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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

ANNEE ACADEMIQUE : 2013-2014

MEMOIRE
En vue de l’obtention du Diplôme de
LICENCE PROFESSIONNELLE
UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL

DEPARTEMENT
Géologie-Mines-Pétrole-Environnement

SPECIALITE
Sciences de la Terre et des Ressources Minérales

THEME :

CONTRIBUTION DE LA GEOPHYSIQUE A
L’IMPLANTATION DE POMPES
HYDRAULIQUES DANS LA LOCALITE DE
KOFFIBROUKRO
(OUME, COTE D’IVOIRE)
Presenté par :
BUREAU DE RECHERCHE
GEOPHYSIQUE-COTE D’IVOIRE
(BRG-CI)
TANOH YAO PARFAIT
ETUDIANT EN LICENCE PROFESSIONNELLE DES STRM
A L’UTT-LOKO

Sous la direction de :

Dr DJROH SIMON-PIERRE

DOCTEUR EN GEOPHYSIQUE DE L’UNIVERSITE FELIX HOUPHOUËT


BOIGNY DE COCODY
DEDICACE

Mon père : TANOH KOFFI

Ma mère : DJEVILLE ATTOUA BEATRICE

Mon oncle : DJEVILLE BONOUA

Feu mon tuteur : OBOSSOU B. ARSENE

1
REMERCIEMENTS

Ce rapport qui marque le couronnement de travaux de recherche d’eau dans le Centre-Ouest


du pays nous donne l'occasion d'adresser nos remerciements les plus sincères à tous ceux qui,
d'une manière ou d'une autre, ont contribué à sa réalisation.

Tout d’abord, nous tenons à remercier Dieu, le Tout Puissant, le Créateur de toute chose, pour
tous ses bienfaits.

Nos remerciements sont adressés au Dr DJROH Simon Pierre, Dr en géophysique de


l’université Félix Houphouët Boigny de Cocody, notre maître de stage pour la formation qu’il
a su nous dispenser et ses remarques qui ont permis de mieux organiser l’allure générale de
ce travail.

Nous remercions également la Direction administrative de l’UTT-LOKO pour le suivi du


mémoire jusqu’à son terme et pour la formation dispensée au cours de l’année académique.

Nous associons à nos remerciements toutes les personnes qui nous ont aidés dans la
réalisation de ce mémoire.

Nous remercions également les honorables membres du jury Pr LASM Théophile (Président
du jury, Spécialiste des milieux continus, Directeur de laboratoire), Dr TOURE Mamadou
(Géologue marin) et Dr YAO N’Goran Jean Paul (Spécialiste en diagraphie, Géologue
marin) d’avoir usé de leur temps malgré toutes leurs occupations pour nous évaluer et pour
leurs critiques portées en vue de donner au mémoire un caractère purement scientifique.

Nous exprimons à tous les autres étudiants, un témoignage d'amitié pour la sympathie dont ils
ont su nous entourer et l'aide qu'ils nous ont apportée dans l'élaboration de ce mémoire.

Enfin, nos remerciements vont à la famille.

2
TABLE DES MATIERES

Pages

LISTE DES FIGURES……………………………………………………………..................vi

LISTE DES TABLEAUX…………………………………………………………………....vii

RESUME…………………………………………………………………………………….viii

ABSTRACT…………………………………………………………………………………...ix

INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………....................1

PARTIE 1 : GENERALITES

CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE……………………………..3

I-1. CONTEXTE GEOGRAPHIQUE……………………………………………………...3

I-1-1. Localisation……………………………………………………….................................3

I-1-2. Climat………………………………………………………………………………….. 3 ......

I-1-3. Relief et sols…………………………………………………………………………… 4 …..

I-1-4. Végétation et faune……………………………………………………………………..4

I-1-5. Population………………………………………………………………………………4

I-1-6. Economie………………………………………………………….................................4

I-2. CONTEXTE GEOLOGIQUE…………………………………………………………. 5 ..

I-2-1. Géologie de la Côte d’Ivoire…………………………………………………………...5

I-2-2. Géologie d’Oumé et de Koffibroukro……………………………….............................5

I-3. CONTEXTE HYDROGRAPHIQUE ET HYDROGEOLOGIQUE…………………...6

I-3-1. Hydrographie…………………………………………………………………………...6

I-3-2. Hydrogéologie……………………………………………………………………….....6

3
PARTIE 2 : matériel et méthodes

CHAPITRE II : MATERIEL……………………………………………………………….. 8 ...

