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Université de Kinshasa

Département de droit économique et social

MES NOTES DE COURS DU DROIT FINANCIER


Professeur Jean-Paul NYEMBO

PROMOTION G3 2020-2021

Ensemble marquons de succès et d’excellence notre parcours académique.

By CM
Introduction
Section 1. Notion de droit financier

Le Droit financier n’est pas à confondre avec le droit des finances publiques c’est-à-dire une science
publiciste qui concerne les finances de l’État et ses démembrements ( Provinces, les ETD ).

De même, il ne s’agit pas du droit de financement des entreprises car les règles qui encadrent les
investissements sont contenus dans plusieurs disciplines notamment le droit commercial en ce qui
concerne les effets de commerce, le droit comptable en ce qui concerne la tenue des comptes des
états financiers du Bilan.

Le droit fiscal concerne les charges qui pèsent sur l’entreprise, Le droit des sociétés se borne à
organiser la création des sociétés et leurs fonctionnement et le droit financier concerne l’achat et la
vente des capitaux, des ressources donc le droit financier n’est pas égal du tout à ces autres Branches
du Droit.

Il n’est pas non plus le droit boursier qui n’organise que les opérations financières qui s’effectuent
sur ce marché qui est réglementé et donc officiel laissant de côté les opérations qui se tiennent dans
les marchés non officiels qui cependant intéressent aussi le droit financier.

De même qu’il n’est pas à confondre avec le droit des investissements qui met un accent sur le climat
des affaires, il a attrait aux investissements aussi bien étrangers que nationaux.

Actuellement, le financement des économies nécessite la disponibilité des capitaux et leurs


circulations de ceux qui en ont vers ceux qui en manquent.

Et donc le droit financier instaurer les mécanismes pouvant permettre la circulation de ces capitaux
et le contrôle du comportement des organismes, des personnes grâce auxquels et par lesquelles
cette circulation se réalise.

Ainsi le droit financier est l’ensemble des règles qui organisent la circulation des capitaux ainsi que
les organismes par lesquels cette circulation a lieu.

Cependant les offres et les demandes des capitaux sont conçus dans les économies modernes en
terme des marchés particuliers.

Dès lors, le droit financier est le droit des marchés financiers dans la mesure où les offres et les
demandes sont soit à court terme soit à moyen terme soit encore à long terme selon les besoins
pour lesquels le financement est voulu.

Il s’agit donc d’un droit intégrateur qui prend en compte non seulement les besoins des investisseurs
mais aussi le fonctionnement efficient des marchés dans lesquels les capitaux doivent quitter d’un
lieu en un autre, d’une main vers une autre sous la surveillance de l’autorité publique en vue de la
satisfaction de l’intérêt général.

En effet, la monnaie objet de transaction sur les marchés financiers demeure un bien Public dont
l’appropriation ne peut se faire que sous la surveillance de l’autorité publique.

🔔 Il faudrait s’acquérir des capitaux moyennant un prix ce qui concerne le droit financier.

Section 2. Les frontières entre le droit financier et les disciplines voisines.

Certaines questions font appelle au droit financier et à d’autres disciplines notamment le droit des
sociétés, le droit fiscal et le droit civil ( Droit commun ). En effet, la question des offres des capitaux

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trouve des réponses en droit financier s’agissant de l’émission et de la négociation Alors que la
gouvernance de la société créée grâce aux capitaux acquis trouvent la solution en droit de société.

Par ailleurs, l’acquisition des capitaux et même la gouvernance future de la société laisse
sousentendre la question des charges fiscales qui pèseront sur les investisseurs et sur la société.

Les réponses à cette question sont à trouver dans les arrangements financiers accordés ou à accorder
par l’autorité de régulation ( l’autorité monétaire, la BCC ) dans le cadre de la coopération monétaire
qui est organisé par le Droit financier.

Par ailleurs, investir les capitaux fait poser la question de la transparence dans l’établissement des
états financiers par la société à créer. Il s’agit bien du droit comptable qui influence en amont la
circulation et l’acquisition des ressources financières organisé par le droit financier.

De tout ce qui précède, le doit financier se courtois avec d’autres disciplines pour résoudre certaines
questions même s’ils ont des domaines différents. Et donc certaines questions ressortissent au droit
financier et autres disciplines.

⚪Il y a baisse de prix lorsqu’il y a diversités des produits et des services dans le marché. La
circulation des capitaux doit se faire de ceux qui en ont trop vers ce qui en ont moins ou pas.

Section 3. Caractéristiques du droit financier.

1° Le Droit financier est un droit issu des pratiques.

En effet, la législation en la matière doit permettre le fonctionnement efficient des marchés de sorte
que la circulation des capitaux ne souffrent d’aucun obstacle. Il s’agit d’un droit qui doit répondre
aux besoins du marché ce qui veut dire que les gestionnaires du pays ne doivent pas s’enfermer dans
leurs palais pour décréter des mesures ou normes en cette matière.

De ce fait, les usages de la profession ont une place de choix pour orienter la décision de l’autorité
publique.

2° Le Droit financier est un droit dicter par les marchés financiers.

En effet, pour le bon fonctionnement des marchés la législation en la matière doit être souple enfin
de son adaptation à la conjoncture, aux caprices et aux besoins des marchés. Ainsi, il est conseillé
que le domaine soit plus Organisée par voie réglementaire.

Parce que chaque fois que le besoin l’exige, les normes de conduite des opérations financières
doivent changer avec et donc il est préférable de recourir à un règlement qu’une loi donc la
modification requière des très longues procédures.

3° Le Droit financier est un droit à vocation universelle.

En effet, les marchés financiers sont interconnectés et les économies des Etats modernes sont
interdépendantes. Dans cette économie-monde qualifié de mondialisation le droit doit permettre à
tout agent économique d’offrir ou de demander des capitaux n’importe où sur cette planète terre.

Ainsi le droit en la matière doit obéir à certains principes universellement acceptés facilitant
l’acquisition des capitaux sans tenir compte des frontières nationales.

4° Le Droit financier est un droit marqué par la prégnance de l’ordre public.

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En effet, quand bien même devant satisfaire, répondre aux besoins de la circulation des capitaux, le
droit financier doit assurer efficacité et sécurité aux différents intervenants, aux différents agents
économiques. Ainsi il est fait obligation d’informer tous les intervenants afin de leurs permettre de
s’engager en connaissance des causes.

L’obligation d’information permet la transparence qui est nécessaire pour le fonctionnement des
marchés ou des usages reste la source par excellence de la norme.

Section 4. L’autonomie du Droit financier.

Un droit issu des pratiques, un droit dicté par les marchés mais qui reste autonome. En effet, le droit
financier même si faisant recours aux disciples voisines dont le droit civil reste avec ses propres
principes, sa manière de sanctionner et surtout de régler des litiges.

C’est le cas par exemple de la possibilité d’exproprier les actionnaires qui ne représentent que moins
de 5 % du capital social. De même l’autorité monétaire ( l’autorité de régulation ) a le pouvoir
d’infliger des sanctions tant sur le plan administratif, civil que pénal.

Ces sanctions partent du blâme au retrait d’agrément en passant par la révocation des dirigeants
sociaux, des institutions financières incriminées. Aussi l’autorité monétaire peut requérir la servitude
pénale à leur égard. Par ailleurs, l’autorité de régulation ou l’autorité monétaire, la BCC reste le juge
d’instruction et le juge de première instance en matière financière.

Section 5. Historique de la construction du droit financier en RDC.

L’histoire de notre droit remonte en 1887. En effet, c’est par décret du 27 juillet 1887 que le roi a
institué le franc comme monnaie de l’état indépendant du Congo.

Cette monnaie a été mise en circulation grâce et par le soin des agents publics car aucune institutions
financières n’existait sur le territoire concerné. Cette monnaie avait le même contenu d’or ou valeur
que le franc belge.

Cependant, compte tenu du principe de liberté consacré sur le bassin du Congo, il était accepté que
les transactions se réalisent même dans les monnaies d’origine des opérateurs économiques qui
effectuent lesdites transactions. Dès lors il était facile d’acquérir ou d’offrir des capitaux sur le
territoire de l’E.I.C.

C’est ainsi qu’à 1890 la Belgique a accordé un prêt de 25 millions de francs à l’E.I.C. Une année avant,
la loi du 29 juillet 1889 permettait à la Belgique de souscrire 10 millions d’obligations émises par la
société de chemin fer de Matadi à Stanleypool.

En 1909, la première banque s’est installée en RDC au nom de la banque du Congo belge. Cette
banque obtient deux ans après de la colonie le privilège de battre monnaie, d’émettre des signes
monétaires. En exerçant les attributions d’une banque centrale, la banque du Congo belge était ténu
de dissocier cette tâche de ses activités commerciales.
Ainsi elle créa une succursale devant exercer les activités commerciales d’une banque. C’est la
banque commerciale du Congo ( La BCDC ). Cette banque était créée par des actionnaires belges.

La convention entre la colonie et la banque du Congo belge signé le 07 juillet 1911 a été approuvé
par décret du roi le 18 juillet 1911. Après celle-ci, plusieurs autres banques se sont installées et le
besoin d’organiser un contrôle a été ressenti, c’est ainsi que par décret du 26 mars 1951 on a tenté
d’organiser ce contrôle en créant la banque centrale du Congo belge et du Rwanda-Urundi ( BCC RU )

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qui avait l’actionnariat du Congo belge du royaume de Belgique, du Rwanda, du Burundi et des
quelques particuliers belges.

Elle était chargé de battre monnaie, de la faire circuler, de mettre des signes monétaires mais ne
pouvait assurer le contrôle car restant une banque à statut privé.

Devant cette impossibilité à assurer ce contrôle, l’État était obligé par décret du 26 mars 1957 créer
la banque centrale du Congo belge ( BCCB ) ayant entre-autre mission de battre monnaie, agréer les
institutions financières et assurer les contrôles de leurs activités.

Cette banque a été remplacé après l’indépendance par le conseil monétaire créait le 03 octobre
1960, ce texte de création du conseil monétaire a liquidé la banque centrale du Congo belge ainsi
que la banque centrale du Congo belge et du Rwanda-Urundi.

