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GESTION DE L'INFORMATION ENVIRONNEMENTALE EN ENTREPRISE :

CHOIX ET ÉVALUATION D'UN SYSTÈME

Dominique Spaey, Anastasio Sofias

A.D.B.S. | « Documentaliste-Sciences de l'Information »

2006/2 Vol. 43 | pages 122 à 129


ISSN 0012-4508
DOI 10.3917/docsi.432.0122
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https://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-
information-2006-2-page-122.htm
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ÉT U D E

Le volume des informations environnementales et leur complexité par DOMINIQUE SPAEY


sont en forte croissance et leur gestion requiert une attention particulière. Que cette ET ANASTASIO SOFIAS
gestion appa raisse à une entreprise comme une contrainte ou une opportunité, il
importe qu’elle optimise le rapport co û t-efficacité de son système de gestion de
l’ i n formation environnementale. Deux approches lui seront particulièrement utiles : les
études de faisabilité de systèmes à mettre en œuvre et l’évaluation des performances
de systèmes déjà opérationnels. Ces appro ches sont présentées ici de manière générale
a fin qu’une majorité d’e n t reprises puisse se re t rouver dans ce t te analyse et pour ne pas
trahir les informations relatives aux clients et prospects des auteurs.

Gestion de l’information
environnementale en entreprise :
choix et évaluation d’un système

LES ASPECTS ET IMPACTS ENVIRONNE-


MENTAUX sont de plus en plus pris en compte
par les citoyens, les experts et les décideurs. Ces
préoccupations concernent notamment le climat,
les risques industriels et la gestion des re s s o u rces
n a t u relles et des déchets. Dans ce contexte, la
masse des informations environnementales et leur
complexité sont en forte croissance et leur gestion
re q u i e rt une attention croissante.
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Pour les entreprises, cette gestion représente
d ’ a b o rd une contrainte : il s’agit notamment de
f o u rnir des bilans environnementaux, d’assurer le
suivi des réglementations, de former du person-
nel, etc. Ainsi la directive 2003/51/CE du Parle-
ment européen et du Conseil du 18 juin 2003
indique que « dans la mesure nécessaire à la com-
préhension de l’évolution des aff a i res, des résultats
ou de la situation de la société, l’analyse comport e
des indicateurs clés de perf o rmance de nature tant
financière que, le cas échéant, non fin a n c i è re ayant
trait à l’activité spécifique de la société, notamment
des informations relatives aux questions d’enviro n-
nement et de personnel » (article 46). En France,
l’article 116 de la loi Nouvelles Régulations éco-
nomiques du 15 mai 2001 stipule que le rapport de
gestion « comprend également des informations […]

12
2 • Documentaliste - Sciences de l’information 2006, vol. 43, n° 2


sur la manière dont la société prend en compte les concurrentiel en permettant d’anticiper les investis-
conséquences sociales et environnementales de son sements liés à un durcissement de la réglementation3. »
activité », et son décret d’application du 20 février Que l’accent soit mis sur les contraintes ou sur
2002 fournit la liste des informations enviro n n e- les opportunités, il importe pour l’entreprise d’op-
mentales que les sociétés cotées d oivent publier. timiser le rapport coût-efficacité de son système
Analysant la communication environnementale de gestion de l’information envi-
de vingt-neuf sociétés cotées au CAC 40, de 1992 ronnementale et d’analyser l’op- Dominique Spaey
à 1998, Alain Mikol conclut : « Tout se passe comme p o rtunité d’investissements addi- est
direc
teur
d’études
et
si les entreprises ignoraient à la fois les événements tionnels. Dans cette optique, Anastasio Sofias
pourtant abondamment relatés par la presse (par deux approches sont part i c u l i è- ingénieur
co
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exemple la conférence des Nations Unies sur l’envi- rement utiles : les études de fai- au
Bureau
van
Dijk
Ingénieurs
ronnement et le développement), les travaux des org a- sabilité de systèmes à mettre en Conseils
en
gestion,
Bru
xelles.