II-1. MATERIEL D’OUVERTURE DES LAYONS…………………………………….....8

II-2. APPAREILLAGE D’ACQUISITION DE DONNEES………………………………..8

II-3. MATERIEL DE TRAITEMENT DE DONNEES……………………………………..9

CHAPITRE III : METHODES……………………………………………………………. 10 ..

III-1. GENERALITES SUR LES METHODES ELECTRIQUES…………………………10

III-2. PLANIFICATION DES LAYONS…………………………………………………...11

III-3. DISPOSITIF DE MESURE………………………………………………………….. 11 ...

III-4. TRAINE ELECTRIQUE……………………………………………………………...12

III-4-1. Principe et objectif…………………………………………………………………...12

III-4-2. Mode opératoire d’acquisition des données………………………………….............12

III-5. CHOIX DES ZONES DE SONDAGE………………………………………………. 12 ..

III-6. SONDAGES ELECTRIQUES………………………………………………………..13

III-6-1. Principe et objectif…………………………………………………………………...13

III-6-2. Mode opératoire d’acquisition des données………………………………………….13

PARTIE 3 : résultats et interprétations

CHAPITRE IV : RESULTATS DU TRAINE ELECTRIQUE ET


INTERPRETATIONS………………………………………………………………………15

IV-1. CAS DU LAYON LT1……………………………………………………………….15

IV-2. CAS DU LAYON LT2……………………………………………………………….17

IV-3. DETERMINATION DE LA DIRECTION DE LA FRACTURE OUVERTE………18

4
CHAPITRE V : RESULTATS DU SONDAGE ELECTRIQUE ET
INTERPRETATIONS………………………………………………………………………19

V-1. CAS DU SONDAGE SD1……………………………………………………………19

V-2. CAS DU SONDAGE SD2……………………………………………………………20

CONCLUSION GENERALE……………………………………………………...................23

RECOMMANDATIONS……………………………………………………………………..24

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………………………………………………..........25

5
LISTES DES FIGURES

Pages

Figure 1 : localisation de la zone d’étude…………………………..………………………….3

Figure 2 : Carte géologique de la Côte d'Ivoire (Kouamelan, 1996, modifiée)………………..5

Figure 3 : Carte géologique du département d’Oumé (BAKA, 2012, modifiée)………………6

Figure 4 : Quelques outils de terrain…………………………………………………………...9

Figure 5 : Dispositif Schlumberger…………………………………………………………...11

Figure 6 : Profil électrique du layon LT1……………………………………………………. 15 ......

Figure 7 : Faisceau de fractures………………………………………………........................16

Figure 8 : Profil électrique du layon LT2……………………………………………………. 17 ......

Figure 9 : Représentation de la fracture ouverte……………………………………………...18

Figure 10 : Courbe du sondage SD1…………………………………………………………. 19 ..

Figure 11 : Courbe du sondage SD2….....................................................................................21

6
LISTE DES TABLEAUX

Pages

Tableau 1 : Paramètres de la courbe du sondage SD1………………………………………..19

Tableau 2 : Paramètres de la courbe du sondage SD2………………………………………..21

Tableau 3: Tableau récapitulatif des résultats de l’étude…......................................................22

7
RESUME

Dans la région d’Oumé, au Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire, l’essentiel des ressources en eau
souterraine est contenu dans les aquifères discontinus du socle paléoprotérozoïque.

Cette étude porte sur la recherche de zones favorables d’accumulation d’eau en vue
d’implanter des pompes hydrauliques dans la localité de Koffibroukro (village d’Oumé).
Nous avons eu recours à la prospection électrique par trainé et sondages électriques.

Le trainé électrique a permis de détecter les zones susceptibles de contenir de l’eau. Les
sondages électriques quant à eux ont indiqué les profondeurs auxquelles se trouverait l’eau.

Les différents résultats permettent de dire que l’on pourrait trouver de l’eau à Koffibroukro à
des profondeurs variant entre 46 et 50 m. L’eau est présente dans un réservoir fissuré. La
fracture détectée est orientée N66°. L’épaisseur d’altération varie entre 20,8 et 21,7 m.

Mots clés : zones favorables, trainé électrique, sondage électrique, nappe, eau souterraine
altération

8
ABSTRACT

In the area of Oumé in the Central-West of Côte d’Ivoire, the main part of groundwater
resources is contained in the discontinuous aquifers of the paleoproterozoïc base.

