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Rapport

Ministère de stage
de l’enseignement Supérieur 2021
République de Côte d’Ivoire
et de la Recherche Scientifique
Union- Discipline- Travail

gg

THEME :

FAMILIARISATION AUX ESSAIS LABORATOIRE

Maitre de stage Stagiaire


M. GON Hugues SORO Abou

Encadreur
Rapport de stage 2021

Remerciement
Au terme de ce stage, nous adressons nos remerciements les plus considérables au laboratoire
Ingénierie Conseil Laboratoire du Bâtiment et des Travaux Publics (ICL-BTP) pour nous avoir offert
l'opportunité d’effectuer ce stage de fin de cycle BTS qui a débuté en mars et a pris fin en juin
2021. Notre gratitude et nos sincères remerciements s’adressent au consultant M. GBOGA Jean
Bruce, à monsieur OHIE CHRISTIAN le directeur des opérations technique à monsieur, monsieur
GON HUGUES le responsable laboratoire et 0 monsieur M. GBOHOUN Kore le chef laboratoire ainsi
qu’à tous nos encadreurs de stage et tous les techniciens et tous les services qui compose
l’entreprise pour leur indéniable disponibilité, et pour toute l’attention qu’ils nous ont portée.
Puissent-ils trouver dans cet humble travail l’expression de notre profonde reconnaissance.
Rapport de stage 2021

SOMMAIRE
Remerciement……………………………………………………………1
Introduction générale……………………………………………………3
PREMIERE PARTIE :
Présentation de la structure d’accueil……………………………4
DEUXIEME PARTIE : essais sur les sols

I. Essais d’identification……………………………………………8
1.1- Limite d’ATTERBERG………………………………………8
1.2- Analyse granulométrique………………………………12
1.3- Équivalent de sable ………………………………………16

II. Essais Proctor et essais CBR


2.1- Essai Proctor …………………………………………………23
2.2- Essais CBR………………………………………………………24

III. Essais sur béton


1. Essais sur béton frais………………………………………………30
2. Essais sur béton durci……………………………………………32

Conclusion……………………………………………………39
Rapport de stage 2021

Introduction générale
Vu les exigences croissantes du développement du domaine du génie civil, l’étude d’un sol
est une discipline importante avant l’exécution de tout projet pour la prévention de mul-
tiples problèmes ; d’interaction entre structures et sols, notamment à la construction des
grands ouvrages dans les villes et leur sous-sol.
La bonne connaissance des caractéristiques d’un sol et la compréhension du comportement
des sols et des ouvrages et de leurs interactions, promet une bonne implantation sans
risques des ouvrages. Le programme de reconnaissance géotechnique doit permettre la me-
sure de l’ensemble des paramètres de comportement des sols afin d’aboutir à un dimen-
sionnement optimal des fondations sans compromettre leur stabilité à long terme et en cas
de la survenue d’un événement accidentel.

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Rapport de stage 2021

PREMIERE PARTIE

Présentation de la
structure d’accueil

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Rapport de stage 2021

1-Introduction
Le laboratoire (ICL-BTP) Ingénierie Conseil Laboratoire Bâtiment et Travaux public est une PME
née du dynamisme de son fondateur M. GBOGA jean Bruce en juillet 2009 et qui est devenu une
SARL en juin 2013 avec pour but l’étude et le contrôle des sols et matériaux de construction dans
les projets de génie civil (bâtiment, ouvrages d’arts et ponts, routes et voiries etc…)
En ce jour, en tant que jeune structure, le Laboratoire se chalenge de s’imposer parmi d’autres
géant du BTP par sa rigueur et surtout par l’excellence de ses prestations le Laboratoire ICL-BTP
regorge en son sein un personnel hautement qualifié et de jeunes dynamiques apprenants pour
répondre aux exigences du marché actuel dans le but de satisfaire sa clientèle.
Les travaux exécutés quotidiennement par le laboratoire sont les suivants :

 ETUDES GEOTECHNIQUES
• Essais au pénétromètre dynamique lourd et léger
• Essais au pressiomètre Ménard
 ESSAIS LABORATOIRES
• Analyse granulométrique par tamisages,
• Limites d’ATTERBERG (LA),
• Essai CBR (California Bearing Ratio test),
• Essai Proctor normal et essai Proctor modifié (détermination des caractéristiques de compactage
d’un sol),
• Essai au cisaillement direct,
• Essai scléromètre
ETUDES VRD (Voiries et Réseaux Divers)
TRAVAUX DE SUIVIS
• Etudes géotechniques des sols d’assises des infrastructures des ouvrages de Génie Civil
• Supervision des travaux, contrôle de conformité de la mise en œuvre des infrastructures métal-
liques et des infrastructures en béton armé,
• Contrôle de qualité, Contrôle de l’enrobage des ouvrages en béton, Contrôle de conformité du
ferraillage des armatures du béton,
• Identification des matériaux de construction (Etude des constituants de base du béton et des
matériaux de terrassement et formulation de béton),
• Réception et Contrôle de mise en œuvre durant l’exécution des travaux de réalisation d’ouvrage
en Génie Civil.

