuxà la fois.
Le gaz contenudansles videsentreles particules est généralement de I'air lorsquele
sol est sec ou un mélanged'air et de vapeurd'eaulorsquele sol est humide(casle plusfré-
quent)(fig.3-a).
L'eau peutremplirplusou moinstouslesvidesentreles grainset êtremobile(écoule-
mentplusou moinsrapide).Lorsquel'eauremplittouslesvides,le sol est dit saturé.Dansles
régionstempérées, la plupartdessolsen place,à quelquesmètresde profondeur sontsaturés.
Lorsqu'iln'ya pasd'eau,le sol estdit sec.
L'étudecomplètedessolsnon saturés,qui constituent un milieuà troisphases,est très
complexe.

2 . CARACTÉR|STIQUES PHYSIQUESDES SOLS


.
2. 1 DESCRIPTION
Avantd'analyserle comportement mécanique des sols,il est nécessairede définircer-
tains paramètresqui se rapportentaux diversesproportions dans lesquellesse trouventle
squelettesolide,l'eauet l'airconstituant
le sol.
Pourcelaconsidérons la représentation
suivanted'un sol danslaquellelestroisphases
sontséparées (fig.1).

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c.t-2-

Poids Volumes

Wa=0 arr va
VV
W ww Vv7 V

ws vs

Représentationconventionnelled'un volume de sol


Poidset volumesdes différentesphases
- Figure1 -

Notationsconventionnelles:
W : poidstotal du soll volumetotal(apparent)
Ws : poidsdesparticules
solides Vs volumedesparticulessolides
Ww : poidsde I'eau2 W volumedes videsentreles particules
vw volumede l'eau
va volumede I'air
avecles relations:
W=Ws+Ww Vv=Vyy+Vg
V =Vs+Vv-Vs+Vw+Va

On définiten outreles poidsvolumiques


qui, avecles poidset volumes,constituent
les
paramètres
dimensionnels :
. le poidsvolumique
desparticules
solides(de la matièreconstituant
lesgrainssolides),
notéyg
y, = I! sableet argile: = 26à 27 kN/m3
v . \
La phasesolidedes solsest constituéeprincipalement de siliceet d'alumine.Les élé-
mentssimplesSi et Al ayantdesmassesatomiques trèsvoisiness, le poidsvolumiquedessols
évoluedansune plagetrèsétroite.Lessolsorganiqueset les solsmétallifèresfont exception
à
cesvaleurs.

. le poidsvolumique
de I'eau,notéy6,

Y w = Svw
=9,81 kN/m3

On prendsouventyw- 10 kN/m3.Ce quientraîned'emblée2o/od'erceur


relative.

. le poidsvolumique
du sol (ou poidsvolumique apparentou poidsvolumique humide),
notéy. C'estla sommedespoidsdesparticules solideset de I'eaud'unvolumeunitéde sol.
! = -VUl- s a b l e: = 1 7 à 2 0 k N / m s a r g i l e : = 1 6 à 2 2 k N / m g
\

. le poidsvolumique
du sol sec,notéy64
WS
y O= s a b l e: = 1 4 à 1 8k N / m 3 a r g i l e : =1 0à 2 0 k N / m 3
Ti

'W pour
weight
'w pourwater
"
respectivement28 et 27 g/mole
'd pour
dry

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.r-3-

Si le solest sec : y = yo.

. le poidsvolumiquedu sol saturé,notéysatr lorsquetouslesvidessontremplisd'eau.


W - W'+Y*.vu
Ysat= sableet argile: = 19 à 22 kN/m3
V V
. le poidsvolumiquedu soldéjaugé, notéy'
ll est pris en comptelorsquele sol est entièrementimmergé.ll tient comptede la
présence de l'eauqui remplittouslesvideset de la poussée
d'Archimède
:
Y' = Ysat Yw sableet argile:= 9 à 12 kN/m3

On introduit notéep,et plusrarement


aussila notionmassevolumique, cellede densité
parrapportà I'eau,notéeD,:
=l J, w
d e n s i t é :' D L + densitésèche : Do - Yo
Yw

On obseruera que le vocabulaire


courantutilisédansle milieuprofessionnel
du B.T.P.
confondassezfacilementpoidsvolumique,massevolumiqueet densité.

Lesparamètres sansdimensions, au nombrede quatre,indiquent dansquellespropor-


phasesd'un sol. lls sonttrèsimportants
tionssontlesdifférentes et essentiellement
variables.

On définitla porosité,notéen, qui permetde connaîtrel'importancedes videsc'est à


direde savoirsi le sol est dansun état lâcheou serré.Elleest définiecommeétantle rapport
du volumedesvidesau volumetotal.
vv sablelî=o'25ào'50
n = a rgile:n=0,20à0,80
V
La porositéesttoujoursinférieure
à 1.
Ellepeutaussiêtreexpriméeen pour-cents.
Les sollicitations
auxquelles sontsoumisles sols produisent des variations du volume
des videsVv qui entraînentdes variationsdu volumeapparentV; aussipréfèret-onsouvent
le volumedesvidesnonpasau volumeapparent
rapporter de l'échantillon maisau volumedes
pafticules
solides,lequelpeut être considéré commeinvariant. On définitalorsl'indicedes
estanalogueà cellede la porosité.ll estdéfiniparla relation:
vides,notée, dontla signification

=+
@ -
;ili:;:=3:331
L'indicedesvidespeutêtresupérieur à 1 et mêmeatteindre
la valeur13 (casextrêmedesargilesde Mexico).

La teneuren eau,notéew, est définiepar le rapportdu poidsde l'eau au poidsdespar-


ticulessolidesd'un volumedonnéde sol.Elles'exprimeen pour-cent. Elleestfacilementme-
surableen laboratoire.
s a b l er w = 1 à 1 5 Y "
w*.100
!!= argilerw=10à20Yo
WS La teneur en eau peut dépasser 100 "/o et même atteindre
plusieurscentainesde pour-cents.

Le degréde saturation,noté51,indiquedansquelleproportion
lesvidessontremplispar
l'eau.ll estdéfinicommele rapportdu volumede l'eauau volumedesvides.ll s'exprimeen
pour-cent.

sr=f.roo Le degréde saturationpeutvarierde 0 % (sol sec)à 100"/"


(solsaturé).

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.t-4-

Parmitous les paramètres définisprécédemment, les paramètres


sansdimensions sont
les plus importants.
lls caractérisent
l'étatdanslequelse trouvele sol c'est à dire l'étatde
compacité ainsiquelesquantités
du squelette d'eauet d'aircontenues
dansle sol.

2 .2 - RELATIONS ENTRELESPARAMÈTRES
Tousles paramètres précédemment définisne sontpas indépendants. Les relationsles
plusimportantes existantentrecesdifférents paramètres sontdonnéesen annexe.
ll est trèspratiqued'utiliserle schémade la représentation conventionnelle d'un sol du
paragraphe précédentpourdéterminer ou démontrer cesrelations.
Pour caractériser complètement un sol la connaissance de trois paramètresindépen-
dantsestnécessaire; le poidsvolumique de l'eauétantconnu.Parexemple:
- un paramètre quantifiantle poidsvolumique: y ou ysou yo,
- un paramètre quantifiantI'importance desvides: e ou n,
- un paramètre quantifiantla présence d'eau: w ou Sy.
Nousavonsvu que le poidsvolumique des particulessolides(endehorsdes particules
organiques et métalliques)varieentredes limitesassezproches(26 kN/m. . y. < 27 kN/m3).
On peut donc le considérerpratiquement commeconstant(on prenden généralys - 26,5
kN/me).Dansce cas les paramètres variableset indépendants d'un sol se réduisent
à deux.
2 .3. OÉTENMINATION DES CARACTÉNISTIOUES PHYSIQUES
Lorsqu'onse trouveen présence
d'un sol,il fauttoutd'aborddéterminer lesvaleursde
troisparamètresindépendants.Comptetenude la dispersion inévitable,
il convientréaliserun
nombreimportantde mesuresdonton prendla valeurmoyenne.Cesmesuresse font généra-
lementen laboratoire.

2-3 - 1 - Déterminationde lateneureneau(pondérale) w (normeNF P 94-050)


C'estla caractéristique
la plusfacileà déterminer.
La teneuren eau se déterminepar deuxpesées.Unepremièrepeséede l'échantillon à
l'étatinitialdonnela massem de l'échantillonhumideet unedeuxième pesée,aprèspassage à
l'étuveà 105'Cpendant24heures(évaporation de I'eaulibreet de l'eaucapillaire),
donnela
massesèchede l'échantillon ms.
t* W*
* - . 1oo= . 1oo aVeC ffiw=ffi-ffi.
ms W.

2 - 3 -.2- Détermination
du poidsvolumique y (normeNF P 94-053)
ll faut déterminer
la massem et le volumetotalV de l'échantillon.
Pourdéterminer
ce
dernieron utilisel'unedestroisméthodes suivantes
:
. Méthodeparimmersion dansI'eau:
Un échantillonde formesimple,de massecomprise entre0,1 et 0,5 kg est pesé(m)puis
recouvertd'unecouchede paraffine(po"r"nins = 0,88g/cm3).Unedeuxièmepesée(m/ permet
de déterminerla massede la couchede paraffineet de calculerson volume.Une troisième
pesée,hydrostatique, de l'échantillon
recouvertde paraffine(m'o)permetde calculerle volume
de l'échantillonrecouvertde paraffine.Le volumede paraffineétantconnu,on en déduitle
volumeV de l'échantillon :
ffip - ffi'p ffip -ffi
V = Vrol*paraffine - Vparafine =
Pw Pp
de sol n'estpasremanié,il està l'étatnaturel.
L'échantillon
. Méthodede la troussecoupante:
On effectueun poinçonnement avecunetroussecoupantedansl'échantillon.Lesfaces
de la prised'essaisont araséesaux extrémités. Le volumeV de la prised'essaiest égal au
produitde I'airede la sectiond'entréede la troussecoupanteparsa hauteur.
L'échantillon de sol est légèrementremaniépar le passagede la troussecoupante,il est
cependant considéré à l'étatnaturel.

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.t-s-

. Méthode du moule:
préparéselonun processus
L'échantillon, défini,remplitle moulejusqu'àdébordement.
L'extrémitésupérieuredu moule,de dimensionsconnues,est araséeà la règle.C'est la
méthodeutiliséedansI'essaiProctor(normeNF P 94-093).
L'échantillon
de sol est remanié.

2 - 3 - 3 - Détermination du poidsvolumiquedesparticulessolidesy, (normeNF P g4-0S4)


Le problèmeest de mesurerle volumedesgrainssolides,Vr, constituant l'échantillon
de
sol.Cettemesureesteffectuée généralementau pycnomètre (fig.2).
Une masseconnuems de sol séché(par passageà l'étuveà 105'Cjusqu'àmasse
constante) est introduite
dansun récipient
contenantde l'eaudistillée.Un agitateurmagnétique
sépareles particulesles unesdes autres.Les bullesd'airlibéréessontaspiréespar-unvide
d'air(trompeà eau).Aprèss'êtreassuréqu'aucune bulled'airn'estpiégéeentrelesparticules
solides,on détermine avecun trèsgrandsoinle volumed'eau déplacéepar les particules soli-
des.

Le volumede la phasesolideVs, égalau vo-


lumed'eau déplacéepar le sol, est déterminépar
pesée.
ril1 : masse du pycnomètre contenant l'eau repèrede
distilléeet le barreaumagnétique,
fi12i massedu pycnomètrecontenantle sol
l'eaudistillée et le barreau
magnétique.
f f i 2 = I T l t+ m s - P * ' V s
avec ms: massedesparticules solides,
pw : massevolumique de l'eaudistillée,
V, : volumedesparticulessolides.
-lî2
\, _ IT11*ffis
"-
p*

p, = T.. = ---m..- p* :+ ys- ps.g Pycnomètre


Vs lTlt * ffis - ffi2 - Figure2 -

L'erreurrelativesur le résultatestde l'ordrede quelques10-4.

3 . CARACTERISTIQUES DIMENSIONNELLES
3-1.FORME
On peutdistinguer troiscatégories
de formes:
- les particules
sphériques / cubiques(arrondies
/ anguleuses)
: casdessolsgrenus(sables),
- les particules
en plaquettes : casdessolsfins(argiles),
- lesparticulesen aiguilles.

3 .2 - DIMENSIONS
Supposonsun sol dont les grainssolidesont des dimensions peu différentes
les unes
desautres(soldit à granulométrie
uniforme).
Suivantla tailledes grainson définitles catégoriesde sols suivantes(baséessur le
nombre2 ella progression géométrique de rapport10):

Sols grenus ols fins


Enrochement Cailloux Graves Gros sable Sablefin Limon Argile Ultrargile
200mm 20 mm 0,2mm 0,02mm 2pm 0,2 pm diamètredes
20 pm grainsdécroissants

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-c.r-6-

3 . 3 . CARACTÉRISTIQUES GRANULOMÉTRIQUES
- - -
3 3 1 Courbe granulométrique
La façonla pluscourantede représenter les résultatsdes essaisde tamisageet de sé-
dimentométrie' consisteà tracerunecourbegranulométrique. Ellereprésente le poidsdestami-
satscumulés(échellearithmétique) en fonctiondu diamètre ou du diamètreéquivalent, D, des
particules solides(échellelogarithmique).
La courbegranulométrique donnele pourcentage en
poidsdes particulesde tailleinférieureou égaleà un diamètredonné(pourcentage du poids
totalde la matièresèchede l'échantillon étudié).Lescoordonnées semi-logarithmiquepermet-
tent une représentation plus précisedes fines particulesdont I'influenceest capitalesur le
comportement dessols.
La granulométried'un sol peutêtrecaractériséepar un coefficient
d'uniformitéou coeffi-
cientde Hazen:
11 Doo
\ru-
%
(Dy: ouverture o/o
du tamislaissantpassery du poidsdesgrains).
D1eest appelédiamètreefficace.
PourCu > 2, la granulométrieest dite étalée,pourCu < 2 la granulométrie
est dite uni-
formeou serrée.
Plusla granulométrieest serréeplusla pentede la partiemédianede la courbeest pro-
noncée.

On définitaussile coefficient
de courbure:

Lorsquecertainesconditions sur Cu et Cs sontsatisfaites,


le sol est dit biengraduéc'est
à dire que sa granulométrie est bien étalée,sans prédominance d'unefractionparticulière.
Quandsa granulométrie estdiscontinue,avecprédominance d'unefractionparticulière,
il estdit
malgradué.
Les sols bien graduésconstituent des dépôtsnaturellement densesavec une capacité
portanteélevée.lls peuventêtreaisémentcompactés en remblaiset formentdes pentessta-
bles.

3 - 3 - 2 - Surfacespécifique
'On appellesurfacespécifique la surfacedes grainspar unitéde masse.Elle dépend
principalement de la tailledes grains(dansune moindremesurede la formedesgrains).Elle
peutvarierde 0,3 nl?g pourles sablesfins à plusieurscentainesde mz/gpourles argilesde
typeMontmorillon iteo.

4 - STRUCTURE DES SOLS


4 - 1 - STRUCTURE DES SOLS PULVÉRULENTS (solsgrenus)
D > 20 pm (exemple: lessables).
Lesgrainsse détachentles unsdesautressousleurpoids.
Les principales
forcesinteruenantdansl'équilibre
de la structuresont les forcesde pe-
santeur;c'estpar des réactionsde contactgrainà grainqu'unensemblestablepeut exister.
Cettestabilitéserad'autantmeilleure quele nombrede contactsseraélevé(solbiengradué).
Dansle cas de sols humidesnon saturés(fig.3-a) : l'eauest retenue,sousformede
ménisques au voisinagedes pointsde contactsentreles grains,par des forcesde capillarité;
elle crée entre ces derniersdes forces d'attraction.Le matériauprésenteune cohésion
capillaire(châteauxde sable).Les forcescapillaires sont négligeables devantles forcesde
pesanteur.

u Des rappels
sont présentésà l'annexe2.
sur le tamisageet la sédimentométrie
o
La salleGC 110 mesureenviron120m'

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.t-7-

4 - 2 - STRUCTURE DES ARGILES(rappels)


D.2!rm.
Lesparticules restentcolléesles uneauxautres.Le sol présenteunecohésion:il a l'ap-
parenced'un solideet ne se désagrègepas sous l'effet de la pesanteur ou d'autresforces
appliquées. Lesparticules sontforméespar un empilement de feuillets.Ellesont uneformede
plaquettes.
La surfacedes plaquettes étantchargéenégativement, les particulessont soumisesà
des forces d'attractionintergranulaires diverses.: forcesélectriques',forces de Van der
Waalss.Ces forcessont en généralfaibleset diminuentrapidement lorsquela distanceaug-
mente,on admetqu'ellesontnégligeables à partird'unedistancede 0,4 pm. Pourqu'elles
puissentavoirune influencesur le compoftement du sol il est nécessaire que les grainsde ce
sol aientdesdimensions trèspetites.
ll se crée autour des particulesde sol une pelliculed'eau adsorbéeou eau Iiée
d'épaisseurà peu prèsconstante(= 0,01pm) (fig.3-b). Elleest maintenue à la surfacedes
grains par des forces d'attraction moléculaires.Les dipôles d'eau sont orientés
perpendiculairement à la surfacedesgrains.Cetteeau présentedes propriétés trèsditférentes
de cellesde I'eaulibre:
- ellea unetrèsfortedensité: 1,5
- elleestliéeà la particule(ellene se déplacepassousl'effetde la gravité),
- sa viscositétrès élevée,qui lui confèredes propriétés intermédiaires entrecellesd'un
liquideet cellesd'un solide,està l'originede certainscomportements dessolsargileux:
fluage,compression secondaire, ...
- ellene s'évacuequ'àtempérature élevée(vers300'C.).
La couched'eau adsorbéejoue un rôlede lubrifiant entreles grains.Son influenceest
considérable sur les propriétésmécaniques du sol.

ménisgue film d'eau


d'eau adsorbée

atr +
vapeurd'eau
eau libre

a - Sol humideet nonsaturé b - Particule


de soltrèsfin
- Figure3 -

Orientationdesoarticules
On distinguedeuxtypesfondamentaux d'orientation:
- I'orientation
floculée(bordcontreface),structure en "châ-
teaude cartes"(fig.4 - a).
- l'orientation
dispersée (facecontreface)(fig.a - b).

Lesparticulesdessédiments argileuxnaturelsont une


plus ou moinsfloculéesuivantqu'ellesse sont
orientation
déposées en milieumarinou en eaudouce.
a - Orientation
floculée

7
Des moléculesélectriquementneutrespeuventconstituerdes dipôles(les centresdes charges positiveset négatives
sont distincts).Les forces électriquess'exercententre les dipôles.
o Forces
d'attractionentre moléculesdues aux champs électriquesrésultantdu mouvementdes électronssur leurs
orbites;varientinversementproportionnellement à une puissanceélevéede la distance.

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.t-8-

Lesargilesmarinesont en généralunestructureplus
ouvertequelesargilesdéposées
La consolidation
à orienterles particules
en eaudouce.
et les effortsde cisaillement
suivantI'arrangement
tendent
dispersé.
=1 lu
L'orientation des particulesjoue un rôleimportantsur
les propriétésphysiqueset mécaniques. Ces notionssur
l'orientation desparticules argileusespermettent d'expliquer
qualitativement desphénomènes complexes liésà la conso-
lidationet à la résistancedesaroiles. b - Orientation
dispersée
Particulesde sol argileux
- Figure4 -

Ordresde grandeurdescaractéristiques
géométriques
desprincipales
famillesd'argiles
Nature Diamètre Epaisseur Surfacespécifiques
1o 0,3à3pm
Kaolinite D/3à D/10 10à 20 m2/g
lllite11 0 , 1à 2 p m D/10 80 à 100m?g
12
Montmoriltonite 0,05à 1 pm D/100 iusqu'à800 mzls
Lesargilesrencontrées en pratiquesontforméesde mélangesde minérauxargileuxse
rattachant
à cestroisfamilles(cf.annexe3).

4 . 3 . S O L SO R G A N I Q U E S
Lorsqueles grainssont constituésde matièreorganique,le sol est dit organique.La
présencedansles solsde matièresorganiques, qui sontà l'originede textureslâcheset d'une
importanterétentiond'eau, confèrentà ceux-ci une grande plasticitéet une grande
compressibilité. Pour des étudesd'ouvragesimportantsoù le critèrede compressibiiité est
prépondérant (remblaisur sol compressible par exemple),le dosagede matièresorganiques
dessolsappelésà supporter de telsouvragesest indispensable.
La tourbe,résultatde la décomposition desvégétaux,est un exemplede sol organique;
elleest presqueexclusivement composée de fibresv{;étales.

5 - ESSAISD'IDENTIFICATION PROPRESAUX SOLS GRENUS


- -
5 1 ESSAT D'ÉQUVALENT DESABLE (normeNF p 18-598)
'
L'essaid'équivalent
de sable,désignépar le symboleE.S.,a pourbut d'évaluerla pro-
portionrelatived'élémentsfins contenusdansle sol et dont la présenceen quantiténotable
peutmodifierle comportement mécanique.
C'est un essaiempirique,
simple,rapideet ne nécessitantqu'un appareillage très élé-
mentaire.ll permetde contrôlersur placela constancede certainesqualitésde matériauxmis
en æuvresur chantierà unecadencerapide.ll esttrèslargement utilisé,en particutier
en géo-
technique routière.
L'essaiconsisteà opérersur l'échantillonde sol (fractiondu matériaudontles éléments
sont inférieursà 5 mm) un lavageénergiquede manièreà te séparerde ses matièresfines.
L'éprouvettecontenantle sol et la solutionlavante est soumiseà gO cycles de ZO cm
d'amplitude en 30 secondes.La solutionutiliséea, en outre,un pouvoirfloculantsur lesargiles
et lescolloides'".

s
surfacespécifiquedu ciment: = 1 m2/g
10
du chinoiskao ling,lieu où l'on extrayaitcetteargile,de kao, élevée,et ling,colline
11 - USA
de l'lllinois
t2
de Montmorillon (Vienne)- France
'" particules
très petitesrestanten suspensiondans I'eauet dont lafloculationproduitun gel.

1 -J. Lérau
Géotechnique
- c .l - 9 -

On laissela solutionse décanter(fig.5). Le


sablevrai se déposedansle fondde la burettejus-
qu'à un niveauh, qui peutêtremesuré.Au-dessus
du sable,se déposele floculatgonfléparla solution.
On peutdistinguer un deuxièmeniveauh1 qui sé-
parele liquidecontenant le floculatdu liquidetrans- F l o c u l o f
parentde solutionlavantedécanté.On détermine le
rapportentre la hauteurdu dépôtsolideh2 et la
hauteurdu niveausupérieur du floculath 1.
L'équivalentde sableestpardéfinition : oé.pôr
solrde
. b .roo
E . s=
h1
Essaid'équivalentde sable
- Figure5 -

La valeurde l'équivalent
de sablechutetrès rapidement
dès qu'ily a un faiblepourcen-
tagede limonou d'argiledansle sol pulvérulent.

Ordresde grandeur:
Nature Equivalent
de sable
Sablepuret propre E. S.= 100
Sol nonplastique E.S.= 40
Sol plastique E.S.= 20
Argilepure E.S.= 0

5 - 2 - INDICEDE DENSIÉ (normeNF p 94-059)


Pourdonnerune idéede l'étatde compacité
danslequelse trouveun sol grenuà l'état
naturel, on définitl'indicede densité:
emax-ê
Ien =
êmax - êmin
êmax et epln sont déterminés par des essais de laboratoire.
L'essaiconsisteà mettreen placele matériauséchédansun moulede votumeconnu,
selonuneprocédure biendéfinie(avecunehauteurde chutenulle).On peutainsicalculerson
poidsvolumiqueminimal.Une surchargestatiquede 10 kPa est ensuiteappliquéeafin de
procéderau compactage par vibration.On calculealorsson'poid's
de l'échantillon volumique
maximal.
pourun sol lâchee = emax:+ lD = 0.
Pourun solserré ê = ernln:â lD = 1.
ll Le comportement des sols grenusdépendpresqueuniquement de l'étatde compacité
ll danslequelse trouvele squelettesolide.
Dansle cas d'un matériauthéoriqueconstituéde sphèresde mêmediamètreon peut
définirdeuxassemblages particuliers
correspondant à er,net êmax(fig.6) :

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . I - 1 0-

GOO
2t<.,x. >i<
".tb{._Li)
ceoo
d.= nl2 A,= îEl3
- a - Etatle moinsle compact: -
b Etatle pluscomoact:
assemblage cubique: ass@eto:
unesphèreen contactavecsix autressphères unesphèreen contactavecdouzeautressphères
êmax= 0,92 (nr", = 47,6 o/o) êr;n = 0,35 (nrin = 25,9 Yo)
Assemblage
de sphèresde mêmediamètre
- Figure6 -

6 . ESSAISD'IDENTIFICATION PROPRESAUX SOLS FINS


6 . 1 - LIMITESD'ATTERBERG
ll C'estI'un desessaisd'identification lesplusimportants.
Ceslimitessontmesurées, avecun appareillage normalisé, sur le mortier,c'est à direla
fractionde sol qui passeau tamisde 0,40mm.
On peutconsidérerquatreétatscaractérisant la consistance des solsfins. Pourdes te-
neursen eaudécroissantes :
.l'état liquide:Le sol a uneoonsistance trèsfaible.ll a l'abpectd'un fluide,il tendà se
nivelersuivantuÉesurfacehorizontale. Les particulesglissentfacilement les'unessur les au-
tres(fig.7-a).
. l'étatplastique: Le sol a uneconsistance plusimportante. ll ne tendplusà se niveler.
Soumisà de faiblescontraintes il se déformelargement sansse rompre.ll gardesa déforma-
tion aprèssuppression des contraintes. Les particules ont mis en communleurscouchesad-
sorbées;lorsqu'ily a déformationles particulesrestentattachéesles une aux autressans
s'éloigner (fig.7-b).
. l'état solide(avecretrait): Le sol retrowe sa forme initialeaprèssuppression des
.contraintes (petitesdéformations élastiques).
. l'étatsolidesansretrait;lesparticules arriventau contacten quelques pointsen chas-
santl'eauadsorbée; le sol ne changeplusde volumequandsa teneuren eaudiminue(fig.7-c).

a - Etatliquide b - Etatplastique c - Etatsolidesansretrait


Diversétatsd'unsolfin
- Figure7 -
La transitiond'un étatà un autreesttrèsprogressive,
c'est pourquoi
toutetentativepour
fixerla limiteentredeuxétatscomporteune partd'arbitraire.Néanmoins,on utiliseles limites
définiesparAtterberg et préciséesensuiteparCasagrande.
to
appeléaussiassemblage"en tas de boulets"

Géotechnique1 -J. Lérau


- c .l - 1 1 -

On définit:
- la limitede liquidité,
notéewsquiséparel'étatliquidede l'étatplastique,
- la limitede plasticité,
notéewp quiséparel'étatplastique de l'étatsolide,
- la limitede retrait,notéews qui séparel'étatsolideavecretraitde l'étatsolidesans
retrait.
état solide étatplastique état liquide
sansretrait avecretrait
W croissant
0 wç1s
\) WP WL
k- tp-|

Dansles solsen place,la teneuren eau naturellewnslêst généralement


compriseentre
ws et wp,très prèsde wp.
6 - 1 - 1 - Limitede liquiditéw1
6- 1 - 1 - 1 -MéthodedeCasagrande (déterminationàlacoupelle- normeNFP 94-051).
Pourdéterminer la limitede liquidité,
on étendsur unecoupelleunecouchedu matériau
danslaquelleon traceunerainureau moyend'un instrument en formede V (fig.8).On imprime
à la coupelledeschocssemblables en comptantle nombrede chocsnécessaires pourfermer
la rainuresur 1 cm,on mesurealorsla teneuren eaude la pâte.

coupelle
vue de côté coupellevue de face outilà rainurer
Appareillage pourla détermination de la limitede liquidité
- Figure8 -
Pardéfinition,
la limitede liquiditéest la teneuren eauqui correspond à unefermetureen
25 chocs.
Si on étudiela relationqui lie le nombrede chocsN à la teneuren eau w, on constate
que la courbereprésentative de cetterelationest une droiteen coordonnées semi-logarithmi-
ques (échellearithmétique pourles teneursen eau, logarithmique pourle nombrede chocs)
lorsquele nombrede chocsest comprisentre 15 et 35. On réalisecinq essaisqui doivent
s'échelonnerrégulièrement entre15 et 35 ou, mieux,entre20 et 30 chocs.La droitela plus
représentativeestensuitetracéeà partirdespointsexpérimentaux (fig.9).

tu
S pour shrinkage: retrait

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.l-12-

ti
,
aa
0

c
h
a
É
J

0
t.

Nombrede chocs
Limitede liquidité
- Figure9 -
Pourle mêmeintervalle
desvaleursde N, la formuleapprochée

wr- = * [-l!-)o't"
[25'
représente
égalementassezbien les résultatsexpérimentaux. On peut doncemployeravec
prudencecetterelationqui permetde déterminer la limitede liquiditéà l'aide d'une ou deux
mesuresseulement.