This study relates to the search of suitable areas of water for the establishment of hydraulic
pumps in the locality of Koffibroukro (village of Oumé). We used the electrical prospecting
dragged and electrical surveys.

The electric dragged helped to detect areas that may contain water. Electrical surveys whereas
indicated depths would be water.

The different results allow us to say that we could find water in Koffibroukro at depths
between 46 and 50 m. Water is present in a cracked reservoir. The direction of the detected
fracture is N66 °. The alteration thickness is between 20.8 and 21.7 m.

Keywords: suitable areas, electric dragged, electrical survey, sheet, groundwater,


alteration

9
INTRODUCTION GENERALE

La Côte d’Ivoire est un pays de l’Afrique de l’Ouest en plein essor économique. Les besoins
en eau de cette population sont de plus en plus croissants. La recherche d’eau souterraine
étant un préalable à la réalisation des forages d’eau, passe par des travaux de prospection
géophysique. La prospection géophysique appliquée à l’hydrogéologie joue un rôle important
dans le choix des sites de forages. Elle minimise le taux d’échecs de ces ouvrages. La majeure
partie des eaux souterraine en Côte d’Ivoire, est emprisonnée dans les aquifères fissurés du
fait de leur vaste répartition géographique (97,5% du pays) et de leur importance
hydrogéologique (CAMERLO et FAHY, 1981).

Situé au Centre-Ouest du pays, Koffibroukro est un village du département d’Oumé. Cette


région favorise le développement économique du pays par la culture du binôme café-cacao.
Ses braves paysans sont confrontés à des problèmes d’approvisionnement en eau potable.

La présente étude a été entreprise dans le souci de répondre au problème de manque d’eau
potable dans ledit village. Elle a pour thème : « Contribution de la géophysique à
l’implantation de pompes hydrauliques dans la localité de Koffibroukro (Oumé, Côte
d’Ivoire) ».

La problématique est de savoir si Koffibroukro dispose de ressources en eau souterraine.


L’objectif principal de cette étude est de localiser des zones potentielles d’accumulation d’eau
souterraine dans le but d’implanter des ouvrages hydrauliques pour approvisionner la
population en eau potable. Pour atteindre cet objectif principal, deux (02) objectifs spécifiques
ont été retenus à savoir :

 étudier les variations de résistivité électriques de façon latérale pour mettre en


évidence des zones conductrices du courant électrique ;
 étudier la variation verticale de résistivité électrique pour déterminer la profondeur à
forer pour implanter les pompes hydrauliques.

Ce présent mémoire comporte en trois parties.

La première partie porte sur la présentation de la zone d’étude notamment les contextes
géographiques, géologiques, hydrographiques et hydrogéologiques de Koffibroukro.

La deuxième partie comporte deux chapitres réservés aux matériel et méthodes.

10
La troisième partie est consacrée aux résultats obtenus et aux interprétations de ces résultats.
Cette partie comporte les chapitres 4 et 5.

Une conclusion générale et des recommandations, mettent fin à cette étude.

11
PARTIE 1

GENERALITES

12
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

Introduction

Dans cette partie, nous présenterons les contextes géographiques, géologiques,


hydrographiques et hydrogéologiques de Koffibroukro.

I-1. CONTEXTE GEOGRAPHIQUE

I-1-1. Localisation

La zone d'étude est le village de Koffibroukro. Il est situé au Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire
dans le département d’Oumé (figure 1).

Figure 1 : Localisation de la zone d’étude

I-1-2. Climat

La température moyenne annuelle entre 1990 et 2004 du Département d'Oumé est de 26,72 °C
avec un minimum de 24,77 °C en Juillet et un maximum de 28,12 °C en Février. La
pluviométrie totale annuelle est de 1100,74 mm. Le climat de ce département est de type
Subéquatorial (LECOMTE, 1990). Il y a quatre saisons :

13
 une grande saison sèche de Novembre à Février, très marquée en Janvier ;
 une longue saison des pluies, allant de Mars en Juin ;
 une petite saison sèche s'étendant de Juillet à Août ;
 une courte saison des pluies de Septembre à Octobre.

I-1-3. Relief et sols

Le relief est assez homogène. Il existe cependant des zones de reliefs peu accidentés avec
plusieurs bas-fonds et plaines. Quelques collines de 500 à 600 m d'altitude y sont également
rencontrées (DJEZOU, 2009).