2. Les activités d’ICL-BTP


Le laboratoire ICL-BTP accompagne ses partenaires et clients pour la réalisation et la réussite
des grands chantiers à partir des études préalables, pendant l’exécution jusqu'à la réception. Ceci
grâce à la diversification de ses métiers et ses domaines de compétences. Les activités de base
s’articulent autour de l’essai, de l’étude, de l’expertise, du contrôle, et de l’assistance technique. En
outre le Laboratoire ICL-BTP a comme vocation, de contribuer à garantir la qualité et la pérennité des
ouvrages et la sécurité des citoyens. Il déploie aussi un effort considérable dans le domaine de la
recherche. De ce fait le Laboratoire ICL-BTP assure continuellement l’élargissement de ses métiers de
base à d’autres activités.

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Rapport de stage 2021

Familiarisation
aux essais au laboratoire

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Rapport de stage 2021

Identifier un sol en géotechnique consiste classiquement à exécuter la série d’essais sui-


vante :
 Teneur en eau ;
Poids volumique apparent, poids volumique des grains ;
 Granulométrie, avec ou sans analyse des fines par sédimentation ;
 Limite d’ATTERBERG : limite de liquidité WL, limite de plasticité WP

1.1) Limite d’ATTERBERG (NF P94-051)


Les limites d’ATTERBERG sont déterminées uniquement pour les éléments fins d’un sol
(fraction passant au tamis 0,4 mm), car ce sont les seuls éléments sur lesquels l’eau agit en
modifiant la consistance du sol. L’essai consiste donc à faire varier la teneur en eau de cette
fraction de sol et en observer sa consistance

Appareil de Casagrande

a) BUT DE L’ESSAI
Le but de cet essai est pour déterminer les valeurs
Suivantes :
- La limite de plasticité (WP)
- La limite de liquidité (wL)
- L’indice de plasticité (IP)
Et classifier ces sols selon ces valeurs, l’essai est appliqué dans les travaux de terrassement
et de compactage.

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Rapport de stage 2021
b) Matériels à utiliser
 Tamis de diamètre égal à 0.40mm
 Balance
 Étuve
 Appareil de Casagrande
 Outil à rainure
 Spatules
 Tares
 Bac de lavage
Il se fait selon le mode opératoire suivant ;

b) Mode opératoire :
Préparation de l’échantillon :
Le tamisât recueilli au tamis 0.40mm est séché à l’étuve pendant 24h, on prend une quanti-
té suffisante de sol préalablement tamisé au tamis 0,4 mm par voie humide et séché.
Malaxer la totalité de la prise de telle sorte à obtenir
Une pâte homogène et presque fluide.
* La procédure pour la détermination de la limite de
liquidité est la suivante :
•Prendre une partie de la pâte et l’étaler dans la coupelle de l’appareil de Casagrande à
l’aide de la spatule.
• Pratiquer une rainure dans cette pâte de telle sorte à la diviser en deux. L’outil à rainurer
devra être tenu perpendiculairement à la coupelle.
 On réalise le nombre de choc nécessaire pour que les deux lèvres de la rainure se rejoi-
gnent à leur base sur une longueur de 1cm et l’on détermine la teneur en eau de la pâte
qui correspond à ce nombre de chocs de fermeture.
On recommence l’essai pour différentes teneurs en eau et on trace la courbe de teneur en eau
NB : le nombre de coups de fermeture doit être compris entre 15 et 35

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Rapport de stage 2021
* La procédure pour la détermination de la limite de plasticité
est la suivante :
- Prendre un peu de matériau et former une petite boule ; la mettre à l’étuve pendant
5 à 10 minutes selon la température de l’étuve
- Rouler à la main sur la plaque de marbre cette boule de telle sorte à obtenir un bâ-
tonnet de diamètre 3mm.
- on place ses petits tronçons dans des tares. On les pèse avant et après étuvage. La
limite de p
- Plasticité est la moyenne entre les deux essais.

