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EPIGRAPHE

Une pandémie aussi dévastatrice que soit-


elle à un seuil, on préfère l’adopté plus tôt
que faire face aux conditions de vie. Car
Dieu a créé la vie et l’homme a créé
l’argent et les conditions de vie. Le
poussant ainsi à s’adapté chaque jour à ces
conditions.

H’arly’s MTK
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DEDICACE

Je dédie ce travail de fin d’étude, preuve de ma détermination


inébranlable et de la piste balisée à tous ceux et toutes celles qui
voudront emboiter le pas dans l’une ou l’autre forme da la
problématique liée à ce sujet ou à des sujets similaires.
Je pense précisément à la communauté scientifique et estudiantine en
sciences économiques et de gestions de notre cher beau pays, la
république démocratique du Congo et de notre continent d’Afrique.
A tous les ménages qui ont été victime des dispositions adopté par le
décideur public pour lutter contre la covid19 ;
Au bon Dieu per céleste ;
À vous nos parents MONGA NTANDA DIEUDONNE et WAIVA
NYOTA GERMAINE ;
A vous nos frères et sœurs : Emile MONGA, Achil KEJ, Delphin
BANZE, pontien TSHIJIK, Augustin KASONGO et ma sœur Divine
ESTHER ;
A toute nos connaissances et vous qui nous soutenez et m’aimez d’un
amour inconditionnel, je ne cite pas vos noms de peur de me tromper.
Je vous dédie également ce travail.
P a g e | III

MONGA NTANDA ARLI

REMERCIEMENT

Aucun travail ne s'accomplit dans la solitude, dit-on souvent. Celui que nous avons l’insigne
honneur de présenter ce jour, et qui couronne la fin de nos études en sciences économiques et de
gestions, option gestion financière, est non seulement, le fruit de nos propres efforts, mais la
résultante de bien d’autres concours des personnes, qui ont estimé nécessaire de se montrer utile à
nous, et qu’il nous semble opportun en ce jour, de s’acquitter de l’auguste devoir de gratitude à
leur égard.

De prime abord, nous remercions DIEU tout puissant, lui le divin maitre, qui par la science il a
voulu que nous puissions le connaitre et par sa miséricorde, nous a associer à son œuvre de
création. Que l’honneur et la gloire lui soit rendus.

Nos remerciements s’adressent à l’égard du Professeur MWANIA WA KOSIA JOSE, qui en


dépit de ses multiples occupation et obligations quotidiennes a accepté la direction de ce travail
avec vivacité. Sa rigueur, ces remarques et conseils été d'un apport indispensable et inestimable.
Nous ne trouvons pas de termes qui conviennent pour exprimer nos vifs remerciements, et aucune
phrase ne pourra compenser votre temps consacré à ce travail. Mais toute fois recevez nos
sincères remerciements en signe de gratitude.

Nos remerciements le plus affectifs s’adresse à notre père MONGA NTANDA Dieudonné, la
grandeur de ton cœur dépasse l’expression de notre reconnaissance, ton soutien toujours proche de
nous, ton amour et ton encadrement nous ont permis de grandir et de devenir responsable. Nos
sentiments d’amour s’adressent à toi notre mère WAIVA NYOTA Germaine pour nous avoir
conçus et portés au monde ; ton affection, ton attachement et tes prières à nous sont inoubliables.
Merci pour cette amour inconditionnelle que vous nous donné depuis notre conception jusqu’à
nos jours. Que le secours du bon et grand Dieu demeure dans vos vies à jamais.

A vous mes frères : Emile MONGA, Achil KEJ, Delphin BANZE, Pontien TSHIJIK, Augustin
KASONGO, et ma sœur Divine ESTHER, il y a un dicton qui dit les frères et sœurs on ne les
choisit pas on nous les impose, rassurer vous, même si on met laisser le large choix je n’aurais
jamais choisi mieux que vous. Vous été l’une de meilleur chose qui met soit arrivé dans ma vie.
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Cet avec cœur d’amour fraternel et main poser sur la poitrine que nous vous disons merci pour
tout.

A nos cousins, cousines, neveux, nièces : Arrichu ESTHER, Gina KATUMB, et les autres que
Dieu vous accorde la chance de persévérer et de devenir responsable dans la société.

Qu’il trouve ici nos centimes de remerciement et de gratitude aux personnes à valeur inestimable
dans notre vie : mon oncle augustin BIN MUT, ma tante Antoinette Mahone, la famille Kisumpa,
mon encadreur de jeune de lumière Thedy Malango, ma famille de jeunes des lumières, merci
pour vos aides diverses main qui touche un seul cœur.

A nos amis et connaissances, collègues et compagnons de lutte : Vachrist KARAJ, Blaise


Gaspard, Samy Kasama, Paul Kibali, Aristote Luhembwe, Samuel Kabwe, Jean Luc Kabeya,
Henry Monga, alex KISUMPA, Annas N’sana, Felicité Amisi, ken Ngoy, Leopold Mabele, alain
Mabela, gregoire kasama recever nos cincere remerciement.

A vous tous qui de près ou de loin avais participée d’une manière ou d’une autre à l’élaboration de
ce travail, vous qui nous avez facilité à surmonter toutes les embuches et à trouver certain moment
de nos études agréable. Nous vous prions de recevoir nos sentiments de remerciement pour votre
apport aussi grand que petits à nos yeux soit-il, à cet édifice.

MONGA NTANDA ARLI


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TABLE DE MATIERE

EPIGRAPHE...............................................................................................................................I

DEDICACE................................................................................................................................II

REMERCIEMENT...................................................................................................................III

TABLE DE MATIERE............................................................................................................IV

LISTE DES TABLEAUX........................................................................................................VI

FIGURE DES FIGURES........................................................................................................VII

LISTE DES ABREVIATION................................................................................................VIII

RESUME..................................................................................................................................IX

INTRODUCTION GENERALE................................................................................................1

II. REVUE DE LA LITTERATURE...................................................................................2

II.1. Revue de la littérature théorique.................................................................................2

II.2. Revue de la littérature empirique................................................................................4

III. PROBLEMATIQUE....................................................................................................7

IV. HYPOTHESE...............................................................................................................8

V. OBJECTIF DE LA RECHERCHE................................................................................10

A) Objectif général...........................................................................................................10

B) Objectif spécifiques.....................................................................................................10

V. METHODOLOGIE........................................................................................................11

A) Méthodes de la recherche.......................................................................................11

B) Technique de la recherche......................................................................................12

VI. CHOIX ET INTERET DU SUJET............................................................................14

A) Choix du sujet..............................................................................................................14

B) Intérêt du sujet..............................................................................................................14

VII. LA DELIMITATION DU SUJET.............................................................................15

A) Dans le temps..........................................................................................................15
P a g e | VI

B) Dans l’espace..........................................................................................................16

VIII. SUBDIVISION DU TRAVAIL.................................................................................16

CHAP I. CADRE CONCEPTUEL ET PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE..........17

SECTION I. CADRE CONCEPTUEL.................................................................................17

I. Les concepts des bases..................................................................................................17

II. Les concepts connexes ou lies......................................................................................24

SECTION II. GENERALITE SUR LA PAUVRETE ET LE CHOMAGE EN RDC..........29

I. Bref aperçu sur la situation économique et financière récente de la RDC....................29

II. Généralité sur la pauvreté en RDC...............................................................................32

III. Généralité sur le chômage en RDC.............................................................................35

IV. L’emploi en RDC.......................................................................................................36

SECTION III. PRESENTATION DU CHAMP D’INVESTIGATION...............................40

III.1. Présentation de la commune Kampemba.................................................................40

III.2. Aperçus historique et délimitation territoriale.........................................................40

III.3. Données géographiques et démographiques............................................................41

CONCLUSION PARTIELLE..........................................................................................43

CHAPITRE II : CADRE THEORIQUE DE LA RECHERCHE PAR APPORT AU


PHENOMENE D’ETUDE........................................................................................................44

SECTION I. THEORIE DU REVENU PERMANENT.......................................................44

I. Notion et généralité.......................................................................................................44

II. Autres approches sur le revenus et la consommation..................................................47

SECTION II. THEORIE DU CYCLE DE VIE....................................................................50

I. Généralité......................................................................................................................50

II. Différents modèles de cycle de vie..............................................................................52

SECTION III.THEORIE DU BIEN ETRE SOCIAL...........................................................53

I. Généralité.......................................................................................................................53

Ii. Le développement de la réflexion sur la définition du bien-être et sa mesure.............55


P a g e | VII

III. La fonction de bien-être social....................................................................................55

IV. Les deux théorèmes de l’économie du bien-être : de l’équilibre concurrentiel et a


l’optimum de Pareto..........................................................................................................58

CONCLUSION PARTIELLE..........................................................................................60

CHAPITRE III. TRAITEMENT DES DONNEES ET DISCUTION DE RESULTAT..........61

SECTION I : TRAITEMENT DES DONNEES..................................................................61

I. Présentation des données...............................................................................................61

II. Analyse des données....................................................................................................67

SECTION 2 : INTERPRETAION ET DISCUTION DES RESULTATS...........................78

I. Interprétation de résultat................................................................................................78

II. Rapprochement avec l’hypothèse.................................................................................81

III. Discutions de nos résultats..........................................................................................82

CONCLUSION PARTIELLE..........................................................................................85

IV. Proposition des solutions............................................................................................87

CONCLUSION GENRALE.....................................................................................................89

BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................91
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LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: les variables et leurs unités des mesures.........................................................................66


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FIGURE DES FIGURES

Figure 1: model théorique explicatif.........................................................................................10


Figure 2: courbe du revenu permanent.....................................................................................47
Figure 3: courbe de cycle de vie...............................................................................................51
Figure 4: tranche d’Age du chef de ménage.............................................................................67
Figure 5:genre du chef de ménage............................................................................................68
Figure 6: niveau de scolarisation du chef de menage.......................................................................68
Figure 7:taille du ménage......................................................................................................................69
Figure 8: statut social.............................................................................................................................69
Figure 9: source principal de revenu pour le ménage......................................................................70
Figure 10: domaine d'activité...............................................................................................................71
Figure 11: autres sources de revenu....................................................................................................71
Figure 12:impact de la covid-19..........................................................................................................72
Figure 13: variation de revenu.............................................................................................................72
Figure 14: variation positive du revenu de ménage..........................................................................73
Figure 15: variation négative du revenu des ménages.....................................................................73
Figure 16: part du revenu alloué à la consommation.......................................................................74
Figure 17:variation de la consommation............................................................................................75
Figure 18: comportement adopté par le ménage...............................................................................76
Figure 19: aide reçus du gouvernement..............................................................................................77
Figure 20: suffisance d'aide reçus........................................................................................................77
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LISTE DES ABREVIATION

 COVID-19 : Corona virus découvert en 2019 (SRAS-COV)


 RDC : République démocratique du Congo
 OMS : organisation mondiale de la santé
 BCC: Banque central du Congo
 BAD: Banque africaine de développement
 FMI: Fond monétaire international
 PIB: Produit intérieur brut
 CDF : Congo démocratique franc
 DGRAD: Direction générale de recette administrative judiciaire domaniale et de
participation
 OMD: objectif du millénaire pour le développement
 EMPA: exploitation minière petit artisanale
 PME: petit et moyenne entreprise
 UM: unite monétaire
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RESUME

La pandémie à coronavirus est l’une des pandémies qui a fait rage dans le 21 siècle. Elle a
affecté l’ensemble des secteurs dans le monde en général et en République Démocratique du
Congo (RDC) en particulier. Par conséquent, nous nous sommes proposés de mener une étude
de l’impact de cette pandémie sur les conditions socio-économiques des ménages Lushois.

Dans l’objectif de ressortir les facteurs qui expliquent les effets de la crise sanitaire sur le
social et l’économie de ménage à travers l’identification des branches des activités des
ménages les plus toucher ou affecter mais aussi en ressortissant les conséquences de cette
pandémie sur le revenu et la consommation de ménage.

En se basant sur l’hypothèse selon laquelle c’est à travers la perte d’emploi pour certain et la
diminution des heures qui s’accompagne par une baisse de salaire pour d’autre justifierait la
baisse de revenus et la diminution de la consommation de ménages sont les effets et/ou
conséquences socio-économique les plus constaté à travers cette crise. Ainsi, partant de cette
hypothèse, diverses méthodes ont été utilisé. Il s’agit entre autres de : la méthode inductive ;
la méthode analytique, la méthode de sondage, la méthode comparative et la technique
documentaire, la technique d’enquête par questionnaire, la technique d’entretien ainsi que la
technique d’observation.

Par conséquent, au terme de notre étude, nous sommes arrivés aux résultats selon lesquels :

21,28% de ménages perçoivent leur revenu dans le secteur ou branche de l’éducation. Que le
domaine privé embauche 63% des ménages ; Il s’avère que 21,88% de ménages n’ont pas
d’autres sources de revenu à part leur source principale. Cependant 87% des ménages ont été
impacté par la covid-19 à travers les dispositifs adoptés ; les ménages ont en majorité soit à
75,38% constaté une diminution de leurs revenus qui à impacter leur pouvoir d’achat.
Cependant, 31,452% des ménages qui ont subi une diminution de leurs revenus pendant cette
période était dut à la réduction des heures de travail qui s’accompagne aussi par la réduction
de salaire. 28,226% des ménages ont perdu leur emploi et d’autre envoyé en congé technique
à cause de le covid-19 et ceci a occasionné une chute ou diminution voire même sensible des
revenus des ménages ; 28,57% des ménages allouaient 100% de leurs revenus à la
consommation ont avant cette pandémie. Les ménages ont en majorité constaté une
diminution de la consommation (le panier de la ménagère) soit 71,05% qui sont une variation
négative. Cependant, 55,62% de ménages ont dû acheter ou consommer des quantités
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inférieures que d’habitude pendant cette période de crise sanitaire. L’interventionnisme de


l’état, dans l’accompagnement des diffèrent ménages pendant la période du confinement.
60,79% de ménages n’ont reçue aucune aide de la part du gouvernement. En effet, 49,3% des
ménages trouve les mesures d’accompagnement non suffisante par apport à ce que les
organismes internationaux ont fournis pour accompagner chaque pays touché.

Ainsi, eu égard aux résultats trouvés, nous pouvons dire que notre hypothèse est confirmée et
les objectifs assignés sont atteints. Cependant, le résultat trouvé converge avec celui de Kibala
kuma et ceux de Therèse felicité Azeing, et par ricochet il diverge avec ceux de Congo
challenge.

Mots-clés : covid-19 ; condition socio-économique ; ménage


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INTRODUCTION GENERALE

I. CONTEXTE DE L’ETUDE

La pandémie à coronavirus est l’une des pandémies qui a fait rage dans le 21 siècle. Elle a
affecté l’ensemble des secteurs dans le monde en général et en RDC en particulier.

La RDC était déjà dans une situation économique précaire lorsque la pandémie à coronavirus
a frappé le pays en mars 2020, laissant derrière elle une économie encore plus dévastée.1

En effet, depuis le déclenchement de la grave crise sanitaire qui sévit dans le monde entier et
en RDC en particulier, bientôt deux ans commencé en Chine en décembre et arrivée en
Afrique en février 2020, la sphère économique et sociale, ainsi que l’univers des entreprises
publiques et privées sont plus que jamais bouleversée « ceci se traduit par la variation du
panier de la ménagère, le baisse des revenus des ménages, diminution du pouvoir d’achat,
diminution de la productivité dans les entreprises qui ont impacté directement sur le social de
la population en terme des conditions de vie et qualité de vie donc le bien être
socioéconomique »pour au moins deux raisons : il s’agit d’un évènement imprévu et ses
conséquences sur l’économie qui sont majeures.2

Cependant, la période allant de mars 2020 à mars 2021 est une période de turbulence
économique dans le Haut Katanga et dans la ville de Lubumbashi en particulier, à travers
l’état d’urgence (confinement) décrété par les autorités du pays qui se traduit en une crise
dans un contexte de vulnérabilité et de fragilité socioéconomique. L’économie du pays ou la
macro économie en général et l’économie des ménages ont été déstabilisé. La crise sanitaire
s’est transformée en un choc pour l’économie et le marché du travail, affectant non seulement
l’offre (production de biens et services) mais aussi la demande (consommation et
investissement).

Pendant cette période beaucoup de ménages ont vu leurs revenus revus à la baisse et
consommation diminuer sensiblement, leur projet tombé à l’eau, en gros les conditions de vie
détériorer, à traves les techniques que certains agents économiques (gouvernement et
1
Jean-Pierre Okenda (2020) : RDC : évaluation initiale de l’impact de la pandémie sur le secteur extractif et sur
la gouvernance des ressources p 1
2
Moungou Mbenda S. et Ondoua Biwolé V. (2020) : Epidémiologie de l’économie et confinement de
l’organisation covid-19 (Éd. sc.) p19
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entreprise) ont adopté pour faire face à cette pandémie et pour rester compétitive sur le
marché. Le système de : congé technique ; shift ; couvre-feu, confinement, sont les pratiques
qui ont été le plus observé, qui ont impacté négativement sur le revenu et la consommation
des ménages.

Vu ce qui précède, la question suivante a retenu notre particulière attention dans le présent
travail.

 Quels sont les facteurs explicatifs de l’impact socio-économique de la covid 19 ?

C’est ainsi que nous menons cette étude analytique et descriptive qui s’oriente dans les sens
de conditions socio-économiques des ménages face à la covid 19. En fin de ressortir, la
fréquence du secteur et/ou du domaine d’activité de l’économie Lushoise le plus toucher ainsi
que les conséquences de cette pandémie, dans le contexte de la crise sanitaire.

II. REVUE DE LA LITTERATURE

Pour Sem Mbimbi P et Cornet A (2018) : La revue de littérature comme son nom l’indique,
rapporte ce qui a été dit dans la littérature. Elle présente de différents concepts qui aident à la
compréhension du sujet, d’une manière plus approfondie. Elle n’est pas une énumération des
différents résultats obtenus par les autres chercheurs, mais une confrontation des différents
résultats des recherches menées par les auteurs dans des études antérieures. Elle rapporte les
études théoriques et empirique les plus pertinentes, les plus significatives concernant le sujet.
La revue de littérature peut montrer dans certains cas, l’évolution d’un courant de pensée,
d’une théorie, d’une méthode, etc.3

II.1. Revue de la littérature théorique

Pour Sem Mbimbi P et Cornet A (2018) (2018) : La théorie est l’ensemble d’idées logique et
cohérent qui explique les récurrences empiriques mises au jour par la recherche empirique. La
théorie est la réunion d’un ensemble de connaissances concernant un phénomène donné et un
corps explicatifs global et synthétique. Il s’agit d’une construction intellectuelle cohérente
capable de rendre compte de la réalité observée dans un certain domaine. Une théorie peut
comprendre plusieurs hypothèses qui peuvent être vérifiées ou pas. Et pour notre cas nous
allons voir les différentes théories en rapport avec les différents thèmes de notre travail.4

3
Pascal Sem Mbimbi et Anie Cornet : méthodologie de recherche en sciences économiques et de gestion 2018.
4
idem
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Les conditions socioéconomiques ont été dès l'origine, au cœur de la pensée économique.
Pour plusieurs auteurs et leur courant, théorie ou écoles.

 La théorie du revenu permanent

Cette théorie vient des analyses de Milton Friedman (1957), la théorie énonce que les choix
effectués par les consommateurs sont dictés non pas par leur revenu effectif actuel, mais par
leur estimation de revenu à long terme qui intègre les revenus passés, présents et à venir. Par
la même occasion, Friedman introduit en économie la notion de revenu et consommation
permanente. Selon Milton, le revenu d'un individu comprend deux composantes : Le revenu
permanent qui est à l'origine de comportement de consommation et représente le montant
qu'une personne pourrait consommer sans diminuer sa richesse. Et le revenu transitoire qui est
l'écart entre le revenu mesuré (c'est-à-dire celui que le consommateur a pu disposer au cours
d'une période) et le revenu permanent.5

En bref, l'idée de revenu permanent tel que présentée par Friedman, repose sur les
comportements des agents à propos de leurs revenus. En effet, les agents ont un
comportement des dépenses en biens de consommation de leur revenu permanent, mais non
de leur revenu total et existe une relation stable entre le revenu permanent et une partie de la
consommation, mais il n'existe pas de relation stable entre la totalité de la consommation et la
totalité de revenu parce qu'il y a l’irrégularité quant à l'affectation du revenu transitoire pour
une partie constante de la consommation

 La théorie du bien-être social

Il s'agit du principe de Pareto (1908), principe central en économie du bien-être, selon lequel
la fonction de bien-être social est « croissante en chacun de ses arguments » ; autrement dit
dès lors qu'une politique bénéficie à tous les membres de la société, elle définit une situation «
meilleure » et donc préférée sur le sur le plan social.6

En effet, pour le fondement welfaristes du choix social en économie, La première propriété du


choix social en économie tient dans ses fondements individualistes : une politique est évaluée
uniquement à partir de ses effets sur le bien-être des membres de la société. Le critère de
choix social est construit à partir de la liste des indices individuels de bien-être. Cette

5
Milton Friedman A theory of the consumption function 1957
6
Pareto (1908) Op cite consulter le 05 avril 2021 vers 21 heure
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propriété est quelquefois qualifiée de non-paternalisme pour rappeler que le décideur social ne
manifeste pas de préférence spécifique entre les différentes options de répartition possibles ;
lorsque tous les membres de la société sont indifférents entre deux politiques (parce qu'ils y
bénéficient d'un bien-être identique), celles-ci sont jugées équivalentes du point de vue du
choix social. 7

 Théorie du cycle de vie

La théorie du cycle de vie au sens de Franco Modigliani (1963), se réfère au comportement


d’épargne des ménages, à la répartition du revenu disponible entre consommation et épargne.
Cette théorie explique qu’un ménage épargne pour maintenir son niveau de consommation
tout au long de la vie. Comme le passage en retraite constitue – généralement – une
diminution de revenus, les ménages vont à ce moment-là puiser dans leur épargne. Si bien que
l’épargne et le patrimoine constitués ont vocation à être consommés en fin de cycle.8

Donc, La théorie du cycle de vie se situe, comme la théorie du revenu permanent pour
Modigliani-Brumberg [1954], dans la tradition néoclassique de l'affectation inter temporelle
des revenus. Elle se réfère donc également à la rationalité du consommateur, qui adopte un
comportement prospectif d'optimisation. Néanmoins, l'approche est ici plus directement
macroéconomique : au niveau agrégé, la théorie du cycle de vie affirme que le taux d'épargne
moyen des ménages dépend avant tout des variables démographiques.9

II.2. Revue de la littérature empirique

Elle est entendue d’âpres Bellanger B (1895), comme étant une in extenso des ouvrages des
chercheurs précédents. Cette lecture permet de pénétrer leurs pensées, d’apprécier les
difficultés qu’ils ont rencontré et les moyens qu’ils ont utilisés pour le surmonter, de saisir
l’originalité de leur contribution et les lacunes qu’une recherche devra combler.10

C’est évident, pour dire que le champ d’investigation que nous nous sommes proposés
d’exploiter n’est pas nouveau par conséquent beaucoup d’autre chercheurs, l’ont bien abordé
avant nous, chacun se basant sur la spécificité de son étude.

7
Welfaristes Op cite consulter le 05 avril 2021 vers 21 heure
8
Franco Modigliani 1963 Op cite consulter le 05 avril 2021 vers 21 heure
9
Modigliani-Brumberg 1954 Op cite consulter le 05 avril 2021 vers 21 heure
10
Op Cite Oc Wik P 92 (1895)
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Il est pour nous difficile, voire impossible de dresser un inventaire exhaustif des travaux qui
ont porté sur différents thèmes de ce sujet dans l’un ou l’autre aspect de sa problématique.
Ainsi, nous nous sommes servis de quelques travaux en particulier celui de :

a. Kibala Kuma J (2020)

Dans une étude menée sur : « l’économie mondiale face à la pandémie de la covid-19 : état
des lieux, analyses et perspectives » dans son travail, il a mené une étude descriptive et
prospective. En mettant l’accent sur la Nature du choc de la covid-19 du point de vue
économique. Il stipule dans son article en relevant la situation économique mondial et de la
RDC avant covid19 et après covid 19, que la RDC avant covid était classée parmi les pays
vulnérables car il est fortement dépendant de l’extérieur et pendant la période covid la
vulnérabilité va s’accentuer.

Il ajoute en disant, la pandémie de la Covid-19, qui au départ était une crise sanitaire
occasionnant des pertes en vies humaines, s’est traduite avec le temps par une crise d’ordre
économique à la suite des différentes mesures prises par les autorités politiques pour en
limiter la propagation. L’économie mondiale fait face dorénavant à un choc économique dont
la nature devrait être analysée, si l’on espère trouver des mesures appropriées. Cette entraine
des chocs sur la demande (baisse de la consommation suite aux mesures de distanciation et
confinement de la population) et sur l’offre (perturbation de la chaine de production à
l’échelle internationale au départ de la chine, cette dernière étant l’un des principaux
fournisseurs mondiaux), et entraine des spéculations sur les marchés financiers.

Il conclue sont travail en donnant quelques recommandations au gouvernement congolais tel


que : éviter à tout prix des politiques d’austérité qui vont contracter l’investissement, l’activité
économique et l’emploi. Il faudra donc des politiques d’incitations de la demande : appuis aux
salariés dans les secteurs stratégiques comme l’éducation aussi bien dans les écoles publiques
que privées, le secteur informel, appui aux petits métiers, etc. Mais aussi diversifier
l’économie et réajuster la politique économique (promotion de la production intérieure) :
produire ce qu’on consomme et consommer ce qu’on produit. Développer certaines filières
stratégiques pour lesquelles, un avantage comparatif est évident et un intérêt politique et
géostratégique s’impose pour (1) d’abord accélérer son processus d’émergence, (2) ensuite,
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augmenter sa résilience et réduire ses coûts de transaction et optimiser les flux de production,
donc accroitre sa compétitivité au niveau aussi bien régional que mondial.11

b. Thérèse Félicitée Azeng (2020)

Dans son travail portant sur : « le risque sanitaire et rationalité des agents économiques : cas
de la covid-19 », l’auteur traite la perception et du comportement des agents économiques en
situation de risque sanitaire. Dans l’objectif de montrer que dans une telle situation
multirisques la perception individuelle du risque sanitaire est multidimensionnelle. Pour elle,
Il est méthodologiquement ancré dans les théories pluridisciplinaires du comportement
individuel. Face au risque qu’ils perçoivent diversement, le comportement des agents
économiques dépend de différents autres facteurs.

Les agents économiques pourraient développer des biais comportementaux justifiés par un
arbitrage entre les risques sanitaires et les risques concurrents avec lesquels ils coexistent,
notamment les risques économiques. La gestion du risque économique pourrait ainsi prendre
le dessus sur celle du risque sanitaire, la priorité étant de subvenir aux besoins immédiats. Ils
concluent son article en disant que les crises sanitaires sont caractérisées par une forte
incertitude à la fois sur leur ampleur et sur leurs conséquences, mais aussi sur la réaction du
public face au risque sanitaire. La particularité de la Covid-19 c’est qu’elle impose aux agents
économiques un choix entre plusieurs risques qui coexistent simultanément. Cet article a
analysé la modification du comportement des agents économiques qui en résulte, selon une
approche pluridisciplinaire convoquant différentes théories. 12

c. Congo challenge (2020)

Congo challenge a mené sur : « l’impacts sanitaires et socio-économiques de la covid – 19 »,


dans l’objectif d’évaluer les impacts globaux et sectoriels de la pandémie du Covid-19 sur
la société congolaise en passant par l’identification des mécanismes et des canaux de
transmission des effets de ce choc sanitaire en vue de permettre au pays de formuler un
programme multisectoriel d’urgence susceptible d’en atténuer les impacts sur les
conditions de vies des populations congolaises, en particulier des populations

11
Jonas Kibala Kuma (2020) dans une étude mené sur : « l’économie mondiale face à la pandémie de la covid-
19 : état des lieux, analyses et perspectives »
12
Thérèse Félicitée Azeng (2020) :  le risque sanitaire et rationalité des agents économiques : cas de la covid-19 
Page |7

vulnérables, des enfants, des jeunes et des femmes. S’agissant aussi d’appuyer le
processus de formulation dudit programme d’urgence avec son plan d’actions budgétisé.

A travers sa méthodologie basé sur la réalisation de la revue documentaire et l’organisation


des enquêtes par questionnaire, ils concluent en disant : Plusieurs facteurs de risque de large
propagation du Covid-19 sont existant en RDC quoique jusque-là, la situation demeure sous-
contrôle comparée à d’autres pays. Cet état de choses obscurcit les perspectives de
croissance. Par souci de solidarité nationale et pour inciter les provinces à poursuivre une
lutte volontariste, il sied d’encourager la poursuite des activités économiques dans les zones
non touchées pour suppléer aux déficits causés par la pandémie dans les zones touchées.