nismes internationaux et les inquiétudes du public : œuvre et l’évaluation des perf o r- d
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un public ému par la pollution des plages et des sols, mances de systèmes déjà opéra- a
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un public inquiet de la qualité de l’eau qu’il boit et des tionnels.
aliments qu’il ingère, un public submergé par les Cet article s’adresse tant aux Les
auteurs
remercient
Jacques
emballages et les déchets, un citadin qui chaque jour responsables d’entreprises qu’aux Ch
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anciennement
président-
souffre du bruit et de la mauvaise qualité de l’air qu’il gestionnaires de systèmes d’in- d
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général
du
Bureau
van
Dijk
respire. L’indigence de l’information enviro n n e m e n- formation. Nous tracerons les Ingénieurs
Conseils
de
Paris,
et
Lo
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is
tale diffusée par les 29 grandes entreprises françaises p é r i m è t res des approches men- Ca
ey
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a
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ingénieur
consultant
du
de l’échantillon retenu conduit le lecteur à se deman- tionnées ci-dessus, appliquées à B
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de
Bru
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der les raisons de la manifestation d’une telle indif- des systèmes de gestion des infor- de
leurs
critiques
et
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s
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férence envers la protection et la remise en état de mations enviro n n e m e n t a l e s
l’environnement1. » (GIE). Préalablement, et pour situer le contexte,
Ce type d’analyse a été poursuivi par d’autre s , nous présenterons l’information environnementale
tels que le Centre français d’information sur les et sa gestion, ainsi que les facteurs incitatifs et les
entreprises et l’Observatoire de re s p o n s a b i l i t é freins à la mise en place de systèmes de gestion de
sociale des entreprises. Des chercheurs tels que l’information environnementale.
Denis Cormier et Michel Magnan précisent aussi
qu’une évaluation récente des pratiques de com-
munication de l’information enviro n n e m e n t a l e
adoptées par les plus grandes sociétés canadiennes
inscrites à la cote, autres que les entreprises du
secteur financier et du secteur de la distribution,
indique que des normes strictes donnent lieu à
une information de meilleure qualité2.
1 L’information
environnementale
et sa gestion
Nombre d’entreprises ont cependant aussi com-
pris le parti qu’elles pouvaient tirer de l’inform a- Le décret d’application du 20 février 2002 de la
tion et de la communication enviro n n e m e n t a l e s , loi Nouvelles Régulations économiques du 15 mai
en termes d’image citoyenne, d’accès aux marchés 2001 évoquée ci-dessus fournit la liste des infor-
des capitaux (investissements éthiques) et d’avan- mations environnementales que les sociétés cotées
tage concurrentiel, par exemple dans le cadre de doivent publier :
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marchés publics. De nombreux auteurs, dont Por- - consommation de re s s o u rces en eau, matière s
ter, montrent que « les industriels mettant en place pre m i è res et énergie avec, le cas échéant, les
des technologies plus propres en retirent de nombreux m e s u res prises pour recourir aux énergies nou-
avantages : réduction des déchets, efficacité accru e velles, pour maîtriser les rejets dans l’eau et dans
grâce à une chasse aux gaspillages, optimisation des l’air, atténuer les nuisances olfactives et sonores à
procédés, voire amélioration de la qualité dans cer- partir d’une liste qui sera établie par arrêté des
tains cas. De plus, l’adoption de normes plus strictes m i n i s t resde l’Environnement et de l’Industrie ;
que la réglementation leur donne un avantage - m e s u res prises pour limiter les atteintes aux
é q u i l i b res biologiques, aux milieux naturels, aux
espèces animales et végétales ;
1 Alain Mikol, L’information environnementale publiée par les - démarches d’évaluation ou de cert i fication entre-
sociétés du CAC 40 de 1992 à 1998 comparée à une information prises en matière d’environnement ;
t ype, 2000. - mesures prises pour assurer la conformité aux
2 Denis Cormier et Michel Magnan, Information dispositions législatives et réglementaires appli-
e n v i ronnementale, camagazine.com, mai 2003.
3 Natacha Gondran, Système de diffusion d’information pour cables en matière enviro n n e m e n t a l e ;
e n co u rager les PME-PMI à améliorer leurs performances - dépenses engagées pour prévenir les conséquences
e n v i ronnementales, Thèse de docto rat à l’INSA Lyon, 2001. de l’activité de la société sur l’enviro n n e m e n t ;

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ÉT U D E G E ST IO N DE L’ INFO R M ATIO N E NVIR O N N E M E N TA LE EN E NT R EP R ISE

- existence de services internes de gestion et for- La figure 1 c i - c o n t re schématise pour toute


