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PLAN

Les bâtiments à travers l’histoire

La classification des constructions

Les parties composantes d’un bâtiment

La partition d’un bâtiment

Les bâtiments civils

Les constructions industrielles

Les constructions agricoles


1- 1 Les bâtiments à travers l’histoire

L'homme a utilisé des matériaux naturels à ça porté pour construire son abri

Le bois dans les forets

La maçonnerie dans les plaines

Le roseau dans les forets tropicaux

En terre dans les régions semi-arides

Comme il a put développer les matériaux pour atteindre ces ambitions par la construction des immeubles
en élévation (les gratte-ciels) ou des ouvrages d'art (ponts, barrages..).
1-2 La classification des constructions
Les constructions peuvent être classifiées d'après plusieurs critères:

De fonction ou de destination,
De qualité,
De structure et de la résistance,
Du dégrée de protection contre le feu,
De ce point de vue, les constructions pouvaient être soit des bâtiments civils soit constructions de
l’ingénierie

1-2-1 Bâtiments civils :

Maisons individuelles,

Maisons collectives,

Bâtiments publiques et administratifs :


les marchés,

les mairies,

les salles des conférences, etc.


1-2-1-1 Bâtiments culturelles et sportifs :
les écoles,

les théâtres,

Les stades, les salles de sports etc.


1-2-1-2 Les constructions de l’ingénierie
Les constructions de l’ingénierie pouvaient être :
. Voies de communications :
 route,

 auto routes,

 voie ferrée,

 tramways, etc.

.Ouvrages d’arts :
 ponts,

 tunnels,

 barrages,

 ports et les aéroports,

 mûrs de soutènement,

 tours de télévision, etc.


1-2-2 Les parties composantes d’un bâtiment
D’habitude un bâtiment est composé par :

Super structure

Installations

Infrastructure
1-2-2-1 L’infrastructure

C’est la partie de la construction qui est placée au-dessous de la cote ±0,00m. Elle assure la transmission
des charges du bâtiment au sol porteur, elle se trouve en général enfouiller sous la terre (milieu humide et
probablement acide) de plus elle est soumise à la compression, de ce faite qu'elle doit être réalisé en
matériaux de bonne qualité.
La fondation ce divise en deux catégories fondation superficielle où la profondeur ne dépasse pas les 3 m
et la fondation profonde.

1-2-2-1-1 Fondation superficielle

Fondation en rigole quand le bon sol se trouve au niveau hors gel et que le poids de la construction est
important en peut citer comme exemple: Semelle isolée, Semelle filante, Longrines, Radier général.

1-2-2-1-1-1.Les semelles
Parmi les fondations superficielles, on distingue les semelles des radiers, elles sont de dimension limitées,
et peuvent prendre l'aspect de dalles carrées ou rectangulaires, situées sous des poteaux; ce sont les
semelles isolées (figure 1)

Figure 1

1-2-2-1-1-2 Longrines
Longrines sur gros béton pour une économie de matériau quand le bon sol se trouve plus bas que le
niveau hors-gel
Le ferraillage préfabriqué convient bien dans ces cas de figure.
Pensez à mettre les fers d'attente pour les chaînages verticaux.
1-2-2-1-1-3 Radier général 
A la place de plusieurs semelles séparées il est possible de couler une seule dalle flottante en béton armé.
On l’appelle le radier et c’est lui qui portera toutes les charges et les transportera au sol. Il est employé
quand la charge à répartir n’est pas trop grande par rapport à la surface de l’ouvrage.