6 - 1 - 1 -2- Méthodedu cônede pénétration (normeNF P 94-0SZ-1)


La relationentre la teneuren eau du sol remaniéet la pénétrationpendantcinq
secondes, sousson proprepoids,d'uncônenormalisé (angleau sommetde 30o,massede 80
g), tombéen chutelibre,est déterminée expérimentalement. On porteen abscisseles teneurs
en eau (en "/")et en ordonnéeles pénétrations correspondantes du cône(en mm), les deux
échellesétant linéaires.La droite la plus représentative est tracée à partir des points
expérimentaux. Par définition
la limitede liquiditéest la teneuren eau du sol qui correspond
à
uneprofondeur de pénétration du cônede 17mm.

6 - 1 - 2 - Limitede plasticitéwp (normeNF P 94-051)


' Pourdéterminer la limitede plasticité,
on roulel'échantillonen formede cylindrequ'on
amincitprogressivement (fig.10).La limitede plasticité
est lateneuren eaudu cylindrequi se
briseen petitstronçonsde 1 à 2 cm de longau momentoù son diamètreatteint3 mm. ll faut
doncréaliserdes rouleauxde 3 mm de diamètresanspouvoirfairede rouleauxplusfins.On
exécuteen généraldeuxessaispourdéterminer cettelimite.

Détermination de la limitede plasticité


- Figure10-
ll Ces deux limitessontd'une importance fondamentale en géotechnique
car ellesindi-
ll quent la d'un solauxmodifications
sensibilité de sa teneuren eau.
6 - 1 - 3 - lndicede plasticitélp (normeNF P 94-051).
L'indicede plasticité,
notélp, est le paramètre
le pluscouramment
utilisépourcaractéri-
ser l'argilosité
dessols.
ll s'exprimeparla relation
: Ip= wL-wp

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . I - 1 3-

ll mesurel'étenduedu domainede plasticité, pendantlequelon peuttravailler


domaine le
sol. ll a une grandeimportance danstousles problèmes
de géotechnique
routière;il est préfé-
rablequ'ilsoitle plusgrandpossible.

Le GTR92 (GuideTechnique pourla Réalisationdesremblaiset descouchesde forme-


septembre1992)retientpourlp lesseuilsd'argilosité
suivants:

faiblement
argileux moyennement
argileux argileux trèsargileux
lp (%)
0 1 2 25

6 - 1 - 4 - Ordresde grandeur
Nature wr- (%) Wp (%) l P (%)

Limon 24 17 7
Argilelimoneuse peuplastique 40 24 16
Argileplastique 114 29 85
Argilede Mexico 500 125 375
Bentonitel6 710 54 656

6 - 2 - VALEURDE BLEU DE UÉrHVlÈrue: VBS (normeNF p 94-068)


ll s'agitaussid'unparamètre permettantde caractériser l'argilositéd'unsol.Sonapplica-
tionest récente.
Ce paramètre, notéVBS (valeurde bleudu sol),représente la quantitéde bleude mé-
thylènepouvants'adsorbersur les surfacesexterneset internesdes particulesargileuses
contenues dansla fractiondu sol considéré;c'estdoncunegrandeurdirectement liéeà la sur-
facespécifique du sol.
L'essaiconsisteà introduire progressivement du bleude méthylène dansune suspen-
sion de sol maintenue en agitation.On prélèvepériodiquement une gouttede la suspension
que I'on déposesur un papierchromatographique. Dèsqu'uneauréolebleutéese développe
autourde la tacheainsiforméeon peutconsidérer que I'adsorption du bleude méthylène sur
les particulesd'argileest terminée.En effet,c'estl'excèsde bleu de méthylènequi apparaît
dansl'auréole.
La VBS traduitglobalement la quantitéet la qualité(activité)de la fractionargileusedu
sol.Elles'exprime en grammes de bleupour100g de sol.
. Ordresde grandeur:
solssableuxsolslimoneuxsolslimoneux-argileux
solsargileux solstrèsargileux
VBS
0,2 2,5

7 - AUTRESESSAIS
Desessaiscomplémentaires, présentés
en annexe4, peuventêtreréalisés.ll s'agitde
- l'analyse
minéralogique,
- la teneuren matièreorganique,
- la teneuren carbonatede calcium.

8 . CLASSIFICATION DES SOLS


grâceà des mesuresquantitatives
Classerun sol consisteà I'identifier et à lui donnerun
nomafinde le rattacher à un groupede solsde caractéristiques
semblables.
Apparentée à la classification
américaineU.S.C.S. (UnifiedSoilClassificationSystem), la
classification
des Laboratoires des Pontset Chaussées (L.P.C.)utiliséeen Frances'appuiesur
essentiellementsur I'analyse granulométrique
et sur lescaractéristiquesde plasticitéde la frac-
tionfine,complétée pardesessaistrèssimples(couleur, odeur,effetsde l'eau,etc.).

16
minéralargileuxthixotropedu groupedes smectites(de FortBenton- Montana- USA).

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . | - 1 4-

La classification GTR 92 utiliséedans les travauxde terrassementest aussi très


largementrépandue.
Les solssontdésignéspar le nom de la portiongranulométrique prédominante qualifiée
par un adjectifrelatifauxportionssecondaires.
8.1.SOLS A GRANULOMÉTR UINEI F O R M E
Voir$3-2
8 .2 - SOLSA GRANULOMÉTRIE NON UNIFORME
On distingue troisgrandstypesde sols:
- lessolsgrenus: plusde 50 % deséléments en poids> 80 pm,
- lessolsfins : plusde 50 "/odesélémentsen poids< 80 pm,
- lessolsorganiques dontla teneuren matièreorganique est> à 10yo.
I-2-1-Solsgrenus
La classificationdes sols grenusse fait par la granulométrieet les limitesd'Atterberg.
Elleestprécisée dansle tableauci-après (fig.11).

Désignations
Définitions Symboles Conditions
oéotechnioues
E cu=bt4
E gravepropre
E r o @ Gb
E È 3 biengraduée
o
o € ; etc. - compris
entre
1et3
o E
e 9 ffi:
^ E
9 C \ l o o
E A E .oE gravepropre
o Gm Unedesconditions
de Gb nonsatisfaite
UJ Ë E
.o :o malgraduée
. o ,6 E
E
OL a ( !
o E
€ E E
à e? 5 \ o o GL Limitesd'Atterbergau-dessousde la ligneA17 grave
o R- o^
Ë o limoneuse
i 5
c O
o V
a
@ O C
5
- o
d o - E GA Limitesd'Atterbergau-dessusde la ligneA17 grave
.o
argileuse
:o

Ê cu=bt6
E sable propre
E 1 0 O sb
E
æ
îÀ? bien gradué
o 8 ; et c. - comprisentre1 et 3
o t
9 9 f:*:
^ E
9 Â Vl o o
g E E
@ g e g Sm Une des conditionsde Sb non satisfaite sablepropre
uJ :o malgradué
J
o
È
. o. E6 o
o ( Û E
o , 8 8 E
s 5
o s 8 SL Limitesd'Atterbergau-dessousde la ligneA17 sable
r.ô C S o limoneux
o o O V
E o g
a a c
f c )
E E . .oE SA Limitesd'Atterbergau-dessusde la ligneA17 sable
argileux
:o
tt

Lorsque5 o/o< o/ointérieurà 0,08 mm < 12 o/"+ on utiliseun doublesymbole


- pour les graves: Gb-GL Gb-GA Gm-GL Gm-GA
- pour les sables: Sb-SL Sb-SA Sm,SL Sm-SA
CLASSIFICATIONL.P.C.DES SOLS GRENUS
- F i g u r e1 1 -

tt
LigneA du diagrammede plasticité- voir figure12

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l - 1 5-

8-2-2-Solsfins
La classification
dessolsfins utiliseles critèresde plasticitéliésaux limitesd'Atterberg.
Elleestpréciséedansle diagramme de plasticité ci-après(fig.12).
Selonla positiondansle diagramme du pointreprésentatif ayantpourabscissela limite
de liquiditéet pour ordonnéeI'indice de plasticité,on définit quatregrandescatégories
principales:
- leslimonstrèsplastiques l-r
- les limonspeuplastiques Lp
- lesargilestrèsplastiques ,\
- lesargilespeuplastiques Ap

tP
60

,/
50 A r g i t e st r e s p l a srques
t raQ

--l at 5\*:
40 aa
i1
\Q
-0.
çe/
30
Argilespeuptastiques Yu^orlstrèsp U (i 5

2 0
A lp l Lt

| ' I
. . t

-r4-"*lt-p J C I SO r ga n t q u e s
r 0 t rès ptastiques
. etsots
o r o a n i o u e -s I | ,.rl I I
peu plas t i ( u e s ' 0R l"i I I
r0 20 30 40 50 60 70 80 90 100
wL

Abaquede plasticitéde Casagrande


CLASSIFICATION L.P.C.DESSOLSFINS
- Figure12-

Remarque: Les mots argileet limonne représentent plus ici des classesgranulométriques,
maissontliésaux valeursdes limitesd'Atterberg. ll s'agitdoncd'une ctassification baséesur
la plasticité
c'est à direla natureminéralogique
desparticules de sol et nonde leurdimensions.

8-2-3-Solsorganiques

Teneuren matièreorganique
(%) Désignation
géotechnique
0-3 Solinorganique
3-10 organique fo
Solfaiblement Vase
1 0- 3 0 Solmoyenne organique mO Soltourbeux
>30 Soltrèsorqanique to Tourbe

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . | - 1 6-

ANNEXE

RELATIONS ENTRE CARACTERISTIQUESPHYSIQUES

1 1 ln = W* t5l ô - K * l'9.| {[ =
Ww *
V vs w.
n
tzl n = e
1+e
t6l @ =
1-. t l 0 l w = ê . S r .f u
Ys

t3l n = 1 - Y d lTlQ=
Yt -1 Y -1
ys l 1 1 lr r =
Yo Yo
Ys - Ysat Ys- Ysat
l4l n = I8lQ= l12lw=Sr.y*(a-al
Ys-Yw Ysat- Yw Yo Ys
Y r w w
[13] Sr = v w * l14l sr = t15l Sr = (yoconstant)
w Y w e wsat

1+w
[16] y = (1+w) (1 - n)y. l17l y - _1 .+vg^ ' ù [18] y
- ( 1+ w ) y 6

yr+e.Sr.y*
tlel Y - Y o + n . S r . y * t2ol y - 1+e l 2 1 l y - ( 1- n ) y s + h . S , . y *

[23] Yo- 1 + e
Ys *
l22l Yo - (1 - n)Y. l24l Y = Ysat-Yw

Ys-Yw Y s - Y w. r o
l25l v = ( 1- n ) ( Y r - Y * ) [26] T' = 1+e
l27ly'=
ys
* : relationde définition

ANNEXE2

GRANULOMÉTRlE

Les grainsd'un sol ont des dimensions très variablespouvantallerde la dizainede


centimètresau micromètre.Un essai d'identification importantconsisteà étudier la gra-
nulométrie desgrainssuivantleurdimension
du sol,c'est à direla distribution en déterminant
par peséeI'importancerelativedesclassesde grainsde dimensions biendéfinies.

1 - TAMISAGE
Pourlessolsgrenuson utiliseunesériede passoires et de tamis.
Lestrousdes passoires ont un diamètre variantde 100à 6,3 mm.L'ouverture intérieure
desmaillesdestamisvariede 12,5mm à 40 pm. Pardéfinition d'uneparticule
le diamètre est
égalà I'ouverture intérieure desmaillesdu pluspetittamisla laissantpasser.Quandon se sert
de passoires,il faut connaîtreles dimensions des tamiséquivalents. D étantle diamètredes
trousde la passoire, I'ouvertureintérieure
des maillesdu tamiséquivalent est égaleàD|1,25
(résultat de Féret).On utilise,parexemple, indifféremment un tamisde 10 mm ou unepassoire
d e 1 2 , 5m m .
On commence toujourspar passerl'échantillon dansuneétuveà 105"Cjusqu'àpoids
constantde façonà déterminer le poidsde l'échantillon
sec.On procèdeensuiteau tamisage
proprement dit, soit à sec, soit sousl'eau, à l'aide d'une colonnede tamissoumiseà des

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c.t-17-

vibrations.La quantitéde matériauretenuesur le tamisest appeléerefus,cellequi passe.au


traversdu tamisest appeléetamisat.
Le tamisageà sec n'est précisque pourles matériaux dénuésde cohésion commeles
sablesou lesgraviers.En présence d'un sol limoneuxou argileux,il fauteffectuerun tamisage
sous I'eau. Le matériaudoit alors être mis à tremperpendantun temps suffisantpour
désagréger motteset agglomérats.
Cetteopération peutdurerde quelquesminutesà plusieurs
heures.Aprèstamisage,on passede nouveaules tamiset leursrefusà l'étuveavantde les
peser.

2 - SÉDIMENTOMÉTRIE
Lorsquela dimensiondes particulesest inférieureà 80 pm le tamisagen'est plus
possible.On a alorsrecoursà la sédimentométrie.
Cetteméthodeestbaséesur la loi de Stokes
qui exprimela vitesselimitede chuted'une particule
sphérique
dansun liquidevisqueuxen
fonctiondu diamètrede la particule
(fig.1).
Cetterelations'écrit:
u = Y l ] Tpt { vD z
18
avec:v: vitessede décantation,
D : diamètrede la particule,
y* : poidsvolumique du liquideutilisé(eau+ défloculant),
p : viscositédynamique du liquide.
Cetteformuledonneparexemplepourla décantation de
particules d'un poidsvolumique de 26,5kN/m3dansde I'eauà Loi de Stokes
zOC (p = 1o-3Pa.s) :+ v (cm/s)= 9000D2 (D expriméen cm). - Figure1 -
En pratique, pour pouvoirappliquerla loi de Stokes,il
convientd'opérer sur une suspensionde faible concentration
(enviion20 g/litre)et sur des particulesde dimensioninférieure'à
100 pm. Par convention,le diamètred'une particuleest égal au densimètre
diamètrede la particulesphérique
la mêmevitessede décantation;
motdst importantcar les particules
de mêmepoidsvolumiquequi a
il estappelédiamètre
. Le procédéconsisteà mesurerà différentes
équivalent
trèsfinessonttrèsaptatie+
époques,
(le

à l'aide
\g
d'un densimètre, la densitéd'unesuspension d'un sol (fig.2).On
opèresur une suspensioninitialement homogène.La décantation
des particulesdétruitcette homogénéité, les particulesles plus
grosSes tombantle plusrapidement. A uneprofondeur H donnéeon
mesurele densitéô de la suspension en fonctiondu tempst.
A cetteprofondeur H (= v.1;

ffi
- il n'y a plusde particules de diamètre supérieurà D tel que
1 8 u ."i;car
H
D = ;::'-1: la sédimentation de ces particules a été plus
( Y s- Y w ) t
rapide,
- le poidsvolumique de la suspension s'écrit: Sédimentométrie
- Figure2 -
Y.Ws*Yw v-v'W'
ys
ô'Y*=
avec:
poidsdesparticules
de diamètre< à D
v- poidstotalft desparticules
solides
V : volumede la suspension
on détermine y = + . Ys'Tw . (ô - 1)enfonction
du temps.
Ws Ys-Yw

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . | - 1 8-

ANNEXE 3

ELEMENTS DE CLASSIFICATIONSDES ARGILES

On distingue troisgrandesfamilles.
La kaolinite
Le feuilletde kaoliniterésultede la liaisond'une couche a
f 3 À
tétraédrique(1) avec une coucheoctaédrique(2), la liaisonse -* .c

faisantpar les atomesd'oxygène(fig. 1). La particulede kaolinite I n.


est forméed'un empilement de ces feuillets,de l'ordre d'une Liaison
/co*e
centaine.Lesfeuilletssontliés les uns aux autrespar des liaisons
du type hydrogènedonc des liaisonsrelativement fortes; il en
résulteque l'empilement est difficileà dissocier.Le minéralest par \Ll'alson
faible
conséquent stable et l'eau ne peutni circulerentreles feuilletsni
provoquerun gonflementou un retraitdes particules. ces argiles
sontlesmoinsdangereuses pourl'ingénieur. I
I
Structurede la kaolinite
- Figure1 -

Lessmectites(dontla montmorillonite)
Mêmetypestructural que les illites,maisavectrès peu de cationsK* interfoliaires.
ll en
résultedes liaisonsextrêmement lâchesentrelesfeuilletsce qui permetà desmolécules d'eau
de se glisserentreles feuilletsen provoquant des gonflements spectaculaires(S à 6 couches
de molécules d'eau).Lessolsdontla teneuren montmorillonite estélevéesontsusceptibles de
gonflements ou de retraitsimportants suivantlesvariations de teneuren eau.Lesparticules de
montmorillonite ont des dimensions très faibles,leur surfacespécifiqueest dont très élevée
d'où une activitésuperficielleintense.A cettefamilleappartient la bentonitecourarmentutili-
séecommebouede forageet dansI'exécution de paroismoulées.

Les illites
Leur structureest très prochede celle du mica branc.Une
coucheoctaédrique est priseentredeuxcouchestétraédriques. Ces
dernièressontoccupéespardes Si4*dontun peu moinsde 1 sur 4
est rèmplacépar des Alo*.La neutralitéélectriqueest rétabliepar
lons K+
I'interpositionde cationsK* entre les couchestétraédriques : il i/ liai"on assez f,orte
apparaîtainsi des liaisonsioniquesfaibles entre les feuillets,
toutefoispourlesbloquer.
sutfisantes

L'atomed'aluminium du feuilletoctaédriquequi se trouvesousformed'un 4;+++peut


être remplacépar d'autresionscommeMg++,principalement dansla montmorillonite et dans
l'illite.ll en résulteun déséquilibre
électriquequi est compensé par l'adsorption en surfacede
cationsCa**, Li+,K+, Fe++.Aux extrémités de la particuled'argile,il y a égalementdesdés-
équilibresélectriques et adsorptionde cations.Ces cationsdits échangeables jouentun rôle
important dansle comportement desargiles.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . | - 1 9-

ANNEXE 4

AUTRES - coMPLÉmerurs
ESSAIS

1 - ANALYSE
urruÉnnLocteuE
L'analyseminéralogique faitappelà l'observationau microscope électronique,à l'étude
pardiffraction
desrayonsX, à I'analysechimique.
L'analyseminéralogique d'un sol est généralement un essaiqui apportebeaucoup
d'informations,car le comportement des sols fins est fonctionde leur compositionminé-
ralogique.Par exempleune forteteneuren montmorillonite indiqueraun sol très sensibleà
l'eau pouvantdonnerlieuà desgonflements ou desretraitsimportants.

2 - TENEURENMATIÈRE ORGANIQUE
Les matièresorganiques
sonttrès variéeset il est de ce fait quasimentimpossible
de
déterminerpardesessaissimpleschacunedesvariétés.On se contented'undosagepondéral
global.Plusieurs
méthodesde dosagesontpossibles.
Méthodeclassique
Les matièresorganiquessontoxydéespar un mélangede bichromate
de potassiumet
d'acidesulfuriqueconcentré.
Méthode thermique
Celle-cifaitappelà I'analyse
thermique (A.T.D.),
différentielle méthodepluslonguemais
plusprécisequela méthode classique.
Testd'humidificationde VonPost
Le testde Von Postpermetd'estimer le degréde décomposition
desmatièresorganiques
des sols par rétérenceà une échelled'humidification empiriquecomportant dix classesHt à
H1g(la classeH1 correspond à une massevégétalenon humidifiée, la classeHtOà un sol
organique totalement à l'étatde pâte.
humidifié,
L'essaiconsisteà comprimerunecertainequantitéde matériauet à observerla natureet
la couleurdu liquidequien sort,queI'oncompareà uneéchellepréétablie. ll peutêtreréaliséà
la mainou à l'aided'unsystèmemécanique.

3 - TENEUREN CARBONATE DE CALCIUM


La détermination de la teneuren CaCO3s'effectueau calcimètreDietrich - Frùling.
L'essaiconsisteà mesurerà l'aide d'une buretteà gaz le volumede CO2dégagépar la
réactiondu HCIsurle carbonate de calciumcontenudansl'échantillon.
L'acidechlorhydrique diluédécompose le carbonatede calciumselonla réaction:
CaCO3+ 2 HCI -+ CaCl2+ H2O+ CO2v
La teneuren CaCOsd'un sol fin est un bon indicede sa résistancemécanique et de sa
sensibilité
à I'eau.Suivantla valeurde cetteteneur,le compoftementdu solévoluedepuiscelui
d'uneargilejusqu'àceluid'uneroche,la valeurde transitionétantauxalentours de 60 - 70 o/".

Teneuren CaCOs(/") géotechn


Désignation ique
0 - 10 Argile I
1 0- 3 0 ArgilemarneuseI Sols
30-70 Marne
70-90 Calcaire
marneuxl ^
F{ocnes
90 - 100 calcaire I

Avril2006

Géotechnique1 - J. Lérau
Chapitrell

HYDRAULIQUE
SOUTERRAINE

T . ÉuÉnaENTsD,HYDRAULIQUESoUTERRAINE
1 . 1 - HYPOTHÈSESET DÉFINITIONSFONDAMENTALES
1 - 1 - 1 - Hypothèsesdebase-Conditiondecontinuité
L'étude de l'écoulementde I'eau dans les sols reposesur les trois hypothèsessuivantes:
1. Le sol estsaturé.
2. L'eauet lesgrainssontincompressibles.
3. La phaseliquideestcontinue. ."",iiÏ;d'eau
Soitun volumequelconque de sol saturé(V),limitépar -!,,c"Ll
une surface(S) et traversépar un écoulement
un intervalle de tempsdonné.dt,
(fig.1). Dans
un volumed'eaudV1pénè-
(*ar=:àr'
de (S) et un volumed'eaudV2en sort.Si on X---R&"tiE?YV=vs+vw
tre à I'intérieur
supposeque les grainsn'ont pas bougé,c'est à diresi (V) ---:j--

est un domainefixede l'espace,et en vertude I'hypothèse 2, 1 1


le volumed'eauVrlycontenudans(S) restele même. dV1volumed'eau
Parsuite,dVr = dVe.Le débitest conservé. entrant
C'estla conditionde continuité. - Figure1 -
Pourexpliciterla conditionde continuité,considérons un parallélépipède
élémentaire
de
sol,limitéparunesurface(S), de côtésdx,dy et dz.
Soit Û(vr,vy,vz)la vitessede l'eauau centreM de cetélémentde volume(fig.2).
1
L'eau pénètrepar la facetteABCDavec une vitessê!vx - $'*- o* et sort oar ra facette
2 ôx
A'B'C'D'avecunevitessêr v; * 1.}k O*
2 ô x
ll en estde mêmepourlesautresfacettes.

'o* &a*
î àx-

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.n-2-

Au total,le volumed'eauentrantdansle parallélépipède


pendantI'interualle
de tempsdt
s'écrit:
dVr-[tu* o*l.oy.dz+(vy- +(vz o=r.dx.dv].dt
+] ++dy).dz.dx + *
On a de mêmepourle volumesortant:

dVz- . (vy.
o*,.dy.dz+ + (vz*
ou,.oz.dx
[tu* *.* * # +Ydz).dx.dy].dt
La conditionde continuitédVr - dV2s'écrit donc après simplification:

ql-.1!-. lL = o soit divV = Q (1)


dx dy dz

C'estla loi de conservation


en volume.
Remarques :
. C'est aussila loi de conservationde la masse(hypothèse 2: la massevolumiquede
l'eauresteconstante).
. La relation(1) peut être obtenuesans faire d'hypothèse sur la forme du volume
élémentaire- voirannexe1.
. En hydraulique dessolson a le plussouventaffaireà des régimespermanents, c'està
dire des écoulements stabiliséspour lesquelsla vitessede I'eau en tout pointdu massifest
indépendante du temps.Lesparticules fluidessuiventdoncdestrajectoires, appeléeslignesde
courant,invariablesau coursdu temps.Le présentchapitretraiteuniquement l'étudede tels
écoulements.
. On appellerégimetransitoireun régimenonstabilisé,variableavecle temps.
1 - 1- 2 - Vitessede l'eaudansle sol
L'eau qui s'écouledansun sol circuledansles interstices entreles grainsqui forment
descanauxde taillesvariables. Lestrajectoires
réellesdesfiletsliquidessontasseztortueuses
et il n'estpaspossible de définirlesvitesses
réellesde l'eau(fig.3-a). Commeon s'intéres'se
surtoutau mouvementglobaldu fluide on définitdes trajectoiresfictiveset des vitesses
moyennes. D€bit q
. Soit q le débitde l'eau s'écou-
lant dans un tube de sol au travers
d'unesurfaced'airetotaleS (grains+
vides).

Par définition,la vitessede dé- traJ ecÈgire


réellê et
chargede I'eau dans le sol, notéev, viÈesse loca
est égaleau rapport:

- Figure3 -
En pratique,c'est la vitessede décharge
v (appeléeaussivitessede percolation)
qui est
utiliséedanslescalculsde débits.C'estunevitessefictive,apparente.
En considérant que I'eau ne circuleque dans les vides,on peut définirla vitesse
moyenneréelle,notéev', définie'par: v'=
s +v

Soitn la porosité du milieu n = 5 =) Vy = n.V


V
Pourun cylindrede sectionS et de hauteurH, on a : Vu= Sv.H = D.S . H = =+ Sv= h . S
S : airetotalede la section,Sy : aireoccupéeparlesvides.

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-3-

q _ q
La vitesseréellemoyennea donc pourvaleur: v' = d'où:
Sv n.S

1 - 1 - 3 - Chargehydraulique
- Pertede charge
Dans l'étudede l'écoulement d'un fluidesous l'actionde la pesanteur,on appelle
chargehydraulique en un pointM, en prenant la quantité:
O] verticalascendant,

h
h M =vm2 u1
+zM
Ë. #
avec v":vitessede I'eauau pointM,
uM: pressionde l'eau en M (en prenantpouroriginedes pressions la pressionatmo-
appeléepression
sphérique), interstitiellel,
z" : altitudedu pointM par rapportà un plande référencearbitrairemaisqui,judicieu-
sementchoisi,peutsimplifier : - zu),
lescalculs(si ô7 estverticatdescendant
g : accélération
dueà la pesanteur.

La chargehydraulique l'énergied'uneparticule
représente ' 5É
fluidede masseunité,2 9

correspondant et (llIL* =r) à l'énergiepotentielle.


à l'énergiecinétique Elleest expriméeen
Yw
mètres.
2
En Mécaniquedes Sols,le term" ll est toujourstrès faible par rapportaux autres
2g
termes,car lavitessed'écoulement
de I'eauest toujoursfaible.Pourunevitessede 10 cm/s,
2
qui n'estjamaisatteinteen pratiqu",* = 0,5 mm seulement.
On peutdoncle négligeret
zg
écrire:

hM= *="
#
Dansle cas de l'écoulement d'unfluideparfait(incompressible
et nonvisqueux) le théo-
rèmede Bernoulli indiqueque la chargele longd'unfiletfluideresteconstante.L'eaun'étant
pas un fluideparfait,la présencedes particules
solidesgénèredes contraintes de cisaillement
(liées au gradientde vitesse).ll y a interactionde I'eau avec les grains du sol et, en
conséquence, dissipation d'énergie.
Le théorèmede Bernoulli pas.ll y a pertede
ne s'applique
chargele longd'unfiletfluide.
La chargehydrauliqueest unevaleurrelativefonctionde la positiondu plande référence,
elle est doncdéfinieà uneconstanteprès.Celane posepas de problèmecar c'estla variation
de chargeentredeuxpointsqui est le paramètre fondamental. La variationde chargedh subie
par I'eaudansson mouvement de M à N (dansle sensde l'écoulement) - hy.
est égaleà hr'*r
(fig.
Cettevariationest négative a).
On appellepertede chargela quantité- dh - dh = hrrrr- hru

La pressioninterstitielle
u est mesuréepar la hauteurd'eaudansun tubepiézométrique
(appeléaussioiézomètre)pénétrant dansle soljusqu'aupointconsidéré.
SoitM le pointconsidéréet A le niveausupérieur
de I'eaudansle tube.
La chargehydraulique est la mêmeen A et en M puisqu'iln'ya pasécoulement
entreces
deuxpoints.

t
remarqueret retenir I'orthographedu mot : interstiliel(le)

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-4-

uu
hr'rM = - u M - +r'rz M =F\h A =A Z r+ = z '.a - z M : + uM=T*@o-zr,rr)
Yw Yw
La pressioninterstitielle
est proportionnelle
à la hauteurd'eaudansle tubepiézométrique.
On appellesurfaceoiézométrique le lieu des pointscorrespondant au niveaude l'eau
danslestubespiézométriques. Sa tracedansle pland'étudeestla lignepiézométrique.
La pertede chargeentreM et N estégaleàzo-zs.

*ot pié5o "-'t,.1\J<s


Srr Fccc àu sol

:9eei.,r.d+i1q.
{- + I r
I po-be. àc' <-hârqe.
E
t
â_ #e.nEra- Ha.bN
J
I
-t , --- N
It I t
a,
c , , ,
t
.9 I

,
I
,

Lioncs / I
Jq"i gitrnfiellcs ,
N,

Figure4 -

La surfacelibrede l'écoulementest constituée


de lignesde iourantconfondues avecla
ligne piézométrique qui leur est associée(ur,rr= 0, quel que soit le point M considéré
appartenantà la surfacede l'écoulement).