Les sols du département appartiennent aux grandes classes des sols ferralitiques et des sols
brunifiés au niveau des plateaux et des sols hydromorphes dans les plaines et les bas-fonds
(DJEZOU, 2009).

I-1-4. Végétation et faune

Koffibroukro est situé dans la zone de contact forêt-savane. La végétation est dominée par la
savane, parsemée plus ou moins clairement de petits arbres. Les galeries forestières occupent
les bas-fonds (DJEZOU, 2009).

La faune est très diversifiée avec la présence d'antilopes, d'aulacodes, etc (DJEZOU, 2009).

I-1-5. Population

La localité de Koffibroukro abrite une population majoritairement allogène constituée de


Baoulé en grande partie, de Burkinabé, de Sénoufo et les autochtones (Gouro et Gagou), etc.
Cette population s’est installée dans la région grâce à l’agriculture et le commerce (GNIMA,
2002).

I-1-6. Economie

La localité de Koffibroukro constitue un maillon de l’agriculture dans la région du Gôh. On y


trouve le café et le cacao qui sont les principales cultures et plusieurs cultures vivrières telles
que l’igname, la banane, le taro, le maïs, le riz (GNAHOUA, 1996).

14
I-2. CONTEXTE GEOLOGIQUE

I-2-1. Géologie de la Côte d’Ivoire

La quasi-totalité de la Côte d’Ivoire (97,5%) est couverte par un socle précambrien excepté la
frange côtière au Sud occupée par les formations du bassin sédimentaire (2,5%). Le socle
cristallin est divisé en deux parties par la faille du Sassandra de direction NS. La partie Est de
la faille est le domaine birimien ou protérozoïque constitué de formation volcano-
sédimentaires et de granitoïdes et la partie Ouest est le domaine archéen (figure 2).

Figure 2 : Carte géologique de la Côte d'Ivoire (Kouamelan, 1996, modifiée)

I-2-2. Géologie d’Oumé et de Koffibroukro

La région d’Oumé est particulière car elle a connu un volcanisme et un métamorphisme. Les
roches rencontrées dans cette région sont généralement constituées de schistes, de granites et
de roches volcaniques (figure 3).

15
On trouve à Koffibroukro généralement des métasédiments et plus particulièrement les
schistes.

Figure 3 : Carte géologique du département d’Oumé (BAKA, 2012, modifiée)

I-3. CONTEXTE HYDROGRAPHIQUE ET HYDROGEOLOGIQUE

I-3-1. Hydrographie

Oumé appartient au bassin versant du fleuve Bandama situé vers l'Est du Département
(GIRARD et Al, 1971), qui en constitue la limite naturelle avec le Département de Toumodi.
La région est arrosée par la Téné et la Sangoué, deux affluents du Bandama, eux-mêmes
alimentés par de petits cours d'eaux. La localité de Koffibroukro est drainée par le fleuve
Bandama et ses affluents.

I-3-2. Hydrogéologie

En Côte d’Ivoire, en dehors du bassin sédimentaire côtier, les principales ressources en eaux
souterraines se situent dans les roches fissurées du socle précambrien et dans les altérites déjà
exploitées par de nombreux puits villageois. Ces aquifères discontinus à perméabilité de
fissure se rencontrent dans l’ensemble du pays en relation avec la nature géologique des
terrains.

16
L’importance des nappes dans les zones fracturées et fissurées est fonction de la densité, de la
connexion des fractures et du style de fracturation. Dans les altérites et les dépôts meubles,
elles sont fonction de la granulométrie et de la teneur en minéraux argileux. Les innombrables
forages réalisés en Côte d’Ivoire ces dernières années captent les eaux souterraines à des
profondeurs parfois importantes (80 à 120 mètres), aussi bien dans les granites ou les
migmatites que dans les assisses volcano-sédimentaires du Birimien, au niveau de fissures
souvent ouvertes dans lesquelles les eaux sont souvent en charge (Biémi, 1992).

Dans la localité de Koffibroukro, l’eau est présente dans les fissures du sous-sol.

Conclusion partielle

La population de Koffibroukro est constituée majoritairement d’allogènes qui bénéficient


d’un climat et d’une végétation favorable au développement économique du village. La
localité est située dans le socle cristallin et les ressources d’eaux souterraines sont accumulées
dans les fractures et les fissures des roches du sous-sol.