1-2-2-1-2. Fondation profonde

Les pieux et appuis sont des éléments de construction en béton, acier, bois ou mixte permettant de fonder
un bâtiment ou un ouvrage. Ils sont utilisés quand les terrains de surface sont de mauvaise qualité, car ils
permettent de reporter les charges de la future structure au niveau des couches géologiques portantes. Ils
sont de différentes natures
1-2-2-1-2-1 différent types des pieux
1-2-2-2 La superstructure
Est la partie d’un bâtiment qui dépasse la cote +0, 00 m du terrain naturel, elle se compose de:
Une structure de résistance: c'est l'ossature du bâtiment, elle assure la stabilité et la rigidité, elle s'implante
sur la fondation est se compose par des matériaux rigides de bonne qualité (maçonnerie, béton armé,
acier et bois)
Structure en béton armé Structure en maçonnerie+bois

Structure métallique Structure en bois

1-2-2-3Des ouvrages de finition et de protection


Les ouvrages de finition ont pour rôle est de protéger les éléments porteurs de la structure et donne un
aspect artistique au bâtiment. Elle engendre les éléments de revêtement telque l'enduits, les carrelages, la
peinture, l'étanchéité, la boiserie, l'isolation, la chape…..

1-2-2-3-1 Les installations


Elles assurent le bien être et le confort dans un bâtiment, on distingue

 Installations sanitaires :
l’eau froide,

l’eau chaude,

l’assainissement,
 Installations électriques :
éclairage,

puissance –ascenseurs, grands consommateurs,

courantes faibles: téléphonie, sonnerie, Interphone, etc.

protection: mise a terre, paratonnerre, etc.


 . Installations de climatisation :
chauffage centrale,

air conditionné, etc.

1-2-3 La partition d’un bâtiment


La partition d’un bâtiment en hauteur est assurée par les planchers. L’espace entre deux planchers
successive s’appelle niveau. Pour chaque niveau on utilise un nom pour l’identifier :

sous-sol,
rez-de-chaussée,
demi-sol,
mezzanine,
1ére étage,
2éme étage, etc.
Les espaces internes d'un bâtiment sont réparties selon son exploitation, elles sont réalisées par des murs
intermédiaires dits (cloisons). Elles sont variables d'une construction à une autre exemple:

Une maison d'habitation: salon, chambres à coucher, cuisine, salle de bain, hall, balcon, salon à
manger…

Une école: salle de classe, laboratoire, amphithéâtre, salle d’étude, bureau, bibliothèque, couloire, hall,
Un hôtel: réception, restaurants, piscine, chambres, barre, salle de conférence

Un l’hôpital: salle de consultation, salle de traitement, salle d’opérations, chambre de garde, salle
d’accueillir, réfectoire, etc.
1-3 Bâtiments civiles
La structure d'un bâtiment civil peut être en maçonnerie, en structure en cadres, en structure mixte cela
dépend de l'importance et la grandeur du bâtiment.

Maçonnerie (en pierre)

1-3-1 Structures de résistance avec mûrs porteurs


La construction des mûrs porteurs peut être réalisée en :
Maçonnerie,
Béton armé,
Béton armé préfabriqué.

1-3-1-1 Structures avec mûrs porteurs en maçonnerie

La construction en maçonnerie, parmi la méthode la plus ancienne fut utiliser par l'homme pour ériger ces
œuvres en pierre (maison, fort, dieu culte, des rivières...), elle est adopté à nos jour pour la construction
des bâtiments d’habitation, social ou culturelle.

Elle ne peut pas dépasser 15 m d'altitude.


Les matériaux à base d'argile ou de la pierre sont exploités
pour
la construction exemple :
Les briques en argile cuite, pleines
Les briques en argile cuite avec trous horizontaux ;
Les briques en argile cuite avec trous verticaux.
En général, les bâtiments en maçonneries prennent la forme
prismatique comme ils sont limités à 40 × 60 m en surface et 15 m en hauteur.

Les techniques constructives adoptées pour ces ouvrages:


Pour les mûrs extérieurs :
- La distance minimale entre le coin du bâtiment et la première ouverture (pour fenêtre ou porte) doit être
de 1à 1,5 m

-La distance minime entre deux trous suivants doit être de 0.75 à 1.00 m.
-La hauteur d’un niveau ne doit pas dépasser 3 m.
-Les trous prévus en mûrs doivent être disposées toujours l’une au dessus de l’autre.
Pour les mûrs intérieurs :

On doit édifier, au même temps avec les mûrs extérieurs, les murs

internes assurant ainsi la bonne rigidité de l’ensemble.