1 - 1 - 4 - Gradienthydraulique
l-achargehydrauliqueh" estfonctiondescoordonnées
x, y etz de M.
- âh/ôx
on appellegradienthydraulique : T -âh/ôy = -grad h
en M, le vecteuri de composantes
-àh lôz
lox
SoitP un pointtrèsvoisindu pointM (fig.5),tel que: ffilo,
ld=
Ona: i . MF=-# dx-# ou-# dz=-dhup
- hp,s'exprimedoncpar: - dhnrp- i . M P
doncla pertede chargeentreM et P, égaleà hr,rr
SoitQ un pointtrèsvoisinde M dansla directionde i , ?
tviôt=dl,ona:
hy- hq = - dhMe= î. ffi= lî l.lN4tI
: - dh = . d l
=+ dansle sensde l'écoulement M

d'oùrI'expression
du modulede i : - Figure5

positifdansle sensdu courant.


i est un nombresansdimension,
Lorsquedansun écoulement le gradienthydrauliqueestle mêmeen toutpoint,l'écoule-
mentestdit uniforme.

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-5-

1 - 1 - 5 - Exemplede calculde gradienthydraulique


Considérons un échantillon cylindrique de sol traversé par un écoulement vertical
descendant (fig.5).
. Au pointB :
us = AB . yyy(étathydrostatique)
zs=BC
d'où : ha- !E- + Ze= AB + BC= AC
Yw
. Au pointD :
U D= C D. Y *
zD=- CD

d'où:ho=P.zo=CD-CD=0
TW
. Entrele pointB et le pointD, il y a uneperte
de charge: (-dh)sD = hB-ho = AC
- Figure6 -
. Gradienthydraulique
entreBD :
. -dh he-hn AC
ll a pourmodule: l - = v v =

dI BD BD
En tout pointde l'échantillon
de sol le gradient
hydraulique
est le même:l'écoulement
est uniforme

ll Remarque: On obserueque la pertede chargeà traversl'échantillon


tt - (pertede chargetotale)
ll estégaleà la différence
entrele niveaude l'eauà l'entréede l'échantillon
et le niveaude I'eauà
ll la sortie.
1 .2 - LOI DE DARCY
Lesexpériences de Darcy,qui sontà la basede l'hydraulique souterraine,
étaientrelati-
ves à l'écoulement de I'eau dansune conduiteverticalerempliede sableen régimeperma-
nent.Dansun tel cas,les lignesde courant'sont et parallèles.
rectilignes
La loi, établieexpérimentalement,peutêtre étendueau cas d'un écoulement monodi-
mensionnel de direction quelconque.
La loi de Darcyexprimeque la vitessede déchargeest proportionnelle au gradienthy-
draulique:
[ = k.i

La circulation
de I'eaus'effectue en régimelaminaire. Le coefficient
k ainsiintroduitest
une caractéristiquedu sol étudié.ll est appelécoefficient
de perméabilité.Sa dimensionest
celled'unevitessepuisquei estsansdimension.
La perméabilitévariebeaucoupavecla naturedu terrain.Le tableauci-aprèsdonneles
interualles
de valeurscorrespondant aux perméabilités
de différents
typesde sol :

Type de sol Coefficientde perméabilité Perméabilité


(m/s)
Graves 10-3<k<1 très élevée
Sables 10-5<k<10-3 assezélevée
Limonset sablesargileux 10-s<k<10-5 faible
Arqiles 10-13<k<10-e pratiquementimperméable

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-6-

Remarques
:
1. Pouravoirun ordrede grandeur facileà retenir: 10-8m/s représente unevitessede 30
cm paran environ'.
2. Lesrochesnonfissurées ontdesperméabilités variantde 10-12à 10-10m/s.
3. Dansle casd'un sableà granulométrie serrée(c, . 2),on peutobteniruneestimation du
de perméabilité
coefficient à I'aidede la relationempiriquede Hazen:
k = Dro2
où k estexpriméeen m/set D1sestexpriméen cm.
4. Le décretministériel
du 11 Mars1987concernant les Centresde Stockageet de Traite-
mentdes Déchetspourles orduresménagères et assimiléspréciseque le sol du site doitpré-
de perméabilité
senterun coefficient inférieurà 10-6m/ssur uneépaisseur égaleou supérieure
à 5 m et la présenceen partiesupérieure d'unsol ayantun coefficient de perméabilité inférieur
à 10-em/ssurun mètred'épaisseur.

1 .3. MESUREDE LA PERMÉNEIL|TÉ CN LABORATOIRE


Le principede la mesureconsisteà relierle débitq traversant
un échantilloncylindrique
de sol saturé(écoulement uniforme)
à la chargeh souslaquellese produitl'écoulement. Sui-
vantl'ordrede grandeurde la perméabilité du sol étudiéon seraamenéà travailler
souscharge
constante (perméabilitésélevées<+,k > 10-5m/s)ou souschargevariable(faiblesperméabi-
lités c+ k < 10-5m/s).

1 - 3 - 1 - Perméamètre à chargeconstante
Le niveaude I'eau dans le réservoirétant
maintenuconstant,on a, en prenantle plan de
q nrveou
référence au niveaude sortiede I'eau(fig.7): aonstont
.enAi ho=-uA+zA=H-L=h
'1
Yw

.enB: hB= z B= 0
#.
. pertede chargeentreA et B : hn - he = h
. gradient . : i - IL
hydraulique
. débittraversant
l'échantillon
:
q = v . S = f . I . S
L
d'où:
q . L rnesuredu ffiit
k =
S h

avec q, = 9t et S sectionde l'échantillon.

Q : volumed'eaurecueillipendantle tempst.
L'écoulement dansl'échantillon
est uniforme.
- - -
1 3 2 Perméamètre à chargevariable
Dansle casdesfaiblesperméabilités, l'essaià chargeconstanteseraittroplong,les dé-
bitsétanttrèsfaibles.On procèdealorsà chargevariable: l'eau provientd'un tubete faible
diamètre(sections) reliéà l'échantillon.Au fur et à mesureque l'écoulement se produit,le
niveaude I'eaudansle tube baisse(chargevariable).On mesurele tempst nécessaire pour
queI'eaudescende du niveauh1au niveauh2(fig.8).
Danscet essai,le mouvement n'estpas permanent, maisle phénomène est lenter on
supposeque la loi de Darcyestapplicable à chaqueintervalle
de tempsélémentaire.

"
1 an = n.107sec

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-7-

Avec les notationsde la figure (plan de référence


au niveaud'entréede l'échantillon)
il
vient,pour un tempsintermédiaire :
.enA: hA= H+0
#.zA=
. enB: hB=#.zB=0+L
opêrtêdecharge: hn - hB = H - L= h
. gradient : i - FL
hydraulique
.
. débittraversantl'échantillon:

9 = v . S - r . L. F . S
En écrivantque le volumed'eau qui tra-
versel'échantillonpendantI'intervalle
de temps
dt estégalà la diminution
de volumed'eaudans
le tube,il vient:
dV= q.dt= -s.dh de sol
h Perméamètre à chargevariable
s o i t: k . . S . d t= - s . d h
t - Figure8 -

t h2

d'où:k.ldt
l.
- s ' f of et,aprèsintégration
: ft=È.f.,'#
J s'''J h
0 h1

Remarques :
. La mesurede k en laboratoire est intéressante
lorsqueI'homogénéité du massifde sol est
suffisante pourqu'un échantillon soit représentatif.
C'estrarementle cas,saufdansle cas de
couchesargileusesou de matériauxmis en æuvre dans les ouvragestels que digueset
barragesen terre (matériauxde qualitécontrôléeà la mise en æuvre).Dans le bas de
problèmescourantstels que rabafiements de nappeen milieu perméable,I'hétérogénéité
nécessite l'emploid'autresméthodes (pompages,...).
' Commeprécédemment on observe,pour les deux perméamètres, que la pertede charge
totaleà traversl'échantillonest égaleà la différence entrele niveaude I'eauà l'entréeetle
niveaude l'eauà la sortiede l'échantillon

1 .4. PERMÉABILITÉ DES TERRAINS STRATIFIÉS


De nombreuxsolssédimentaires sontconstitués par des couchessuperposées de gra-
nulométries et donc de perméabilités variables.La perméabilité est parmiles propriétés
ôes
solsles plussensibles à I'anisotropie.
Soitun terrainstratifiéd'épaisseur H constitué de n coucheshorizontales
d'épaisseur H;
et de perméabilité
k i . On peutdéfinirun terrainfictifhomogène qui,danslesmêmesconditions
de pertede charge,laissefiltrerle mêmedébit.

1 - 4 - 1 - Casd'unécoulement au plande stratification


oarallèle (fig.9-a)
Soitk 5 le coefficientde perméabilité
du terrainfictifhomogène.
En exprimant que:
- la pertede chargeestla mêmepourtouteslescouches
(le gradienthydraulique i estdoncaussile même)
- le débittotalestla sommedesdébitsde chaquecouche
on démontre quel'ona:
l=O
Fl ,
k h = * ) Ki . l-1i
L l r r
i=1

Géotechnique1 -J. Lérau


-c.il-8-

- 4 - 2 - Cas d'un écoulementperpendiculaire au plan de stratification(fig.9-b)


Soit ky le coefficientde perméabilitédu terrainfictif homogène.
En exprimantque :
- la perte de chargetotaleest la somme des pertesde chargede chaquecouche
- le débit est le même pour toutesles couches
(la vitessede déchargev est donc aussi la même)
on démontreque I'on a :

, H
1 1 in, ou encore:
Krr =

ç="?rn iu
3k,

{J
, I I I t l l
/.rI.:- I I

,
io'.'.ci1t
+)
a - Ecoulement parallèle b - Ecoulement perpendiculaire
au plande stratification au plande stratification
- Figure9 -
Remarque: La perméabilité
du terrainfictifhomogèneest beaucoupplusélevéedansle sens
descouchesque dansle sensperpendiculaire auxcouches.Dansle casd'unterrainconstitué
de deuxcoucheson peutfacilementdémontrerque =r
FK V r 1 dansles terrainsstratifiés,
ta
perméabilité
estplusgrandeparallèlement queperpendiculairement.
à la stratification
1 .5.. CÉNÉNNLISATION DE LA LOt DE DARCY
1 - 5 - 1 - Milieuhomogène et isotrope
de perméabilité
Le coefficient k a la mêmevaleuren touspointset danstouteslesdirec-
tions.La loi de Darcygénéralisée exprimeque le vecteurvitessede déchargeet le gradient
hydraulique sontproportionnels :

V = k.i

En toutpointM du milieuperméable, le vecteurgradient


hydraulique
esttangentà la ti-
gnede courantpassantparce pointet il estorientédansle mêmesens.
û et T sontcolinéaires,
k estun scalaire.
Commeparailleursî = - grae h, la loide Darcypeuts'écrire:
v --k.graÈh=$ae (-k.h)
ce qui revientà postulerI'existence
d'unefonctionQ(x,y,z)= - k.h appeléepotentiel
desvi-
tesses(c'està diredonnantlescomposantes de la vitessepardérivation)
:

v-grada

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c.il-9-

La vitessede déchargea donc pour composantes:


u r = # - - k* a t = - Kah' Ù y z = 9 E = - r . â h
V v =aô
dz àz

div ( Û) = 0 s'écrit: div (ffi


La loi de conservation 0) = 0 + A0= 0

Le potentieldesvitessesest unefonctionharmonique.

par- k, on obtient
De la mêmefaçon,aprèssimplification Ah = 0
La chargehydraulique
estaussiunefonctionharmonique.

1 - 5 - 2 - Milieuhomogène et anisotrope
Dansce cas les vecteursgradienthydraulique et vitessede déchargene sontpluscoli-
néaires.lls se déduisent I'un de I'autrepar un opérateur linéaire:le tenseurde perméabilité
(k) indépendant de x, y etz (homogénéiTé), symétrique
et diagonalisable.
( n* kru k", )
(k) =
| kv" ky kv. I
kyy k,
[kr* )
Si les axes de coordonnéesutiliséssont les directionsprincipalesdu tenseurde
perméabilité
(k), il estramenéà saformediagonale
et s'écrit:
(k* o o)
(k=
) 10 kY0l
|.0 0 t,z)

La loide Darcys'écrit : û = - ( k ) . g r a dh

et lescomposantes ont pourexpression


de la vitessede décharge :
vx=-k-* vy=-nu# vz=-k.#
'La
condition
de continuité
s'écrit: k r 4 *' r"Y
u4*kr&=e.
a,É arz ô22
Ce n'estpasuneéquationde Laplace;la chargehydraulique
n'estpasunefonctionharmonique
.

En pratique,du fait de la sédimentation


et de la consolidation
suivantla verticale,ky <<
k6.On posealors: kx = ky = k6 et k2 = ky (milieuhomogène orthotrope).

1 .6 . DOMAINEDE VALIDITÉDE LA LOI DE DARCY


La loi de Darcyest bienvérifiéepourtous les solsdansle domainedesvitessesde dé-
chargeusuelles. On constatetoutefoisdesécartsparrapportà la loi de Darcydansle casde :
. très faiblesvitessesde décharge+ écartsdus à la présencedes couchesd'eauadsorbées
qui peuventralentir ou annulerl'écoulement,
. fortesvitessesde décharge+ écartsdus probablement à I'effetde forcesd'inertiedansun
mouvementnon uniformequi provoquedes turbulences. Toutefois,ces fortesvitessesde
déchargene sont pratiquement jamaisatteintes,sauf éventuellement dans certaineszones
restreintes du milieu.
de la loide Darcyestdoncen pratique
L'utilisation pleinement justifiée,
d'autantplusque
d'autressourcesd'erreur,tellesquela nonhomogénéité dessolsréels,la modification de l'ar-
rangement du squelette solidesousI'effetde l'écoulement,lesvariations de température qui
modifient laviscositéde l'eau,fourniraient
descorrections supérieures aux écartsmentionnés
ci-dessus.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c. il - 10-

z - ÉcouLEMENTs À svnnÉrrueDE nÉvot-uloN - HyDRAULI-


TRIDIMENSToNNEI-s
QUE DES PUITS
On rencontrede tels écoulementslors de la réalisation
de pompagesdans la nappe
phréatique.
Lesapplications pratiques
des pompages sontles suivantes: alimentation
en eau,
rabattementdesnappeset essaisde perméabilitéin situ.
Nousne donnerons ici quequelquesrésultatsconcernant le pompageen régimeperma-
nent.

2 - 1 .HYPOTHÈSES DE CALCUL
Soit un massif perméable,isotrope,de perméabilité k, baignépar une nappe libre
d'épaisseur H, reposant sur un substratum
imperméable (fig.10).Supposons que l'on foreun
puitscirculairevertical,de rayonr, traversantcomplètement la coucheperméablejusqu'au
substratum. Le puitsest crépinéde manièreà ce queles paroisne s'éboulentpas.On pompe
alorsdansle puitsà débitconstantq. La hauteurde I'eaudansle puitsestnotéeh.
Dans le cas où la nappephréatiquea une grandeépaisseurau repos,un régime
permanents'établiten unejournéeenviron.La surfacelibrede la nappeprésentealorsune
dépression en formed'entonnoir,centréesur le puitset se raccordant à une distanceR de
l'axe du puitsà la surfaceinitialede la nappe.Le rabattement de la nappen'affectedonc
qu'uneportiondu massifperméable situéeà I'intérieurdu cylindrevertical
de rayonR, appelé
rayond'alimentation ou rayond'action.
Le problèmeest de révolutionautourde l'axe du puits.La figureci-aprèsreprésente une
sectiondu massifpar un plandiamétral vertical.Le rabattement ô en un pointd'abscissex est
donnépar la différencede cote entreles pointsde la surfacelibresituésà la verticalede x
avantet aprèspompage.
t ,

rn a:ri{ pc"-Lbl-

6ub rhral-urrr i m p cr rn d. bl e-
p.,it s R 4
| ,., a
6ragrn4 ( rayoa dtechi cn\ ;

Rabattement de napoelibre
- Figure10-
2.2. POMPAGE EN NÉCIITIT PERMANENT - FORMULE DE DUPUIT
Puitsdansunenappelibre(fig.10)
Soitun pointM quelconque de la surfacelibrede coordonnées
x et z.
En désignantpar s I'abscissecurvilignele long de la surfacelibre, le gradient
hydraulique en M a pourvaleur-dzl-dset la vitessede décharge, tangenteà la surfacslibre,a
p o u r m o d uV
l e=r k . i = k +
os
L'hypothèsede Dupuitconsisteà supposer que la surfacelibrea unepentefaibleet que
les lignesde courantpeuvent,en premièreapproximation, êtreconsidéréescommehorizonta-
leset parallèles.
On peutalorsécrirei v = v; êt ds = dx = à V ; = K dz
d*
En admettantque lesfiletsliquidessontpratiquement
horizontaux et parallèles,
il résulte
Quê est la valeurmoyennede la composante
vx horizontale
de la vitessede déchargele long
de la verticale
d'abscissex.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l - 1 1-

Par suite, le débit qui entre dans le cylindrede surfaceS (rayonx et hauteurz) a pour
v a f e u r : q = $ . V x= Z n . x . z . k+. (1)
dx
Puisquel'eau est incompressible
et que le régimeest permanent, q est égal au débit
pompédansle puits.En intégrantl'équation(1)entrele rayondu puitsr et le rayond'actionR,
on trouvela formulede Dupuit:

, H2 -h2
Q =t[
ln l-
r
Puitsdansunenaopecaptive(fig.11)
On ne considèreplus la surfacede la
nappemaisla sudacepiézométrique. Le débit
à considérerentredansle cylindrede surface
S, de rayonx et de hauteurconstantee.
L'intégration g = Zæ.x.e.k. +
de ta relation
dx

conduit
à: q = 2 n .k . e . I ; 3
. R Puitsdansunenapoecaptive
ln-
f - Figure
11-

2 . 3. REMARQUES
2 - 3 - 1 - Rayond'action
L'utilisation
de la formulede Dupuitnécessitela connaissance
du rayond'actionR. Ce
dernierpeut être évaluéde différentes manières,soit simplement par relevédu niveaude la
nappeau coursdu pompage,soit à l'aide de formulesempiriques, soit encorepar un calcul
théorique en régimetransitoire.
1. En premièreapproximation, on peutadmettreque
100r < R < 300r
Lesvaleursextrêmesdu logarithme sontIn 300 = 5,70et In 100= 4,61;on voit que la
plaged'incertitude
surq restefaible.PourR = 200r, on obtientIn R/r = In 200= 5,30.
2. On peutégalement utiliser
la formuleempirique de Sichardt:
R = 3 0 0 0 ( H - h ){ I
avec: R, H et h exprimésen m, k expriméen m/s.
du régimepermanent.
3. Etablissement On montreque R = 1,5
de perméabilité,
avec: k : coefficient expriméen m/s,
t : duréedu régimetransitoire,
expriméen secondes
n : porosité.
Nota: Le produitkH estappelétransmissivité,
elleestnotéeT.
2 - 3- 2 - Equation
de la surfacelibre
En intégrant
l'équation(1)entrele rayondu puitset le pointcouranton obtientl'équation
de la méridienne:

22=h2+ I .tnI
n.k r

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l t- 1 2 -

L'expériencemontre que l'hypo-


thèsede Dupuitn'est pas valableau voi- 'S--.

sinagedu puits(fig.12).: 0 1 00 +
fvrlau. L;b rc-
. la pentede la surfacelibreest loin oiùo |
(nàr;aic,nnc.)

d'êtrenégligeable, :qlD:3
. il existeune zone de résurgence l 0 l 0q
t A | 'rlr.
sur la surfaceintérieuredu tube l eb. cri

L'équation n'estqu'ap-
de la méridienne
prochée.La méridienneréelleet la méri-
diennede Dupuitne peuventêtreconsidé- Zonede résurgence
réesconfondues quepourx > 1,5H. - Figure12 -
En revanche,le calculdu débitpeutêtremenérigoureusement sansfaired'hypothèse
sur la pentedes filetsliquides(démonstration
simplificatrice due à Tcharny- cf. annexe2). ll
conduità la mêmerelationqueDupuit(h désignant alorsla hauteurde l'eaudansle puits).
2 - 4 - MESUREDE LA PERMÉABILITE IN- SITU
Les petitséchantillons testésen laboratoire ne rendentpas comptede l'hétérogénéité
desformations En effet,il peutexisterdansla naturedespassages
naturelles. privilégiés
fioints
de stratification,fissures,...) qui modifientlocalement On procèdealorsà des
l'écoulement.
essaisen place.Lesperméabilités mesurées en laboratoire
sontinférieures
à cellesmesurées
in-situ(effetd'échelle).On distinguedeux types d'essais: l'essaide pompageet I'essai
ponctuel.

2 - 4- 1 - ESSAIDE POMPAGE (normeNF P 94-130)


L'essaiconsisterabattre,par pompage,
la surface piézométrique
'sol d'une nappe. La Sondede mesure

perméabilité du est telle que le pompage Tube de mesure du niveau


provoque un rabattement de la surface d'eau

piézométrique en quelquesheures.Pour cela


on fore un puits à travers la formation Eouchon
êtanche
perméablejusqu'ausubstratum.Le puits est
crépinésurtoutela hauteurtraversant la nappe
(fig. 13); des piézomètres sont mis en place.
On pompealorsavec un débitconstantq jus-
qu'à ce que I'on ait atteintun régimeperma-
nent.'
On mesurele débitpompéainsique le
niveau de l'eau dans le puits et dans les
piézomètres.
Laformulede Dupuitdonnealors:

tnl
k=effi Pompeinrnergée
avec crépine
d 'asoirati on

Le rayon d'action est obtenupar ob- Substratum imoermèabl


e
servationdu niveaude la nappeà I'aided'au
moinstrois piézomètres Essaide oomoaoe
alignés.La duréede
l'essaiestde I'ordred'unejournée. - Figure13 -
L'essaide pompagedonne la valeurglobalede k représentative du comportement
hydrauliquemoyen du volume de sol intéressépar l'essai(cylindreayant pour hauteur
de la nappeet ayantpourrayonle rayond'actiondu pompage).
l'épaisseur

2 . 4 . 2 - E S S AP
I ONCTUEL
Un essaiponctuelest réalisépendantun tempssuffisamment courtpourque le niveau
de la nappeau coursde l'essairesteinchangé. On supposeque le substratumimperméable
estassezloindu fonddu sondaqe.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c. il - 13-

ll intéresse un volumesphérique de sol ayantun rayonde quelquesmètresautourdu


pointétudié.
L'essaile pluscourantest I'essaiLefranc(normeNF P 94-132), quel'on exécuteen gé-
néralau coursde l'avancement d'un sondage(= économies). Le sondageest tubéjusqu'au
niveauoù doitêtreeffectuéela mesureet on exécute,à ce niveau,unecavitéde formedéter-
minée(appeléelanterne), caractérisée par un coefficientde formeC (déterminé le plussouvent
paranalogieélectrique). La cavitéest isoléeà sa partiesupérieure parun bouchonétanchede
bentonite (fig.13).La filtrations'effectueparles paroisde la cavitéet nonparcellesdu forage.
Selonla perméabilité desterrainsdeuxméthodes sontutilisées.
. Danslesterrainsrelativement perméables (k > 10-5m/s)on pompedansta cavitéà dé-
bit constantq souschargeconstante h (régimepermanent).
On montrealors que le débit peut se
mettresousla forme:
9=C.k.h
q
d'où: k' , =
c.h
Dans la pratique, pour obtenir une
meilleure précision, oî effectue plusieurs
mesures(par pompageou injection)avec des
chargeset desdébitsdifférents.
. Dansles terrainsmoinsperméables (k
< 10-5 m/s),on procèdeà chargevariabledu
fait desfaiblesdébitsmis en jeu (régimetransi-
toire).
Aprèsavoirpompél'eau dansla cavité,
on arêtele pompageet on observela remontée
de I'eaudansle tubecentral.Soienth1et h2les
deux mesuresde la charge etfectuéesaux
tempst1 et t2 .
On démontre quel'on a :

'n#fr=
#(ta-tr)
Essai Lefranc
- Figure14-

tn!1
n. d2
d ' o ù ' l ' o tni r e : k= . h- t rz d : diamètredu tubeintérieur.
4 C te
Pourunecavitécylindrique de diamètreD et de hauteurL (L t 2D),éloignée
deslimites
(dela surfacede la nappeet du substratum
de l'aquifère imperméable) :
2nL
C a la dimensiond'unelongueur.
, 2 L
ln-
D
La précisionde l'essaiest au mieuxde l'ordrede 50%.Cet essaipermetde déterminer
un coefficientde perméabilitélocale;il ne doit pas être utiliséseut pour déterminerun
rabattementimportantde nappe.

3 - ÉCOULEMENTS - ÉTUDEDESnÉsenux D'ÉcoULEMENT


BIDIMENSIONNELS
s-1-cÉruÉnnlrrÉs
Dansun massifde sol homogène isotrope
soumisà un écoulement permanent
et tel qu'il
n'y ait pasde variationde volumedu sol (doncpasde modification de l'arrangement
du sque-
lettesolide)leséquationsqui régissentl'écoulement sont:
- la condition de la phaseliquide: div V = 0 et
de continuité
- la loide Darcygénéralisée: V = k. T = - k. graA h

Géotechnique1 - J. Lérau
- c .l l- 1 4 -

[ â u "l ô x + ô v = / è z - O
Cesdeuxéquations au système: .{v" - - k ôh/ôx
sontéquivalentes
-kàhlôz
L u ,=
La condition
de continuités'écrit: a2h/ôx2 + a2h/à22 = Ah = 0
La chargeh1x,z)satisfaitdoncà une équationde Laplace.C'est une fonctionharmoni-
que.
Dansle casd'unmilieuanisotrope,
on aboutità l'équation
:
t- a2ha2h
* t-
rx.Kz. .r
= o
u*z 6S
qui n'estplusuneéquation La chargen'estplusunefonctionharmonique.
de Laplace.

3 . 2 . M I L I E UI S O T R O P E
3 - 2- 1 - Généralités - Définitions
La condition de continuité s'écrit: ô2h/èx2+ â2h/ô22 - O
L'écoulement a lieuentredeslimitesdéterminées sur lesquelles sontimposées descon-
ditionssur l'écoulement (la vitessede décharge) ou sur la chargehydraulique. Le problème
consisteà déterminerunefonctionh1x,z) satisfaisantà l'équationde Laplaceet aux conditions
auxlimites.La solution estindépendante de la perméabilité k du sol.
En pratique,la résolution de l'équationde Laplaceconsisteà rechercher :
- lesligneséquipotentielles pourlesquelles on a h - Cte,
- les lignesde courantpourtoutpointM desquelles' âon a + n = 0, l'a><e
ffi etantportépar
la normaleà la lignede courant.
Dans le cas générall'équationde Laplacen'est pas intégrableet on a recoursaux
méthodes
numériques.
Danslescasgéométriquementsimpleson utilisela transformation
conforme.
On avu quel'onpouvait
introduire
lafonction =
potentielle:Q1x,z) - [.h =+ V = $raôq.
On peutaussiintroduire
lafonction
de courantry(x,z;
définieOar,
' =vx êt =vz.
S #
On montrefacilement que0 et \r sontdesfonctionsharmoniques (Â 0 = A V = 0) et que
-
les lig.nes 0 cstesontles ligneséquipotentielles (h = çste;
et V - c9t"sont les lignesde courant.
On peutalorsécrireque la fonction0 + iV, appeléepotentielcomplexeest unefonction
harmoniquede la variablecomplexex + iy. Les méthodesde transformations conformes
permettent, à partirde potentielssimples, de formespluscomplexes
de définirdesécoulements
s'adaptant aux conditionsauxlimitesimposées. Lescalculssontassezlourds.

Ligneséquipotentielleset lignesde courantconstituent


un réseauorthogonal : le réseau
d'écoulement.
En effet,en toutpointM, la lignede courantestperpendiculaire
à la ligneéquipotentielle
:
SoitP un pointtrèsvoisinde M surl'équipotentielle
passantparM (fig.15).
Pertede chargeentreM et P: (- dh)"p= î. ÀÊ
= 0 (équipotentielle),
or (- dh)rr,rp donclesvecteursî et VÈ sontperpendiculaires.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c. il - 15-

d , 1 " i p "t e , n t i e l l e s

L;Xnes
etL n
cauranb { = Cri.
I
\
^ t o
f,,={t4 t^ ,/
-AI
-14\ ' - r,- AL
\
\

Ligneséquipotentielles
et lignesde courant
- Figure15-
Deuxlignesde courantdéterminent un tube de courantdanslequelI'eau circulesans
sortir;le débity est doncconstant.
Lavitessede décharge estd'autantplusfaiblequeleslignesde courants'écartent.
Détermination
desréseauxd'écoulement
La détermination
desréseauxd'écoulement peutse fairede différentes
façons:
- par recherched'une solutionanalytiqueà partirdu potentielcomplexedans tes cas
géométriquement
simples,
- parméthodenumérique (calculparélémentfinis),
- parméthodeanalogique (analogie
électrique),
- manuellement,parapproximations
successives.

