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BRGM

B. R. G. M. COMMUNE DU DIAMANT
Service Géologique
des Antil 1 es
RETENUE COLLINAIRE DE ZUMBI
DIAMANT - MARTINIQUE

Etude hydrogéotechnique complémentaire

S. OLLIVIER et J.B. BEHETS


Collaboration A. LESCURIER
RAPPORT 89 MTQ 074

AVRIL 1989
RETENUE COLLINAIRE DE ZUMBÍ - DIAMANT - MARTINIQUE

Etude hydrogéotechnique complémenta ire

89 MTQ 074 AVKII, 1989

R E S U M E

En 1987, le Bureau de Recherches Géologiques et Miniè-


res a réalisé une étude géotechnique préliminaire, en vue de la
mise en place d'une retenue collinaire au lieu-dit Zumbi, sur la
commune du Diamant.

Cette étude préconisait un travail complémentaire, com-


portant notamment des essais de perméabilité en forage.

La Mairie de la commune du Diamant a confié cette étude


au B.R.G.M.

Celle-ci repose sur les résultats de :

- 3 sondages carottés de 20 m,
- 11 essais d 1 eau du type Lugeon, par tranche de 3 m,
- 7 essais d'eau de type Lefranc, sur 0,5 m tous les 3 m.

Les sondages carottés ont permis de mettre en évidence


le substratum rocheux qui, apparaissant à 18 m près du centre de
la retenue, se situe à 3,50 m au droit de la digue projetée.

Les essais d'eau ont permis de calculer la


perméabilité, qui varie entre 10~ 6 m/s et 1 0 ~ 1 0 m/s selon les
formations.

Ces valeurs de perméabilité ont permis de calculer des


débits de fuite, qui sont :

- 0 < 1 m3/h au droit de la digue


- 0 * 5 m3/h dans le cas le plus défavorable.
Ces débits de fuite sont acceptables dans le cadre d'u-
ne retenue d'eau.

Par S. OLLIVIER et J.B. BEHETS


Collaboration A. LESCURIER
TABLE DES MATIERES

1. INTRODUCTION

2. ETUDE ANTERIEURE DU SITE

3. TRAVAUX EFFECTUES

4. RESULTATS DES SONDAGES CAROTTES

4.1 - Sondage SC.l


4.2 - Sondage SC.2
4.3 - Sondage SC.3

5. RESULTATS DES ESSAIS DE PERMEABILITE

5.1 - Récapitulatif des résultats des essais de


perméabilité
5.2 - Exploitation des résultats.

6. CONDITIONS D'ETANCHEITE AUX ABORDS DE LA DIGUE

6.1 - Hypothèses de travail

6.1.1 - Hypothèses de base


6.1.2 - Conditions géométriques
6.2 - Débit de fuite.
7. CONCLUSION.
FIGURES DANS LE TEXTE

Figure 1 - Plan de situation générale


échelle 1/25.000

Figure 2 - Plan d'implantation des sondages


échelle 1/4.000

Figure 3 - Profil en travers de la retenue


échelle 1/1.000

TABLEAU DANS LE TEXTE

Tableau 1 Récapitulatif des résultats des essais de


perméaiiil ité.
ANNEXES JOINTES AU RAPPORT

Annexe 1 - Coupe des sondages carottés


échelle 1/100 1184 - 21 à 23
Annexe 2 - Essais d'eau.
1. I N T R O D U C T I O N

La Mairie du Diamant a confié au Bureau de Recherches


Géologiques et Minières - Service Géologique des Antilles - l'é-
tude hydrogéotechnique complémentaire de la retenue collinaire de
Zumbi (cf. figure 1 ) .

L'étude géotechnique préliminaire du projet avait mis


en évidence un sous-sol variable. Sa perméabilité en surface est
comprise entre 10~ 4 et 10~ 6 m/s. Cette étude complémentaire est
destinée à déterminer les perméabilités du substratum rocheux,
ainsi qu'une estimation du débit de fuite, qui détermineront la
faisabilité du projet.
B. R. G. M-

RETENUE COLL INAIRE DE ZUMBÍ


COMMUNE DU DIAMANT (Martinique)

plan de situation générale


ECHELLE 1/25000

Y
. r i • • ' • '

^ C la/Cherry ;¡L.
Giande An se du Diamant ,». / Mango;