L'épaisseur des cloisons ne doit pas être inférieure à 15 cm.

Pour les planchers :


La porter maxime ne doit pas dépasser 3,60 m

La charge des planchers ne dépasser pas 300 daN/m².

1-3-1-2. Structures en béton armé


Ce type de structure assure une très bonne conduite à la fois et pour les charges verticales que pour les
charges horizontales (séisme, vents, etc.).

Les techniques et les règles constructives qu'il faut les adopter et les respecter pour ces ouvrages sont:

 l’emplacement des diaphragmes par rapport des axées principaux de la structure, doit être symétrique.

On doit prévoir au minimum deux diaphragmes sur chaque direction du bâtiment.

On doit assurer la continuité des diaphragmes sur toute l’hauteur du bâtiment.
 L’implantation du bâtiment dans le terrain exige une profondeur de 10% de ça hauteur.

L'exécution des éléments porteurs s'effectue par coulage du béton grâce à des panneaux métalliques ou en
bois.

Coffrages en panneaux d’inventaire


Coffrages en panneaux métalliques plans
Coffrages glissants
Coffrages spatiaux

Coffrage métallique glissant Coffrage en bois

1-3-1-3 Structures en béton armé préfabriqué

La méthode de construction par préfabrication permet d'obtenir des éléments bien finis et de haute qualité
de point de vue résistance comme elle assure la rapidité d'exécution et la réduction des épaisseurs des
éléments à construire.
Les mûrs extérieurs sont réalisés par des panneaux dont la composition est comme suit:
 Une couche intérieure de résistance à l’épaisseur de 8 –12 cm, en béton armé.

 Une couche d’isolation thermique et phonique à l’épaisseur de 8 –10 cm, en ouate minérale ou
polystyrène expansée.
 Une couche extérieure de protection et décoratif, à l’épaisseur de 5 –7 cm, en béton armé.
Les mûrs intérieurs sont toujours en béton armé à l’épaisseur :
 De 12 –14 cm pour les bâtiments avec : RDC + 4 niveaux
 De 16 –18 cm pour les bâtiments avec : RDC + 8 niveaux
 Les escaliers préfabriqués sont réalisés en forme des panneaux
 Les planchers sont à l’épaisseur de 10 –14 cm, en béton armé
Les joints horizontaux sont réalisés comme des chaînages pour chaque niveau, en béton armé avec une
ou deux barres longitudinales.

Les joints verticaux sont réalisés comme des petits poteaux en béton armé.

Maison préfabriquée
Montage d'un voussoir préfabriqué

1-4 Constructions industrielles

1-4-1. Généralités:
Les constructions (ou halls) industrielles se caractérisent par la grandeur de ses grandes dimensions.
Pour réaliser un espace industriel il faut prévoir :

Les demandes des activités productives,


Les gabarits des outillages et des machines,
Le moyen de transport spécial (monte-charge, ponts roulants,..).
Prévoir des espaces d’accès et dépôts, etc.
 Exploiter des matériaux à faible portance.
1-4-2.Classification des halles industrielles
D'après la technologie de mise en œuvre de l'usine:
1-4-2-1Construction en béton armé.
Bien que ces constructions occupent des espaces assez important aux structures elles sont les plus durables
et plus vulnérables aux intempéries, comme elles offrent un confort climatique.
Ces unités de production sont limitées en grandeur par le porté des éléments d'appuis, leur extension est
difficile voir impossible.

Béton armé monolithe Béton


précontraint

Béton préfabriqué
1-4-2-2 Construction métallique
Les usines en construction métallique sont les plus répandu puisqu'elles sont faciles à implanter, offres un
grand espace, de faible portance, faciles à entretenir et extensibles. Comme elles offrent un aspect artistique
esthétique.
Elles présentent un inconvénient thermique et acoustique majeur, pour obtenir une climatisation convenable
il faut consommer une grande énergie.

1-4-2-3Construction mixte

Pour bénéficier des avantages des constructions en béton et celles en charpente métallique
Des nouvelles unités de production et des espaces sont apparus.
Ils sont bien intégrés dans l'environnement par leur design.