3 - 2- 2 - Exemples de conditions auxlimites


Soit un barrageen terrede sectiondroiteABCDreposantsur un substratumimperméa-
ble (fig.16).La hauteurde l'eaudansla retenueest H. Le plande référence pourles altitudes
et les chargeshydrauliques est le niveaudu substratum. ll correspond au niveaude I'eauà
l'aval.
Lesconditions auxlimitesde l'écoulement sontlessuivantes :
' 'AF
est unesurfaceimperméable : aucundébitne ta traverse,la composante de la vi-
tesse de déchargeselon la normaleil à la surfaceimperméable est nulle : le
gradienthydraulique transversal
estnul.
ah = t
O la dérivéenormaleestnulle(condition de Neumann).
an
AF est unelignede courant.
'AE est unesurfacefiltrante: c'est unesurfaceen contactavecunemassed'eau libre.
Dansla massed'eaulibre,les pertesde chargesontnégligeables :
h _ c s t e ( i=c 6i 1 .
La condition à la limitesurAE estdonc' h - cste(conditionde Dirichlet).
Lessurfacesfiltrantessontdessurfaceséquipotentielles.
AE estdoncnormaleauxlignesde courant.
' EF est la surfacelibre(surfacede la nappe): le débitqui la traverseestnul : le gradient
hydraulique estnul' P = 0 (fr normalà EF au pointconsidéré).
transversal C,est
ân
une ligne de courant.Elle n'est soumisequ'à la pressionatmosphérique. En
négligeantl'action : h = z.
de la capillarité

' # = n* a à n = l s f l ï ah + ah =0
l B R itcoscr
3 î = *;sino

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-16-

On a donc la doublecondition. a h= 0 e t h = 2 .
ôn
. au pointF et dansle drainde pied: h - 0.
L'écoulement limitédanssa partiesupérieure
considéré, par une surfacelibre,est dit
écoulement
à surfacelibre.

Tfelenue.

H 5ub:l'ral-,rm iwrper.-éotfi.

Barrageen terre
- Figure16-

3 - 2 - 3 - Méthoded'analogie
électrique
Le réseaud'écoulementpeutêtredéterminé parla méthoded'analogieélectrique.
Si une plaqueconductrice plane,d'épaisseurconstante,homogèneet
de l'électricité,
isotropeest parcourue par un courantélectrique,le potentielélectrique
V1x,z;
vérifiel'équation
de Laplace:
a2v a2v
æ * æ = Â V = 0
La densitéde couranti et le potentiel sontreliésparla relation:
électrique
?.1 . ----+
i = -(;)grad V (p: résistivité)
p
ll y a doncune analogieentrel'écoulement d'un courantélectrique dansune plaque
1 r
[T =' - (*)graA
p V]et l'écoulementbidimensionnel de l'eaudansun sol[V= - k.grae h].
Le modèledu problème étudiéestdécoupédansun papierconducteur graphité.
Les lignesde courantsont représentées par les bordslibresou des entailleà(pourune
palplanche parexemple).
Lessurfacesfiltrantes(équipotentielles) sontportéesà un potentiel V proportionnel
à h.
Si l'écoulement est à surfacelibre il faut découperle modèlepar approximations
successives de façonà avoirh = z (condition
à la limitede surfacelibre).
Mis à partcetteincertitude, I'analogieélectrique estfacileà mettreen æuvre,rapide,di-
recteet quasiexacte.
On détermine le réseaud'écoulement parseséquipotentielles: à l'aided'unesonde,on
mesureen toutpointde la plaquele potentiel V1x,z).

qui se correspondent
Lesgrandeurs sontlessuivantes
:

Grandeur
hydraulique Grandeur
électrique
charge : h potentiel: V
vitesse de décharge : V densitéde courant: T
d é b i t :q intensité: I
perméabilité: k conductivité: 1/p

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-17-

3 - 2 - 4 - Exploitation
desréseauxd'écoulement
Les réseauxd'écoulementpermettentde résoudredeux problèmespratiquestrès
courantsen Mécanique desSols:
. le calculdesdébits: barrages,
assèchements d'unefouille,...
. le calculde la pressioninterstitielle
utiliséepourl'étudede la stabilitédes talus,des
barrages en terre,desmursde soutènement, desrideauxde palplanches, ...

Considéronsun réseaud'écoulement sousun rideaude palplanches (fig.17).Le rideau


estsupposéde longueurinfinie.ll estfichédansunecouchede limonsurmontant uneargile.Le
rapportde perméabilité
permetde considérer l'argileimperméable
vis-à-visdu limon.

Substrotumimpermdoble
Rideaude palplanches
- Figure17-
Le plande référence pourlesaltitudes et leschargeshydrauliques
estle planDJ.
Lesconditions auxlimitessontlessuivantes :
(h = 0)
DJ : surfacefiltrante,ligneéquipotentielle
(h = H1+ He)
lC : surfacefiltrante,ligneéquipotentielle
' CED: surfaceimperméable, lignede courant
KFL: surfaceimperméable, lignede courant

Tracédu réseaud'écoulement
:
Leslignesde courantet les ligneséquipotentielles sonttracéesde tellesortequ'il y ait :
- le mêmedébitAq entredeuxlignesde courantvoisines,
- le mêmeintervalle de pertede chargeÂh entredeuxéquipotentielles voisines.
Leslignesdu réseauformentdesquadrilatères curvilignes.
Considérons l'un d'euxde largeura et de longueur b.
Le débitde I'eauAq à traversce quadrilatère et sur uneépaisseur
unitéest :
A q = v . Â S = V . â . 1 a v e c v= k . i = k . 4 t
b
Soit: aq=r<.4[.a
b
un autrequadrilatère
Si nousconsidérons de largeurc et de longueur
d, nousauronsde
même: Aq=r.$.c
o
Donc: alb = c/d = etc... (mêmedébitÂq)
Pourtous les quadrilatères le rapportde la largeurà la longueurest le même.Le pro-
blèmerevientdoncà déterminer deuxfamillesde courbesorthogonales, satisfaisant
auxcondi-
tionsaux limiteset tellesque les quadrilatères
curvilignesforméssoientsemblables. Cettedé-

Géotechnique1 - J. Lérau
- c. il - 18-

terminationpeut être faite à la main par approximationssuccessivesen prenantle plus souvent


alb= 1.

Calculdu débitsous le rideaude palplanches:


Le calculest généralement mené pour 1 m de longueurd'ouvrage.
E n t r e l e s é q u i p o t e n t i e l l e s e x t r ê m e s ( h = H r + H 2 e t h =y 0
a )n,6i li n t e r v a l l e s ( inc ni = 9 )
donc I'intervallede chargehydrauliqueAh entredeuxéquipotentielles voisinesest :
H 'r * Hco H
Ah= = - (H:pertedechargetotale)
h6 î6

Onendéduit: H
A o. = kD . 9 î. 6

Si n1est le nombred'intervalles entreles lignesde courantextrêmes(nombrede tubes


de courant,ici ht = 5), le débittotalest
Ç = nt. Aq

soit: q-kf;
+H
Pourun réseauà mailles"carrées"I â = b

q' = nr . Ah . H

Calculde la chargehydraulioue.du gradienthydraulique et de la pressioninterstitielle


:
EntoutpointM du milieuon peutdéterminer lesvaleurs:
- de la charge hydraulique,à partir de la chargeà l'entréedu massif (première
diminuéede la pertede chargeentrela surfacefiltranteet le pointconsidéré.
équipotentielle) Si
M n'estpassur uneéquipotentielle h" est déterminée par interpolation linéaireentreles deux
équipotentiel
lesvoisines.
'- du gradient
hydraulique,à l'aidede sa relation
de définition : i = :q!
dl
- de la pressioninterstitielle.
La définition : hM=
de la chargehydraulique
PI W * ="
donneI uru= y* (hu - zu)

3 - 3 - MTLTEU ANTSOTROPE (ORTHOTROPE)


Dansla réalité,du fait de la sédimentationet de la consolidation
suivantla verticale,
les
perméabilités horizontale kx et verticalek2 sontdifférentes: k2 < k; .
aux dérivéespartiellesqui
L'équation régitl'écoulementn'estplusuneéquationde La-
place.

d i v û= o + k - . 4 + k z . $ = o etAhÉo
ôx' àzz
On se ramèneà uneéquationde Laplaceparle changement
de variablessuivant:
I l-
l x =1 9 . "
i Ïk*
lz-z
On a donc:

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-19-

-ah = - =ax
ah ah J\Z

ôx aX âx AX kx

-a f =
-a 2 =
h a (an E azh
* [ * 1[k;)- -ï Jk*
ah) f - 3 -
kz
àx2 ax [axj ax2 kx

,,#=#
La condition
de continuité :' 4
s'écritdonc,aprèssimplification . 4 - O
ax2 azz
ll suffitdoncde traiterle problèmepourun milieufictifisotrope,déformépar uneaffinité
d'axe detde rapport^79 (en général< 1 car k7 <k;) puis de construire
le réseau
ll Kx
d'écoulement (fig.1S-a).
de la manièrehabituelle

ff'..\...]t iir .:.:"!:,'.'..:

Echelletr-
'
horizontale verticale 1[l f,
a - Milieufictifdéforméisotrope b - Milieuréelanisotrope
(kx= 4 kz)
Réseaud'écoulement dansun solanisotrope
- Figure18-
Aprèsavoirtracéle réseaud'écoulement dansle milieuisotropeon revientau milieuréel
par la transformation inverse(fig. 18-b).Le réseaud'écoulementréel est alorsconstituéde
famillesde courbesqui ne sontplusorthogonales.

Le calculdu débits'effectueà partirdu réseaufictifen utilisantla perméabilitéfictive.


L'expression de perméabilité
du coefficient fictivek est obtenueen écrivantla conservation
du
débit: le débitdansle milieufictifestle mêmequedansle milieuréel.
Supposons tout d'abordl'écoulement limitépar AB selonun planverticalp assantpar M
(fis.1e-b).
Z=z

M( x ,z )

x x x x
a - Milieufictif déforméisotrope b - Milieuréel anisotrope
- Figure19 -

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l r- 2 0 -

Le débitquitraverseAB est :
Zg zB' dz-dZ
f , -
dansle milieuréel: q' = Jf vx^ . dz dansle milieufictif: q' = vy. oZ avec ZA = ZA,
J
zA z^, ZB = ZB,
PouravoirQ= g' il fautque v x =

m i l i e u r é: evl x = - k x . * = - k x . ah kz
AX kx -â k- kx kr 'k=
m i l i e u f i c: t iVf X = - k . +
AX

k- k" 'k=

Considérons
maintenantune sectionhorizontale
CD du réel anisotrope,
transfor-
3-|ieiu t v
méeen C'D'dumilieufictif
déformé
isotrope ' : C'D' = ./ - CD
(fig.20)
ïk"

C D
-
a - Milieufictif déforméisotrope b - Milieuréelanisotrope
- Figure20 -

Débitdanslemilieu
:Qr é=evl. S - - k' , à
. . 1z . t O

flctif: Q'= - k. + . CD' = -re


ah
Débitdansle milieu
dz
c'D'
A=
k" 'k,
ah
cD- -kzS m
A= ,F
Onabienq-q'

4 . EFFETSMÉCANIQUES DE L'EAUSURLESSOLS.INTERACTION FLUIDE€QUELETTE


4.1 ..FORCE D'ÉCOULEMENT ET POUSSÉE D' ARCHIMÈDE
Dansune nappeen équilibrehydrostatique, I'actionde l'eau sur le squelette
solidese
réduità la pousséed'Archimède (II) s'exerçantsur les grains.Maislorsqu'ily a écoulement,
apparaîtune pertede chargequi traduitune dissipation d'énergiepar frottementvisqueuxdu
fluidesur les grainsdu sol. On voit ainsiapparaîtresur les grainsdu sol, qui s'opposentà
l'écoulement de l'eau,desforcesdirigées dansle sensde l'écoulement.
Considérons un massifde sol saturésoumisà un écoulement
bidimensionnel.
L'équation
de l'équilibre
locals'écrit:
avec Ê : force de volume.

En prenantpourrepèrede référence
{O,xz}avecl'axeO? verticalascendant,
on obtient
sousformedéveloppée :
[ ôo" , àrr= _n
*Ë-u
I a- avec F
:) X=0
{ ^--- ^--
Y = -Ysat
|L+ô x * pà*zy s' a t = o

Transformonsces équationsde manièreà faireapparaître


les contraintes qui
effectivesa
surlesgrainsdu sol.
s'exercent

a
Lanotion decontrainteeffectiveest préciséedanslechapitrelll, au g 1-2

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l - 2 1-

L a r e l a t i od
n e ï e r z a g h si ' é c r i t : avec:u=Twh - z)
{\ : = = i . '
ôo" _ ôo'-
d,où * Y * ô(h-z\ = Ë * t o a * âo'- ah
ôx a" a*
ôo, ôo', â(h- z) = ôc,, ah
e. I
Ë=E*T*Ë E-{*E-^{*
Leséquations
de l'équilibre
locals'écrivent
finalement:
[ ôo'" *h.'*=
'E *ï* * y,^,4 = o
.Ja" a*
I h'=* , ào', ah
LÉ*É*y*Ë+(ysat-yw)=0
ll en résultequele squelette
du solestsoumisauxforcesvolumiques
suivantes:
=
a - uneforcede pesanteur, de composantesI )t 9
lZt=-(Ys"t-Y*)=-y'
On voit apparaîtreici la pousséed'Archimède (n) (moduley*, direction
verticaleascen-
dante).La force de pesanteurs'exerçantsur le squeletteest son poidsvolumiquedéjaugé
(moduley'= Tsat- yw,direction verticaledescendante).
X2 = -y* (âh/ âx)
b - uneforced'écoulement (ouforcede filtration)
de composantes
22 = -y * (àh/ôz)
Levecteurgradienthydrauliquei ayantpourcomposantes : -Ahlâx et -Ah/àz ,laforce
quis'exercesurle squelette
d'écoulement solided'unélémentde soldevolumeunitéestdonc
parle vecteur j = y*. i
représentée

Pourun élémentde volumeAV de sol on écrira


donc (fig. 21) :

ÂF= i .y*.ÀV

. i étant le gradienthydraulique au centrede


gravitéde l'élémentde sol considéré. Forcede pesanteur
et forced'écoulement
- Figure21 -

ll Lesforcesd'écoulementsontdesforcestoutà fait analoguesauxforcesde pesanteur et


llsouvent du même ordrede grandeur.
ll convientde ne pasles oublierlorsdescalculsde stabi-
ll titodesouvrages.
. Casd'unécoulement (axed
verticaldescendant verticalascendant)
:
desforcesde volumesont: l x =-(t'+iy*)
les composantes o
lz=
. Casd'unécoulement
verticalascendant
(axeO? verticalascendant):
desforcesde volumesont: X =-(t'-iy*)
lescomposantes 0
z-
4 .2 - GRADIENT HYDRAULIQUE CRITIQUE PHÉNOMÈI.IESDE BOULANCE
ET DE
RENARD
4-2 - 1 - Casd'unécoulementvertical - Boulance
ascendant
Lorsquel'écoulementest verticalascendant,le vecteurgradienthydrauliqueT est
verticalet dirigévers le haut.La forced'écoulements'opposedoncdirectement à la forcede
pesanteur. Si le gradienthydrauliqueest suffisamment
élevéla résultante
de ces deuxforces

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . l l- 2 2 -

est dirigéevers le hautet les grainsdu sol sontentraînés par I'eau: il y a phénomènede
boulance. Le gradienthydraulique critiqueest le gradienthydraulique
pourlequella résultante
de cesforcesest nulle.
Sa valeurestdonc:
ic= Y'
Yw

Le phénomène de boulancepeutprovoquerdes accidentsgravessi des constructions


sontfondéessur le sol où il se produit,ou si le terrainlui-même
fait partiede I'ouvrage: digue
ou barrageen terre,fondde fouille,...
ll Danstousles problèmesd'hydraulique
dessols,il importede vérifierque les gradients
réelssontsuffisamment
ascendants
llhydrauliques inférieursau gradientcritiqueiç.

Remarque:
Dansle casde sableset de gravesle gradienthydraulique
critiqueesttrèsvoisinde 1.
E n e f f e t r y ' = ( y . - y * )-(n1) d o n ci c = ( # - 1 ) ( 1 - n )

En prenantuneporositéde 40o/"(valeurmoyennepourles sableset les graves)et y. =


26,5kN/m3,on trouveic = 1.

4 - 2- 2 - Phénomène de renard
Le phénomène de boulanceapparaîtdansle cas d'un écoulement verticalascendant.
Dansle casgénérald'un écoulement en milieuperméable, l'eau peutatteindrelocalement des
vitessesélevéessusceptibles d'entraînerles particulesfines du sol. De ce fait, le sol étant
rendulocalement plusperméable, la vitessede déchargeaugmenteet le phénomène s'ampli-
fie. Des élémentsplus grosvont êtreentraînéstandisque l'érosionprogressera de manière
régressive le longd'unelignede courant.Un'conduit se formeparoù l'eaus'engouffre et dés-
organisecomplètement le sol.C'estle phénomène de renard(tig.22).

fA\-
P ;
n , ,
. 4 r n o r c e J u p h c ' n o r r r è n :c
Borrlancc â l'ovaL

Phénomène de renard
- Figure22 -

4 - 3 - PROTECTION DES OUVRAGESCONTREl-A BOULANCE : FILTRES


Le phénomène de boulancedessables peutêtreévitépar la réalisation de filtresconsti-
tuésde couchesde matériauxperméables de granulométrie choisieet, maintenant, de nappes
textilesappropriées (géotextiles).
lls sontchoisisde manièreà permettreà l'eaude s'écouler
sansentraÎnement de particules.Par leurpoidspropre,ils chargentle terrainsous-jacent et y
provoquent uneaugmentation descontraintes effectives.
Leurgranulométrie estétudiéede manière à:
- retenirlesparticules
de sol sous-jacententraînéesparl'écoulement (critèrede rétention),
- ne passensiblement diminuerla perméabilitédu sol (critèrede perméabilité).
Parmiles diversesrèglesempiriques relatives
à l'exécutiondesfiltres,on retiendrala rè-
gle suivante:
- le D15du filtreinférieur
à 4,5foisle Ds5du terrainà protéger
(rétention),
- le D15du filtresupérieur
à 4,5foisle D15du terrainà protéger
(perméabilité).
En résumé:

Géotechnique1 - J. Lérau
-c. ll-23-

S Drs (filtre)< 4,5 Das(terrain)


4,5 D15(terrain)

ll faut veillerau délicatproblèmedu colmatage.Si des particules


finessontentraînées
puisretenuespar le filtre,la perméabilité
de ce dernierpeutdiminueret ralentirconsidérable-
mentl'écoulement.

5 - EFFETSDE LA CAPILLARffÉDANS LES SOLS


Dansles sols non saturés,l'eaus'accroche
entreles grains,particulièrement
dansles
zonesvoisinesdespointsde contact,parsuitedesphénomènes de capillarité.
5 . 1 . NOTIONDECAPILLARITÉ
. Si l'on plongedans un récipientcontenantde I'eaudes tubes de verre de faible
diamètre(tubescapillaires, d < 3 mm), on observeque l'eaus'élèvedans ces tubesd'une
hauteurinversement proportionnelle
à leurdiamètre.
Cettehauteurd'ascensioncapillaire
est la
mêmequellequesoitla formedestubespourunesectiondonnée(fig.23).
Lubes àe rnî^e-J;<,mètra,6,

Èubc /c. d;amàl-re.


*z'4"

eau

Ascension capillaire
- Figure23 -
. Si l'onplaceentredeuxfineslamesde verrequelquesgouttesd'eau,on observeque
lesdeuxlamesadhèrentl'uneà I'autre.Si cesdeuxlamesainsi"collées"
sontplongéesdansun
récipientd'eau,ellesse séparentimmédiatement. Cettedernièreexpérience
meien évidence
que Le phénomènede capillaritén'a lieu qu'enprésencedes 3 phases: solide,liquideet
gazeuse(tig.24).

lq m e.lles
àe Verre.

- Figure24 -
. On peut considérerque tout se passe commesi la surfacedu liquideétait une
membrane élastique soumiseà unetensionT appelée tensionsuperficielle.
Sur un segmentde
longueurdl tracésur la surfacedu liquide,cettetensionse traduitpar uneforced'intensité
T.dl
tangenteà la surfacedu liquideet perpendiculaireau segmentconsidéré. L'existence
de cette
tensiona pour conséquence que la surfacede séparationliquide-air n'estpas plane,ce qui
expliquela forme des gouttesd'eau et les ménisquesobservésdans les tubes de faible
diamètre(fig.25).Bienévidemment, en un pointéloignédes paroissolides,ces phénomènes
disparaissentet la surfacede séparation estplane.
liquide-air

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . f t- 2 4 -

mêni:

a - Tensionsuperficielle b - surfacede séparationliquide-air


- Figure25 -

Considérons un tube de faiblediamètredont la


partieinférieureplongedansI'eau(fig.26). La colonne
d'eauqui se forme est en dépressionpar rapportà la
pressionatmosphérique. Entredeux pointsA et B si-
tués de part et d'autredu ménisquede rayonégalau
rayondu tube R, existeunedifférencede pressionÂp.
ÂP=Patm-Peau=Y*.h.
(h. : hauteurd'eaudansle tube).

En écrivantque la résultante de la tensionsuper-


ficielleT équilibrele poidsde la colonned'eaudansle
tubecapillaire parfaitement propre,Jurinobtenait:
2 . n . R .T = n . R 2 . y * . h "
=
2T
d'où : h" - Figure26 -
T w. R
T a pourvaleur: 8.10-2N/mà 0"C.
La tensionT estliéeà la température : T = (128- 0,1850. 1O-3N/m
t parla relation
avec.ten oK(T \ quandt' t)

Application
numérique :
R = 1 rrtr = 10-3m-> hc= 1,6cm
R = 1 0l r m= 1 0 - 5m + h c = 1 , 6m
R = 0,1FrTt= 10-7m + hc= 1G0m

Tenantcomptedu fait que le ménisquen'estpas


tangentau tubelorsqu'ilest graset qu'ilexisteun anglede
raccordement cr,la formulede Jurinpeutêtreaméliorée et
- 2 T cosa
l'onobtientfinalement : h^
' \ffis.
v z7l
'
Yr".R
(si le tubeest parfaitement
propre,cx= 0)
Rayonde courburedu ménisque
' > rayondu tube
*
Différencede pression
entreA et B :
Âp = patm- peau
= y* . h" - 2Tcoss
' R
- Figure27 -

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-25-

5 .2. ASCENSION CAPILLAIRE DANSLES SOLS


Les sols sont des milieuxà porositécommunicante : les interstices
entre les grains
forment de très petits canaux,de formes et de dimensionsvariables,en liaisonavec
danslesquelsles phénomènes
l'atmosphère, de capillarité
vontapparaître.Le phénomène sera
plus marquédans les solsfins que dans les sols grenusdu fait que les capillairesont un
diamètrepluspetit.

Frangecapillaire- Distribution
de la pressioninterstitielle
Au-dessus de la nappephréatique, dontle niveauest celuide l'eau dansun tube piézo-
métrique,l'eau peuts'éleverpar capillarité formantainsiune frangecapillaired'autantplus
importanteque lesvidesdu sol sontde petitesdimensions.
Directement au-dessus de la nappela frangecapillaireest saturéesur unehauteurhç et
I'eauesten dépression parrapportà la pression atmosphérique:
Uc= - Y*.hc
L'ordrede grandeurde h. est le suivant:
sablesgrossiers: 10 à 50 cm
sablesfins : 50 cm à 2 m
solsargileux: dizaine(s)de mètres

En prenantcommezérodespressions la pressionatmosphérique la po-


et en définissant
sitiond'unélémentdu sol parsa cotepar rapportà la nappe,on aura,aussibiensousla nappe
quedansla zonede saturation (fig.28)avecI'axed "r""ndant :
capillaire
u = yw.z avec;z>0danslanappe
z < 0 au-dessus
de la nappe
IN'

h.,tc' ,\^*Jw lLlcr^â

o.héLri

Exemplede distribution
de la pressioninterstitielle
- Figure28 -
saturéela pressioninterstitielle
Dansla frangecapillaire est négative,les contraintes
ef-
fectivessontdoncplusélevéesqueles contraintes totales.Lesforcesde capillarité
augmentent
ainsila résistance
du sol.

La zonesaturéeest elle-même
surmontée parunezonenonsaturéedanslaquelle
I'eau
n'estpluscontinue,
seulslescanauxlesplusfinssontsaturés.

La hauteurd'ascension dansun sol peutêtreestiméeau moyende la formule


capillaire
de Terzaghi: h. = + avech" et D1sexprimésen cm
e.Dro
e : indicedesvides
Dro: diamètreefficace
C : constante caractéristique
du solvariablede 0,1à 0,5cm2

Géotechnique1 - J. Lérau
-c. lt-26-

On notera que le produit e.D19représentele diamètremoyen des canaux d'un sol d'in-
dice des vides e, formé de particulesidentiquesde diamètreégal à Dro
Applicationnumérique:
sablefin: e =0,4 D1o= 0,1mm= 0,01cm C=0,2cm
+ 2n " = =SOcm
ffi
5 .3 - PROFILHYDRIQUE D'UNSOL
La courbereprésentative desteneursen 0
eau en fonctionde la profondeurmesuréeà
partirde la surfaceest appeléeprofilhydrique. I o'5
La figure28 en donneun exempledansdiffé- L

rents cas. Sous nos climats,dans la frange a lro

capillaire,un flux d'humiditéascendant s'établit L


a
d'avril à octobre (sauf cas de très fortes 3 t'5
pluies).Le restede l'annéeon obserueun flux
! 2,o
descendant.
A la surfacedu sol et danstoutela zone
où l'airpeutcirculer,il s'établituneatmosphère
de même humiditérelativeque l'atmosphère
extérieure et celle-ci,en fonctionde la courbe w" : teneuren eaud'équilibre
ci-contre,règlela teneuren eau de la couche 1 : à la fin d'unétésec
superficielle. 2 : aprèsunepluiede courtedurée
Ainsi, si dans les zones superficielles 3 : aprèsunepluieprolongée
l'atmosphère se dessèche,il en résulteune 4 : ligned'équilibre d'hiver
5 : assèchement progressifà l'approche
de l'été
diminution de w qui provoque, en raisondu pF":
croissant, un flux ascendant d'humidité à partir Profilhydriqued'un sol
de la nappe. - Figure29 -

5 - 4. COHESION DES ARGILES


Dansles sols limoneuxfins et les argi-
les,la cohésioncapillaireexistetoujours,mais
elle se superposeà la cohésiond'adsorption
(fig.30).La cohésiond'adsorption se manifeste
lorsqueles grainssontdirectement au contact
par l'intermédiaire de leur coquille d'eau
adsorbée.
' La très forte résistanceà la tractionde
l'eauadsorbéepermetla transmission de for-
ces de tractionimportantes; en généralla co-
hésiond'adsorption est plusimportante que la
cohésion capillaire. - Figure30 -

On peutdirede manièrequalitative que


dansla phasecapillairele matériauest
plastique(au sens d'Atterberg), et que
dansla phased'adsorption il estfragile.
Supposons quele sol soitsoumis
à dessiccation.L'eau capillaire va
s'évaporer dans l'atmosphère,les
rayonsdes ménisquescapillairevont rn i ni t4ltc
I

diminuer(fig.31) el I'onvoit d'aprèsla cou r bv re tr r;r|ciFouY ,


formulede Laplaceo qu'ilva en résulter
Il,aR .b de.d
une cohésioncapillaireplusimportante
De plus, commede nouveauxgrains - Figure31 -

t pp
: valeurdu logarithmedécimalde la tensiond'eauexpriméeen centimètresd'eau

uap=t,*. avec : AP = Patm- Peau T : tensionsuperficielle


$,
R et R' I rayonsde courbureprincipauxdes ménisques.

1 -J. Lérau
Géotechnique
- c . l t- 2 7 -

vont entrer en contact, la cohésion R,


d'adsorption va également augmenter. J phaee àe eemporl-eaenl-
La résistance mécanique de IF f ra3ïlcr
I'argiledoit donc s'accroître,c'est ce ; ô
que l'onpeutobserversur la courbede ! i âe eomporlemeaÈ
la figure32 qui montrela variationde la j i Those
Tlaalilue.
résiètance à ia compression simpled'un Ëi
solfin en fonctionde la teneuren eau. FÙ -lenaur
Ws - Wp Wr. ." e^u .rtt "/

- Figure32 -
De plus,la contraction du matériauentraîneune diminutionde volumesouventaccom-
pagnéede fissuration: c'estle phénomène de retrait.
Inversement lorsqueI'argilese trouveplacéedansuneatmosphère humideou au contact
de l'eau(imbibitionparla pluieparex.),lesforcescapillaires
vontdiminuer, ce quiva provoquer
un gonflement et par ailleursle complexed'adsorption va égalementaugmenter en volumece
quiva augmenter ce gonflement.
Danscertainssols,les phénomènes de gonflement peuventêtretrèsimportants. On les
observerasurtoutdansles pays semi-arides où les phénomènes d'évaporation sont très im-
portants,mais on les rencontrera parfoisdans nos régionsà climatcontinental sousforme
mornsmarquee.
La figure33 montrele
mécanisme desdésordres qui
apparaissent dans le cas
d'uneconstruction fondéesur
un sol gonflant.En été le bâ-
timent repose sur sa paftie
centraleavecporteà fauxdes
coins.En hiverle phénomène
contrairese produit: lescoins
se soulèventet il y a porteà
fauxde la partiecentrale.
Elà ' ièàeralsa.-+ raLraiE Hiv"- , humiâ;f;caf;on(plu;e\
-- ynf[eme|

Fissurationdu gros-æuvre d'unestructure


fondéesuperficiellement sursol argileux
- Figure33 -
' Le remèdepréventifconsisteà fonderà uneprofondeur suffisantecar I'influence
desva-
riationsd'hygrométrie de l'atmosph.ère diminueavecla profondeur. On auraégalement intérêtà
augmenter les contraintesen serviceexercées sur le sol parle bâtimentdansles limitespermi-
ses par la résistancede l'argileà la teneuren eau considérée et à ossaturersoigneusement la
structuresansoublierun chaînage trèssérieuxdesfondations.