Section 6. Les sources du Droit financier.

Comme science Juridique, le droit foncier a les mêmes sources Comme les autres cependant, les
décisions, instructions, avis, ordres de services de l’autorité de régulation constituent la source par
excellence.

Section 7. Plan du Cours.

Cet enseignement sera abordé en 4 titres :

Titre 1. Axé sur les structures des marchés financiers,

Titre 2. Consacré aux instruments utilisés, aux opérations effectuées et les garanties exigées sur les
marchés financiers,

Titre 3. Concerne les opérateurs des marchés financiers et

Titre 4. Vise la régulation des marchés financiers.

Titre 1. Axé sur les structures des marchés financiers,


L’efficacité dans le financement de l’économie moderne implique que les offres et les demandes de
capitaux se réalisent à court terme, à moyen terme et à long terme.

Il est nécessaire donc que l’épargne soit disponible et que les différents agents économiques
viennent exprimer leurs besoins en capitaux. On se pose bien la question de savoir que ce qu’il faut
entendre par marché financier et comment fonctionne t’il pour permettre la circulation des capitaux.

Chapitre 1. Les marchés financiers

Les économies modernes sont qualifiées d’économie des marchés car dominées par des transactions
monétaires. Il faut ici savoir que la monnaie est l’objet des transactions sur les marchés financiers
afin de permettre que chaque agent puisse obtenir le financement, ces marchés sont de trois
catégories.

Section 1. La monnaie est l’objet des transactions sur le marchés financiers

Beaucoup veulent savoir s’il y a des civilisations qui n’ont pas connu la monnaie. Il est également
entendu que la monnaie a plusieurs formes et assure trois fonctions. La dernière question enfin est
celle de savoir si le franc congolais est réellement une monnaie.

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Paragraphe 1. L’origine de la monnaie

À la question de savoir s’il y a des civilisations qui n’ont pas eu connaissance de la monnaie, les
réponses sont divergentes. En effet, pour certains la monnaie tire son origine en moyen orient en
Lidi.

Pour l’histoire C’est dans l’État de Phrygie que monsieur JUGES qui assassinat le roi TANDOL a fait
fabriqué des lingots d’or qui servait pour les échanges pendant son règne.

Cette monnaie a circulé sur l’étendue du territoire de Phrygie à la grande satisfaction de la


population.

Son successeur CRÉSUS a fait fabriqué Crésehide qui sont des lingots d’or à l’infigie des taureaux
luttant contre un lion contrairement à la monnaie précédente les crésehides ont circulé au-delà
même dans les Etat voisins.

Pour d’autres auteurs par contre, la monnaie a vu le jour dans l’empire du milieu en Chine où il était
utilisée les feuilles de mulié dans les échanges commerciaux.

D’autres enfin estiment qu’elle a pour origine la Grèce antique où les morts devaient être enterrer
avec une pièce de monnaie dans la bouche afin de leurs permettre de traverser le fleuve STIX après
s’être acquitté auprès de l’ACHERON.

De tout ce qui précède, il faut retenir que chaque peuple a connu une monnaie, un bien, un signe qui
servait d’intermédiaire des échanges et d’instrument d’évaluation ( unité de compte ) et permettant
de garder les avoir.

En RDC nous pouvons citer le MIKUBA voisin des cuivres au haut Katanga, le KONGA chez les
Anakonga et le NZiMBU chez les Kongo, le MALIBA chez les Eba, le FUALANGA chez les Songue, le
BAMALUKOLELA chez les Mongo, le MBAMBA chez les Nguandi, le LUKANILUATSOMBO chez les
Luba, le SINDI chez les Undes du Nord Kivu, le KANU chez les tetela, le RAFIA chez les Bakuba.

Et donc le colonisateur n’a pas amener pour la première fois la monnaie dans les territoires qui
constitue la RDC dans la mesure où chaque peuple possédait déjà la monnaie.

Paragraphe 2. Les formes de la monnaie

Voir KATO-KALE LUTINA.

Paragraphe 3. Les fonctions de la monnaie

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La monnaie est réelle, existe si elle assure les trois fonctions suivantes :

1. Unité de compte car devant permettre l’évaluation des biens set services sur lesquels portent
les échanges,

2. Intermédiaire des échanges car devant faciliter l’acquisition des biens et services à moindre
coup, à un prix connu

Réserve de car devant permettre de conserver à leurs justes valeurs les richesses qu’on détient.

Q : Est-ce que le franc Congolais est une monnaie ?

Paragraphe 4. Le franc Congolais monnaie de la RDC

Le franc Congolais a connu une évolution pendant un temps Lucide.

C’est depuis 1887 par décret du 27 juillet de la même année que le franc a été institué comme
monnaie de compte de l’E.I.C divisé en cents centimes.

En effet, cette monnaie a permis au souverain de l’époque d’organiser ou d’explorer le territoire de


l’E.I.C. à la grande satisfaction de la colonie et du royaume de Belgique même si le franc est resté sa
propriété.

Par cette exploitation, il n’était plus concevable que les peuples autochtones recourent au troc et à
d’autres signes qu’ils utilisaient avant l’institution du franc.

Ainsi à partir de 1930, il était interdit de procéder aux échanges sans l’utilisation du franc.

Après les indépendances, la République a institué le Zaïre monnaie par l’ordonnance-loi n°67-266 du
23 juin 1967. Par cette ordonnance-loi la République a voulu s’émanciper en prenant le courage de
déterminer que le Zaïre est la nouvelle unité monétaire dont la valeur est égale à 1000 FC.

Elle était symbolisé par la lettre “Z” cependant, cette unité monétaire n’a pas pu jouer son rôle en
assumant les fonctions reconnues à une monnaie.

En effet, elle a connue des dépréciations maintes fois répétées au point qu’on a institué une nouvelle
monnaie appelé Nouveau Zaïre symbolisé par les lettres “ NZ ” à partir de 1993.

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Le nouveau Zaïre était égal à 3 millions de Zaire, le nouveau Zaïre était ainsi subdivisé en 100 parties
égales appelées LIKUTA ou MAKUTA.

Comme celle qui a précédé, le nouveau Zaïre a perdu ses pédales et la République a même connu
trois Zones monétaires soit trois monnaies en circulation sur le territoire national. Ainsi le nouveau
pouvoir de l’AFDL a jugé bon 12 jours après son entré d’instituer une nouvelle monnaie appelée
Franc Congolais. Le franc congolais En effet, mise en circulation le 30 juin 1998, sa valeur était de 1
millions de nouveau Zaïre et 14 millions de Zaire.

… Vis-à-vis des devises [ Une petite partie à compléter 🙏 ]…

En effet beaucoup se demande pourquoi il y a manque de confiance de confiance des congolais en


leur monnaie. D’autres cherchent même à comprendre ce qui explique l’absence du franc des les
transactions financières internationales. Et plus d’un cherchent à savoir pourquoi on ne peut pas
garder ses richesses en franc congolais, il se pose ici le problème de la qualité de la loi devant
permettre la circulation des capitaux et la participation de tous les agents économiques dont les
ménages congolais aux transactions financières.

Il faut rappeler que par décret du 31 janvier 2001, la RDC comme en 1994 et en 1997 a opté pour la
circulation concomitante du franc congolais et des devises étrangères côtés par la Banque Centrale
du Congo. Il faut constater que la RDC qui a toujours réglementer le change depuis l’indépendance a
toujours été timide s’agissant du pouvoir libératoire du franc congolais sur le territoire national.

En principe, seule la monnaie nationale a pouvoir libératoire sur le territoire national. C’est la
territorialité de la monnaie. Attribut de souveraineté c’est-à-dire ne pouvant être imprimé que par le
souverain, la monnaie reste le bien de tout le public que le souverain représente.

Dans ce cadre, le souverain doit tout mettre en œuvre pour que ce bien public reste l’image du
prestige national, reste le symbole de l’État accessible à tous et surtout sérieusement protègé.

C’est pourquoi, lorsqu’on définit la RDC dans la constitution, la monnaie est l’un des éléments qui
l’identifie.

Section 2. Définition des marchés financiers

Pour bien définir les marchés financiers, il faut d’abord en dégager les caractéristiques.

Paragraphe 1. Les caractéristiques des marchés financiers

Les marchés financiers excluent les opérations sur Marchandise. En effet, ce marché ne concerne que
les opérations sur créances qu’elle soient exigible ou non, à court ou à long terme.

Devant les besoins illimités, il faut savoir que personne du moins chez les normaux n’est assouvi en
capitaux, n’est satisfait de la quantité de la monnaie qu’il détient. Par conséquent, il est nécessaire
que l’autorité publique surveille la réalisation des transactions.

2 ème caractéristique qui est la conséquence de la deuxième, les capitaux objet de transaction sur les
marchés financiers ne sont pas véritablement des marchandises. La monnaie a toujours deux valeurs
souvent conflictuelles, la valeur officielle déterminée par l’autorité et la valeur du marché devant
permettre aux opérateurs de réaliser un bénéfice.

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Pour connaître cette valeur, il est recommandé que la parité officielle soit définit par une loi. Cette
technique a été inventé par la France qui en 1803 par la loi du 07/17 Germinal AN 11 du 20 mars
1803 à définit le franc comme un poids de 5 gramme d’argent au titre de 900 millièmes de Fin ou
d’or Fin. Et l’Angleterre a définit en 1816 la livre Sterling comme un poids de 372 gramme d’or Fin.

Dès lors il est possible de procéder au change autrement dit à la conversion d’une monnaie en une
autre, à l’échange d’une monnaie contre une autre. N.B : CHANGE = Échange des monnaies.

C’est pourquoi le change n’est pas une opération à réaliser par qui le veut. C’est une opération
financière que seul les professionnels agréés par la BCC appelés Bureau de Change peuvent réaliser
cette opération.

Paragraphe 2. Définition

Les marchés financiers sont donc les lieux de rencontre entre les offreurs et les demandeurs des
capitaux. Ils permettent la circulation des capitaux de ceux qui en ont inexploité vers ceux qui en
manque parce qu’ils doivent dépenser au-delà de leurs revenus.