Cependant, les gouvernements provinciaux devront, tout en poursuivant les activités


économiques, faire appliquer toutes les mesures appropriées pour prévenir l’apparition ou la
propagation du Covid-19 dans leurs provinces respectives, à l’instar de la Chine pendant la
crise. Pour lui, dans le but de poursuivre la formalisation de l’économie l’Etat devrait
encourager les opérateurs économiques d’appartenir à une organisation patronale reconnue en
RDC en vue de lutter contre la fraude fiscale et endiguer le secteur informel qui constitue un
casse-tête pour le Gouvernement face à la pandémie du Covid-19. Mettre en place un
système de filet de sécurité sociale pour réduire l’impact de la pandémie sur les maillons les
plus vulnérables de la société.13

Notre étude diffère de celle de nos prédécesseurs (théoriques et empiriques) dans le sens que
la covid 19 qui constitué le socle de notre analyse, sera analyse pour prélever les effets socio-
économiques causé en ressortant la catégorie ou classe de ménage et le secteur d’activité des
ménages qui a était beaucoup plus touchée en se basant sur l’approche utilitariste et à travers
l’utilisation des deux éléments capitaux (le revenu et la consommation) comme indicateur du
bien-être. Mais également le champ d’investigation que nous nous sommes proposé d’étudier
et la méthodologie appliquée. A la différence des analyses illustrées par nos prédécesseurs
cités ci haut se focalisant sur un impact au niveau global donc de l’ensemble des ménages et
élément constitutif des conditions socio-économiques. Cet aspect déduit la démarcation
existante entre notre étude et celles de nos prédécesseurs présentés dans les lignes
précédentes.

13
Congo challenge (2020) : l’impacts sanitaires et socio-économiques de la covid – 19.
Page |8

III. PROBLEMATIQUE

Toute bonne recherche vise à répondre à une question précise. Le besoin de faire une
recherche, implique une problématique (une question qu’on se pose) sur un problème à
résoudre.

Pour M’bayo Musewa (2004), il définit la problématique comme étant « l’approche de la


perspective théorique que le chercheur décide d’adapter pour traiter le problème posé pour la
question de départ. La problématique serait une manière d’interroger les phénomènes sous
étude ». C’est elle qui donne au travail la structure et les idées générales qui inspireront
l’analyse.14

Quant à Kaut E. La problématique est définie comme étant l’ensemble de problème qui
permet au chercheur d’établir un questionnaire afin de trouver des éclaircissements sur un
problème quelconque.15

La problématique est pour nous une ou plusieurs questions qui s’articulent autour de l’objet
de la recherche et dont la solution sera donnée par des procédés scientifiques. Donc elle
constitue tous simplement l’ensemble des questions principales autour de laquelle gravitera
une étude.

Il est a souligné que malgré le contexte de la crise sanitaire pendant la période de turbulence
économique, une partie d’agent économique est ménage sont resté constant et indiffèrent par
apport à leur consommation, en majorité c’est les agents en capacité de financement, qui ont
pu traverser et resté constant à travers leur compte épargne. Mais aussi ceux du secteur public
qui recevaient l’assistance du gouvernement. Ces ménages étaient en partie épargnés des
effets dévastateurs de cette pandémie via les mesures prises par les décideurs politiques et
sociétés. Beaucoup des ménages était obligé des basculer en changeant provisoirement leur
secteur d’activité dans le seul but de survivre.

A cet effet, notre travail sera axé sur les questions suivantes :

 Quels sont les effets et/ou conséquences socio-économique constaté pendant cette
période de crise ?

14
M’bayo Musewa : L’art De Confectionner Un Travail Scientifique, 2004 P 37.
15
E. Kaut : Recherche Guidée, Ed Connaissance, Lubumbashi ; Unilu 1999 P6
Page |9

C’est dans la recherche des éléments des réponses à ces deux questions que notre étude
trouvera sa raison à être.

IV. HYPOTHESE

L’organisation d’une recherche autour d’hypothèse de travail constitue un moyen efficace de


la mener avec ordre et rigueur sans sacrifier pour autant l’esprit de découverte et de curiosité
fondée sur les phrases antérieures de la recherche.

L’hypothèse est définie de plusieurs manières par différents auteurs :

Pour M’bayo Laki (2004) : lui dit qu’il s’agit de supposition que le chercheur (étudiant)
présente pour approcher, comprendre le phénomène observé. Elles expliqueraient le pourquoi
de l’existence de cette chose. Il ajoute en définissant encore l’hypothèse comme une
proposition anticipant une relation entre deux termes qui selon le cas peuvent être des
concepts ou phénomènes. Elle est donc une proposition provisoire, une présomption, un
pressentiment qui exige à être vérifié.16

Pour Sem Mbimbi P et Cornet A (2018) : elle constitue les soubassements, les fondations
préliminaires de ce qui est à démontrer ou à vérifier sur terrain ; elle est en quelque sorte une
base avancée de ce que l’on cherche à prouver.17

De notre part, nous pensons que l’hypothèse est une réponse provisoire que le chercheur
donne aux questions qu’il s’est posé avant de descendre sur terrain.

Ce pour quoi dans les analyses de notre sujet, nous nous sommes décidés d’envisager
d’avance quelques hypothèses.

Dans notre cas nous pensons que :

 A travers la perte d’emploi pour certain et la diminution des heures qui


s’accompagne par une baisse de salaire pour d’autre justifierait la baisse de
revenus et la diminution de la consommation de ménages sont les effets et/ou
conséquences socio-économique les plus constaté à travers cette crise.

16
M’bayo M. Laki : L’art De Confectionner Un Travail Scientifique 2004 P 39.
17
Pascal Sem Mbimbi Et Annie Cornet : Cours De Méthodes De Recherche Scientifique En Sciences
Economiques Et De Gestion 2017-2018. P13
P a g e | 10

MODEL THEORIQUE EXPLICATIF

VARIABLES EXPLIQUES
Diminution du pouvoir
d’achat(revenu) CONDITIONS
Variation du panier de la SSSOCIO–
ménagère(consommation) ECONOMIQUES
DE MENAGES

COVID-19
etc.
(CRISE
Suspension des activités
SANITAIRE)
Système shift
Licenciement
Conge technique
EXPLICATIVES
VARIABLES

Figure 1: model théorique explicatif

Comme nous pouvons le voir dans cette figure 1, les mesures prisent par le décideur public
par apport à la covid-19 sont les déclencheurs des différentes variables explicatives qui
impacteraient sur les variables expliquées qui traduisent les conditions socio-économiques des
ménages. Il existerait un rapport entre les dispositions prisent par l’état et les conditions de
vie de manages ce qui traduirait par ricochet la relation entre les variables explicative et
variable expliquées.

V. OBJECTIF DE LA RECHERCHE

Toute étude qui se veut scientifique doit suivre certaines normes rationnelles pour atteindre
son objectif. Cependant, pour la réalisation de ce présent travail, nous nous sommes fixés un
certain nombre d’objectifs à atteindre, dont l’objectif général et quelques objectifs
spécifiques.

V.1. Objectif général

Nous menons cette étude analytique et descriptive de notre sujet de travail dans l’Objectif
général de déterminer les facteurs qui explique les effets de la crise sanitaire sur le social et
l’économie de ménage.
P a g e | 11

V.2. Objectif spécifiques

 Identifier les branches des activités des ménages le plus toucher ou affecter

 Ressortir les conséquences de cette pandémie sur le revenu et la consommation de


ménage

VI. METHODOLOGIE

Tout travail scientifique doit emprunter un cheminement méthodologique pour atteindre le but
de manière non seulement efficace aussi efficiente. Et aucun chercheur ne peut aborder un
sujet de recherche au hasard.

Pour arriver à atteindre notre objectif, l’usage d’une méthodologie nous a été très
indispensable car c’est elle qui nous a permis de recueillir les informations et nous fournir les
outils de traitement et d’analyse des données afin de vérifier nos hypothèses sus formulées.

C’est un ainsi, nous présenterons ici les méthodes et techniques que nous avons utilisés au
cours de notre démarche scientifique.

VI.1. Méthodes de la recherche

Selon la procédure d’élaboration d’un travail scientifique, nécessite l’utilisation de la méthode


pour bien toucher de loin un projectile de la finalité voulue.

Robert Piton et Madeleine Grawitz : les méthodes constituent l’ensemble des opérations
intellectuelles, utilisé par le chercheur dans une discipline précise pour atteindre la vérité
qu’elle poursuit, la démontrés et la vérifié.18

Nous disons que la méthode est le chemin qu’emprunte l’esprit d’un chercheur pour atteindre
la connaissance ou pour démontrer une vérité dans le domaine scientifique.

La vérification de nos hypothèses de recherche va porter sur les ménages se trouvant dans la
ville de Lubumbashi, précisément ceux de la commune Kamalondo. Pour arriver à cette fin,
certains outils nous ont semblé incontournables pour ce qui concerne la collecte et l’analyse
des données.

18
Robert Piton Et Madeleine Grawitz Grawitz ; Méthode Des Sciences Sociale) Paris, Ed, Dalloz 1971, P.
18.
P a g e | 12

C’est ainsi, dans notre travail, nous avons fait recourt à : la méthode inductive, la méthode
analytique et la méthode de sondage, méthode descriptive, méthode d’observation.

Pour Sem Mbimbi P et Cornet A (2018)19 :

 La méthode inductive : est Celle qui consiste à la formulation d’idée qui se fait sur
des éléments particuliers d’information factuelle en vue de l’élaboration de principes
plus large et plus généraux.

Elle nous a permis à tirer une conclusion générale en se basant sur les données
récoltées qui constitue notre taille de l’échantillon, au niveau de ménages dans la
ville de Lubumbashi qui est notre champ empirique.

 La méthode analytique : C'est une méthode qui consiste à analyser les données
quantifiables.

Elle nous a permis à analyser et expliquer les différentes informations récoltées


auprès de la population cible ou données recueillies sur terrain en utilisant
principalement l’approche statistique descriptive.

 La méthode de sondage : c’est une méthode statistique visant à évaluer les


proportions des différentes caractéristiques d’une population à partir de l’étude d’une
partie seulement de cette population appelée échantillon.20

Cette méthode nous a été utile dans la détermination de notre échantillon d’étude afin
que les données récoltées puissent refléter l’image de la population mère.

 La méthode comparative : c’est une démarche cognitive par laquelle on s’efforce à


comprendre un phénomène par la confrontation des situations différentes.

Elle nous a permis dans l’analyse de nos résultats plus précisément dans la discussion
en confortant nos résultats par apport a ceux de nos prédécesseurs et nos hypothèses
etc.

19
Sem Et Anie, Methode De Recherche En Science Economique Est De Gestion 2018
20
Google : Wikipédia consulté le jeudi 10 juin 20121 à 19 heure 30 minutes
P a g e | 13

VI.2. Technique de la recherche

La méthode doit tailler un programme qu’elle ne peut réaliser que par l’utilisation de certains
procédés opératoires appelés technique et en plus pour avoir les informations sur terrain
autour d’un sujet d’étude, le chercheur doit se servir des outils ou instruments que l’on appelle
scientifiquement des techniques. Elles permettent de rassembler les données originales ou de
seconde main sur un thème donné. Ces données se retrouvent soit dans la population soit dans
les livres etc.

Les techniques sont, pour Bindungwa Marcous, « des procédés ou des moyens pratiques
pouvant aider à concrétiser les principes fixés par la méthode (…) … elles permettent la
collecte des informations ».21

Et de son côté, Madeleine Grawitz : pense que les techniques » sont de procédés opératoires
Rigoureux bien définis, transmissibles, susceptibles d’être appliqués à nouveau dans les
mêmes Conditions, adaptés au genre de problèmes et des phénomènes en cause »22

Nous retenons que les techniques sont des outils à la disposition des méthodes.

La population d’étude étant trop éparpillée sur toute la commune de La Kamalondo, le recours
à certaines techniques appropriées pour une récolte réussie des données et une bonne
compréhension du phénomène sous étude.,

Dans le cadre de ce travail, parmi tant d’autres techniques appliquées en gestion nous avons
fait recours aux techniques ci-après :

 Technique documentaire : Pour bien appréhender notre thématique, l’usage de


l’observation documentaire (la consultation et/ou exploitation des différents
documents (livres, articles publié et autres documents scientifiques) pour la rédaction
de notre travail.)23 nous a été très utile dans la mesure où nous avons lu différents
travaux scientifiques corroborant avec notre travail, ce qui nous a permis de desceller
ce qui a déjà a été dit pour arriver à mieux maitriser notre thématique afin d’éviter les
redits.

21
Marcous Bindungwa, Op.Cit. P. 352.
22
Robert Piton Et Madeleine Grawitz Grawitz ; Méthode Des Sciences Sociale) Paris, Ed, Dalloz 1971, P.
23
Sem P. ET Cornie A., 2018
P a g e | 14

Outre cela, cette technique nous a été très utile au point où, elle nous a servi dans la
consultation de différents rapports de la BCC (Banque Centrale du Congo) et
diffèrent organismes internationaux lesquels rapports nous ont permis de nous
familiariser avec notre thématique.

 Techniques d’enquête par questionnaire : Le recours à cette technique a été motivé


par le niveau de sensibilité de certaines questions à poser à notre cible vis-à-vis de
son niveau d’instruction et de la pertinence des informations recherchées.

 Techniques d’entretien : Cette technique nous a permis à comprendre les raisons


avancées par les agents économiques de la ville de Lubumbashi sur les conséquences
de la pandémie aux condition socio-économique, mais également avoir leur avis sur
les dispositions adopter par le décideur public. C’est ainsi, l’usage d’un entretien
individuel semi-directif a été privilégié parmi tant d’autres.

 Technique d’observation : Cette technique nous a permis dans l’observation du


phénomène, mais aussi dans la récolté des donné en effectuent une descente sur
terrain en fin d’être en contact avec les ménages.

VII. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Aucun chercheur ne peut aborder un sujet de recherche au hasard. Un choix de sujet et


l’intérêt que représente le sujet pour le chercheur sont conditionnés par plusieurs facteurs
entre autres l’enseignement reçus pendant les études, l’éducation reçue dans la famille, les
motivations personnelles, le degré d’avancement de la discipline dont relevé l’étude menée

VII.1. Choix du sujet

Choisir un sujet de recherche, c’est choisir un champ de recherche à exploiter. Inutile donc de
crisper sur des thèmes généreux ; il faudrait d’emblée prendre en considération le domaine
d’étude auquel on appartient.

L'étude de la covid 19 sur le plan économique et des conditions social et économique, ont
donnaient lieu depuis un certain temps à des enquêtes sur les conditions de vie des ménages et
le revenu de la population en termes de pouvoir d’achat. Prenant appui sur les ménages
Lushois, nous voudrions identifier et décrire l’impact qu’a la covid 19 sur les manges en
termes de condition de vie et bien être socio-économique dans le contexte de la crise sanitaire.
P a g e | 15

VII.2. Intérêt du sujet

La conception d’un sujet n’est pas un fait du hasard, c’est une conséquence logique du fait
social qui suscite notre curiosité et nécessite un phénomène approfondi. L’intérêt du sujet
sera appréhendé à trois niveaux :

 L’intérêt scientifique.

 L’intérêt sociétal.

 L’intérêt personnel.

A. L’INTERET SCIENTIFIQUE

Nous ne prétendons pas être les meilleurs dans cette réflexion. Néanmoins nous voulons que
ce travail soit un tremplin et même un reflet pour d’autres chercheurs qui déciderons
d’aborder un sujet qui cadrera de loin ou de près avec nos préoccupations dans cette étude
menée.

B. L’INTERET SOCIETAL

Notre travail se veut donc être une contribution sociale dans le sens qu’il donnera une
clarification au décideur public de saisir la fréquence et le secteur le plus touché par cette
pandémie en fin de trouver comment y palier et aux différents ménages nous osons croire que
la conclusion et les différentes analyses qui ressortirons de ce travail leur permettra
d’envisager des stratégies pour faire face à cette pandémie.

C. L’INTERET PERSONNEL

La recherche que nous menons sur « l’impact de la covid 19 sur les conditions socio-
économiques des ménages Lushois », est un enrichissement supplémentaire du bagage
intellectuel que nous avons d’une part, et d’autre part elle nous ouvre d’autres horizons des
connaissances.

VIII. LA DELIMITATION DU SUJET

Dans un travail scientifique, la délimitation spatio-temporelle du sujet est d’une importance


capitale, et notre travail ne fera pas exception à cette règle.
P a g e | 16

Néanmoins nous venons d’utiliser la délimitation de notre travail scientifique en deux


catégories :

 Dans le temps ;
 Dans l’espace.

A. Dans le temps

Délimiter temporellement un sujet, c’est cerner les concours de celui-ci afin de déterminer ses
limites dans le temps précis.

C’est ainsi que nous avons circoncit ce travail sur une période de 12 mois, allant de mars 2020
à mars 2021. Ce choix temporel est fait pour des raisons pratiques, car ceci est la période
pendant laquelle le phénomène a été observé et a pris beaucoup d’ampleur.

B. Dans l’espace

Les faits relatés dans ledit travail ont été essentiellement observés auprès des ménages sur
l’étendus de la ville de Lubumbashi commune Kamalondo, qui est notre champ
d’investigation, pour analyser les effets de la covid 19 sur les conditions socio-économiques
des ménages. Ce choix empirique est justifié par la simple raison que c’est dans ladite
commune où nous observons plusieurs classes sociales et catégories de ménages.

IX. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Outre l’introduction et la conclusion, notre travail aura trois (3) chapitres

CHAP 1 : CADRE CONSEPTUEL ET PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE

Dans ce chapitre, Il sera question de définir différents concepts de base et connexes, dans le
but d’avoir une vue d’ensemble de diffèrent vocabulaire employé dans notre travail. Et de
présenter notre champ empirique ou champ d’investigation.

CHAP 2 : CADRE THEORIQUE DE LA RECHERCHE

Dans ce chapitre nous allons présenter les théories explicatives du phénomène étudié et leur
relation avec notre sujet d’étude.

CHAP 3 : TRAITEMENT DES DONNEES ET DISCUTION DES RESULTATS


P a g e | 17

Ici nous aurons a présenté les différentes données récoltées, les traitements de données et la
présentation de résultat obtenus, ensuite nous discuterons nos résultats par apport à ceux de
nos prédécesseurs, vérifier si nos hypothèses sont confirmées ou pas, etc.
P a g e | 18

CHAP I. CADRE CONCEPTUEL ET PRESENTATION DU


CHAMP EMPIRIQUE

SECTION I. CADRE CONCEPTUEL

Durkheim (1968), « Tout discourt scientifique doit utiliser des concepts clairs et précis afin de
se démarquer de la confusion qui caractérise le sens de chacun ». Ainsi, une clarification des
concepts s’avère nécessaire à la compréhension de notre étude.

I. Les concepts des bases

I.1. Généralité sur la covid 19

A. Définition

C’est l’un de virus (particule microscopique infectieuse qui ne peut se répliquer qu’en
pénétrant dans une cellule et en utilisant sa machinerie cellulaire) qui a fait rage au 21 -ème

siècle. Il ’est le diminutif de coronavirus apparut en 2019 en Chine qui est une maladie
infectieuse due à un virus le SARS v2 qui a été découvert récemment. Elle a le caractère
d’une pandémie pour l’OMS car elle est une épidémie présente sur une large zone
géographique internationale. Dans le sens courant, elle touche une partie particulièrement
importante de la population mondiale.24

Cette pandémie se transformer en une crise sanitaire, du fait qu’il est un évènement touchant
réellement ou potentiellement un grand nombre de personnes, affectant la santé, et pouvant
éventuellement augmenter le facteur significatif de mortalité ou surmortalité. Elle est déclarée
par l’état.

Cette crise globale de notre époque et le plus grand défi auquel nous ayons été confrontés
depuis la seconde guerre mondiale. Mais la pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire,
c’est aussi une crise socioéconomique sans précèdent mettant sous pression chacun des pays
qu’elle touche, elle a des impacts sociaux, économiques et politiques dévastateurs qui
laisseront de profondes cicatrices qui tarderont à s’effacer.

24
Organisation mondiale de la santé, consulté sur Google le 13/07/2021 VERS 20 HEURE
P a g e | 19

B. Mode DE PROPAGATION DE LA PANDEMIE A COVID 19 ET LES


SEMPTOMES

Le coronavirus se transmet à proximité des personnes malades à travers la projection de


gouttelettes dans l'air, dans un rayon d'un mètre, lorsqu'une l'une d'elles tousse ou éternue. On
risque aussi de l'attraper si on serre la main d'une personne infectée, d'où l'importance de se
laver les mains très régulièrement.25

La COVID-19 n’a pas les mêmes effets en fonction des personnes. La majorité des individus
ne ressentiront que des symptômes bénins ou modérés. Les symptômes les plus communs sont
: De la fièvre ; Une sensation de fatigue ; Une toux sèche.

En moyenne, les symptômes apparaissent 5 ou 6 jours après qu’une personne a été infectée
par le virus, mais cela peut aller jusqu’à 14 jours

On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour
transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux,
d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des autres
vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains souillées par des
gouttelettes et portées sur une muqueuse.

En effet, son mode de transmission fait de lui l’un de virus dangereuse qi ne puisse exister
d’où la nécessité d’adoption de certaine disposition pour lutter contre cette pandémie.

C. Les Mesures adoptés par le décideur public en RDC pour lutter contre la
propagation de cette pandémie26

 La mesure de distanciation sociale

le gouvernement congolais a annoncé une série de mesures nationales pour lutter contre
l'épidémie du COVID-19 comprenant l’interdiction des rassemblements de plus de 20
personnes dans les lieux publics, la fermeture des écoles, universités, des instituts supérieurs
officiels et privés et tous établissements recevant du public tels que les restaurants, les cafés
etc., la suspension des cultes et de l’organisation de funérailles, ainsi que la suspension des
activités sportives dans les stades et autres lieux de regroupement sportif. Il faut noter que la

25
FAQ QUESTIONSFRÉQUEMMENTPOSÉES SUR LA MALADIECOVID-19, AVRIL 2020
26
Discourt du président de la République sur l’état d’urgence prononcer par le président de la république
P a g e | 20

majorité des marchés n’étaient pas touchés par cette fermeture afin de garantir la disponibilité
des produits de première nécessité.

Il a également proposé des mesures pour lutter contre la propagation du COVID-19 dans les
entreprises, tels que la possibilité de recourir à une rotation du personnel en cas, notamment,
d’une baisse d’activité avérée ou de service minimum et l’interdiction de tout licenciement
massif fondé sur les mesures de confinement, afin d’assurer la continuité des activités sans
nuire à l’emploi).

 La mesure de Restrictions de mouvement

Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour faire face à l’épidémie de COVID19.
Notamment, la suspension de tous les vols en provenance des pays à risque et des pays de
transit, la fermeture de toutes les frontières du pays aux passagers, l’interdiction de tout
déplacement entre la capitale et les provinces afin de permettre le confinement de différente
ville, foyer de l'épidémie, l’interdiction de tous les mouvements migratoires par les transports
en commun, les bus, camions et autres véhicules de l’intérieur ainsi que l'interdiction de tous
les transports fluviaux des passagers. De plus, un couvre-feu a été instauré dans tout le pays
dans les semaines qui ont suivi la déclaration de l’état d’urgence.

 La mesure de Confinement

Concernant cette disposition, après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, le décideur


public a prévu un confinement par rapport aux différentes villes touchées par cette pandémie.
Ce confinement s’avéré progressive pour de raison de spéculation sur le prix des biens de
première nécessité.

En effet, toute ces mesures ont été adopté et préconise par le décideur public pour préserver la
vie, mais aussi lutter et empêcher la propagation de cette pandémie SRAS-CoV-2 dit covid
19: Ces mesures se sont ensuite généralisé sur l’étendue du territoire nationale. Les
dispositions dérivées de ces principales, sont le déclencheur d’effet économique constaté sur
l’ensemble de l’économie national en générale et Lushoise en particulier qui ont couté à tous
les agents économiques.
P a g e | 21

I.2. Généralité sur le socio-économique

A. Notion et définition

Les conditions socio-économiques des populations peuvent être perçues au travers d'un
certain nombre de facteurs de bien être qui sont entre autres une alimentation plus au moins
suffisante, un abri sûr, conditions sociales et un milieu environnemental acceptable, un
revenu, un emploi, etc.

De ce fait le socio-économique est tous ces qui est relatif aux problèmes sociaux dans leur
relation avec les problèmes économiques.

Le social renvoie à tout ce qui concerne les hommes en société. L'interprétation des
problèmes économiques, politiques et sociaux a conduit à la polysémie de terme appartenant
d'abord selon le lexique des sciences sociales seulement à l'un de ces domaines sociaux
correspond alors à la confusion des trois. L'économie quant à elle est définie au sens courant
par le lexique des sciences sociales comme l'épargne, l'art de gérer avec parcimonie les
ressources de la maison. Au-delà les définitions sont aussi nombreuses que discutés.27

L'économie quant à elle est définie par le lexique des sciences sociales comme l'épargne et
l'art avec parcimonie les ressources de la maison. Au-delà, les définitions sont aussi
nombreuses que discutées. L'économie de consommation est donc une production satisfaisant
les besoins du producteur ou économie de marché, celle des consommateurs. La combinaison
de ces deux termes renverrait à la manière dont les hommes interprètent les problèmes
économiques, politiques et sociaux inhérents à leur société. Le but principal est de répondre
aux besoins de consommation en vue d'une aspiration vers un certain mieux être.28

B. Etat actuel des conditions socio-économiques en RDC

 Etat des conditions sociales

La RDC, Malgré cette multiplicité de richesse minérale, naturelles exceptionnel mais


également un grand potentiel hydroélectrique, de vastes terres arables, d’une formidable
biodiversité, Cependant la pauvreté reste très répandue en RDC : le pays se situe au troisième
rang mondial pour le nombre de pauvres et la situation s'est encore aggravée à la suite de la

27
WWW.Gogle.Com Condition socio-économique, consulté le 14/07/2021
28
A. BEITONE et al., Dictionnaire des sciences économiques, Armand Colin, 2001, ISBN 2-200-26432-1
P a g e | 22

pandémie de COVID-19. Selon les estimations, 73 % de sa population, soit 60 millions de


personnes, vivait avec moins de 1,90 dollar par jour en 2018 (niveau fixé comme seuil de
pauvreté international). Ainsi, près d'une personne sur six en situation d'extrême pauvreté en
Afrique subsaharienne vit en RDC.29

En effet, la RDC se classe au 175e rang sur 189 pays dans l'indice de développement humain
2020, même si l'on estime que certains indicateurs se sont légèrement améliorés entre 2018 et
2020. L'indice de capital humain de la RDC s'établit à 0,37, en dessous de la moyenne des
pays d’Afrique subsaharienne qui se situe à 0,40. Cela signifie qu'un enfant né en RDC
aujourd'hui ne réalisera à l'âge adulte que 37 % du potentiel productif qu’il aurait pu atteindre
s'il avait bénéficié d'une scolarisation complète et de conditions de santé optimales durant ses
premières années de vie. En moyenne, un enfant congolais bénéficie de 9,1 années de
scolarisation, ce qui correspond toutefois à seulement 4,5 années de scolarité corrigées en
fonction des acquis (estimations de 2020). En outre, 43 % des enfants de RDC souffrent de
malnutrition.30

 Etat des conditions économiques

La croissance économique de la RDC qui atteignait 4,4 % en 2019, avant la pandémie de


COVID-19, a chuté à 0,8 % en 2020, selon les estimations de la Banque mondiale. Principal
moteur de la croissance, l'industrie minière a progressé de 6,9 % en 2020 (contre 1 % en
2019) à la faveur de la vigueur de la demande chinoise. En revanche, les autres secteurs
économiques se sont contractés de 1,6 % (alors qu'ils avaient progressé de 5,7 % en 2019) à la
suite des restrictions de déplacement liées à la pandémie, des freins à l’activité commerciale et
de la limitation des dépenses publiques. La consommation privée et les investissements
publics ont reculé respectivement de 1 % et 10,2 % en 2020. Le déficit du compte courant
s'est creusé pour atteindre 4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020 et n'a été que
partiellement financé par des entrées de capitaux, ce qui a entraîné une baisse des réserves de
change. 31

Face à la pandémie, le gouvernement a dû engager d’importantes dépenses, alors même que


les recettes ont diminué en raison de la baisse de l'activité économique et du recours prolongé
à des mesures d'allégement fiscal. Cette situation a entraîné une aggravation du déficit
29
Perspectives économiques en Afrique 2021 consulté le 13/07/2021 sur google
30
Analyse économique et sociale de la RDC.
31
Idem
P a g e | 23

budgétaire qui a atteint 1,9 % en 2020. Pour trouver des fonds, le gouvernement a d'abord eu
recours aux avances de la Banque centrale (BCC) jusqu'en avril 2020, puis il a sollicité le
soutien d'urgence du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque africaine de
développement (BAD). Les autorités ont également accru la dette intérieure et accumulé des
arriérés. En conséquence, l'encours total de la dette publique extérieure et intérieure a
augmenté en 2020, pour atteindre respectivement 15,9 % et 8,9 % du PIB.32

Bien que la RDC ait engagé des réformes pour renforcer la gouvernance de la gestion des
ressources naturelles et améliorer le climat des affaires, le pays se classe au 183e rang sur
190 pays dans le rapport Doing Business 2020, et les principaux indicateurs de gouvernance
restent médiocres.33

I.3. Généralité sur le ménage

A. Définition

Un ménage au sens du recensement de la population, désigne l'ensemble des personnes qui


partagent la résidence principale, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des
liens de parenté.

