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BTS BANQUE DS 2 Mesdames Lherbier et Flament

Partie 1 : Mme Lherbier

Question 1 – Définissez le risque opérationnel et donnez en trois exemples

Il est défini comme les risques de pertes directes ou indirectes dues à une inadéquation ou une défaillance des
processus internes de l’établissement (contrôle interne insuffisant ou non sécurisé, défaillance dans la conception
des supports-contrats, non-respect du Code du travail, sanitaires ou de sécurité), de son personnel (erreur,
incompétence, fraude) ou des systèmes internes ou externes (panne informatique, attentat, incendie,
inondation…).

Le risque opérationnel est générateur de pertes financières pour la banque. Il en est tenu compte dans la mise en
place des procédures internes. Il appelle une vigilance constante de la part des salariés de la banque.

Exemples de risques opérationnels :


- une mauvaise exécution d’opération : un chargé de clientèle qui enregistre mal un virement
- une fraude : un salarié d’une agence qui souscrit des emprunts aux noms des clients à leur
insu
- une erreur d’enregistrement des données
Question 2 – Définissez le risque juridique

Définition

Le CRBF le définit comme le « risque de tout litige avec une contrepartie, résultant de toute imprécision, lacune
ou insuffisance susceptible d’être imputable à l’entreprise au titre de ses opérations » (Régl. CRBF 97-02).

Toute faute d’un personnel ou de l’établissement est susceptible d’engendrer un litige avec la banque.

Question 3 – Quelles sont Les pratiques susceptibles de générer un contentieux

Tout établissement bancaire est tenu de respecter un certain nombre de dispositions se


rapportant au Code civil, au Code monétaire et financier, au Code de la consommation ou au
Code pénal.

Relèvent ainsi du risque juridique :

- Le défaut d’information précontractuelle

L’article L. 111-1 du Code de la consommation commande au professionnel d’éclairer le


consentement de son contractant en délivrant une information objective sur la prestation
effectuée et institue pour tout professionnel une obligation générale précontractuelle
d’information du consommateur.

 Le banquier doit respecter cette règle : tout contrat signé sur le lieu de vente doit
contenir les caractéristiques essentielles du produit ou du service, son prix (TAEG,
tableau d’amortissement), la date ou le délai de livraison, les informations relatives à
l’identité de l’établissement bancaire ainsi que les renseignements relatifs à
l’existence et aux modalités de mise en œuvre des garanties. En cas de vente à
distance, le délai de rétractation doit en plus être stipulé ;

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- Le défaut de conseil

 Le banquier n’est pas tenu à une obligation de conseil en tant que telle. Son
obligation relève du devoir de mise en garde. La jurisprudence considère qu’il doit
uniquement attirer l’attention de son client sur un point du contrat qui pourrait lui être
préjudiciable sans avoir à refuser d’accomplir l’opération. Toutefois, cette obligation
ne vaut que pour les clients non avertis (profanes), à savoir les personnes dont le
degré de connaissance dans l’opération projetée est insuffisant. Pour les autres, les
avertis, la banque n’est pas tenue du devoir de mise en garde.

- Une utilisation frauduleuse d’informations confidentielles sur la clientèle

Un employé de l’établissement qui ne respecte pas le secret bancaire peut s’exposer


personnellement à des poursuites pénales au même titre que sa banque ;

- Le blanchiment d’argent

Une agence qui ne procède pas aux déclarations de soupçon à Tracfin commet le délit de
blanchiment ou de complicité de blanchiment.

Autres situations possibles :


Risque de pratiques Considérées comme des pratiques déloyales, elles
commerciales agressives peuvent vicier le consentement du client.
Vente de produits non Pratique surveillée par l’AMF
autorisés
Défaillance dans la gestion La gestion des garanties permet de se prémunir du risque
des sûretés de crédit.

Question 4 – Depuis Bâle 2, la prise en compte des risques opérationnels dans l’exposition
aux risques est plus marquée. Le contrôle interne s’est étendu progressivement à tous les
domaines et toutes les fonctions d’un établissement. Expliquez à l’aide de vos
connaissances et de l’annexe.

LA REGULATION

Depuis Bâle 2, la prise en compte des risques opérationnels dans l’exposition aux risques
est plus marquée. Le contrôle interne s’est étendu progressivement à tous les domaines et
toutes les fonctions d’un établissement. Globalement aucun processus ou aucune procédure
ne peut être mis en place à partir du moment où il/elle peut faire encourir des risques de
pertes.

Les accords de Bâle II reposent sur trois piliers :

Pilier 1 Pilier 2 Pilier 3


Exigence minimale de fonds -Instauration d’une surveillance Exigence d’une communication
propres pour couvrir : prudentielle individualisée Page 2 sur 3
financière plus transparente
-Risque de crédit -Mesures spécifiques à chaque
-Risque de marché banque
-Risque opérationnel
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Rappel sur Le Comité de Bâle

Créé en 1974 par les dix principaux pays industrialisés, le comité de Bâle est chargé de
renforcer la solidité du système financier mondial, l’efficacité du contrôle prudentiel ainsi que
la coopération entre régulateurs bancaires. Il rassemble aujourd’hui les superviseurs de 27
pays […] Ce comité est une instance internationale qui propose une série de textes relatifs à
la supervision des banques. Ces textes font l’objet de discussions avec les Etats membres
mais également avec les acteurs du secteur bancaire afin d’en évaluer l’impact. Lorsqu’ils
sont finalisés, chaque pays les prend en compte dans sa propre législation. Les pays non-
membres peuvent faire de même s’il souhaite que leur système bancaire s’y conforme.
Au niveau européen, les textes ont donné lieu à différentes directives entre 2000 et 2014 en
matière d’exigence de fonds propres (Capital Requirement Directive CRD). La dernière,
CRD IV, du 17 juillet 2013, est aussi connue sous le nom de « Bâle 3 ». […]

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