Ils servent ainsi d’intermédiaire entre les agents économiques à capacité de financement car leurs
dépenses sont inférieures à leurs revenus et les agents à besoin de financement c’est-à-dire qui
veulent dépenser plus que leurs revenus. En effet dans les économies modernes, on n’est plus tenu
d’attendre son épargne pour acquérir les biens et services dont on a besoin.

On peut acheter sans payer cash et accepter la dette qui sera réglée à la date convenue. On peut
également obtenir les capitaux afin de réaliser l’opération d’achat d’un bien voulu. Les marchés
financiers sont ainsi les lieux où s’effectuent les transactions financières, les lieux où se rencontrent
les acheteurs ou les vendeurs des capitaux.

Ils supposent donc :

- Les épargnants,

- Les emprunteurs, - Une épargne disponible et

- Un cadre organisationnel.

Dès lors, les marchés financiers sont conçus en terme d’organisation de financement, de circulation
des capitaux et des mécanismes devant permettre à certains organismes de réaliser, de faciliter
ladite circulation des capitaux. Les capitaux c’est un ensemble des biens monétaires ou non
constituant un patrimoine pouvant rapporter un revenu.

Une opération financière se solde toujours par un bénéfice alors qu’une opération commerciale se
solde par une recette dans laquelle il faut dégager les charges diverses avant d’obtenir le bénéfice.

Section 3. Distinctions des marchés financiers

La distinction est faite en fonction d’un critère matériel mais également catégorisés selon
l’organisation du marché et sont enfin distingué selon le titre émis.

Paragraphe 1. Distinction fondée sur le critère matériel

Il est prise en compte ici la durée des opérations, l’échéance convenue, la période pendant laquelle
chaque partie s’est engagé. Ainsi le marché est soit à court terme, soit à moyen terme soit encore à
long terme.

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Le marché à court terme est celui où les opérations réalisées ne peuvent dépasser une année de
terme. Ces opérations aboutissent toujours à un recours aux espèces, à la monnaie fiduciaire d’où
l’appellation de marché monétaire.

En RDC, ce marché est réservé le plus souvent pour ne pas dire toujours aux institutions financières
bancaires et sur ces marchés que se réalise les opérations au jour le jour d’une courte durée
permettant aux banques de résoudre les problèmes de trésorerie ( de liquidité ).

Le marché monétaire est soit interbancaire soit de titre de créances négociable. Le premier volet est
réservé aux professionnels de la finance. Alors que celui des titres de créance négociable permet aux
différents agents économiques d’accéder aux finances dont la maturité ne peut dépasser 12 mois.

La RDC n’a pas une pratique suffisante du marché des titres de créance négociable. Dans son histoire,
c’est seulement en 2016 que l’État a organisé les marchés de bons du trésor par décret.

C’est souvent pendant la période de guerre que l’État congolais a toujours fait appel public à
l’épargne en émettant des titres permettant à toutes les couches sociales de participer à la
mobilisation des ressources financières.

La deuxième catégorie est celui du marché à moyen terme.

Pour ce marché, l’objectif est de fournir au commerce et aux commerçants les ressources financières
nécessaires pour leurs activités. Ainsi les capitaux doivent être vendus ou achetés pour une durée qui
dépasse une année et devant permettre aux commerçants d’exercer ses activités et mieux vivre
qu’avant.

Dans la mesure où il est conseillé de faire les affaires avec l’argent d’autrui, le commerçant doit opter
pour un financement dont le remboursement ou le paiement du prix doit s’effectuer dans les 3 ans
ou dans les 10 ans au maximum. C’est sur ces marchés que la politique des crédits est exécuté dans
un État. C’est pourquoi le marché à moyen terme est qualifié de marché de crédit.

La dernière catégorie est le marché à long terme. C’est ce marché qui est qualifié de financier stricto
sensu.

En effet, il met en évidence deux idées corrélatives d'investissement et du long terme.

C'est sur ces marchés que les capitaux sont immobilisés pour une longue durée afin de réaliser des
projets de grande envergure ou de grande importance. Dans les économies modernes ou Organisées
ce marché est localisé géographiquement et est ouvert à tous les agents économiques.

Ce marché permet à tout investisseur qu'il soit acheteur ou vendeur des capitaux de trouver les
moyens que nécessite la réalisation de son projet.

Paragraphe 2. La distinction basée sur l’organisation des marchés

Selon ce critère les marchés sont soit règlementé soi non règlementé soit de gré-à-gré. Le marché
réglementé autrement appelé côte officielle

En effet, c’est sur ces marchés que sont accueillis traditionnellement les grandes entreprises
capables de diffuser dans le public des titres des montants des capitaux important capables
d’acheter ou de vendre des sommes considérables nécessaire pour les projets d’investissement.

Ce marché se caractérise par :

- La standardisation des produits soumis à la négociation,

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- La liquidité du marché c’est-à-dire que les capitaux doivent être disponible 24h/24h et

- Un cadre organisationnel permettant la sécurité des transactions.

Donc le marché réglementé exclu un rapport synallagmatique, les vendeurs et les acheteurs des
capitaux devant se soumettre à des conditions préétablies à exécuter sous le contrôle des
professionnels commis à cette tâche. Ainsi, une autorité de marché assure le pouvoir disciplinaire et
contrôle le bon fonctionnement du marché. La RDC n’a pas ce type d’organisation quant bien même
depuis 1957 la BCC est considéré comme l’autorité de régulation.

À l’opposé des marchés réglementés nous avons le marché de gré à gré autrement appelé système
multilatéralaux des négociations non règlementé. Il s’agit des marchés hors côtes. Ce marché met en
présence de façon ponctuelle deux personnes qui se connaissent préalablement afin de réaliser une
transaction financière.

La bonne fin du contrat ne repose que sur la bonne foi des deux parties en présence. Pour rappel, ce
marché a été qualifié en 1961 pour les années 60 de marché de coulisse sur lesquels les coulissers
permettaient la vente des résidus des capitaux non consommés sur le marché officiel.

Il se tenait sur le couloir du marché officiel afin de permettre la vente et l’achat des titres qui ne
répondaient aux conditions du marché officiel. C’est par le fait qu’il est connu même si non prise en
charge par une autorité qu’on a préféré l’appellation hors-côte à partir de 1992.

Cependant ce marché a également besoin de l’accompagnement de l’autorité publique de sorte que


les transactions réalisées contribuent favorablement au développement socioéconomique. C’est
pourquoi, il y est exigé la transparence. D’où l’appellation actuellement des systèmes multilatéralaux
de négociation non réglementés.

Ce marché n’est pas tenu à la régularité des transactions ce qui importe et qui permettent l’accès au
financement des personnes qui ne remplissent pas les conditions du marché officiel.

Paragraphe 3. La distinction basée sur le titre diffusé

Selon ce critère, les marchés sont soit primaires soit secondaires. Ils sont primaires si l’objet de
transaction est un titre qui venait d’être émis en circulation pour la première fois.

Et l’opposé nous avons les marchés secondaires qui reçoivent les titres qui étaient déjà en circulation
et permettant le financement des personnes concernées.

Chapitre 2. Le fonctionnement des marchés financiers

Les marchés financiers fonctionnent efficacement, les capitaux circulent convenablement parce que
tous les agents économiques qui y exprime leurs offres et leurs demandes des capitaux, tout est
négociable les pouvoirs publics assurant la compensation et que pour les grandes affaires il faut
obtenir l’opinion la plus large possible ( appel public à l’épargne ).

Section 1. Offres et demandes des capitaux

Il faut noter que les marchés financiers efficient doivent permettre la participation de toute la
population active soit comme demandeurs soit comme offreurs des capitaux. Dès lors, il est
inconcevable que les conditions liées au rang social soit mis en exergue pour la participation à une
transaction financière. Il est donc nécessaire que chacun contribue à la formation de l’épargne selon
sa capacité financière.

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L’État doit encourager les différents agents économiques à apporter dans le circuit formel leurs
demandes, leurs besoins en capitaux après avoir donner, après avoir participer à la constitution de la
masse des capitaux nécessaires pour satisfaire lesdits besoins. On conclut donc que les marchés
financiers fonctionnent ou doivent fonctionnent de façon Boulimique.

Section 2. La négociation sur les marchés financiers

L’agent économique qui souhaite offrir les capitaux ou qui demande les capitaux doit passer par
l’intermédiaire d’un professionnel en vue de la prise ne charge de l’opération envisagée. Ainsi, tout
commence par l’inscription en compte.

En effet, il est recommandé de domicilier l’opération auprès d’une banque agréée par l’autorité
publique ( la BCC ). Ainsi la domiciliation se matérialise par la signature de la convention d’ouverture
des comptes qui est nécessairement accompagné d’un contrat qui détermine les conditions et les
modalités d’exécution des ordres.

Dès lors, les parties doivent veuillez si elles négocient au comptant ou à terme. La négociation est au
comptant lorsque le règlement livraison se réalise immédiatement. Autrement dit, les parties à la
négociation s’engagent à payer immédiatement le prix et à livrer au même moment l’objet de la
transaction.

À l’opposé, la négociation est considérée différée car chaque partie va s’exécuter à la date convenue
et là on dira qu’elle est à terme. À défaut d’un terme connu on applique les usages de la profession
qui prévoit que la personne qui a reçu les ordres va s’exécuter dans les 5 jours ouvrables à daté de la
signature.

Section 3. La cotation ou la fixation des prix

Sur les marchés financiers, le prix appliqué résulte d’une confrontation des plusieurs ordres donnés
par plusieurs agents économiques. De la sorte, ceux qui offrent ou qui demandent les capitaux ne
font que des propositions de prix. Le prix applicable est celui donc qui sera déterminé par le
professionnel de la finance qui a servit d’intermédiaire. Il doit s’agir d’un prix d’équilibre qui tient
compte de la loi de l’offre et de la demande.

Ce prix doit tenir compte de la conjointure économique, des questions de sécurité et de stabilité
politique ainsi que la demande du marché. Les questions des taux d’intérêt ont une place de choix
pour décider de ce qu’on veut faire avec des capitaux qu’on détient. En effet, en RDC le principe de
négociation n’est pas respecté car il revient aux banques commerciales d’afficher à l’attention de
leurs clientèles le taux d’intérêt créditeur et débiteur.