*L’indice de plasticité
L’indice de plasticité Ip est la différence entre la limite de plasticité et la limite de liquidité,
il mesure l’étendue du domaine de plasticité du sol. Il s’exprime donc par la
Relation : IP = WL – WP

CONCLUSION
Les limites d’Atterberg sont des éléments géotechniques destinés à identifier un sol et à ca-
ractériser son état au moyen de son indice de consistance.
Les deux limites d’Atterberg sont définies sur la fraction des grains inférieurs à 0.4 mm

1.2- Analyse granulométrique (NF EN 1379-1)


L ’analyse granulométrique du sol, complétée par d’autres analyses de caractérisation du sol
(pH, matière organique etc…), et des observations de terrain (porosité, profondeur exploi-
table, état d’assainissement…), permet de caractériser le sol et de comprendre son fonc-
tionnement. La répartition des différentes fractions granulométriques permet de classer le sol
dans une classe de texture, qui définit certains paramètres de comportement physiques, de
rétention en eau utile, de capacité de stocker les éléments fertilisants, de risques de pertes

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Rapport de stage 2021
par lessivage…Certaines équations ou abaques, basées sur la granulométrie, permettent
d’estimer des potentiels ou des risques (par exemple de calculer l’indice de battance)
a) But de l'essai:
- Déterminer les dimensions des grains
- Déterminer les proportions de grains de même dimension (pondéral)
- En déduire le Module de finesse (Mf)

b) PRINCIPE DE L’ESSAI:
-L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série de tamis un matériau en
plusieurs classes granulaires de tailles décroissantes
-Les masses des différents refus et tamisât sont rapportées à la masse initiale du matériau.
Les pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme graphique.

c) Matériel nécessaire :
- une machine à tamiser
- une série de tamis conformes plus le fond
- Un couvercle qui évite la perte de matériau pendant le tamisage et un réceptacle de
fond pour recueillir le dernier
- Une main écope pour le remplissage
- Une balance de portée 5kg avec précision 0.1 à 1gr

a) Mode opératoire

- Monter la colonne de tamis dans l’ordre décroissant en fonction du type


de matériau (Sol ou Granulat) de l’ouverture des mailles en ajoutant le
couvercle et le fond
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Rapport de stage 2021
- Verser le matériau sec dans la colonne de tamis
- Agiter mécaniquement cette colonne pendant quelques minutes
- Reprendre un à un par les tamis en commençant par celui qui a la plus
grande ouverture, en adaptant un fond et un couvercle
-Agiter manuellement chaque tamis jusqu’à ce que le refus du tamis ne varie
pas de plus de 1% en masse par minute de tamisage
-Verser le tamisât recueilli dans le fond sur le tamis immédiatement inferieur
- Déterminer ainsi la masse du refus de chaque tamis
- Poursuivre l’opération jusqu’à déterminer la masse du refus contenu dans
le fond de la colonne de tamis
- Vérifier la validité de l’analyse granulométrique (différence entre la
somme des masses de refus et de tamisât et de la masse initial…)
Exempte de résultat d’analyse granulométrique

Refus : sur un tamis la quantité de matériau qui est retenue


Refus cumulé (g) : pesée de chaque tamis
Refus cumulé (%) : somme cumulée de chaque tamis
Tamisât ou passant : la quantité de matériau qui passe à travers le
tamis
%tamisât = 100 - %refus
Exempte ; % refus = (161*100) /1000 = 16.10%
% tamisât = 100-0.26 = 83.90%

Courbe granulométrique des tamisât cumulés en fonction des diamètres des grains.
Ainsi on détermine le module de finesse

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Rapport de stage 2021
Le module de finesse est égal au 1/100e de la somme de refus cumulés exprimée en
pourcentage sur les tamis de la série suivante : 0.08 - 0.16 - 0.315 - 0.63 - 1.25 - 2.5 - 5mm
Refus sur chaque tamis
D=0.08 98.40%
D=0.16 93.00%
D=0.315 77.80%
D=0.63 47.40%
D=1.25 29.70%
D=2.5 16.10%
D=5 00.00%
D’où le module de finesse ;
MF= 1/100(98.40+93.00+77.80+47.40+29.70+16.10+00.00) =3.62
MF=3.62

1.4) Équivalent de sable (NF EN 933-8+A1)