Le plus souvent, un ménage est constitué d'un couple et de ses enfants, mais, il convient à
signaler, qu'une personne qui vit seule constitue néanmoins un ménage au sens économique
du terme, on parle de « famille monoparentale ». On parle aussi de « ménages collectifs »
dans le cas où des groupes importants d'adultes ont la même adresse : internats, prisons, etc.34

Dans notre cas, le ménage est une entité décision en microéconomie qui est caractérisé par
une relation des préférences et par des dotations des initiales en temps disponible en bien en
titre de propriété, le ménage sont notamment les actionnaires des entreprises.

B. Rôle économique du ménage

Le ménage est considéré comme une unité participant à l’économie nationale, chaque
ménage est généralement assimilé de ce point de vue à un foyer fiscal et ayant plusieurs rôles
dans l'économie nationale qui peuvent se réduire à ces trois :

32
Perspectives économiques en Afrique 2021 consulté le 28/06/2021 sur google
33
IDEM
34
MARTINA, P., MARTORY, B., et PAVOINE, J., économie sociale, éd. Nathan, Paris, 1993, p18.
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 Le premier de ces rôles est de consommer : les ménages sont principaux


consommateurs des biens et services dans l'économie, et donc fournissent une
clientèle aux autres agents.

 Le second rôle des ménages, le plus important peut-être, celui de fournir du travail à
tous les autres agents. Ils sont le seul facteur à en être capable. Tout le travail qui
s'effectue dans les entreprises, les banques ou les administrations doit en effet être
accompli par des personnes, donc par des représentants des ménages.

 D'autres personnes travaillent sous la forme de jardinage ou de bricolage, afin


d'améliorer directement le niveau de consommation du ménage, celui de
production.35

II faut donc montrer que le ménage est l’unité simple à laquelle on se réfère nécessairement
pour étudier convenablement un grand nombre de problèmes

Cela étant trois groupes de faits peuvent être invoqués

a. En matière de consommation

On s’accorde à considérer que les plans de consommation ne sont pas dressés par un individu
isolé, mais par une unité différente qui est le ménage. Les recherches sur la consommation
fournissent d’ailleurs un matériau précieux à élaboration de la notion de ménage comme nous
le verrons dans la suite de cette étude. Soulignons simplement que la place de plus en plus
grande tenue par la théorie de la consommation dans la théorie d’équilibre général, met en
évidence importance du choix d’une unité élémentaire convenable.36

b. Comme l’unité qui fournit du travail

Le ménage apparaît ensuite comme l’unité caractéristique d’un régime économique où Etat
joue un rôle essentiel.

En matière impôt sur le revenu la législation fiscale ne connaît que le contribuable. Ce sujet
économique est défini par le code des impôts directs qui précise : tout chef de famille est tenu

35
MARTINA, P., op.cit, p19

36
Jean Vincens. La notion de ménage et son utilisation économique. In: Revue économique, volume 8, n°3,
1957. pp. 412-438;
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de faire une déclaration sur laquelle figure ses revenus ceux de son épouse et ceux de ses
enfants mineurs sauf s’il a demandé pour ces derniers une imposition séparée. Ainsi se
trouvent affirmés la volonté d’un regroupement des individus et de leurs ressources et le
principe selon lequel il s’effectue. La progressivité d’impôt sur le revenu soulignera la portée
théorique et pratique de ce procédé.37

La plus grande partie de la politique sociale qu’elle opère par intermédiaire de la fiscalité ou
de la parafiscalité, n’a de sens que si on la rapporte au ménage et non à l’individu. La notion
de charges de famille contribue à dessiner les contours du ménage comme unité économique
significative et c’est en cela qu’elle doit retenir notre attention. De toute évidence la politique
sociale vise le groupe formé par les individus vivant en commun et lui accorde une place
privilégiée aussi longtemps que cette unité est maintenue. La dépendance économique qui
fonde cette unité est primordiale.38

c. Comme travail sous une autre forme

Le ménage est en troisième lieu l’unité élémentaire qui permet de saisir les caractères et de
décrire évolution possible de certaines unités de production. Tel est le cas en particulier de
l’agriculture. L’économie rurale est restée, pendant longtemps principalement descriptive. En
effet les schémas d’ajustement en termes de prix et de coûts n’appliquaient pas à elle. D’autre
part voir dans les exploitations rurales traditionnelles des témoins de l’ère précapitaliste force
un peu trop la réalité.39

En définitive, le ménage entant qu'agent économique joue un grand rôle dans la vie
économique celui-ci peut être ordinaire (ensemble de personnes vivant sous un même toit
quels que soient leurs liens de parenté). Il peut être collectif (un ensemble de gens qui logent
dans un même établissement). Les ménages participent à la production et ils sont principaux
consommateurs. Pour y arriver, ils ont besoins des moyens financiers. C'est pourquoi, il
s'agira de revenu des ménages dans la suivante section.

37
https://www.persee.fr/doc/reco_0035-2764_1957_num_8_3_407239 consulté le 12/O7/2021
38
IDEM
39
https://doi.org/10.3406/reco.1957.407239 consulté le 12/ 07/2021
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II. Les concepts connexes ou lies

II.1. Revenu

A. Définition

Le revenu est une part de la production qui revient au sujet économique, individu ou
collectivité comme rémunération de son travail et/ou fruit de son capital.40

Pour Christoph Decryse, le revenu est le montant qu’une personne ou un ménage aurait pu
dépenser sans entamer la valeur de son patrimoine.41

Il peut être défini aussi comme étant l’ensemble de biens qui entre dans le patrimoine d’un
individu ou d’une unité économique au cours d’une certaine période.

Pour HICKS, le revenu d’une période est ce qu’une personne ou un pays pourrait consommer
pendant une période sans s’appauvrir.42

Au niveau macroéconomique le revenu représente ce que reçoit un agent économique à


l’occasion de sa participation au processus productif. C’est donc la rémunération d’un facteur
de production.

Alors qu’au niveau micro économique, le revenu d’une collectivité donnée est constitué des
différents revenus perçus par les agents lorsqu’ils participent directement au processus de
production.

Il est perçu aussi comme une contrepartie de la valeur de production que l’agent économique
du ménage reçoit. Ce qui veut dire qu’il englobe tout ce qui peut être consommé sans toucher
la valeur du patrimoine.

Il est différé du patrimoine car le revenu est considéré comme un flux alors que le patrimoine
est par contre un stock des biens que possède le ménage non seulement immeuble ou valeurs
boursières mais encore tous les objets modestes dont on dispose.

40
A. SILEM et J. Albertini : lexique d’economie ; 7 ed, dalloz, paris cedex, 2002. P 585

41
C. cryse ; l’economie en 100 et quelques mots d’actualité : ed 2 de boeck et larcier, B-1000 bruxelles

42
HICKS cité par B. GUERIN, dictionnaire d’analyse économique, la découverte, paris P132
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Partant même de cette définition, nous pouvons définir le revenu des ménages étant une
somme d’argent que reçoit un agent à l’occasion d’une activité de production, d’échange ou
de redistribution.

B. Catégorie de revenu43

Le revenu des ménages est constitué de deux catégories principales : les revenus primaires (ou
direct) et les revenus secondaires ou indirects ou encore revenus de transfert ou/et revenu
dérisoire.

Nous pouvons distinguer :

 Les revenus directs : Les revenus directs ou primaires sont constitués par 3 sources
des revenus

- Les revenus du travail : salaire, cachets, solde... ;

- Le revenu du capital : intérêts ;

- Les revenus mixtes dits revenus de propriétés : loyer, droit d'auteur, ...

 Les revenus indirects : Ils sont encore appelés secondaires ou de transfert. Ils
comprennent :

- Les revenus reçus en échange d'une contrepartie généralement financière au titre


de solidarité professionnelle entre actifs : retraites, allocations, indemnités, etc.

- Les revenus sans contrepartie préalable, généralement financière obligatoire,


comme par exemple l'impôt, au titre de solidarité nationale entre citoyens.

A côté de ces revenus, nous pouvons aussi soulever le revenu réel qui est un indicateur du
pouvoir d'achat, c'est-à-dire la quantité de biens et services qu'il permet d'acquérir compte
tenu de l'évolution des prix.

A part le revenu lié à la production la production, le ménage peut également recevoir de l’Etat
des revenus sociaux. Ces revenus sont appelés revenus sociaux parc qu’ils sont transférés
dans une caisse publique et redistribués à ceux qui en ont droit
43
C . DECRYSE ; L'économie en 100 et quelques mots d'actualité, 2E éd, De Boeck et Larcier, B-1000,
Bruxelles, 2002, p93
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 Des revenus du travail (salaires pour les salariés, honoraires pour les professions
libérales, revenus des artisans, des commerçants et des entrepreneurs) ;

 Des revenus de la propriété (intérêts, dividendes, loyers perçus…).

Les ménages, comme agent économique, n'ont pas un même niveau de revenu. Il y a ceux qui
gagnent plus que d'autres. Pour essayer d'équilibrer l'économie, il faut songer à la
redistribution du Revenu.

II.2. Epargne

A. Définition

Épargne, en économie est la partie du revenu qui n'est pas consacrée à la consommation.


L'épargne est un stock de ressources que l'on met de côté en renonçant au plaisir que pourrait
procurer son utilisation immédiate, pour préparer une consommation future, donc une
satisfaction future. Les individus épargnent pour pouvoir s'acheter un logement ou des biens
de consommation courante, ils placent leur argent sur des marchés financiers en espérant
accroître leurs revenus ou agissent par précaution, en se constituant une réserve qui les
protège de certaines éventualités (une période de chômage, par exemple L’épargne réunit les
agents à capacité excédentaire de financement (les ménages) et les agents à besoin structurel
de financement (les entreprises).44

B. Les motifs de l’épargne45

On distingue trois motifs essentiels :

 L’épargne de constitution (acquisition des biens immobiliers ex destinée à la


constitution d’un patrimoine (plan épargne logement) ;

 L’épargne de précaution (retraite, dépenses de santé, avenir des enfants.) dans ce


sens, l’effort d’épargne est inversement lié à l’importance du système de protection
sociale en vigueur ;

44
E. BOSSERELLE ; Economie générale, éd. Hachette, paris, 2000, p38

45
A. SILEM et JM ALBERTINI ; op.cit., p585 
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 L’épargne de spéculation est destinée à procurer des gains financiers et à maintenir la


valeur du patrimoine (achat d’action et obligation, placement en banque, à la caisse
d’épargne)

C. L’analyse économique de la fonction de l’épargne46

 Dans la théorie classique, c’est l’arbitrage par le taux d’intérêt qui répartit le revenu
entre consommation et épargne.

 Dans la théorie Keynésienne, c’est l’arbitrage par l’importance du revenu qui


détermine la part de l’épargne (la propension moyenne à consommer, la propension
moyenne à épargner), le taux d’intérêt n’intervenant, en second lieu, que pour la
répartition des formes d’épargne entre placements et détention de monnaie
(hypothèse de préférence pour la liquidité)

L’épargne S est une fonction économique qui dépend du revenu disponible Yd des ménages
[14]. On a alors S = f(Yd). Ceci s’écrit de la manière suivante : S = S0+sYd,

Avec : S = fonction d’épargne

S0 = épargne autonome, s = propension marginale à épargner (Pms).

L’épargne est la part du revenu disponible qui n’est pas consommé. Elle suscite une grande
question au projet de son existence dans les milieux ruraux ou les ménages sont en majorité
pauvres. L’expérience montre que les pauvres veulent épargner et épargnent mais sans
difficultés (dauner, 2004). Les ménages ont besoin d’épargner de l’argent afin de réduire leur
vulnérabilité face à des chocs négatifs tel que catastrophes naturelles, perte de récoltes perte
d’emplois, maladie ou décès au sein de la famille.

46
BEZBAKH et all; op.cit., p488 
P a g e | 30

II.3. Consommation

A. Notion et définition

La consommation est l’opération qui détruit de la valeur, par l’utilisation d’un bien ou service,
afin de satisfaire un besoin. Cette fonction économique est l’un des moteurs de la croissance,
par la demande qu’elle exerce auprès des entreprises (source de création d’activité et
d’emploi)

On distingue généralement plusieurs formes de consommation :

Selon la nature du consommateur, entre la consommation finale (le dernier, le ménage) et la


consommation intermédiaire (consommation des entreprises dans un but de production)

Selon la nature du produit consommé, entre la consommation des biens fongibles


(immédiatement détruit dès la première utilisation, de biens semi durables et durables.

Selon le prix de l’utilisation du bien, entre la consommation marchande (le bien est proposé à
un prix supérieur à son cout de revient) et la consommation non marchande (le bien est
proposé à un prix inférieur à son cout de revient, comme pour le transport en commun urbain,
voire sans prix, comme pour la scolarisation obligatoire).47

La consommation est liée d’une part au revenu (consommation marchandise) mais aussi à
l’offre de l’Etat de services publics (école) ou dont la consommation relève de l’utilisation de
biens collectifs ou publics tels que la santé, la justice (consommation non marchande). Ainsi,
de nombreux facteurs viennent compléter et complexifier, le lien entre consommation et
revenus, en termes micro et macro économie.

II.4. L’état et pouvoir public

Les pouvoirs publics (ou autorités publiques) sont les autorités qui déterminent et conduisent
l'action politique.

Terme qui désigne les autorités qui déterminent et conduisent l'action de l'État. Dans un sens
plus restrictif, la puissance publique désigne le pouvoir exécutif du gouvernement.

47
J.P. Testenoire, op.cit. P.4
P a g e | 31

Il n'y a pas d'indicateur pertinent pour cette notion, puisque les pouvoirs publics représentent
les autorités qui ont le pouvoir d'élaborer et imposer des règles aux citoyens. Cependant,
l'étude de la Constitution permet de se faire une idée de l'étendue des prérogatives des
pouvoirs publics.

SECTION II. GENERALITE SUR LA PAUVRETE ET LE CHOMAGE


EN RDC

I. Bref aperçu sur la situation économique et financière récente de la RDC

Considérant les cinq dernières années, la RDC, pays immensément doté en ressources
naturelles (du sol et sous-sol), humaines et environnementales, présente sur le plan
économique un tableau moins éloquent, lequel ne s’écarte pas significativement de la
tendance observée depuis son indépendance en 1960. En effet :

 Au niveau du secteur réel, les secteurs agricole et extractif constituent les principaux
piliers de l’activité économique, représentant 45,1% et 43,9% du PIB en 2018 et
2019, respectivement. Malgré l’importance de l’agriculture dans le PIB, 75 % de la
population souffre d’insécurité alimentaire. Le secteur secondaire de son côté n’en
contribue en moyenne qu’à 16% (soit 16,1% en 2018 et 16,9% en 2019). La chaine
de valeur en RDC, qui du reste demeure limitée, ne favorise pas une forte création
d’emplois. Aussi, il y a lieu de relever que la structure économique de la RDC est
telle que ce pays produit ce qu’il ne consomme pas et consomme ce qu’il ne produit
pas, parce que fortement dépendant de l’extérieur.

En effet, la RDC possède une industrie peu développée et tire l’essentiel de sa


richesse de l’exploitation des minerais qui constitue la principale activité du pays (le
commerce de gros et de détail également), laquelle fait fonctionner plusieurs autres
secteurs et procure les réserves de change indispensables pour garantir l’équilibre du
marché des changes.

 Contrairement aux périodes précédentes, en général caractérisées par des taux de


croissance instables et en constant recul, de 2016 à 2018, l’économie de la RD
Congo a affiché des taux de croissance qui progressent, atteignant 2,4 % en 2016 ;
3,7 % en 2017 ; pour s’établir à 5,8 % en 2018, bien qu’il recul en 2019 pour un taux
de 4,4% (la croissance mondiale est estimée à 2,9% en 2019) contre une prévision
P a g e | 32

initiale de 5,9%. Toutefois, ces taux de croissance, tirés par l’extérieur (non
soutenus), non durables et non inclusifs, restent assez faibles pour améliorer les
conditions de vie de la population congolaise et engager le pays sur un sentier de
développement durable. Et l’année 2020 qui se caractérise par une baisse énorme de
la productivité occasionné par la pandémie a covid 19 qui a ravagé et paralysé
d’avantage l’économie du pays.

 Après un taux d’inflation de 0,82 % enregistré en 2015, il s’est observé des tensions
sur le marché des biens et services, poussant le taux d’inflation à 23,60 % en 2016.
Cette hausse de l’inflation s’est accélérée en 2017, atteignant le taux 54,7 %, soit le
record d’il y a plus de deux décennies. Cela veut dire que le pouvoir d’achat des
congolais a été réduit de plus de la moitié entre 2015 et 2017, ce qui se traduirait par
une aggravation de la pauvreté. Toutefois, en 2018, l’inflation a sensiblement baissé
pour s’établir à 7,2%, soit un recul de 47,4 points de pourcentage par rapport à 2017.
Et face a la pandémie la situation n’a fait que s’aggravé d’avantage.

 Concernant le secteur extérieur, notons que l’année 2019 s’est soldée par un déficit
du compte courant de 3,2% du PIB contre un déficit de 3,5% du PIB en 2018.
Concernant le solde cumulé du compte courant et de celui du capital, il est noté un
besoin de financement de l’ordre de 3% du PIB (soit 1.235,2 millions US) en 2019
contre un besoin de 2,6% du PIB (soit 1.235,2 millions US) en 2018.

 Quant au marché des changes, de 2015 à fin 2018, il a été caractérisé premièrement
par une dépréciation du taux de change, puis une relative stabilité du taux de change.
En effet, le taux de dépréciation du cours indicatif a été de 2,2% en 2019, de 2,7 %
en 2018, venant de 23,6 % et 23,7 % en 2016 et 2017, respectivement. L’économie
congolaise reste fortement « dollarisée », car les dépôts en monnaies étrangères
représentent plus de 80% du volume total des dépôts, autant pour les crédits à
l’économie où les prêts en devises représentaient 93,6% du total des prêts en 2018.

 Sur le plan du marché monétaire (dans son volet interbancaire), l’on assiste à une
expansion des crédits et des dépôts plus importants que celle de l’activité
économique. Toutefois, en moyenne (sur la période 2011-2019), le crédit à
l’économie et le bilan du système bancaire congolais ne représentent que 6% et 13%
du PIB, respectivement.
P a g e | 33

Autant dire que le secteur bancaire congolais n’arrive pas à couvrir les besoins de
financement de l’économie, soit par aversion au risque, soit qu’il est réduit (la taille
du bilan et les fonds propres des banques paraissent faibles au regard des besoins de
l’économie). Autant dire que le secteur bancaire congolais n’arrive pas à couvrir les
besoins de financement de l’économie, soit par aversion au risque, soit qu’il est
réduit (la taille bilantaire et le fond propre des banques sont faibles au regard des
besoins de l’économie).

 Quant aux finances publiques, il y a lieu de noter que le budget de l’Etat s’évaluait à
environ 10,3 milliards de CDF en 2018 et avait baissé de 10,1%, comparé à son
niveau en 2017. De 2017 à 2018, les recettes publiques ont reculé de 11,9% du PIB à
11,6% du PIB, avec une pression fiscale qui a progressé de 6,6% à 7,3% ; et, les
dépenses publiques sont passées de 11,8% du PIB en 2017 à 11,7% du PIB en 2018.
En 2019, les opérations financières de l’Etat se sont soldées par un déficit de 885,5
milliards de CDF, soit 1% du PIB contre un déficit de 0,2% du PIB en 2018 et un
excédent de 0,07% du PIB en 2017. Aussi, précisons que les recettes du Trésor
public sont constituées principalement par les impôts directs et indirects encadrés,
perçues par la Direction Générale des Impôts/DGI ainsi que par la Direction
Générale des Douanes et Accises/DGDA qui ont, pour l’année 2018, apporté
respectivement 51,7% (44% en 2019) et 25,8% (24,5% en 2019) de l’ensemble de
recettes publiques de l’Etat. Quant aux recettes non fiscales collectées par la
DGRAD, leur part dans le total a été de 17,5% (13,9% en 2019), alors que les
rubriques « pétroliers producteurs » et « Autres recettes » ont contribué
respectivement à 3,3% (3,2% en 2019) et 1,7% (14,4% en 2019) dans l’ensemble des
recettes publiques.

Une crise économique étant une dégradation brutale de la situation économique et des
perspectives économiques d’un pays ou d’une zone économique.

Elle peut ne concerner qu’un seul secteur pendant un temps limité ou s’étendre à l’ensemble
de l’économie mondiale pendant plusieurs années ; on parlera alors de récession économique
ou, plus grave, de dépression. Elle se traduit généralement – en fonction de sa temporalité –
par une baisse du PIB et/ou des valeurs boursières, un accroissement du nombre de faillites
d’entreprises et une augmentation du chômage, et souvent, par voie de conséquence, par des
tensions sociales.
P a g e | 34

En effet, la pandémie a covid 19 n’a pas arranger la situation de ce pays qui cherche a relever
tout le défi en rapport le social et l’économie, par contre elle n’a fait qu’aggrave la situation
dans la quasi-totalité de secteur de cette économie une baisse énorme de la productivité, la
dépréciation monétaire, la diminution du pouvoir d’achat, baisse de la fiscalité. Bref une
économie ravager et paralysé d’avantage par cette pandémie qui se présente comme un choc
économique. Ceux-ci sont les effets de cette pandémie et caractéristique de cette économie en
2020.

II. Généralité sur la pauvreté en RDC

II.1. Notion

Le concept « pauvreté » mérite d’être élucidé d’autant plus qu’il traduit une réalité complexe
et entretient une ambiguïté tant dans sa compréhension que par sa définition. En effet, en tant
que phénomène multidimensionnel, la pauvreté embrasse tous les aspects de la vie humaine
(Benicourt E., 2001). On la définit comme étant l’insuffisance des ressources matérielles et
des ressources intangibles (Besbes et Boujelbene, 2010). On dira que la pauvreté existe dans
une société lorsqu’une ou plusieurs personnes de cette société ne parviennent pas à atteindre
un niveau de bien-être économique considéré comme un minimum raisonnable selon les
standards de cette société.

Généralement, les spécialistes distinguent deux types d’approches théoriques pour définir ce
concept, à savoir : l’approche utilitariste et l’approche non utilitariste. Contrairement à
l’approche utilitariste, les approches non utilitaristes ont tendance à ne pas privilégier un
indicateur agrégé (de type revenu ou dépense) pour analyser les niveaux de vie. Ces
approches mettent l’accent sur les multiples dimensions du bien-être ; ici, on distingue
l'approche basée sur les capacités de celle basée sur les besoins essentiels.

Quant aux indicateurs, ils varient selon l’approche théorique qui sous-tend la définition de la
pauvreté. On distingue deux types d’indicateurs : les indicateurs simples et les indicateurs
composites. Un indicateur simple est celui qui se réfère à un aspect particulier de la pauvreté,
alors qu’un indicateur composite est celui qui prend simultanément en compte deux ou
plusieurs aspects de la pauvreté. Lorsqu’il s’agit de mesurer la pauvreté selon l’approche
utilitariste, il est très courant d’utiliser le revenu ou la consommation comme indicateur du
bien-être. Par contre, l’approche non utilitariste se sert des indicateurs de satisfaction des
besoins essentiels et des capacités pour mesurer la pauvreté parmi lesquels, on peut penser à
P a g e | 35

tous les indicateurs dans le domaine de la nutrition, de l’éducation, de la santé, du logement,


de l’habillement, de l’hygiène et de l’assainissement, etc.

Aussi, il tient de noter que mesurer la pauvreté, c’est passer d’un côté par l’identification de la
pauvreté elle-même en cherchant à savoir qui est pauvre. D’un autre côté, on peut mesurer la
pauvreté par agrégation en se demandant combien de type de pauvreté existe-t-il. Pour
répondre à la première préoccupation, l’on recourt à la notion des seuils absolue et relatif de
pauvreté. Un ménage est qualifié de pauvre, selon le seuil de pauvreté absolu, s’il n’atteint pas
un niveau de vie déterminé, ce qui renvoi à un coût minimal d’un niveau de vie de référence
(référence pour les pays en développement). La pauvreté d’un ménage, à travers le seuil de
pauvreté relative, est définie par rapport au niveau de vie du reste des ménages (référence
pour les pays développés). Les mesures d’agrégation conventionnellement utilisées sont les
indices de Foster, Green et Thorbecks (FGT), à savoir l’indice numérique de pauvreté (P0),
l’indice d’écart, de fossé et de profondeur de pauvreté (P1) et l’indice de sévérité de pauvreté
(P2)(2).

II.2. Définition

Dans le cadre de cette étude, nous définissons la pauvreté comme étant l’insuffisance des
ressources matérielles et ou du revenu pour satisfaire un besoin ou une bonne consommation,
etc. (Besbes et Boujelbene, 2010). En effet, la pauvreté est un phénomène multidimensionnel
qui embrasse tous les aspects de la vie humaine. Pour un individu ou un ménage, la pauvreté
monétaire (on parle aussi de la dimension pécuniaire de la pauvreté) traduit le manque
d'argent l’empêchant de satisfaire ses besoins, et est estimé au moyen du seuil de pauvreté. On
parle de « pauvreté humaine » lorsqu’on prend en compte les dimensions sanitaire,
éducationnelle, sociale, culturelle et politique de la pauvreté.
Cependant dans le cadre de cette nous adopterons l’approche utilitariste, en utilisant le revenu
ou/et la consommation comme indicateur du bien-être pour traduire les conditions socio-
économiques des ménages.

II.3. Etat de lieu de la pauvreté en RDC

Plus grand pays d’Afrique francophone, la République démocratique du Congo (RDC)


possède d’immenses ressources naturelles et une population de près de 80 millions
d’habitants, dont moins de 40 % vivent en milieu urbain. Avec ses 80 millions d’hectares de
terres arables et plus de 1.100 minéraux et métaux précieux répertoriés, la RDC pourrait
P a g e | 36

devenir l’un des pays les plus riches du continent africain et l’un de ses moteurs de croissance
si elle parvenait à surmonter ses goulots d’étranglement (instabilité politique, problème de
gouvernance, etc.).

Selon la Banque Mondiale (2019), la croissance économique observée au cours de la période


2005 et 2012, a été associée à une réduction modérée de la pauvreté en RDC. Au cours de
cette période, le taux de pauvreté a diminué de 5,3 points de pourcentage, passant de 69,3 %
en 2005 à environ 64 % en 2012, bien que le nombre de pauvres ait progressé de 7 millions
environ (il est passé de 38 millions à 45 millions). Malgré que la pauvreté soit un phénomène
rural dans la plupart des pays d’Afrique, la réduction de la pauvreté en RDC a été légèrement
plus importante dans les zones rurales ; 5,6 points de pourcentage contre 4,1 points de
pourcentage dans les zones urbaines. Toutefois, Ngonga N. et Tombola C. (2015, p. 60)
estiment que la croissance économique enregistrée ces dernières années en RDC n’ont pas
contribué à réduire proportionnellement la pauvreté et le chômage ; et, ces auteurs,
considèrent aussi que le chômage de longue durée constitue l’une des causes de la trappe à
pauvreté en RDC.

En 2012, 77 % de la population vivait en situation d’extrême pauvreté, avec moins de 1,9


dollar par jour. Selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, le taux d’extrême
pauvreté serait d'environ 73 % en 2018 (la cible fixée par les Objectifs du Millénaire pour le
Développement/OMD était de 40% en 2015), ce qui place la RDC parmi les pays d’Afrique
subsaharienne avec la plus forte pauvreté après le Nigéria.

L’ampleur de la pauvreté varie considérablement d’une région à une autre, selon qu’on réside
en milieu urbain et rural; aussi selon les groupes socioprofessionnels (les travailleurs
indépendants et les apprentis sont les plus pauvres (77%), suivis des manœuvres, des
employés et ouvriers semi qualifiés (66%) ; on compte plus de 40% de pauvres parmi les
cadres de direction et de collaboration) ; ainsi que selon les groupes sociodémographiques (la
pauvreté frappe surtout les ménages où l’âge du chef est compris entre 30 et 65 ans (plus de
70% de pauvres).

Le principal secteur qui emploie les pauvres est l’agriculture, surtout pour ceux vivant dans
les zones rurales (62,3% des pauvres, soit 28 millions de personnes) ; et, les pauvres se
retrouvent en majorité dans le secteur informel comme travailleurs indépendants (soit 75% en
2012). La population d’âge économiquement actif (20‐64 ans), c’est‐à‐dire les adultes qui
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doivent prendre en charge à la fois des enfants et des vieillards, représente 40% de la
population totale, soit 38,8% chez les hommes et 41,2% chez les femmes.

Par ailleurs, De façon générale, la BAD (Dabire J.M., 2018) note que, même s’il n’existe pas
d’analyse récente de la pauvreté en RDC, la situation sociale demeure préoccupante.
L’accélération de l’inflation et la dépréciation du taux de change ont eu une incidence
négative sur le pouvoir d’achat des ménages. La situation du pays actuellement vas de mal en
pire a cause de la pandémie a covid 19 qui menace l’économie du pays, et dégrade le revenu
de ménage et les conditions de vie des agents économique.