En effet, aux termes de l’instruction de la banque centrale du Congo il revient aux banques agréées
d’afficher à l’attention de leurs clientèles les barèmes de rémunération de leurs dépôts, de leurs
épargnes. Il s’agit du taux d’intérêt créditeur. De même il revient aux banques agréées d’afficher à
l’attention de la clientèle la rémunération fixée pour l’acquisition des capitaux même pour les crédits
agricoles.

Dans la pratique, le taux d’intérêt créditeur est souvent de 2 ou 3 % alors que le taux d’intérêt
débiteur varie entre 18 et 40% l’an. Cependant, ce principe de liberté totale reconnue aux
institutions financières souffrent d’un tempérament ou d’atténuation en matière de Change.

Dans ce domaine, les bureaux de change fixent le cours de change ou le taux de change en référence
au taux fixé quotidiennement par la Banque Centrale du Congo.

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La réglementation de change précise que la banque centrale publie quotidiennement le taux de
change des monnaies et unités de compte côté€s par elle. Ce taux de change de la banque centrale
sert de taux de référence. Dès lors il s’agit d’une liberté encadrée consacrée en matière de change.

Section 4. La compensation

Les capitaux circulent efficacement parce que les pouvoirs publics assure la compensation. En effet,
faire la compensation c’est certifier, à la fin de la transaction, de deux parties au contrat qui doit à
qui. Dans les économies Organisées il est tenu une chambre de compensation don’t les fonctions est
de servir d’intermédiaire et d’assurer avec efficacité le dénouement des engagements réciproques.

La chambre de compensation doit disposer des mécanismes de gestion des risques comme la mise en
place et la surveillance du respect des critères par les membres, une évaluation du prix du marché
l’appelle de dépôt des garanties, la constitution et la gestion d’un fond mutualisé de compensation.

En RDC la loi ne dit pas clairement qui doit assurer la compensation car la BCC est chargée de
promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de compensation et de paiement. La mission étant
d’intérêt général il est souhaitable que cette tâche soit assuré par la BCC elle-même ou sous son
autorité.

Section 5. Le régime de l’appel public à l’épargne

L’appel public à l’épargne est exigé en RDC depuis 1926 lorsqu’il était consacré que les sociétés par
actions devaient faire appel public à l’épargne pour la constitution du capital social. Il y a
présomption de l’appel public à l’épargne lorsque les titres sont côtes sur les marchés officiels. Il en
ai de même lorsqu’on a fait recours aux services d’un établissement de crédit pour réaliser
l’opération.

L’appel public à l’épargne ne doit pas être confondu à un placement privé. Il y a placement privé
lorsque l’opération ne concerne que les investisseurs qualifiés ou les anciens actionnaires ou
associés.

Dès lors, il y a appel public à l’épargne chaque fois :

- Il y a admission d’un instrument ou titre financier aux négociations d’un marché réglementé,

- Il y a émission ou cession d’instrument financier en ayant recours à la publicité, aux démarches ou


aux intermédiaires financiers.

De cet fait, cette publicité ne doit pas être l’accomplissement d’une formalité administrative légale.

Ainsi, la publicité exigée pour l’appel public à l’épargne doit permettre de faire parvenir l’information
à tout agent économique. Ce qui permet la participation de la population active à l’opération
envisagée.

Titre 2. Les instruments financiers, les opérations financières et les garanties exigées sur les
marchés financiers

L’efficience des marchés est la résultante des mécanismes institués notamment l’usage des titres à la
place de la monnaie fiduciaire et l’exigence des gardes fou qui protègent chaque partie contre les
aléas de tous ordres. Dès lors, la réalisation des opérations financières ne plus un cas step pour tout
initiateur de projet.

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Chapitre 1. Les instruments financiers

Les instruments différents selon la maturité de l’opération envisagée selon qu’on est sur le marché à
court terme ou sur le marché à moyen et long terme.

Section 1. Les instruments utilisés sur les marchés monétaires

Paragraphe 1. Les bons du Trésor

Il s’agit d’un titre d’aide public à court terme utilisé par l’État pour faire face à ses besoins de
trésorerie. Il est souvent utilisé afin de faire face aux déficits budgétaires ou équilibrer sa loi de
finances de l’exercice s’agissant du volet recette.

Paragraphe 2. La mise en pension

Cette technique consiste en l’échange des titres contre des fonds pour une période déterminée. Les
parties s’engagent à faire circuler les capitaux en espèces en faveur d’une partie l’opération inverse
devant intervenir à une date déterminée.

Paragraphe 3. Les certificats de dépôt

Ils permettent aux établissements de crédit qui les émettent d’obtenir des fonds recherchés.

Paragraphe 4. Les billets de trésorerie

Ils sont émis par les entreprises autres que les établissements des crédits et sont rémunérés par un
intérêt fixe ou variable. La possibilité d’émettre ces billets est réservée à quelques grandes
entreprises connues.

Paragraphe 5. Les accords de Swaps de taux

Ces accords permettent aux institutions financières qui les ont conclus d’échanger des paiements
périodiques liés au taux d’intérêt.

Paragraphe 6. Les acceptations bancaires

Il s’agit des ordres de paiement d’une entreprise accepté par son banquier par lequel la banque
garantie le paiement si l’entreprise concernée ne paie pas à l’échéance. La RDC ne recourt pas
souvent à l’émission des titres comme mécanisme de financement.

🔔 QU’EN SONT LES CAUSES ? ( Question d’examen )

Section 2. Les instruments utilisés sur les marchés à long terme

Sur ce marché ont utilise les titres de capitaux et les titres des dettes. De même il est possible de
regrouper en un seul titre les dettes des particuliers ayant bénéficiés des crédits.

Paragraphe 1. Les Titres de capital

Il s’agit des titres qui donnent accès au capital social d’une société. Ils font du détenteur propriétaire
d’une partie du capital social de l’entreprise ou du patrimoine de la société. Il s’agit des actions.

Les actions sont des droits sur des revenus ou sur l’actif de la société qui les a émises.

Paragraphe 2. Les Titres de dette

Il s’agit des actes par lesquels on reconnaît la dette d’où l’appellation obligation.

By CM
En effet, les obligations sont des titres d’emprunt émis par les sociétés par actions ou les entreprises
et l’État pour financer leurs investissements à moyen ( 13 mois à 9 ans ) et long terme ( 10 ans et plus
). Les obligations sont qualifiées d’obligations d’État, obligations privées et obligations hypothécaires.
Les obligations d’État sont émises par l’État, les obligations privées sont émises par les particuliers.

Pour permettre la circulation des capitaux, Il est possible qu’une obligation soit convertir en action.
Les obligations hypothécaires sont des titres qui représentent des prêts pour acheter des biens
immobiliers qui vont servir de garantie aux prêts obtenus.

C’est sur le marché de ces obligations qu’a commencé la crise financière de 2008 dans la mesure où
les emprunteurs ont été dans l’incapacité de rembourser.

Chapitre 2. Les opérations financières les plus usitées

Section 1. Le Crédit

Base de la matière : Loi n°003/2002 du 02 février 2002 relative à l’activité et au contrôle des
établissements du crédit.

Paragraphe 1. Notion

Le crédit est tout acte par lequel une personne agissant à titre onéreux s’engage de mettre ou
promet de mettre des fonds à la disposition d’une autre personne ou encore prend l’engagement
dans l’intérêt de cette personne par signature tel qu’un aval, un cautionnement ou une garantie.

En effet, le crédit suppose les éléments suivants :

- Le temps qui sépare la remise des fonds de la restitution ou du remboursement,

- La confiance dans le remboursement ultérieur et

- Le risque couru par le dispensateur du crédit.

Dès lors, il est conseillé à toute personne souhaitant obtenir un financement d’inspirer confiance et
de solliciter un temps nécessaire pour rembourser sans être dans un cycle d’endettement.
Cependant le dispensaire du crédit court un risque de l’insolvabilité éventuelle de l’emprunteur.

Paragraphe 2. Catégorie des crédits

Dans la mesure où le crédit est la technique la plus usitée pour obtenir un financement, le crédit se
réalise de quatres manières ci-après :

- Le prêt simple à intérêt : par cette méthode on remet un montant pour une période donnée appelé
Maturité au terme de laquelle le principal est remboursé, augmenté d’un intérêt.

- Le crédit à versement constant ou en mensualité ou à nuitée fixe : Par cette technique l’emprunteur
effectue une série de versement qui correspondent au remboursement du principal et aux intérêts à
chaque période. ( Par mois ou par année )

En RDC c’est le mode préféré par les institutions financières car considéré comme rassurant le
remboursement total à l’échéance.

- L’obligation classique : Par cette méthode, on prévoit le paiement annuel d’un montant fixe
correspondant aux intérêts jusqu’à la maturité du crédit et le remboursement du principal à
l’échéance. Le montant principal est autrement appelé valeur faciale alors que les intérêts sont
qualifiés de coupon.

By CM
À ce titre, le crédit peut-être obtenu soit à taux nominal ou taux du coupon soit à zéro coupon.

- L’obligation zéro coupon : elle est émise à un prix inférieur à sa valeur faciale et ne verse pas
d’intérêt. Il faut remarquer que ces 4 types d’instruments de crédit prévoient des paiements à des
moments différents ce qui rassure l’emprunteur.

Section 2. La souscription à des nouvelles émissions, le dépôt, le placement et l’achat des valeurs
mobilières

Paragraphe 1. La souscription à des nouvelles émissions

Par cette technique, les agents économiques participent dans les nouvelles affaires, dans les
nouveaux projets soit en consentant des prêts à long terme à leurs filiales soit en participant à la
constitution du capital social d’une entreprise, d’une société à créer ou créee. Cette opération qui
donne des moyens financiers aux bénéficiaires du prêt permet également au souscripteur de gagner
des dividendes, des plus values voir même des avantages commerciaux et industrielles par moment
considérable.

Paragraphe 2. Le placement

Le placement est souvent consacré dans la loi n°003/2002, dans la loi n°18/027 relative à la BCC, la
loi fixant les règles relatives au régime général de sécurité sociale et même dans les status, dans les
décrets qui organisent les établissements publics mais sans pour autant être défini.