mation à l’environnement et organisation mise en e n t reprise les composants et opérations suscep-
place pour faire face aux accidents de pollution ; tibles d’impact enviro n n e m e n t a l .
- montant des provisions et garanties pour risques Les impacts environnementaux, positifs ou
en matière d’environnement ; négatifs, sont extrêmement divers : on y compte
- indemnités versées au cours de l’exercice en exé- notamment l’impact des emballages sur la consom-
cution d’une décision judiciaire en matière d’en- mation des ressources naturelles et la gestion des
vironnement sauf si cette information est de nature déchets, le rejet des eaux usées et leur traitement,
à causer un préjudice sérieux à la société dans un la pollution de l’air par les dioxydes de soufre et les
litige en cours ; p a rticules en suspension, par le plomb, par les
- tous les éléments sur les objectifs que la société oxydes de carbone (circulation automobile, trans-
assigne à ses filiales à l’étranger concernant les port routier, activités industrielles, etc.).
points ci-dessus. Par rapport à l’information traditionnellement
Dans une acception plus générale 4, le terme utilisée et produite par les entreprises (bilan fin a n-
d’information environnementale (IE) re c o u v re cier et comptable, ressources humaines, commu-
toute information disponible sous forme écrite, nication interne et externe, etc.), l’inform a t i o n
visuelle, orale, électronique ou sous toute autre environnementale a des caractéristiques spéci-
f o rme matérielle permettant à l’entreprise d’influ e r fiques qui re q u i è rent un traitement particulier :
sur les impacts environnementaux négatifs ou - elle est en effet plus complexe en raison de la
bénéfiques, directs ou indirects, qui résultent de multidimensionnalité intrinsèque des problèmes
ses activités, produits ou services. environnementaux : aspects scientifiques, techn o-
Les aspects environnementaux sont les éléments logiques, temporels (long terme), économiques ;
des activités, produits ou services susceptibles d’in- - elle est soumise à des incertitudes notamment
teraction avec l’environnement. Ils représentent s c i e n t i fiques, à une imprédictibilité à long term e
une partie de l’information environnementale de ( e ffets environnementaux parfois incertains et à
l’entreprise. Ils sont identifiés par l’entreprise en long terme) et à des ambiguïtés (textes réglemen-
effectuant, pour chaque activité, un bilan des t a i res vagues, conflits entre données, etc.) ;
entrants, des sortants et des installations et équi- - les bénéfices qu’elle apporte sont difficilement
pements nécessaires. mesurables, notamment la réduction des impacts
négatifs sur le milieu naturel et sur la société ;
- on peut s’attendre à des exigences croissantes
FIGURE 1 - COMPOSANTS ET OPÉRATIONS SUSCEPTIBLES D’IMPACT des institutions régionales, nationales et euro-
ENVIRONNEMENTAL péennes et de la société civile concernant la dis-
position et la diffusion de cette information ; en
e ffet les facteurs environnementaux jouent un rôle
croissant dans les décisions des opérateurs publics,
des industriels et des citoyens.
Une entreprise désireuse de minimiser ses
impacts environnementaux négatifs, et donc
d ’ a m é l i o rer ses perf o rmances enviro n n e m e n t a l e s ,
mettra en place une série d’actions préventives et
curatives (résultant d’impulsions normatives ou
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financières, de type « pollueur-payeur ») sous
forme notamment de politiques, de plans ou de
système de qualité environnementale (ISO,
EMAS). Pour ce faire, elle sera confrontée à la ges-
tion des informations collectées, diffusées, traitées
et analysées tout au long des actions menées en
faveur de l’environnement. Cela nécessite la mise
en place d’une démarche cohérente, efficace et pro-
fessionnelle de gestion de l’information ainsi que
la définition du périmètre des informations
requises. La fig u re 2 schématise un système de
gestion de l’information environnementale.

4 La plupart des définitions dans ce t te section s’ i n s p i rent de


Natacha Gondran, op. cit.
5 On inclut dans ces pratiques la « sensibilité
environnementale » que les Anglo-Saxons qualifient
d’environmental awareness.