Les facteurs qui contribuent à la baisse de la pauvreté sont : La baisse du taux de fécondité et
de la taille du ménage ; Le transfert de la main d’œuvre de l’agriculture (secteur à faible
productivité) vers les transports, le commerce et les services (secteurs productifs) ;
L’augmentation d’emplois salariés ; L’accroissement du taux de la connectivité ;
L’amélioration des résultats scolaires, l’augmentation du nombre de titulaires d’un diplôme
d’études supérieur et la diminution du nombre de personnes sans instruction âgées de 6 ans ou
plus ; L’accroissement du taux d’accès aux terres arables.

Par contre, les facteurs de persistance de la pauvreté sont : La croissance rapide de la


population urbaine ; L’étroitesse des marchés locaux ; La diminution du nombre de
propriétaires d’entreprises non agricoles.

III. Généralité sur le chômage en RDC

III.1. Notion

Il n'existe pas à ce jour de définition idéale ou définitive du chômage. Le chômage étant lui-
même un concept à plusieurs facettes, on peut le définir sous plusieurs formes de manière à
obtenir avec exactitude ce que l'on recherche.

Le marché Congolais du travail est fortement déséquilibré qui fait de sorte que la demande
s'accroît rapidement en raison de la pression démographique alors que l'offre connait depuis
1990 une importante régression par suite des pillages, des guerres et des autres chocs ayant
secoué l'économie. Cette situation a favorisé l'émergence du secteur informel. Environ 80 %
de la population active se trouve en-dehors du marché du travail et le taux de chômage en
RDC est plus élevé (Johannes HERDERSCHEE, 2012). Cette situation qui s’est accentuée à
cause de la pandémie a corona virus qui seing l’économie de ce pays.
P a g e | 38

III.2. Définition

Pour l'INSEE et d'après la définition du BIT, est chômeur celui qui satisfait aux trois
conditions suivantes : ne pas travailler pendant la semaine de référence (et ne pas avoir
d'emploi auquel retourner) ; être disponible pour travailler dans les 15 jours et être à la
recherche active d'emploi.

Le rapport final de l'enquête sur l'emploi, le secteur informel et sur la consommation des
ménages (2012), stipule que le chômage traduit la situation d'absence d'emplois pour des
personnes en âge de travailler et disponible pour le faire. Dans ce même rapport on note
plusieurs autres définitions du chômage notamment : le chômage élargi, prenant en compte les
chômeurs dits découragés ; le chômage au sens strict, doublement élargi, etc.

A côté de ces définitions s'ajoutent 4 types de chômage dont le chômage classique (excédent
de l'offre de travail sur la demande), structurel (dû à la forte croissance démographique),
conjoncturel (lié au ralentissement de l'activité économique), frictionnel (chômage de courte
durée qui correspond au temps nécessaire pour passer d'un emploi à un autre), partiel
(réduction forcée du travail décidée par l'entreprise pour un temps limité) et technique (qui
concerne un arrêt partiel ou total du travail) (LONGATE & VANHOVE, 2009).

Dans les lignes qui suivent, nous donnons un rapide état de lieux du chômage en République
Démocratique du Congo, sous aspects ou dimensions de l’emploi,

IV. L’emploi en RDC

VI.1. Définition de l’emploi

L’emploi comme une activité professionnelle, un travail qui reçoit, en contrepartie, une
rémunération. Dans ce sens, une activité de bénévolat ne peut donc être considérée comme un
emploi. L’emploi est un concept plus large que le salariat dans la mesure où il recouvre aussi
la FP et les professions indépendantes (artisanat, commerce, exploitation agricole, profession
libérale,). 48

VI.2. Notion sur l’emploi en RDC

L’emploi constitue un enjeu majeur pour l’État congolais. En effet : La RDC dispose d’une
population jeune et en pleine croissance, à la recherche d’opportunités et d’emploi ; le
48
OIT organisation intarnationale du travail
P a g e | 39

chômage frappe en majorité les jeunes qui constituent l’essentiel de la population. Le taux de
chômage des jeunes de 15-24 ans (15,85 %) est plus élevé que celui des adultes (9,37 %),
selon une publication du BIT Kinshasa/ RDC de 2017. Les jeunes femmes semblent
également plus exposées au chômage que les jeunes hommes avec des taux de chômage
respectifs de 20 % et 12 %.

Par ailleurs, il y a lieu de retenir quelques caractéristiques du marché de travail en RDC : Le


secteur privé (sans compter les entreprises publiques privatisées) n’absorbe que 1,2% de la
main d’œuvre ; le reste de la population obligée de se rediriger dans le secteur informel
(l’agriculture de subsistance) ; Le secteur formel, qui emploi d’ailleurs une faible main
d’œuvre, reste très limité. Il est essentiellement constitué d’entreprises publiques (elles
emploient en moyenne 5.000 à 12.000 personnes chacune), de petites et moyennes
entreprises, et d’un petit nombre de grandes entreprises (actives dans le secteur minier et des
télécommunications) qui appartiennent à des groupes étrangers. L’eau, l’électricité et le
transport ferroviaire sont le monopole des entreprises publiques. Trois secteurs constituent des
sources d’emplois en RDC : le secteur de construction, celui de l’agriculture et le secteur
minier.

Les caractéristiques du marché d’emploi congolais sont les suivantes : La part du travail
informel progresse constamment ; Les salaires sont dérisoires tant dans le secteur formel
qu’informel ; La majorité de la population active a un emploi précaire ou est dans l’informel ;
Le manque d’un tissu d’entrepreneurs locaux capables de mobiliser les ressources (Sumata,
2014, cité par Sumata C., 2020, p. 2).

Selon la Banque mondiale (2015), l’activité minière se substitue à l’agriculture dans plusieurs
milieux ruraux en RDC. Environ 4% des personnes âgées de 15-64 ans sont employées dans
l’exploitation minière petite et artisanale/EMPA, une activité intensive en main d’œuvre
(contrairement à l’activité minière industrielle qui exige un fort investissement en capital
physique). Malheureusement, l’EMPA n’est pas formalisée (sauf pour le cuivre et le cobalt),
ce qui constitue un manque à gagner en termes d’emplois, de revenus des ménages et recettes
fiscales au niveau local ou national. Dans ce contexte des activités informelles, les recettes
des EMPA ne peuvent que contribuer faiblement dans les budgets locaux et nationaux. La
main d’œuvre est jeune et est victime des discriminations salariales.
P a g e | 40

Dans son analyse portant sur l’évolution récente de l’emploi des jeunes en RDC, Sumata
Claude (2020) trouve qu’en RDC, pour la période 2002-2018, la croissance économique et le
nombre d’entrepreneurs constituent les principaux déterminants du chômage de jeunes. Il fait
observer que le marché d’emploi formel congolais est limité et est principalement constitué
des petites et moyennes entreprises congolaises et d’un petit nombre de grandes entreprises
appartenant à des groupes étrangers. Parmi les goulots d’étranglement au marché d’emploi
congolais, limitant la possibilité de création d’emploi par le secteur privé, l’auteur évoque : le
mauvais climat des affaires ; l’insuffisance des infrastructures et des services publics ; un
accès limité au financement ; des obstacles règlementaires ; des monopoles d’entreprises et
des incertitudes quant aux droits fonciers (Herderschee et al. 2012, cité par Sumata Claude,
2020). Du côté des offreurs d’emplois, il est à relever le déficit en capital humain de qualité
ou le manque de compétences professionnelles requises. Cet état des choses pourrait expliquer
que moins de cent étudiants sur neuf mille sortant chaque année du système universitaire
parviennent à trouver un travail décent (Sumata, 2014, cité par Sumata Claude, 2020).

VI.3. Les inégalités

L’inégalité est une différence perçue comme injuste dans la distribution de ressources
sociales. Ce concept couvre plusieurs aspects, notamment la répartition des revenus, les
conditions d’accès au crédit, au logement, aux soins de santé, l’accès inégal aux meilleurs
emplois. La réduction des inégalités contribue à réduire la pauvreté autant que la croissance
économique (cet aspect de choses a fait l’objet d’intenses recherches, notamment les travaux
de : Lachaud J.P. (1995) ; Kakwani N. (1993) ; Dollar et Kraay (2001) ; Bhalla S. (2002);
Burguignon F. (2002) ; Ravaillon M. (1995 ; 2003).

La situation des inégalités en RDC se présente comme suit : L’indice d’inégalité de Gini reste
élevé (forte exclusion, discrimination et injustice distributive) ; L’inégalité s’observe dans le
type d’emploi, même par province.

L’évolution de l’inégalité entre les ménages congolais est rendue plus forte dans le milieu
urbain, mais aussi dans le milieu rural. Ainsi, l’indice de Gini est de 40% en 2005 contre 64%
en 2012, ce qui montre l’existence des inégalités de distribution de la richesse entre les
ménages, inégalités qui font qu’une partie importante de la population devienne vulnérable.
P a g e | 41

VI.4. Causes et conséquences de cet état de choses

Analysant l’évolution récente de l’emploi des jeunes en RDC, Sumata Claude (2020) note que
l’inadéquation du système éducatif, l’ampleur du secteur informel et les contraintes de
l’environnement macroéconomique demeurent des défis à relever. Notons que la pauvreté et
le chômage qui caractérisent l’économie congolaise s’expliquent par plusieurs facteurs parmi
lesquels nous reprenons quelques-uns ci-dessous : La destruction du tissu économique
congolais (guerres, pillages, insécurité, instabilités, corruption, mauvaise gouvernance, etc.)
est à la base des problèmes de pauvreté et d’emploi, et même bien de maux qui gangrènent
l’économie congolaise ; Le caractère extraverti et peu diversifiée de l’économie congolaise.

A titre d’exemple, la crise financière de 2008-2009 était plus défavorable aux pauvres qui
étaient les plus affectés par les fluctuations des taux de change (perte de pouvoir d’achat et
d’emplois) non compensées par l’accroissement des revenus ou les opportunités d’emplois ;
Les contraintes structurelles qui entravent le développement du secteur privé : le manque de
coordination des agences gouvernementales dans la perception des taxes, multiplicité des
réformes législatives, etc. Les innombrables prélèvements et impôts formels et informels
paralysent le développement du secteur privé créateur d’emplois, et cela limite la croissance
des PME ; La détérioration du système éducatif est une entrave au développement de certains
secteurs d’activité pouvant employer pas mal des gens, notamment le secteur de la
construction qui peine à recruter une main d’œuvre qualifiée (en mécanique, travail des
métaux, techniciens, contremaîtres, chef de chantier, etc.) ; Le mauvais climat des affaires
(incertitudes juridiques) empêche le secteur privé de créer des emplois ; à cela s’ajoute
d’autres obstacles : infrastructures et services publics insuffisants, capital humain et accès au
financement limité, obstacle réglementaire, monopoles d’entreprises publiques (eau,
électricité, transport ferroviaire), incertitudes quant aux droits fonciers, etc.

Le système financier reste moins développé et ne finance pas le développement de l’activité


économique (le crédit à l’économie ne représente que 7,1% du PIB en 2017), ce qui limite les
opportunités d’emplois. Aussi, les conditions de crédit (taux d’intérêt excessifs, garanties,
etc.) limitent l’accès des PME, et l’insolvabilité des créanciers (accroissement des prêts non
performants) rend les banques adverses au risque (elles limitent le crédit) ; L’absence de
recours légal pour faire appliquer les contrats jouent négativement sur la création d’emplois ;
La dégradation du secteur agricole, couplée à une détérioration des infrastructures et à
l’insécurité, contribue à réduire la disponibilité alimentaire ; La croissance rapide de la
P a g e | 42

population urbaine et la diminution de l’accès aux marchés et du nombre de propriétaires


d’entreprises contribuent à accélérer l’incidence de la pauvreté et pèsent sur les ressources et
infrastructures de base (baisse des ressources disponibles).

La pauvreté et le chômage en RDC sont à la base de beaucoup de maux qui gangrènent le


pays, notamment : la corruption ; les violences et criminalité (phénomène « kuluna (9) » et
enfants de la rue) ; etc. cette situation s’aggrave davantage avec cette situation de la
pandémie.

Déjà fragilisée par la baisse des cours des matières premières, l’économie congolaise a
particulièrement souffert de la pandémie. Le pays connaît une récession économique avec un
recul de 1,7% de l’économie. De plus, l’inflation des prix générée par la fermeture des
frontières et la baisse d’activité, ainsi que la perte de revenus des ménages ont une incidence
marquée sur la pauvreté de la population.

SECTION III. PRESENTATION DU CHAMP D’INVESTIGATION

III.1. Présentation de la commune Kampemba

Notre recherche se réalise dans la province du haut-Katanga, précisément dans la ville de


Lubumbashi, chef-lieu de cette province. La population de cette ville est de plus ou moins 2
140 252 pour une superficie de 747 Km2 ; elle est la deuxième ville du pays et compte sept
communes parmi lesquelles la commune de Kampemba, notre champ empirique.

La commune de Kampemba est située au centre de la ville de Lubumbashi. Elle fut


anciennement appelée Elisabeth ville et elle vit le jour le premier janvier 1958 par le décret du
26 mars 1957 exécuté par l’arrêté ministériel numéro 11/160 du premier octobre 1957. Elle a
été progressivement réduite en superficie après la scission de Kamalondo au début du XXe
siècle et de Kampemba en 1972.

III.2. Aperçu historique et délimitation territoriale

La commune de Kampemba est issue de la commune Elisabeth actuellement appelée


commune de Lubumbashi.

Elle est une entité administrative à vocation industrielle, elle renferme presque le ¾ des
industries et Usines de la ville de Lubumbashi, celle-ci a été créée par l'arrêté N°70/05/72 du
P a g e | 43

05 mai 1970 portant détermination du nombre et la délimitation des communes et des


collectivités de la ville de Lubumbashi (moniteur congolais N°21 du 01/09/1970) Mais elle a
effectivement ouvert ses portes le 08 janvier 1972 avec environ 40.000 Habitant à l’époque.

Son nom ne provient pas d'un individu historique mais plutôt d'un ruisseau, en fait trois
appellations avaient été proposées : il s'agit de : BEL-AIR ; DILUNGU ; KAMPEMBA.

Le premier non fut éliminé par de résonance étrangère, tandis que DILUNGU semblait
insinuer une vallée de ruisseau, c'est ainsi que le choix était porté sur `'KAMPEMBA'' qui la
sépare de la commune annexe, qui caractérise la joie et la prospérité que l'on souhaitait aux
nouveaux nés la KALDIN jadis utilisé par ceux-ci dans les palabres et dans diverses
cérémonies.

III.3. Données géographiques et démographiques

Créée en dernier lieu, la commune de Kampemba fait limite avec les autres communes de
Lubumbashi à l'exception de celle de la KATUBA elle est entourée en allant du nord du sud
par les communes : Lubumbashi, Kamalondo, Kenya et commune annexe. Dont elle est
séparée pour Lubumbashi, par les boulevards M'SIRI et LUMUMBA prolongé à partir du
tunnel par les rails SNCC jusqu'à la barrière camp Vangu, pour Kamalondo te Kenya par la
voie ferrée CONGO-ZAMBIE, du nord et Nord-Ouest, la rivière Kafubu et ruisseau
Kampemba, la sépare de la commune annexe, du sud et sud-est : la route de pèlerinage vers le
sanctuaire LUMUMBA la sépare du quartier Kimbembe de la commune annexe et la voie
ferrée vers l'ancienne mine de l'Etoile et le tronçon rails point chaussée de Kasenga à l'entrée
de la commune Rwashi constitue la ligne de démarcation avec celle-ci nord et nord-est.

La commune de KAMPEMBA s'allonge à peu près du 15Km 2 de longueur avec une largeur
de 12Km2, sa superficie est plus de 4 800 ha l’équivalent de 48Km2, sa population est estimée
à 306 591 hab, soit 14 % de la ville de Lubumbashi, sa densité est toujours croissante estimé
à, 6 387 hab./km2 à ce jour.

Kampemba est une commune de l'est de la ville de Lubumbashi en République démocratique


du Congo. Elle est née en 1972 de la scission de la commune de Lubumbashi dont elle
constituait la partie orientale. Géographiquement la commune est située aux coordonnées :
11° 39′ 22″ sud, 27° 29′ 14″ avec une altitude de 1 267 m dans la province du haut Katanga.
P a g e | 44

La commune de KAMPEMBA est subdivisée en sept quartiers dont trois considères comme
urbains et quatre autres comme urbanoruraux. Ainsi, les subdivisions sont : Quartier Bel-air 1
avec 52 Avenues ; Quartier Bel-air 2 avec 72 Avenues ; Quartier Kigoma avec 38 Avenues ;
Quartier Bongonga avec 37 Avenues ; Quartier Kafubu avec 76 Avenues ; Quartier
Industriel avec 17 Avenues ; Quartier Kampemba avec 32 Avenues ; Quartier HEWA BORA
et le Quartier MEGASTORE. Tous ces quartiers sont dirigés par leurs chefs de quartiers et
adjoints qui font partis aussi des autorités politico administratives de Lubumbashi sous
l’autorité du bourgmestre et son équipe.49

CONCLUSION PARTIELLE

Ce chapitre porté sur le cadre conceptuel et présentation du champ empirique. En effet, il était
subdivisé en trois sections.

La première section portée sur le cadre conceptuel, il était question de définir les différents
concepts opératoires de base et connexes, dans le but d’avoir une vue d’ensemble de diffèrent
vocabulaire employé dans notre travail. Le concept covid 19 ; ménage ; socio-économique
sont les concepts de base qui ont été retenu dans notre travail. A côté de ceci nous avons
retenu, le revenu, l’épargne, consommation, pouvoir d’achat et état ou pouvoir publique
comme concept connexe.

Cependant, la deuxième section avec axés sur la pauvreté et le chômage. Nous avons eu à
donner un aperçu sur l’état économique et financier de la RDC. Ensuite nous avons présenté
une généralité sur la pauvreté en RDC mais également sur le chômage, dans le souci de
connaitre notre champ d’étude pour mieux appréhender notre thématique afin d’avoir non
seulement un même entendement avec nos lecteurs, mais aussi avoir une vue bien précise de
notre champ empirique ou de recherche.

En ce qui concerne notre troisième section, il consisté de présenter notre champ


d’investigation. Nous avons présenté notre cadre de recherche pour mieux cerner
l’environnement de notre population d’étude afin de faciliter non seulement la compréhension
de la population d’étude, mais aussi de présenter les limites de l’analyse. A cet effet tout au
long de cette section, nous avons eu à présenter la commune de Kampemba.

49
Rapport de la commune Kampemba 2018
P a g e | 45

Vus ce qui précède, le prochain chapitre consistera a présenter le cadre théorique de notre
phénomène d’étude dans le but d’apporter beaucoup de lumière a notre thématique de travail
et facilité la compréhension de notre sujet.
P a g e | 46

CHAPITRE II : CADRE THEORIQUE DE LA RECHERCHE

Dans ce chapitre nous allons présenter les théories explicatives du phénomène étudié dans
notre sujet d’étude. Tout en cherchant à établir la relation entre nos théories et le phénomène
d’étude en présentant les variables de notre thématique.

SECTION I. THEORIE DU REVENU PERMANENT

I. Notion et généralité

La théorie du revenu permanent proposée par Milton Friedman en 1957 est une réponse aux
insuffisances de la fonction de consommation keynésienne. Le but initial de la théorie de
Friedman est de montrer pourquoi (contrairement à la fonction de consommation
keynésienne), la propension moyenne à consommer est à long terme stable et égale à la
propension marginale à consommer. Autrement dit, pourquoi la fonction de consommation à
long terme se présente de façon linéaire parallèle à f(x)=x. C’est à dire où 𝐶0 se dilue dans
l’équation. En effet, Friedman explique l’impossibilité pour la fonction keynésienne d’être
vérifiée sur long terme car, selon lui, Keynes se trompe de distinguer le déterminent principal
de la consommation (qui est selon lui le revenu permanent et non le revenu courant). Pour
Friedman, le revenu se divise en deux parties, la première constituée du revenu transitoire et
l’autre du revenu permanent. Une seule agit sur le niveau de consommation : le revenu
permanent.

Le revenu permanent constitue l’idée que l’individu se fait de son revenu sur l’ensemble de sa
vie. Il établit une sorte de moyenne de son revenu à long terme comme base de
consommation. Par exemple, un étudiant qui touche 500 Unités Monétaires par mois de
bourse pendant 5 ans aura une consommation nettement moindre qu’un cadre qui touche un
salaire de 3000 UM par mois sur la même période. Car les deux agents n’ont pas la même
idée de leur revenu sur l’ensemble. Par exemple, si l’étudiant gagne de façon occasionnelle
1000 UM aujourd’hui en jouant à la loterie. Ces 1000 UM seront considérés comme du
revenu transitoire car non anticipé. L’étudiant ne consommera pas entièrement ce nouveau
revenu et l’intégrera à sa richesse totale sur la période et l’étaler sur la période de 5 ans.
L’étudiant ne bouleversera donc pas ses habitudes de consommations lorsque le revenu est
transitoire. Il dilue les revenus transitoires dans sa richesse totale sur toute la période qui
P a g e | 47

forme son revenu permanent. Sa consommation sera déterminée uniquement en fonction du


revenu permanant.

Ainsi, dans la conception Friedmannienne, tout accroissement de revenu qui ne modifie pas le
revenu permanent n’a aucune incidence significative sur les habitudes de consommation des
agents. C’est d’ailleurs le point de départ de la critique de Friedman envers les politiques de
relance par la consommation. Car selon lui ces politiques de relance ne génèrent que des
revenus transitoires.

Pour mieux appréhender la théorie de revenu permanent de Friedman, prenons le cas d’un
individu ayant un revenu courant R. Selon Friedman ce revenu se divise en deux composantes
telles que 𝑅=𝑅𝑝 + 𝑅𝑡 où 𝑅𝑝 désigne le revenu permanent et 𝑅𝑡 le revenu transitoire. Selon
Friedman, la consommation de l’individu est exclusivement fonction du revenu permanent.
Cela s’exprime alors comme suit : 𝐶 = 𝑐.𝑅𝑝

Où 𝑐 représente la propension marginale à consommer.

La théorie keynésienne stipule que « la part de la consommation dans le revenu diminue à


mesure que celui-ci augmente ». En d’autres termes que la propension moyenne à consommer
diminue lorsque le revenu augmente. Cela signifie que 𝐶 /𝑅 diminue lorsque R augmente (en
considérant la fonction keynésienne telle que 𝐶𝑡=𝐶 0+𝑐𝑅).

Mais en utilisant la théorie du revenu permanent telle que formulée par Friedman, la
propension moyenne à consommer se présente comme suit :

𝑃𝑀𝐶=𝐶 /𝑅=𝑐.𝑅𝑝 /𝑅=𝑐( 𝑅𝑝 /𝑅𝑝 + 𝑅𝑡)

Cette équation indique deux résultats importants selon qu’une distinction est faite entre le
court et le long terme.

D’abord, l’équation indique qu’à court terme, compte tenu de l’importance du revenu
transitoire, la propension moyenne à consommer diminue au profit d’une « épargne spéciale
». En effet, suite à l’accroissement du revenu transitoire, le dénominateur s’accroit
subitement. Ce qui, instantanément, fait baisser le rapport 𝑅𝑝 /𝑅𝑝 + 𝑅𝑡. Ensuite l’expression
de la propension moyenne à consommer indique qu’à long terme le revenu transitoire se dilue
dans le revenu permanent notamment à cause de l’épargne spéciale dégagée suite à
P a g e | 48

l’accroissement du revenu occasionnel. Après cette dilution, l’équation de la propension


moyenne à consommer devient : 𝑃𝑀𝐶=𝑐(𝑅𝑝 𝑅𝑝)=𝑐

Ainsi, à long terme, le revenu transitoire s’intègre au revenu permanent. Et la propension


moyenne devient constante et égale la propension marginale. C’est là le point de divergence
fondamentale entre la théorie keynésienne et la théorie Friedmannienne sur la fonction de
consommation. L’explication de la constance de la PMC est que l’épargne spéciale
(constituée à court terme) va être compensée à un moment par une désépargne spéciale, de
sorte que le revenu transitoire se dilue dans le temps. On dit alors que l’agent lisse sa
consommation.

En remettant en cause la fonction de consommation keynésienne, la théorie du revenu


permanent de Friedman remet aussi en cause la notion de multiplicateur Keynésien. En effet
puisque la consommation est liée au revenu permanent plutôt qu'au revenu courant, alors toute
variation du revenu courant n'aura d'effet sur la consommation que lorsque cette variation
modifie le revenu permanent. Ainsi, lorsque le revenu courant augmente ou baisse pour des
raisons temporaires ou aléatoires, les agents ne bouleversent pas leurs habitudes de
consommation. S'il s'agit d'une baisse temporaire les agents puisent dans leur épargne (Ils font
alors une désépargne). Et lorsqu’il s’agit d'une augmentation temporelle ils augmentent leur
épargne.

En résumé, la théorie du revenu permanent stipule que les choix effectués par les
consommateurs sont dictés non pas par leur revenu effectif actuel, mais par l’estimation qu’ils
font de leur revenu dans le long terme. Friedman émet ainsi l’hypothèse que le consommateur
construit des plans de consommation sur un horizon qui dépasse la période courante. Pour
déterminer sa consommation, l’agent prend en compte les flux de revenus qu’il espère obtenir
tout au long de la période horizon. Le revenu permanent est donc un indicateur synthétique de
ce revenu total, présent et futur.

En présentant la théorie du revenu permanent, Friedman développe par la même occasion la


notion de consommation permanente. En effet Friedman constate qu’une baisse de revenu
courant ne correspond pas nécessairement à une baisse de la consommation (présence par
exemple d’effet de cliquet1). La consommation des agents est donc plus stable dans le temps
que le revenu. Selon lui, une telle situation trouve son explication dans le fait que la
P a g e | 49

consommation est fonction du revenu permanent. La principale implication de cette vision est
l'effet de lissage intertemporel, de la consommation par l'agent économique.

Au final, la théorie du revenu permanent en montrant que la propension moyenne à


consommer est constant à long terme a ouvert la voie à un nouveau paradigme sur la théorie
de consommation. Cette théorie semble d’ailleurs se vérifier empiriquement contrairement à
la théorie keynésienne qui ne se vérifie qu’à court terme.

L’opposition entre la théorie keynésienne et la théorie Friedmannienne a donné naissance à


d’autres théories majeures comme par exemples la théorie du cycle de vie de Modigliani ou le
concept de la « marche aléatoire » de Robert Hall.

Figure 2: courbe du revenu permanent

II. Autres approches sur le revenu et la consommation

II.1. Approche sur le revenu

Approche de La théorie de revenu relatif de Duesenberry

La théorie du revenu relatif est basée sur deux principales hypothèses :


P a g e | 50

 D’abord, Duesenberry montre que les agents appartenant à un groupe de faible


revenu sont sujets à un effet d'imitation vis à vis des agents appartenant à un groupe
de revenu élevé. Il suppose alors que les agents de faible revenu ont une propension à
consommer plus forte que celle des agents du groupe à revenu élevé. Cet effet est
connu sous le nom de « d’effet de démonstration ou d’imitation ».

 La seconde hypothèse de la théorie du revenu relatif est que le niveau de


consommation des agents de la période courante est fonction du niveau de revenu le
plus haut atteint par le passé plutôt que du revenu courant. Pour Duesenberry, la
consommation n’est proportionnelle au revenu courant que lorsque celui-ci
correspond au niveau de revenu le plus élevé atteint dans le passé. Cette hypothèse
est connue sous le nom de l'effet de rémanence.

II.2. Approches sur la consommation

A. Fonction de consommation Keynesienne

Keynes fut le premier à introduire la notion de fonction de consommation. Selon lui, le


comportement de consommation des agents est fondée sur une "loi psychologique
fondamentale" qu’il énonce comme suit : « la loi psychologique fondamentale sur laquelle
nous pouvons nous appuyer en toute sécurité, à la fois à priori en raison de notre connaissance
de la nature humaine et à posteriori en raison des renseignements détaillés de l'expérience,
c'est qu'en moyenne et la plupart du temps les hommes ont tendance à accroître leur
consommation à mesure que le revenu croit, mais non d'une quantité aussi grande que
l'accroissement du revenu ».

Cette loi montre donc que les individus accroissent en moyenne leur consommation lorsque
leur revenu augmente mais pas dans la même proportion que cette augmentation de leur
revenu. L'analyse de Keynes repose donc sur deux idées :

- La consommation est une fonction croissante du revenu (disponible) ;

- Les accroissements de consommation sont inférieurs aux accroissements de


revenu.

Le corolaire direct de ces hypothèses est l’apparition d’une fonction d’épargne dans l’analyse
de Keynes. Pour définir cette fonction d’épargne, Keynes avance l’argument suivant : «dans
P a g e | 51

le tourbillon des acceptations divergentes, il est agréable de découvrir un point fixe. Autant
que nous le sachions, personne ne conteste que l’épargne soit l’excès du revenu sur la dépense
pour la consommation ».