Pointe du Marigot

89 MTQ 071,
2. ETUDE ANTERIEURE DU SITE

A la demande de la Direction Départementale de l'Agri-


culture de la Martinique, le B.R.G.M. a effectué une reconnais-
sance géotechnique préliminaire (rapport BRGM 87 MTQ 069 - Avril
1987) du site de la retenue collinaire de Zumbi. Le rapport con-
cluait que les matériaux présents dans la zone du projet étaient
mal adaptés pour la constitution d'un noyau de digue. Le substra-
tum constitué de ponce ou d'une andésite bréchique prise dans une
matrice ponceuse semblerait mal convenir à la mise en oeuvre
d'enrochements.

Il préconisait une étude complémentaire, afin de déter-


miner les caractéristiques des terrains constitutifs du fond de
la retenue et en particulier la mise en oeuvre d'essais de per-
méabilités réalisés en forage.
3. TRAVAUX EFFECTUES

Trois sondages carottés de reconnaissance ont été exé-


cutés par l'entreprise BACHY, au mois de Juin 1988. Leur profon-
deur est de 20 m (cf. figure 2 ) .

Ces sondages ont été implantés dans chacune des zones


géologiques mises en évidence lors de la première étude :

- SC.l : voisinage de T.5 (andésite rocheuse)

- SC.2 : voisinage de T.3 (blocs d'andésite dans une matrice


ponceuse)
- SC. 3 : voisinage de T.l (ponce beige).

Chaque sondage a fait l'objet d'essais de perméabilité


de type Lugeon, dans le cas d'un sol rocheux, de type Lefranc
dans les autres cas. Au total, il y a eu :

- 11 essais d'eau Lugeon par tranche de 3 m,

7 essais d'eau Lefranc, sur 0,5 m, tous les 3 m.


B. R. G. M.

RETENUE COLLINAIRE DE ZUMBI


COMMUNE DU DIAMANT (Martinique) N

plan d'implantation des reconnaissances t \

ECHELLE 1 / 4000

A lo»« ONCINS

G«omtlrt Aflr«« . Expert p r « I« Cour d«pp«l da F.d*F. T E L : 77 3 3 . 9 9


«**°

-V
Sondage carotté
Tranchée de reconnaissance
Essai de perméabilité Etude antérieure
Profil sismique
Reconnaissance géologique
Ponce beige
AA Brèche d'andésite (dans matrice de ponce)
Coulée d'andésite rocheuse fracturée
Nivttemcnt N . G . M repère IO'n'8 '56.209

X Y • Indépendonh
69 MTQ 074
4. RESULTATS DES SONDAGES CAROTTES

Les coupes de ces sondages sont données en annexe 1

4.1 - SONDAGE SC.1

La coupe géologique montre un substratum andésitique


rocheux peu fissuré à 15 m de profondeur.

Le R Q D, calculé au mètre entre 15 m et 20 rn de


profondeur, varie de 15 % à 92 %. La fracturation est donc-
variable .

4.2 - SONDAGE SC.2

La coupe géologique montre un substratum d'andésite


bréchique fissurée, apparaissant à 8 m de profondeur.

Le R Q D a été calculé au mètre entre 8 et 20 m. Ici


encore, les résultats sont variables.

4.3 - SONDAGE SC.3

La coupe géologique montre un substratum andésitique


rocheux fissuré à 3,50 m de profondeur.

Le R Q D a été calculé au mètre entre 4,5 m et 20 m.


Les résultats varient de 25 % à 100 %.
5. RESULTATS DES ESSAIS DE PERMEABILITE

5.1 - RECAPITULATIF DES RESULTATS DES ESSAIS DE PERMEABILITE

Ces résultats peuvent être présentés sous forme de


tableau.