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On évoque parfois aussi la notion d’intelligence
e n v i ronnementale, comprise comme l’ensemble
des concepts, outils, méthodologies et pratiques5
permettant de mettre en relation, de façon pert i-
nente, diff é rentes connaissances et inform a t i o n s
dans la perspective de maîtriser les impacts envi-
3 Les études
de faisabilité
La mise en place ou l’amélioration d’un système
ronnementaux de l’entreprise et le développement de gestion des informations environnementales
de sa dynamique environnementale. Cette mise en constitue toujours un investissement impliquant la
relation implique en particulier : mobilisation de ressources matérielles, humaines
- la mobilisation des hommes sur la prévention et organisationnelles, pour des montants se chif-
de la pollution, le traitement et l’analyse des infor- frant aisément en dizaines voire en centaines de
mations et connaissances environnementales dans milliers d’euros. Les études de faisabilité ont le
un but opérationnel ; grand avantage d’indiquer si et à quelles condi-
- la circulation efficace des informations et des tions – techniques, organisationnelles, financières,
connaissances environnementales au sein des etc. – un investissement, quel qu’il soit, vaut la
e n t reprises concern é e s ; peine d’être fait. Si les conditions ne sont pas re m-
- la performance des systèmes informatiques sous- plies, ces études permettent d’éviter une mauvaise
jacents en termes d’ergonomie, de temps de allocation des re s s o u rces, en d’autres mots des
réponse, de degré d’automatisation, d’intégration p e rtes conséquentes de valeur.
des outils informatiques, etc. ; L’étude de faisabilité telle qu’envisagée ci-des-
- e n fin, et ce n’est pas le moins important, la cohé- sous peut se dérouler selon la séquence suivante :
rence des processus mis en place par rapport aux - analyse des besoins actuels et futurs prévisibles de
besoins réels de l’entreprise. Ces processus concer- GIE et des moyens disponibles à cet eff e t ;
nent : le recueil de données, informations, règles - réalisation d’une (ou plusieurs) maquette(s) du
de connaissance, et retours d’expériences ; le pas- système et test de celle(s)-ci ;
sage de l’information à la connaissance, par la - bilan diagnostic.
modélisation et l’extraction de sens, la re f o rm u l a- Chaque étude doit être réalisée « sur mesure »
tion, l’élaboration de synthèses et la création pour répondre de manière spécifique aux besoins
d’arbres de connaissances ; l’engrangement, la capi- p a rticuliers de l’entreprise concernée. De préfé-
talisation, la conservation de ces données et rence elle doit s’inscrire dans la double philoso-
connaissances ; la redistribution et le partage de phie du « prototypage rapide » et du « gain
celles-ci ; et leurs renouvellement, mise à jour et rapide » (c’est-à-dire des projets requérant un
amélioration. investissement minimal et offrant à court term e
des résultats visibles et concrets). Une étude de
faisabilité ne doit pas nécessairement être de
grande ampleur : elle peut concerner un sous-

2 Facteurs incitatifs et
freins à la mise en place
de systèmes de gestion de l’IE
FIGURE 2 - SCHÉMA DE SYSTÈME D’INFO R M ATION ENVIRONNEMENTALE
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A priori, toute entreprise, qu’elle soit publique ou
privée, grande ou petite, peut avoir à gérer de l’in-
f o rmation environnementale et est donc susceptible
d ’ i n t é g rer dans son organisation des systèmes d’in-
f o rmation environnementale. Toutefois, notamment
au niveau de l’entreprise pro p rement dite, un cer-
tain nombre de facteurs influence le degré de néces-
sité d’intégrer ces systèmes. L’encadré page suivante
résume l’influence de ces facteurs.
Nous décrirons ci-dessous deux approches per-
mettant d’illustrer nos propos, à savoir les études
de faisabilité et les évaluations de performances.
Ces approches sont présentées ici de manière géné-
rale afin d’une part qu’une majorité d’entreprises
puisse se retrouver dans notre analyse, et d’autre Figure inspirée de : EIS - Environmental Internet Sys tem - An effe c t i ve way to
part pour que les informations relatives à nos a c complish environmental management on the Internet, Tuula Pohjola, Helsinki
clients et prospects restent confidentielles. U n i versity of Technology, January 2003.

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ÉT U D E G E ST IO N DE L’ INFO R M ATIO N E NVIR O N N E M E N TA LE EN E NT R EP R ISE

Facteurs d’influence ensemble du système de GIE et perm e t t re au pres-


tataire de rapidement et concrètement comprendre
les besoins et la situation du bénéfic i a i re, et à celui-
ci de rapidement et concrètement compre n d re en
quoi consistent les résultats de l’étude.

U n certain nombre de facteurs


contribuent à l’intégration d’un
système de gestion de l’ i n forma-
ainsi généralement re connu que
les responsables de PME po u r s u i-
vent des objectifs de rentabilité à
Une étude de faisabilité pourra porter sur les
aspects suivants.

