Vous êtes sur la page 1sur 7

1

Université de Jendouba Année Universitaire 2020-2021


Institut supérieur des langues appliquées DATE 10/02/2020
et informatique de Béja 1ère année GLSI-Semèstre 02


Série D'Analyse N 1
Sur

Suites réelles

Exercice 1
Calculer les limites suivantes
1.
1 n 1
lim an = lim (1 + ) = lim en ln(1+ n ) , xα = eα ln(x) , ∀x > 0.
n→+∞ n→+∞ n n→+∞

On pose t = 1
n
⇔n= 1
t
et t tend vers 0 quand n → +∞. Donc,
ln(1+t)
lim an = lim e t = e1 = e.
n→+∞ t→0

Rappelons que
1
ln(1 + t) (ln(1 + t))0 1
lim = lim 0
= lim 1+t = lim = 1.
t→0 t t→0 (t) t→0 1 t→0 1 + t

On a appliqué régle de l'Hospital pour remédier à la forme indéterminée


ln(1 + t) 0
lim = .
t→0 t 0
Régle de l'Hospital
Soient f, g : I −→ R deux fonctions dérivables et soit x0 ∈ I. On suppose que : f (x0 ) =
0 (x)
g(x0 ) = 0, ∀x ∈ I\{x0 }, g 0 (x) 6= 0. Si limx→x0 fg0 (x) = l ∈ R alors limx→x0 fg(x)
(x)
= l.
2.
(2)n − 5n ( 25 )n − 1
lim bn = lim = lim 2 n = −1.
n→+∞ n→+∞ (2)n + 5n n→+∞ ( ) + 1
5

En eet, limn→+∞ ( 52 )n = limn→+∞ en ln( 5 ) = 0 car ln( 25 ) < 0. On a appliqué


2

lim xn = lim en ln(x) = 0, ∀0 < x < 1.


n→+∞ n→+∞

3.
−1 cos(n) 1
∀n ∈ N∗ , −1 6 cos(n) 6 1 ⇐⇒ 6 6 .
n n n
Comme limn→+∞ n1 = 0, donc limn→+∞ cos(n)
n
= 0.
4. On a : p 1 1 ln(4) ln(2)
d2n = 2n
3 + (−1)2n = (3 + (−1)2n ) 2n = (4) 2n = e 2n =e n .
On a :
p 1 1 ln(2)
d2n+1 = 2n+1
3 + (−1)2n+1 = (3 + (−1)2n+1 ) 2n+1 = (2) 2n+1 = e 2n+1 .

Comme limn→+∞ d2n = limn→+∞ d2n+1 = 1, alors limn→+∞ dn = 1.


2

5. On a : n
1 X 1 (1 + n)n (1 + n)
un = 2 k= 2 = .
n k=1 n 2 2n
Rappel : Somme de n premiers termes d'une suite arithmétique est :
n
X (1 + n)n
k = 1 + 2 + 3 + .... + n = .
k=1
2

Donc,
(1 + n) n (1)
lim un = lim = lim = .
n→+∞ n→+∞ 2n n→+∞ 2n 2
6. n
1 X
vn = 2 E(kx).
n k=1
Rappel : Soit x ∈ R, on appelle partie entière de x le plus grand elt de Z inferieur ou égale
a x, on noté par E(x) ou [x], ∀x ∈ R, on a E(x) 6 x < E(x) + 1 et x − 1 < E(x) 6 x.
∀x ∈ R, ∀n ∈ N, on a : kx − 1 < E(kx) 6 kx. Donc,
n
X n
X n
X
(kx − 1) < E(kx) 6 kx
k=1 k=1 k=1

n
X n
X n
X n
X
⇔x k− 1< E(kx) 6 x k
k=1 k=1 k=1 k=1
n
(1 + n)n X (1 + n)n
⇔x −n< E(kx) 6 x
2 k=1
2
n
(1 + n) 1 1 X (1 + n)
⇔x − < 2 E(kx) 6 x ).
2n n n k=1 2n
Comme
(1 + n) 1 (1 + n) x
lim x − = lim x = .
n→+∞ 2n n n→+∞ 2n 2
D'après théoréme d'encadrement, on déduite que :
n
1 X x
E(kx) = .
n2 k=1 2