Prof.
Sondage SCI Sondage S C . 2 Sondage S C . 3
(m)

1,00

2.00
\
v>
\\ \
\

\
\

\
\
3,00 \ ^ ^
Lf k = 1 0 " 7 m/s Lf k i. 10"1(J m/s Lu Absorption importante
4,00 \ de 1'ordre de 35 1/mn
\ quand on applique 6 bars
\ au manomètre, 6,45 bars
5,00
^ ^ \ en effective
\
- k ^ 10'6 m/s
6,00 \
Lf k = 7.23 . 10-9 m, Lf k = 5.11 . 1 0 ' 7 m / s Lu Pour P m a n 0 = 6 bars
\ \ \ C] 5,6 1/mm Y
7,00 \ \ ^
\ F'e 5,75
\ \ \ \ \
8,00 H• k = 2 , 6 . 10" 7 m/s
\ Lu inexploitable
Q 0^19 1/mn
9,00 \ . \ \ ur
Lf k = 10" 6 m/s P° Pi - êts5 b lu • sur les 3 premières
7,3 . 1 0 " 7 m / s

SS
10,00 mn, k
on obtient k ^ 1 0 ' 8 m / s puis contournement
\
de 1'obturateur à P
11,00 = 6 bars.
\ \ ^ Lu inexploitable • P = 4 b , rien ne pas-
contournement de i < 10"TD m/s
se <
12 00\
Lf k = 2,44 . lO-o m / 1'obturateur à 10 b
Lu • à P = 6 bars
13,00
• \
\ \ x
h . 5 , 5 1/mn
7,25 b
7
g_
Pe
1,625 1/mn
7,35 bars
14,00 ->• k -v- 10" m/s - k = 6,9 . 10"8 m/s
\

\ \ Lu inexploitable • contournement à P =
15,00 \
refus à 10 bars 8 bars.
Lf k = 2 . 7 . 10-6 m / s n fl ??S 1 /mn Lu • à P = 6 bars,
16,00
• \
\ \ N
h 7,5 b q
Pe
_ 0,95 1/mn
7,65 bars
\ \ \ - k t 10"8 m/s
17,00
\
+ k = 4 . IQ" 8 m / s
Lu Lu inexploitable • contournement à
inexploitable refus à 10 bars P = 8 bars
18 00
contournement à s 1,75 1/mm Lu • à P = 6 bars
19,00 partir de 6bars. pe 7,85 b 0 _ 2,06 1/mn
7 Pe 7,85 bars
- k^ 10" m / s
- k = 8 , 2 . 10" 8 m / s
20,00 s \ \ \ \ \ • contournement a r o D

Tableau 1 - Récapitulatif des résultats des essais de perméabilité


5.2 - EXPLOITATION DES RESULTATS

Le niveau piézométrique a été rencontré vers 7,00 m de


profondeur par rapport à la surface pour les sondages SC.2 et
SC.3 et 9,00 m pour le sondage SC.l.

Pour le sondage SC.l, les essais d'eau Lefranc et Lu-


geon donnent une perméabilité croissante avec la profondeur, at-
teignant 2,7 . 1O~ 6 m/s à 15 m de profondeur.

Pour le sondage SC.2, on obtient une perméabilité


moyenne de 10~ v à 10~ 8 m/s.

Les essais d'eau du sondage SC.3 donnent une perméabi-


lité comprise entre 10~ 6 et 10~ 8 m/s.

REMARQUES :
1 - Les essais de type Lugeon sont inexploitables au-delà de 6
bars de pression manométrique : il y a contournement de
l'obturateur. Les calculs de perméabilité ont donc été faits à
partir des résultats obtenus à une pression manométrique de 6
bars. La pression conventionnelle de 10 bars utilisée pour défi-
nir l'unité Lugeon n'ayant pas été atteinte, les perméabilités
sont exprimées en m/s.

2 - Le descriptif des méthodes de calcul de perméabilité est


fourni en annexe 2.
6. CONDITIONS D'ETANCHEITE AUX ABORDS DE LA DIGUE

6.1 - HYPOTHESES DE TRAVAIL

6.1.1 Hypothèses de base

niveau amont : + 65 m NGM


niveau aval : + 45 m NGM
lame déversante nulle
absence de rideau de parafouille
absence de tapis étanches à l'amont et à l'aval
perméabilité de la digue négligeable par rapport au terrain
naturel
profils de perméabilité donnés au tableau 1.

6.1.2 - Considérations géométriques

- largeur en pied de la digue : 30 m


- section transversale : S ~ 1760 m2 (cf. figure 3)

10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130


Figure 3 Profil en travers de la retenue
6.2 DEBIT DE FUITE

Le débit de fuite se calcule par la formule

Q = k i s

avec :
Q : débit de fuite
k : perméabilité du milieu
i : gradient d'écoulement
S : section transversale.