Pour la doctrine, le placement est une procédure d’acquisition des valeurs mobilières. Dans la
pratique, il s’agit de l’ordre donné à un professionnel de la finance de trouver des souscripteurs, des
emprunteurs avec ou sans garantie. Lorsque le placement est garanti, le professionnel prend
l’engagement que un montant fixe sera souscrit par les emprunteurs et à défaut lui-même va acheter
le titre concerné. Dans les économies Organisées, le placement est l’activité principale des banques
d’investissement.

Dans le cas d’un placement non garantie, il est passé simplement un contrat de mandat sans garantie
de bonne fin.

Paragraphe 3. Le dépôt

La mobilisation de l’épargne est mieux réalisée par la réception et la collecte des fonds du public.
Cette opération a lieu par l’inscription en les livrent d’une banque commerciale agréée par l’autorité
publique.

Ainsi donc la population active doit éviter la théorisation, leurs fonds devant être gardés en banque.
En RDC, la culture de l’épargne fait défaut, la population se méfiant totalement du banquier.

Paragraphe 4. L’achat des valeurs mobilières

Les valeurs mobilières sont des titres émis par les sociétés de capitaux ( société par actions et société
anonyme ) même si la pratique d’achat de ces titres a un champ très limité, il reste vrai que leur offre
est encore plus active. En effet, les entreprises et les sociétés se permettent d’émettre des titres
cessibles et transmissibles chaque fois qu’elles sont en bonne santé financière.

Ces titres sont vendus à travers le monde comme on le ferait pour les biens meubles.

Section 3. Le crédit-bail

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Il faut noter que le crédit-bail est une location en moyen terme des biens d’équipement par un
entrepreneur qui décide de louer lesdits équipements au lieu de les acheter. En effet, le crédit-bail
suppose au préalable un contrat de vente des biens à louer entre un fabricant et un organisme
financier spécialisé ( Crédit-baileur ) qui va faire louer les biens achetés à une tierce personne qui n’a
pas des moyens suffisants pour s’en approprier ( Crédit-preneur ). Le crédit-bail met donc 3
personnes en présence.

- Un crédit-preneur ( qui a besoin d’un bien mais sans moyen ),

- Une institution financière, Crédit-baileur ( qui achète les biens à faire louer ) et

- Un fabricant ( qui fabrique le bien selon les conditions et les attentent du crédit-preneur.

Cependant, il y a aucune relation directe entre le crédit-preneur et le fabricant.

Il s’agit donc d’une location avec option d’achat moyennant paiement de loyer à des périodes
convenues et possibilité d’acquérir le bien, d’acheter le bien louer à un prix résiduel.

Pour sécuriser les parties, il est utilisé deux formules pour exécuter le contrat de crédit-bail. Pour la
première méthode, pendant la première période qui dure 4 ou 5 ans, le contrat de bail n’est pas
résiliable. Cette période est considérée comme celle du bail irrévocable. Pendant la deuxième
période qui peut durer de 3 à 5 ans, le bail a des loyers faibles et le contrat est résiliable chaque
année mais il est renouvelé par tacite reconduction.

Pour la deuxième méthode, le contrat ne concerne que la période d’une durée de 3 à 5 ans où la
location est irrévocable et l’expiration de cette période l’utilisateur peut restituer le matériel, le bien,
l’équipement, l’acheter à un prix fixé ou le louer de nouveau pour une durée de 3 ans avec un loyer
moins élevé.

Le crédit-bail peut-être mobilier ou immobilier selon la nature du bien objet de la transaction. Celui
immobilier a une durée qui varie de 10 à 25 ans. Dans tous les cas, le crédit-bail doit faire l’objet
d’inscription au RCCM du ressort du crédit-preneur.

En RDC, c’est depuis 2015 que la loi n°15/003 du 12 février 2015 relative au crédit-bail a transposer
les dispositions de l’acte uniforme du 15 décembre 2010 de l’Ohada portant sur le droit commercial
plus que colonel ( Général ). Le Crédit-bail tire ses origines aux États-Unis d’Amérique où il est appelé
Leasinng activités réalisées par The Finance’s company.

Section 4. Le change

Organisé par règlement de la BCC, le change est une opération réservée aux personnes morales de
droit Congolais autre que les établissements de crédit appelés Bureaux de Change agréé par la BCC.

Le Change a été possible dès les années 1816 quant la France et l’Angleterre avait défini leur
monnaie par une loi en déterminant leurs valeurs officielles.

Il permet les échanges entre États toutes les monnaies étant convertible. Le change peut-être tiré
manuel et scripturale. Le change Manuel est celui par lequel l’opérateur procède manuellement à la
conversion d’une monnaie contre une autre. Le change tiré se réalise sur un marché de change
organisé. Il est le fait des virements d’un compte vers un autre par les banques.

Le change scripturale se réalise par un jeu d’écriture pour le dénouement d’une opération relative au
commerce international. Il vient dématérialiser la lettre de change qui mettait en relation des
banques correspondantes.

By CM
En RDC, le change est une activité encadrée par les pouvoirs publics. En effet, les bureaux de change
sont libres de fixer le taux, le cours d’échange mais en référence des taux auto-publié
quotidiennement par la BCC.

Chapitre 3. Les garanties sur les marchés financiers

Elles sont exigées par les agents financiers fourni par les différents agents économiques et par l’État.

Section 1. Les garanties fournis par les opérateurs de marché

Pour faciliter la circulation des capitaux, les professionnels de la finance accordent le crédit
documentaire et bien d’autres garanties afin d’une bonne fin de transactions.

Paragraphe 1. Le crédit documentaire

C’est une opération qui permet le financement et qui garantit l’opération moyennant les documents
qui certifies le paiement et la livraison de la marchandise. En effet, un importateur donne l’ordre à
son banquier de payer son fournisseur si ce dernier lui remet les documents relatifs en la transaction
et qui rassure la livraison.

Le fournisseur a son tour demande à son banquier de s’assurer du paiement afin de procéder à la
livraison des marchandises. Les deux banques vont faire usage de la lettre de change ou du change
scripturale au vue des documents commerciaux de l’opération. En réalité, l’importateur n’a pas payer
l’opération commerciale avec ses fonds mais Bien avec les fonds de son banquier qui a également
fourni la garantie en procédant au paiement du prix concerné.

Paragraphe 2. Les autres formes de garanties fournies

A. La garantie de paiement : la banque peut prendre l’engagement de garantir le paiement sans pour
autant émettre un crédit documentaire.

B. La garantie de cohésion : Pour permettre à un conglomérat d’exécuter efficacement un contrat par


chacune des entreprises concernées, il est organisé une garantie de cohésion par les banques
commerciales.

Ce qui permet aux entreprises de différentes nationalités d’exécuter chacune à son tour et sans
bloquer les autres les tâches leurs assignés.

C. L’avale ou l’acceptation bancaire : les banques s’engagent à payer à la place du débiteur en cas de
défaillance de celui-ci.

D. La garantie de remboursement : En assurant la domiciliation de l’opération financière, la banque


peut rassurer le prêteur que le remboursement se réalisera.

Section 2. Les garanties fournies et exigées aux différents agents économiques

Paragraphe 1. Le cautionnement

Le cautionnement est une sûreté personnelle organisée par le droit commun, il s’agit d’un
engagement prit par une tierce personne au contrat qui rassure le créancier du paiement au cas où le
débiteur n’y arrive pas. Cependant, il est exigé l’acceptation du créancier.

Paragraphe 2. Les hypothèques

Il s’agit d’un contrat conclu entre le créancier hypothécaire et le constituant qui peut-être un
débiteur ou un tiers conformément aux dispositions de l’art. 8 du CCLIII.

By CM
En RDC, l’hypothèque est la garantie la plus usitée dans la mesure où le bien grevé d’hypothèque
reste immobile et ses modifications doivent-être signalées à l’autorité publique. Ainsi, l’hypothèque
doit faire l’objet d’enregistrement sur le titre de l’immeuble et dans le registre de l’autorité qui avait
établi et délivré le titre

Concerné. Le contrat d’hypothèque rassure donc le prêteur du remboursement certain par


l’emprunteur car à défaut de paiement le bien hypothéqué sera vendu et le prêteur payé à
concurrence due.

Paragraphe 3. Le gage des espèces et des biens corporels

Il peut être exigé à l’emprunteur de mettre à la disposition du prêteur une somme d’argent ou un
bien corporel.

Paragraphe 4. Le nantissement du compte bancaire des valeurs mobilières et de tout autre titre
financier

Pour garantir le remboursement, il peut être convenu de mettre à la disposition du prêteur, du


créancier les comptes bancaires dans lesquels l’opération a été domicilié. Il peut également s’agir des
titres qui représentent les capitaux pourvus qu’ils soient détenus par un intermédiaire financier.

Section 3. La garantie fournie par l’État

Dans son rôle d’encadreur des opérations financières, l’État doit permettre le remboursement ou les
retraits des fonds dans les systèmes financiers par les personnes concernées.

Ainsi, pour parer ( ou faire face ) à la possibilité de défaillance il est organisé dans les économies
Organisées un fond de garantie. Il s’agit d’une cagnotte constituée des contributions des institutions
financières et autres intervenants pour désintéresser le moment venu le créancier d’un opérateur
financier défaillant en difficulté. Ceci permet d’éviter l’effet de contagion dû à la rué bancaire
provoqué par la peur des épargnants dans un contexte d’incefinancie. En Europe cette contribution
est de 100 milles euros par an par opérateurs financiers.

L’intervention du fond est actionné de commun accord entre les pouvoirs publics et les opérateurs
financiers.

Titre 3. Les opérateurs des marchés financiers

Les capitaux circulent grâce à l’intervention des professionnels.

Il faut noter qu’à travers le monde là où les trois volets des marchés sont organisés, nous trouvons
les prestataires des services d’investissement comme opérations des marchés. Il s’agit des
établissements de crédit, des organismes de gestion de portefeuille, des institutions financières qui
gèrent les organismes de placement collectifs des valeurs mobilières et bien d’autres services visant
la canalisation des capitaux.
En RDC où le marché est essentiellement monétaire, seuls les établissements de crédit assurent la
fonction des prestataires de services d’investissement. Cependant, sa législation prévoit des
structures à statut légal particulier don’t la mission est entre-autre assurer la circulation des capitaux.