tion environnementale dans une plus court terme alors que les L’identification et la spécification des besoins
entreprise. bénéfi ces ap portés par un système de l’e nt reprise
S e c teur d’activité. Certains se c- pe r formant de gestion de l’ i n fo r- Quels sont les besoins actuels et futurs prévi-
teurs sont plus attentifs aux enjeux mation environnementale sont sibles de l’entreprise en information enviro n n e-
environnementaux du fait de l’ i m- i n d i rects ou appara i ssent à moye n mentale ? S’agit-il de répondre à des prescriptions
po r t a n cede leurs impacts enviro n- terme. légales ou réglementaires, de faire de la promotion
nementaux (émission atmosphé- À l’opposé, de grandes entreprises de l’entreprise, de préparer une certification ISO
rique, rejets liquides tox i q u e s , peuvent disposer de systèmes ce n- 14001 ou EMAS ? Qu’impliquent ces besoins pour
g randes quantités de déch e t s tralisés d’information enviro n n e- les différents processus de GIE, à savoir le repérage
industriels, etc.), des technologies mentale dont bénéficient to u te s et l’évaluation des sources, le traitement, l’analyse,
utilisées et des risques industriel s leurs filiales et divisions. la diffusion, la conservation et la destruction éven-
qu’ils génèrent ; les se c teurs de la Performance éco n omique. Les tuelle de l’inform a t i o n ?
chimie, de la production d’énergie pe r fo r m a n ces économiques de l’e n-
et de l’eau en sont des exemples. Il t re p r i seinfluencent dire c tement la L’éva l u ation des éve nt u e ll es activités de GIE en cours
va de soi qu’au sein d’un même se c- disponibilité de moyens pour Il s’agit ici d’évaluer diverses activités de ges-
teur d’activité il ex i s te à cet égard investir. Or et paradoxa l e m e n t, tion de l’information environnementale en cours,
des diffé re n ces de produit à pro- dans un certain nombre de cas, on aux plans suivants :
duit. co n s t a te une corrélation entre les - les principales informations pro d u i t e s : par
Exigence de la régleme n t ation perfo r m a n ces économiques (éva- exemple ressources allouées et postes concern é s
et des contrôles. Ce niveau d’ex i- luées par les index boursiers ou le (R&D environnement, investissement en techno-
g e n ce a des implications telles que ratio bénéfi ce net / actifs) et les logies plus pro p res, etc.), écobilans, positionne-
l’o b tention de permis d’environne- perfo r m a n ces environnementales, ment par rapport au secteur, etc. ;
ment, d’autorisations et d’agré- qui sont pour partie le résultat d’un - les activités de collecte, traitement, etc., de l’in-
ments. En cas de plainte ou de système performant de gestion de f o rmation environnementale, en ce compris don-
constat d’infraction par la po l i cede l’ i n formation environnementale. nées comptables et tableaux de bord spécifiques ;
l’environnement, l’entreprise doi t Sensibilité du personnel. La - les re s s o u rces humaines et organisationnelles,
ê t re à même de fournir l’informa- sensibilité du personnel de l’e n t re- ainsi que les infrastru c t u res en place ;
tion requise. prise et de son management au - les coûts des activités courantes de GIE ;
Localisat i o n. L’e n t re p r i se peut re s pect de l’environnement, ses - la mesure de perf o rmance de ces activités (effi-
ê t re localisée dans une zone parti- connaissances techniques et régle- cacité, efficience, utilité, viabilité), le contrôle et la
cu l i è rement sensible, qu’il s’agisse m e n t a i res sont des fa c teurs favo- certification des données et inform a t i o n s .
d’une zone protégée ou d’une zone rables à l’ i n t é g ration de sys t è m e s
i n d u s t r i elle dense : selon les GIE. Les moyens futurs mis à disposition du sy stème
b e soins du milieu natu rel, les pre s- M ar chés et autres facteurs de gestion de l’information environnementale
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sions des acteurs locaux (autorités exte r n e s. Certains marchés so n t S’il est envisagé que des moyens diff é rents de
locales et régionales, ONG, etc.) plus sensibles au re s pect de l’e n v i- ceux actuellement consacrés soient disponibles,
sont plus ou moins fo r tes et pe u- ronnement, par exemple ceux des une vue claire du périmètre de ces moyens, en
vent co n d u i re à des ch a r tes et p roduits d’e n t retien, produits termes de budget, de ressources humaines, d’in-
co n ventions locales spécifiques jetables, etc. Les marchés publics frastructures matérielles et logicielles, etc., est sou-
telles que contrats de rivière, charte co m p rennent de plus en plus so u- haitable afin de cibler au mieux les maquettes pos-
environnementale, etc. vent des clauses enviro n n e m e n- sibles du système.
On évo q u e ra aussi le « dumping tales. Des maiso n s - m è res inscrites
e n v i ro n n e m e n t a l » pratiqué par dans une démarche enviro n n e- Ma q u ettes du sy stème de GIE
des entre p r i ses qui délocalisent mentale très active pe u vent reco m- En fonction notamment de l’analyse des besoins
certaines activités vers des zones mander ou même imposer une et des moyens, une seule maquette ou plusieurs
où la réglementation est moins politique environnementale à leurs maquettes alternatives du système GIE peuvent
stricte. filiales. être conçues pour répondre aux besoins de l’en-
Ta i l l e. La taille de l’e n t re p r i se treprise. Chaque maquette est un descriptif pré-
conditionne à la fois sa propension senté sous format normalisé comportant par
« cultu relle » à investir et les exemple les rubriques suivantes :
m oyens financiers requis : il est - description globale du système ;