D'après les résultats des essais de perméabilité en


forage, en prenant la perméabilité moyenne calculée au niveau du
sondage le plus proche de la digue (ie SC.3), k peut-être appro-
chée par la valeur

k = 10- 7 m/s

Le débit de fuite est alors :

Q = 10- v . 65 - 45 . 1760 1,2 . 10- 4 m3/s


30

0,42 m3/h

REMARQUE : Débit de fuite au niveau de la couche la plus perméa-


ble.

Les sondages SC.1 et SC.2 montrent des formations de


perméabilité supérieure à 10~ 7 m/s. Il semble donc intéressant de
calculer, avec les hypothèses présentées au paragraphe 5.1, le
débit de fuite qu'on trouverait dans ces couches

Avec k 10- 6 m/s

4,2 m3/h
CoricJ usion :
Le débit de fuite est donc, d'après les essais
réalisés, - inférieur à 1 m3/h à proximité directe du barrage
- de l'ordre de 5 m3/h dans le cas le plus défavorable
- remarquons qu'en fonction de la précision des essais
de perméabilité, les résultats peuvent être considé-
rés comme fiables à un facteur 10 près. Toutefois,
aucune couche présentant une perméabilité de l'ordre
de 10~ 5 n'a été rencontrée.
7. C O N C L U S I O N

Suite à l'étude géotechnique préliminaire réalisée en


Avril 1987, la Mairie du Diamant a confié au B.R.G.M. une étude
hydrogéotechnique complémentaire.

Celle-ci, basée sur 3 sondages carottés dans les les-


quels ont été réalisées des essais d'eau, met en évidence que :

- le substratum andésitique se situe à 18 m au centre de la


retenue, et apparaît à 3,50 m au niveau de la digue,

- la perméabilité varie, dans les différents terrains rencontrés,


entre 10~ 6 et 1 0 ~ 1 0 m/s. Les essais de type Lugeon n'ont pas été
exploitables dans les conditions "normales", c'est-à-dire pour
une pression manométrique de 10 bars.

- le débit de fuite est, d'après les résultats des essais d'eau :

• inférieur à 1 m3/h au droit du barrage


• de l'ordre de 5 m3/h dans le cas le plus défavorable.

Ces débits de fuite sont acceptables.

10
A N E X E S
Indie«
: 972 C O M M U N E : DIAMANT 1 1184 IZZ 1 21
Y
nation: Barrage Zumbi - SC.l x= 711,610 = 1602,850
, * u : 1/100 étahli.par: B.R.G.M. interprété« p a r : B . R . G . M . 2 tol = + 5 3 , 0 0
mi coup« Nipp«« & RUB- Prefon Strati
Coup« DESCRIPTION GÉOLOGIQUE grapni«
chnlqu« plan d'«au
0.20 Terre végétale marron
Argile raide marron avec 1 passe ponceus
1.00 brune avec galets d'andésite rocheuse de
0,90 à 1,00 m.
2.00 Blocs et galets d'andésite rocheuse dans
matrice argilo-ponceuse (blocs de 15 a
20 cm de long

Ponce blanche peu argileuse

4. SO
4.90
S.00 Argile raide marron avec de rares galets
d'andésite rocheuse vers les 6,00 m.
«.20

Ponce argileuse brune avec de rares ga-


lets d'andésite rocheuse de 6,90 à 7,50m

9.70

Galets et petits blocs d'andésite ro-


cheuse dans matrice argilo-ponceuse
gris-marrofi
12.10
A •

Andésite bréchique très altérée au dé-


A but avec des éléments rocheux.
A /.

A A
15.00
37
Andésite bréchique rocheuse peu fissurée
tt.00
RQO 15 à 16 m (5-7-7-5-5-5-10-15-12 cm)
16 à 17 m (5-5-7-5-40 cm)
17.00 17 à 18 m (15-5-5 cm) passe altérée
15 18 à 19 m (5-20-25-20)
m.oo 19 à 20 si (10-25-12-25)
20 à 20,60 (25-30)
65
19.00
62
20.00

2040

NEXE
indic« d«
•"• 972 C O M M U N E : DIAMANT I 1184 IZZI ??
claa«*m«nt

nation.- Barrage Zumbi - SC.2 x = 711,660 Y = 1602,740


, au: 1/100 étafrli« p«r: B . R . G . M . interprété« par B.R.G.M. z »oi= + 51,00
ml coup« Napp«» 4 A . Q . O . PreJo« Nb £ DESCRIPTION GÉOLOGIQUE Strati
a.'S Coup« grapni«
chniqu« plan 4'aau X coups M