Chapitre 1. Les Établissements de crédit

Section 1. Notion et catégorie


Paragraphe 1. Notion

By CM
En RDC, les établissements de crédit ont connu une évolution à dent de
Leurs statuts a évolué dans le temps jusqu’à atteindre le statut de maturité qui met l’accent sur la
spécialisation.
Depuis 2002 par la loi n°003/2002 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit, les
intermédiaires financiers sont agréés selon l’objet social.
Est Établissement de crédit une personne morale qui effectue à titre de profession habituelle les
opérations de banque.
Les opérations de banque comprennent :
- La réception et la collecte des fonds du public,
- Le crédit,
- Le paiement et la gestion des moyens de paiement.

Sont considérés comme moyens de paiement, les instruments qui permettent de transférer les
fonds. Il s’agit des billets de banque, des chèques, du porte-monnaie électronique, cartes de
paiement ou de crédit, ordre de virement bancaire ainsi que les avis de prélèvement.
Il est à noter que le principe en la matière est que les établissements de crédit ont le monopole
d’exécuter, d’effectuer, de réaliser les opérateurs de banques Ainsi, il est interdit à toute personne
qui n’est pas établissement de crédit d’effectuer les opérations de banque à titre habituel. De même
il est interdit de recevoir des fonds du public si on n’a pas été agréé comme Établissement de crédit.
Par ailleurs, on ne peut pas se prévaloir de la qualité d’établissement de crédit ni créer l’apparence
de cette qualité en utilisant le vocable banque, banquier, coopérative d’épargne, caisse d’épargne et
autres si on n’a pas été agréé comme Établissement de crédit etc.
Cependant, cette interdiction ne concerne pas les entreprises de la mouvance du trésor comme la
direction générale du trésor, la banque centrale, la poste et leurs dépendances.
Paragraphe 2. Les catégories
En RDC, les établissements de crédit sont répartis en 5 catégories, à savoir :
- La banque,
- Les coopératives d’épargne et crédit,
- Les caisses d’épargne,
- Les institutions financières spécialisées et
- Les sociétés financières

A. La banque : c’est la forme des établissements de crédit qui effectue de façon cumulative les
trois catégories d’opérations de banque.

En RDC, la banque a été installé pour la première fois en 1909 appelé banque du Congo belge.
Actuellement la RDC compte 17 banques seulement.
S’agissant de la forme, la banque doit être une société commerciale jadis par actions et depuis
l’adhésion de la RDC à l’ohada Société anonyme ( SA ).
Cette société doit avoir un capital minimum déterminé par la BCC ( banque centrale du Congo ) et
obtenir l’agrément de cette dernière. La demande d’agrément doit comprendre :
- Les statuts authentiques rédigés en français,
- La liste des actionnaires et dirigeants,
- Les prévisions d’activité d’implantation et d’organisation,
- Les détails des moyens techniques et financiers que l’établissement va utiliser et
- tous les autres éléments permettant à la BCC de décider en Connaissance des causes.

By CM
Pour décider, la BCC doit assurer non seulement un contrôle de légalité mais également et surtout un
contrôle d’opportunité quant bien même la banque a rempli les conditions légales son installation
doit favoriser le développement socioéconomique.
Ainsi, le lieu d’implantation doit-être orienté par l’État afin de favoriser la circulation des capitaux.

B. Les caisses d’épargne : la RDC n’a connu qu’une seule caisse d’épargne à savoir la CADECO (
caisse d’épargne du Congo ) Pour être agréé d’épargne la société concernée doit répondre
aux principes de spécialisation en faisant le choix que d’une seule opération de banque à
savoir la réception des fonds du public. L’exercice d’une autre opération des banques doit
être effectué de façon subsidiaire par la BCC.

C. Les coopératives d’épargne et de crédit : Cette forme d’établissement de crédit est régie
outre la loi n°003/2002 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit par la
loi n°002/2002 du 02 février 2002 portant dispositions générales applicables aux
coopératives d’épargne et de crédit. Le Coopec sont spécialisées dans la collecte de l’épargne
des membres et l’octroi des crédits à ces derniers. L’objectif est l’entraide mutuelle et
l’assistance aux membres.
La RDC a connu plus de 90 Coopec don’t le fonctionnement a donné un bilan mitigé, la plus part
d’entre elles disparaissent quelques mois ou quelques années après leurs installations et beaucoup
des membres de ces Coopératives se retrouvent plus pauvres qu’avant.

D. Les institutions financières spécialisées : il s’agit des établissements de crédit à qui l’État a
confié une mission d’intérêt générale. C’est cette catégorie d’établissement de crédit qui est
utilisé pour le fonctionnement du marché du crédit, du marché à moyen terme.
Dans l’histoire de la RDC, nous pouvons citer les fonds du bien-être indigène, le fond d’avance qui
ont permis à la colonie de fournir les biens nécessaires pour satisfaire les besoins sociaux de base.
C’est également le cas des offices des cités africaines créées en 1952 pour assurer les opérations de
crédit-bail, il peut également être cité l’Office national de logement ( ONL ) créé en 1965 pour
remplacer l’Office des cités africaines. La caisse nationale des crédits immobiliers, créée en 1971
pour permettre l’acquisition des logements sociaux.
À ce jour, il existe au ministère de l’urbanisme et habitat des structures qui pouvaient être agréées
comme institutions financières spécialisées, elles sont malheureusement des établissements publics
don’t les missions sont celles de l’ONL et de l’ancienne caisse nationale de crédit s immobiliers.

E. Les sociétés financières : Comme pour les institutions financières spécialisées, les sociétés
financières ne peuvent recevoir des fonds du public que si elles sont autorisés par la BCC à
titre accessoire.
Par le passé, il a existé le crédit foncier africain créé en 1949, le crédit hypothécaire d’Afrique créé
également en décembre 1949 même si après les indépendances ses activités se sont arrêtés en 1978.
À partir des années 70 ( 1970 ), la RDC a créée la société financière de développement don’t l’objet
est de concourir au développement économique en favorisant la création, l’extension ou la
modernisation des entreprises et sociétés privées, industrielles ou autres établies en RDC.
Depuis sa création, la SOFIDE n’a pas atteint son objectif et ses activités ne se font pas sentir dans le
vécu quotidien des Congolais.

Section 2. Caractéristiques du fonctionnement des établissements de crédit en RDC


La RDC reste un cas particulier avec un système financier en mal de fonctionnement.

By CM
1° Les banques de dépôt restent trop peu liquide et incapables de mobiliser l’épargne. Si les banques
sont en nombre insuffisant leurs implantations ne couvrent pas l’étendue du territoire national.
2° le système bancaire Congolais souffre du problème du filialisme bancaire. En effet, en imposant
aux sociétés bancaires d’avoir un actionnaire de référence qui doit-être nécessairement une
institution financière, la RDC n’a que des filiales de banques étrangères. Ainsi toute les banques
installées en RDC sont contrôlées, détenues par des étrangers qui détiennent la majorité des
capitaux.
3° les banques congolaises sont installées en majorité à plus de 90% à Kinshasa, à Lubumbashi, à
Goma et à Matadi de sorte que la grande partie du territoire national ne connais pas des activités
bancaires dès lors la circulation des capitaux et des richesses se réalisent uniquement dans ces 4
villes.
4° La législation minière et des hydrocarbures instituent la fuite des capitaux dès lors qu’elle
consacre la possibilité pour les exploitants de garder dans un compte à l’étranger 60% des capitaux
résultants de leurs exportations et de ne rapatrier les 40% en RDC que pour le besoin de leurs
trésoreries.
5° les coopératives d’épargne et de crédit ont appauvri d’avantage les membres. En effet, celles qui
ont fait crédit aux membres n’ont pas organisé un accompagnement afin que les bénéficiaires inities
des projets rentables qui rapporte Revenu permettant le remboursement et une vie meilleure
qu’avant. Par ailleurs d’autres ont disparus avec les cotisations des membres qui ne peuvent pas
retirer leurs mises.
6° le crédit à long terme en faveur des agents économiques autres que l’État s’effectue depuis
toujours de gré à gré entre personnes qui se connaissent au point que les richesses de la RDC sont
détenues par 300 familles. Le marché à long terme qui permet les investissements de grande
importance ouvert au public n’est pas toujours Organisé par une loi selon les standards
internationaux.

Chapitre 2. Les institutions d’épargne contractuelle et à statut légal spécifique de la RDC

Section 1. Les institutions d’épargne contractuelle


Il s’agit des institutions financières auxquels des fonds sont apportés régulièrement en exécution
d’un contrat à moyen ou long terme. Dans cette catégorie sont rangés les compagnies d’assurance,
les fonds de pension et les organismes de sécurité sociale.
Les entreprises d’assurance se font remettre des fonds au titre de prime d’assurance devant couvrir
les incidents éventuels, les évènements heureux ou malheureux qui peuvent subvenir dans la vie des
assurés.
La vie moderne connait beaucoup d’aléa qu’une personne ne peut supporter seul, elle recours ainsi à
l’intervention d’une tierce personne afin de faire face aux besoins en capitaux à l’arrivée dudit
événement. Les primes d’assurance versés par le grand nombre des assurés ne seront dépensés
éventuellement qu’en faveur de certains d’entre eux sinistrés. La masse importante des capitaux est
ainsi disponible auprès des assureurs qui apparaissent ainsi comme des grands pourvoyeurs des
capitaux sur les marchés financiers.
Cependant, les compagnies d’assurance sans être établissement des crédits doivent faire Rapport à
la banque centrale du Congo comme le ferait les établissements de crédit.
Elles sont également tenues d’obtenir des autorisations de la BCC pour certaines opérations liées à
leurs activités et à leurs fonctionnements.
En dehors des compagnies d’assurance nous avons des fonds des pensions.
Il s’agit des institutions financières organisées sur base d’une entreprise où d’un secteur qui propose
le versement des pensions des retraites en échange des cotisations durant la vie active.