17
PARTIE 2

MATERIEL ET
METHODES
CHAPITRE II : MATERIEL

Introduction

Ce chapitre présente le matériel utilisé pour mener à bien cette étude. Le matériel de terrain
est constitué du matériel d’ouverture des layons, de l’appareillage d’acquisition des données
et du matériel de traitement de données.

II-1. MATERIEL D’OUVERTURE DES LAYONS

Un layon est un sentier rectiligne ouvert dans la brousse pour suivre un itinéraire donné. Le
matériel qui a servi à l’ouverture des layons est constitué d’une boussole Konustar pour les
mesures de direction, de ruban-mètre pour les mesures de distance, de deux machettes et de
fourches pour le tracé des layons et une combinaison de terrain.

II-2. APPAREILLAGE D’ACQUISITION DE DONNEES

L’appareillage d’acquisition de données comporte :

 un résistivimètre SYSCAL PRO permettant de fournir le courant aux électrodes et


d’enregistrer les mesures de potentiel ;
 deux bobines (fils électriques) permettant de connecter le résistivimètre aux
électrodes ;
 cinq électrodes dont deux d’injection de courant, deux de mesure de potentiel et une
de remplacement;
 deux marteaux pour enfoncer les piquets et les électrodes dans le sol ;
 un GPS Etrex 20 pour les prises de coordonnées de point ;
 de l’eau pour mouiller le sol en vue de faciliter les mesures.
A B C

Figure 4 : Quelques outils de terrain

A : Boussole Konustar, B : GPS Etrex 20, C : Ruban-mètre, D: Résistivimètre Syscal Pro,


E : Bobine électrique

II-3. MATERIEL DE TRAITEMENT DE DONNEES

Le traitement des données recueillies se fait de façon numérique. Le traitement a nécessité


l’usage d’un ordinateur portable (Acer Aspire One), de logiciels et de clés USB pour les
partages de fichiers. Les logiciels utilisés sont de deux types : des logiciels de géophysique
(IPI2WIN et QWSELN) pour l’interprétation des sondages électriques et un logiciel
d’informatique bureautique (Microsoft Office Excel 2007) pour tracer les profils de résistivité
du trainé électrique.

Conclusion partielle

Le matériel utilisé à permis d’ouvrir les layons en toutes sécurité, d’acquérir les données et de
les interpréter.
CHAPITRE III : METHODES

Introduction

La résistivité des matériaux est un bon indicateur et marqueur de leur état d’altération. C’est
ainsi que les méthodes de prospection électrique sont depuis longtemps utilisées en
hydrogéologie, en géologie de l’ingénieur et en géotechnique. Ces méthodes, à la fois
quantitatives et qualitatives, basées sur le principe de la loi d’Ohm, sont traditionnellement
utilisées pour la recherche d’aquifères. L’injection d’un courant dans le sol et la mesure du
potentiel résultant permettent de remonter à la résistivité apparente de ce dernier qui est
représentative de la nature du sous-sol.

III-1. GENERALITES SUR LES METHODES ELECTRIQUES

La résistivité définit la capacité d’un matériau à résister au passage du courant électrique. Les
méthodes de prospection électriques utilisent un courant I que l’on injecte entre deux
électrodes (ou pôles) A et B alors que l'on mesure la différence de potentiel ∆V entre deux
autres électrodes M et N. Un tel dispositif d'émission et de réception est qualifié de
quadripôle. La résistivité apparente du sol est définie comme celle d'un sol homogène où l'on
mesurerait la même différence de potentiel pour un même courant :

𝚫𝐕
ρa =k
𝐈

Où :

ρa est la résistivité apparente en ohmmètre (Ωm) ;

∆V est la différence de potentiel mesurée entre M et N en volt (V) ;

I est l’intensité du courant électrique circulant de A à B en ampère (A) ;

k est un coefficient géométrique. k est fonction des distances entre les différentes électrodes
A, B, M et N.

Le but des méthodes électriques est, en général, d'établir une coupe bidimensionnelle ou un
log mono dimensionnel de répartition des résistivités apparentes du sol en faisant varier la
dimension du dispositif. Ce résultat de mesure est ensuite interprété pour approcher la
répartition réelle des résistivités vraies dans le sol.
Les méthodes appliquées au cours de ces travaux sont :

 Le trainé électrique
 Le sondage électrique

Il y a un préalable à l’application de ces méthodes sur le terrain. Il s’agit d’une part de


planifier les layons pour effectuer les mesures en des points précis et d’autre part d choisir un
dispositif de mesure.

