Vous êtes sur la page 1sur 5

M.

P CPGE : First-Prépa - Meknes

TD n◦ 4 - Espace vectoriel normé


¬­® Normes et convergence
Normes et distances.
1. Pour ( x, y) ∈ R2 , on pose N ( x, y) = sup | x + ty|.
t∈[0,1]

1.1. Montrer que N est une norme sur R2 .

1.2. Étudier, pour ( x, y) fixé, l’application f : [0, 1] −→ R définie par : f (t) = x + ty et en déduire

N ( x, y) = max(| x| , | x + y|)

1.3. Représenter la boule unité fermée pour cette norme.

1.4. Préciser les relations de comparaisons entre N et k·k∞ , puis entre N et k·k1 .

2. Pour f ∈ E, l’espace vectoriel des fonctions réelles de classe C 2 sur [0, 1], on pose :
Z 1 Z 1 0
N1 ( f ) = f ( x) dx, N ( f ) = f (0) + f ( x) dx, N∞ ( f ) = sup f ( x)
0 0 x∈[0,1]

2.1. Montrer que N est une norme sur E.


Z x
2.2. Montrer que pour tout f ∈ E, N1 ( f ) 6 N∞ ( f ) 6 N ( f ). remarquer que f ( x) − f (0) = f 0 (t)dt.
0

2.3. En utilisant la suite de fonctions ( f n ) définie par : ∀n ∈ N, ∀ x ∈ [0, 1] : f n ( x) = sin(π nx),


montrer que les normes N et N∞ ne sont pas équivalentes.

2.4. N et N1 sont-elles équivalentes ?


n
3. Pour P ∈ E = R[ X ] , on pose : k Pk = sup | ak | si P = ∑ ak Xk , et on pose k0k = 0.
06k 6n k=0
∗ 1 1
On pose pour n ∈ N , Pn = 1 + X + X 2 + · · · + X n .
2 n
3.1. Montrer que k k est une norme sur E.

3.2. Calculer k Pn k. En déduire que ( Pn )n ne tend pas vers le polynôme nul (au sens de k k).
1
3.3. Soit P ∈ E de degré d ∈ N. Montrer que pour n > d + 1, on a k Pn − Pk 6 .
d+1
En déduire que ( Pn ) ne tend pas vers P (au sens de k k).

3.4. Montrer que ( Pn ) est de Cauchy pour k k.

3.5. Que peut-on en conclure concernant E ?

4. Soit E un e.v.n , soit A une partie non vide de E. Pour x ∈ E, on pose d( x, A) = inf k x − ak ( distance
a∈ A
de x à A).

Mr. Moussa Faress -1- M.P. 21-22


4.1. Montrer que d( x, A) est bien définie, et prouver que :

pour tous x et y de E, d( x, A) − d( y, A) 6 k x − yk.

4.2. Montrer que d( x, A) = 0 ⇐⇒ x est adhérent à A.

4.3. Montrer que : ∀ x ∈ E, d( x, A) = d( x, A).

5. Soient A et B deux parties non vides d’un e.v.n. On définit la distance de A à B par :

d( A, B) = inf k x − yk
x∈ A,y∈ B

5.1. Montrer que cette définition a bien un sens.

5.2. Montrer que : d( A, B) = inf d( a, B) = inf d(b, A).


a∈ A b∈ B

5.3. Montrer que : d( A, B) = d( A, B).

6. Soit E un R−espace vectoriel , N1 et N2 deux normes sur E et Bi la boule fermée de centre ~0 et de


rayon 1 au sens de Ni . Montrer que si B1 = B2 alors N1 = N2 .
A-t-on la même conclusion en supposant que les boules ouvertes sont confondues ?

7. 7.1. Rappeler pourquoi pour tout (`1 , `2 , ..., `n , c1 , ..., cn ) ∈ R2n , on a :


! !
n n
2
(`1 c1 + `2 c2 + ... + `n cn ) 6 ∑ `2j ∑ ci2
j=1 i =1

7.2. Soit k k la norme de Mn (R) définie par : pour toute A = ( ai, j ) de Mn (R), on pose :
s
k Ak = ∑ ai,2 j
16i, j6n

Montrer que pour toutes A et B de Mn (R), on a : k A × Bk 6 k Ak k Bk.