By CM
Dans la mesure où les cotisations de tous les concernés ne sont pas utilisées immédiatement en
faveur de tous ceux qui ont cotisé, il se dégage des sommes importantes détenues par ces
organismes de pension et qui peuvent-être utilisés sur les marchés financiers. C’est pourquoi les
organismes de retraite sont à statut privé dans tous les Etats à économies Organisées.

En RDC, la caisse nationale de sécurité sociale ( CNSS ) et la caisse nationale de sécurité sociale des
agents publics ( CNSSA ) restent des organismes et établissements publics détenus et organisés par
l’État Congolais. On peut comprendre pourquoi ils ne sont pas pourvoyeurs des capitaux sur le
marché quand bien même l’INSS devenu CNSS a toujours été actionnaire pour appeler à participer, à
financer dans des projets comme la FIKIN, le Grand hôtel Kinshasa et récemment Congo Airways.

Section 2. Les institutions financières à statut légal Spécifique de la RDC


Alors qu’elles sont institutions financières par leur objet, le statut de certaines structures congolaises
confèrent une autre nature juridique.
C’est le cas du fond de promotion de l’industrie, de la caisse nationale de sécurité sociale des agents
publics de l’État, de la Sonas etc.

Paragraphe 1. Le FPI ( Fond de promotion de l’industrie )


Le FPI a été créé en 1979 avec pour objet social financer le développement industriel du pays. Pour
se faire, il lui a été doté une source de financement constituée de la subvention de l’État et d’un
prélèvement parafiscale sur les biens importés et produits localement.
Le FPI est donc une institution qui ne peut pas manquer les capitaux disponibles.
Cependant, au lieu d’être une banque d’investissement ou une société financière, le FPI est un
établissement public c’est-à-dire un prolongement de l’administration du ministère ayant l’industrie
dans ses attributions. Il subi une tutelle qui suppose des autorisations préalables, des oppositions et
des avis du ministre de l’industrie.

Paragraphe 2. La caisse nationale de sécurité sociale


Depuis 1961, cette caisse est un établissement public qui organise avec un monopole la retraite de la
population congolaise. Le bilan de ses activités reste mitigé car la plupart de ceux qui ont cotisé
pendant leur activité n’est pas prise en charge le moment voulu.
Elle est supposé détenir des capitaux considérables dans la mesure où le Code du travail et la loi
relative au régime général de sécurité sociale oblige tout travailleur à cotiser auprès de la CNSS et
depuis 2016 elle peut également recevoir les cotisations des professions libérales ou des
professionnels indépendants ( les avocats et tous ceux qui sont organisés en ordre ).

Paragraphe 3. La Sonas
La Sonas est l’ancêtre des assurances en RDC. Créée en 1966, la Sonas a bénéficier du monopole
jusqu’en mars 2016 date d’entrée en vigueur de la loi du 17 mars 2015 pourtant code des
assurances.
Jusqu’en 2015 la Sonas est restée dans le fourtout appelé entreprise publique et le bilan de ses
activités reste à désirer.
De 2016 à ce jour, quelques 6 Entreprises d’assurance se sont installées pour faire concurrence à la
Sonas. Cependant, la Sonas continue à bénéficier de la force publique pour imposer à la population
de souscrire à la police d’assurance chez elle. C’est comme par exemple l’imposition de payer
immédiatement la prime d’assurance lors du paiement de la plaque d’immatriculation.
Section 3. Les institutions de microfinance

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Depuis 2011, la RDC a voulu prendre en compte une partie de la population qui est exclue du
système bancaire classique.
Ainsi les institutions de microfinance sont appelées à exercer leurs activités afin de lutter contre la
pauvreté en accordant des crédits aux vulnérables.
Elles sont réparties en institutions de microfinance et en société de microfinance.
Ils ne peuvent pas faire la mobilisation de l’épargne ou l’ouverture des comptes mais autorisées à
octroyer des micro-crédit à la clientèle.
La deuxième catégorie est celle des sociétés de microfinance qui doivent revêtir une des formes de
société commerciale à savoir, la société à responsabilité limitée et la société anonyme avant la
demande d’agrément par la BCC. Cette catégorie est autorisée à collecter les fonds du public et à
octroyer des micro-crédit.
La loi du 15 septembre 2011 consacre la possibilité qu’une entreprise de micro-crédit de transforme
en société de microfinance conformément au droit des sociétés avant la demande d’agrément.
Il faut noter que le bilan des activités de ces institutions reste largement négatif car il est difficile de
recenser la population qui a quitté l’étape de pauvreté pour une vie meilleure qu’avant.

Section 4. Les messageries financières


Il s’agit des structures autres que les banques agréées par la BCC don’t l’objet est effectué des
transferts des fonds en l’état sans déplacement physique desdits fonds. Elles sont tenues d’être
enregistrées au RCCM et avoir des statuts qui mentionnent tout comme le RCCM que cette personne
morale ne va assurer qu’uniquement que l’activité de transfert des fonds des donneurs d’ordre.

Les messageries financières sont subdivisées en 2 catégories :


- La catégorie A qui concerne que celles qui opèrent uniquement sur le territoire national,
- La catégorie B qui vise celles qui opèrent sur le territoire national et avec l’étranger,
Pour obtenir l’agrément, outre les éléments constitutifs du dossier l’impétrant doit payer les frais
administratifs et les frais d’agrément.
Ces frais sont de 5 milles USD pour les messageries qui opèrent sur le territoire national et 20% des
frais administratifs au titre de frais d’agrément auxquels s’ajoute 20% de ces frais au titre de frais
d’agrément. Pour la deuxième catégorie les frais sont de 10 milles dollars majoré de 20% desdits frais
administratifs au titre de frais d’agrément.
De tout ce qui précède, la BCC ne donne son agrément que pour une adresse précise et en cas d’ajout
d’autres bureaux la messagerie financière doit réintroduire la demande d’agrément pour la nouvelle
implantation. Ce qui permet à la banque centrale de contrôler le flux financier. Cependant, à
l’ouverture d’une extension le requérant ne peut verser que 50% des frais versés pour la demande
initiale et 30 % des frais administratifs de la demande principale.
Tenant compte de la réglementation de change et de la loi de 2004 relative à la lutte contre le
blanchiment des capitaux le transfert visé vers l’étranger ne peut dépasser un montant global
équivalent à 10 000 $.
Section 5. Les institutions de Bretton Woods
Il s’agit des institutions nées des accords de Bretton Woods de 1944 à New transfir aux États-Unis à
savoir :
- Banque mondiale ( BM ),
- Banque internationale pour reconstitution et le développement mieux connu sous le nom du groupe
de la banque mondiale ( BIRD ) et
- Le fond monétaire international ( FMI )

Paragraphe 1. Le groupe de la banque mondiale

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Ce groupe est composé de 4 institutions :
- La BIRD don’t la vocation de mobiliser l’épargne privé en faveur des projets de développement
qui bénéficie du soutien et de la garantie des États où il se réalise.
La BIRD a été créée afin de reconstruire l’Europe qui a été dévasté par la guerre. Elle est partie du plan
Marchal, un américain qui avait proposé des nouveaux mécanismes de mobilisation des fonds afin de
réaliser des projets avant même d’en payer le prix.
Avec l’arrivé des nouveaux États, la BIRD a initié la création des deux filiales à savoir : la société
financière internationale en 1956 et l’association internationale de développement en 1960.
- La société financière internationale ( SFI ) a pour mission de favoriser les investissements
privés dans les pays en développement sans exiger la garantie financière des États où ces projets se
réalisent. Autrement dit elle intervient en faveur des entreprises privées des États membres.
Dans la pratique, son intervention exclu le recours à la monnaie fiduciaire, le bénéficiaire ne pouvant
recevoir que les équipements ou matériels souhaités ou tout au moins les écritures en les livrent d’une
banque choisie.
- L’association internationale de développement ( IDA ) don’t l’objet est la mobilisation des fonds
publics ou des États en vue de réaliser des projets de développement en faveur des pays qui ne sont
pas en même de supporter les conditions de prêts de la BIRD. Dans la pratique, elle a institué des droits
de tirages spéciaux qui sont des allocations périodiques auxquels les États donateurs souscrivent afin
d’intervenir en faveur des États demandeurs.
- l’agence multilatéral de garantie des investissements ( AMGI ) qui a pour mission de promouvoir les
prises de participation et les investissements directs étrangers dans les pays en développement en
offrant aux investisseurs une garantie contre les risques non commerciales.
Le groupe de la banque mondiale est considéré comme un des acteurs majeurs dans la mobilisation
des ressources. Cependant, les conditionalités qui accompagnent l’octroi de crédit font que son
intervention accentue la pauvreté dans les pays concernés.
- Le FMI, il est la réponse au plan de l’américain B. WHITE qui préconisait une structure financière
d’assistance mutuelle fondée sur une caisse commune c’est-à-dire la mise en place d’une cagnotte
disponible. Et la banque mondiale était la réplique ( la réponse ) au plan du Britannique John MÉNARD
KEYNES qui proposait la mise en place d’une super banque avec une monnaie universelle afin de bien
surveiller les créanciers et les débiteurs. Le FMI a trois visages :
- Celui d’un corps des règles de conduite qui s’imposent aux États membres,
- Celui d’une institution financière qui dispose des ressources misent au service des États dans un esprit
de solidarité internationale et
- Celui d’une organisation internationale habilitée à prendre des décisions à caractère obligatoire et à
poser des actions de gestion.
Il a institué la technique des côtes parts qui déroge au principe d’égalité des États membres des nations
unies. En effet, chaque État a le nombre des voix correspondant à ses cotisations. Le principe un État
une voix n’est pas d’application lors de la prise des décisions par l’organe suprême du Fond monétaire
international. Pour rappel les États-Unis d’Amérique contribut à près de la moitié au change de la FMI.
Le FMI reste l’organe à titré en matière de coopération monétaire don’t l’objectif est de faciliter les
conversions de monnaie et par conséquent les échanges internationaux. Le FMI est l’une des
institutions spécialisées des nations unies qui facilite la circulation des capitaux même si son
intervention dans l’unité des comptes DTS ( Droit des tirages spéciaux ) se réalise sous condition.
Ces conditions portent sur la fixation du montant des côtes part allouées aux membres aux modalités
de leurs versements, sur les délais de déclaration d’une parité de la monnaie sur la date, à laquelle les
transactions de change pourront se réaliser avec le FMI.
Il est d’une obligation générale aux États de donner au FMI tous les renseignements et informations
don’t il pourrait avoir besoin. Ce n’est qu’à l’accomplissement de ces conditions qu’on peut obtenir

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l’accompagnement de cette institution. Il faut noter qu’en bien même institution spécialisée des
nations unies cette dernière n’assure pas un contrôle sur les activités du FMI. L’ ONU peut, tout de
même exercer un contrôle sur sa gestion financière propre. Cette position privilégiée fait du FMI un
sous-entendu ou sous-ensemble de l’organisation mondiale du commerce ( OMC ) au point que la
délimitation des compétences entre l’OMC et le FMI est très réduite. Les États ne peuvent demander
des fonds au FMI que s’ils prouvent qui les ont chercher partout et n’en ont pas trouvé.
Ils doivent également s’engager à respecter le code de bonne conduite. Dans la pratique le FMI
intervient sous forme de prêt accordé aux pays membres en proie à des problèmes de déficit
budgétaire.
Il faut rappeler que depuis 1962 la grande Bretagne a asséché la caisse du FMI qui lui avait accordé un
prêt de 1 500 000 000 USD et 500 000 000 USD en 1962 montant correspondant à son capital social.