0¿0
Terre véqétale noire

— Argile raide ponceuse marron à brune

2.50 — 1 ~ ¿>..
•W^P- Galets et petits blocs d'andésite dans
matrice argilo-ponceuse marron à brune

/ en
Andésite bréchique altérée moyenne à raide
gris-violet avec des éléments rocheux.
A ^ A
6.00
A /, Andésite bréchique altérée raide gris-blar
A Andésite bréchique altérée raide, gris-
A A violet avec des éléments rocheux

o.UU
A
35 A\A\ Andésite bréchique rocheuse gris-violet
9.00 /A
/A
foncé fissurée (fissures obliques)

V^>
40 RQD 8 à 9 m (5-20-5-15 cm de long)
10.00 A/ 9 à 10 m (5-10-20-20 cm de long)
10 à 11 m (10-45-10-10 cm de long)
75 A/A
11 à 12 m (5-10-25-10 cm de long)
11.00 A\ 12 à 13 m (50-45 cm de long)
45
/jfr\A 13 à 14 m (10-15-6-5-5 cm de long)
12.00 v A/ 14 à 15 m (15 cm de long)
A/A 15 à 16 m (20-15 an de long)
16 à 17 m (10-5-5-5-5 cm de long)
13.00 \*\
Í5
A A
14.00
is , %
15.00 /A^
to AA
16J00 V,v
A/A
to
1100 A Hnaesixe D-recmqtie rocneuse grTS-vioiet
65 A A/ A N clair, fissurée (fissures obl+ques)
18.00
X RQD 17 à 18 m (10-30-15-10 cm de long)
' AAV/ 18 à 19 m (5-20-5-5 cm de long)
19.00
19 à 20 m (10-30-5 cm de long) -
«
A/A
4A AA /A
ZU.Uv
Réalisé par SIF BACHY

-
VEXE 1 • ' . ' •
Indie« d«
r: 972 C O M M U N E : DIAKANT clas««m«nt 1184 | ZZ 23
nation: Barrage Zumbi - SC; x = 711,740 v= 1602,640
iau: 1 / 1 0 0 établi« par: B.R.G.M. interprété« par: B . R . G . M . 2 »ol = +50,00
ml coup« Nappé« i N» C«up« DESCRIPTION GÉOLOGIQUE Strati
ichnlqu« plan d'«au d«ur grapni«

0.30 . Terre végétale marron-noir + galets d'an


y desite rocheuse
1.00 Argile rai de marron
Argile raide ponceuse marron-clair
1.50
Galets et petits blocs d'andésite ro-
cheuse
3.50 22.
Andésite rocheuse fissurée (fissures
obliques) remplies d 1 argile brune.

37 RQD 3,0 4,5m(0)


4,5 5,2m(5- 15-15 cm de long)
52
5,2 6,0m(15-15 cm de long)
6,0 7,Om(2O -10-10-12 ein de long)
8,0 9,0m(45-15-10-30 cm de long)
9,0 -10,0m(15-15-15-10 cm de long)
10,0 -ll,0m(50-15-10-10 cm de long)
100 11,0 -12,0m(5- 20-10 cm de long)
12,0 -13,0m(10-40-40-10 cm de long)
13,0 -14,0m(10-20-15-10-10 cm de lor g)
55 14,0 -15,0m(20-12 cm de long)
15,0 -16,0m(20-15-15 cm de long)
85 16,0 -17,0m(45-20-15 cm de long)
17,0 -18,0m(45-20 cm de long)
30
18,0 -19,0m(15-10-5-5 cm de long)
19,0 -20,0m(15-10-15-5 cm de long)
100

65

32

50

65

Réalisé par SI F BACHY

VfXE 1
ANNEXE 2

ESSAIS D'EAU

1. Présentation

Pour évaluer la perméabilité moyenne au voisinage immé-


diat de la poche, deux types d'essais d'eau ponctuels ont été ef-
fectués :

- essai d'eau de type Lugeon


- essai d'eau de type Lefranc-Mendel

Les essais d'eau se font à l'avancement, lors de la


foration, et le choix du type d'essai d'eau dépend de la nature
du terrain rencontré : dans le cas d'un terrain rocheux, l'essai
d'eau de type Lugeon a été utilisé. Dans les autres cas, on a ef-
fectué des essais d'eau de type Lefranc-Mendel.