Le sable est un élément très essentiel qui joue un rôle très important dans la composition du
béton vis-à-vis des ouvrages en béton armé (les voiles en béton armé, les fondations et les
structures des différentes constructions.), pour ça il faut être très vigilent dans le choix du
sable qui convient et qui a des meilleures caractéristiques qui donnent un béton solide homo-
gène résistant

a) Le but de l’essai
Cet essai, est utilisé de manière courante pour évaluer la propreté des sables utilisés pour la
composition du béton. L’essai consiste à séparer les particules fines contenues dans le sol
des éléments sableux plus grossiers, une procédure normalisée permet de définir un coeffi-
cient d’équivalent de sable qui quantifie la propreté du sable.

b) Principe
L’essai est effectué sur la proportion 0/5mm du matériau, on lave l’échantillon et on laisse
reposer le tout pendant 20 mn, et on mesure les éléments suivant :
On déduit l’équivalant de sable :

ES = h2/h1*100
- Equivalent de sable : ES
- Hauteur h1 : sable propre + éléments fines.
- Hauteur h2 : sable propre seulement.
La hauteur h2 est mesurée visuellement ou à l’aide du piston

c) Détermination de l’équivalent de sable.


o Appareillages utilisés : ce matériel est décrit par les normes :
- Balance technique.
- éprouvette en plexiglas avec deux traits supérieur et inférieur.

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Rapport de stage 2021
- Entonnoir pour l’introduction du sable.
- bonbonne de 5l pour la solution lavant avec son bouchon tube laveur métallique plon-
geant.
- machine agitatrice.
- règle métallique pour mesure.
-piston taré a masse coulissante de 1kg pour la mesure de l’ES.

d) Mode opératoire
Préparation de l’échantillon
L’essai s’effectue sur un échantillon de sable humide afin d’éviter les pertes d’argiles. Il faut vérifier
que les grains de sable ont bien un diamètre inférieur à 5mm par tamisage et vérifier que la masse
sèche de l’échantillon soit de 120g
- Remplissage de la solution lavant jusqu’au premier trait ;
- Pesée de 120g de sable sec ;
- Imbibition du sable pendant 20 minutes dans la solution-lavant
- Eprouvette secouée (60 cycles en 30 secondes) ;
- Lavage du sable avec la solution lavant jusqu’au trait supérieur
- Début de la décantation
- Mesure de la hauteur de sable h2 et de la hauteur h1 de l’ensemble sable plus floculat
après 20 minutes de décantation ;
- Mesure de la hauteur de sable h’2 au piston ;

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Rapport de stage 2021

Un exemple d’essai

Le sable est incorporé dans une éprouvette normalisée et préalable-


ment remplie de solution « lavante ». L’ensemble est agité à la main
pour bien humidifier le sable et déloger les bulles d’air ;
L’humidification dure dix minutes.

L’éprouvette est ensuite placée horizontalement dans une


machine à vibrer (agitateur électrique) automatique.
L’éprouvette est vibrée 90 fois en 30 secondes.

L’éprouvette est ensuite placée ho-


rizontalement dans une machine à
vibrer (agitateur électrique) automa-
Les éléments argileux floculés sont ensuite remontés
tique. L’éprouvette
à l’aide estquivibrée
d’un tube plongeur 90la solution
injecte de fois en
« lavante ». Les bords supérieurs du tube sont aussi
nettoyés pour que l’ensemble de l’échantillon soit
plongé dans la solution. Le tube est plongé au fond
Éléments argileux
de l’éprouvette et floculés sont ensuite
remonté pendant que
l’éprouvette est tournée également lentement.
remontés à l’aide d’un tube plongeur qui
L’argile à floculé et reparti dans la solution « lavante
injecte de la solution
». L’éprouvette va reposer« durant
lavant20 ».minutes
Les bords
le
supérieurs
temps que ledu tube
floculat sont
argileux aussi
se dépose nettoyés
sur le sable
brut.
pour que l’ensemble

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Rapport de stage 2021
Duran20 minutes le temps que pose sur le sable
Mesures

La limite entre et le sable et l’argile est maintenant


visible. Il est possible de mesurer à l’œil et au réglé, la
hauteur de sable total et la hauteur de sable brut pour
en déterminer la proportion l’E.S

. La longueur de la tige du piston cor-


respond à la hauteur de l’éprouvette.
LaIl mesure
est possible de la longueur
de prendre cette mesure deà la tige
l’aide d’un piston normalisé qui traverse la
qui n’a pourpas
couche d’argile pénétrée
se poser sur le sable brut. dans
La hauteur totale du sable se mesure comme
l’éprouvette correspond
précédemment. La longueur de la tige dualors
pis- à la
hauteur de sable
ton correspond brut.
à la hauteur de l’éprouvette.
La mesure de la longueur de la tige qui n’a pas
pénétrée dans l’éprouvette correspond alors à
la hauteur de sable brut.