Ouverts, fermés, compacts, continuité.


1. Soit U et V deux ouverts non vides de R. Montrer que U × V est un ouvert de R2 .
La propriété est-elle encore vraie pour des fermés non vides ?
 1
2. Soit ( E, k k) un e.v.n, soit F un fermé de E. Pour n ∈ N∗ , on pose, pour x ∈ F, B x, est la boule
 1 n
[
ouverte de centre x et de rayon 1/n et An = B x, ·
x∈ F
n
2.1. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , An est un ouvert contenant F.
\
2.2. Montrer que F = An
n ∈N∗

o
3. Soit ( E, k k) un e.v.n et A une partie de E. On note A l’ensemble des points intérieurs à A.
o o o
Montrer que A est un ouvert et que si A ⊂ B alors A ⊂ B.

Topologie et algèbre linéaire.


1. Majoration de valeur propre : Soit E un espace vectoriel normé. On munit Lc ( E) de la norme des
applications linéaires. Soit f ∈ Lc ( E), et λ ∈ C une valeur propre de f . Montrer que |λ | 6 k f k.

Mr. Moussa Faress -2- M.P. 21-22


2. Ensemble des matrices inversibles : Montrer que l’ensemble GLn (R) des matrices inversibles est un
ouvert dense dans Mn (R).

3. Ensemble des matrices orthogonales : Montrer que l’ensemble des matrices orthogonales On (R)
(celles qui vérifient t MM = In ) est un compact.

4. Polynômes caractéristiques :On appelle polynôme caractéristique de la matrice M de Mn (K), le


polynôme donné par P(t) = det(tIn − M). Soient A, B deux matrices de Mn (C).
4.1. Montrer que si A est inversible, alors BA et AB sont semblables. En déduire que AB et BA ont
le même polynôme caractéristique.

4.2. Soit t ∈ C. On suppose que t n’est pas valeur propre de A. Montrer que les matrices ( A − tIn ) B
et B( A − tIn ) ont le même polynôme caractéristique.

4.3. On fixe x ∈ C. On définit les applications f : C → C et g : C → C par : 


f (t) = det ( A − tIn ) B − xIn et g(t) = det B( A − tIn ) − xIn .
Montrer que les fonctions f et g sont continues. En déduire f (0) = g(0).

4.4. En déduire que AB et BA ont le même polynôme caractéristique.

5. Matrices de rang majoré : Soit n > 0 et 0 6 p 6 n deux entiers. Montrer que l’ensemble Fp des
éléments de Mn (R) de rang inférieur ou égal à p est un fermé de Mn (R).

6. Endomorphismes 1-lipschitziens : Soit E un R-esp.vect de dimension finie n. Soit u ∈ L( E) avec


kuk 6 1.
6.1. Montrer que ker(u − IdE ) = ker(u − IdE )2 .

6.2. En déduire que ker(u − IdE ) ⊕ Im(u − IdE ) = E.


1
6.3. Pour n > 1, on pose un = ( Id E + u + · · · + un−1 ). Montrer que un converge dans L( E) vers
n
une application v que l’on déterminera.

7. Adhérence d’un s.e.v : Soit F un s.e.v de l’e.v.n E.


7.1. Montrer que son adhérence F est un s.e.v de E.
o
7.2. Montrer que, si F 6= ∅, alors F = E.

7.3. Montrer que, si F est de dimension finie, F = F.

7.4. Soit H un hyperplan de E. Montrer que H est soit fermé, soit dense dans E.

8. On désigne par p1 et p2 les applications coordonnées de R2 définies par pi ( x1 , x2 ) = xi .


8.1. Soit O un ouvert de R2 , montrer que p1 (O) et p2 (O) sont des ouverts de R.
n o
8.2. Soit H = ( x, y) ∈ R2 | xy = 1 . Montrer que H est un fermé de R2 et que p1 ( H ) et p2 ( H ) ne
sont pas des fermés de R.