1-4-3 Constructions agricoles


Les constructions agricoles sont réparties suivant leur mode d'exploitation,
Construction zootechniques: elles sont destinées à l'abri et la production animalière, elles s’adoptent à
l’exigence d'hygiène normalisée en point de vu aération, éclairage, propreté, nombre, espace, répartition,
évacuation sanitaire.
1-4-3-1Le stockage des produits agricoles dépend de l'élément en question, s'il exige une certaine
condition de propreté, d'éclairage, de fraîcheur, pour être conservé dans des endroits appropriés.

1-4-3-2 Certaines constructions sont destinées à la production végétale pour augmenter le produit et
obtenir ainsi un produit or saison ou conserver un milieu bien approprié pour les plantes.

Le bâtiment doit être adapté aux animaux.

Le confort des bêtes est synonyme de bonne santé. 


L'enveloppe du bâtiment doit être soignée :

 régulation de l'humidité et suppression de la condensation


 éclairage naturel
 aération
Les dimensions intérieures et extérieures du bâtiment sont optimisées pour répondre aux besoins :

 d'intégration du bâtiment dans l'exploitation existante


 du process de production
 de la circulation intérieure
L'ensemble des besoins de l'exploitant doivent être pris en compte pour concevoir puis réaliser un
ouvrage cohérent avec le développement de l'exploitation.

Pour répondre aux bâtiments les plus courants, nous avons développé un nombre important de standards
économiques pour l'élevage. 

Pour des besoins spécifiques tel que :

 un terrain avec une forte pente


 une liaison entre différents bâtiments
 une extension de bâtiment existant
 un bâtiment de très grande dimension

Plan :

Introduction

Définitions

Différents types des eaux

Classifications des réseaux d’assainissement

Equipements des réseaux d’assainissement

Mise en œuvre
Introduction:

Au moyen Age, les égouts sont longtemps à ciel ouvert. Les premiers égouts à fossés ouverts
apparaissent au XIVe siècle. Le réseau se développe pour construire en1374. Le premier égout
voûté et maçonné. Les égouts se développent peu à peu, mais il faut attendre la grande
épidémie de peste et de choléra de 1832 pour voir adopter l'assainissement sous sol.
La proximité avec les eaux usées peut engendrer des maladies à transmission fécale-orale
(diarrhée, typhoïde, hépatites, choléra), ou liées à un vecteur (paludisme, filariose, dengue).
Les déchets solides (reliefs de repas…) subissent une rapide décomposition, et peuvent être
des sources pathogènes.
De ce faite il faut s'arranger à ce que ces rejets doivent être enfouillés sous le sol.
Cette technique n'est plus adopter que dans les zones rurales où les maisons sont éloignées les unes aux
autres. Mais pour les collectivités urbaines un réseau de collecte est mis en place pour acheminer les eaux
usées à des stations de traitement.
Les eaux de ruissellement peuvent entraîner, lors des fortes pluies, des inondations, des
éboulements et une détérioration des routes et des bâtiments. L'assainissement vise ainsi à
assurer la protection des biens et des personnes jusqu'à une certaine intensité de pluie.
2-1 Définitions d’un réseau d’assainissement :
L’assainissement  est un processus par lequel des personnes peuvent vivre dans un environnement plus
sain ; pour cela, des moyens physiques, institutionnels et sociaux sont mis en œuvre dans différents
domaines, tels que l'évacuation des eaux usées et de ruissellement, l'évacuation des déchets solides,
l'évacuation des excréta et le traitement de tous ces éléments
Assainissement: Désigne l'ensemble des moyens de collecte, de transport et de traitement
d'épuration des eaux usées avant leur rejet dans les rivières ou dans le sol. On parle
d'assainissement collectif pour une station d'épuration traitant les rejets urbains.
L'assainissement est dit autonome dans le cas d'une station d'épuration qui traite les rejets
industriels. 

2-2 Différents types des eaux usées:

Dans une agglomération, on trouve trois catégories les eaux à évacuer:


2-2-1. Eaux de ruissellement : Elles comprennent les eaux de pluie, les eaux de lavage et les eaux de
drainage.