126 • Documentaliste - Sciences de l’information 2006, vol. 43, n° 2


- détail de chaque processus, en termes d’acteurs etc. ? Il s’agit ici de comparer les perf o rmances
internes et externes, entrées et sorties de données réelles et objectivables du système par rapport à
et d’informations, délivrables, infrastructures son cahier des charges originellement établi,
matérielles et logicielles, processus collaboratifs, comme, par exemple, les mesures d’accessibilité
moyens requis (techniques, budget, compétences), des informations (vitesse, convivialité, etc.), de
mesures de perf o rmance notamment en fonction fréquence de mise à jour, de pertinence des infor-
de la charge (nombre d’utilisateurs simultanés) ; mations obtenues, etc.
- bilan SWOT 6 du système, en ce compris en
termes de coûts d’investissement et de mainte- • L’ e ffic i e n c e. Les produits ou services du système
nance, de contraintes et de calendrier de migra- – par exemple des indicateurs de perf o rmance –
tion (roadmap). sont-ils en concordance avec les moyens mis en
Les maquettes peuvent être testées auprès des œ u v re? Une manière part i c u l i è rement appropriée
décideurs et des autres parties concernées, par de mesurer la perf o rmance sur ce critère est de
exemple dans le cadre de focus groupes, et un c o m p a rer la productivité du système par rapport à
bilan diagnostic peut être dressé concernant l’ave- une ou plusieurs solutions externalisées. Une telle
nir du pro j e t : aller de l’avant, re t a rder ou annuler comparaison devra bien entendu veiller à ne pas
le projet. s u restimer la productivité de solutions extern a l i-
sées, notamment en considérant des coûts indi-
Le déro u l e m e nt de l’étude rects tels que coûts de gestion, temps de réaction,
Typiquement, une telle étude peut être menée procédures de communication, etc., de ces solu-
sur la base d’entretiens semi-directifs (en moyenne tions.
une quinzaine) pour la collecte des inform a t i o n s ,
d’une à deux réunions de focus groupes pour la • L’ u t i l i t é. Les produits ou services du système
phase de test des maquettes alternatives, et d’un répondent-ils aux besoins qui sont à l’origine de
s é m i n a i re de présentation des résultats de l’étude celui-ci ? Satisfont-ils les principaux utilisateurs ?
à un public à définir avec le bénéficiaire. On peut ici distinguer deux types d’utilité du sys-
tème :
- ses perf o rmances « intrinsèques », à savoir sa
capacité de satisfaire les besoins d’information

4 L’évaluation
de performances
Cette évaluation est une démarche d’accompa-
environnementale des utilisateurs ; les mesure s
s e ront basées sur le degré de satisfaction des uti-
lisateurs directs par rapport à des critères tels que
l’accessibilité, la pertinence, l’actualité, etc. ;
- sa contribution à l’amélioration des perf o r-
gnement du changement : elle aide à identifier les mances de l’entre p r i s e : les mesures seront dans
champs d’accroissement potentiel de valeur et à ce cas fondées sur le degré de satisfaction d’un
m e t t re en place un système pérennisant l’évalua- sous-groupe d’utilisateurs dont le niveau d’infor-
tion au-delà du moment même de l’interv e n t i o n . mation a une incidence directe sur la gestion de
Plus pratiquement, cette évaluation répond à des l ’ e n t reprise et sur ses impacts environnementaux
objectifs de qualité ou de rentabilité du système tels que les niveaux d’émission de rejets liquides,
en terme de réduction des délais ou des coûts. Elle solides et gazeux, les niveaux de consommation
peut aussi indirectement améliorer l’impact envi- d’eau, d’énergie et de matières pre m i è res, etc. On
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ronnemental d’une entreprise en permettant à collectera leurs appréciations sur la contribution
terme que le système d’information enviro n n e- du GIE à l’amélioration des perf o rmances, en esti-
mentale soit un support plus efficace à la prise de mant la part de celui-ci, notamment en appliquant
décision. la technique du scénario contre-factuel, c’est-à-
L’évaluation de perf o rmances d’un système de d i re en estimant quelles auraient été les consé-
GIE consiste en une approche de suivi (monitoring) quences de l’absence de GIE sur les performances.
et de mesure sur la base de critères tels que son effi-
cacité, son efficience, son utilité et sa viabilité. • La viabilité. Le système est-il durable au sens où
il ne nécessite pas en permanence un niveau
Les critè res d’éva l u ation de performances important d’interventions de mise au point et de
• L’ e ffic a c i t é. Le système délivre-t-il les inform a- maintenance ? Ce critère doit cependant être manié
tions attendues, en temps voulu et avec le niveau avec précaution en raison notamment de l’évolu-
requis de pertinence, d’exhaustivité, de fiabilité, tion des obligations réglementaires, des attentes
de la société et du caractère évolutif des aspects
6 SWOT : technique de diagnostic présentant les caractéristiques e n v i ronnementaux en fonction des progrès tech-
et perfo r m a n ces d’un système en termes de fo r ces, faiblesses, nologiques. Pour mesurer ce critère, il faudra dis-
o p p o r tunités et menaces. poser de données objectivables concernant à la