5 . s . S E N S I B I L I TAÉU G E L
Généralement les sols imbibésd'eaugèlentsansdommage.Au momentdu gel, il se
produitun gonflement quiécartelesgrains,maismêmepourun sol ayantuneteneuren eaude
25o/o, il n'enrésultequ'ungonflement pourun sol.Au dégel,les grainsdu sot
de 2% insignifiant
retrouvent leur état initiallorsquela glacese transforme en eau. Maisil existecertainssols,
appeléssolsgélifspourlesquelsle phénomène esttrèsdifférent.
Dansde tels sols,on constatel'appari-
tion de lentillesde glacedont on expliquela
formationpar succioncapillaire: alors que
dansun sol non gélifil y a priseen massedu àz
1lacz
sol saturélorsdu gel,dansle casde solsgélifs x;t';l
il y a aspirationpar capillaritéde I'eaude la
nappequi se trouveen généralà une profon- capil\aireS

deursuffisantepourque sa température reste


supérieure à OoC,(on peutdémontreren effet
quedanslescapillaires il y a baissement
de la - Figure34 -

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l t- 2 8 -

température de congélation).Au voisinage du sol,I'eause solidifieconstituantdes lentilles


de
glacecontinuellement alimentées parla nappe(fig.3 ).
Au dégel,la structuredu sol se trouvedétruiteet unegrandequantitéd'eauest libérée.
La teneuren eau dépassealorssouventla limitede liquiditéet il y a chutespectaculaire de la
résistance mécanique du matériau.
Pourqueles lentilles de glacepuissent se former,il fautcependant que l'alimentation
en
pendantla périodede gel.On conçoitdoncque la perméabilité
eau soit suffisante du matériau
joue un rôle important: les solstrès perméables ne sontpasgélifs: il se prennenten masse;
les solstrès peu perméables ne sont pas gélifsnon pluscar la remontéecapillairene se fait
pasassezrapidement.
Dansle casde chaussées affectéesle gel,la miseen placede barrières de dégelpermet
de minimiser lesdégâtsparl'interdiction
provisoire de la circulation.

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . l t- 2 9 -

ANNEXE 1

CONDITION
DE CONTINUITÉ
Considérons un volumequelconque de sol saturé(V), limitépar une surface(S) et
traversé parun écoulement (fig.1).Dansun intervalle
de tempsdonnédt, unvolumed'eaudV1
pénètreà I'intérieur de (S) et unvolumed'eaudV2en sort.
Soit V la vitessede I'eau,ses composantes vx, vy et v2 sontfonctiondes coordonnées
du pointconsidéré.
Le volumed'eaudV traversant l'élémentde surfacedS, de normalesortantefr, pendant
de tempsdt, est (fig.1) :
f intervalle /
d V= V . n . d s . d t
dV < 0 c+ I'eaupénètreà I'intérieur
de (S) liqne9' à-@.
dV > 0 <+l'eausortde (S) c J.r-o...b
,/
La condition
de continuité
s'écrit:
dVr -dV2 = 0 <+ dt.
tr
S
V . R . d S= 0

La relationd'Ostrogradskys'écrit : - Figure1 -

t r V . f r . o S = f f id i v û . d V ( q u q
eul esoitV)
S V
d'où: =
ffi divû.dVo
V
Vérifiépourtoutvolumedoncpourtoutvolumeélémentaire
+ divû . dV = 0
La condition
de continuité
s'écritdonc,aprèssimplification
:

divV=0

ANNEXE2

DÉBIT DE PoMPAGE. DÉMoNSTRATIoN


DETcHARNY
L'hypothèse la pentede la surfacelibresupposée
de Dupuitconcernant faiblen'estplus
nécessaire.

Hypothèses:
- sol homogène et isotrope,
- eauet sol incompressibles,
- régimepermanent laminaire,
- loi de Darcyapplicable,
- écoulement de révolution,
- débitpompéprélevéà I'extérieur de la zoned'actiondu pompage,
(alimentationà traversun cylindrede rayonR correspondantà la distance où le
rabattement estnul),
- existence d'unezonede résurgence dansle puits,de hauteurh' - h (donton ne tient
pascomptedansla démonstration de Dupuit).

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-30-

En désignantparh* la chargehydrauliquet
en un pointM(x,y)de l'écoulement,
le potentiel
des
vitessess'écrit:Q(x,y)= - k.h*
S o i t : Q ( x' =, y- )fYt ( * w * V l

a pourvateur: û = gAA(- k.h.)


Lavitessed'écoulement

et sa composante est : v,^ = ô3 x


horizontale
Le débitdq quitraverseun cylindreélémentaire
de rayonx et de hauteurdy a pourvaleur
d q = - 2 n . x . d y . v^,= - 2 nô. x . 9 .x0 u ( - parcequexetvrdesignesopposés)
Le débitq quitraversele cylindrede mêmerayonx et de hauteurz s'écritdonc:
"
A=Jdq=-2.n.Jt.a".dy=
i aô z, ijlov
0 0 0

Enutilisant
larègledeLeibnitzs,
itvient' dy = dy + 01x,2;
#jt(x,y) i# #
0 0
z ^ z
f d0 _, = d I - \ " t - l dz
+ oY ' \ ^ t r , f dY 0(x,21
J ffi
0
o",.J Q1x,v1 d ln x
o

d'où:q--t r t#jq(*,y)dy
\^'rl
-01x,2;
-9:-1
dlnx'
o
0(x,z)= - k.z (carsurla surfacelibreu = 0)

t h* carh représente
icila hauteur
de l'eaudansle puits
' Règlede Leibnitzde différentiation
sousle signeintégrale:

S(a)= J f1x,o;dx
Soitl'intégrale a < cx,< b où u1 et u2 peuventdépendre
du paramètre
CI,.
U1

dô It at duo dur
= oX+f1u2,a) - f(u1,o) Ooura < c[< b si f(x,a)etôtlâq,sontcontinues
enx etc[ etsi
Ë J a" d" fr
U1

u1 et u2 sont continueset ont des dérivéescontinuespour a < q, < b.


si u1 et u2 sont constantes,les deux dernierstermesde l'équationsont nuls.

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.il-31-

En posantl(x)= dy il vient: q.dlnx- - 2.rc(dl+ k.z.dz) (1)


JQ(",u)
0
I est inconnuesaufpourX = r et pourX = R car lesconditions
aux limitesdonnent:
X=r 0<y <h q ( r , y ) - k- t ( h - - . y ) y+*y l = - k h
Yw
X=I h<y < h ' 0 ( r , y ) -k-[ 0 + y ] = - k y
X=R q ( n , y- -) k t ( H - - Y ) Y+* y l = - k H
Yw
En intégrant
l'équationdifférentielle (1)entrer et R, il vient:

q .ln:R= - Z.Tc ?
I l(n)- l(r)* )te.dz )
r
H
. f
l(R=
) J - k H d y= - k H 2
0
h h '
-h2
f ( , . )=
f
-khdy . - - kh2 - k h'2
J Ï-kydy
o h 2
FI n''=ht
d ' o ù : Q l-n = - 2 . n 1- k H 2 +k h 2 + n * I t r r * h ' 2l )

< h 2k +h ' " n t i r | - r . f r


2 2 2 2 J
]i2 h2
2 . n-l - k + 2 + k +2 I = n . k( H 2- h 2)

, H 2 -h2
d'où : 9 = n^ . | n E -
r

On retrouvebienla formulede Dupuitmaish désignemaintenant la hauteurd'eaudans


le puitsalorsqueh',quireprésentela hauteurd'eaudansle terrain,n'interuient
pas.

Avril 2006

Géotechnique1 - J. Lérau
Chapitrelll

LA DÉFORMATION
DES SOLS

SousI'actiondes chargesappliquées, il se développe qui


dansles solsdes contraintes
entraînent desdéformations.
Lesdéplacements verticauxversle bassontappeléstassements.
Dansla plupartdes cas la surfacedu sol est horizontaleet les chargesappliquéessontverti-
cales;lestassementssontdonclesdéplacements prépondérants.
Si lestassementsuniformespeuventêtregênantslorsqu'ilssonttropimportants, lestas-
sont redoutables
sementsdifférentiels car ils peuventcréerdes désordresgraves: bascule-
ment,voire renversement des constructions, augmentation importantedes effortsdans les
reshyperstatiques.
structu
Le tassement estdû à la compressibilité du solc'està direau faitqu'il peutdiminuer de
volume.
La compressibilitédu sol résultede :
. la compression de l'air qui remplitdesvides.L'eauestsupposée incompressible.
L'air,trèscompressible, provoquera un tassement quasiment instantané.
.l'évacuationde I'eaucontenuedansles vides.C'est la consolidation primaire,
elleproduitle tassement le plusimportant : le solsubitunediminution de volumecorrespondant
au volumed'eauexpulsée (lesolestsupposé saturé).
. la compression du squelettesolide.C'estla consolidation secondaire, ellecorres-
pondau tassement des grainsqui s'arrangent entr'euxde façonà occuperun volumeplus
réduit.ll se produitunfluagedû au déplacement descouchesadsorbées.
Le tassement totalfinald'un sol,s1oo, â donctroiscomposantes :
S t o o =S i + S p + S s

avec: si : tassement
immédiat,
so : tassement primaire,
de consolidation
s. : tassement
de consolidation
secondaire.

1 - CONTRAINTES DANS LES SOLS


1 . 1 - C O N T R A I N TTEO T A L E
Soit un massifde sol fin saturé,homogène et isotrope.Si on considèrele sol de manière
globale(sansdistinguer la phasesolideet la phaseliquide)on peutassimiler le sol à un milieu
continuet étudierles contraintes qui s'exercent sur unefacettedonnéeen un pointdonnéde
ce massif, lescontraintes sontalorsappeléescontraintes totales.
Le tenseurdes contraintes ainsidéfinine permetpas d'étudiercomplètement le com-
portement du sol (lacompressibilité, ...).En effetlesdeuxphasesdu sol- grains
le cisaillement,
solideset eau- n'obéissent pasà la mêmeloide comportement.

1 .2 - CONTRAINTE EFFECTIVE - POSTULATDE TERZAGHI


L'idée de séparerles contraintespourchaquephaserevientà Terzaghiqui a postulé
l'existenced'un nouveautenseurdes contraintes, le tenseurdes contrainteseffectivesqui
gouvernele comportement du squelettegranulaireseul.
Notation: - composantes de la contrainte
totale: o, I .
- composantes de la contrainte
effective: o', T'.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 2 -

Contraintes
effectives totalessontliéesparles relations
et contraintes :

o'=o-u
t t - q
9 - !

De nombreuses pourlessolssaturés,tant
étudesont confirméla validitéde cesrelations
quecohérents.
pulvérulents
L'étatdu squelette parunematrice(I')s de la forme:
estcaractérisé
txy t*=)
(o'*
(X')s= | "',
dy t r, I
ty, o',
[r'*, )
L'étatde l'eauestcaractériséparunematrice(>)w de laforme:
(u 0 0)
( E ) w =l 0 u 0 l
[o o ,)
Dansle casgénéraltouslestermessontdesf onctionsdescoordonnées
x, y eLz.
Remarques :
1. Les contraintessont calculéesen prenantpour origine des pressionsla pression
atmosphérique.
2. pas les effortsréelsentreles grainsqui sontponc-
La contrainteeffectivene représente
tuelsmaisunevaleur moyenne.
3. Dansles solssecsles contrainteseffectivessontidentiquesaux contraintestotales.
1 .3. CONTRAINTE NÉTU-E. PRINCIPE DE SUPERPOSITION
Le sol est assimiléà un milieusemi{nfiniélastiqueà surfacehorizontale. Le calculdes
contraintesdansun massifpesantet chargéest basésur l'utilisation du principede superposi-
tion1.Ce dernierrésultede I'hypothèse suila loi de comportement du sol'iélasiiquelinéaire.
La contrainte réelles'exerçantà la profondeur z sur unefacetteho.rizontale,o=,estégale
à la sommede la contrainte oy6,duêau poidsdu sol sus-jacent
naturelle et de la contrainte
due
auxsurcharges Âo= (fig.1) :

az = or,o+Âo=

TIlTTI]Tru1

+ l
lFt
*-_

a - Massifpesantet chargé c - Massifchargé


y*0,q É0 Y=0,Q=*0

1-4-CONTRATNTE NATURELLE OU eÉOSTnTtQUE I ouo


On appellecontraintenaturelle(ou géostatique)
la contrainte
s'exerçant
dans un sol à
sur une facettehorizontale,
surfacelibrehorizontale, avanttout chargement;elle correspond

1 Principede superposition: Dans le domaineélastiquelinéaire,l'effetproduitpar l'actionsimultanéede plusieurs


forces est égal à la somme de ceux produitspar chacunedes forces agissantséparément.

Géotechnique1 -J. Lérau


- c .| i l - 3 -

généralementau poidsdes terresqui surmontentle pointconsidéré.La facetteconsidérée


ayantsa normaleverticale,
la contrainte
normalecorrespondante
estnotéeI ono.

1 - 4- 1 - Solhomogène à surfaceinclinée(fig.2)
Massifconsidéré : - milieusemijnfinià surfacelibreinclinée
(demi-plan anglep surI'horizontale),
inférieur,
- poidsvolumique du sol homogène : y constant(indépendant
de x et y)
. Prenonsle repèrede référence direct: {O,xy}(d Airigesuivantle sensde la pente)
Nousallonsdéterminer la contrainteT(U,l1s'e*etçanten M sur une facetteparallèleà la
surfacedu sol.
ttt)
(L) = ( o '
Le tenseurdescontraintes de x =+
est indépendant
o,
[t r" )
aTxv
-:t' =Q
S = o ' * = o rdX
L'équation local' Aii €)- P = ô s'écritici,sousformedéveloppée
de l'équilibre :

"u".Ê =I i:lll,ep(fig.
4)
li
d ' o ù i r y r l = y . y . s i n I + k r e t o y = y . y . c o sÊ + k e

'
Sol homogène
à surfaceinclinée Composantes de la forcede volume
-Figure2- Figure3-
par les conditionsaux limites(contrainte
Les constantesk1 et k2 sont déterminées nulleen
surface).

Ëri etË
X=0 g.o*+p.rr=g +rxy=Q-+ kt=0
PourY= 0 n
V=0 a . r x y + p . o y - 0+ o y = 0 + ke=g

d ' o ùr o y = y . y . c o s p e t T { y = y .y . s i n p
']
y' y' sinB
Le tenseurdescontraintes s'écritr 1p1
\ ' = ffttl
y.y.cosBJ
[v.v.sinB
La composante ox = f1y;estdéterminée à l'aidede la loi de comportement.
La contraintequi s'exerceen M sur une facetteparallèleà la pente, T(trrt,î), a pour
composantes y.y.sin I et y.y.cos p, elle est doncverticale, dirigéevers le bas.Ellea pour
i n t e n s i t éT: = y . y
.Si ondéfinitdvertica d le s c e n d a notn: a : y = z . c o s 9 c e q u ci o n d u i t à :

oy==y.z.cOszp r * y = y . 2 . s i n p .c o s p

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l l l- 4 -

qui s'exerce
llr-" "ontrainte en M sur une facette parallèleà la pente, 1(tvt,J) , est vedicale,
lloirigeeversle bas.
Ellea pourintensité: T = y . z . c oBs

1 - 4 -2 - Solhomogène (fig.4)
à surfacehorizontale

ll s'agit d'un cas particulierde la situation


précédente:p=g

Massifconsidéré :
- milieusemi-infini
à surfacehorizontale libre
- poidsvolumiquedu sol homogène : y constant
lt
'(z) ur\
Le tenseurdescontraintes " \: a(>)
s'écrit t -=[ [ I
o Y'z) Sol homogèneà surfacehorizontale
- Figure4 -
La composante ox = f 1z;ne peutêtreobtenue
à l'aidedeséquations de l'équilibre.
Pour
la détermineril faut connaîtrela loi de comportement
du matériauqui est déterminée expéri-
mentalement.
ll
qui s'exerceen M sur unefacettehorizontale,
llLa contrainte T(M,k),estvefticale,dirigéeversle
lloas.
Ellea pourintensité: T== Oz=(116=!.2

1 - 4 -3 - Solstratifiéà surfacehorizontale
(fig.5)
Dans le cas d'un terrainconstituéde
.plusieurs couchesde sol horizontales d'épais-
.seur h; et de poidsvolumique y1,
la contrainte
qui s'exercesur une facette horizontaleau
niveaude la face inférieurede la couchen a
pourexpression:
l=I|
st
Cz = ov6 = .hi
)Yi
i=1
Solstratifiéà surfacehorizontale
- Figure5 -

1 - 4 -4 - Solinondéà surfacehorizontale (fig.6)


Massifconsidéré : - milieusemi-infini
à surfacehorizontale
- poidsvolumique du sol saturéhomogène : ysatconstant
- nappephréatique au repos(étathydrostatique).
En M, à la profondeur z comptéeà partirde la surfacedu terrain:
la contraintetotaleverticalea pourvaleur: OzM=Ovg=Y*.hw+Ysat.Z
la pressioninterstitielle
a pourvaleur: uM=y*.(h*+z)
a pourvaleuri
facontrainteeffectiveverticale Ç'zM= o'vo = oz- !l = (ysat- y*).2 =y'.2
On constateque G'zest indéoendantde hw.

Géotechnique1 - J. Lérau
Yw.hw Y:r.U--

| ïw.hw.Y:z-r r Yw(hw.z)

Sol inondéà surfacehorizontale


- Figure6 -

1 - 5 . CONTRAINTE DUE AUX SURCHARGES : Âo,


Si le sol est soumisà sa surfaceà un chargement uniformed'intensitéq sur unegrande
étendue,la contrainte q,
Âo=dueà à la profondeurz, estconstante et égaleà q.
Dansle cas contraire,la contrainteÀo, est calculéepar la théoriede l'élasticité.
Le sol
est considérécommeun milieusemi-infini, limitépar un plan horizontal,
élastiqueet non pe-
sant.Cettesituationest étudiésdansle paragraphe suivant.

2 - CALCUL DES CONTRAINTES DUESAUX SURCHARGES


2. 1 . OÉTENVINATION DES SURCHARGES
Soitqo la surchargeapportéepar unefondation; pourta construire
il a faltuexcaverle sol
sur uneprofondeur D et doncsupprimer unecontrainte naturelleo* égaleà y.D.La surcharge
apportéepar la construction de la fondation,à prendreen comptedansles calculs,est donc:
9=90-y.D.
Dansles calculsde fondationssuperficielles les profondeurs sont souventcomptéesà
partirdu niveaude la semelleet nonà partirde la surfacedu sol.

2.2. CAS D'UNECHARGECONCENTRÉE : Q - RELATIONS DE BOUSSINESQ


. Boussinesq a développé unethéoriepermettant de déterminerle tenseurdescontraintes
en un pointsituéà la profondeurz dansun milieusemi-infini,
élastique,nonpesant,chargépar
uneforceponctuelle verticaleQ (fig.7). Lescomposantes de la contrainte
s'exerçantsur une
ont pourexpression:
facettehorizontale

Ao==# + cosso
#=#

Ào. et Âtr=,.sont indépendantsde E et v.


- Figure7 -
Pourmieuxsaisirla répartition
dansle sol descontraintes duesà unechargeconcentrée
Q on peutconsidérer :
. la distribution
descontraintes
verticales Âo, suivantdesplanshorizontaux (z - Ct") (fig.8-a)
. les courbesd'égalecontrainte vefticale(Ao, = çste;.On obtientunefamillede courbes
constituantle "bulbedescontraintes"
(fig.8-b).

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.|il-6-

- a - suivantdesplanshorizontaux - b - bulbedescontraintes
Distribution
descontraintes
duesà unechargeconcentrée
- FigureI -

2 - 3. CAS D'UNECHARGENÉPNNIE : q
2 - 3- 1 - Principe
de calcul
Considérons unesurcharge q s'exerçant
répartied'intensité sur uneaire (S) à la surface
du milieuélastiquenonpesant.L'intégration de laformulede Boussinesq permetde déterminer
la contrainteverticaleÂo, pour différentes de charges(fig.9).
distributions
La forceélémentaire de = q.dSpro-
voqueà la profondeur z et à la distancer,
unecontrainted(Àor):
=If]"o.ue
d(ao=)
. P
Ao, = O(lo) d'où:
J

ao== lj,r,qcosseds
#
Cetteintégrationa été faite pourtous
lestypesusuelsde chargement (fondations
ou remblais) et se présentesoitsousforme Casd'unechargerépartie
de formulesdansles cas simples,soitsous - Figure9 -
formed'abaques.
D'unefaçongénérale,la contrainte Ao, , s'exerçantsur unefacettehorizontale,résultant
de l'actiond'unechargeverticaleuniformément répartied'intensitéq estdonnéeparla relation

Ao, = I.q

I est un nombresansdimension, inférieurà 1, appelécoefficient


d'influence.
ll estfonctionde
- la profondeurz,
- la formeet de la dimensionde l'airechargée,
- l'écaftementdu pointA considéré parrapportau centrede gravitéde I'airechargée.
Dansla pratiqueI est en généraldéterminé à I'aided'abaques établispourdesgéomé-
triesdonnéesde chargement.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c .l i l - 7 -

2 - 3- 2 - Chargeuniforme
circulaire
DansI'axed'unechargecirculaire uniforme
de rayonR, à la profondeur
z, on a (fig.10): R

I f''' 1
r = 1 -1I ; r R
1 l
YI
Lt*t?/J
Cette formuleest parfoisprésentéesous Chargeuniformecirculaire
formed'abaque. - Figure10-

2 - 3 - 3 - Chargeuniformerectangulaire

L'abaquede Steinbrenner (cf.annexe1)


permetde calculerAo. s'exerçantsur une fa-
cettehorizontaleà la profondeur
z sousun an-
glede l'airechargée (fig.11).
Pour une semellede longueurL et de
largeurB, l'abaquedonneI en fonctionde Llz
pourdifférentesvaleursde B/2.
L et B sontinterchangeables.

- Figure11-
Généralisation :
La contrainteà la verticaled'un point
quelconque A s'obtienten définissant, à partir ,1 . z
du rectangleetfectivement chargéet du point' A
considéré,quatre rectanglesayant chacunun
angleà la verticaledu pointA. Le coefficient T t
d'influencetotal,à la verticalede A, est obtenu
par applicationdu principede superposition en
faisantla somme algébriquedes coefficients
d'influencede chacundesrectangles (fig.12). -a- -b-
- Figure12-
. La verticalepassantparA traversela zonechargée(fig.12-a): I=Ir+12+Ir+Io
. Laverticale passant
parA netraverse paslazonechargée (fig.12-a):I =Ir +Iz- Is - I+
: Le principede superposition
Remarque estapplicable
à touslestypesd'abaques.
2 - 3 - 4 - Chargeuniformerépartiesur unesurfacede formequelconque
On peutalorsutiliserI'abaquede Newmark(cf.annexe2).

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 8 -

2 - g - 5 - Chargetrapézoidale(en forme de remblaiavec talus)de longueurinfinie


L'abaoued'Osterberg(cf. annexe 3) 4
permetde calculerÂo, s'exerçantsur une lq
facettehorizontale à la profondeur
z sousle
v
bordde l'aire chargée,en fonctiondes para-
mètresalz et b/z (fig.13).

2 - 3 - 6 - Chargetriangulaire
(en formede
talus).de longueurb.
L'abaquede Fadum (cf. annexe 4)
donneI dansle cas d'unechargetriangulaire
répartiesur un rectanglede cotésa et b en
fonctiondes paramètresalz et blz. Le point
considéré estsousun anglede I'airechargée.
- Figure13-

Remarque : Le cas d'unechargeuniformede longueurinfinieet l'étudede la distribution


simpli-
fiéedescontraintessontdonnésen annexe5.

3 . COMPRESSIBILITÉ DES SOLS


3.1 - HYPOTHÈSE
L'hypothèse fondamentaleconsisteà admettrequ'il n'y a pas de déformation horizon-
tale,le sol étanten quelquesortebloquépar le sol environnant (étatKs).L'eauet les grains
étant incompressibles, ne peuventprovenirque du mouvementdes grains
les déformations
entr'eux.La loi de comportementestdéterminéeexpérimentalement à I'aided'unædomètre.
3-2-L'CEDOUÈTnE
L'appareilcomprendunecelluleet un bâtide chargement.
. La cellule: L'échantillon
de sol à étudié,saturé,de formecylindrique(sectionS, hauteur
Hs) est placé,entredeuxpierresporeusessaturées,dansla cellule(moulemétalliquerigide)
de mêmediamètre quel'échantillon
intérieur (fig.1a).
. Le bâti de chargement : ll permetd'appliquersur le pistonreposantsur ta pierrepo-
reusesupérieure unechargeconstante Q et de la maintenir
constantele tempsvoulu.
On imposeainsià l'échantillon :
o unecontraintetotaleverticaleconstante
o, =
o (contrainteprincipale),
Ë
. desdéformations
radialesnulles
(tr=ty=0).
Le systèmede drainagepermetà I'eau
de s'évacuerde l'échantillon
suivantdestrajets
verticaux ascendantet descendantsymétri- Celluleædométrique
ques,tout en permettantau sol de restersa- - Figure14 -
turé.
La dissipationdes surpressions qui résultedu drainagepermetd'imposer
interstitielles
au sol,si on attendsuffisammentlongtemps, unecontrainteeffectiveo', égaleà la contrainte
appliquéeo=. Des comparateurs permettentde mesurerle tassement^H correspondant et
AH
doncde calculerla déformation ' =H o .
axialee-
Dansla pratiquecourante,
on doublela chargeQ toutesles24heures.
Comptetenude la faibleépaisseur
deséchantillons (12 ou 24 mm),lessurpressions
in-
sontgénéralement
terstitiefles dissipées
et on a bien6'z= 62.

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . i l -t 9 -

L'essaifournitdeuxtypesde courbes:
o unecourbede compressibilité
: ( e - lg o'r) (fig.15).
. descourbesde consolidation
: (Ez - lg t). On peuttracerunecourbede ce typepourcha-
quevaleurde la contrainte o, c'està direpourchaquepalierde chargement
appliquée (fig.1g).

3. 3 - COURBEDE COMPRESSIBILITÉ
On mesurele tassement final(engénéral24 heuresaprèsI'application
de la charge)AHipour
chaquevaleurde or.
e
A partird'un état initialconnuêeêt Hs,
?o
aei 2 permet
la relationlH' = de calculer
Hs 1 +e s
la valeurde Ae, pour toutesles valeursde
ÂH1(c'està diretouteslesvaleursde o'r) :

+3.o ÂHi êi= êo- Âei


' =H
ae;
On tracealorsla courbede compressi-
bilité (e - lgo'r). Elle présentedeux parties
rectilignes reliéesparun arc(fig.13).

Aprèsavoiratteintla chargemaximale
souhaitée(pointD), on peutopérerun cycle
Courbede compressibilité
déchargem ent-rechargement.
- Figure15-
On observeque :
. lessegments AB et EDsontsensiblement parallèles,
. au-delàde D la partierectiligne
estdansle prolongement
de CD (mêmepente).

3.4 - PHÉNOITIÈNT DE LA CONSOLIDATION PRIMAIRE


Ci-aprèstroisapproches présentantla notionde consolidation primaire.
. Considérons un pointM au seind'unmassifde sol saturéde faibleperméabilité, dans
un étatinitialcaractérisépar
unecontrainteeffectivevefticaleo'r,( = o'uo)
- unepressioninterstitielle
u.
Appliquons à la surfacedu massif,à I'instantt = 0, un chargement qui provoqueen M
uneaugmentation de contrainte Ao=.Lorsde l'application de la charge,l'eau n'a pasle temps
d'êtredrainéeen raisonde la faibleperméabilité du sol, la pressioninterstitielle
devientu + Àu
où Au = Àoz. Un écoulement lentde I'eau entraîneensuiteune diminution de la surpression
interstitielle.
Avecle tempsunefractionde plusen plusgrandede la contrainte appliquéeest
transmise au squelette solide.C'estla consolidation primaire.
. La relationo, - 6'=+ u conduitpardifférentiation à: Ao, = Ao'z+ Au quidonne:
pourt=0: Ao, - Au (Ao', = 9;
pourt>0: Ao=-Ao'r+Au
pourt+ "o: Ao, = Ào', (Au= 0)
primaires'achèvelorsqu'en
La consolidation toutpointla surpression
interstitielle
Àu s'est
annulée.

ÂVu
' Etablissement
de la relation: e =
V"
vs
aei=
%
1+es=lI"=#
+= oVvi
-%- =Tj;
ÀHi

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l I- 1 0 -

. Le phénomène pri-
de consolidation
mairepeutêtrecomprisaisément à I'aidedu ma nornàl're
modèleanalogique de la figure16 dans le-
àlanchr
quellesélémentsqui se correspondentsont:
sol <-+ eau+ressort
solide ê ressort
squelette
eau ê eau
F et â o r . F
Perméabilité<+ robinet
mesuredeu ê manOmètre

Modèleanalogique
- Figure16-
ll La consolidation correspond
au transfertde la contrainteappliquéede I'eauvers le
ll squelette
solide;elles'accompagned'unediminution
de volume.