2-2-2 Eaux usées d'origine domestique : Elles comprennent les eaux ménagères, les eaux vannes (WC,
matières fécales et urines).

2-2-3. Eaux industrielles : Les eaux industrielles sont celles en provenance des diverses usines de
fabrication ou de transformation
2-3. Classification des réseaux d’assainissements:

Le réseau d'assainissement est classé suivant sa nature, qu'il soit unitaire (jumelé) ou séparatif, ou suivant
les matériaux constructifs du réseau.
2-3-1.Classification suivant la nature du réseau.
2-3-1-1.Un réseau unitaire évacue dans une même canalisation les eaux usées domestiques et les eaux
pluviales. Il cumule les avantages de l'économie (un seul réseau à construire et à gérer) et de la simplicité
(toute erreur de branchement est exclue, par définition) ; mais nécessite de tenir compte des brutales
variations de débit des eaux pluviales dans la conception et le dimensionnement des collecteurs et des
ouvrages de traitement. Un sous dimensionnement entraîne immanquablement des débordements, sans
traitement, dans l'exutoire, à plus forte raison si le territoire concerné ne dispose pas de déversoir
d’orage permettant de réguler le flux.

2-3-1-2.Un réseau séparatif permet la collecte des eaux domestiques dans un réseau et des eaux pluviales
dans un autre. Ce système a l'avantage d'éviter (en théorie) le risque de débordement d'eaux usées dans le
milieu naturel lorsqu'il pleut. Il permet de mieux maîtriser le flux et sa concentration en pollution et de
mieux adapter la capacité des stations d'épuration.
Il exige plus de moyen pour la mise en œuvre et trouve une certaine complexité de branchement. Le coût
d’exécution de plus élevé.
La pollution des eaux des premières pluies dans le milieu d’habitation infectant le milieu récepteur.

2-3-1-3. Les réseaux pseudo-séparatifs:


Le réseau pseudo-séparatif est un système hybride pour lequel certaines eaux pluviales peuvent être
déversées dans le réseau eaux usées.
L’une provenant uniquement des surfaces de voiries, et l’évacuation se fait directement dans la nature.
L’autre provenant des toitures, cours et jardins qui déversent dans le réseau à l’aide des mêmes
branchements que ceux des eaux usées.
Ce système est comparable avec le système séparatif mais sans problème de raccordement, en contre
partie il perturbera le fonctionnement de la station d’épuration.
2-3-2. Classification des réseaux selon les matériaux constitutifs :
Les premiers réseaux d'assainissements furent construits en béton et béton armé; il assure une certaine
durabilité mais ça dégradation est fréquente.
Ces dégradations peuvent entraîner des disfonctionnements du réseau: débordement, fuites, pollutions,
moindre rendement des stations d'épuration en aval. Elles peuvent résulter de diverses causes :
Défaut de conception : pente, dimensionnement insuffisant…
Problèmes géotechniques : tassement d'assise, glissement de terrain, effondrement, gonflement ou
retrait…
Manque de durabilité des matériaux : érosion en fonction de la vitesse et de la nature de l'effluent,
corrosion…
Ces dégradations sont aggravées par les mises en charges du réseau et peuvent aboutir à des fissurations
ou des éclatements. Les dégradations liées au matériau (corrosion+abrasion+fissuration) représentent à
peu près ¼ des défauts recensés.
Des nouveaux matériaux en vu le jour comme l'amiante-ciment et les grés; les caractéristiques
exceptionnelles, alliées aux qualités intrinsèques de longévité et de résistance chimique de ces
matériaux, font du réseau une garantie de qualité, de sécurité et de fiabilité. 
Le polychlorure de vinyle (P.V.C) réunit un ensemble de propriétés exceptionnelles, parmi
lesquelles on peut distinguer : la solidité, la légèreté, l'anti-corrosion, la durabilité, l'inertie
chimique, et plus précisément : résistance à l'abrasion, résistance aux charges extérieures, résistance et
réaction au feu, tenue à la pression et étanchéité. C'est le matériau le plus adopté pour la réalisation des
conduites d'assainissement.