Exercice 2

Théorème 0.1. 1. Toute suite croissante et majorée converge vers une limite l.
2. Toute suite croissante et non majorée tend vers +∞.
3. Toute suite décroissante et minorée converge vers une limite l.
3

4. Toute suite décroissante et non minorée tend vers −∞


Soit f la fonction dénie sur ]0, +∞[ par f (x) = 21 (x + xa ), avec a > 0.
1. Étudions les variations de f. f est dérivable sur ]0, +∞[ comme somme de deux fonctions
dérivables sur ]0, +∞[.
√ √
0 1 a x2 − a (x − a)(x + a)
∀x > 0, f (x) = (1 − 2 ) = 2
= .
2 x 2x 2x2
√ √
0 (x −a)(x + a)
f (x) > 0 ⇔ > 0.
2x2
√ √ √
Or, x > 0, donc√x + a > 0. Ainsi,f 0 (x) > 0 ⇔ (x −√ a) > 0 ⇔ x > a. Donc, f est
croissante sur [ a, +∞[. Elle est décroissante sur ]0, a].
lim f (x) = +∞; lim f (x) = +∞.
x→0+ x→+∞

On a :
√ 1 √ a 1 a+a 2a √
f ( a) = ( a + √ ) = ( √ ) = √ = a.
2 a 2 a 2 a

Donc a est un point xe de f.
2. Soit (un )n la suite dénie par :

u0 = a ,
un+1 = f (un ) .

(a) Montrons par récurrence que : ∀n ∈ N, a 6 un .

i. n = 0; u0 = a > a.

ii. Supposons que :pour n ∈ N, a 6 un .
√ √ √
iii. Montrons√ que : a 6 u n+1 . On a :
√ √a 6 u n . et f est croissante sur [ a, +∞[.
Donc f ( a) 6 f (un ) Alors, a 6 f ( a) 6 f (un ) = un+1 .
(b) Montrons que la suite (un )n est convergente. On a :
1 a u2 + a
un+1 − un = (un + ) − un = n − un
2 un 2un
√ 2
u2n + a − 2u2n a − u2n a − u2n
= = =
2un 2un 2un
√ √
( a + un )( a − un )
= 6 0,
2un
√ √
car a 6 un ⇔ a − un 6 0.

Donc (un )n est décroissante. Or, (un )n est minorée par a. Il s'ensuite que la suite
(un )n est convergente.
√ √
(c) Montrons par récurrence que : ∀n ∈ N, (un − a) 6 ( 12 )n (u0 − a).
√ √ √
i. n = 0; (u0 − a) 6 (u0 − a) = ( 12 )0 (u0 − a).
√ √
ii. Supposons que :pour n ∈ N, (un − a) 6 ( 12 )n (u0 − a).
4

√ √
iii. Démontrons que : (un+1 − a) 6 ( 12 )n+1 (u0 − a). On a :
√ 1 a √ 1 a √
(un+1 − a) = (un + ) − a = un + − a
2 un 2 2un
Or,
√ 1 1 a a
0< a) 6 un ⇒ 6√ ⇔ 6 √
un a 2un 2 a

a a
⇔ 6
2un 2
Donc
√ √
1 a √ 1 a √ 1 a
un + − a 6 un + − a = un −
2 2un 2 2 2 2
√ 1 √ 1 1 √
⇔ (un+1 − a) 6 (un − a) 6 ( )n (u0 − a)
2 2 2
Par suite,
√ 1 √
(un+1 − a) 6 ( )n+1 (u0 − a).
2
(d) Déduisons : limn→+∞ un .
On a :
√ 1 √
0 < (un − a) 6 ( )n (u0 − a).
2
Or, limn→+∞ ( 21 )n = 0. Donc
1 √
lim ( )n (u0 − a) = 0.
n→+∞ 2