Dans cette conception keynésienne l’épargne (S) peut s’écrire comme : 𝑆= 𝑌−𝐶

Ainsi, en tenant compte des hypothèses avancées par Keynes, la forme générale de la fonction
de consommation est la suivante : 𝐶𝑡=𝑐𝑌𝑑𝑡+𝐶0

𝐶0 : est la consommation autonome ou le niveau de consommation incompressible.

𝑌𝑑𝑡 est le revenu disponible de la période t c'est à dire le revenu après imposition du revenu
brut (𝑌𝑑𝑡=𝑌 𝑡−𝑇𝑡) où 𝑌 𝑡 représente le revenu brut et 𝑇𝑡 les impôts.

Les propriétés générales de cette fonction de consommation sont les suivantes :

 C’est une fonction croissante de revenu disponible

 La propension marginale à consommer (pmc), qui représente la part de


l'accroissement du revenu disponible consacré à la consommation, est positive mais
inférieure à 1. En omettant l’indice t, cela se traduit comme suit :

- 𝑝𝑚𝑐=𝑐=C /Y

- Avec 0<c<1 

 Si le revenu augmente, la propension moyenne à consommer (PMC), qui représente


la proportion du revenu consacrée à la consommation ( PMC=C /Y ) diminue.

 La propension moyenne à consommer est supérieure à la propension marginale à


consommer (𝑃𝑀𝐶 > 𝑝𝑚𝑐).

 La somme de la propension marginale à consommer et de la propension marginale à


épargner vaut 1. De même, la somme de la propension moyenne à consommer et de
la propension moyenne à épargner vaut 1.

- { pmc+ pms=1

- PMC+ PMS=1
P a g e | 52

B. Les critiques de la fonction de consommation Keynesienne

Keynes, dans sa formulation de la fonction de consommation se base sur une hypothèse


centrale qu’il qualifie de « loi psychologique fondamentale ». Cependant, cette hypothèse
reste beaucoup contestée. Et la plupart des tests de validation empiriques montrent que la
fonction de consommation keynésienne n’est valide qu’à court terme ; elle n’est donc pas
validée à long terme, car la propension moyenne à consommer se révèle être constante malgré
l'augmentation de revenu des agents. Et c’est principalement pour cette raison que d’autres
théories sur la fonction de consommation ont été proposées. C’est le cas par exemple de la
théorie du revenu permanent (de Milton Friedman) et de la théorie du cycle de vie (Franco
Modigliani) qui proposent des explications sur la stabilité des comportements de
consommation à long terme. La discussion ci-dessous présente les différentes théories qui ont
coexisté avec la théorie keynésienne (en complémentarité ou en contradiction).

En effet, Friedman, dans ses observations, arrive à la conclusion que le revenu réel n'est
jamais régulier, et que par conséquent la consommation des ménages est plus stable dans le
temps que ce dernier. Une baisse de revenu ne correspond pas toujours à une baisse de
consommation (l’effet de cliquet de Dusenberry en est une raison). Selon lui, cette situation
trouve son explication dans la réalité selon laquelle la consommation n'est pas seulement
fonction du revenu courant, mais des revenus (revenus passés et revenus futurs c'est-à-dire la
richesse de l'agent). Donc, les agents ne déterminent pas leur consommation courante en
fonction du revenu courant mais plutôt du revenu permanent.

Par ailleurs, cette théorie se vérifie statistiquement. Franco Modigliani a développé une


théorie similaire appelée Cycle de vie. Malgré son succès auprès de certains économistes,
cette théorie n'a pas toujours été concluante. Elle reste abstraite.

SECTION II. THEORIE DU CYCLE DE VIE

I. Généralité

Sans être en opposition farouche avec la pensée Keynésienne, Franco Modigliani propose sa
théorie dans le but d’expliquer l’incapacité de la théorie keynésienne à expliquer stabilité de
la propension moyenne à consommer. Modigliani admet que la consommation des agents est
bien fonction du revenu courant. Mais, il ajoute que la consommation dépend aussi fonction
de la richesse détenue par l’individu : son capital (patrimoine, placements…) à long terme. Ce
P a g e | 53

qui peut d’ailleurs paraitre comme une tentative de réconciliation de la théorie keynésienne
avec la Friedmannienne. Mais, il n’en est rien. En effet, la théorie de Modigliani suggère que
la consommation (C) est fonction de la richesse (W) et du revenu (Y). La forme fonctionnelle
se présente lors comme suit :

C=aW + bY

Où C’est la consommation, W la richesse de l’agent et Y son revenu courant.

En utilisant cette expression, la propension moyenne à consommer se présente comme suit :

C /Y =aW /Y + b

Selon Modigliani, à court terme, toute modification du revenu courant n’a aucune incidence
sur la richesse. Ainsi, 𝑎𝑊 étant constant à court terme alors la propension moyenne à
consommer est décroissante. Ce qui d’ailleurs rejoint la théorie keynésienne. En revanche, à
long terme, la richesse fluctue en même temps que le revenu courant. Ainsi, 𝑎𝑊 n’est plus
constant. Le revenu courant s’intègre alors à la richesse de sorte qu’à long terme la
propension moyenne à consommer est stable. Ce qui, à bien des égards, est conforme à la
théorie Friedmannienne sur la stabilité de la propension moyenne à consommer. Au final, la
théorie de Modigliani tente de montrer que le revenu courant joue bien un rôle dans la
consommation mais qu’à long terme c’est la richesse qui est le principal facteur de
consommation de l’agent.

Une autre contribution de Modigliani à la théorie de consommation est d’avoir fourni un


diagramme sur l’évolution de la consommation sur le cycle de vie d’un individu

Cependant dans sa formulation la plus simple, la théorie du cycle de vie ne prend pas en
compte ni l’incertitude ni les imperfections des marchés (notamment financiers). Les agents
sont supposés connaitre à la fois leur durée de vie (finie) et leurs revenus futurs. Ils peuvent
donc emprunter et prêter à un taux unique, sans autre contrainte que leur solvabilité (c’est-à-
dire leur capacité de remboursement). Dans ces conditions, les propensions moyenne et
marginale à consommer sont toutes deux égales à l’unité. En effet, en l’absence d’héritage ou
d’incertitude sur la date de décès, les agents n’ont aucune raison de laisser un revenu
inemployé, et ne vivent que pour consommer. Comme dans la théorie du revenu permanent,
les flux d’endettement et d’épargne servent à obtenir un profil de consommation stable à
partir d’un profil de revenu fluctuant : l’épargne permet de lisser la consommation dans le
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temps en reportant une partie de la consommation vers les périodes où les revenus escomptés
sont plus faibles, la « jeunesse » (période de formation ou début de la vie active) et la «
retraite ». Le profil typique du cycle de vie fait ainsi apparaître trois périodes : « jeunesse », «
activité » et « retraite ». Le comportement d’endettement et d’épargne est fortement relié à
l’âge du consommateur : l’épargne est réalisée dans la période d’activité (B), et transmise
pour la consommation durant la jeunesse (A) et la retraite (C), ce qui suppose l’absence de
contrainte financière pour les jeunes. Au total, l’accumulation patrimoniale répond surtout au
besoin d’épargne pour les vieux jours, et la richesse suit une évolution « en bosse » en
fonction de l’âge, phénomène baptisé de hump saving par Harrod.

Figure 3: courbe de cycle de vie

La prise en compte de l'incertain et des imperfections du marché apparaît une voie de


développement très prometteuse pour la théorie du cycle de vie. Même dans le cadre restreint
du régime permanent, elle peut considérablement modifier le modèle de base et ses
conclusions. Ainsi des motifs de détention du patrimoine autres que celui de consommation
différée apparaissent : motif de précaution, de rendement...Egalement, l'échéancier des
ressources perçues au cours de la vie peut influencer le profil de consommation qui ne dépend
dans le modèle de base que de la somme actualisée de ces ressources.

En effet, La cohérence interne*du modèle de cycle de vie, de même que son articulation avec
d'autres éléments de la' théorie micro-économique néoclassique apparaissent beaucoup mieux
réalisées que dans le cas du revenu permanent. Cet argument est repris notamment par Deaton
et Aiuellbauer qui reprochent avec raison à l'hypothèse du revenu permanent d'autoriser trop
d'interprétations différentes (c'est-à-dire de conceptions ou de spécifications du revenu
permanent). Pour ces auteurs, l'hypothèse du cycle de vie a le mérite essentiel d'être un
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modèle de choix inter temporel qui respecte explicitement le principe de maximisation sous
contrainte d'une fonction d'utilité clairement spécifiée.

Cependant, Mais la supériorité de l'hypothèse du cycle de vie sur le revenu permanent


s'explique plus fondamentalement par deux facteurs : Son domaine d'application est devenu
beaucoup plus vaste : le modèle de cycle de vie se prête mieux à l'analyse des phénomènes
dépendant de l'âge et conduit seul à une théorie de l'accumulation patrimoniale. Il permet
aussi la prise en compte des effets de l'environnement (incertitude, imperfections du marché et
rationnements...) et peut être élargi à d'autres arbitrages que celui entre consommation et
épargne, relatif par exemple à l'offre de travail : le revenu qui intervient dans les fonctions de
consommation agrégée ne peut plus être considéré comme une variable exogène (cf. Hall,
Deaton).

II. Différents modèles de cycle de vie

II.1. Les modèles de cycle de vie dynamiques de déséquilibre

La caractéristique de ces modèles en général dynamiques est liée à leur objectif propre, soit
une analyse de l'évolution sous ses aspects conjoncturels mais aussi de plus long terme, à la
limite même historiques. A cette fin le recours à des modèles non dynamiques n'est pas
approprié. C'est pourtant ce que font maints auteurs en confondant statique comparative et
évolution. Le moteur de l'évolution en avenir incertain est toujours fondé, dans les modèles
dynamiques, sur la révision des anticipations et la reconsidération des choix (« replanning »)
en fonction des « erreurs » constatées et des « chocs » ou événements imprévus. L'incertitude
peut concerner les salaires (Hall), les taux d'intérêt réels (Hall) mais aussi, contrairement aux
modèles en régime permanent, les prix nominaux (Deaton)

II.2. Les modèles de cycle de vie « élargis »

On qualifie de forme « élargie » (« extended » du cycle de vie, toute version du modèle qui
prend en compte d'autres arbitrages que celui entre consommation et épargne : on cherche
ainsi à tendre vers des modèles d'équilibre moins partiel en diminuant la part de l'exogène. A
cet effet, d'autres facteurs que la consommation sont introduits parmi les arguments de la
fonction d'utilité. Ces facteurs concernent les comportements qui sont censés être mieux saisis
dans une perspective de long terme, parce qu'ils résultent d'une planification inter temporelle
de l'individu : en premier lieu l'offre de travail, les loisirs et l'âge de la retraite, mais aussi la
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fertilité, la fiscalité du revenu ou du patrimoine..., phénomènes qui ne recevaient souvent


qu'une explication atemporelle, ne faisant intervenir que des variables instantanées. Ces
nouveaux développements élargissent donc le champ d'application de la « rationalité » du
consommateur.

II.3. Les modèles de cycle de vie dynamiques de déséquilibre

La caractéristique de ces modèles en général dynamiques est liée à leur objectif propre, soit
une analyse de l'évolution sous ses aspects conjoncturels mais aussi de plus long terme, à la
limite même historiques. A cette fin le recours à des modèles non dynamiques n'est pas
approprié. C'est pourtant ce que font maints auteurs en confondant statique comparative et
évolution. Le moteur de l'évolution en avenir incertain est toujours fondé, dans les modèles
dynamiques, sur la révision des anticipations et la reconsidération des choix (« replanning »)
en fonction des « erreurs » constatées et des « chocs » ou événements imprévus. L'incertitude
peut concerner les salaires (Hall), les taux d'intérêt réels (Hall) mais aussi, contrairement aux
modèles en régime permanent, les prix nominaux (Deaton).

SECTION III.THEORIE DU BIEN ETRE SOCIAL

I. Généralité

Les conditions socio-économiques de ménage face à la covid-19 son ancrage dans la théorie
du bien-être social.

L’économie du bien-être trouve en fait son origine dans les écrits de Jeremy Bentham. Ses
fondements ont été posés au XXe siècle par wilfredo Pareto et Arthur Pigou (1908). Elle
désigne en effet une branche de la théorie néoclassique qui étudie les différents états de
l’économie sous l’angle du bien-être social (niveau de satisfaction atteint par les individus).

Elle s’offre donc de déterminer qu’elle est la meilleure situation parmi toutes les répartitions
possibles de ressources et des revenus.

Dès lors, le bien-être devient un état qui touche à la santé, au plaisir, à la réalisation de soi, à
l’harmonie avec soi et les autres. Pour cela, René Dubos présente la santé comme la
convergence des notions d’autonomie et de bien-être. Par ailleurs, l’’utilitarisme définit le
bien-être comme la combinaison de plaisirs et de l’absence de peine et prône ainsi la
maximisation du bien-être général (RENOUVO, 2011). En d’autres termes, le bien-être est
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l’ensemble des facteurs dont une personne a besoin pour jouir d’une bonne qualité de vie. Ces
facteurs l’aident donc à jouir d’une existence tranquille et d’un état de satisfaction

Dans la littérature, on peut regrouper quatre types de bien-être à savoir le bien-être social, le
bien-être physique, le bien-être dans le développement personnel et la spiritualité et le bien-
être économique.

Selon le dictionnaire dicto des définitions (2012), le bien-être social englobe les choses qui
incident de manière positive sur la qualité de vie notamment un emploi digne, des ressources
économiques pour satisfaire les besoins, une maison, l’accès à l’éducation et à la santé, du
temps pour les loisirs, etc.

Le bien-être physique peut être par contre la satisfaction du sujet par rapport à sa vie
quotidienne liée plus ou moins à l’activité physique résultant de quatre éléments : bien-être
émotionnel (anxiété, stress, énergie, vigueur…) ; perception de soi (estime de soi…) ; bienêtre
physique (état de santé, douleur…) et bien-être perçu (qualité de vie…)

Pour ce qui est du bien être dans le développement personnel, la revue Sciences humaines N°
23 cités par RENOUVO (2011), stipule que “les techniques de développement personnel
visent à la transformation de soi : soit pour se défaire de certains aspects pathologiques
(phobie, anxiété, déprime, timidité), soit pour améliorer ses performances (mieux
communiquer, gérer son temps, s’affirmer) “.

Le bien-être économique, il repose sur deux propositions fondamentales : premièrement selon


Pigou (1908), tout accroissement de la somme disponible des biens économiques va dans le
sens d’une augmentation du bien-être. Il appartient donc à celui qui conteste cette proposition,
dit-il, de faire la preuve du contraire dans les faits. La seconde quant à elle se veut aussi de
nature positive et montre qu’étant donné l’utilité décroissante du revenu ou de la richesse, tout
transfert de richesse des plus riches aux plus pauvres qui n’a pas pour effet de décourager et
donc de diminuer la production représente un accroissement de bien-être.

En outre, le bien-être auquel tout le monde aspire est une préoccupation de plusieurs
organismes internationaux agissant dans le développement des pays du Sud. Leurs objectifs
étant de donner la chance à toutes les populations d’accéder à ce bien être.
P a g e | 58

Pour le ménage dont les conditions socio-économiques ne permettent pas un accès facile au
bien-être, résultant en partie d’une amélioration de condition de vie dans le contexte de la
covid 19.

II. Le développement de la réflexion sur la définition du bien-être et sa mesure

Dans l'approche standard en économie du bien-être, l'utilité mesure le degré de satisfaction


des préférences. Celles-ci sont révélées par les comportement et choix individuels qui
s'expriment sur le marché ; à la suite de Kahneman, on parle d'utilité de décision pour
indiquer que le bien-être individuel est défini par une préférence pour un résultat et
appréhendé à travers un choix. Dans ce cadre, plus l'individu dispose d'un revenu élevé, toutes
choses égales par ailleurs, plus il est en mesure de satisfaire ses préférences et plus son bien-
être, son utilité s'accroît. Le revenu constitue alors théoriquement une bonne approximation
du bien-être individuel et dans cette même logique, le produit intérieur brut, ou la richesse
monétaire créée par une société, est utilisé pour mesurer le bien-être social. Ce cadre d'analyse
a été remis en cause par de nombreuses études empiriques qui confirment l'importance du
phénomène d'adaptation en montrant qu'il existe une très faible corrélation entre les
circonstances (objectives) dans lesquelles les individus évoluent (le revenu, le statut marital,
les états de santé, etc. Philip Brickman, Dan Coates, Ronnie Janoff-Bulman, « Lotteries…) et
leur bonheur déclaré, appréhendé directement par enquêtes.

Les travaux d'Easterlin et Richard A. Easterlin, « Income and Happiness : Towards a…, » les
plus célèbres, établissent qu'il existe une relation positive faible entre le revenu et le bonheur
lorsqu'on compare à un instant donné des individus ayant des revenus différents, mais aucune
relation lorsqu'on fait une comparaison dans le temps. Les travaux soulignent également
l'existence de différences importantes dans les satisfactions déclarées par les individus entre
des pays à peu près similaires du point de vue de leur développement économique.

III. La fonction de bien-être social

L'économie publique normative se propose de rendre maximum le "bien-être social". Le terme


peut avoir plusieurs significations.

Dans les théories « holistes » (ou « organicistes »), l'Etat est considéré comme une réalité en
soi, supérieure aux individus composant le groupe social et totalement distincte d'eux. Le
bien-être social W est ce que l'Etat dit qu'il est, c'est-à-dire qu'il ne dépend que de la fonction
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de préférence de l'Etat, UE sur les modes sociaux de consommation des m bien par les n
individus de la société : W =W [U E (x 11 , ..., x 1 m , x 21 , ... , x 2 m ,... , x n 1 , ... , x nm )] .

Les xij sont les quantités des biens j consommées par les individus i. Dans la théorie
individualiste, l'institution étatique n'a pas de réalité propre. Elle n'est qu'un instrument utilisé
par les individus afin de poursuivre leur intérêt personnel par d'autres voies que le marché. Le
consommateur est "souverain" pour tous les biens qu’il consomme, qu’il s’agisse de biens
fournis par le marché ou de biens fournis par l’Etat. Le bien-être social W ne dépend alors
directement que des fonctions d'utilité individuelles U1, Un. La fonction de bien-être
social s’écrit :
W =W [U 1 (x 11 , ..., x 1 m), U 2 ( x 21 , ..., x 2 m) , ... ,U n ( x n 1 ,... , x nm)]

En dehors de toute discussion sur sa légitimité philosophique, le concept individualiste de


bien-être social pose deux catégories de problèmes :

 Il existe dans toute société des limites à la souveraineté du consommateur. L’Etat


utilisera toujours, à un moment ou un autre, son pouvoir de contrainte pour imposer
aux individus certaines préférences, dans le but avoué de "faire leur bonheur malgré
eux". Il est difficile de dire que cet exercice de la tutelle publique sur les préférences
individuelles n'est jamais justifié. Peu de personnes remettront par exemple en cause
le contrôle de la distribution des médicaments que l’Etat confère aux médecins et aux
pharmaciens. Du fait de cet aspect tutélaire, les préférences propres de l'Etat (U E)
viendront interférer avec les préférences individuelles. La fonction de bien-être social
s’écrira alors :

W =W ¿

Le poids social donné à UE (la valeur de W/UE) est une mesure possible du degré
de tutelle publique accepté dans la collectivité ;

 L’idée même d’un bien-être social « individualiste » suppose que l’on puisse établir un
indicateur unique à partir d’une agrégation des préférences individuelles. Or, selon
le théorème d’impossibilité (de Kenneth Arrow), il n’est pas techniquement possible
de construire un tel indicateur tout en respectant certaines normes minimales, d’ordre
éthique ou logique. La valeur du bien-être social risque alors de dépendre moins des
préférences individuelles que l’on a agrégées que de la façon dont on les a agrégées.
P a g e | 60

Pour cette raison, certains auteurs préfèrent définir les politiques sociales optimales
non sur la base d’un indicateur des préférences individuelles agrégées (d’une fonction
de bien-être social) que sur la base d'une simple fonction de préférence étatique,
correspondant aux seules préférences des décideurs étatiques. Cela revient à supposer,
dans une démocratie représentative, que les préférences de « représentants » élus sont
assez directement corrélées aux préférences de ceux qu’ils représentent. Même si
l’analyse est au départ d’inspiration individualiste, elle peut donc très logiquement
aboutir à un "organicisme" de fait (non pour des raisons philosophiques mais pour des
raisons pratiques).

En dépit des limites qui viennent d’être signalées, et sauf mention explicite du
contraire, la théorie du Welfare retient la plupart du temps une définition individualiste
du bien-être social. Elle suppose également, toujours sauf mention explicite du
contraire, que les fonctions d’utilité individuelles sont indépendantes et que tout
accroissement de l’utilité de l’un sans diminution de l’utilité des autres correspondent
à un accroissement de bien-être social. La dernière propriété, qui n’est autre que le
critère de Pareto, implique que W/Ui > 0. En revanche, cette proposition n’est plus
nécessairement vérifiée lorsque les utilités individuelles sont interdépendantes, soit
pour des motifs d’altruisme (lorsque Ui/Uj est positif) soit pour des motifs d’envie
(lorsque Ui/Uj est négatif).

Un des grands intérêts analytiques de la définition individualiste du bien-être social est qu’elle
permet de caractériser simplement un état social. Celui-ci est entièrement décrit par les
niveaux d'utilité des individus membres de la collectivité étudiée.

On a vu que, selon le premier théorème de l'économie de bien-être, un équilibre concurrentiel


est optimum au sens de Pareto, du moins si cet équilibre existe et si un certain nombre de
conditions sont remplies. Le libre comportement d'optimisation des individus et des
entreprises sur le marché conduit alors à des choix sociaux identiques à ceux qu'effectuerait
un décideur central parétien qui affecterait autoritairement les ressources sociales (pour une
même distribution initiale des ressources). Cela signifie que les signaux envoyés aux
individus sous forme de prix sont suffisants pour éviter tout gaspillage dans les utilités
individuelles.
Cependant, l’optimum atteint dépend de la distribution initiale des ressources. Le critère
parétien permet seulement de s’assurer que l’on se trouve sur la frontière d’efficacité sociale.
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Pour comparer les niveaux de bien-être social atteints pour les différents optima de cette
frontière, il faut connaître la fonction de bien-être social W. Si l’on suppose que cette fonction
est de type individualiste, elle s’écrira, dans le cas de deux individus ou groupes A et B :

W =W (U A ,U B)

IV. Les deux théorèmes de l’économie du bien-être : de l’équilibre concurrentiel et a


l’optimum de Pareto

On a vu que les néoclassiques avaient, avec la théorie de l’utilité marginale, développé un


instrument puissant d’homogénéisation de l’économie. Et de fait, il est vite apparu par
exemple que la théorie de la production pouvait se ramener, par le biais d’un modèle standard
à trois facteurs de production, travail, terre et capital, à un homologue de la théorie de la
consommation. La production est alors traitée comme un aspect parmi d’autres de l’allocation
de ressources. De même, les marchés de facteurs permettent de déterminer le prix d’équilibre
de chacun d’entre eux. Walras, avec l’équilibre général, a donné une figure de
l’interdépendance reliant les divers marchés. Il l’a fait dans le cadre d’un « modèle d’échange
pur », dans lequel des quantités déjà produites de biens sont allouées par les agents, puis dans
le cadre d’une économie de production. Cet ensemble d’agents, de biens, et donc de marchés,
est censé représenter la totalité du fonctionnement d’une économie, sans abandonner pour
autant les postulats de base de l’individualisme méthodologique.

Son successeur Pareto s’est attaché à isoler les conditions marginales requises pour qu’un tel
système de marchés maximise le bien-être social. Cette théorie du bien-être utilise
généralement le cadre analytique de l’équilibre général, dans la mesure où il lui est alors plus
facile d’assimiler simplement bien-être social et utilité procurée par l’ensemble des biens
présents dans le système. Le résultat du système d’équilibre général étant avant tout
un système de prix d’équilibre manifestant une allocation particulière de l’ensemble des biens
entre les agents, le problème du bien-être, considéré d’un point de vue normatif, devient celui
de la détermination de la meilleure allocation possible pour l’ensemble de la société
constituée des agents du modèle. Pareto a établi une définition, toujours reprise depuis, de
l’optimum : « constitue un optimum toute situation – ici une allocation des ressources fournie
par le modèle d’équilibre général, telle qu’aucune autre situation ne puisse conduire à un bien-
être supérieur pour au moins un agent, sans diminuer le bien-être des autres ».
P a g e | 62

Le premier théorème de l’économie du bien-être établit alors que tout équilibre concurrentiel
est un optimum de Pareto (encore appelé « optimum de premier rang »). Mais ce théorème est
basé sur trois postulats, directement issus des travaux de ses prédécesseurs :

 La « convexité » des préférences des consommateurs, qui traduit le fait que l’utilité
d’un bien consommé décroît au fur et à mesure de leur consommation ;
 la « convexité » des ensembles de production, soit en fait l’absence de rendements
d’échelle croissants et de coûts fixes pour les producteurs, et qui, suite aux travaux
de Marshall, conduiraient les firmes bénéficiant de tels avantages (dites « économies
internes », dépendant essentiellement de l’organisation de la firme, mais aussi de sa
taille) de se trouver au fur et à mesure de la décroissance de ses coûts (permis parc
les économies d’échelle) dans une telle position qu’elle serait incompatible avec le
maintien à long terme de la concurrence dans la branche ;
 L’absence d’externalités qui, selon Marshall toujours, constituaient le pendant
« positif » des économies internes, ce qu’il appelait « le progrès général de
l’environnement industriel » et qui passaient par la localisation de la firme, par
exemple au sein d’un « district industriel », ou par son appartenance à une branche
particulière. Mais, ici, dans le cadre du premier théorème de la théorie du bien-être
parétien, ces externalités n’ont pas cet aspect positif puisque la postérité de ce
concept sera capitale pour l’économie de l’environnement car, sous le nom
d’externalité, et assorti d’une face négative, la « dés économie externe », il va être au
centre du traitement des problèmes d’environnement par la théorie néoclassique.

Ainsi, le système de marché réalise une allocation efficace des ressources, au sens du critère
de Pareto, c’est-à-dire telle qu’il n’existe pas de réallocation des ressources qui permette
d’augmenter l’utilité d’un agent sans diminuer celle d’un autre. L’efficacité correspond à la
maximisation du surplus social (ou collectif) qui est égal à la somme des surplus (profits) des
producteurs et des consommateurs (le « surplus social »). On dispose donc d’un critère
technique pour caractériser un optimum de Pareto. Le prix qui jouait donc un rôle
d’information donne le « bon » signal aux agents de l’économie marchande.

Le deuxième théorème constitue également un résultat fondamental. C’est la réciproque du


premier puisqu’il énonce, qu’un équilibre concurrentiel (c’est-à-dire un système de prix) peut
être associé à tout optimum de Pareto.
P a g e | 63

CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre il était question de présenter les différentes théories en rapport avec notre
thématique de recherche.

La première section a porté sur la théorie du revenu permanent de Milton Friedman (1957),
qui selon lui, les choix effectués par les consommateurs sont dictés non pas par leur revenu
effectif actuel, mais par leur estimation de revenu à long terme qui intègre les revenus passés,
présents et à venir. Il existe une relation en cette théorie et notre phénomène d’étude dans le
sens que l’effet de la pandémie a covid 19 ont un impact sur le revenu permanent de ménage
et aussi sur la consommation de ce dernier.

Quand a la théorie de cycle de vie de franco Modigliani qui constituer la deuxième section de
notre travail qui se réfère au comportement d’épargne des ménages, à la répartition du revenu
disponible entre consommation et épargne. Cette théorie explique qu’un ménage épargne pour
maintenir son niveau de consommation tout au long de la vie. Elle se réfère donc également à
la rationalité du consommateur, qui adopte un comportement prospectif d'optimisation. Le
rapport avec notre thématique se perturbé au niveau ou la pandémie qui se révèle comme un
choc économique a eu à perturber la consommation et l’épargne de ménager pour le long
terme d’où la perturbation du cycle de vie.

En ce qui concerne la théorie du bien-être de Pareto qui est la troisième section de notre
travail selon lequel la fonction de bien-être social est « croissante en chacun de ses arguments
» ; autrement dit dès lors qu'une politique bénéficie à tous les membres de la société, elle
définit une situation « meilleure » et donc préférée sur le sur le plan social selon lequel la
fonction de bien-être social est « croissante en chacun de ses arguments » ; autrement dit dès
lors qu'une politique bénéficie à tous les membres de la société, elle définit une situation «
meilleure » et donc préférée sur le sur le plan social. Il est a noté que les dispositions prise par
le décideur public pour lutter contre cette pandémie se sont avère être un moyen de
dégradation de condition socio-économique aux yeux des ménages d’où nécessité de cette
théorie.