3 .5 . CARACTÉRISTIQUES
DE LA COMPRESSIBILITÉ
déte
rm
ine
rtro
iscaractéristiq
ues
dusorétud
ié:
ï|flfffld*iËrl'i'ffide
3 - 5 - 1 - Pression de préconsolidation o'
La courbede compressibilité permetde
fairela détermination graphique de la valeurde
la pressionde préconsolidation o'o(fig.15).
La méthodela plus simpleconsisteà
considérerl'abscissedu point d'intersection
desdeuxdirectionsasymptotiques.
Casagradea proposéune méthodeà
partir de la bissectriceTc d'un angle ayant ?6c,
poursommetle pointT de rayonde courbure
minimal (fig.17). Déterminqtion de o',.,(méthode
de Casagrande)
- Figure17-
On observeque :
o pouro'=( o'o le sol se déformetrès peu parcequ'il a déjàété consolidé, au coursde
.
'eff
sonhistoire,sous| et d'unepression qui,à sa valeurmaximale, étaitégaleà o'0.
o pour6'r) o'o le sol est beaucoup plusdéformable,il estsoumisà descontraintes supé-
rieuresà toutescellesqu'il a connues.La partiecorrespondante de la courbeest appelée
courbevieroe.

3 - 5 - 2 - Indicede compression
cc
On appelleindicede compression,
notéc. , la pente(ausigneprès)de la courbevierge,
soit :
cc = ;A? ' (Rouro'= 2 o'o)
A(lgo'. 1
avec: A(lgo'=) = lg (o'=+ Âo'r) - lg o', = lg (1 + AP I
6'z
c. estun nombresansdimension.
Pourun étatinitialo'no= o'oet pourun incrément
de contrainte
Ao'=,on a donc:
A";-) ^H Ae
Âe = - c" lg ( 1 + etcomme = . on peutécrire:
o'vo Hg 1+e6
c' . lg(1+
Ân'
A H = - H ,". ' +)
1+eg o'v0

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . l l l- 1 1-

Cette relationpermetde calculerla variationd'épaisseur ÂH d'une couchede sol


effectivepassede o'ra à o'uo* Ao', (à conditionqueo'*
d'épaisseurHolorsquela contrainte
- o'p).L'épaisseur
de la couchediminue,ÂH est négatif;le tassement,
notés, estégalà lAHl

Sables I 0 , 0 1< c " < 0 , 1 0


Kaolinites | 0,10 <cc<0,25
llfites | 0,25<c.<0,80
Montmorillonites I O,aO(c6(2,50
Ordresde grandeurde l'indicede compression
pourdifférents
tvpesde sols

On peutconsidérer
qu'unsolest:
incompressible lorsque c" < 0,02 I
"
trèspeucompressible 0,02< c. < 0,05 f SaOtes
peucompressible 0,05< c" < 0,10 ,
moyennement compressible " 0,10. c" < 0,20 Kaolinites
" 0,20< c. < 0,30
assezfortement
compressible l ,,..
" lllltes
trèscompressible 0,30< c" < 0,50 I
extrêmementcompressible " 0,50< cs Montmorillonites

Estimationindirectede l'indicede compression: Pourcompléter


l'information
aux niveaux
où il n'ya pasd'essaisædométrique, on peutobteniruneestimation
de I'indice
de compression
à partirdesrelationsempiriques suivantes:
. cc
-=I , d'abordutiliséedansle casdestourbes,peutêtreétendueaux argiles,
100'
. cc = 0,009(wl-10), proposée parSkempton, valabledansle casdes argilesnormale-
mentconsolidées (w.-expriméeen pour-cents).

3 - 5 - 3 - Indicede gonflement
c.
C'estla pente moyenne signeprès)d'uncycledéchargement-rechargement.
(au ll est
noté: cr.

3 - 5 -.4- Moduleædométrique
On appellemodulele paramètre qui,dansune loi de comportement,
relieles déforma-
tionsauxcontraintes.
Dansle casd'unesollicitation
ædométrique(<+déformationmonoaxiale),on écritainsi:
A H
a o ' = - F- æ d ' H
Eæoâ lesdimensions
d'unecontrainte.
Eæo=-ffi--Âo+
' ( e1 )- 1 + e Âo' = 1
cc l g' ( ro* 9t ) tu
H
-
" = (,,1+ e1",
ffi,, , est appelécoefficientde compressibilité.
)Ao'
ll apparaît que le module ædométriquen'est pas constant (contrairementau module
d'Young d'un matériauà comportementélastiquelinéaire)il dépend à la fois de l'état de
contrainteinitialconsidéréo'et de I'intervalle de contrainteAo'.

3.6 - CLASSIFICATION DES SOLS VIS-A-VIS DE LA COMPRESSIBILITÉ


Soit un échantillonde sol prélevéintactà la profondeurz. On peut, d'une part, calculerla
contraintenaturelleo'* qui s'exerceà la profondeurz et, d'autrepart,déterminerà l'ædomètre

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l -t 1 2 -

la pressionde préconsolidation o'0. Selon les valeursrespectiveso'* et de o'o trois cas


peuventse présenter.
3 - 6 - 1 - Solnormalement consolidé
=
Lorsqueo'r,o o'o : le sol est dit normalementconsolidé.Le sol n'ajamaisété soumisà
une contraintesupérieure à la contrainte géostatique.
Le sol a seulementété consolidépar le
poidsdescouchessupérieures, suivantla courbevierge.
Le tassement dû à Ào' s'effectuesuivantla courbevierge,il estdonnéparla relation:

s = H o f t . r.gf (f i11
Ho: épaisseur
initialede la couchecompressibleeo : indicedesvidesinitial
3 - 6 - 2 - Solsurconsolidé
Lorsqueo',,o( o'o : le sol est dit surconsolidé.
Le sol a été soumisdansle passéà une
pressionde préconsolidation supérieureau poids des couchessupérieures maintenantpré-
sentessur le terrain.
- Pouro'no* Ao'> o'o , le tassement estdonnéparla relation:

cs oP cc
s = H n" . l -q + H "^ . , vo o ' u o + Â o '
1+e6 o'vo 1+eg o'p

On négligele plussouventle tassementdû à l'augmentation


de contraintede o'* à o'0,
la branchecorrespondante de la courbede compressibilité
étant peu inclinéesur I'axe des
abscisses.Le tassement estalorsdonnéparla relation:

cc .,o o'uo*Ad
S = H"^
1+eg o'p

L'étatde surconsolidationpeutêtredû à:
- la surcharge
exercéepardesterrainsquifurentérodésparla suite,
- unesurcharge temporaire tellequele poidsd'unglacieraujourd'hui
disparu.
- Pouro'no* Ao'< o'o , le tassementestdonnéparla relation:

cs .,o o'uo+Ao'
s = H ^"
1+ eg o'vo

Le tassement correspondant a prioriesttrèsfaible


3 - 6 - 3 - Solsous-consolidé
Lorsqueo'ugr o'p ' le sol est dit sous-consolidé. C'est la cas des sols en coursde
consolidation sousI'effetde leurproprepoids(remblais récents,mal ou noncompactés, vases
ou tourbesrécemment formées).Le processus primairen'est pasterminé,
de la consolidation
la surpression n'est pas entièrement
interstitielle dissipée.Ce sont des sols généralement
inconstructibles, ils continuentà se déformermêmeen l'absence de charge.
3-6-4-Solsgonflants
Ce sontdes solspourlesquelsla courbede déchargementprésenteunepentemarquée
lls sontparticulièrement
sousfaiblecontrainte. pourlesfondations
dangereux desconstructions
légères.

4 . GALCULDESTASSEMENTS . UÉTUODE DESCOUCHES


On considèrele tassementfinal : le sol est entièrement
consolidé,la variationde con-
traintedueauxsurcharges est reprisepar le squelettesolide.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 1 3 -

On découpele sol en n
couchesde hauteurH; (fig. 18).
On effectuedes essaisoedomé-
triquessur des échantillons pré-
levésau milieude chaquecou-
che. Pourchaqueéchantillon on
détermine les indices de
gonflement et de compression et e'gi!e.
c, et c, ainsique la pressionde
el-.
préconsolidation o'0. On calcule,
au milieu de chacune des
@[b-
log d'
couches,la contrainteeffective
verticaleavanttravauxo'n, et la
variationde contraintedue aux
travauxréalisésÂo'r.
- Figure18-
On suppose(hypothèse que les valeursde ces deuxparamètres
simplificatrice) restent
constantesdanstoutel'épaisseurde la coucheconsidérée.
On calculele tassements' de chacunedes n couchesà l'aidedes relationsdu pa-
ragrapheprécédent.
Le tassementtotalest égalà la sommedestassements des n couchesconsidérées
:
i=fl
sl
S= ) -- lS ,
Z-J
i=1
Remarques :
- L'approximation queH1estfaible.
sursi estd'autantmeilleure
- Hi peutêtrechoisid'autantplusgrandquela profondeur
est importante.
- Si le sol comprendplusieurscouchesde caractéristisques
différentes,
on calculeÂH
relatifà chacunedescouchesidentifiées.

5 . THÉORIEDE LA CONSOLIDATION DETERZAGHI ET FRôHLIGH


Cettethéorieadmetpourle squeletteune loi rhéologique
simple,l'élasticitélinéaire,qui
permetd'obtenirunesolutionmathématique complète. Le modèleanalogique correspondant a
3 - 4.
été décritau paragraphe

5.1 - HYPOTHÈSTS
On considèreunecouchecompressible, d'épaisseur constante notée2h (= H), comprise
entredeuxcouchesde matériaux très perméables : sableou gravier(la coucheest alorsdite
ouverte).
Le tri-couche estsoumisà unesurcharge uniformément répartieAo, normaleà la surface
du massif,appliquée de façoninstantanée,constante au coursdu tempset s'étendantde -ooI
+oosuivantO] (fig.1g).
Le problème étantainsidéfini,on voitqu'il s'agitd'un problème de consolidationunidi-
mensionnelle. Lesconditions ædométriques sontréalisées(pasde déformation latérale,écou-
lementuniquement on prendpourmoduled'élasticité
vertical); du squelettele moduleædomé-
triquedu solcompressible.
Onfait les hypothèses suivantes:
- seulela consolidation primaireestétudiée
- le sol de la couchecompressible esthomogène
- lesgrainset le fluidesontincompressibles
- le matériauest saturé
- la loi de Darcyestapplicable
- le coefficientde perméabiliték estconstant(bienquee soitvariable)
- la loi rhéologiquedu squelettesolideestl'élasticité
linéaire,
moduleædométrique
Eor6constant(bienquee soitvariable)

Géotechnique1 -J. Lérau


- c . l l l- 1 4 -

?HI
iàS t{
H
Couche
compressible 2n

z.' i ,rt ,' .

1 1
- Figure1 9-

5 .2 - DEGRÉDE CONSOLIDATION MOYEN


Le tassement
élémentaire
à l'instant
t d'unélémentde sol d'épaisseur
dz soumisà un
chargement estdonnéparl'expression
ædométrique :
ds1= {'(t't) o=
Eoed
Le tassement
d'unecouched'épaisseur
2h à I'instant
t estdoncégalà :

,,=Jo,,=i+g o=='lo";,1ï,,,,,
o, tsoed
o Ëtroed 6
ll vient(Eædconstant):

st = 1 2 Fo" d=- 1 2 F
E*, Eo"oJ Âu{r,r)
dz
I
Letassementfinal
estdonnépar:s"o=
+troed J oo o, (onaalors:Ao=Ào',Au=0)
Ë

on peutalorsécrirer s1= soo- + J ru1r,rldz


troed
ô
On appelledegré de consolidation
.moyend'une couchecompressible le rapportdu
tassements1 au temps t au tassementfinal soo, il est noté UtO.C'est un nombresans
dimension.
2l

u(o= st =t - l-o'tt't'ot
\/
Soo Eoed . S-

avecr s1i tassementobtenuau tempst,


s". : tassement
final,
Au1z,t) : surpression en un pointd'ordonnée
interstitielle z, au tempst, dueà I'application
(à t = 0) de la surchargeAo.
2h
Or Sæ = A o . I o , = Eoed
;Eoed ,oo .rn
Ë

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 1 5 -

2n 2h

ll restedonc: U t t -l 1 -
J
0
4u12,1;
dz
_ 0
J
P
Ao'1z,tydz

2h.Ào 2h.Âo

Le problèmerevientà déterminer
la fonctionÂu(z,t).

Remarques :
1. La détermination Au = Au1z,0
de la fonction permetde construire
lesisochrones.
La figure
19 montrel'évolutiondes isochrones au coursdu temps:on voitque ces courbesont sensi-
blementI'allurede paraboles.
2F
J au1z,t;
dz
2. Dansla relation: U(t)= 1 - o
2h.Âo
2h
.le numérateur Autr,,ldz représente
l'airesousI'isochrone
relative
à untempst donné,
J
0
.le dénominateur
2h.Ào représente
I'airesousI'isochrone
initiale(rectangle).

5 .3 - ÉOUNTIONDE LA CONSOLIDATION
on a, à toutinstant: Âo = Ao' + Au :+ Ao' = Ao - Au
Sur unefacettehorizontale
U(îJ) = U(t')
Ao étantconstanten fonctiondu temp.' 0 = ry dt = - O, (a)
a a t a t
La relation(a) exprimeque, pendantl'intervallede temps dt, I'augmentationde contrainte
effectiveest égale à la diminutionde pressioninterstitielle.
D'autrepart: n = 5 + Ân = ryJ = g = AH (pasde déformation
latérale).
V V V H
De la définition
du moduleædométrique =
: Eceo il vient:
#,
H
- E*o . Ân d'où:
-1 ô(o') o,
Ho,
rydt=-Eæ0. + Ho,=
ô(Âo')
dt= i-.
Eoed at
(b)

La relation(b)exprimela relationentrela variationde porositéet la variationde pression


en un pointquelconque
interstitielle du sol compressible, pendantl'intervdlede tempsdt.
Lesgrainset le fluidesontincompressibles
et le solestsaturé.Nousallonsexprimer que
de volumepartassement
la diminution d'un volumeparallélépipédique élémentaire centréen
M, de sectiondS unitéet de hauteurdz, pendantI'intervalle
de tempsdt est égaleà la quantité
d'eauexpulsée de ce volumeparallélépipédique(fig.18).
Considérons le volumeélémentaire comprisentreles facettesNN'et N.,N'.,de section
unité(dS= 1),distantes de dz.
. D'unepart,la diminutionde volumepartassement du volumeparallélépipédique
élémentaire
pendantI'intervalle
de tempsdt, dV1,estégaleà :
- ô(An).1.dz.dt Nl dS N'''
at
soit: dVr-
' +
9-$.. dz.dt
Eoed at

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 1 6 -

. D'autrepart, à un instantdonné :
,.
- l a v i t e s s ed e d é c h a r g e n N N ' e s t( l o id e D a r c y ): v - k . i = - K a h  u
aVeCn=-+Z
AZ
, è
- (| m
-- ) (t â ( ^ u )- )
!=-k | Zl=-kl ."\--lr1l
ôz[yw J l.v* àz )
- la vitessede déchargeen N.,N',est I V1= u *
$lz O=
L a s e c t i o n d S é t a n t u n li et éd,é b i t q e s t é g aà l a v i t e s s e t Ç = v . d S = v . L e v o l u m e d ' e a u
expulséehors du volume parallélépipédique élémentairependantI'intervallede temps dt, dV2,

est égal à : d v z -( q r- d d t =( v r- v )d t =( # d z d) r =
# Ydz.dt
En égalantles expressionsde dV.,et dV2 il vient :
- 1 â(lu) -k â(au) k.Eoeo a2(nu)
d z .d t - ry . d z .d t
E*. A Yw àz' at Yw à22

â(Âu12,ty)
_ a2(nu1r,g)
soitencore: -At - v^v ' T

C'est la classiqueéquationde la diffusion(eau ou chaleur).Elle est de même forme que


celle définissantles transfertsde chaleurau traversd'un matériausous l'effetd'un gradientde
température.
Le paramètrecu est appelécoefficientde consolidation(verticale),il s'exprimeen m2ls.

"u- I-'E*-
Tw
Attentionà ne pas confondrele coefficientde consolidationc' avec I'indicede compressionc^.
ll
Remaroue:
Le coefficientde perméabiliték et le module ædométriqueE*o du sol compressible
interuiennentpar leur produit.On constateexpérimentalement que ce produitresteà peu près
constgnt,ce qui justifiea posterioriles hypothèses7 et 8. Ceci est physiquementsatisfaisant:
lorsquel'indice des vides diminue,la perméabilitédécroîtet la rigiditédu matériau,donc Eæd,
augmente.

5. 4. NÉSOI-UTION D E T ' É Q U R T I O ND E T E R Z A G H I
Pour résoudrele problème,il faut associerà cette équationaux dérivéespartielles,les
conditionsaux limiteset la conditioninitiale.
Sur les deux surfaceslimitantla couchecompressible,
la surpressioninterstitielle
Âu est
nulle puisque le matériauadjacentest parfaitementperméable.
=
. tesconditionsauxtimitess'écrivent donc, ^oTI3'll : ) qr"r quesoitt
A u ( 2 h ,=t )0 J
initiale(t = 0) s'écrit: au1z,o; - ao, quelquesoitz e I 0, 2h I
. la condition
. la symétrie U(t') =
du problème entraîne O pourz = h, quelquesoitt
ôz
L'intégrationde cetteéquationaux dérivéespartiellesest classique. On constateque la
mzn2cu,
''
fonction A,.,.'.
ê 4h2 .s1nm t z , du type all;.b12;,vérifie l'équationet ses conditionsaux limi-

tes. On bâtiradonc la solutionen aOOitionnant


les fonctionsci-dessuscorrespondant
aux diffé-

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 1 7 -

rentes
valeurs =
de m, soit: au1z,t)iA.. ê #'. sinTz et defaçonà ce quela
., 2h
z=
sommeinfinievérifie la condition o)= i, A m . sinT
initialeAu1z, Ao
i " ' 2 h
2Lo
C'estun problèmede développement
en sériede Fourier,on trouve: Am = (1 - cosmn)
mrr
On en déduit,en posantn = (2m - 1)
-n2n2c,,
'.
= oon=à.
Au1z,t) e--æ- rin
+ * X
-n2TE2c,,
t
et U(D=1-+ t 1e a6z
n
frt n=frs,..,

On introduitalorsà la placedu tempst, une nouvellevariablesans dimension,le facteur


temps,noté Ty. ll est définipar:

T' v -- cv.*- k . E o e d. +
'- t
ne y* 312

et I'on obtientfinalement:

-n2n2 -
R 'u
U=1-+ 1"
n
o
.v n = 1,3,5,,..

On voitquele degréde consolidation


estunefonctionbiendéterminée
du facteurtemps:
U = f(Tu)
Cettefonctionest indépendante
du chargementAo et des caractéristiques
géométrique
(h),hydraulique(k) et mécanique
(E66)du problème.
Cesdernières interviennent
uniquement
dansle calculdu facteurtemps.
Dansla pratique,la fonctionU = Ultu; est présentée
sousformede grapheou de table
(cf.annexe6).
Formules
approchées
:
( t3 )1/6
.U= | =fr- (retationdeBrinch-Hansen)
|
I\ Tu"+0,5
, J/
et.

.- .1 1., .< 0 , s 2 6 + T u = I u , n(u\2


o ur l- -l -r
o = s 2 -, -6+o' u/ o= .4 r
-T -ut="- 0
" ,, 9) 3t 3) tt ga( 1
t- ui r)r- 0\ ,^0^9o5 E tr*J
Iu>0,s26 r s 2 , 6 o /_o+ T v = 1 , 7 g )_ 0 , 9 3 3 t g ( 1 0 0 _ u )
lr=

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l l l- 1 8 -

6. DURÉEDES TASSEMENTS
Les sols grenustassenten des tempstrès courts(en mêmetempsque se produitle
chargement);la questionde la duréedes tassements
concernedoncseulementles solsfins
(phénomène différé).
Le facteurtempsest définipar la relation: Tv = +.t. ll permetdonc,connaissant
le
n'
coefficient
de consolidation
cy, dê déterminer pouratteindreun degréde
le tempst nécessaire
n' .ru
U choisi: pourU donné-+ Tv estdéterminé+ t =
consolidation estcalculé.
cv
6 - 1 - OÉrenulNATloN DE cu A L'CEDOMÈTRE - UÉrHOOr DE CASAGRANDE
( s - lg t ) ou ( H - lg t )
à partirde la courbede consolidation
cuestdéterminé
avec: s (ouH) : tassement(ouhauteur)de l'échantillon
sousunechargedonnée(fig.20).
Tu'd2
"c..
v= _ est calculé pour un de-
J Consotidotion
gréde consolidation
moyenU égalà 0,5. 2
a
Prim oire

Tv - 0,197
g

À U = 0,5correspond 0
c
H. 50
c

0.197d2 I

cv= ?
a

r50 a

:
tsg : tempsnécessaire pour obtenir a
ll'

primaire.
50/ode la consolidation
d = h : demiépaisseurde l'échantil-
londrainésursesdeuxfacesà l'instant
tSO,
estappelédistancede drainage.
Courbede consolidation
- Figure20 -
Détermination
de tss I Hs, hauteurde l'échantillon
au débutdu palierde chargement,
étantconnue,on déterminesuccessivement:
remps,t:i:il,i;
10 troo Hroo primaire
Finde la consolidation
2" Hso Milieudu segmentHoHroo
30 tso Abscissedu pointquia pourordonnée
Huo

Kaolinites ll Z.1O-7 < cv< 4.10-7


fflites ll t g-7. cu< 2.10-7
Montmorillonites ll 2.10-8< cv< 1O-7
Argilessableuses ll Oel'ordrede 1O-7
Limons ll Oel'ordrede 5.10-6

6 - 2. TEMPSNÉCESSAIRE POUROBTENIRLETASSEMENT FINAL


Le tassement
finalestconsidéré =
obtenulorsqueU 99,42o/". On a alorsTu= 2,00.Le
tempsnécessaire pourobtenirle tassementfinalestcalculéen utilisant
cettevaleurde Tu.

6 . 3 . CAS D'UNECOUCHECOMPRESSIBLE COMPRISE ENTREUNE COUCHE TRÈS


PERMÉABLE ET UNE COUCHEIMPERMÉNELE
On peututiliserles résultats
précédents.ll suffitde considérer
que la couchecompressi-
blea pourépaisseur de la coucheétudiéeau g S.
h, la demi-épaisseur
On atoujours h = d (d:distancede drainage).

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c.lil-19-

6.4 - CONSOLIDATION
D'UN SOL COMPOSÉDE PLUSIEURSCOUCHES
Dans le cas d'un sol composéde plu-
sieurscouchessoumisà une consolidation
unidimensionnelle
sous l'effet d'une charge Hy kp Eocdr
uniformémentrépartie (fig. 21), on peut
considérerune couche équivalenteunique
homogèned'épaisseur H et de coefficientde
consolidation
cys. Ht, ki , Eoedr
u2
cve= (relation
de Absi)
.----F
ts-Ii I
IZJ l]-l
[T{cvi J

Casd'unsol stratifié
- Figure21 -

6.5. PRISEEN COMPTEDU TEMPSDE CHARGEMENT


La théoriede Terzaghiet Frôhlichprésentéeau S 5 fait l'hypothèse d'un chargement
instantané du sol.Unecorrection doitêtrefaitepourtenircomptede la duréede construction de
I'ouvrage, notéet".
Solutionapprochée de Terzaghi:
Cettesolution,intuitive, reposesur lesdeuxhypothèses suivantes :
- la surchargeestappliquée linéairement en fonctiondu temps,
- pourunesurcharge donnée,le tassement au tempst est le mêmequeceluiqui
se seraitproduitau tem.pstl2 si la surchargeavaitétéappliquée instantanément.
Résolution graphique :
. Tracerla courbede tassementen fonctiondu tempscorrespondant à un chargement
instantané (courbeen pointillé).
. Porterle tempst. correspondant au tempsde construction de I'ouvrage.
. Pourun tempst = tc : Tracerla verticalepassantpartclz, ellecoupela courbepointillée
en A. De A, on tracel'horizontale qui coupela verticalepassantpart. en B, pointde la courbe
cherchée.
. Pourun tempst . t. : Tracerla verticalepassantpartlZ, ellecoupela courbepointillée
en C. Tracer CD.La droiteOD coupela verticate passantpart en E quiestle pointde la courbe
cherchée.En effet,au tempstl?le tassementsousla surcharge finaleappliquéeinstantané-
mentest cC, mais au tempst la construction n'estpas encoreachevée,on auraatteintune
surchargeproportionnelle à Vtcet le tassementcherché,proportionnel à la chargeappliquée,
t - t
seraégalà : cC = dD . j = eE
tc tc

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.ilt-20-

. pouruntempst > t" :


On supposeque tout se
passecommesi le chargement
était toujoursinstantané,mais
appliquéà l'instanttcl2. Le
décalageprovoquépar la durée
de la construction est constant
et égal à tclz. La courbecher-
chée corresponddonc à la
courbe sous chargementins-
tantanétranslatée de tclz, c'est
à direde AB.

Schématiquement, oh
obtient la constructionde la
tigure22.

Consolidation souschargement linéaire


- Figure22 -
6 . 6 . RÉDUCTION DUTEMPSDE CONSOLIDATION
On a souventà exécuterdes remblais(routeset autoroute,aéroports, zonesportuaires)
surdessolscompressibles.
ll est évidemmentnécessaire que la plus grandepartiedes tassements se produise
avantla miseen servicedu remblai(c'està direavantla construction desouvragesqu'ilsup-
porteou avec lesquelsil se trouveen liaisondirecte).La duréede la consolidation primaire
pouvantêtretrès importante, on va chercherà la réduire,ce que I'onexprimepar le terme"ac-
célération" de la consolidation.
d2
La relationde définition - =d! Ê . t donne t =
du facteurtempsTu .Tu que l'on cherche
cv
à diminuer.Pourun degréde consolidation fixé U quel'onveutatteindre,
Tuestfixé.On ne peut
agirquesur cv,en I'augmentant.
I'Ese9-.
Pourcela,on peutpenserà augmenter k puisque.u -
la perméabilité Celare-
yw
vientà favoriserle drainagede la couchecompressible.D'oùla première
méthode.
6 - 6 - 1 - Méthodedesdrains
Principe: On exécuteavantla réalisationdu remblaides foragesverticauxperméables
qui traversentla couchecompressible. Les drainssont disposésen plan suivantune trame
régulière, parexemple(fig.23).
en triangleéquilatéral

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 2 1

C ouche ZON€ D'INTLUENCE


drainante ( D i o m è t r cD l

Drains
Drains

uS ubs tra tu mi m p e rm é a b l e o
- a - Coupe - b - Vueen plan(mailletriangulaire)
Schémad'uneinstallation de drainsde sableverticaux
- Figure23 -
La théoriede la consolidation de Terzaghipeut être généralisée à trois dimensions.
qui régitle phénomène
L'équation s'écritalors,en coordonnées semi-polaires
:
1ô(lu) a 2 1 l u=; _Ëâ ( l u )
c r, (aË2 1
* ;aËu ;) + c v Ë \ , n (1)
en supposantquecuestconstantdansle planhorizontal.
On peutconsidérer
quel'écoulement
résultede la superposition
de deuxécoulements
:
- un écoulement = a(*')
unidimensionnel
vertical'.u @. e)
ôz' dt
- un écoulement az(+u) * 1 â(Âu)', - ô(Au) /e\
radialhorizontal ' r ' (" r t p
r ê r r ' t r t ,cc, *; ,=Jf- (o,
ar
ll a été démontréque ta solutionde l'équation
(1) est obtenuepar unecombinaison
des
solutions deséquations (2)et (3)de la manièresuivante:
1 - U = (1 - Uv) (1 - Ur) relation de NaborCarrillo
Pourl'écoulement le facteurtempsTy a pourexpression
verticalunidimensionnel, :
Tv= A t
CP
Pourl'écoulement
radial,le facteurtempsTl dépenddu diamètred'influence
despuitsD et
donc de la trame.On a : tr=$t
D'

' c: 9-
radiale,définipar
c, : coefficientde consolidation K .lO
v = v

D : diamètrede la zoned'influence
du drain
Dansle casd'unetrameen triangleéquilatéral, adoptée,D = 1,05L
couramment
(L: côtédu triangle)
Pourunemaillecarrée:D = 1,13L (L: côtédu carré)
Exécution desdrains:
Drainsde sable: Le procédéle plussimpleconsisteà forerun trouà l'aided'unetarière
mécanique à âmecreusequeI'onremonteau fur et à mesurequ'ondéversedu sable(tig.2a-
a). On utiliseen généraldesdiamètres de 0,40m à 0,80m avecdesespacements de 2,50m à
7,50m.
Parla suiteon a utilisécommematériaudrainantdesmèchesen cartonou en textilenon
tissé"Leurmiseen æuvreestplusrapideet pluspropre.ll n'ya pasd'apportde matériau filtrant
(le sable).Leursinconvénients sontune duréede vie réduiteet unefaibleaptitudeà la défor-
mationlorsquedesfluageslocauxse produisent lorsdu tassementde la couchecompressible.
On utilisemaintenant desdrainsà âmeplastique (géodrain).
En plusde la propreté,
de la rapi-
dité de miseen æuvre(fig.24 - b), ils présentent l'avantage
d'uneduréede vie amélioréeet
d'unegrandesouplesse sansétranglement lorsdesfluages.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l l- 2 2 -

Soblc

P l o t c- F o r m c
en roblc

Remontée
Descentedu du mandrin
mandrinavecdrain drainposé
a - Réalisation
d'undrainde sable b Miseen æuvredesdrains"mèches"
-
parforageà la tarièreà âmecreuse
- Figure24 -

6 - 6 - 2 - Méthodedessurcharges
Bienque l'amplitude
de I'accroissement de contrainteÂo n'affectepasla formede la re-
lationentrele degréde consolidation et le facteurtemps(Tuest indépendant de Âo'), le tasse-
mentà un instantdonnéest influencépar le fait que le tassement totalcroîtlorsquet'accrois-
sementde contiainte Ao augmente.
La surchargetemporairedoit permettred'obtenirrapidement la plusgrandepartiedes
tassements avantla miseen servicedu remblai.
La méthodeconsisteà placerpendantquelquesmoisunesurcharge constituée généra-
lementpar2 à 3 m de remblaisupplémentaire qu'onenlèveraau tempst pourlequelle tas-
sementfinalprévupourle remblaisanssurcharge auraété obtenu(ouà un tempsinférieurqui
aurapermisd'atteindre un pourcentage suffisantpourle pr:oblème
de consolidation posé)(fig.
25).

a
; tf+âH
E
: H
t
'tt

-t
tl
ll
a
CL
ll,

E
a
E
o
!l
t
a

Utilisation
d'unesurcharge temporaire
- Figure25 -

Géotechnique1 -J. Lérau


- c. ilt -23-

Cettesurcharge doitévidemment êtrecompatible avecles conditions


de stabilitédu rem-
blai.Ellen'estenvisageableque lorsquela hauteurcritiqueest largement
supérieure à la hau-
teurdu projet.Toutefois,
sonefficacité
estsouventassezlimitée.
La surchargetemporairepeutêtreassociéeau systèmede drainspouraugmenterI'effi-
cacitédu système.