La méthode de réalisation et d'interprétation de ces


essais est détaillée dans les chapitres suivants.

2. Essai de type Lugeon

2.1 - Appareillage

L'appareillage d'un essai d'eau de type Lugeon comprend :

- 1 système d'obturation pour isoler la poche d'eau dans le


forage. Il est constitué d'un obturateur de hauteur minimale éga-
le à 0,5 m, d'un dispositif de dilatation radiale de l'obturateur
assurant le bon contact entre ce dernier et les parois du forage.

- 1 système d'injection d'eau : réserve d'eau, porope et conduites

- 1 système de mesure : mesure du débit, mesure de pression.

2.2 - Réalisation

L'essai d'eau lugeon est réalisé à l'avancement :

- détermination de la hauteur de la poche d'eau

1
- forage à l'eau sur cette hauteur
- nettoyage avant essai afin d'éliminer tous les sédiments dûs à
la perforation
- équipement du forage.

Le déroulement de l'essai d'eau se fait en deux temps :

1) mesure des absorptions d'eau sous pressions croissantes :

Les paliers de pression ont été fixés à 3 bars, 6 bars


et 10 bare. Au début de chaque palier, à partir du moment où il y
a stabilisation du débit, on mesure le volume d'eau absorbé par
le terrain pendant un temps t, plusieurs fois (1 ron et 10 mn) la
pression étant maintenue constante.

2) mesure des absorptions d'eau sous pressions décroissantes :

A la fin du palier à 10 bars, on fait baisser la pres-


sion à 6 bars, puis 3 bars. Le principe de mesure à chaque palier
est identique à celui des paliers de pression croissante.

2.3 - Présentation des résultats et calcul de la


perméabilité k

Les pression, les volumes d'eau, le niveau


piézométrique, la taille, le diamètre et la profondeur de la po-
che d'eau sont consignés dans la feuille d'essai.

2.3.1 - Calcul des pressions vraies d'injection

La pression vraie d'injection, pression effective Pe,


tient compte de la pression lue sur le manomètre au cours de
l'essai (pression généralement consignée sur la feuille d'essai),
des pertes de charge entre manomètre et poche d'essai, ainsi que
du poids de la colonne d'eau correspondante :

Pe = Pmano + Pnappe - Ppertes de charge

Pnappe = hY y densité de l'eau (0,1 bar)


h : hauteur de la colotine d'eau
comprise entre le milieu de
la poche et le niveau piézo-
métrique.

Pcharge = j . h + P <obturateur)

J : pertes de charges linéaires.


Les pertes de charge sont obtenues à l'aide d'abaques ;
elles sont souvent négligeables.

2.3.2 - Détermination de la perméabilité

La perméabilité est évaluée à l'aide de la formule :

1 x
10 C Pe

k : perméabilité (m/s)
C : coefficient de poche (m)
Q : débit moyen aur un palier (m3/s)
Pe : pression effective (bar).

On établit un diagramme représentatif, en portant en


abscisses, les débits moyens (feuille d'eau), et en ordonnées,
les pressions effectives. La pente de la droite tracée donne
Q/Pe.

Le coefficient de poche est évalué à l'aide de


graphiques. Il faut tenir compte du degré de saturation du
terrain.

On peut alors calculer k. Il est donné, soit en m7s,


soit en unités Lugeon, sachant, qu'une unité Lugeon représente
conventionnellement l'absorption de 1 1 par mn et par m.linéaire
de longueur de la poche d'essai sous une pression de 1 MPa (10
bars).

3. Essais de type Lefranc-Mendel

3.1 - Appareillage

L'appareillage d'un essai d'eau de type Lefranc-Mendel


comprend :

- 1 système d'isolement de la poche d'eau : on fore jusqu'à la


profondeur déterminée de l'essai, puis on tube en s'arrêtant 0,5
m au-dessus du fond du forage pour une poche d'essai de 0,5 m

Remarque : l'étanchéité des filetages doit être parfaite.