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Rapport de stage 2021

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Rapport de stage 2021

Interprétation des résultats et qualités du sable


Les valeurs de l’équivalent de sable indiquent la nature du sable en fonction du moyen
et permettent d’en apprécier la qualité pour composer un béton

ES à vue ES au piston Nature et qualité de sable


ES < 65% Sable argileux : risque de retrait ou de gonfle-
ES < 60% ment. Sable à rejeter pour des bétons de qualité
sable légèrement argileux de propreté admissible
65% ≤ 𝐸𝑆 < 75% 60≤ 𝐸𝑆 < 70% pour les bétons de qualité courante quand le re-
trait n’a pas de conséquence notable sur la quali-
té du béton
75%≤ 𝐸𝑆 < 85% 70% ≤ 𝐸𝑆 < 80 Sable propre à faible proportion de fines argi-
leuses convenant parfaitement pour les bétons
de haute qualité
Sable très propre. L’absence presque totale de
ES≥ 85% ES≥80% fines argileuses risque d’entrainer un défaut de
plasticité du béton qu’il faudra compenser par
augmentation du dosage en eau

Résultats d’essai
Equivalent de sable visuel
ESV = h2 /h1*100

N° de l’essai 1 2 3
La hauteur h2 8.40 8.10 8.30
La hauteur h1 10.60 10.40 10.20
ESV 79.24% 77.88% 81.34%
ESV moyenne 79.50%

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Rapport de stage 2021

Equivalent de sable par piston


ESP = h’2 /h1 *100
N° de l’essai 1 2 3
La hauteur h’2 7.50 7.10 7.50
La hauteur h1 10.60 10.40 10.20
ESP 70.75% 73.08% 73.53%
ESP moyenne 72.45%

Conclusion
Qualité du sable ; sable propre à faible pourcentage de fine argileuses convient parfaitement
pour un béton de haute qualité

Conclusion générale sur l’ES


Le sable est un élément qui joue un rôle très important dans la composition des différents
types de béton, pour ça il est conseillé d'être sélectif concernant la qualité du sable qui va avec le
béton, et qui répond aux caractéristiques requises, pour cela on doit déterminer l'équivalent de
chaque type de
sable dans les laboratoires avant l'utilisation aux chantiers.

II. Essai Proctor et essai CB


1- Essai Proctor (NF P94-093)
a)But de l’essai
L’essai Proctor a pour but de déterminer la teneur en eau optimale pour un sol de remblai donné et
des conditions de compactage fixées, qui conduit au meilleur compactage possible ou encore capacité
portante maximale.
On appelle optimum Proctor, la teneur en eau ω pour laquelle le sol Atteint, pour une énergie de
compactage donné, un poids volumique maximal.
L’essai Proctor est répété plusieurs fois de suite sur des échantillons portés à des teneurs en eau
croissante (2%, 4%, 6%, 8%, 10%, 12% ,14%, 16%,) et on détermine ainsi plusieurs points de la courbe
représentative des densités sèches en fonction des teneurs en eau. On trace alors la courbe en
interpolant entre les points expérimentaux. Elle représente maximum dont l’abscisse est « la teneur
en eau optimum Proctor » et l’ordonnée « la densité sèche maximum Proctor »

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Rapport de stage 2021

Densité

Teneur en eau

* nous avons deux types de Proctor, normal et modifier.


Ici nous parlerons du Proctor modifié

Le compactage est beaucoup plus intense; il correspond en principe au compactage maximum que l’on peut
obtenir sur chantier avec les rouleaux à pieds de mouton ou les rouleaux à pneus lourds modernes. C’est
ordinairement par l’essai Proctor modifié que l’on détermine les caractéristiques de compactage (teneur
en eau optimal, densité sèche maximal) des matériaux destinés à constituer la fondation ou le corps de
chaussée des routes et des pistes d’aérodromes.
Le compactage dans ce cas-là s’effectue en cinq couches successives avec « la dame Proctor modifié »
l’énergie de compactage est de 56 coups de dame par couche dans le moule