Documentaliste - Sciences de l’information 2006, vol. 43, n° 2 • 127


ÉT U D E G E ST IO N DE L’ INFO R M ATIO N E NVIR O N N E M E N TA LE EN E NT R EP R ISE

fois la fréquence et la gravité des incidents encou- tinence de ces informations. Il importe de bien
rus qui interrompraient l’usage de tout ou partie g a rder à l’esprit que le suivi et la mesure des per-
du système, et leur résolution. Cette inform a t i o n f o rmances peuvent être à géométrie variable, en
sera collectée auprès des utilisateurs du système et fonction de paramètres divers relevant de la cul-
auprès de ceux qui ont en charge sa gestion et sa t u re de l’entreprise : être mensuel ou annuel, se
maintenance. c o n c e n t rer sur un nombre re s t reint de critères ou
être exhaustif, ne concerner que l’un ou l’autre
• D ’ a u t res critère s. L’on peut évidemment consi- segment ou l’ensemble du système.
d é rer encore d’autres critères de perf o rmances, en
fonction de besoins ou d’objectifs part i c u l i e r s . • La conception et le développement du système
Nous évoquerons par exemple l’exhaustivité du de suivi et de mesure. Cette composante inclura
périmètre de l’information, le degré de sécurité par les différentes tâches suivantes :
r a p p o rt à des défaillances ou des intrusions, et le - la définition d’indicateurs quantitatifs et quali-
potentiel de continuité opérationnelle. tatifs, objectivables et vérifiables, et de leurs modes
opératoires ;
Les facteurs favorables et les obst a c l es - l ’ i d e n t i fication d’éventuels référentiels sectoriels
aux performances en matière d’information et de perf o rmance envi-
En tout état de cause, l’évaluation identifiera ronnementales ;
également les principaux facteurs qui contribuent - l ’ i d e n t i fication des sources de données et d’in-
aux perf o rmances ainsi que les principaux obs- f o rmation permettant d’alimenter les indicateurs ;
tacles qui peuvent freiner celles-ci, tant au plan - la description du ou des processus de collecte
i n t e rne à l’entreprise qu’à celui de son enviro n n e- et de traitement des données et informations, spé-
ment. c i fiés en termes de modalités, fréquence, infra-
s t ru c t u res matérielles et logicielles utilisées, etc. ;
• Comme facteurs contribuant aux perfor- - une estimation des coûts d’investissement et de
m a n c e s, on citera par exemple l’importance accor- fonctionnement du système prévu.
dée à l’information environnementale dans la cul-
ture de l’entreprise et dans les ressources allouées, • L’application test du système. Le système de
le niveau élevé de compétences/capacités des uti- mesure développé sera appliqué à l’un ou l’autre
lisateurs et les formations effectuées à cet eff e t , segment du système de GIE. Plusieurs tests seront
l’accroissement des incitants et obligations, notam- menés pour s’assurer de la cohérence et de la
ment réglementaires, en matière de mise en place consistance des résultats. Un rapport de test sera
de systèmes d’information environnementale. soumis aux décideurs et acteurs concernés, et dis-
cuté dans le cadre d’un à deux focus groupes : le
• Comme obstacles aux perf o rm a n c e s, on citera but étant de confronter les résultats des tests avec
par exemple le peu d’utilisation effective de cette la pratique, et le cas échéant de valider la concep-
i n f o rmation dans la gestion quotidienne et straté- tion et le développement du système de mesure
gique de l’entreprise, les réticences de la direction ou d’identifier des modifications éventuelles à
à investir dans un système dont le rapport béné- a p p o rter en fonction des réactions. Cette compo-
fice-coût n’est pas évident, le faible développement sante peut éventuellement faire l’objet de plusieurs
hors entreprise d’un corpus d’informations envi- itérations entre compléments de développement
ronnementales réutilisables, le sentiment de pro- et test de ceux-ci, selon les besoins du bénéfic i a i re.
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priété de l’information et l’inertie par rapport à
tout changement de techniques et de méthodes de • Les recommandations. La dern i è re composante
travail. de l’évaluation de perf o rmance consiste à form u-
ler des recommandations opérationnelles en vue
Les composantes de l’éva l u ation de performance de la mise en œuvre permanente du système,
L’évaluation de perf o rmance comprend typi- compte tenu des tests et des résultats du ou des
quement les composantes suivantes. focus groupes. Ces recommandations port e ront
principalement sur les indicateurs, les sources de
• L’identification du besoin, de la stratégie ou données, les processus de collecte et l’exploitation
du but précis à l’origine de la démarc h e. Appa- et l’interprétation des informations. Des proposi-
remment évident, ce point a l’avantage de per- tions d’accompagnement de la mise en place du
mettre de hiérarchiser les processus à suivre et à système peuvent être formulées le cas échéant.
évaluer, ainsi que les critères de perf o rmance à Elles consisteront notamment en sessions de for-
considérer. Les responsables de l’entreprise sou- mation de responsables internes à l’entreprise et
h a i t e rontpar exemple évaluer prioritairement les p o rt e ront par exemple sur les méthodes de calcul
p e rf o rmances des activités de collecte d’inform a- des indicateurs et sur leur exploitation/interpré-
tions sur Internet, en termes de fiabilité et de per- tation.