- 1 système permettant de faire varier rapidement le niveau


d'eau, ou de la maintenir stable,

- 1 système de mesure : sonde de détection du niveau d'eau ou


réglette, chronomètre.
3.2 - Réalisation

L'essai d'eau Lefranc-Mendel est réalisé à l'avancement

- détermination de la profondeur de la poche d'eau


- fraction et tubage jusqu'au niveau prévu pour l'extrémité infé-
rieure de la poche d'essai. (Le forage n'est pas prolongé au-
delà)

- mise en place, en fond de tubage, d'un volume de gravier, cou-


vrant une hauteur de 0,5 m en général, et suffisamment perméable
pour constituer la poche d'essai voulue, décrite ci-après

remontée du tubage de 0,5 m, le sabot du tubage ne devant pas


remonter au-dessus du gravier. On a ainsi constitué la poche
d'essai.

Le déroulement d'un essai peut se faire suivant deux


méthodes :

- méthode dite à charge variable : une fois la poche d'essai


réalisée, on remplit d'eau jusqu'au bord du tubage, et on chrono-
mètre la descente, en notant différentes hauteurs d'eau à diffé-
rents moments, ceci jusqu'à stabilisation du niveau d'eau dans le
tubage.

- méthode dite à charge constante : on fixe une hauteur d'eau


dans le tubage, et on maintient cette hauteur en rajoutant pro-
gressivement de l'eau avec un récipient calibré. On mesure, pour
différents temps, le volume d'eau rajouté.

Pour chaque essai, (donc par poche d'essai), on fixe


ainsi trois hauteurs d'eau différentes, permettant d'obtenir
trois débits correspondants.

3.3 - Présentation des résultats et calcul de la perméa-


bilité

Dans le cas de la méthode à charge variable, la feuille


doit donner les hauteurs d'eau aux temps correspondants
(en général 10 valeurs hauteur d'eau - temps, répartis sur 30 m ) ,
le niveau piézométrique, la profondeur, la taille et le diamètre
de la poche d'essai.

Dans le cas de la méthode à charge constante, les mêmes


paramètres sont consignés sur la feuille d'essai, les hauteurs
d'eau étant remplacées par les volumes d'eau rajoutés (pour main-
tenir le niveau constant) aux temps correspondants.
3.3.1 - Calcul de la perméabilité k par la
méthode à charge variable

- à charge variable et en milieu saturé, en partant de la loi de


Darcy :

vitesse = k x gradient

on démontre que l'échange d'eau qui se fait par une poche d'un
forage est régi par une loi de type :

Q = - S dz = K z C
dt

avec
Q : débit mesuré = volume écoulé / temps en m3/s
= S x z / t
S : superficie de la section du tube où l'on mesure
dz/dt

C : coefficient de poche

z : hauteur d'eau écoulée dans le terrain, mesurée à


l'aide d'une sonde ou d'un décamètre.

La résolution de cette équation est du type

t = - 2.3 S . loq 10 z
K x C H

avec H : hauteur de charge.

On trace donc, sur papier simi-log, t fonction de


o 3/H, et on déduit k de la pente de la droite tracée :
- 2.3 S
K . C

Le coefficient de poche est évalué à l'aide d'un graphe


donnant Co/D en fonction des L/D, L et D étant la longueur et le
diamètre de la poche.

- à charge variable et en milieu non saturé.

On se ramène à une solution approchée en prenant l'hy-


pothèse d'un milieu saturé. Les calculs sont alors ceux décrits
ci-dessous.
3.3.2 - Calcul de la perméabilité k par la
méthode à charge constante

à charge constante et en milieu saturé

On calcule le débit moyen injecté (volume total injecté


pendant un temp dt). Pour plus de précisions, on peut tracer la
droite V (volumes injectés) fonction de t. La pente de cette
droite donne le débit moyen d'injection. En régime permanent, la
formule utilisée pour calculer la perméabilité k est :

avec H : hauteur de charge

C : coefficient de poche évalué à l'aide du


graphe Co/D = f (L/D).

- à charge constante et en milieu non saturé :

Le principe de calcul de la perméabilité k a comme hy-


pothèse un milieu indéfini et homogène. La formule est la suivan-
te :

Q = a H + b S 100 avec L/D < 100


n KF L

- a, b : sont des paramètres de calcul estimés à l'aide d'un


graphe en fonction de L/D
- les autres variables ont déjà été définies.

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