Faisant référence a ce qui précède, le prochain chapitre sera une partie pratique qui va nous
fournir beaucoup d’éclaircissement sur notre thématique de recherche. Il sera intituler
traitement et discutions des résultats. Ici nous aurons a présenté les diffèrent donnés récolté,
les traitements de données et la présentation de résultat obtenus, ensuite nous discuterons nos
P a g e | 64

résultats par apport à ceux de nos prédécesseurs, vérifier si nos hypothèses sont confirmées ou
pas, etc.
P a g e | 65

CHAPITRE III. TRAITEMENT DES DONNEES ET


DISCUTION DE RESULTAT

Ce chapitre est subdivisé en deux points ou section dont le premier fera l’objet de la
description des données de l’étude. Il sera essentiellement question de déterminer la taille de
l’échantillon et justifier le choix des variables retenues dans notre étude. Et le second point
portera sur la discussion des résultats. Nous y confronterons les résultats obtenus par apport à
ceux de nos prédécesseurs empiriques pour voir si ceci converge ou pas en suite nous
présenterons nos suggestions.

SECTION I : TRAITEMENT DES DONNEES

I. Présentation des données

Les différents résultats ont été obtenus à l’aide des logiciels épi info, mini tab et mat lab. Ces
logiciels ont été choisis car ils sont simples à utiliser et qu’ils offrent, entre autres, les
possibilités d’analyser des données, de générer des tableaux de résultats, des diagrammes de
distributions et de tendances, des statistiques descriptives (opérations faites sous mat lab.) et
d’estimer le modèle logistique (avec mini tab). La base des données a été constituer avec le
logiciel Excel 2016 de l’entreprise Microsoft Office afin d'obtenir un portrait de la situation
de profil des répondants. Ce logiciel nous a permis de dégager des tendances sous forme de
graphique à travers des pourcentages calculés par ce même logiciel.

L'analyse des données étant le processus qui consiste à examiner et à interpréter des données
afin d'élaborer des réponses à des questions. L’étude analytique servira à expliquer le
comportement de caractéristiques ou les relations entre elles. Ceci entrera dans les méthodes
d’analyses de données.

I.1. Détermination de la taille de l’échantillon

La taille représentative de la population que nous estimerons est celle de la population de la


commune de Kampemba qui est estimé à 306 591 habitant de la population totale estimé à 2
584 133 habitant pour l’ensemble de la ville de Lubumbashi, soit 11,86%. Selon les enquêtes
et projection effectuées par (word urbanisation prospects).
P a g e | 66

En ce qui concerne la taille de la population mère, Plus la précision recherchée est importante,
plus on a besoin d’un échantillon de plus grande taille. Cependant, lorsqu’il s’agit de très
grandes populations, la taille de la population n’a pas d’influence sur la taille de l’échantillon.

La variabilité des caractéristiques de la population mère, Plus la population mère qui vous


intéresse est diverse et présente des caractéristiques variées, plus il faudra interroger de
personnes. A l’inverse, plus cette population est homogène et moins il faudra n’interroger de
personnes. A l’extrême, si toutes les personnes d’une population X gagnent le même salaire, il
suffit d’interroger une seule personne pour connaître le salaire moyen de la population. Dans
le cas de notre étude cet évident que nous sommes face à une population hétérogène.

Par ailleurs, la taille de l’échantillon ne dépend pas de la taille de la population (sauf si celle-
ci est très petite), la taille de l’échantillon se définit par rapport au degré de précision
recherché et au phénomène que l’on étudie. La formule de calcul fait principalement appel à
deux paramètres, le niveau de confiance z et la marge d’erreur acceptée m. Ce sont ces deux
paramètres qu’il faut déterminer a priori pour obtenir le nombre d’individus à interroger.

Comme la proportion estimée de la population qui représente la caractéristique ne pas connue


nous allons l’estime à 0.5 % car celle-ci est la valeur la plus défavorable autrement dit la
dispersion la plus grande. Ce taux sera considéré comme P dans la détermination de notre
échantillon. Nous estimons une marge d’erreur (m) de ±5 % qui est le risque de se trompe
acceptable, avec un intervalle de confiance élevé (95 %) avec un niveau de confiance selon la
loi normale centrée réduit (Z) de 1.96 du fait que l’on procédera par la méthode aléatoire
simple (DAO A.).

2
z Xp(1− p)
Ainsi la taille de notre échantillon sera mesure comme suite : n= 2
m

Avec :

 n = taille représentative de l’échantillon


 z = niveau de confiance selon la loi normale centrée réduite (pour un niveau de
confiance de 95%, z = 1.96, pour un niveau de confiance de 99%, z = 2.575)
 p = proportion estimée de la population qui présente la caractéristique (lorsque
inconnue, on utilise p = 0.5 ce qui correspond au cas le plus défavorable c’est-à-dire
la dispersion la plus grande)
P a g e | 67

 m = marge d’erreur tolérée (par exemple on veut connaître la proportion réelle à 5%
près)

Cette formule détermine le nombre de personnes n à interroger en fonction de la marge


d’erreur m que l’on peut tolérer sur une proportion de réponses p.

Ainsi nous aurons :

n=[(1.96 2) ×0.5( 1−0.5)]/ 0.052=385 personnes

La taille de réelle l’échantillon est un compromis entre le degré de précision à atteindre, votre
budget pour l’enquête et l’ensemble des contraintes opérationnelle (informations disponible,
délais, etc.). Notre échantillon représentatif devrait compter 384 Personnes avec une marge
d’erreur de ± 5 % à considérer. Cependant, suite à nos moyens limités, nous allons enquêter
80% soit un échantillon de 308 Individus.

I.2. Questionnaire d’enquête

Quant à la procédure de collecte de donnée, l’outil d’entretien qui nous a permis de collecter
les informations auprès de notre population cible a été conçu en tenant compte des réalités de
notre population cible. Pour une bonne récolte des données, nous avons élaboré un
questionnaire d’enquête comportant 20 questions en commençant par les questions
d’indentifications socioéconomiques des enquêtés pour finir avec celles principales de notre
étude.

Au début de ce questionnaire, nous avons commencé par nous identifier et annoncer le sujet
de recherche puis un préambule est formulé dans le souci d’expliquer à nos répondants le
nœud fondé de l’étude. Habituellement, il est de coutume de commencer par les questions
générales et de types socioéconomiques (DAO A, 2018, p. 53), et finir par des questions
spécifiques, et notre questionnaire n’a pas exception à cette règle. Il se trouve que des
questions sur le revenu ou le niveau de scolarisation peuvent paraître un peu sensibles,
entraîner de la gêne chez certains. A cet effet, poser ce genre de questions dès le début, avant
même de poser les questions principales, pourrait rendre réticents certains répondants. Ceci
fait partie de difficulté rencontrer.

Comme il est important de déterminer les unités statistiques de base, ce qui nous aidera pour
la population et l’échantillon. En ce qui concerne notre cas l’unité statistique retenu est le
P a g e | 68

ménage. Notre raisonnement et nos calculs doivent prendre en compte le nombre de ménages
dans la population/dans l’échantillon.

I.3. Période d’enquête

La collecte des données s’est réalisée pendant une période de 21 jours, soit du 02 aout 2021
au 23 septembre 2021, par nous-même et une équipe de 3 Etudiants qu’on a formé quant à ce.
Nous avons procédé par la formation de notre équipe d’enquête du 30 Juillet au 01 aout 2021.
Au cours de cette même période, nous avons procédé par un prétest des 15 questionnaires afin
non seulement d’adapter le questionnaire par rapport à notre population d’étude, mais aussi de
s’assurer de la maitrise des procédés d’enquêtes par notre équipe.

A l’issu de ce prétest, nous avons constaté que notre population cible éprouvait beaucoup de
difficultés liées à la compréhension de nos questions principales qui étaient du type Likert.
Pour arriver à faire comprendre l’enquêté, cela nous coutait beaucoup de temps que prévu. A
cet effet, pour pallier à ces difficultés, nous avions reformulé notre questionnaire d’enquête en
ramenant toutes les questions à problème à un type des questions ferme. Nous pouvons
trouver également certaine difficulté rencontre sur terrain dans le texte pré cité.

I.4. Présentation des variables

Nous introduisons dans ce point une revue des liens potentiels entre le revenu, La
consommation et le bien-être de ménage, puis le rôle et l’explication de différentes variables n
montrant les liens possibles existant entre elle, suivant les résultats de travaux empiriques
proches du phénomène observé, ce qui permet de faire le point sur l’état de connaissances de
notre sujet.

A. Les variables explicatives

Quant aux variables explicatives, nous avons selon les théories de Rogers et Davis et sur les
études de Rambalak Y. et al. (2015), Masudi (2016) et Ramazani (2016), retenu les variables
suivantes en rapport avec notre thématique : Congé technique, Licenciement, Système shift,
Suspension des activités.

Les différentes variables évoquées ci-haut, découlent d’une manière directe ou indirecte des
dispositions prisent par le décideur public et les entreprises par apport à la covid 19. Ces
dispositions qui devraient servir a protège le ménage de cette pandémie ont causé de dégât sur
P a g e | 69

le patrimoine de la majorité de ménage évoluant dans le secteur formel ou informel. Il se


présente comme étant un choc pour l’économie en diminuant le revenu des ménages et
poussant ces derniers à revoir leur panier de la ménagère a la baisser, qui est devenu pour le
ménage une forme de dégradation de la qualité de vie ou détérioration du bien-être.

B. Les variables expliquées

Conditions socio–économiques de ménages qui sont présenter dans notre thématique par :

1. Diminution du pouvoir d’achat (revenu)

Il y aurait un lien entre le revenu qui détermine le pouvoir d’achat de ménage et les conditions
socio-économiques de ménage. S’accordant sur le fait que le revenu est un élément explicatif
des conditions de vie de ménage car le ménage qui dispose d’un grand revenu peut couvrir ces
dépenses jusqu’au point d’en garder une partie comme épargne. La possession d’un revenu
acceptable permet à l’amélioration des conditions de vie.

Ainsi, l’adoption de la théorie de revenu permanent et de bienêtre social trouve sa raison


d’être dans notre thématique.

2. Variation du panier de la ménagère (diminution de la consommation)

En nous attardant, dans notre revue de littérature, la variation du panier de la ménagère se


refaire à la consommation. Ceci étant un élément important dans la mesure de condition
socio-économique, car elle est également une unité de mesure du bien-être social. La relation
entre le revenu et la consommation est liée. Un ménage possèdent un grand revenu pourrait
améliorer sa consommation sans pouvoir se faire trop de soucis.

Cependant, la théorie du cycle de vie est justifiée à ce niveau mais également la théorie du
bien-être social.

3. Dégradation de la qualité de vie (bienêtre)

Un ménage procédant un grand revenu et pourra couvrir sa consommation au cours de sa vie.


La non possession de moyen financier pour un ménage reste un grand problème de celui-ci, si
le revenus augment, la consommation augmente également jusqu’à un seuil bien déterminer.
La diminution de la consommation qui sous-entend la diminution du revenu est le signe de la
dégradation de la qualité de vie de ménage, qui est également la détérioration du bien-être.
D’où l’intervention de la théorie du bien-être social.
P a g e | 70

Tableau 1: les variables et leurs unités des mesures.

Variables Unité de mesure


4. Modification de consommation Modification du niveau de consommation
alimentaire dans le ménage
5. Perte d'emploi Chef de ménage ayant perdu son emploi en
période de la COVID‐19
6. Variation revenu Variation du niveau de revenu des
ménages
7. Aide gouvernemental Programme de transfert monétaire aux
populations vulnérables
8. Age Age du chef du ménage en année
9. Situation matrimoniale Statut matrimonial du chef de ménage
10. Transferts monétaires Programme de transfert monétaire aux
populations vulnérables
11. Sexe Sexe du chef de ménage
12. Aide alimentaire Ménage bénéficiant d'une aide alimentaire
13. Education Niveau d'éducation du chef de ménage
14. Secteur d'activité Le type de secteur dans lequel proviennent
le revenu
15. Revenu avant COVID‐19 Chef de ménage exerçant une activité
16. Impact COVID‐19 Perception des effets des mesures de
riposte au niveau du ménage
17. Taille Taille du ménage en nombre d'individus
dans le ménage
P a g e | 71

II. Analyse des données

II.1. Profil socio démographique et professionnel du chef de ménage

Inferieur ou égal à 30 ans

31 ans à 60 ans

60 ans et plus

Figure 4: tranche d’Age du chef de ménage

A travers les données du graphique de la figure III.4, nous remarquons que 68% des chefs ont
un âge inférieur ou égal à 30 ans et 29 % des chefs de ménage dans la ville de Lubumbashi
ont un âge varient entre 31 ans et 60 ans, nous trouvons également les chefs de ménage ayant
un âge allant à 60 ans tout au plus qui sont représenter à 3%.

30%

70%

Masculin Feminin

Figure 5 : genre du chef de ménage

Notre échantillon révèle à travers les données du tableau et du graphique de la figure 5, que
70% des chefs de ménage sont des homme et 30 % seulement des chefs de ménage dans la
ville de Lubumbashi sont de femme.
P a g e | 72

27
9% 24 aucun
%
% primaire
secondaire
40% universitaire

Figure 6 : niveau de scolarisation du chef de ménage

La figure 6, nous montre que 40% de chef des ménages ont un niveau de scolarisation
secondaire, cependant 27% des chef des ménages ont un niveau d’instruction universitaire,
nous remarquons également que 24% des ménages ont un niveau primaire, mais 9%
seulement n’ont pas un niveau d’étude.

7%
1 à 5 personne
35%
59% 6 à 10 personne
plus de 10 per-
sonne

Figure 7:taille du ménage

Le graphique ci-haut nous montre que la majeure partie des ménages ont une taille de 1 à 5
personne estimé à 58%, et 35% des ménages sont constitué de 6 à 10 personnes, nous
remarquons aussi que 7% des ménages ont une taille de plus de 10 personnes.
P a g e | 73

autre
lib-
15%
erale
37%
Salaire
liberal
sans emploi
autre
Salari
sans é
em- 43%
ploi
6%

Figure 8: statut social

A travers les données de la figure 8, nous remarquons que la grande partie des chefs des
ménages sont salarié avec environ 42% de notre échantillon. Soit 37% des ménages sont des
libéral et 15% des ménages sont dans autres statut social que seul cité nous y trouvons des
étudiant, agent de l’ONG etc.). Nous constatons également que 6% des ménages Lushois ont
un statut des sans-emploi donc sont chômeurs.

II.2. Revenu et source de revenu face à la covid19

25
21.2765957446808 AGRICULTURE, PECHE ET ELEVAGE
20 ACTIVITE INFORMEL
16.7173252279635 TRANSPORT
EDUCATION
POURCENTAGE

15 13.677811550152
SANTE
TELECOMUNICATION ET
10 9.42249240121581
9.11854103343465 TECHNOLOGIE
7.90273556231003
5.77507598784195 FINANCE, BANQUE ET ASSURANCE
5.16717325227964
5 3.95136778115502 3.64741641337386 INDUSTRIEL
2.12765957446808 COMMERCE
1.21580547112462
TECHNIQUE ET MANŒUVRE
0
1 SECURITE GARDINAGE, ARMEE
BRANCHE D'ACTIVITE AUTRES

Figure 9: source principale de revenu pour le ménage

La figure ci-haut, nous renseigne sur la principale source des revenus du ménage Lushois. Il
s’avère que 21,28% de ménages perçoivent leur revenu dans le secteur ou branche de
l’éducation. 16,72% des revenus des ménages sont dans d’autres branche que celle énumérer
P a g e | 74

nous pouvons citer, (allocation des maison, tourisme est hôtellerie etc.) mais aussi ceux qui
font les cumule des travails pour pouvoir gonfler leurs revenus. Les ménages ayant comme
source principale de revenu le commerce représentent 13,68%. Les ménages exerçant et ayant
des activités informelles comme principale sources des revenus représentent 9,42% des
ménages et/ou de notre échantillon. Nous constatons également que 9,12% des ménages leur
source principale de revenus appartient dans le domaine de la santé. 7,90% des ménages ont
un revenu provenant principalement dans la branche de la télécommunication et technologie.
Cette figure nous renseigne également que 5,77% de ménage perçoivent leur revenu principal
dans la branche de l’industrie. 5,17% de l’échantillon des ménages ont pour source principale
de revenu l’agriculture, pèche et élevage. Nous remarquons également que 3,95% de revenu
principal des ménages appartient à la branche ou secteur de transport. 3,65% de revenu des
ménages appartient a la branche de technique et manœuvre (charpentier, soudeurs, maçon,
couturier, forgerons etc). Et seulement 2,13% de source principale de revenu de ménage
appartient aux secteurs de finance, banque et assurance. Le secteur de la sécurité du
gardiennage et armée représente 1,23% des sources principale des revenus des ménages.

37
%
PUBLIC
63
% PRIVE

Figure 10: domaine d'activité

Cette figure, nous renseigne sur le domaine aux quel appartient la principale source de
revenus. Il révèle que le domaine privé embauche 63% des ménages et seulement 37% des
ménages ont un revenu principal provenant du domaine public.
P a g e | 75

AUTRES 18.5410334346505

TRAVAIL TECHNIQUE 12.4620060790274

ALLOCATION DE MAISON 10.0303951367781

EPARGNEN ( ECONOMIE DU PASSE) 6.68693009118541

PENSION DE RETRAITE 0.303951367781155

PRÊT BANCAIRE 3.64741641337386

TRAVAIL TEMPOREL 1.51975683890578

COMMERCE GENERAL 6.68693009118541

TRAVAIL INFORMEL 18.2370820668693

PAS D'AUTRE SOURCE DES REVENU 21.8844984802432

0 5 10 15 20 25

Figure 11: autres sources de revenu

La figure 11, nous informe sur les autres sources des revenus du ménage outre la source
principale de revenu Lushois. Il s’avère que 21,88% de ménages n’ont pas d’autre source de
revenu à part leur source principale. 18,54% des revenus des ménages ont d’autres sources
secondaires que celle énumérer, nous pouvons citer, (aide de famille, aide des ONG, etc.). Les
ménages exerçant le travail informel comme source secondaire de revenu représentent
18,24%. Les ménages ayant le travail technique comme autre sources des revenus
représentent 12,46% des ménages et/ou de notre échantillon. Nous constatons également que
10,03% des ménages leur source secondaire de revenus appartient dans l’allocation des
maisons. 6,69% des ménages ont un revenu secondaire provenant de l’épargne, il en est de
même pour ceux exerçant le commerce général comme activité secondaire. Cette figure nous
renseigne également que 3,65% de font recours aux prêt bancaire comme autre source de
revenu. 1,52% de source secondaire de revenu de ménage appartient aux travaux temporels.
Et seulement 0,30% utilise la pension de retraite et/ou alimentaire comme source secondaire
de revenu dans leurs ménages.
P a g e | 76

13%

87%

OUI NON

Figure 12:impact de la covid-19

A travers la figure12, nous trouverons les effets et/ou l’impact de la covid-19 sur le revenu
des ménages. Cependant 87% des ménages ont été impacter par la covid-19 à travers les
dispositifs adopté et 13% des ménages n’ont pas été affecté par la covid-19.

75.379939209
7264
POURCENTAGE

11.550151975 13.069908814
6839 5897
IL A AUGMENTE IL A DIMINUE AUCUNE MODIFICATION

Figure 13: variation de revenu

A travers les données de figure 13, on nous montre la variation de revenu de ménages. On
remarque que les ménages ont en majorité soit à 75,38% constaté une diminution dès leur
revenu qui à impacter leur pouvoir d’achat. 13,07% des ménages n’ont subi des modifications
ou de variation de revenu donc ils sont restés indiffèrent face à cette pandémie. 11,55% des
ménages ont constaté une augmentation des revenus.
P a g e | 77

80.0 71.1
60.0
40.0
20.0 15.8
5.3 2.6 5.3
0.0

Figure 14: variation positive du revenu de ménage

La figure ci-dessus, nous renseigne sur les ménages qui ont connus une variation positive de
la covid-19 en d’autres termes une amélioration de condition de vie pendant et grâce à la
covid-19. En effet, 71,1% des ménages ont constaté une variation positive de leurs revenus
pendent cette période était dut à la diminution des charges. 15,8% des ménages ont constaté
une augmentation de leur revenu à cause de le covid-19. Certains ménages soient 5,3% ont
obtenus une subvention de la part du gouvernement pour évoluer dans leurs activités, mais
également 5.3% ont eu plus de débouché pour leurs activités.
P a g e | 78

37.500% 31.452%
30.000% 28.226%
22.500%
15.000%10.081% 10.887%
8.065%
7.500% 4.435% 5.242%
1.613%
0.000%

Figure 15: variation négative du revenu des ménages

Cette figure, nous renseigne sur les ménages qui ont connus une variation négative de la
covid-19 en d’autres termes une dégradation de condition de vie pendant et a causa de la
covid-19. Cependant, 31,452% des ménages qui ont subi une diminution de leurs revenus
pendent cette période était dut à la réduction des heures de travail qui s’accompagne aussi par
la réduction de salaire. 28,226% des ménages ont perdu leur emploi et d’autre envoyé en
congé technique à cause de le covid-19 et ceci a occasionné une chuté ou diminution voir
même sensible des revenus de ménage. Certains ménages soient 10,887% ont changé
d’activité à cause de cette pandémie et pour pouvoir survivre pendant le période de crise, mais
également 10,081% ont vu la demande de leurs bien et service diminuer car il y’avait plus de
revenu disponible qui diminuer la clientèle. D’autres ménages ont avancé certaines raisons qui
ont réduit leur revenu ou encore dégrader leurs conditions de vie comme par exemple sa
propre protection contre la pandémie qui a été avance par 5,242% des ménages affecté. Axé
limité au service financier pour le crédit de commerçant locaux fait partie des raisons qui ont
diminué le revenu de ménage soit 4,435%. La restriction des mouvements (couvre-feu ;
confinement ; distanciation social) a causé directement une diminution de revenu d’environ
1,613% des ménages.
P a g e | 79

II.3. Consommation de ménage dans le contexte de la covid-19

28.57
30 23.4
25 21.28
17.93
20
15 8.82
10
5
0
% E
0% 75 50
%
25
%
TR
10 N E U
TE ER TI A
LI IRO ITI R
A V O PA
T EN M E
TO LA UN
LA

Series1

Figure 16: part du revenu alloué à la consommation

Cette figure, nous renseigne sur la part de revenu de ménage alloué a la consommation des
bien est service (nourriture, soins de santé, éducation, transport, loyer, eau et électricité et).
En effet 28,57% des ménages allouaient100% de leurs revenus à la consommation ont avant
cette pandémie. 23,40% des ménages affectaient environ 75% de leurs revenus à la
consommation de biens et services. Pour certains ménages soit 21,28% consacre la moitié
(50%) de leur revenu mensuel à la consommation. D’autre ménages n’arrivent pas a estimé ou
évalué le part mensuel de la consommation dans leur revenu soit 17,93%. 8,81% de ménages
évaluent la part de leurs revenus pour la consommation à une fraction de 25% du revenu total
mensuellement.
P a g e | 80

80
71.05263158
70

60

50
AUGMENTATION
40 DIMINUTION
AUCUNE MODIFICATION
30

20

10 5.263157895
2.631578947
0

Figure 17:variation de la consommation

A travers les données ce tableau, on remarque que les ménages ont en majorité constaté une
diminution de la consommation (le panier de la ménagère) soit 71,05% qui est une variation
négative. Pour certain, c’était dû à la baisse de revenu et pour d’autre c’était par précaution
car il ne savait quand le gouvernement va les relâchés du confinement. 5,26% des ménages
sont resté indifférent pour la consommation face à la pandémie, il non pas varié leur
consommation ni augmenté ni diminué. Une catégorie des ménages a augmenté la part de
leurs revenu alloué à la consommation soit 2,63% des ménages.
P a g e | 81

60 55.6231003039514
50
40
30
2016.1094224924012 13.3738601823708
10 6.99088145896657
3.95136778115502
3.95136778115502
0

Figure 18: comportement adopté par le ménage

Le graphique ci-dessus nous renseigne, sur les comportements adoptés par les ménagés qui
ont subi une variation de leur consommation. Cependant, 55,62% de ménages ont dut acheter
ou consommer de quantité inferieur que d’habitude pendant cette période de crise sanitaire.
16,11% des ménages malgré une variation de leur revenu ont décidé de na ne pas modifier
leur comportement d’achat ou de consommation, ils sont restés constant ou indiffèrent.
13,37% de ménages on modérer leur comportement d’achat et/ou de consommation en
achetant de la nourriture qui couté moins cher et par fois les moins préfère. Ce choix a été
opérer pour faire face à cette pandémie pendant le période de la Covi-19 qui se présente
comme une période de la vache maigre. Par ailleurs, 6,99% de ménages ont acheté où
consommer des quantités supérieures que d’habitude cela pourrait être due à l’augmentation
de leur revenu ou pour répondre aux caprices de cette maladie dans le domaine de la santé
(protection contre la pandémie). Il en est de même pour 3,95% des ménages qui ont
consommé ou acheté de qualité supérieur que d’habitude. D’autres ménages soit 3,95% se
sont débrouillé pour consommer ou acheter le bien et service en faisant recours à l’emprunt et
en utilisant plusieurs mode d’achat ou de consommation.
P a g e | 82

III.4. Interventionnisme du décideur public pendant la période du confinement

1.519756838905
AUTRE
78

1.519756838905
LIVRAISON DE MASQUE
78

1.519756838905
UN FOND POUR RELANCER LES ACTI
78

34.65045592705
INTERVANTION DE L'ETAT
17

60.79027355623
AUCUNE AIDE RECUE
1

0 10 20 30 40 50 60 70

Figure 19: aide reçus du gouvernement

La figure ci-dessus, nous renseigne sur l’interventionnisme de l’état, dans l’accompagnement


des diffèrent ménages pendant la période du confinement. 60,79% de ménages n’ont reçue
aucune aide de la part du gouvernement. L’interventionnisme de l’état dans le paiement des
différentes charges tel que paiement d’eau et de l’électricité se réaliser auprès de 34,65% des
ménages. En entre-temps nous constatations que 1.52% de ménages ont reçu une des masque
et/ou gèle hydro alcoolique comme signe d’accompagnement de l’état. Et 1.52% ont
également reçus de la part du gouvernement un fond pour relancer leurs activités. Mais aussi
1.52% ont reçus d’autre aide provenant du gouvernement tel que les intrants pour commencer
une nouvelle activité dans la branche de l’agriculture etc.
P a g e | 83

60

49.5
50

39.2
40

30

20

11.3
10

0
PARTIELLEMENT OUI NON

Figure 20: suffisance d'aide reçus

La figure 20 nous renseigne, sur suffisance de l’aide fournie par le gouvernement pour
accompagner les ménages. En effet, 49,3% des ménages trouve les mesures
d’accompagnement non suffisante par apport à ce que les organismes internationaux ont
fournis pour accompagner chaque pays touché. 39,2% des ménages trouvent les mesure
d’accompagne adopté par le gouvernement partiellement satisfaisant car cela leur a alléger
quelque part la tache pendent la période de confinement. 11,3% des ménages affirment que
l’aide reçus était suffisante à leur égard pendant la période de la covid-19.

SECTION 2 : INTERPRETAION ET DISCUTION DES RESULTATS

I. Interprétation de résultat

Cette partie de notre travail fait appelle à notre expertise en vue de donner un sens aux
informations recueillies auprès des enquêtés et d'expliquer le phénomène étudié. Elle consiste
en effet à effectuer une interprétation des résultats de l'enquête en vue de procéder d'une part à
la vérification des hypothèses de recherche préalablement émises et d'autre part, à
l'élaboration des suggestions ou approches de solutions aux problèmes liés au phénomène
étudié.

Cette interprétation des résultats touchera aussi bien l'analyse que l'analyse qualitative. Elle
sera focalisée sur les points suivants : le profil socio démographique et professionnel des
chefs ménage ; source et variation de revenu face à la covid-19 et consommation face à la
P a g e | 84

covid-19 ; l’interventionnisme du décideur public face à la pandémie et en fin l’opinion et la


perception de l’état face à cet état de la chose.

Pour y arriver, nous sommes parties des certains aspects qui montrent le niveau de
compréhension de nos enquêtés vis-à-vis de leurs catégories et des effets de cette pandémie
sur leur vie quotidienne.

La loi congolaise et/ou la convention place l’homme au sommet du foyer comme étant le chef
de ménage. Cependant on remarque de nos jours comme jadis à travers notre échantillon que
l’effectif des hommes dépasse celui de femmes au niveau de la prise de décision dans le foyer.
Cet état de choses fait que la population féminine soit moins représenter dans la chaine des
décisions dans un ménage sauf si cette dernière est célibataire, veuve ou divorcé qui lui donne
l’autonomie et le plein pouvoir d’agir seul (confère les données de la figure 5). Ensuite, la
culture et les clichés du milieu font que la femme dépend totalement de son mari et toute
décision la concernant est souvent prise par celui-ci qui est le maître de la maison (le mythe
de la femme-objet), Cela s’explique par plusieurs mobiles notamment le niveau de
scolarisation très bas des femmes ou même un nombre important d’analphabète.