b) PRINCIPE
Les caractéristiques de compactage Proctor d’un matériau sont déterminées à partir des essais dits :
Essai Proctor normal ou essai Proctor modifié dont le principe est la même, seule différence, l’énergie
de compactage appliqué.
Le principe de ces essais consiste à humidifier et un matériau à plusieurs teneurs en eau et a le
compacter selon un procédé et une énergie conventionnels. Pour chacune des valeurs de teneur en eau
considéré, on détermine la masse volumique sèche du matériau et on trace la courbe des variations de
cette masse volumique en fonction de la teneur en eau. La courbe appelée courbe Proctor, présente
une valeur maximale de la masse volumique du matériau sec qui est obtenue pour une
valeur particulière de la teneur en eau

c) Mode opératoire
- Prendre une quantité nécessaire à l’exécution de l’essai
- Apres étuvage, le matériau est tamisé sur le tamis 20mm et seul le tamisât est conservé pour
l’exécution de l’essai. Ce dernier est homogénéiser et divisé en cinq parties égale de 6000gr
- Humidifier et malaxer chaque part à une teneur en eau
- Conserver chacune des parts en boite hermétiques durant un temps pour parfaire la diffusion de
l’eau.

19
Rapport de stage 2021

d) Conclusion sur l’essai Proctor

d) Conclusion sur l’essai Proctor


Sur les chantiers de stabilisation, on exige, en général, des densités sèches égales à 90 % ou à 95 % de la
densité sèche maximum Déterminée à l’essai Proctor ; d’où l’importance d’avoir au moment du
Compactage une teneur en eau très voisine de la teneur en eau optimum.
Cette Condition est souvent difficile à remplir, ce qui limite les possibilités de stabilisation des sols : en
périodes de pluie, la teneur en eau du sol naturel est généralement supérieure à la teneur optimum, il faut
aérer le sol pour le faire sécher ou attendre une période plus sèche. En période sèche les apports d’eau
sont importants (la teneur en eau optimum varie entre 6 et 12% selon la nature du sol et l’engin de
compactage utilisé).

2 Essai CBR (NF P 94-078)


a) But de l’essai
Détermination de la portance du sol donné, il s’agit en fait de comparer la portance du sol que l’on
est en train de tester à la portance d’un sol standard de l’état de Californie aux Etats-Unis

b) Domaine d’application du CBR


Géotechnique routière- dimensionnement de chaussées
c) Appareillage
 3 moules standard CBR
 Disque d’espacement de 151mm de diamètre et 25,5mm d’épaisseur
 1 dame PROCTOR modifié constituée par un mouton de 4,530kg et la hauteur de
chute de 457mm actionnée manuellement ou mécaniquement
 Des disques de surcharge annulaire en plomb de 2,265kg en deux parties de diamètre
extérieur de 150mm et de diamètre inférieur de 27mm
 1 piston cylindrique ayant une section de 19,6cm2 et approximativement 200mm le
long.
 1 presse hydraulique de 60kn pouvant assurer une vitesse de poinçonnement de
1,27mm/minute.
 Pelle à main, main-écope, pinceau
 Eprouvette graduée pour la mesure de la quantité d’eau d’humidification
 Des tares pour pèse de teneur en eau
 1 balance de portée minimale de 30kg précision 5g
 1 balance de précision d’une portée minimale de 2kg précise à 0,01g
 Une étuve ventilée réglable à différente température
 Des disques de papiers filtres correspondants aux côtés du moules CBR

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Rapport de stage 2021

 L’essai dure 6 jours

d) Mode opératoire
Préparation de l’échantillon; L’essai sera réalisé à la teneur en eau optimale déterminé par
l’essai Proctor modifié. De ce fait il conviendra de préparer le matériau de la même manière
que l’essai Proctor, à savoir ;
 Prélever 18000g du matériau à l’état sec ; Le matériau est tamisé au tamis 20mm, seul
les passants sont utilisés
 La teneur en eau du matériau en cours de préparation est étudiée ; ensuite par calcul on
déterminera la quantité d’eau de mouillage à partir de la teneur en eau optimale de
Proctor
 Ce matériau sera mouillé en malaxant soigneusement pour homogénéiser
 On compacte ensuite le matériau dans trois différentes moules identiques avec la même
dame Proctor modifié selon les énergies de compactage différentes qui sont en général
de 10, 25 et 56 coups par couche. Le but étant d’obtenir 3 moulages ayant une compacité
nettement différente (Ces compacité étant en principe et de façon très approximative
respectivement de l’ordre de 90%, 95% et 100% de la densité sèche maximale du Proctor
modifié)
 Une fois le compactage terminé, la dernière couche doit dépasser le moule d’environ
1cm. On arase soigneusement puis on enlève le fond que l’on veut fixer sur la face supérieure
du moule après avoir placé un papier filtre sur cette face et on pèse le tout puis le lendemain, met
le moule a imbibition normale pendant 4 jours
 La dernière étape de cet essai est le poinçonnement ; le moule est placé sur le plateau de
la presse et centré de telle façon que le piston de poinçonnement soit bien dans le pro-
longement de l’axe du moule et les pressions sont lues sur l’anneau dynamométrique qui
correspond aux enfoncements : 0.25 – 0.50 – 0.75 – 1.00 – 1.50 – 2.00 – 2.50 – 3.00 – 3.50 –
4.00 – 4.50 – 5.00 – 6.00 – 7.00 – 8.00 et 9.00 mm
On arrête l’essai quand on atteint ce dernier enfoncement et l’indice de portance CBR
est déterminé à partir des pressions correspondant aux enfoncements ci-dessus.