8.3. Montrer que si F est fermé et que p2 ( F ) est borné, alors p1 ( F ) est fermé.

9. Distance à un fermé .
9.1. Soit A une partie fermé d’un e.v.n E. Montrer que :
( x ∈ A) ⇐⇒ (d( x, A) = 0).

9.2. Soit A une partie fermé d’un e.v.n E et x ∈ E. Montrer qu’il existe a ∈ A tel que : d( x, A) =
k x − ak

Mr. Moussa Faress -3- M.P. 21-22


10. Soit E un e.v.n de dimension finie et P ∈ K[ X ]. Montrer que l’ensemble : F = { f ∈ L( E) / P( f ) = 0}
est un fermé de L( E) muni d’une norme bien choisie.
 Z 1 
11. Soit E = C([0, 1], R) muni de la norme k.k∞ . On considère la partie : A = f ∈ E / f (0) = 0 et f (t)dt > 1
0
11.1. Montrer que A est une partie fermé de E.

11.2. Prouver que pour tout f de A on a : k f k∞ > 1.

11.3. Montrer que d(0, A) = 1. On pourra considérer la suite de fonction :


1 1 1
f n ( x) = (n + 1) x si 0 6 x 6 et f n ( x) = 1 + si 6 x 6 1.
n n n
12. Compact d’un e.v.n .
12.1. Une partie A d’un e.v.n E est un compact si ...........

12.2. Caractériser les compacts en dimension finie.

12.3. Montrer que On (R) est un compact de Mn (R).

13. Soit F un s.e.v de l’e.v.n E.


13.1. Montrer que son adhérence F est un s.e.v de E.
o
13.2. Montrer que, si F 6= ∅, alors F = E.

13.3. Montrer que, si F est de dimension finie, F = F.

13.4. Soit H un hyperplan de E.


Montrer que H est soit fermé, soit dense dans E.

14. Etude de Suites de matrices.


 − a n
1
14.1. Soit a ∈ R. Déterminer : lim  a n  .
n→+∞ 1
n

14.2. Soient A, P ∈ Mn (C) telles que : lim An = P. Montrer que AP = PA = P et que P2 = P.


n→+∞

14.3. Soit A ∈ Mn (C). Établir l’équivalence des propriétés suivantes :


14.3.1. La suite ( A p ) p∈N converge vers 0n .

14.3.2. La suite ( A p X ) p∈N converge vers 0 pour tout X ∈ Cn .

14.4. Méthode de Jacobi Soit A = ( ai j ) ∈ Mn (R), à diagonale strictement dominante


(i.e : ∀i ∈ [1, n], | aii | > ∑ | ai j |). On rappelle que la matrice A est inversible. En conséquence,
j 6 =i
pour tout B ∈ Rn , l’équation AX = B a une solution unique.
On note D = diag( a11 , a22 , . . . , ann ). Soit X0 ∈ Rn , et ( X p ) p∈N la suite de Rn définie par :
DX p+1 = ( D − A) X p + B

Prouver que ( X p ) converge vers la solution de l’équation AX = B.

15. On désigne par p1 et p2 les applications coordonnées de R2 définies par pi ( x1 , x2 ) = xi .


15.1. Soit O un ouvert de R2 , montrer que p1 (O) et p2 (O) sont des ouverts de R.
n o
15.2. Soit H = ( x, y) ∈ R2 | xy = 1 . Montrer que H est un fermé de R2 et que p1 ( H ) et p2 ( H ) ne
sont pas des fermés de R.

Mr. Moussa Faress -4- M.P. 21-22


15.3. Montrer que si F est fermé et que p2 ( F ) est borné, alors p1 ( F ) est fermé.

Fin des énoncés


Mr. Moussa Faress -5- M.P. 21-22

Vous aimerez peut-être aussi