La majorité des chefs de ménage ont un niveau d'instruction secondaire ; universitaire et


primaire. Cependant, il n'est pas contradictoire de présenter les ménages de la ville de
Lubumbashi, comme une population majoritairement a un niveau moyen d’éducation. Nos
échanges se sont faits par conséquent en vernaculaire, alors nous les considérons donc à 33%
comme des analphabètes, lorsqu'on associe cet effectif (niveau d'instruction primaire) à celui
des non scolarisés (27+9 = 33% plus une partie du niveau secondaire), on remarque ici que les
chefs de ménage ont un niveau d’instruction moyen (confère les données de la figure 6).

En parlant juste ment de la tranche d’âge des chefs des ménages, disons que beaucoup de chef
déménage sont âgé de 30 ans révolue, ceci correspondrait à leur taille des ménages. En faisant
référence à nos enquêtes nous constatons qu’une grande partie des ménages ont en leur
disposition 1 à 5 enfants en moyenne comme nous renseigne la figure 4 et ceci traduit leur
situation démographique et les charges qui sont à leur disposition qui implique la dépense
d’une partie de leur revenu. (Cfr la figure 7)

En ce qui concerne le statut social des ménages, disons que la ville de Lubumbashi contient en
grande partie de salarie et de libéral (commerçant du secteur informel et) comme indique-le
donné de la figure 8.
P a g e | 85

Chaque ménage pour parvenir à comble sa vie, il se livre à diverses formes d’activité comme
source générateur de revenu dans leur foyer dans le but de concourir au bien être socio-
économique.

La majorité des ménages dans la ville de Lubumbashi perçoivent leur principal revenu dans la
branche de l’éduction, cette branche embauche environ 21,28% des chefs de ménage Lushois
en que ça soit dans le domaine public ou privé (cfr figure 9). La majeure partie de ménage
Lushois œuvre dans le domaine privé. (cfr figure 10). Les ménages Lushois en grande partie
comme nous pouvons le constater à la (figure11) n’ont pas d’autre source de revenu ou
d’autres activités génératrices de revenu.

En outre, le ménage a été impacté négativement par la pandémie à covid-19 a traves les
dispositifs adoptes par les autorités. Cependant la réduction des heures heure de travail,
réduction du salaire, licenciement congé technique, sont les pratiques qui ont été le plus
observé. Qui ont apporté une variation négative de revenu des ménages en termes de la
diminution du pouvoir d’achat du ménage selon les (figure 13). Ceci justifie le pourquoi de
notre travail et ce phénomène a été évoqué ci haut dans le phénomène observé.

Nous pouvons également constater une diminution de charge pour certain ménage qui a subi
une variation positive de leur revenu face à cette situation de covid-19. Cela pourrait se
justifier par le fait que beaucoup des ménages dépenses la majeure partie de leurs revenus à la
consommation de bien et service en général et a l’éduction des certains membres du ménage
(les enfants) etc. Face à cette pandémie qui a obligé le confinement des écoles et églises
certain ménage ont réalisé une économie sur le minerval des enfants et la dime et/ou offrande
de l’église etc. (cfr figure 12).

La consommation et fonction de revenu dit-on, et les deux éléments faisant parties des
indicateurs du bien-être et de condition socioéconomique des ménages à travers l’approche
utilitariste. Nous avons fait recours a cela pour évaluer les conditions de vie de ménage
Lushois dans le contexte de la covid-19.

En effet, la grande partie des ménages effectuent la totalité de leurs revenus à la


consommation. Cela justifie le faible taux de l’épargne constaté dans le secteur bancaire. cfr
figure 14, Ça se justifierais par l’accès des ménages a un faible revenu, considérer comme
revenus des misères. Un ménage éprouvant de difficulté pour réunir les deux bouts du moi ne
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peux pas penser à épargne et cela est le cas des plusieurs ménages dans la ville de
Lubumbashi.

Les ménages Lushois ont constaté une variation négative de leur du panier de la ménagère en
termes de diminution de la consommation de ménage causé par la pandémie cfr figure 15.
Pour surmonter cette période de crises beaucoup des ménages ont dut changer leurs façons de
consommer. La majorité des ménages on dut réduire leur consommation ou revenu alloué a la
consommation en achetant ou consommant des quantité inferieur que d’habitude cfr figure 16.
A travers cette état de la chose nous pouvons constater la détérioration, la dégradation de
qualité de vie des plusieurs ménages quand bien même un certain nombre des ménages sont
resté indifférent en termes de consommation face à cette pandémie.

L’état étant un bouclier sur le quel peu reposer la population dans le domaine du social. Et
ayant dans ses attributions une mission sociale dans le sens de l’amélioration des conditions
de vie de la population et sensé s’impliqué dans la lutte contre la pauvreté et face à une
pandémie il est sensé accompagné la population en l’apportant un soutien en termes d’aide.
Ce n’est pas avec un bâton magique qui viendrait transformer la société. Ce n'est pas non plus
par miracle que nous trouverons une solution face à ce genre de problème. C'est plutôt un à
travers un certain nombre de dispositifs adopté comme moyen de défense qu’on peut s'en
servir pour éradiquer cela.

Cependant, l’interventionnisme de l’état, dans l’accompagnement des diffèrent ménages


pendant la période du confinement, malgré les multiples mesures d’accompagnement adopté
du point de vue social pour faire face à cette pandémie, les ménages Lushois prétendent
n’avoir reçus aucune aide. Le mesure tel que l’exonération au paiement de l’eau et de
l’électricité, supporté le locataire malgré leurs arrières de loyer ces mesures étaient profitable
pour une petite partie de la population, sans compter les nombres des financements provenant
des organismes internationaux (cfr figure 17).

Parlant de la suffisance de l’aide fournie par le gouvernement pour accompagner les ménages,
beaucoup des ménages trouvent ces mesures insuffisantes. Ceci est par apport à ce que les
organismes internationaux ont fournis pour accompagner chaque pays touché mais les gestes
posés par le gouvernement ne représenteront même pas la moitié des fonds doter pour lutter
contre la pandémie st ses effet (cfr figure 18)
P a g e | 87

II. Rapprochement avec l’hypothèse

Les résultats présentés dans la section précédente permettent de mettre en exergue l'impact de
covid-19 sur les conditions socio-économiques des ménages. A travers les mesures de
restrictions mises en place pour freiner la propagation du virus de la COVID ‐19. En effet, la
distanciation sociale, le bouclage des villes et le couvre‐feu, le confinement (congé
technique), la fermeture des activités, la réduction des heures de travail (système shift), ont
entrainé des chômages techniques, des licenciements et la baisse de l'activité économique. Ce
qui a contribué à la réduction du revenu de plusieurs ménages.

Cette situation s'est aggravée compte tenu du confinement de plusieurs branche d’activité
dans le domaine public ou privé sur tout le secteur de l’éducation qui embaucher une partie
considérable des ménages Lushois mais aussi du faible niveau de qualification de la plupart
des chefs des ménages, qui en majorité sont dans le secteur informel, le commerce libéral,
avec des revenus quotidiens qui suffisent à peine à s'offrir le repas journalier. Aussi, le niveau
élevé de la pauvreté dans certaines régions et l'inexistence ou le faible niveau d'épargne de la
plupart des travailleurs justifient‐t‐ils ces résultats obtenus. Par ailleurs, cette baisse de revenu
contribuerait à la baisse du pouvoir d'achat des ménages ainsi que de leur capacité à bien
consommer (diminution du panier de la ménagère), en somme à la modification de leurs
comportements de consommation des biens et services

Sur la base du changement des habitudes de consommation de biens et service imposée par la
pandémie, plusieurs ménages ont dû adopter des stratégies de survies afin de répondre au choc
alimentaire. En effet, dans la ville de Lubumbashi une grande partie de chefs de ménage ont
un revenu faible qui ne leur permettent même pas à réunir les deux bouts du mois ce qui les
rend très vulnérables aux chocs sur tout pour ceux vivant au taux du jour. Ceci se renforce par
les inégalités qui restent toujours élevées selon l'indice de GINI (0,427 selon l'INSEED en
2017), la proportion importante de chef de ménage évoluant dans le secteur de l’éducation, le
quel secteur était complètement affecté travers le confinement des élevés, et cette situation de
plus en plus grave pour le ménage évoluant dans le secteur de l’éducation domaine privé.
L’appartenance au libéral pour certain ménages (commerce), secteur informel leur a poussé
aux changements d’activité. Tout ceci justifie‐t‐elle la probabilité élevée des stratégies de
réduction de la consommation ou de rester sans manger pendant une journée, adoptées par les
ménages ayant ressenti un effet modéré ou sévère de la crise, car ces derniers déjà vulnérables
ont été les plus exposés à la crise.
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Eu égard, aux arguments relevés ci-haut nous pouvons dire que notre hypothèse est vérifiée et
confirmée en ce sens que, c’est la perte d’emploi pour certain et la diminution des heures de
travail qui s’accompagne par une baisse de salaire pour d’autre qui justifierait la baisse de
revenus et la diminution de la consommation de ménages sont les effets et/ou conséquences
socio-économique les plus constaté à travers cette crise.

III. Discutions de nos résultats

 A travers notre méthodologie, nous arrivé aux résultats selon lesquels les mesure
adoptes par le décideur publique pour limité la propagation et protéger la population
nous citons ( le confinement, distanciation physique et), serait le déclencheur de la
détérioration de condition des vies de manage à travers la perte d’emploi de ménage
et le réduction du revenu et la consommation de ce dernier, qui ont transformé la
crise sanitaire en crise économique pendant une période considérables paralysant
ainsi les activité économique du pays.

En effet, nos résultats convergent avec ceux de trouvé par Kibala Kuma J (2020)
selon la pandémie de la Covid-19, qui au départ était une crise sanitaire occasionnant
des pertes en vies humaines, s’est traduite avec le temps par une crise d’ordre
économique à la suite des différentes mesures prises par les autorités politiques pour
en limiter la propagation. L’économie mondiale fait face dorénavant à un choc
économique dont la nature devrait être analysée, si l’on espère trouver des mesures
appropriées. Cette entraine des chocs sur la demande baisse de la consommation
suite aux mesures de distanciation et confinement de la population) et sur l’offre
(perturbation de la chaine de production à l’échelle internationale au départ de la
chine, cette dernière étant l’un des principaux fournisseurs mondiaux), et entraine des
spéculations sur les marchés financiers tout ceci ayant un impact direct sur le revenu.

 Après analyse nous sommes parvenus aux résultats selon lequel face à cet état de la
chose les ménage se sont vus contraint de revoir façon de vivre pour pouvoir survivre
et traversé cette période de crise. Certain de ménages se sont livré à la réduction de la
consommation en consommant des quantité inferieur que d’habitude ou encore de la
nourriture le moins préférer et d’autre adopté le système de un jour mangé un jour
sans manger. Au fil du temps la pandémie n’était plus un problème pour mais plutôt
les conditions de vie par contre resté la seule préoccupation majeure.
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Nos résultats rejoignent ceux de Thérèse Félicitée Azeng (2020), selon elle la
perception du comportement des agents économiques en situation de risque sanitaire.
Face au risque, Les agents économiques pourraient développer des biais
comportementaux justifiés par un arbitrage entre les risques sanitaires et les risques
concurrents avec lesquels ils coexistent, notamment les risques économiques. La
gestion du risque économique pourrait ainsi prendre le dessus sur celle du risque
sanitaire, la priorité étant de subvenir aux besoins immédiats. Ils concluent son
article en disant, La particularité de la Covid-19 c’est qu’elle impose aux agents
économiques un choix entre plusieurs risques qui coexistent simultanément. Tel que
la modification du comportement des agents économiques qui en résulte.

 Après enquête analyse et traitement de données recueillis, nous sommes parvenus


aux résultats selon les quel l’implication de l’état à travers la mesure adopté n’était
pas suffisante et même pas significatif. Car, les effets des mesures
d’accompagnement de ne se sont pas fait sentir au niveau de la population, d’où la
population était livrée à la merci de cette pandémie. Que ça soit au niveau des
entreprises n’ont pas sentis l’implication de l’état. La situation était dégradante et le
décideur public n’avait le contrôle sur rien.

De ce fait, nous ne partageons pas le même avis avec Congo challenge (2020) selon
lui, à travers des enquêtes par questionnaire, ils concluent en disant : Plusieurs
facteurs de risque de large propagation du Covid-19 sont existant en RDC quoique
jusque-là, la situation demeure sous-contrôle comparée à d’autres pays. Par souci de
solidarité nationale et pour inciter les provinces à poursuivre une lutte volontariste, il
sied d’encourager la poursuite des activités économiques dans les zones non touchées
pour suppléer aux déficits causés par la pandémie dans les zones touchées.
Cependant, les gouvernements provinciaux encouragent les opérateurs économiques
à travers sa politique fiscale et endiguer le secteur informel qui constitue un casse-
tête pour le Gouvernement face à la pandémie du Covid-19. Une mise en place d’un
système de filet de sécurité sociale pour réduire l’impact de la pandémie sur les
maillons les plus vulnérables de la société. Nous estimons que, la divergence entre
notre prédécesseur et nous et dut au champ empirique de nous nous sommes
proposées d’étudier.
P a g e | 90

CONCLUSION PARTIELLE

Cette partie de notre étude était consacrée au traitement des données et discutions de résultats.
Ces chapitres ont porté sur trois sections qui sont la prestation des données, l’analyse et
traitement des données et la présentation des résultats.

Dans la première section nous avons commencé, Dans un premier temps par la détermination
et la prestation de l’échantillon et des logiciels utilisé pour traitement de donnée. En fait, les
données ont été encodé est dépouiller avec le logiciel epi-info pour générer une base des
données avec Excel et par la suit transporter en mat lab. pour générer des graphiques avec
précision. Par la suite, nous avons présenté quelque variable avec leurs unités des mesures. Le
variable revenu, consommation et le bien-être, se présente comme étant de variable
explicative représentant les conditions socio-économiques. Et d’autre variable a été par la
suite présenter

Quand a la deuxième section nous avons eu à traite les données recueillies en générant des
figures explicatives de diffèrent point relevé dans notre phénomène d’étude. En ce qui
concerne l’aspect sociodémographique de l’enquêter, nous avons constaté que la
caractéristique des chefs de ménage dans la ville de Lubumbashi est qu’ils sont en majorité du
genre masculin en âge variant au tour de 30ans révolue, beaucoup des chefs des ménages sont
marié avec un niveau d’étude secondaire et acceptable ayant en leur charge environ 5
personnes et ils sont le statut de marié. Pour ce qui est de la variation des revenus des
ménages, les ménages Lushois trouvère leur revenu dans la branche de l’éducation, et le
domaine privé abrite beaucoup de ménage. Ils ont également d’autre source provenant en
grande partie du secteur informel. Ce ménage a vu leur revenu être affecté à cause de covid-
19, et pour la majorité le revenu à diminuer à travers la perte d’emploi et la réduction des
salaires mais également par manque des débouchés pour leurs activités. Toute fois certain
ménage ont constater une variation positive de leurs revenus à travers la diminution des
charges pendant la période de la crise sanitaire. En ce qui concerne la consommation des
ménages, comptes tenus de leur revenu maigre, les ménages de Lubumbashi affecte la totalité
de leur revenu à la consommation bien est service mais d’autres parviennent aussi a épargné
environ 20% de leur revenu car ils consacrent environ 75% à la consommation. Face à la
covid-19, beaucoup des ménages ont constaté une variation négative du panier de la ménagère
traduisant ainsi, une baisse de la consommation. L’achat et la consommation des quantités
inferieur que d’habitude était le moyen le plus utiliser par le ménage pour faire face à cette
P a g e | 91

pandémie. Cependant l’interventionnisme du décideur public dans l’accompagnement des


ménages n’était presque pas senti au niveau de la population car certains n’ont reçus aucune
aide, malgré cette intervention dans le paiement des différentes charges qui semble avoir était
bénéficier par une minorité. D’où l’aide du gouvernement n’était pas du tout suffisante pour la
majorité et partielle pour certain.

Parlant de la troisième section qui concerne, la présentation discussion des résultats. En effet,
nous arrivé aux résultats selon les quels, la perte d’emploi pour certain et la diminution des
heures de travail qui s’accompagne par une baisse de salaire pour d’autre qui justifierait la
baisse de revenus et la diminution de la consommation de ménages sont les effets et/ou
conséquences socio-économique les plus constaté à travers cette crise. Ce qui confirmerait
notre hypothèse pré établi a la genèse. Les résultats trouver converge avec ceux de Kibala
Kuma et de Thérèse Félicitée Azeng, il divergerait par apport a ceux trouvé par Congo
challenge.

IV. Proposition des solutions

Cette étude analyse l’impact de la COVID‐19 sur les conditions socio-économiques des
ménages Lushois. En se basant sur les données primaires collectées auprès des ménages de la
commune Kampemba dans la ville de Lubumbashi. L’utilisation de la technique d’enquête par
questionnaire, de montrer que les pertes d'emploi, la réduction de salaire de ménage, sont
l’effet ayant des conséquences incommensurables sur les conditions des vies des ménages car
ils accroissent la vulnérabilité des ménages en termes de baisse de revenu et de modification
de leurs habitudes de consommation.

Cependant, travailler dans le domaine public réduit cette probabilité. Par ailleurs, l'adoption
des stratégies d'adaptation de la consommation est motivée par les pertes d'emploi, la baisse
du revenu et l'expérience d'un effet modéré ou sévère de la crise induite par la pandémie. Du
gouvernement octroyé aux personnes vulnérables avait un effet moins significatif sur le
changement de revenu des ménages. Les résultats de cette recherche suggèrent :

A l’endroit du décideur public

 Le gouvernement devrait renforcer au besoin même revoir son dispositif


d’accompagne des ménagés en générale et ceux qui sont vulnérable en particulier
afin d’alléger la charge de ce dernier.
P a g e | 92

 Accorder une subvention à certaines entreprises qui leurs permettrons de relancer


leurs activités, afin de rappeler les ménages qui se trouver encore en congé technique
ou en chômage technique.

 Effectuer une nouvelle réallocation des ressources budgétaires en donnant priorité


aux secteurs sociaux d’une part et économiques de soutien à la croissance d’autre
part.

 Soutenir financièrement les ménages vulnérables par une politique de transferts


monétaires en milieu rural et de kit alimentaire en milieu urbain ;

 Renforcer les suivis des fonds alloués au social, dans le cadre d’accompagnement de
ménage vulnérable, etc.

A l’endroit des ménages

 Le ménage devrait voir dans la mesure du possible diversifier leur source des revenus
pour leur permettre de faire face à ce genre de situation ;

 Adopter la discipline de l’épargne (différer la consommation) pour faire face aux


périodes de vulnérabilité socio-économique ;

 Equilibré les naissances en fonction des moyens à la disposition des chefs des
ménages, car un enfant est une charge supplémentaire nécessitant des couts.
P a g e | 93

CONCLUSION GENRALE

Ce travail s'était proposé de faire une analyse de l’impact de la covid-19 sur les conditions
socio-économiques des ménages Lushois. La question de notre recherche de reformuler de la
façon ci-après : Quels sont les effets et/ou conséquences socio-économiques constatés pendant
cette période de crise ?

Il est vrai que la littérature sur les conditions socio-économiques en économie soulève un
nombre de controverse. A ce sujet, notre travail est parti des hypothèses selon lesquelles :

C’est à travers la perte d’emploi pour certain et la diminution des heures qui s’accompagne
par une baisse de salaire pour d’autre justifierait la baisse de revenus et la diminution de la
consommation des ménages sont les effets et/ou conséquences socio-économiques les plus
constatés à travers cette crise.

Et en utilisant une méthodologie refermant en sont seins : La méthode inductive, La méthode


analytique ; La méthode de sondage ; La méthode comparative, ainsi que la technique
documentaire, la technique d’enquête par questionnaire, la technique d’entretien et la
technique d’observation, les résultats suivants se sont dégagés :

 La perte d’emploi pour certain et la diminution des heures de travail qui


s’accompagne par une baisse de salaire pour d’autre qui justifierait la baisse des
revenus et la diminution de la consommation des ménages sont les effets et/ou
conséquences socio-économiques les plus constatés à travers cette crise. Ce qui
confirmerait notre hypothèse pré établi à la genèse.

 Les ménages percevant leur revenu dans la branche de l’éducation et le commerce


mais aussi ceux du secteur informel ont été les plus touché par cette pandémie et à
travers le dispositif de lutte contre la propagation adoptée par le gouvernement qui
ont conduit l’économie abord du gouffre à travers la baisse des revenus, également la
consommation des ménages occasionné par la perte d’emploi, la réduction de salaire,
la réduction de la demande etc. de ce fait notre objectif est atteint.

Ainsi, nous avons formulé nos suggestions à l’endroit du gouvernement et des ménages.
P a g e | 94

Nous avons demandé au gouvernement de : renforcer, au besoin même revoir, son dispositif
d’accompagnement des ménages en générale et ceux qui sont vulnérable en particulier afin
d’alléger la charge de ce dernier ; Accorder une subvention à certaines entreprises qui leurs
permettrons de relancer leurs activités, afin de rappeler les ménages qui se trouve encore en
congé technique ou en chômage technique ; effectuer une nouvelle réallocation des ressources
budgétaires en donnant priorité aux secteurs sociaux d’une part et économiques de soutien à la
croissance d’autre part ; soutenir financièrement les ménages vulnérables par une politique de
transfert monétaire en milieu rural et de kit alimentaire en milieu urbain ; renforcer le suivi
des fonds alloués au social, dans le cadre d’accompagnement des ménages vulnérables, etc.

Pour le ménage nous leur avons proposé ce qui suit : voir dans la mesure du possible
diversifier leur source des revenus pour leur permettre de faire face à ce genre de situation ;
adopter la discipline de l’épargne (différer la consommation) pour faire face aux périodes de
vulnérabilité socio-économique ; équilibré les naissances en fonction des moyens à la
disposition des chefs des ménages, car un enfant est une charge supplémentaire nécessitant
des coûts.

Cependant, la théorie du revenu permanent, la théorie du cycle de vie et celle du bien être
socio-économique nous a accompagné dans notre étude.

Après une question continue à retenir notre attention qui est celle de savoir quelles sont les
conséquences positives que pourrait avoir cette pandémie sur diffèrent secteur de l’économie
nationale et mondiale ?

Aux chercheurs qui voudront bien trouver bien mener les recherches sur cette problématique,
en d’approfondissant la question.

Néanmoins, notre travail ne peut pas prétendre avoir abordé tous les aspects de la
problématique lié à ce sujet. Certes notre analyse comme tout œuvre humaine présente
quelques limites pouvant faire l'objet des recherches ultérieures. Nous demandons à d’autres
chercheurs de suivre dans l’objet de compléter et vérifier les résultats de nos enquêtes.
P a g e | 95

BIBLIOGRAPHIE

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14. Jonas Kibala Kuma (2020) dans une étude mené sur : « l’économie mondiale face à la
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20. https//id.erudit.org/iderudit/1002539 ar
P a g e | 98

ANNEXES
P a g e | 99

ANNEXE I
QUESTIONNAIRE D’ENQUETE
Questionnaire NO______
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de notre Mémoire de licence en Gestion financière sur : « l’impact de la covid 19 sur
les conditions socio-économiques des ménages Lushois », j’effectue cette investigation pour connaître
davantage sur ce thème. A cet effet, nous sollicitons quelques informations de vous qui nous
permettront de mener à bien notre recherche.
NB : ce questionnaire concerne le chef de ménager.

A. IDENTIFICATION DE L’ENQUETE ET DONNEE DEMOGRAPHIQUE


1. Quel est votre genre ?
1. Masculin
2. Féminin

2. Quelle est votre tranche d’âge ?


1. Inférieur ou égal à 30 ans
2. 31 ans à 60 ans
3. 60 ans et plus

3. Quel est votre statut matrimonial ?


1. Marié 3. Divorcé
2. Célibataire 4. Veuf(ve)

4. Quel est votre niveau de scolarisation ?


1. Aucun
2. Primaire
3. Secondaire
4. Universitaire/Supérieur

5. Quel est le nombre de personnes qui habitent dans la résidence (qui partagent
régulièrement de la nourriture, des revenus et des dépenses). Donc, la taille du
ménage ?
1. 1à 5 personnes 3. Plus de 10
2. 6 à 10 personnes personnes

6. Quel est votre statut social ?


1. Salarié 3. Sans 4. Autre à
2. Libéral Emploi préciser___
P a g e | 100

B. INFORMATION SUR LE REVENU ET L’IMPACT DE LA COVID 19

7. À quel branche d’activité appartient la principale source de revenu ?


1. Agriculture, Elevage, Pêche 8. Finance, Banque et assurance
2. Activité Informel 9. Industriel
3. Transport 10. Commerce
4. Éducation 11. Technique manœuvre
5. Santé 12. Allocation des maisons
6. Télécommunication et technologie 13. Sécurité ; gardiennage, armée
7. Tourisme, hôtellerie 14. Autre à préciser___________

8. A quel domaine appartient votre branche d’activité ?


1. Domaine public
2. Domaine privé
3. Autre à précisé_______________

9. Quelles sont les autres activités ou sources qui vous rapporte de revenus dans
votre ménage ?
1. Nous n’avons pas d’autres sources de 3. Travail temporel /payer par jour de
revenus travail
2. Travail informel d’un ou de plusieurs 4. Prêts bancaires ou dettes bancaires
membres du ménage (ex : vendre dans 5. Économies réalisées dans le passé
la rue) 6. Pension de retraite
7. Allocation des maisons
8. Commerce : bar, alimentation, 9. Travail technique : entretien du
restaurant, transport de personnes, matériel, tailleur, construction,
salon de beauté, salon de coiffure, forgeron, menuiserie, peinture,
sécurité, tâches ménagères etc. soudeur, etc.
10. Autres : ____________

10. La covid-19 a-t-elle affecté vos sources de revenus ?


1. Oui
2. Non

11. Si 12 est positive comment votre revenu a-t-il varié ?


1. Il a augmenté
2. Il a diminué
3. Aucune modification

12. SI 13 est 1 Comment la covid 19 a affecté vos sources des revenus ?


1. Augmentation du salaire
2. Plus de débouché pour mon activité ou entreprise
P a g e | 101

3. Ouverture de mon entreprise


4. Obtention d’une subvention pour mes activité ou entreprise
5. Diminution des charges

13. Si 13 est 2 Comment la covid-19 a affecté les sources de revenus de votre


ménage ?
1. Perte d’emploi (licenciement) 7. Les revenus du ménage ne sont pas
2. Réduction des heures du travail disponibles
3. Réduction de salaire 8. Accès limité au crédit des
4. Réduction de la demande de biens et commerçants locaux
de services/ Réduction des clients 9. Aucun accès aux services financiers
5. Pas de marché pour la vente de 10. Fermeture de mon entreprise ou mon
produits activité
6. Restrictions de déplacements (couvre- 11. Changement d’activité / secteur
feu) 12. Autre :_______________

C. INFORMATION SUR LA CONSOMMATION ET L’IMPACT DE LA COVID 19


14. Quelle était la part de votre revenus alloué à la consommation de bien et service
avant la covid19 ou le confinement (soins de santé, éducation, nourriture,
transport, loyer, eau et électricité, etc).
1. La totalité (100%) 4. Une partie (25%)
2. Environ (75%) 5. Autres ___________
3. La moitié (50 %)

15. Votre revenu alloué à la consommation des biens et services a varié pendant la
période de covid 19 (première vague) ?
1. Il a augmenté 3. Aucune modification
2. Il a diminué

16. Est-ce que vous avez changé votre comportement d’achat ou de consommation ?
1. Aucune modification 4. Acheter de la nourriture à bas prix
2. Acheter ou consommer des ou des aliments moins préférés
quantités supérieures que 5. Acheter ou consommer des
d’habitude qualités supérieures que
3. Acheter ou consommer des d’habitude
quantités inférieures que 6. Autre à préciser_______________
d’habitude

D. INFORMATION SUR L’INTERVENTION DU DECIDEUR PUBLIQUE


17. Pendant la période de la crise sanitaire pour la première vague, avez-vous reçus
quelque type d’aide de la part du gouvernement ou des institutions sociales ou
humanitaires ?
1. Aucune aide reçue 3. Un fond pour relancer vos activités
2. Intervention de l’état dans le
paiement de différentes charges
P a g e | 102

4. Livraison des masques/ alcool et


nettoyage à l’hygiène
spécifiquement pour la covid-19
5. Autre : _________________
P a g e | 103

18. Est-ce que l’aide reçue de la part du gouvernement ou des institutions sociales ou
humanitaires a été suffisante pour répondre à vos besoins essentiels ?
1. Oui
2. Partiellement
3. Non

E. INFORMATION EN RAPPORT AVEC l’OPINION DES MENAGES SUR LE BIEN


ETRE ET CONDOTION SOCIO-ECONOMIQUE.
Le bien être étant défini comme la sensation agréable procurée par la satisfaction des besoins
physiques, l’absence des soucis, mais également comme la situation matérielle qui satisfait les
besoins d’existence. Et la condition socioéconomique étant perçue au travers d’un certain nombre
de facteurs de bien être, qui sont entre autre une alimentation suffisante, une bonne condition
sociale, un abri sûr, etc. alors,
19. Quel est votre opinion par apport aux dispositifs adopter par le gouvernement
face à cette pandémie et par apport aux conditions socio-économiques ?
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________