21
Rapport de stage 2021

e) Détermination de l’indice CBR


 L’indice de portance CBR est le rapport exprimé en % de la pression obtenue sur
l’échantillon à la pression obtenue sur le matériau de référence pour un même
enfoncement.
 Pour le calcul on relève sur la courbe tracée les contraintes qui correspondent à 2.5 et
5.00mm d’enfoncement du piston et l’indice CBR est égale à la valeur la plus élevé entre

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Rapport de stage 2021

III. Essais sur béton


Introduction
Le béton est un mélange de granulats, de sable et d’une pâte de ciment avec de l’eau, avec
éventuellement d’additions d’adjuvants minérales
Les proportions de chaque composante influencent profondément les caractéristiques du
béton, ces caractéristiques attendues sont généralement :
-Sa maniabilité ou "ouvrabilité" à l’état frais, vérifiée par mesure de consistance et qui per-
met sa mise en œuvre dans des moules ou des coffrages. Dans le béton armé, il doit assurer
son bon enrobage des armatures, l’ouvrabilité de béton peut être mesurée à l’aide de cône
d’Abrams.
-A l’état durci, le béton doit assurer une résistance mécanique suffisante et qui est un carac-
tère souvent déterminant, il doit aussi assurer une durabilité face aux agressions physico-
chimiques du milieu environnant et aux sollicitations mécaniques de l’ouvrage.

1. Essais sur béton frais :


Ouvrabilité : Essai d’affaissement au Cône d’Abrams.
But : Le but de cet essai est de déterminer l’ouvrabilité d’un béton c'est-à-dire la qualité qui
permet de faciliter son transport et sa mise en place.
La condition d’ouvrabilité est fixée par la plasticité du béton.
Parmi les méthodes pratiques pour l’évaluation de cette plasticité, l’essai dit de cône
d’Abrams.
Appareillage
- Moule de forme tronconique, a les dimensions suivantes (mm)
. Diamètre du cercle de la base supérieure : 160±1 mm
. Diamètre du cercle de la base inférieure : 1600±1mm
. Hauteur du moule 300±1mm
-Tige de piquage en acier
- La surface d’appui de l’ensemble est plane et horizontale, rigide et non absorbante.

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Rapport de stage 2021

Mode opératoire
Humidifier la surface d’appui et assujettir le moule dont la paroi intérieure, bien propre, aura
été légèrement huilée.
Au moyen d’une pelle creuse, introduire le béton dans le moule en trois couches, chacune
ayant une hauteur égale au tiers de la hauteur du cône. Cette introduction doit commencer
une à deux minutes, au maximum, après prélèvement et homogénéisation du béton destiné
à l’essai.
Piquer chaque couche 25 fois, avec la tige de piquage, en répartissant les enfoncements uni-
formément sur la surface du béton.
A la dernière couche, au cours du compactage, ajouter le béton nécessaire pour que le
moule soit juste rempli à ras bords.
Araser en roulant la tige de piquage sur le bord supérieur du moule. Eviter pendant cette
opération un compactage supplémentaire du béton.
Démouler immédiatement en soulevant la moule avec précaution, lentement, à la verticale
et sans secousses. Après démoulage, procéder dans la minute à la lecture de l’affaissement,
en mesurant le point le plus haut du béton affaissé.
Si l’on constate un éboulement ou un cisaillement partiel du béton, recommencer l’essai.

Tige de piquage
H (cm)
..........................................................