Eléments en béton armé


Eléments en grés

Eléments en P.V.C

2-3-3.Choix du système d’assainissement


Le choix du système d'assainissement est basé sur les considérations de raccordement des immeubles, de
garantir l'épuration de la canalisation garantissant l'hygiène du milieu producteur et récepteur.
En vue de la réalisation de réseaux " autocureurs " et satisfaisant aux préoccupations
hygiéniques qui impliquent l'évacuation rapide et continue de tous les déchets fermentescibles,
la pente des ouvrages devrait permettre pour des débits pluviaux atteints assez fréquemment,
l’entraînement des sables, et pour le débit moyen des eaux usées, celui des vases organiques
fermentescibles.
On tend vers la satisfaction de ces conditions dans les ouvrages calculés pour l'évacuation du
ruissellement de fréquence décennale en y réalisant des vitesses de l'ordre de 0,60 m par
seconde pour 1/10 du débit à pleine section et de 0,30 m par seconde pour 1/100 de ce même
débit.

2-4. Equipement d'un réseau

2-4-1 Caniveaux: Éléments de voirie destinés à collecter les eaux

pluviales provenant de la chaussée et éventuellement du trottoir.


2-4-2 Gargouilles: Ce sont des conduites saillant par lequel l'eau des

gouttière se déverse loin des murs.

2-4-3 Avaloir: Pièce de voirie permettant de recueillir latéralement les


eaux pluviales en tête d’une bouche d’égout.

2-4-4 Regards de visite: Ces ouvrages permettent d’assurer l’entretien et la ventilation des réseaux.

2-4-5 Siphons de chasse: C’est un dispositif qui permet d’assurer le rinçage


de certains tronçons d’égouts.

Bassins de retenue d’eaux pluviales: Ce sont des bassins destinés à


stocker les pointes d’orage en provenance des zones amont en
restituant les eaux pluviales.

2-4-6Culotte de raccordement: Pièce préfabriquée, intercalée sur le


réseau et grâce à laquelle on peut réaliser un branchement particulier.

2-4-6Tabouret de branchement: Il permet de raccorder les pieds de


chutes d’eaux usées ou d’eaux pluviales à la conduite de branchement.

2-4-7.Dispositifs de fermeture des regards:


La fermeture des regards est réalisée par un tampon de forme circulaire
ou carré reposant sur un cadre de même forme. Schéma du dispositif de
fermeture de regard.

Compte tenu de leur large ouverture, les avaloirs sont


moins susceptibles de se boucher, par l'apport de feuilles

et de déchets divers, que les bouches à grilles.

Les avaloirs doivent résistera une charge de 30 000 daN.

2-5. Les branchements particuliers:


Le raccordement de vos installations au branchement d’eaux usées, le raccordement s’effectue au moyen
d’une canalisation privée entre votre habitation et la boîte de branchement des eaux usées.
Pour la réalisation d'une installation à l'intérieure d'une maison il faut respecter les règles suivantes:

Installer des siphons sur chaque appareil sanitaire ou d’évacuation des eaux usées pour empêcher les
remontées d’odeurs nauséabondes.
Assurer une bonne ventilation des colonnes de chutes, notamment à l’aide de tuyaux d’évent, pour
éviter le désamorçage des siphons et les mauvaises odeurs.
Installer un dispositif anti-retour près de votre habitation si cela s’avère nécessaire, pour prévenir
d’éventuels retours d’eaux usées.
Assurer l’étanchéité de toutes les canalisations de vos installations, et particulièrement au niveau du
raccordement à la boîte de branchement.
Pour les eaux pluviales
C’est votre commune qui définit les règles applicables : rejet au réseau d’assainissement collectif, rejet
dans un réseau séparatif dit pluvial, infiltration dans le sol… en fonction de la configuration retenue,
Dès le raccordement au réseau en service, il vous faut vider votre fosse septique, la désinfecter et la
combler.
2-6. Étanchéité des réseaux: L’étanchéité du réseau garantit que les eaux usées ne s'écouleront pas dans le
milieu naturel et qu’aucune eau de pluie ne surchargera l’usine de dépollution par son infiltration.
Une pollution du milieu extérieur peut entraîner la contamination de la nappe phréatique.