7 - CONSOLIDATION SECONDAIRE
A la suitede la consolidationprimaire, appeléeaussiconsolidation hydrodynamique, il se
produitun phénomène différéappeléconsolidation secondaire. Ellecorrespond à un fluagedu
squeletteminéralsolidedu sol.Le tassement suitapproximativement uneloi linéaireen fonction
du logarithme du temps;c'està direqu'il continue à se manifesterlongtemps aprèsl'évanouis-
sementde la consolidation primaire.
Ce phénomène est particulièrementnet pour les tourbeset les vasesrécentes.ll l'est
beaucoup moins pour lesargilesmodernes ou glaciairesquel'on peutrencontrer en Franceet
est pratiquement inexistantpournosargilestertiairesou plusanciennes. Le tassementsecon-
dairese produità peu prèssanspertede charge(puisqu'ilest trèslent).On le détermine par
simplehomothétie à partirdesrésultats de l'essaide compressibilité.

8 - DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES . TASSEMENTS ADMISSIBLES


Lestassements d'ensemble (consolidationd'unezoneou d'unquartier)ne sontpastou-
jourspréjudiciables au comportement desimmeubles. Parexemple, en cinquante ans,le centre
de Mexicos'estabaisséde 7 mètrespar suitede consolidations résultantde I'abaissement de
la nappephréatique dû à despompages.
Lestassements différentiels
entredeuxappuisvoisinsne sont,en général,pas préjudi-
ciablespourun ouvragedonnélorsqu'ilssont inférieurs à une certainefractionde la portéeL
séparantces appuis.Cettefractionest variableavecla structure.Naturellement, les mesures
de tassementdoiventêtreeffectuées à partirde pointsde repèrefixes.ll fautse méfieren par-
ticulierdes mouvements de terrainqui peuventse produireprès des fondationset fausser
éventuellement les lectures.
Pour qu'unesuperstructure puisseabsorbersans inconvénient les tassements,il faut
qu'ellesoit:
- soittrèssouple(ouvragerenduisostatique grâceà desarticulations ou à unemaçonne-
rie hourdéeau mortierde chauxsusceptible d'adapiations
trèsimportantes3)
- soitau contraire trèsrigide: immeuble monolitheen bétonarmé.

VoirI'annexe7 : Ordresde grandeur


destassements
admissibles.

t
L'égliseNotre-Damede la Guadelupeà Mexico,construiteau XVlle siècleprésentedes tassementsdifférentiels
de
l'ordrede 1,50 m sans que se soientproduitesdes fissurestrès graves.

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . f l -r 2 4 -

ANNEXE 1

ABAQUE DE STEINBRENNER

0,25
0,24
0,23
0,22
dc ôorgc: q
0,21
m=1,0
0,20 m etn sont
intcrchongeablcs m=Q9
0,19
m=0,8
0,18
0,17 m = 9 m=07
z
0,16
n=+ m=06
0,15
Aoz = q xI
0,14
m=Q5
9,13
0,12
m=Q4
0,11
0,10
0,09
0,08
0,07
0,06
g0s
0,04
m=0,1
0og
0,02
0,01
0,00
F
o o
(\
o
(tl
t 88àt8e
cto-<tcic'd
(\
o o
(Yt $ tft tI, scOOrO o
ct o' o' ct ct cto-o'o'o'-' (t) 11' g1112f\@C)O'

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . l l l- 2 5 -

ANNEXE2

ABAQUEDE NNruMARK

A utiliserdansle cas de semellesde formequelconque ou de groupede semellesfon-


déesà la mêmeprofondeur.
q : contrainteuniformément réparties'exerçantsousla semelle.
Le pointoù l'on veut déterminer la contrainte
verticaleest placéau centrede l'abaque.
La fondationest dessinéeà une échellecrtelleque la profondeur z du pointconsidérésoit re-
présentée parab. Chaquequadrilatère curviligne
correspond à unecontrainte de 0,005q.
Il suffitde compterle nombren de quadrilatères recouverts par la fondationpourobtenir
la contraintecherchée -
: Âo, I .q = 0,005.n.q
Nota : ll existeaussides abaquespour lesquelschaquequadrilatère correspond à une con-
traintede 0,001q :+ Ao, = 0,001. n.q

1 -J. Lérau
Géotechnique
- c . l l r- 2 6 -

ANNEXE3

ABAQUE D'ÔSTERBERG

bfz = oo
3,0
t':g
1.6
1,4
1,2

bfz=1,0
0,9
0,8

0,7

q6

bfz=Q5
-
t

o
(,
c 0,4
o
3

C
It

C
q3
o
(J

o
o
(J

o
z
b/z =0
s 678991 3 4 5 67891p 4 5 67 I 10p

Géotechnioue1 -J. Lérau


- c . l i l- 2 7 -

ANNEXE 4

ABAQUEDE FADUM

qzs
q24
n=10
q23
7
q22
5
q21 4
q20
3
919 25
0,18
n= t0
0,17 1,75
0J6
1,5
0Js
1,25
014

o 0J3
o n= 1,0
012
J
I 0,11
o
q80
0,10
0,70
q0e
q60
q08
q07 n=Q50
q4s
0p6
0,40
0os 0,35
0,30
Qoa 0,25
0,20
0J5
n=OjC

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 2 8 -

ANNEXE 5

CAS D'UNECHARGEUNIFORME DE LONGUEUR


INFINIE
(semelle
filante)

O na :

|- or)* - sin2o,)l
|lrrr- | trineo,
0 en radians

DIFFUSION
SIMPLIFIÉE
DES CONTRAINTES
Lorsqu'onne cherchequ'unevaleurapproximative des contraintes
et des tassements,
on peutse contenter
de la diffusion
simplifiée
suivante.
On supposequ'il y a diffusionuniformedes con-
traintesavec la profondeur,limitée par des droitesfai- 1
THï
a r

sant I'angleo avec la verticale(fig.13).

A oL - = c. =à =e
a+lzlana 1+Zz^tana
La valeur de cr est généralementprise égale à
1
30' (tancx= i ).
z

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c. lil-29-

ANNEXE 6

TABLE pE LA FONCTTON
U(Tv)

TV U TV U
0.004 0,0795 0,175 0,4718
0,008 0,1038 0.200 0.5041
0,012 0,1248 0,250 0,5622
0,020 0,1598 0,300 0.6132
0,028 0,1889 0,350 0,6582
0,036 0,2141 0.400 0,6973
0,048 0,2464 0,500 0,7640
0,060 0.2764 0,600 0,8156
0,072 0,3028 0,700 0,8559
0.083 0.3233 0,800 0,8874
0,100 0,3562 0.900 0 , 9 11 9
0,125 0,3989 1.000 0,9313
0,150 0,4370 2,000 0,9942
oo
0,167 0,4610 1,0000

TABLEpE LA FONCTTON
Tv(U)

U 10 "/o 20 "/o 30 o/o 40 o/" 50% 60 o/" 70 o/o 8O o/" 90 o/" 100 o/"
TV 0,008 0,031 0,071 0 , 1 2 7 0,197 0,287 0,403 0.567 0.848 oo

Tu: facteurtemps,
U : degréde consolidationmoyen,
d : distancede drainage
rv=#t (= épaisseurde la couchesi drainéesur uneface)
cu: coefficient
de consolidation

Géotechnique1 - J. Lérau
- c . i l t- 3 0 -

ANNEXE7 ORDRESDE GRANDEUR


DES TASSEMENTS
ADMISSIBLES

ll convientde vérifierle critèrede déformabilité


ou de tassementsadmissibles.
Ce tas-
sementadmissible peutêtrede I'ordrede quelquesmillimètres pourcertainsbâtiments
et at-
teindreplusieursdizainesde centimètres pourcertainsréservoirs.

Exemolesde tassements
admissibles
Tassement pourdeux
différentiel
Typed'ouvrage pointsdistantsde 10m Distorsion
Bâtimentsd'habitation
:
- aortau- 3à6mm 3/10000à 6/10000
- fragiles 3mm 3/10000
- souples 7mm 7/10000
Constructionsindustrielles
:
- traditionnelles
(charpente 1 0m m 1/1 000
métalliqueou béton)
- traditionnelles
avec 8mm 0,8/1000
remplissagefragile
- traditionnelles
sans 1 5m m 1 , 5 / 10 0 0

Le D.T.U.13.1- Règlesde calculdesfondations - mentionne


superficielles : Lestasse-
mentsma<imaet les tassementsdifférentiels doiventêtre réduitsaux valeurspermettantde
satisfaireauxconditions suivantes:
- I'ouvragene doitpassubirde désordres de structures
nuisibles,
- les tassements ne doiventprovoquer aucundésordredansles ouvragesvoisinsliésou
nonà I'ouvrageintéressé,
- ils ne doiventpasperturberle fonctionnementdesservicesutilisateurs.

Recommandations
du 4ème
congrèsinternational desSols(Londres
de Mécanique 1956)
Typede Tassement
mouvement Le tassementdoitêtrelimitépourassurer: maximal
Tassement le drainage 15à30cm
total la facilitéd'accès 30à60cm
unecertaineuniformité du tassement
- mursen maçonnerie 2à5cm
- poutraison 5à10cm
- silos,cheminées,
radiers 8à30cm
Tassements stabilitéau renversement descheminées et tours 0,004B
différentiels circulation d'engins 0,01L
stabilitédesempilages de marchandises 0,01L
fonctionnement desmachines lourdes 0,003Là0,0002L
(avecpossibilité de réglageultérieur)
fonctionnement desgruessur rail 0,003L
écoulement de I'eaudanslescanalisations 0 , 0 1L à 0 , 0 2 L
(attention de ne pasmodifierlesconditions
de l'écoule-
ment)
la sécuritéà l'égardde la fissuration
- grandsmursde briques 0,0005à 0,001L
- poutresen B.A. 0,0025à 0,004L
- voilesen B.A. 0,003L
- poutrescontinues en acier 0,002L
- poutressurappuissimplesen acier 0,005L
B : diamètre de la fondation,
L : distanceentredeuxpoteauxvoisinsou entredeuxpointssoumisauxtassementsdif-
férentiels.
Nota: Cesvaleurssontdesordresde grandeur.Desconditions particulières
peuventimposer
desvaleursde tassements admissibles
différentes.

Avril2006

1 -J. Lérau
Géotechnique
ChapitrelV

LA RÉSISTANCE - ÉTuoe EN LABoRAToIRE


AU CISAILLEMENT

Dansla pratiquela résolution d'unproblème de Mécanique desSolsconsistesuccessivement à:


. vérifierquela stabilitévis-à-visde la ruptureestassuréeavecun coefficient
de sécurité
satisfaisant.
. s'assurerque le dimensionnement de I'ouvrageest compatible
avec les tassements
admissibles,

La seconde vérificationest l'objet du chapitreprécédent,


la premièreest l'objetdu présent
chapitre.

1 - NOTIONSÉIÉUEruTAIRES SUR LA RUPTUREDES SOLS


Lorsquele cheminexpérimental suivipermetde grandesdéformations, on obtientune
courbecontrainte- déformation
(loide comportement)
quia I'allurede la figure1.

palier

le picpzutnepasexister
le palierexistetoujours

Courbecontrainte - déformation
- Figure1 -
On fait lesapproximations
suivantes :
- dansle domainedes petitesdéformations : on considèreque le comportement est li-
néaireet on applique
la théoriede l'élasticitélinéaire.
- dansle domainedesgrandesdéformations : le comportement
est irréversible,
on con-
sidèrequeI'on peututiliserla théoriede la plasticitépar{aite.

Considérons un massifde sol chargéet les contraintesqui résultentde ces chargesen


un pointM du massif.En augmentant les charges,on augmenteles contraintes.Cesdernières
ne peuventaugmenterindéfiniment : en effet,les contraintesde cisaillementatteindront
sur
certainesfaces dites surfacesde glissementou surfacede ruptureune limiteau-delàde
lesparticules
.. laquelle de solglisserontlesunessurlesautres(fig.2).
ll La rupturedu sol se produitpar glissementrelatifdes grainsles uns par rapportaux
ll autreset nonparrupturedesgrainseux-mêmes.

Géotechnique1 -J. Lérau


-c.tv-2-

Lignesde glissement'

Couped'unmassifde sol et lignesde glissement


- Figure2 -

2 - RAPPELSSUR LES CONTRAINTES - CONVENTIONS


Les méthodesde calculutiliséeshabituellement en Mécanique des Solssupposent que
le sol est un matériaucontinuc'està dire un milieuphysiquecontinudontles transformations
sont continues.L'hypothèse est d'autantmeilleureque les particulessont petites.C'estune
bonneapproximation dansle casdessolscohérentssaturés.Parcontre,il y a désaccord
- dansle casde milieuxgranulaires, parceque le mouvement relatifdesgrainsconduità
desdiscontinuités de déplacements,
- au momentde la rupture,lorsqu'il
y a apparition
de surfacesde glissement (surfaces
de
discontinuité),
Le présentparagraphe fait référenceà des notionsde mécanique des milieuxcontinus
qui serontseulementrappelées, leurdémonstration n'entrantpas dansle cadrede cet ensei-
gnement

2 . 1 . DISTRIBUTION DESCONTRAINTES
AUTOURD'UNPOINT
2 - 1 - 1 - Tenseurdescontraintes
Le vecteurcontrainteÎ1tvt,n)s'exerçant
en M sur unefacettedS se décompose
suivant
la normdeMÏ à la facetteet suivantle plande la facetteen unecontraintenormaleÇ et une
contrainte tangentielle(fig.3-a).
ll . En Mééaniqueàeé Sols, par convention,on compte positivementles contraintes
ll normalesde compression. On associedonc à toute facette une normalerentrante;une
ll contrainte normalepositivecorrespondainsià unecompression.
On appelletenseurdescontraintes en un pointM I'ensembledescontraintesen ce point,
obtenuen donnantà la facette(c'està direà sa normatetVii) touteslesorientations
possibles
(fig.3- b).

(o. ry* "r*


ll est noté : (E)iu;,y21= t*t oy ,rv |
l ry. o=)
I
It"t

'
On appellelignede glissementla trace,dans le pland'étude,des surfacesde glissements.

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c.tv-3-

rnt

a - Vecteurcontrainte b - Composantes du tenseurdescontraintes


en un oointM
- Figure3 -
Sur deuxfacettesperpendiculaires les composantes des contraintes
tangentielles
nor-
malesà I'arêtecommunesont dirigéestoutesdeux soit vers l'arêtecommunesoit en sens
inverseet ellesont mêmeintensité
(fig.4). Le tenseurdescontraintes
estdoncsymétrique.
<- €
Ty3.1= Tyx
4
,yz -
- ;
uzy
Tzx = Tv

Contraintesde cisaillement
surdeuxfacettesperpendiculaires
- Figure4 -
ll existeen tout pointM du milieutroisplansprivilégiés
pourlesquelsla contrainte
se ré-
duità unecontrainte normaleo (t - 0). Cesplanssontappelésplansprincipaux, leursnorma-
les directionsprincipales et les contraintes
correspondantes principales
contraintes (majeure,
intermédiaire, mineure)(fig.5).On lesnote:
o1 , 02 , cr3 (parconventionon poseor ) oz > og)

à\-t-\

a - Axesquelconques b- Axesprincipaux

Contraintes sur un orismeélémentaire


- FigureS -
Les directionsprincipales formentun trièdretrirectangle.
Sur celui-cion peutdéfinirun
repèredirectappelérepèreprincipal,noté {M,XYZ}.Dansle repèreprincipal,le tenseurdes
(o, 0 0)
contraintes
estdiagonal,il s'écrit: (E )tru,xyz\= O 62 0
| I
0 ot)
[0

1 -J. Lérau
Géotechnique
-c.tv-4-

Les axes étantquelconques, repère{M, xyz\, sur une facettedont le vecteurnormal


unitaireô a pourcomposantes (a, F,y) s'exerceunecontrainte
qui a pourcomposantes dansle
repère{O, xyz} (relations
de CAUCHY)
f = c t . o x * p . t " V * ^ {. T x z
Î(trr,n)9 = c t . t x y * F . o V+ \ . r y z
h=cr.trxz*9.ry=*\.oz
ou encore,sousformematricielle
I ( M , R ) =( E ) . f r

2 - 1 -2 - Représentationplane: cerclede Mohr


La représentation
de Mohrest une représentation planedu tenseurdescontraintesdans
desar<esliésà la facette:
- al(edesabscissestG I confonduavecla normaleà la facette,
- axedesordonnées tG I se déduisant de tG I parunerotationde +n/2,il estconfondu
avecle supportde la composante tangentielle
de la contrainte.
Lorsquela facettetourneautourde M, l'extrémitédu vecteurcontrainterestesituée,
dansle plande Mohr,à l'intérieur de deuxtriangles curvilignes partroiscercles(f1),
délimités
(fz), Og) centréssur (Ol) et appeléscerclesde Mohr(fig.6).
Cescerclesont pourdiamètre
(or - od, (oz - os), (or - og).

Cerclesde Mohr
- Figure6 -
-
2 1 -3 - Problèmes à deuxdimensions
. La plupartdesproblèmes de Mécanique desSolssonttraitésà deuxdimensions
- soit parceque les ouvragesconsidérés ont une géométrieconstantedans les plans
perpendiculaires à la contrainte intermédiaire o2et qu'ilssontsuffisamment longs(talus,rem-
blais,semelles filantes, murs,...),
- soitqu'il existeunesymétriede révolution (fondations pieux,...).
circulaires,
On se place dans un plan privilégié perpendiculaire
à la contrainteprincipaleintermé-
diaire.Ce pland'étude(n) contientdoncà la foislescontraintes principales
majeureet mineure
o1 êt o3, la normale(Mrfi)considérée et le vecteurcontrainte
Î1tU,n;.
Lorsquela facettetourneautourdu pointM, I'extrémitédu vecteurcontrainte décritle
cerclede Mohrde diamètre(ot - og).

2 - 1 - 4 - Composantesd'unecontrainte
s'exerçant sur unefacettedonnée(casbidimensionnel)2
2-1-4-1- Prenonspourrepère éd
f éer e n c M
e {, x y }( f i g . 7 ) .
, \
La matrice,supposée
connue,du tenseurdescontraintes s'écrit' ttl = [ ]t ]o, I
|..tt )
=::te
à la facetteconsidérée
La normatetr4fr fait un angle0 avecl'axe tvti = nI:
l[t=sin0

2 voir
sur l'intranetpédagogiquede I'INSA: Géotechnique1 - Cerclede Mohr(J. Lérau)présenteune animationrelative
à ce paragraphe

Géotechnique1 -J. Lérau


-c.tv-5-

O na :
de Î1tU,n;dans{M, xy} :
Composantes

=f tl =(o* ".lf':':)
l1na,n; "u sine
[s, [t*r JI J
*Î*Ysinel
= f t) =(o*coso
T1tu,n;
\9, cos0 + or sineJ
[ct

Composantes
de T(M,n)dans{M, nt} :
-(o") =f to:1 sinelrf)
T1tu,n; - Figure7 -
[rn,J [- sine cos0J Igj
d'où:

on = ox.cos20 + or. sin20 + 2rn.sin 0.cos 0


T(M,R)
rnt = (ov - o"). sin 0.cos 0 + t*,.(cos2 e - sin2e;

1+ cos20 1- cos20
cos20= sin20= cos20- sin20= cos20
d'où:

on=19 -+cos (-20)+rxycos(-zo


T(M,R) Ê)
'nt -
+.pprin (-2e)+rrsin 1-ze
+fi)

la projectionsur lesaxes OJ et G Oela relationvectorielle:


Lesdeuxéquationsreprésentent
ô F = ô*i i ô * o É
Elles.constituent
l'équationd'uncercleen coordonnées paramétriques.
o-+o,,
Ce cercle,centréen I (j: , 0) sur Mn, a pourrayonl'hypoténuse
du trianglerectanglelQp;

iF=
Lorsquedansle planphysiquela normatetvii à la facettetourned'unangle0, le rayoniF O,
cerclede Mohrtournede -20.
Détermination principales
descontraintes principales
et desdirections
On peutdéterminer principales
lesdirections
2'*v
1o En exprimant que?nt= 0 + tanl| =
ox-oy

On obtientdesvaleursde 0 définiesà k * près.En reportant


deuxvaleursde 0 définies
'expression
à I prèsdansI'expression
de op, on obtientt"l
les.ontraintes principales
principales
contraintes or et o3,
01 oq.
2,
2 On peutégalement diagonaliser
la matrice(I).
Lesvaleurspropresdonnentlescontraintes : detl(>)- À (l)l = 0
principales
Lesvecteurspropresdonnentlesdirections principales
: T1M,R;= (>)fr= on . fr
(onexprimequele vecteurcontrainte cherchéestportéparla normalefr)
2'1 '4'2 - Prenons pourrepèrede référence
maintenant le repèreprincipal
{ M, Xy } (fig.8).

Géotechnique1 -J. Lérau


-c.tv-6-

La matrice,supposée connue,du tenseurdescontraintes


. (ot
s'écrit: (X) = |
ol
[ 0 og)
La contrainte{ est portéepar W et d p"r lViV.
La normatetvti à la facetteconsidérée
fait un angle0 avecl'axe iliÏ.
O na :
de Î1tU,n;dans{ M, X Y } :
Composantes

1 1 u ,=nf1* ) = ( o ' ' o I | . ' : " ] -=[1o ,. lsqi nqe' gj ' )


[ " J - [ o % JI s i n e . J
de î(tvt,fr)dans{ M, nt } :
Composantes
on ( cos0 sin0 x'l
Tnt [-sine cos0 Y)

on = 61.cos20 + o3.sin2e
T(M,R)
rnt = (os - o1).sin0.cos0

1+cos20 - Figure8 -

l- _ o1+og , o1-o3,
l O"^= -
d'où T(M,fr)I T*_-cos(-2o)
Irn,= ry sin(-20)
Lesdeuxéquations la projection
représentent surlesaxesOo et G Oela relationvectorielle
:
c F = ô *i i F
Ellesconstituent l'équation d'uncercleen coordonnées paramétriques.
ot ot -o3.
C e c e r c t ec ,e n t r é e ln(' l o t , 0 ) s u2r i l i i , a p o u r r' a y oinF = 2
Lorsquedansle planphysiquela normaleM:iià la facettetourned'unangle0, le rayoniF ou
cerclede Mohrtournede -20.

n
- a - Plan physique(æ) - b - Plande Mohr
Vecteurscontraintes
s'exerçant
surdeuxfacettesfaisantentr'elles
un anglecr
- Figure9 -

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.tv-7-

z - z - ÉounroNsoe r'ÉeutLtBRE
LocAL
L'équilibre d'un parallélépipède
statique élémentaireau seind'un milieucontinu,
s'écrit:
ôo, , ôtru hrr-X=o
a " - a y ' àz
ùTKy, âou , h r r _ y = o
a- -;t' àz

+.t*-*a="=--z=o
dx dy dz

où X, Y etZdésignentlescomposantes
desforcesde volur" Ê.
ou encore,sousformematricielle
:
. + +
div(:)-F=0
Dansle casd'un problème bidimensionnel,
il vient:

f+ . 9d-yX = o
lo*
l k . 9d-yY = o
Ldx
La plupartdu tempslesforcesde volumese réduisent
auxforcesde pesanteur.Si l'axe
Oy estprisvertical
ascendant,X= 0 etY= -y (ydésignantle poidsvolumique
du sol).

2 - 3. CONDITIONS AUXLIMITES
L'équilibre d'un élémentde volumedébouchant
à la surfacedu solidefournitles condi-
tionsauxlimites(fig.10).
=
On écritl'identité: (l). h= F
r
--
I o.o* + Ê.rry+ y.ru X
t _
.l o.r", + Ê.oy+ y.rr=--y
t ^
Lo.rr, +
p.ryz* !.o, = Z

en appelantX, Y et Z les composantes


de la'forceextérieur"Ëappliquée à l'unité - surrace
u' soliô,ez'
de surfacedu corpset en'désignant pard,
F et y les cosinusdirecteurs
de la normale z
à la facettede l'élémentappartenant à la
surfacedu solide.

Vecteurcontrainte
à la surfacedu solide
- Figure10-

3 . CRITÈREDE MOHR-COULOMB
3. 1 . NOTIONDE COURBEINTRINSÈOUE
En Mécanique desSolson utilisela notionde courbeintrinsèque
dueà Caquot.La théo-
rie est applicableà un matériauhomogèneet isotrope.Dansle plande Mohr(o, r) la limite
d'écoulement par unecourbe,appeléecourbeintrinsèque,
est représentée qui séparela zone
des étatsde contraintepossiblesde la zonedes étatsde contrainte impossibles
à développer
dansle matériau, se produisant
l'écoulement avant(fig.11).

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.tv-8-

ærcles de Mohr
de rupture
o

Courbeintrinsèque
- Figure11-
La courbeintrinsèqueest I'enveloppe descerclesde Mohrpourlesquelsdébutel'écou-
lementdu matériau(cerclesde Mohrde rupture).Lorsqu'uncercleest tangentà la courbe
intrinsèque,l'écoulementse produitpar glissementsuivantla directionde la facettequi
correspond au pointde contactentrele cercleet la courbe.
Pourlessolssa détermination expérimentale de la courbeintrinsèque
est relativement
aisée.