D'après théorème d'encadrement, on obtient :



lim un − a = 0.
n→+∞

Ainsi, √
lim un = a.
n→+∞

Exercice 3

Théorème 0.2. 1. Toute suite croissante et majorée converge vers une limite l.
2. Toute suite croissante et non majorée tend vers +∞.
3. Toute suite décroissante et minorée converge vers une limite l.
4. Toute suite décroissante et non minorée tend vers −∞
Soit la suite un =
Pn 1
k=0 k! .
5

1. Montrons par récurrence que : ∀k > 1, k!1 6 ( 12 )k−1 .


(a) n = 1; 1!1 6 ( 12 )1−1 = ( 12 )0 .
(b) Supposons que :pour k > 1, k!1 6 ( 12 )k−1 .
(c) Démontrons que : (k+1)! 1
6 ( 12 )k . On a :

1 1
k >1⇔k+1>2⇔ 6 ( ).
(k + 1) 2

Donc
1 1 1 1 1 1
6 6 ( )k−1 ( ) = ( )k .
(k + 1)! k! (k + 1) 2 2 2
Ainsi, (k+1)!
1
6 ( 21 )k .
2. Déduisons que : un 6 3.
On a : n n
X 1 X 1
un = =1+ .
k=0
k! k=1
k!

Or, ∀k > 1, k!1 6 ( 12 )k−1 . Donc,


n n
X 1 X 1
6 ( )k−1 .
k=1
k! k=1
2

Or,
n n−1
X 1 k−1 X 1 i
( ) = ( ),
k=1
2 i=0
2
en posant i = k − 1.
Rappel : Somme de n premiers termes d'une suite géométique sous forme
vk = ak , a ∈ R est :
n−1
X 1 − an
ak = , sia 6= 1.
k=0
1−a
1−( 21 )n 1−( 12 )n
Donc, = 2(1 − ( 12 )n ) 6 2. Par suite :un 6 3.
Pn−1
i=0 ( 21 )i = 1−( 21 )
= 1
2

3. Montrons que la suite un est convergente. On a :


1
un+1 − un = .
(n + 1)!

Donc (un )n est croissante. Or, (un )n est majorée par 3. Ainsi, un est convergente.
4. Montrons que limn→+∞ un = e. Rappel-Formule de Taylor
Soit f : I −→ R une fonction de classe C n+1 (n ∈ N) et soit a, x ∈ I. Il existe un réel θ
entre a et x tel que :
f 00 (a) f n (a) f n+1 (θ)
f (x) = f (a) + f 0 (a)(x − a) + (x − a)2 + ... + (x − a)n + (x − a)n+1 .
2! n! (n + 1)!
6

Soit f : x 7→ ex est C ∞ sur [0, 1]. En appliquant Formule de Taylor, il existe θ ∈]0, 1[ tel
que :
f 00 (0) f n (0) f n+1 (θ)
f (x) = f (0) + f 0 (0)(1 − 0) + (1 − 0)2 + ... + (1 − 0)n + (1 − 0)n+1 .
2! n! (n + 1)!

1 1 1 1 eθ
e= + + + ... + + .
(0)! (1)! (2)! (n)! (n + 1)!
n
X 1 eθ
⇔e= + .
k=0
k! (n + 1)!

Donc e − un = (n+1)! . Or, f est croissante sur [0, 1]. Donc, eθ < e. Par suite, |e − un | <
e θ

e
(n+1)!
. Comme limn→+∞ (n+1)!
e
= 0. Donc, limn→+∞ |e − un | = 0. Ainsi, limn→+∞ e − un =
0 ⇔ limn→+∞ un = e.
Exercice 4

Dénition 0.3 (vocabulaire :Rappel : Suites adjacentes (dénition)). Deux suites (U ) et (V )


n n

sont adjacentes si et seulement si :


 L'une de ces suites est croissante
 L'autre de ces suites est décroissante
 La suite (U − V ) (ou la suite (V − U ) ) converge vers 0.
n n n n

Soient (U ) et (V ) deux suites adjacentes. Alors ces deux suites sont convergentes et ont la
n n

même limite l(l ∈ R).