Merci pour votre temps accorder et pour votre apport à notre recherche
P a g e | 104

ANNEXE II
XVI XVII
  I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII XII XIV XV XVI I I
Q1 1 2 2 4 1 2 1 2 9 1 2   4 3 2 3 1  
Q2 1 3 1 1 3 1 14 1 7 1 1 5   5 1 2 1  
Q3 2 3 1 2 3 1 10 2 7 1 2   8 1 2 3 5  
Q4 2 1 1 3 1 2 10 1 2 1 2   11 1 2 4 1  
Q5 1 1 2 2 1 2 10 1 9 1 1 1   1 1 1 1  
Q6 1 1 2 3 2 2 9 2 9 1 2   11 1 2 4 2 2
Q7 2 2 1 2 1 2 10 2 3 1 1 1   1 1 1 4 3
Q8 2 2 4 2 1 2 2 2 2 1 2   10 1 2 1 4 3
Q9 2 2 1 3 1 2 10 2 1 1 1 1   1 1 5 1  
Q10 2 2 1 3 1 3 3 1 8 1 2   3 2 2 3 2 2
Q11 2 1 1 3 2 2 1 1 9 2       2 3 1 3 3
Q12 2 1 1 1 3 2 6 1 1 1 1 5   2 1 2 2 2
Q13 2 1 1 3 1 2 3 2 1 1 2   2 5 2 3 1  
Q14 1 1 1 4 1 2 3 2 8 1 1 5   2 3 1 2 1
Q15 2 1 1 3 1 2 11 2 8 1 2   3 5 2 3 1  
Q16 1 2 1 4 1 1 4 2 8 1 2   1 2 2 3 1  
Q17 1 2 1 4 1 1 9 2 9 1 2   3 2 2 1 1  
Q18 2 2 1 3 1 2 5 2 10 1 2   3 3 2 4 1  
Q19 1 1 2 4 1 2 10 2 8 1 2   4 2 2 3 2 3
Q20 1 1 1 4 1 1 9 1 9 1 2   3 1 2 3 1  
Q21 1 2 1 3 2 2 3 2 1 1 2   4 1 2 3 1  
Q22 1 3 2 4 2 2 12 2 6 1 2   7 2 2 3 1  
Q23 2 2 4 3 1 3 1 2 7 2       2 3 1 1  
Q24 1 2 1 3 2 1 4 2 1 1 2   3 1 2 3 1  
Q25 2 1 2 4 1 4 13 2 2 1 2   3 1 3 6 3 2
Q26 1 1 2 3 1 2 11 1 2 2       2 2 4 1  
Q27 1 1 2 4 1 1 6 2 8 1 2   4 3 2 2 2 2
Q28 1 1 1 4 2 4 4 2 7 2       4 2 3 2 3
Q29 1 2 1 3 3 3 5 2 8 1 2   4 3 2 3 2 3
Q30 1 2 1 4 2 4 11 1 8 1 2   4 3 2 4 2 2
Q31 1 2 1 3 1 2 4 2 2 1 2   1 1 2 4 2 2
Q32 1 1 1 3 1 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q33 2 1 1 3 2 2 5 1 2 2       5 1 2 2 1
Q34 2 2 1 3 2 2 4 1 7 1 2   10 1 2 3 2 3
Q35 1 2 1 3 2 2 9 1 1 1 2   10 5 3   2 3
Q36 1 1 1 4 2 2 1 2 10 1 2   2 1 2 3 2 2
Q37 1 1 2 4 1 2 8 2 4 1 2   2 5 2 3 2 3
Q38 1 2 1 3 2 2 4 2 10 2       1 2 3 2 2
Q39 1 1 2 1 3 2 14 2 2 1 2   6 1 2 4 2 3
Q40 1 1 1 3 1 4 4 1 1 1 2   3 3 2 3 2 2
P a g e | 105

Q41 1 2 3 3 1 2 4 2 1 1 2   1 1 2 3 2 2
Q42 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q43 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q44 2 1 2 4 1 1 7 2 1 1 2   4 5 2 2 2 2
Q45 1 1 1 3 1 3 10 2 2 1 2   4 1 2 3 2 2
Q46 2 2 4 2 2 2 10 2 1 1 2   5 5 2 3 2 2
Q47 2 1 1 1 2 2 9 2 10 1 2   3 1 2 4 2 2
Q48 1 2 3 3 2 2 4 2 4 1 2   10 5 2 3 2 3
Q49 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q50 1 1 2 4 1 3 2 2 2 1 2   11 1 2 4 2 2
Q51 2 2 1 4 2 2 6 2 1 2       5 1 2 2 2
Q52 1 1 1 4 1 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q53 1 1 2 4 1 2 6 2 1 2       3 3 3 2 2
Q54 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q55 1 2 1 4 1 4 5 1 9 2       5 3 1 2 1
Q56 1 2 3 3 1 2 4 2 1 1 2   1 1 2 3 2 2
Q57 2 1 1 3 2 2 5 2 2 2       5 1 2 2 1
Q58 1 2 3 3 1 2 4 2 1 1 2   1 1 2 3 2 2
Q59 1 1 1 3 1 4 4 1 2 1 2   3 4 2 3 2 3
Q60 2 2 3 4 1 2 6 2 1 2       3 3 3 2 2
Q61 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q62 1 2 1 4 1 4 5 1 8 2       5 3 1 2 1
Q63 1 1 1 1 1 4 14 1 2 2       1 3 1 2 2
Q64 2 2 4 2 1 3 2 2 2 1 2   5 1 2 3 2 2
Q65 2 2 4 2 1 3 2 2 2 1 2   5 1 2 3 2 2
Q66 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q67 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q68 1 1 1 4 2 4 14 1 9 1 2   3 4 2 3 2 3
Q69 2 2 4 2 1 3 2 2 2 1 2   5 1 2 3 2 2
Q70 2 2 4 2 1 3 10 2 2 2       5 2 3 2 2
Q71 1 1 1 3 1 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q72 2 2 1 3 2 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q73 2 1 2 4 1 2 5 2 1 2       3 3 3 2 2
Q74 1 1 2 4 1 2 5 2 1 2       3 3 3 2 2
Q75 1 2 2 4 1 2 6 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q76 1 2 1 4 1 4 5 1 8 2       5 3 1 2 1
Q77 1 2 3 3 1 2 4 1 1 1 2   1 1 2 3 2 2
Q78 2 1 1 3 2 2 5 1 2 2       5 1 2 2 1
Q79 1 2 1 4 1 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q80 1 1 2 3 1 3 2 2 1 2       5 3 1 2 2
Q81 1 1 1 3 1 3 10 2 2 1 2   11 1 2 3 2 2
Q82 1 2 1 4 2 4 5 1 8 2       5 3 1 2 1
Q83 1 1 1 3 1 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q84 2 1 2 4 1 2 6 2 1 2       3 3 3 2 2
Q85 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q86 1 2 1 4 1 4 5 1 8 2       5 3 1 2 1
P a g e | 106

Q87 2 1 1 3 2 2 5 2 2 2       5 1 2 2 1
Q88 1 2 3 3 1 2 4 2 1 1 2   1 1 2 3 2 2
Q89 1 1 1 4 1 2 5 2 1 1 2   4 2 2 3 1  
Q90 1 2 1 4 2 2 10 2 1 1 2   4 3 2 3 1  
Q91 1 1 1 4 1 4 2 2 5 1 2   4 1 2 3 2 2
Q92 1 2 1 3 2 2 10 2 1 1 2   11 1 2 2 1  
Q93 1 1 1 4 1 4 12 2 7 1 2   7 1 2 4 1  
Q94 1 1 1 4 1 4 2 3 10 1 2   12 3 2 3 1  
Q95 1 2 1 4 2 4 14 1 10 1 2   12 5 2 3 1  
Q96 1 1 1 4 1 2 4 2 3 1 2     3 2 3 1  
Q97 2 2 1 3 2 1 4 2 7 1 2   1 2 2 4 2 2
Q98 1 1 2 4 1 1 6 1 1 1 2   1 5 2 3 1  
Q99 1 1 2 4 1 1 6 2 2 1 2   5 2 2 4 2 2
Q10
0 1 1 2 4 1 1 6 2 1 1 2   11 1 2 2 5 2
Q10
1 1 2 2 4 2 1 6 1 5 1 2   1 2 2 3 1  
Q10
2 1 1 2 4 3 2 10 2 8 1 2   4 2 2 6 1  
Q10
3 1 1 2 4 2 2 5 2 3 1 1 1   3 2 2 1  
Q10
4 1 1 2 4 2 1 10 2 2 1 2   10 3 2 3 1  
Q10
5 1 1 2 4 1 1 1 2 1 1 2   11 4 2 4 2 3
Q10
6 1 1 2 4 1 1 9 1 4 1 2   2 1 2 5 1  
Q10
7 1 1 2 4 1 4 14 3 5 1 1 1   2 2 3 1  
Q10
8 1 1 2 4 1 1 8 2 10 1 2   2 2 1 2 1  
Q10
9 1 1 2 4 1 2 9 2 10 1 2   7 3 2 3 1  
Q11
0 1 2 1 4 1 2 9 3 9 1 2     1 1 5 1  
Q11
1 1 1 2 3 1 4 11 2 1 1 2   2 1 2 3 2 1
Q11
2 1 1 2 4 2 2 9 1 9 2       4 3 2 1  
Q11
3 2 1 2 4 1 4 12 2 10 1 1 3   4 2 4 5 3
Q11
4 1 1 2 4 3 4 6 1 1 1 2   2 3 2 4 1  
Q11
5 1 1 2 4 1 4 14 2 10 1 2   5 2 2 2 1  
Q11 2 1 2 4 2 4 12 2 10 1 2   12 2 3 3 1  
P a g e | 107

6
Q11
7 1 1 2 4 1 4 14 1 2 1 2   7 4 2 4 1  
Q11
8 1 1 2 4 2 1 5 3 8 1 2   3 2 2 3 1  
Q11
9 1 1 2 4 1 1 6 2 10 1 2   4 3 2 4 1  
Q12
0 2 2 1 3 1 1 4 1 2 1 2     1 2 4 2 2
Q12
1 1 1 2 4 1 2 5 2 10 1 2   2 2 2 3 1  
Q12
2 1 1 2 4 2 4 10 2 9 1 2   10 4 2 3 1  
Q12
3 1 1 2 4 1 4 2 2 3 1 2   4 2 2 3 1  
Q12
4 2 2 1 4 1 1 9 2 7 1 2   3 3 2 3 1  
Q12
5 1 1 2 4 1 4 1 2 1 1 2   5 2 2 4 1  
Q12
6 2 1 2 4 2 4 14 3 10 1 2   4 2 2 3 1  
Q12
7 1 2 1 4 1 1 10 2 8 1 2   5 1 2 5 1  
Q12
8 2 1 2 4 1 4 14 3 1 1 2   7 3 3 3 1  
Q12
9 1 1 2 4 1 2 2 2 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q13
0 2 2 1 4 1 2 10 1 8 1 2   4 3 2 3 1  
Q13
1 1 1 2 4 2 2 5 1 10 1 2   6 4 2 6 1  
Q13
2 1 1 2 4 1 4 14 3 10 1 2   11 5 2 1 1  
Q13
3 1 1 2 4 1 1 9 2 5 2       3 3 1 1  
Q13
4 1 1 2 4 1 4 14 3 10 1 2   12 2 1 3 1  
Q13
5 1 1 2 4 2 2 14 3 3 1 2   11 2 2 6 5 3
Q13
6 2 1 2 4 1 4 14 2 10 1 2     3 2 3 1  
Q13
7 1 1 2 4 2 1 1 3 10 1 2   12 2 1 3 1  
Q13
8 1 2 2 4 2 2 1 1 9 1 2     2 3 1 1  
Q13 1 1 2 4 2 4 5 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
P a g e | 108

9
Q14
0 1 1 2 4 2 4 14 2 10 1 2   11 2 3 3 1  
Q14
1 1 1 2 4 3 4 4 2 10 1 2   1 2 2 2 1  
Q14
2 1 1 1 4 1 1 8 2 10 2       1 3 1 1  
Q14
3 1 1 2 4 1 4 2 2 1 2       2 3 1 1  
Q14
4 1 1 2 4 2 1 4 2 1 1 2   1 2 2 3 1  
Q14
5 1 1 2 4 2 4 2 2 10 1 2   4 5 2 3 1  
Q14
6 1 1 2 4 1 3 10 2 10 1 2   12 5 3 3 1  
Q14
7 2 1 2 4 3 4 10 2 1 1 2   5 4 2 3 1  
Q14
8 1 1 1 4 2 2 14 2 10 1 1 1   2 2 1 1  
Q14
9 1 2 1 4 1 2 11 2 7 1 2     3 2 3 1  
Q15
0 1 1 2 4 1 1 8 2 7 1 2   5 1 2 6 1  
Q15
1 2 1 2 4 1 4 4 2 1 1 2     1 1 1 1  
Q15
2 1 1 2 4 1 4 14 1 3 1 2   4 2 2 3 1  
Q15
3 2 1 2 4 1 4 14 1 5 1 2     2 1 1 1  
Q15
4 1 1 2 4 1 2 14 2 10 1 2   6 2 2 2 1  
Q15
5 1 1 2 4 1 3 14 2 1 1 2   11 2 2 3 1  
Q15
6 1 1 2 4 1 2 1 2 1 1 1 1   2 2 3 1  
Q15
7 2 1 2 4 2 2 8 2 10 1 2   7 2 1 3 1  
Q15
8 1 1 2 4 2 2 11 2 3 1 2   4 3 2 3 1  
Q15
9 2 1 2 4 1 2 14 2 10 1 2   12 5 2 6 1  
Q16
0 1 1 2 4 1 4 14 2 9 1 2   4 2 2 3 1  
Q16
1 2 1 2 4 1 3 14 2 2 2       1 3 6 1  
Q16 1 1 2 4 1 4 11 2 1 2       1 3 1 5 3
P a g e | 109

2
Q16
3 2 1 2 4 1 4 10 2 1 1 2   5 1 3 3 1  
Q16
4 1 1 2 4 1 4 14 2 1 2       3 2 3 1  
Q16
5 1 2 1 3 2 2 10 2 2 1 2   4 1 1 3 4 2
Q16
6 2 1 2 4 1 1 4 2 8 1 2   1 2 2 3 1  
Q16
7 1 1 2 4 2 2 6 2 9 1 2   4 3 2 3 1  
Q16
8 1 1 2 4 2 2 9 2 9 1 2   4 3 2 3 1  
Q16
9 1 1 2 4 2 2 11 2 9 1 2   4 3 2 3 1  
Q17
0 1 1 2 4 2 2 6 2 3 1 2   4 3 2 3 1  
Q17
1 2 1 2 4 1 4 10 2 1 1 2     1 1 1 1  
Q17
2 1 2 2 4 2 1 14 1 5 1 2   1 2 2 3 1  
Q17
3 1 1 2 4 2 1 5 2 2 1 2   10 3 2 3 1  
Q17
4 1 1 2 4 2 1 4 2 2 1 2   10 3 2 3 1  
Q17
5 1 1 2 4 1 4 2 2 2 1 1 1   2 2 3 1  
Q17
6 1 1 2 4 1 4 2 2 5 1 1 1   2 2 3 1  
Q17
7 1 1 2 4 1 4 2 2 10 1 1 1   2 2 3 1  
Q17
8 1 1 2 4 1 4 14 2 2 1 1 1   2 2 3 1  
Q17
9 1 1 2 4 1 4 14 2 5 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
0 1 1 2 4 1 4 14 2 10 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
1 1 1 2 4 1 4 2 3 2 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
2 1 1 2 4 1 4 2 3 5 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
3 1 1 2 4 1 4 2 3 10 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
4 1 1 2 4 1 4 14 3 2 1 1 1   2 2 3 1  
Q18 1 1 2 4 1 4 14 3 2 1 1 1   2 2 3 1  
P a g e | 110

5
Q18
6 1 1 2 4 1 4 14 3 5 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
7 1 1 2 4 1 4 14 3 10 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
8 1 1 2 4 1 4 2 3 5 1 1 1   2 2 3 1  
Q18
9 1 1 2 4 1 4 2 2 10 1 1 1   2 2 3 1  
Q19
0 1 1 2 4 3 4 14 3 1 1 2   2 3 2 4 1  
Q19
1 1 1 2 4 3 4 6 3 1 1 2   2 3 2 4 1  
Q19
2 1 1 2 4 3 4 14 1 1 1 2   2 3 2 4 1  
Q19
3 1 1 2 4 3 4 6 1 1 1 2   2 3 2 4 1  
Q19
4 1 1 2 4 2 1 5 3 5 1 2   3 2 2 3 1  
Q19
5 1 1 2 4 1 2 5 1 10 1 2   2 2 2 3 1  
Q19
6 1 1 2 4 2 4 4 2 8 1 2   10 4 2 3 1  
Q19
7 1 1 2 4 2 4 4 2 9 1 2   10 4 2 3 1  
Q19
8 1 1 2 4 2 4 10 2 8 1 2   10 4 2 3 1  
Q19
9 2 1 2 4 2 4 14 2 10 1 2   4 2 2 3 1  
Q20
0 1 1 2 4 1 2 2 1 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
1 1 1 2 4 1 2 14 1 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
2 1 1 2 4 1 2 6 1 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
3 1 1 2 4 1 2 4 1 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
4 1 1 2 4 1 2 14 2 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
5 1 1 2 4 1 2 6 2 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
6 1 1 2 4 1 2 4 2 9 1 2   4 3 3 1 1  
Q20
7 1 1 2 4 2 4 1 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
Q20 1 1 2 4 2 4 4 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
P a g e | 111

8
Q20
9 1 1 2 4 2 4 5 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
Q21
0 1 1 2 4 2 4 1 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
Q21
1 1 1 2 4 2 4 4 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
Q21
2 1 1 2 4 2 4 5 1 9 1 2   2 3 1 5 1  
Q21
3 1 1 2 4 2 4 3 2 2 1 2   11 2 3 3 1  
Q21
4 1 1 2 4 2 4 14 2 2 1 2   11 2 3 3 1  
Q21
5 1 1 2 4 2 4 6 2 2 1 2   11 2 3 3 1  
Q21
6 1 1 2 4 2 4 3 2 10 1 2   11 2 3 3 1  
Q21
7 1 1 2 4 2 4 6 2 10 1 2   11 2 3 3 1  
Q21
8 1 1 2 4 3 4 4 1 10 1 2   1 2 2 2 1  
Q21
9 2 2 1 3 2 1 8 1 7 1 1 5   2 3 3 3 1
Q22
0 1 1 1 3 1 2 1 2 2 1 1 4   3 1 2 1  
Q22
1 1 1 2 4 1 2 11 2 3 1 1 4   3 1 5 3  
Q22
2 2 1 1 2 2 4 2 2 1 2 1 1 2 4 1      
Q22
3 2 1 2 4 2 4 10 2 3 1 1 2   1 3 1 2 2
Q22
4 2 3 4 2 2 2 10 2 1 1 2   4 1 2 4 2 2
Q22
5 2 3 4 3 2 1 4 1 7 1 2   3 2 2 4 2 3
Q22
6 2 3 4 3 2 1 4 1 7 1 2   3 2 2 4 2  
Q22
7 2 3 4 3 2 1 4 1 7 1 2   3 2 2 4 2  
Q22
8 2 3 4 3 2 1 4 2 7 1 2   3 2 2 4 2  
Q22
9 1 1 1 4 2 2 6 2 8 2       2 3 1 1  
Q23
0 1 2 2 4 6 2 11 2 1 1 2   4 1 3 1 2 2
Q23 1 1 1 3 1 4 4 1 1 1 2   3 3 2 3 2 2
P a g e | 112

1
Q23
2 1 2 3 3 1 2 4 2 1 1 2   1 1 2 3 2 2
Q23
3 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q23
4 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q23
5 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q23
6 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q23
7 2 2 1 3 2 2 4 2 10 1 2   10 1 2 3 2 2
Q23
8 2 1 2 4 1 1 3 2 1 1 2   2 2 2 2 2 2
Q23
9 2 1 2 4 1 4 14 3 9 2       5 3 1 2 2
Q24
0 2 1 2 4 2 2 14 2 10 2       1 2 3 1  
Q24
1 2 1 2 4 1 1 9 1 10 1 2   3 5 3 3 2 3
Q24
2 1 1 2 4 2 1 6 2 8 1 1 2   2 2 1 2 2
Q24
3 1 1 2 4 1 1 9 2 3 1 1 1   3 1 2 1  
Q24
4 2 1 2 4 1 4 3 1 1 1 2   7 2 2 3 1  
Q24
5 1 1 2 4 2 4 14 1 7 1 2   6 3 2 3 1  
Q24
6 1 1 2 4 1 2 6 2 9 1 2   1 2 2 3 1  
Q24
7 1 1 2 4 1 1 10 2 4 1 2   3 3 2 4 1  
Q24
8 2 1 2 4 2 4 1 2 1 1 2   5 3 3 1 1  
Q24
9 2 1 1 4 1 2 9 3 10 1 2   5 2 2 3 1  
Q25
0 1 1 1 4 1 2 1 1 10 1 2   5 4 1 3 1  
Q25
1 2 1 2 4 2 4 10 2 4 1 2   5 4 2 1 1  
Q25
2 2 1 2 4 2 4 14 3 10 1 2   3 5 2 6 1  
Q25
3 2 1 2 4 3 2 10 2 8 1 2   12 3 2 3 1  
Q25 1 2 1 4 1 1 10 2 9 1 2   10 2 2 6 1  
P a g e | 113

4
Q25
5 1 1 2 4 1 4 14 3 10 1 2   2 3 2 3 2 2
Q25
6 1 1 2 3 1 2 9 2 7 1 2   12 3 3 1 1  
Q25
7 1 1 2 3 1 4 14 2 1 1 2   5 3 2 3 1  
Q25
8 1 1 2 3 1 4 1 1 2 1 2   11 4 2 3 1  
Q25
9 2 1 2 3 2 4 14 3 1 1 2   7 3 2 3 1  
Q26
0 1 1 2 3 2 4 14 3 10 2       3 3 3 1  
Q26
1 1 1 2 3 1 4 14 3 10 2       5 3 1 1  
Q26
2 1 1 2 3 1 4 2 2 1 1 2   3 1 2 3 1  
Q26
3 2 1 2 3 2 4 10 2 10 2       5 2 1 1  
Q26
4 1 1 2 3 2 4 14 2 9 1 2   4 5 2 6 1  
Q26
5 1 1 2 3 2 1 9 2 1 1 2   2 2 1 1 1  
Q26
6 1 1 1 3 1 2 3 1 10 1 2   12 4 1 3 1  
Q26
7 1 1 1 3 1 2 5 1 10 1 2   12 4 1 3 1  
Q26
8 1 1 1 4 1 2 10 1 10 1 2   12 4 1 3 1  
Q26
9 1 1 2 4 1 4 14 2 8 1 2   5 3 2 3 1 3
Q27
0 1 1 2 4 1 4 1 1 8 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27
1 1 1 2 4 1 4 2 1 2 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27
2 1 1 2 4 1 4 2 1 8 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27
3 1 1 2 4 1 4 4 1 8 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27
4 1 1 2 4 1 4 4 1 2 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27
5 1 1 2 4 1 4 14 1 8 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27
6 1 1 2 4 1 4 14 1 2 1 2   11 4 2 3 1 3
Q27 1 1 2 4 2 4 2 2 9 1 2   4 5 2 6 1  
P a g e | 114

7
Q27
8 2 2 1 2 1 2 10 2 3 1 1 1   1 1 1 4 3
Q27
9 2 2 4 2 1 2 2 2 2 1 2   10 1 2 1 4 3
Q28
0 2 2 1 3 1 2 10 2 1 1 1 1   1 1 5 1  
Q28
1 2 2 1 3 1 3 3 1 8 1 2   3 2 2 3 2 2
Q28
2 2 1 1 3 2 2 1 1 9 2       2 3 1 3 3
Q28
3 2 1 1 1 3 2 6 1 1 1 1 5   2 1 2 2 2
Q28
4 2 1 1 3 1 2 3 2 1 1 2   2 5 2 3 1  
Q28
5 1 1 1 4 1 2 3 2 8 1 1 5   2 3 1 2 1
Q28
6 2 1 1 3 1 2 11 2 8 1 2   3 5 2 3 1  
Q28
7 1 2 1 4 1 1 4 2 8 1 2   1 2 2 3 1  
Q28
8 1 2 1 4 1 1 9 2 9 1 2   3 2 2 1 1  
Q28
9 2 2 1 3 1 2 5 2 10 1 2   3 3 2 4 1  
Q29
0 1 1 2 4 1 2 10 2 8 1 2   4 2 2 3 2 3
Q29
1 1 1 1 4 1 1 9 1 9 1 2   3 1 2 3 1  
Q29
2 1 2 1 3 2 2 3 2 1 1 2   4 1 2 3 1  
Q29
3 1 1 2 4 1 4 2 2 1 2       2 3 1 1  
Q29
4 1 1 2 4 2 1 4 2 1 1 2   1 2 2 3 1  
Q29
5 1 1 2 4 2 4 2 2 10 1 2   4 5 2 3 1  
Q29
6 1 1 2 4 1 3 10 2 10 1 2   12 5 3 3 1  
Q29
7 2 1 2 4 3 4 10 2 1 1 2   5 4 2 3 1  
Q29
8 1 1 1 4 2 2 14 2 10 1 1 1   2 2 1 1  
Q29
9 1 2 1 4 1 2 11 2 7 1 2     3 2 3 1  
Q30 1 1 2 4 1 1 8 2 7 1 2   5 1 2 6 1  
P a g e | 115

0
Q30
1 2 1 2 4 1 4 4 2 1 1 2     1 1 1 1  
Q30
2 2 2 4 2 1 3 2 2 2 1 2   5 1 2 3 2 2
Q30
3 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q30
4 1 2 1 4 1 2 10 2 3 1 2   2 5 2 4 2 3
Q30
5 1 1 1 4 2 4 14 1 9 1 2   3 4 2 3 2 3
Q30
6 2 2 4 2 1 3 2 2 2 1 2   5 1 2 3 2 2
Q30
7 2 2 4 2 1 3 10 2 2 2       5 2 3 2 2
Q30
8 1 1 1 3 1 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q30
9 2 2 1 3 2 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q31
0 2 1 2 4 1 2 5 2 1 2       3 3 3 2 2
Q31
1 1 1 2 4 1 2 5 2 1 2       3 3 3 2 2
Q31
2 1 2 2 4 1 2 6 2 3 1 2   2 5 2 4 1  
Q31
3 1 2 1 4 1 4 5 1 8 2       5 3 1 1  
Q31
4 1 2 3 3 1 2 4 1 1 1 2   1 1 2 3 1  
Q31
5 2 1 1 3 2 2 5 1 2 2       1 1 2 1  
Q31
6 2 2 3 3 2 2 4 1 2 1 2   3 1 2 3 2 2
Q31
7 2 1 3 3 2 2 4 1 2 1 2   3 1 2 3 2 2
Q31
8 1 1 3 3 2 2 4 1 2 1 2   3 2 2 3 2 3
Q31
9 1 1 1 3 2 2 4 1 2 1 2   3 2 2 3 2 3
Q32
0 1 2 1 4 3 2 4 2 1 1 2   1 2 2 4 2 2
Q32
1 1 2 4 4 2 2 4 2 1 1 2   1 2 2 4 2 2
Q32
2 2 2 4 4 3 2 4 2 1 1 2   1 2 2 4 2 2
Q32 2 3 4 3 2 2 4 2 1 1 2   1 5 2 4 2 3
P a g e | 116

3
Q32
4 1 2 1 3 2 2 4 2 2 1 2   1 5 2 3 1  
Q32
5 1 3 4 3 2 2 4 1 2 1 2   3 1 2 3 1  
Q32
6 2 2 1 3 3 2 4 1 2 1 2   3 1 2 3 1  
Q32
7 1 2 1 3 3 2 4 2 7 1 2   11 1 2 3 1  
Q32
8 1 2 1 3 3 2 4 2 7 1 2   11 1 2 3 1  
Q32
9 2 2 1 3 2 2 4 2 7 1 2   11 1 2 3 1  
Q33
0 2 2 1 3 2 4 4 1 2 1 2   3 5 2 3 2 3
Q33
1 2 1 2 4 1 2 5 2 1 2       3 3 3 2 2
Q33
2 1 1 2 4 1 2 5 2 1 2       3 3 3 2 2
Q33
3 1 2 2 4 1 2 6 2 3 1 2   2 5 2 4 1  
Q33
4 1 2 1 4 1 4 5 1 8 2       5 3 1 1  
Q33
5 1 2 3 3 1 2 4 1 1 1 2   1 1 2 3 1  
Q33
6 2 1 1 3 2 2 5 1 2 2       1 1 2 1  
Q33
7 2 2 3 3 2 2 4 1 2 1 2   3 1 2 3 2 2
Q33
8 2 1 3 3 2 2 4 1 2 1 2   3 1 2 3 2 2

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