Cône Béton frais

d’Abrams

Résultat :
La hauteur d’affaissement est exprimée par un nombre entier H, près au centimètre.
L’affaissement au cône d’Abrams permet de distinguer quatre catégories de consistance :
 Béton ferme (inférieure à 5 cm)
 Béton plastique (entre 5 et 10cm)
 Béton très plastique (entre 10 et 15cm)
 Béton fluide (au-delà de 15cm)

2. Essais sur béton durci


a) Control du béton durci :
Le contrôle du béton durci a pour objectif de dévoiler les caractéristiques (résistance à la
compression et à la traction) du béton et sa qualité. Les essais à effectuer à ce propos sont :
essai à la compression (après surfaçage des éprouvettes) et essai à la traction.
Avant l’effectuer l’essai d’écrasement le béton passe par les étapes suivantes :
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Rapport de stage 2021

b) Prélèvement de béton
 Enduire la surface intérieure du moule par huile minérale
 Réorganiser l’échantillon
 Remplir le moule en prenant en considération le serrage du béton en trois couches
 Procéder à la vibration de chaque couche
 Après le remplissage du moule, enlever le béton se trouvant au-dessus du bord supé-
rieur du moule
 Araser soigneusement la surface
 Munir les moules d’une étiquette porte la date du prélèvement, la partie de construc-
tion, le nom du client, le nom du chantier et le numéro du PV

c) Conservation des éprouvettes


Conserver les éprouvettes dans leur moule et les protéger contre les chocs et les vibrations,
démouler les éprouvettes avec soin, Conserver les éprouvettes après démoulage et trans-
port au laboratoire les mettre dans de l’eau.
d) Surfaçage des éprouvettes par soufre
Le surfaçage a pour objectif de planifier les surfaces de l’éprouvette auxquelles sera appli-
quée la charge de compression d’une manière uniformément reparties. Le surfaçage normal
est le surfaçage à base de soufre. La composition du mélange pour surfaçage est comme suit :
 60 % de soufre
 40 % de sable fin de granularité 0.125/0.315mm
 Chauffer le mélange à une température permettant d’obtenir la consistance voulue, remuer
le mélange d’une façon continue,
 Appliquer une mince couche d’huile sur le fond du plateau de surfaçage
 Prélever la quantité voulue du mortier et la verser sur le fond de l’appareil de surfaçage
l’épaisseur de surfaçage ne doit pas dépasser 5mm,
 Faire descendre l’éprouvette verticalement dans le mortier laissé durcir le mélange,
 Recommencer l’opération précédente pour surfacer la seconde face de chargement de
l’éprouvette

d’exécuter un essai de

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Rapport de stage 2021

3) Compression sur l’éprouvette


a) La résistance à la compression des éprouvettes :
Principe
Les éprouvettes sont chargées jusqu’à rupture dans une machine pour essai de compression.

Méthode
L’essai sur cubes ou prismes se fera toujours transversalement par rapport au sens de rem-
plissage.
Les faces des éprouvettes sur lesquelles on applique la charge devront être rectifiées ou sur-
facées.
b) Résistance en traction par fendage d’éprouvettes
Principe
Une éprouvette cylindrique est soumise sur toute sa génératrice à un effort de compression
appliqué sur une zone étroite. Les contraintes de traction orthogonales qui en résultent pro-
voquant la rupture de l’éprouvette par traction.

Méthode
L'essai consiste à appliquer une charge de compression centrée sur les 2 surfaces de l'éprou-
vette.
Les contraintes induites provoquent la rupture suivant un plan diamétral de l'éprouvette.

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Rapport de stage 2021

C) Résistance à la flexion sur éprouvettes


Principe
Des éprouvettes prismatiques sont soumise jusqu’ à rupture à un moment de flexion par
application d’une charge au moyen de rouleau supérieur et inferieur. La charge maximale
atteinte au cours de l’essai est enregistrée, et la résistance en flexion est calculée.

Méthode
L’essai se fera toujours transversalement par rapport au sens de remplissage

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Rapport de stage 2021

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Rapport de stage 2021

Presse béton
Béton mis à l’eau
Presse CBR

1 Série de moule CBR


Béton surfacé

Essai d’équivalent de sable

Densitomètre à sable Béton frais Compression sur béton durci

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Appareil de Casagrande
Rapport de stage 2021

CONCLUSION

Ce stage nous a permis de découvrir le positionnement et le rôle d’un laboratoire dans


l’étude d’un projet de génie civil. Nous avons pu comprendre comment s’articule les essais
au sein d’un laboratoire
Ce stage s’inscrit comme un véritable complément des cours proposés à l’école et nous
a appuyé d’un aspect pratique durant nos trois mois de stage
Les essai laboratoire étant généralement lié, chacun d’eux nous offrait une plateforme
de connaissance technique rattaché au génie civil
Ce stage restera une expérience très forte au niveau de notre formation

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