2-7. Mise en œuvre:

Après l'exécution de la fouille et ajuster la profondeur voulu, une couche de sable de 10 cm est étalée au
fond de la fouille, elle évite le tassement du sol porteur et la contamination de la conduite par les
matériaux enterrées sous sol.
L'emboîtement des éléments se fait manuellement, un joint torique assure l'étanchéité du réseau, une prise
de niveau est réalisée sur les bouts de chaque tronçon pour garder la pente et assurer l'écoulement de
l'eau.
Un essai de remplissage est réalisé pour détecter la fuite évitant toute anomalie avant le recouvrement de
la canalisation.
Un engin mécanique (pelle hydraulique, tractau-pelle, bulldozer, ..) exécute la tache de couvrement du
tuyau par une couche de terre propre (dépourvu des éléments toxiques) ou du sable si le milieu est
contaminé.
La couche de remblai est d'une épaisseur de 80 cm au minimum, elle protège le réseau des charges
appliquée par les cieux des véhicules. Si cette condition n'est pas satisfaite une dalle en béton armé est
placée au dessus du tuyau pour le protéger des charges appliquées.
Si la section du tuyau est importante, une dalle en béton armé surmonte le lit de pose pour répartir les
charges au moment d'exploitation du réseau.
2-2-8.Traitement des eaux usées: Les traitements d'eaux usées industrielles sont en général composées de
trois étapes : prétraitement des eaux usées, procédés physico-chimique ou procédé biologique, traitement
des boues.
2-8-1. Prétraitement des eaux usées
Les eaux brutes doivent subir, avant leur traitement proprement dit, un prétraitement.
Il est destiné à extraire de l'eau brute la plus grande quantité d'éléments dont la nature ou les dimensions
constitueraient une gêne pour les traitements ultérieurs.

2-8-2. Le procédé physico-chimique

Les procédés physico-chimiques, en utilisant les propriétés des coagulants et des floculants, rendent
l'épuration des eaux très efficace.

L'exploitation de ces procédés est en général plus coûteuse et ils produisent davantage de boues. Leur
principal avantage réside dans leur réponse pratiquement immédiate à toute variation importante de
charge.

Les traitements physico-chimiques permettent de concevoir des stations compactes et de faible


encombrement que l'on rend peu apparentes en les incluant dans des bâtiments fermés.
L'expérience montre que la nature et les doses de réactifs sont très variables d'une eau à une autre
(coagulant : sels de fer ou d'aluminium, floculant : polyélectrolytes).

2-8-3 Le procédé biologique

Cependant, les procédés les plus répandus pour le traitement des eaux usées industrielles restent les
procédés biologiques, déclinés dans des mises en œuvre très différentes entre elles.

L'épuration biologique des eaux fait appel à des systèmes provoquant le développement des bactéries, qui
retiennent la pollution organique et s'en nourrissent.

Le recours à cette technique d'épuration biologique dépend cependant de la biodégradabilité de l'effluent.

Les procédés de traitement biologique sont nombreux : bassin d'aération suivi d'un clarificateur, bassin
d'aération séquencée (aération et décantation dans le même ouvrage), disques biologiques, biofiltres, ...
2-8-4 Traitement des boues

La composition d'une boue dépend à la fois de la nature de la pollution initiale de l'eau et des procédés
d'épuration auxquels cette eau a été soumise.

La filtration peut être effectuée sur des lits de sable où l'enlèvement des boues séchées se fait le plus
souvent manuellement, ou par filtre presse (avec ajout de polyélectrolyte floculant) qui est adaptée aux
petites ou moyennes installations, ...

Les boues ayant subi cette déshydratation mécanique peuvent ensuite être incinérées ou séchées
thermiquement, conduisant à l'élimination totale de l'eau et à l'obtention d'un produit résiduel dont la
masse est la plus faible.

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