128 • Documentaliste - Sciences de l’information 2006, vol. 43, n° 2


Le déro u l e m e nt de l’éva l u ation de performance
Typiquement, une évaluation de performance
peut être menée sur une période de deux mois et
impliquer deux à trois semaines d’intervention au
sein de l’entreprise, en ce compris des entre t i e n s
p r é l i m i n a i res sur les objectifs de la démarche, les
tests du système de mesure, les focus groupes et
un séminaire de présentation des résultats de
l’évaluation à un public à définir avec le bénéfi-
c i a i re .

5 Conclusions

Les aspects et impacts environnementaux font et contrôler le système. L’ e n t reprise peut s’enga-
l’objet d’une attention croissante de la part des ger dans un système normalisé ISO 14001 ou
populations, experts et décideurs dans une EMAS.
optique de développement durable. Ces tendances Pour optimiser le rapport coût-efficacité de son
g é n è rent un accroissement significatif de la masse système de gestion de l’information enviro n n e m e n-
et de la complexité des informations enviro n n e- tale et analyser l’opportunité d’investissements addi-
mentales, dont la bonne gestion devient impéra- tionnels, deux approches sont part i c u l i è rement
tive. utiles. Les études de faisabilité de systèmes à mettre
Pour les entreprises, cette gestion représente en œuvre ont l’avantage d’indiquer si un investisse-
d ’ a b o rd une contrainte : il s’agit notamment de ment est opportun et à quelles conditions. L’ é v a l u a-
fournir des bilans environnementaux, d’assurer le tion des perf o rmances de systèmes déjà opération-
suivi des réglementations, de former du person- nels consiste en une approche de suivi et de mesure ,
nel, etc. 7 Néanmoins l’information et la commu- ainsi que d’identification des principaux facteurs
nication environnementales peuvent aussi générer favorables et nuisibles aux perf o rmances, tant au
de la valeur en termes d’image citoyenne, d’accès plan interne à l’entreprise qu’à celui de son envi-
aux capitaux et d’avantage concurre n t i e l . ronnement.
Par rapport à l’information traditionnellement
utilisée et produite par les entreprises, l’inform a- JANVIER 2006
tion environnementale a des caractéristiques spé-
cifiques qui se répercutent sur les besoins de sa
gestion : mobilisation des membres de l’entreprise,
circulation efficace des informations enviro n n e-
mentales, perf o rmance des systèmes inform a-
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tiques sous-jacents et cohérence des pro c e s s u s
mis en place par rapport aux besoins réels de l’en-
treprise.
Les besoins de gestion de l’information envi-
ronnementale d’une entreprise sont aussi extrê-
mement variables en fonction de facteurs tels que
le secteur d’activité, la localisation, la taille, les
marchés, etc.
La mise de place d’un système de gestion de
l’information environnementale comme sous-
ensemble du système de gestion de l’enviro n n e-
ment permet à l’entreprise d’évaluer et par là
i n d i rectement de maîtriser les impacts enviro n n e- 7 Certains évoquent même l’inscription d’un principe
mentaux de son activité. Cela implique de déter- d’information à un niveau constitutionnel, ce qui permettrait
miner les données à collecter, mettre en place l’in- d’obliger les différents acteurs à fournir l’information
e n v i ronnementale co r respondant aux espaces ou aux politiques
frastru c t u re correspondante pour la collecte et le dont ils ont la charge, tout en respectant un cadre
traitement des données, diffuser de l’inform a t i o n méthodologique harmonisé.

Documentaliste - Sciences de l’information 2006, vol. 43, n° 2 • 129

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