3.2. CRITÈRE DE COULOMB


L'expérience montreque la courbeintrinsèque par deux demi-
d'un sol est constituée
droitessymétriques parrapportà l'axe (G') appelées droitesde Coulomb.
Solspulvérulents: lesdemi-droites passentparI'originedesal(es.
Solscohérents:les demi-droites ne passentpar I'originedesaxes+ il existeunerésis-
tanceau cisaillement souscontrainte normalenulle: la cohésion, notéec' .
" L'angledesdemi-droites avec(oo_'),notég', estappeléanglede frottement interne.
Equationdesdroites:
pourlessolspulvérulents : lc'r| = o' . tang' (fig.12-a)
pourlessolscohérents : lt't | = c'+ o' . tang' (fig.12-b)
. r'1| coîtraintetangentielle
de rupture.
Les deux demi-droites constituant la courbeintrinsèque sont appeléesaussidroitede
Coulomb.ll s'agitd'uneloi de plasticité parfaitenomméecritèrede Coulomb.

a -Sol-pulvérulenl b - Sol cohérent


Plande Mohr- Droites
de Coulomb
- Figure12-

Anglede frottement internedu sable:


L'anglede frottementinternea la mêmevaleurque le sablesoitsec,humideou saturé.
La raisonen est que le frottemententreles grainsn'est pasaltéréou modifiépar la présence
d'eau et que la perméabilitédes sablesest suffisamment grandepourqu'aucunesurpression

Géotechnique1 -J. Lérau


- c .l v - 9 -

ne puisses'y développer
interstitielle (saufcasparticulier
desséismeset deschargements
très
rapides).
Pourlessables,Kérisela donnéla formule: e.tang'=K avec K = 0,SS.
Pour0,45< e < 1 on obtient29"< (p'<50o

Anglede talusnaturel(sable):
Considéronsun talus de sable sec
d'angleP. A la profondeur h, sur un plan
parallèleà la pentela contrainte est verticale
et a pourcomposantes (fig.13):
(
=
.Jo'n y.h . cos2p
L d n =, y . h . s i n p . c o s p
Soitg' I'anglede frottement internedu Contraintes'excerçant
sable,pourque le sableresteen équilibreil sur unefacetteparallèle
à la pente
fautque : - Figure13-
î'nt S T'l= o '. tang' :+
y . h . s i np . c o s p < y . h . c o s 2 p . t agn'
d ' o ù : t a n p< t a n g ' = + p < g '
g'correspond à I'anglede talusnaturel: c'est
la pentelimiteque prendraun talusen sable
sec avec le temps. Cette pente correspond
généralement à une valeur minimalede
t'angle de frottementinternedu matériaug
(fig.14).

ffi
3 - 3 - LIGNESDE GLISSEMENT
On appellelignede glissement la trace,dansle pland'étude,des plansde glissements
(plansde rupture).
Soit un massifde sol homogènede caractéristiques mécaniques c' et g' en état'de
rupture.Supposonsconnues,en un point M, les contraintesprincipaleset les directions
principales. Traçonsun cerclede Mohr de rupturecorrespondant (fig. 15-a).Les propriétés
géométriques du cerclede Mohrpermettent de déterminerl'orientation
desnormales aux lignes
de glissement puisles lignesde glissement elles-mêmes.
que glissement formenttoujoursavec la contrainte principale
majeureunanglerF=t 15-b).p, appeléanglede glissement
est uniquement

3 g'
dépendde l'étatde compacitédu sable

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.tv-10-

ligne églissement p

a - Plan de Mohr b - Planphysique(n)


- Figure
15-

ll s - 4 - RELATIoNSENTREcoNTRATNTES pRrNcrpALES AU MoMENTDE LA RUpruRE


que
Exprimons lecercledeMohresttangent
à la courbe (fig.16):
intrinsèque
lT=lR+RT =+
o'1- o'3 o'"
= 1{* sing'+c'.cosg'
Z f
o'1 (1 - sin9') = o'3 (1 + sing') + 2c'.cosrp'
1 + sin rP' cos I'
o,.' = o,o + 2c,
1-sing' e 1-sincp'

En ,oosanttan 9'
2 =t on a :

2t 1-f
s i n g ' =- e t c o s g ' =- i lv i e n t : - Figure16-
1+t' 1+t'
2t
1r *, 1 + t2 z (tanl+tan9)' , r\
1 +s i n g '=3= 1 + t 2+ 2 t ( t + t ) 4 2,1 =tan2" *[ q 1
- t - l =l
1-sing' '-1+t2 1 + t 2- 2 t [ 1 - t , I t - t " n I . t " n 9l [4 2)
\r 4 2)
et
1-f
-t)
cosg' = - =1 + t 2 1-t2 _ ( 1+ t X 1 = [:r) !* g')
= tan(
1 - s i n g ' ,' - 12 + 1t 2 1 + t 2- z t (1- t)2 [1-tJ [4 2)

fr , g') n,9'
d'où: o'1 = tan2 o'g * 2 c'tan
o -, ) 4 2
1 - s i n g ' o , . _ 2 ccos
, rp'
Defaçonanalogue: o'a= I
1+ sing' 1 +s i n g '
1- sing' = cos<o' = , ( -n
on montreque' tan2|.l _ g) .
EI ïâIll -: o')
I
1 +s i n g ' [ 4 2) 1 +s i n g ' [4 2)

o's= t^n(i -
d'où :
Ï] o'.,z"'r^^(!r-$
avec:

Géotechnique1 - J. Lérau
- c .l v - 1 1 -

- tln t:
1 +s i n g '_
t^nr(!. g) = cot2p et 1 = u , . n! "_(g ) - tan2p
1- sing' [4 2) 1 +s i n g ' [4 2)
s - s - THÉoRÈuE DES Érnrs coRRESpoNDANTS
La figure17- a représente la courbeintrinsèqued'unsol cohérentet frottant(c' * 0; g' *
0) avec deux cerclesde Mohr, C1 (correspondant à un point en équilibrelimite)et C2
(correspondant à un pointen équilibresurabondant).
La figure17-b représente la courbeintrinsèque d'unsol pulvérulent(c = 0) de même
anglede frottement internequele sol précédent. L'axeG " subiunetranslation égaleà OO .
L'étatdu sol vis-à-visde la ruptureest identiquedansles deuxcas.Opérerunetranslation de
l'axe G, de modulec'ltanrp',revientà appliquerune contraintenormalesupplémentaire
d'intensité égaleà c'ltang'sur chaquefacettede chaquepoint,quelleque soit sa direction.ll
s'agitd'unecontrainte isotrope,
d'oùle théorèmedesétatcorrespondants, dû à Caquot:
Un milieu cohérentet frottantest équivalentà (peut être transforméen) un milieu
pulvérulent de mêmeanglede frottement interneà conditiond'appliquer
sur la surfacelimitedu
massifd'unepressionhydrostatique d'intensité
égaleà c'ltang'.

- a - Milieuréelcohérent

- b - Milieufictif non cohérent

Théorèmedesétatscorrespondants
Figure17-

Géotechnique1 - J. Lérau
- c .l v - 1 2 -

4 - MESUREAU LABoRAToTRE DES cARAcrÉnrslouEs DE RUpruRE


Les essaissont réaliséssur des éprouvettes prélevéessur des carottesde sondages.
L'échantillon est donc décomprimé puisqu'ilest soumisà une contraintetotalenulle.L'eau
interstitielle
est alorsmiseen tension.Pourun essaidonné,les éprouvettes doiventêtreaussi
semblables quepossible.
On effectueuneremisesouscontrainte qui a pourbut,en revenantauxconditions in-situ
de pressioninterstitielleet de contrainte
effective,de modifierle moinspossiblelesvaleursdes
paramètresqui pourraientinfluer sur la résistanceau cisaillement.Cette remise sous
contraintes est effectuée avanttoutessaide résistance et particulièrement
au cisaillement dans
le casdesessaislents,c'està diredrainés.
Pourdéterminer lesdroitesde Coulomb, deuxtypesd'appareils sontcouramment utilisés:
- l'appareil
de cisaillement directou appareilde Casagrande,
- I'appareil
tria,rial.

4.1 . APPAREILDE CISAILLEMENT DIRECT


L'essaiconsisteà soumettrele sol à
un cisaillement direct,rectiligne,suivantun
planimposé.
L'éprouvettede sol (sectioncirculaire
ou carrée,épaisseur= 4 cm) est placéeà
I'intérieurdeux demi-boîtesqui peuventse
déplacerhorizontalement I'une par rapportà
I'autre.Un pistonpermetd'exercersur le sol
un effortnormalN constantpendanttoute la
duréede I'essai(fig.18).
Boitede cisaillement
- Figure18 -
Unedemi-boiteest entraînéehorizontalement à vitesseconstante.La force de cisaille-
ment T est mesuréeà I'aided'un anneaudynamométrique. Un capteurde déplacements
permetde déterminerle déplacementrelatifdesdeuxdemi-boites,un secondcapteur,vertical,
permetde mesurerlavariationde hauteurde l'échantillon
(tassementou gonflement).
On exercesur le plande séparation AB des deux demi-boitesune contraintedont les
composantes ont pourvaleurmoyenne:
normaleet tangentielle
o = -ll- "1 " = * S" : sectioncorrigéede l'éprouvette
Sc Sc
. L'essaiconsisteà fairecroîtreT jusqu'àla rupture,N étantmaintenuconstantau cours
de l'essai.
L:longueur(oudiamètre) de l'échantillonAL: déplacement relatifhorizontal
T,
(rpicl

(r potier
I

At
- déplacement
Courbescontrainte
- Figure19-
En supposant les contraintes
uniformément répartiessur la surfacede rupture,on déter-
minela contrainte à la ruptureq (ou résistance
de cisaillement pourunecon-
au cisaillement)

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.tv-13-

traintenormaledonnéeo. A chaqueessaicorrespond, dansle plande Mohr{O,or},un pointde


la courbeintrinsèquede coordonnées (o, tt). La courbeintrinsèque estobtenueen portantpour
plusieursessais,effectuésavec des valeursde o différentes, les pointscorrespondant à la
rupturedansle plande Mohr.
Dansl'essaide cisaillement directles conditionsde drainagene sont pas maîtrisées,
ellesdépendent de la perméabilité
du sol et de la vitessed'essai.
Casdessolsgrenus:
La perméabilitéétantélevée,lescontraintes appliquées sontdescontraintes effectives et
les caractéristiques
déterminées c' et e' sont des caractéristiques du comportement à long
terme.
Cas des sols fins saturés: Le cisaillement commenceaprèsque l'échantillon ait été
consolidésousI'effetde la contraintenormale.La vitessede cisaillement trèslente(de I'ordre
du pm/mn).Dansces conditionsles contraintes produitessontdes contraintes effectiveset les
caractéristiques
déterminées sontles caractéristiques c' et g' du comportement à longterme.

4.2 - APPAREIL TRIAXIAL


4-2-1-Description
L'essaiest réalisésur deséprouvettes
cylindriques
de sol saturé.L'éprouvetteest placée
dans une cellulecylindrique remplied'eau(fig.20).La surfacelatéralede l'éprouvette est
entouréed'unemembrane en caoutchoucétanche.Despierresporeuses saturéesplacéesaux
extrémitésde l'éprouvette peuventêtremisesen communication avecl'extérieurde la cellule
afind'assurerle drainageen coursd'essai.Ellespeuventégalement êtrereliéesà un appareil
de mesurede la pressioninterstitielle.
L'essaicomportedeuxphasesau coursdesquelles l'éprouvette
estsoumiseà :
. unepressionhydrostatique oo,appeléepressioncellulaire
. à laquellese superpose
unecontrainte
axialed'intensit
é | ,appeléedéviateur
et notée
ù
q, appliquée
parl'intermédiaire F
d'un piston.La contrainte
axialetotaleestalorsI o" = o o +
E
Le systèmeest à symétrieaxiale.Dans
les contraintesprincipalessont
l'échantillon
en toutpointégaleSà (fig.21-a) :
= o"
lot
ceson,o:T#;"is imposées.
on
peut raisonnersur un plan diamétralde
l'éprouvette(veftical,passantpar I'axe de
le problèmeest alorsramenéà
l'éprouvette),
un problème bidimensionnel.
L'essaiconsisteà faire croîtrele dé-
viateur (égal à o1 - oj, en soumettant
l'éprouvetteà une vitesse de déformation
axialeconstante, jusqu'à la rupture;la pres-
sion cellulaireoo étantmaintenueconstante.
La rupturese produitparcisaillement.
Celluletriaxiale
- Figure20 -
On trace,dansle plan de Mohr{O,ot}, les cerclesde Mohrde rupturepour plusieurs
valeursde oo.
La courbeintrinsèque
est la tangentecommuneauxcerclesde rupture.

Géotechnique1 -J. Lérau


-c.tv-14-

Orientationdes plansde rupture


La théoriedu cerclede Mohrpermetde
prévoirl'inclinaison
desplansde rupture(fig.
21-b et c).
Ces derniersfont avec la contrainte
principalemajeure (l'axe de l'éprouvette)

d u^ angler 'F = r t'+- gl


2)
tlscorres-
[4
pondentaux deuxpointsde contactT et T'.

En raisonde la symétriede révolution l =oo *5r


de nombreuxplans de rupturepeuventse 1o"
développer "en
et conduireà unedéformation = oo
Lor
tonneau"de l'éprouvette.

a - Etat de contrainte

b - Plan de Mohr c - Orientation


desplansde rupture
- Figure21 -
Pourque le plande rupturepuissese développer sansêtre limitépar les extrémités
de
f 'écfiantillon, quel'on ait' I t ,^n(I-El
il estnécessaire
D [4 2)
H et D étantrespectivement
la hauteuiet le diamètrede l'échantillon
Le rapponI est appeléélancement.
ll est en généralpriségalà 2, cequicorrespond
à
D
un angleg'r", de 37".

4 - 2- 2 - Variablesde Lambe- Cheminde contraintes


Dansle plande Mohrl'étatde contrainte
est représentéparun cercle.Ce cerctepeutêtre
ot ot :og
définipar les coordonnées s et t de son sommet(s ' = lo. 2 et t = 2 ) appelées
variablesde Lambe.
L'histoire pendanttoutela duréede l'essai,jusqu'àla rupture,est
de l'étatde contrainte
représentéedansle plande Mohr(repère{O,or})par unefamillede cercleset dansle plande
Lambe(repère{ O,st}) parunecourbeappeléecheminde contrainte (tig.22).

Géotechnique1 - J. Lérau
- c .l v - 1 5 -

contrafnt es

Plande MohrLO.or)et olande Lambe{O.st}


- Figure22 -
En contraintestotales,le cheminde contrainted'unessaitriaxialest unedroitede pente
+Â = 1 (Âs = et At = + puisque03 = oo - Ct"). Ellefaitun anglede 45. avecl,axeOl
s + 2 2
et passeparle pointA(o.,0).
En contraintes
effectives:
o ' 1- o ' 3 _ o f - u - ( o g - U ) _ ,
et 1,_
2 2
En contraintes pourun essainondrainé,I'alluredu cheminde contraintes
effectives, est
suivantl'étatdu matériau(normalement
différente consolidéou surconsolidé)(fig.23).
r. 9!4!

- conlrrlnt.r lotatar
conlrllnlrr rffrcllvrr

a - sol surconsolidé b - sol normalementconsolidé


Représentation descheminsde contraintes
dansun essainondrainé
- Figure23 -

4.3 - CONDITIONS D'ESSAIS . PRINCIPALES CARACTÉNISTIOUES


Suivantlesconditions de drainagelorsde l'application
de la pression oo puisdu
cellulaire
déviateur q troistypesd'essaispeuventenvisagés :
- I'essaiconsolidé - drainé,notéC.D.
- l'essainonconsolidé - nondrainé,notéU.U.
- l'essaiconsolidé - nondrainé,notéC.U.
L'essaiU.D. n'est pas envisageable : il conduiraità une consolidationpendantle
cisaillement !
4 - 3 - 1 - E s s aCi . D .
L'essaiconsolidédrainépermetdéterminer la courbeintrinsèque du squelettedu sol et
lescaractéristiques c' et g'; on étudiealorsle comportementdu sol à longterme.
L'essaiest réaliséen deuxtemps:

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.tv-16-

1o On consolide l'échantillonsousunecontrainte isotropeo'"= oo (fig.24-a).Pourcelaon


maintientconstantela pressionhydrostatique, orificede drainageouvert,jusqu'à ce que la
surpression se soitannulée(Au= 0). Le processus
interstitielle prendunejournéeenviron.Une
burettegraduéeconnectée à I'orificede drainagepermetd'apprécierla fin de la consolidation
(arrêtdu déplacement du ménisque).
2 latéraled'intensité
La contrainte os (= o'j restantconstante et I'orificede drainageétant
laisséouverton cisaille(on écrase)l'éprouvetteen augmentant très lentementla contrainte
axiale01,dê façonà ce qu'à toutinstantla surpression restenulle(Âu- 0) (fig.24-
interstitielle
b). L'essaiestpoursuivijusqu'à la rupture.
L'essaidrainé est long et n'est valableque s'il est effectuéà très faible vitesse
(raccourcissement de l'éprouvette de quelques pm parminuteau ma(imum).

cn=%'
I I
I
<É-- C3 = 6l = Co

erif;re' À<-
ori{icc. J3 drainele-
L.aL = otrvcrf
arL;naX<- ouverF
€n ft" d a conâoh dq l-ion V t
a - Consolidation
isotrope b - Cisaillement
drainé(trèslent)
Procédure de I'essaiC.D.
Figure24 -
La courbeintrinsèqueobtenueà partir de plusieursessaisest une droite dont les
caractéristiquessontles suivantes:
g' : anglede frottementeffectif,anglequefait la droiteintrinsèque avec l'axe des con-
traintesnormalestGl.
c' : cohésioneffectiveou cohésiondrainée,ordonnée à l'originede la droiteintrinsèque.
La droiteintrinsèquea pouréquation, dansle casd'unsolfin saturé:

T = c'+ o'.tang'

Lessolsnormalement consolidésne présententpasde cohésioneffective(fig.25-a).


Dans les sols surconsolidés,
la cohésioneffectiveest due à une adhésionentre les
grainsprovoquée parla préconsolidation
(fig.25-b).

a - Sol normalementconsolidé b - Solsurconsolidé


Courbes intrinsèques
- Figure25 -

Géotechnique1 - J. Lérau
- c .] v - 1 7 -

4 - 3 - 2 - E s s aU
i .U.
L'essainonconsolidé - nondrainécorrespond au comportement à courttermedu sol en
place.
L'échantillon estsoumis,orificede drainage
fermé,à l'étatde contrainteisotropeoo (fig.
26-a).Puis,toujoursavecI'orificede drainagefermé, on procèdeau cisaillement en augmen-
tantjusqu'àla rupturela contrainteaxialeo, (la contrainte latéraleo. étantmaintenuecons-
tante)(fig.26-b).
| | a^=a^+w
t l
r i

q. €l=Ci3+r=%

at=o
orificc,.dr- ori{ice, }c-
ârai na!e àra\na qu
fe..'rd ô ( , t

lcvrnc'
a - Application
de la contrainte
isotrope b - Cisaillement
nondrainé
Procédurede l'essaiU.U.
- Figure26 -
La résistanceau cisaillementdu sol
ainsidéterminée est indépendante
de la va-
leur de la contrainteisotropeinitiale.Le
diamètredes cerclesde Mohrresteconstant é
quellequesoitla valeurde oo.
L'enveloppedes cerclesde Mohr est
une droite parallèleà l'axe do Oont l'or-
donnéeà I'origine,appeléecohésionnon
drainée,est notée c, (gu est égal à 0) (fig.
27).
tt+Au = t't,+AÇ
Ot -O3 -O'3
" u_-
,- - O'1
_
- Figure27 -
' z 2
Si on mesurela pressioninterstitielle pendantI'essaion peutdéterminer les contraintes
effectives
au momentde la ruptureet tracerle cerclede Mohrcorrespondant. ll esttangentà la
courbeintrinsèque de paramètres c' et g'. A tous les cerctesen contraintes totalesobtenus
avec différentesvaleursde oo (c'est à dire de os) ne correspondqu'un seul cercle en
contrainteseffectives,u augmentant de la mêmequantitéAu que o.. Cecimontrebien que
dansce cas la résistanceau cisaillement ne dépendpasde o..
Casparticulier: Essaide compression simple(fig.28)
La contrainteaxialede rupture,notée R", est appeléerésistanceà la compression
simple.La cohésion nondrainéedesargilessaturées s'en déduitimmédiatement, g, étantnul.

Géotechnique1 -J. Lérau


-c.tv-18-

.f .1.Ç4= F
3
F|l
a, =o

H tr +o

Essaide compression
- Figure28 -
simple

Remarque :
En fait R" est généralement
légèrement supérieurà2cu, car le sol en contactavecI'air
n'est jamaiscomplètement saturéet l'enveloppe
des cerclesde Mohrde rupturen'est pas
parallèleà G.

4 - 3 - 3 - E s s aC
i .U.
L'essaiconsolidé - nondrainéa deuxobjectifs:
. Déterminer les caractéristiques de la résistance
au cisaillement à longterme(c' et g')
en mesurantla pressioninterstitielle
au momentde la rupture.
. Déterminer la variationde la cohésionnon drainéec, en fonctionde la contraintede
consolidation o'".
Lescaractéristiques de la résistanceau cisaillement
à longterme,c' et {p',sontobtenues
en traçantles cerclesde Mohrde ruptureen contraintes effectives(la pressioninterstitielle
au
momentde la ruptureestconnue). oi1= or - u
o'3=og-u
L'essaiC.U. présentel'avantaged'êtreplus rapidedonc plus économique.que I'essai
c.D.
L'essaiest réaliséen deuxtemps:
1o On consolidel'échantillon sous une contrainteisotropeo'" = og, coffirîe dans I'essai
c.D.
2 L'orificede drainageétantferméet la contrainte
latéraleo. étantmaintenue
constante,
on cisaillel'échantillon jusqu'à
en augmentant, la rupture,
la contrainte
acialeor.
Variationde la cohésionnondrainéecu
Le rayondu cerclede Mohrà la ruptured'un premieressai,en contraintes
totales,donne
la cohésionnon drainéecu1correspondant à la valeuro'.. Si on recommenceun autreessai
avec uneautrevaleurde o'", supérieure à la précédente, on obtiendraunevaleurde la cohé-
>
sioncu, cu1. Les pointsde coordonnées o'. et c, sontalignéssur unedroitede penteÀ et
d'ordonnée à l'originecuo(fig.29).Cettedroitequi n'estpas la courbeintrinsèque traduitle
compoftement du mélangesolide-liquide.
Elle montre que la variationde cu est linéaireen
fonctionde o'..

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.tv-19-

cur

cuo

oé oé,ao'
Oé'AO'

Variationde la cohésionnon drainéec,,


- Figure29 -
La variationde c, est de la forme :

c u = c u o* o ' . ' t a n À

Le coefficient
d'accroissementde la cohésionnondrainée,notétan À, permetde calcu-
ler I'accroissementAcude la cohésionnondrainéecorrespondantà uneaugmentation Ao'. de
la pressionde consolidation
.

at'
tan À =
ao'a

On se serviradu paramètre
tanÀ par exempledansle cas d'un remblaifondésur une
couched'argilemolleet montéparétapes.ll permetde calculerl'accroissement
de cohésion
Ac, après une étape donnéede la constructionet d'en Oèduirela chargequi peut être
appliquée
à l'étapesuivante.

5 . REMARQUESQUALITATIVES
5 - 1 - NOTIONDE COURTTERMEET DE LONGTERME
On schématise lesétatsmécaniques en deuxsituations:
- le courtterme: c'est la phaseinitiale,de chantier,pendantlaquellele sol est soumisà
des sollicitations sans drainage,c'est à dire à volumeconstant(en admettantque le sol est
saturé).
Courtterme <+ régimenondrainé.
- le longterme: phasefinaleaprèsétablissement du régimehydrauliquefinal.
Longterme <+ régimehydraulique final.
Le tempsnécessaire pourpasserdu courttermeau longtermedépendessentiellement de la
perméabilité du milieu;
- Casdes solsgrenus: la perméabilité esttellequetoutesurpression interstitielle
locale
se dissipeinstantanément vis-à-visdes cadencesde chantier.On est ainsi immédiatement
dans les conditionsde long terme. Les calculsdes contraintessont faits en contraintes
effectives à I'aidedesparamètres c' et g'.
- Cas des sols fins : le tempsde passagedu court termeau longtermepeut durer
plusieurs mois,voireplusieurs années; on estalorsamenéà considérerdeuxrégimes:
- à court terme,régimenon drainé,les calculsdes contraintes sont faits en
contraintestotales -lesseulesgue I'on puisseappréhender- à l'aidede cu et de

Géotechnique1 - J. Lérau
-c.rv-20-

gu; on utilisela résistanceau cisaillementnon drainéecu, déterminéeau moyen


d'essaissimulantces conditionsde chargement;
- à long terme, les calculs sont faits en contrainteseffectives, on utilise les
paramètresc' êt g', de façonanalogueau cas des sols grenus.

Les calculsde stabilitédes ouvragessont faits oour ces deux situationsen contraintestotales.
Les sollicitations(effortsexercéspar l'extérieur)sont inchangéesc'est la manièredont le sol
résisteau cisaillementqui est différente.Pour l'étudeà courtterme il faut donc ajouterla valeur
de la pressioninterstitielleaux contrainteseffectivesobtenuespar le calcul.

5 - 2 - LES PARAMÈTRES TNTR|NSÈOUES c' ET g'


lls affectentlescontraintes
effectives.
L'annexedonnedesordresde grandeurde c' et g' pourdifférents
typesde sols.
5-2-1-LA COHÉSlOlrtc'
Elleexprimela résistanceau cisaillement du sol souscontraintenormalenulle.C'estla
résistanceproprede la structuredue essentiellement aux liaisonsde type physico-chimique.
Elle n'existepas dans les sols grenusqui ne possèdentpas de telles liaisons.Elle est
relativementélevéepour les sols fins fortementsurconsolidés. Elle disparaîtdès que ces
liaisonssontcasséespar le cisaillement,ce qui correspondapproximativement au maximumde
la courbede rupture.Commeelle entrepour une part non négligeable dans la valeurdes
de sécuritécalculés,il faut faire attentionaux valeursque l'on adoptedans les
coefficients
calculs.

5 - 2 - 2 - L ' A N G L ED E F R O T T E M E N
<p T'
ll traduitle frottement dansle glissement grainsurgrain.
Pourun solgrenu,sa valeurdépendsensiblement de l'étatde compacité du matériauen
place. Comme cet état est difficilementmesurable,donc difficilementreproductibleen
laboratoire, il fautlà encorefaireattentionà la valeurdesrésultatsd'essais.
Dansle cas des solsfins, on a pu mettreen évidenceI'influence de la natureminé-
ralogiquedes composants argileuxsur la valeurde g'. On note ainsique la présencede
montmorillonite, qui donnenaissance à des valeursélevéesde la plasticité, est néfasteà la
résistance au cisaillement.Ce matériau ayant,de plus,la facultéde gonfleren présenced'eau,
estsourcede nombreux ennuis.

5 - 3 - LA RÉSISTANCE AU CISAILLEMENT NON DRAINÉEC,


La cohésionnon drainéecu î'est pas une caractéristique
intrinsèquedu sol mais un
paramètre de comportementen régimenondrainé.Elletraduitla résistance
au cisaillementde
l'ensemble(grains+ eau) en régimenon drainé.Elledépendde l'état de consolidation du
matériau.De nombreux facteursinterviennent
dansla définition
de cetétat.
L'annexe1 donnedesordresde grandeurde cupourdifférents typesde sols.

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- c. lv -21-

ANNEXE

ORDRESDEGRANDEUR DE LACOHÉSION ET DEL'ANGLE DE FROTTEMENT INTERNE


. Enrochements, graviers.sableset limonsnonolastiques
C o h é s i o n : c ' 0=
Anglede frottement interne:
Enrochements : e' = 40 - 45 '
Graviersableux,sableou gravierà granulométrie étaléeI g' = 30 - 35'voire 40'
Sableà granulométrie limonnonplastique
uniforme, : e' = 20 - 30'

Influence physique
descaractéristiques interned'unmatériaupulvérulent
sur I'anglede frottement

9'= 36o* 9't * Q'2* 9'3 * 9'+


-60 lâche: lo=0,4
Compacité Q,1
00 moyen: le - 0,6
+6o serré: lo = 0,9
+1o aigu
Formeet rugosité 00 moyen
desgrains Q,2 _30 arrondi
-50 sphérique
00 sablefin 0,06mm< Dro< 0,2mm
Grosseurdes
grains Q,3
+1o gravier 0,6mm. Dro< 2 mm
+2 grosgravier Dro> 2 mm
-30 uniforme eu< 2
Répartition
granulaire Q'+ 00 m o y e n n 2e < c r < 5
+3o étalée c, S 5

. Argilesaturée
Le drainages'effectue lentement.
Cohésion r cu= quelques dizaines à quelquescentainesde kPa
c' : négligeable
Anglede frottement interner gu = 0
g' : 10- 20o,quelquefois
plus

. Argilehumidenonsaturée
Lespropriétésmécaniques avantet aprèsdrainagesontdu mêmeordre.
Cohésion: c, et c' : de quelquesdizaineset quelquescentainesde kPa
Anglede frottement interne: gu et g' : de quelques quelquefois
degrésà unevingtaine,
plus
. Argilesèche( Srs_OJ)
ll ne se produitpasde drainageet il n'y a aucunedifférenceentreles propriétés
du sol
mesurées dansun essaidrainéou nondrainé
CohésionI cu = c' : quelques centaines de kPa (susceptible
de beaucoup diminueren
casd'humidification
Anglede frottement interner gu = g' : supérieur
à 10"

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DE nÉrÉnENcE- BtB'tNsA
BTBLToGRApHTE

OUVRAGESGENERAUX

FONDATIONS ET OUVRAGES EN TERRE


G. Philipponnat& B. Hubert
EditeurEyrolles- 1997 6 ex 624.1 PHI

Ét-Émerurs
DEnnÉceuoue
DESsoLS
F. Schlosser
EditeurPressesde I'ENPC- 1992197 5 ex 624.1SCH

uÉcnruIQUE DESSoLS
D.Cordary
Tecet Doc- Lavoisier
Editeur - 1995 3 ex 624.1COR
INTRODUCTIONÀ M CÉOTECHNIQUE
R.D. Holtz,W.D. Kovacs
de Montréal- 1991
EditeurEcolePolytechnique 3 ex 624.1HOL

SOIL MECHANICS
R.F.Craig
EditeurChapman& Hall - 1996 6 ex 624.1CRA

GEOTECHNICALENGINEERING
R. Lancellotta
EditeurBalkema- 1995 6 ex 624.1 LAN

CÉOTECHNIQUE- Recueil de normes


tome 1 : Essaisen laboratoire
tome 2 : Essaissur site
tome 3 : Justificationdes ouvrages.Exécutiondes travaux.
EditeurAFNOR - 1999 1 ex 624.15GEO

SOIL MECHANICSIN ENGINEERINGPRACTICE


K. Terzaghi,R.B. Peck& G. Mesri
EditeurJohn Wiley & sons - 1996 1 ex 624.1TER

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.BIBLIOGRAPHIE-2.

OUVRAGES SPÉCNLISÉS

ELASTICITY AND GEOMEGHANICS


R.O. Davis& A.P.S.Selvadurai
EditeurCambridgeUniversityPress- 1996 1 ex 624.1 DAV

MOHR CIRCLES,STRESS PATHS AND GEOTECHNICS


R. H. G. Parry
EditeurSpon - 1997 1 ex 624.1 PAR

ADE.MÉMOIRE D'HYDRAULIQUESOUTERRAINE
M. CASSAN
EditeurPressesde I'ENPC- 1993 1 ex 627 CAS

HYDRAULIQUESOUTERRAINE
F. Schneebeli
EditeurEyrolles- 1987 3 ex 624.1SCH

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