Titre 4. La régulation des marchés financiers

Chapitre préliminaire. Etat de la question au niveau l’international

Afin d’une transparence, la régulation doit impliquer les professionnels de la finance, les pouvoirs
publics et les consommateurs des services financiers.
L’idée est d’avoir un contrôle mutuel des différents agents économiques ainsi, la régulation suppose
le contrôle, l’encadrement et la surveillance des mouvements de capitaux et des organismes par
lesquels ces mouvements se réalisent. Dès lors, le contrôle, l’encadrement et la surveillance sont à
considérer comme des tâches spécifiques mais cumulatives.
C’est pourquoi, le contrôle est assuré par un organisme composite où se retrouve les délégués de tous
les trois pouvoirs de l’État, les délégués du ministre de finances et de l’économie, les experts
indépendants choisis sur base de leurs connaissances techniques en matière monétaire, financière et
Juridique ainsi que les délégués des épargnants sous la présidence de l’autorité monétaire (
Gouverneur de la BCC ). C’est dans ce cadre qu’il est institué dans les pays à économie organisée
l’autorité de contrôle prudentiel don’t la mission est d’accord l’agrément aux professionnels du
système.
De ce fait, cette autorité doit être adossée à la banque centrale ou l’autorité monétaire. Qui doit abriter
le bureau permanent et disponibiliser un personnel restreint pour des tâches administratives.
Pour un bon fonctionnement des marchés, la tutelle est confiée à un autre organisme composite
appelé autorité des marchés financiers dans lequel le gouverneur de la banque centrale assure la vice-
présidence.
Cette autorité a le pouvoir disciplinaire et administratif à l’égard des tous les intervenants sur les
marchés. Elle exerce également un pouvoir répressif. Par ailleurs, le ministre des finances est
responsible du troisième organisme qui doit veiller sur les crises financières éventuelles en procédant
à des analyses sur les risques auxquels s’expose tous les systèmes financiers. Il s’agit du conseil de
régulation financière et du risque systémique. Cet organe présidé par le ministre des finances assisté
de l’autorité monétaire et composé de quelques 7 ou 8 membres issus de l’autorité des marchés
financiers et de l’autorité de contrôle prudentiel ainsi que de trois experts désignés par le ministre des
finances en raison de leurs compétences en matière monétaire, financière et économique.
La situation de la RDC est loin d’être celle-là.

Chapitre 2. La BCC organisme directeur des marchés en RDC


Section 1. Historiques
Historique de la BCC égale historique de la naissance du droit financier en RDC.
Section 2. Missions de la BCC et techniques utilisées pour réguler les marchés

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Paragraphe 1. Missions
Base de la matière : art. 176 de la constitution.
La BCC depuis 1957 l’organisme directeur des mouvements de capitaux et contrôle le comportement
des organismes par lesquels ces mouvements ont lieu. C’est pourquoi, elle est l’institut d’émission car
elle doit tout mettre en œuvre pour satisfaire la demande tant individuelle que collective de la
monnaie.
Dans ce cadre elle doit veiller sur la stabilité interne et externe de la monnaie don’t l’objectif principal
est la stabilisation du niveau général des prix.
Pour atteindre cet objectif, c’est elle qui garde les fonds de l’État et ses déménagements. Pour se faire,
elle tient le compte général où sont logés les avoir de l’État et ses démembrements. C’est à ce titre
qu’elle ouvre des comptes à travers le pays en créant des directions provinciales des agences
autonomes ou en ayant des comptes ( sous-comptes du trésor ) dans les banques agréées ou autres
institutions.
En outre, il lui revient de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire. De même pour mieux
exécuter la politique monétaire la BCC reste l’autorité de contrôle prudentiel.
En effet, c’est elle qui contrôle en amont ( accorde l’agrément ), elle reçoit les rapports chaque année
d’activités des institutions financières ( Contrôle pendant les activités ) et reste là seule personne
attitrée pour constater la cessation des activités d’une institution financière ( contrôle d’après ).
En fin, la BCC doit conseiller utilement le gouvernement en matière monétaire, économique et
financière. De ce point de vue, le gouvernement doit requérir préalablement les avis de la BCC dans ce
domaine.
Paragraphe 2. Les techniques utilisées pour réguler les marchés
Pour accomplir sa mission en toute indépendance, la BCC utilise les techniques suivantes :
A. La politique des ré-escomptes et des avances
En effet, la BCC doit fixer par trimestre le montant que les banques commerciales peuvent accorder à
la clientèle au titre de crédit montant que la BCC va rembourser auxdites banques avant que la clientèle
ne rembourse. Cette politique permet d’encourager le crédit et de contrôler la question des taux
d’intérêt appliqués par les banques commerciales à la clientèle.
S’agissant des avances à l’État, le principe est que la banque centrale ne doit pas imprimer la monnaie
de toute pièce afin de faire des avances à l’État qui n’a rien mit dans ses comptes. À ce titre, beaucoup
pensent que la BCC ne doit pas faire des avances à l’État c’est ce qui ressort de la loi relative à la BCC
Ainsi que de la loi de 2011 relative aux finances publiques qui précise en son article 16 qu’il est interdit
le recours aux avances de la BCC tant pour le pouvoir central que pour la province et l’entité territoriale
décentralisée. Cette position ignore le fait que l’État est un agent économique qui peut bénéficier des
prêts de la BCC ce qui constitue une source de revenu pour la BCC et un bon marché pour la RDC dans
la mesure où la BCC pourra lui prêter à un taux faible, négocié entre deux personnes morales qui se
connaissent. Le risque de non remboursement n’est pas d’une grande importance car c’est en les livres
de la BCC inscrit ses avoirs. La BCC pourra se faire payer facilement par la technique, par la garantie de
nantissement du compte bancaire.
B. La politique des taux d’intérêt et de taux de change
La banque centrale doit influencer la politique des crédits appliqués par les banques commerciales en
jouant sur le taux directeur de sorte que le taux appliqué par les banques commerciales ne soit pas
moins proche de celui que la banque centrale applique lorsqu’elle fait crédit aux banques centrales et
autres.
Le taux directeur doit normalement être considéré comme le taux de référence en matière d’octroi
des crédits par les institutions financières.
Il apparaît Ainsi comme un outil d’encadrement des taux d’intérêt créditaire et débitaire.
C. La politique d’open market

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Par cette technique, la banque centrale intervient sur les marchés soit comme acheteur soit comme
vendeur de la monnaie, des capitaux. L’objectif est de pouvoir résorber la masse monétaire
excédentaire qui est en circulation ou encore combler le déficit des capitaux qui deviennent très rare
sur les places financières.
Elle doit ainsi assurer une garantie, une sûreté appropriée pour le prêt réalisé pendant une période sur
les places financières. De ce fait, son intervention doit rester ponctuelle et réalisée par surprise pour
ne pas encourager les professionnels de la finance à réaliser des opérations trop risquées.
D. La politique de réserve obligatoire
Cette politique a été instauré le 15 juillet 1970 avec pour objectif de déterminer un coefficient des
capitaux que les institutions financières doivent garder à la banque centrale du Congo dans un compte
non rémunéré.
Ceci permet à la BCC d’éviter que les banques commerciales répondent aux caprices de la clientèle qui
souhaitent retirer des sommes considérables pour leurs besoins. Pendant la période de crise cette
technique vient réaliser la politique de plafonnement voir même la remplacer en matière d’octroi des
crédits. Cette mesure doit être ponctuelle afin de ne pas les institutions financières.

Section 2. Organisation de la BCC


La BCC a trois organes :
1. Le conseil de la banque : présidé par le gouvernement, il est composé du Gouverneur, des deux
vices gouverneurs et des administrateurs nommés par le président de la République. Les
administrateurs sont proposés sur une liste de trois noms par le gouverneur de la banque centrale, le
bureau du parlement, le monde scientifique et le patronat.
2. Le gouverneur : il assure la gestion quotidienne de la BCC. Il détermine les directives de sa gestion
et en assure le contrôle. Il peut délégué certains de ses tâches aux vices ou à tout autre personne.
3. Le collège des commissaires aux comptes : ils assurent le contrôle financier de la gestion de la
banque. Leur rapport est adressé au même moment au président de la République, au premier
ministre et au gouverneur de la BCC.
De tout ce qui précède, le gouverneur de la BCC reste un incontournable, le chef d’orchestre de la
gestion de la banque et par conséquent de la régulation des marchés financiers en RDC. De ce fait, il
est conseillé que les administrateurs ne commencent pas ou ne termine leurs mandats au même
moment.
Aussi que le gouverneur de la BCC soit puisé au sein de la banque parmi les directeurs en fonction ou
à la retraite sur base des critères de compétences et de probité morale.
Cette organisation de la banque est dans la philosophie de lui reconnaître la pleine indépendance.

FIN

By CM

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