Soit la suite un = (−1)k−1 (−1)n−1
Pn
k=1 k
= 1 − 12 + 31 − 14 + ... + n
.
1. Montrer que les suites extraites (u2n )n>1 et (u2n+1 )n>0 sont adjacentes.
(a)
2n+2 2n
X (−1)k−1 X (−1)k−1
u2(n+1) − u2n = u2n+2 − u2n = − .
k=1
k k=1
k
1 1 1
= − = > 0.
2n + 1 2n + 2 (2n + 1)(2n + 2)
Donc, (u2n )n>1 est croissante.
(b) Déduisons que la suite (un )n>1 est convergente. Puisque (u2n )n>1 et (u2n+1 )n>0 sont
adjacentes. Donc, elles convergent vers la même limite. Par suite la suite (un )n est
convergente.
2. Soit f la fonction dénie sur [0, 1] par f (x) = ln(1 + x).
(a) Montrons par récurrence que : f n (x) = (−1)(1+x)(n−1)!
n−1
n , ∀n > 1.
7

i. Pour n = 1, ln0 ((1 + x) = 1


(1+x
= (−1)1−1 (1−1)!
(1+x)1

ii. Supposons que :pour n > 1, f n (x) = (−1)n−1 (n−1)!


(1+x)n
,.
iii. Démontrons que : f n+1 (x) = (−1)n (n)!
(1+x)n+1
,. On a :

(−1)n (n)! n 0 (−1)n−1 (n − 1)! 0


f n+1 (x) = = (f ) (x) = ( )
(1 + x)n+1 (1 + x)n

= (−1)n−1 (n − 1)!)((1 + x)−n )0 = (−1)n−1 (n − 1)!(−n)(1 + x)−n−1 )


(−1)n (n)!
= (−1)n−1 (n−1)!(−n)(1+x)−n−1 ) = (−1)n−1 (n−1)!(−1)n(1+x)−(n+1) ) = ,
(1 + x)n+1
(n)! = n(n − 1)!. Donc, f n (0) = (−1)n−1 (n − 1)!
(b) Montrer que : limn→+∞ un = ln 2. La fonction f : x 7→ ln(1 + x) est de classe C ∞ sur
[0, 1]. D'après ormule de Taylor, il existe θ ∈]0, 1[ tel que :

f 0 (0) f 00 (0) f n (0) f n+1 (θ)


f (1) = f (0) + (1 − 0) + (1 − 0)2 + ... + (1 − 0)n + (1 − 0)n+1 .
(1)! 2! n! (n + 1)!

(0)! 1 (2)! 3! (−1)n−1 (n − 1)! (−1)n (n)!


⇔ ln(2) = 0 + − + − + ... + + .
(1)! (2)! (3)! (4)! (n)! (n + 1)!(1 + θ)n+1
1 1 1 (−1)n−1 (−1)n
⇔ ln(2) = 1 − + − + ... + + .
(2) (3) (4) (n) (n + 1)(1 + θ)n+1
Car k!
(k+1)!
= 1
(k+1)
, ∀k > 0.
n
X (−1)k−1 (−1)n
⇔ ln(2) = + .
k=1
(k) (n + 1)(1 + θ)n+1

Donc, ln(2) − un = Par suite, | ln(2) − un | = (n+1)(1+θ)


(−1)n
(n+1)(1+θ)n+1
. 1
n+1 . On a :

0 < θ < 1 ⇔ 1 < 1 + θ < 2 ⇔ 2 < 1+θ < 1. Donc, limn→+∞ ( 1+θ )
1 1 1 n+1
= 0. Or,
limn→+∞ n+1 = 0. Ainsi, limn→+∞ | ln(2) − un | = 0 ⇔ limn→+∞ un = ln(2).
1

Vous aimerez peut-être aussi