III-2. PLANIFICATION DES LAYONS

En prospection géophysique, il existe deux types de layons (layon de base et layon


transverse). Le layon de base est toujours parallèle à la direction des formations géologiques
ou à la direction des anomalies rencontrées sur le terrain. Les layons transverses ou layons LT
sont toujours perpendiculaires au layon de base. Notons également que la distance entre deux
layons LT doit toujours être supérieure au pas d’échantillonnage.

Cette méthodologie a permis de planifier deux layons LT (LT1 et LT2) qui sont orientés
N342°. La distance entre ces deux layons est de 50 m et le pas d’échantillonnage de 10 m.

III-3. DISPOSITIF DE MESURE

Il existe plusieurs dispositifs utilisés en prospection électriques. Le dispositif choisi pour ces
travaux est le « dispositif Schlumberger » (figure 5). C’est un quadripôle, c’est à dire quatre
pôles (A, B, M et N). Il a servi à appliquer les techniques de trainé et de sondages électriques.

Dans ce dispositif, la distance MN est petite par rapport à AB. En général MN < AB/5. On
note aussi que AM=NB, OA=OB, OM=ON.

O
A M N B

Figure 5 : Dispositif Schlumberger


Le principe d’acquisition des données avec ce dispositif est le même pour les deux techniques
appliquées (trainé et sondage électrique) mais le mode opératoire d’acquisition diffère.

III-4. TRAINE ELECTRIQUE

Sur le terrain, l’exécution du trainé électrique suit une méthodologie de travail.

III-4-1. Principe et objectif

Le trainé électrique est une méthode de prospection géophysique qui permet de caractériser le
sous-sol par mesure du contraste de résistivité apparente du terrain.

Le principe est d’injecter le courant électrique à partir d’électrodes d’injection et de mesurer


la différence de potentiel électrique entre les électrodes de mesure.

L’objectif du trainé électrique consiste à mesurer les variations de la résistivité de façon


latérale (horizontalement) afin de mettre en évidence les zones conductrices du courant ou
résistantes au passage du courant électrique.

III-4-2. Mode opératoire d’acquisition des données

On se sert de quatre électrodes que l’on implante dans le sol (à l’aide des marteaux), centrées
sur le point de mesure et qui sont reliées au résistivimètre par les fils électriques. On injecte le
courant depuis le résistivimètre et on enregistre la différence de potentiel électrique du point
concerné. Ensuite, on déplace l’ensemble du dispositif au niveau du point de mesure suivant
jusqu’à couvrir la grille de prospection (l’ensemble de tous les layons).

Les dimensions du dispositif Schlumberger lors de l’exécution du trainé électrique pendant


nos travaux sont : MN = 10 m et AB = 210m. Ces dimensions ne changent pas durant
l’exécution du trainé électrique.

III-5. CHOIX DES ZONES DE SONDAGE

A la fin du trainé électrique, il est impératif de choisir les zones de sondage pour étudier les
variations verticales de résistivité. Le choix des zones de sondages se fait en fonction des
valeurs de résistivité minimale et l’allure des profils de résistivité selon les objectifs à
atteindre.
III-6. SONDAGES ELECTRIQUES

Le sondage électrique est la deuxième méthode électrique appliquée lors de nos travaux de
prospection à Koffibroukro. Cette méthode respecte des normes d’exécution sur terrain et a un
objectif précis.

III-6-1. Principe et objectif

Le principe du sondage électrique est le même que celui du trainé électrique.

Lors de l’exécution d’un sondage électrique, on cherche comment varie ; en un point donné
de la surface, la résistivité du sous-sol à la verticale. Pour cela on exécute en un même endroit
une succession de mesures en augmentant progressivement les dimensions du dispositif
d’injection. Ceci implique une augmentation de la profondeur d’investigation au point de
sondage. On explore par conséquent une tranche de terrain de plus en plus épaisse et l’on met
ainsi en évidence les changements de faciès géologique suivant la verticale.

L’objectif du sondage est de connaître la profondeur de la nappe et de déterminer les


épaisseurs et résistivités des différentes couches rencontrées.

III-6-2. Mode opératoire d’acquisition des données

Pour l’exécution du sondage électrique par le dispositif Schlumberger, on se sert de quatre


électrodes que l’on implante dans le sol, centrées sur le point de mesure et qui sont reliées au
résistivimètre. Sachant que la profondeur d’investigation dépend de la dimension du dispositif
d’injection, on effectue une succession de mesures en augmentant à chaque fois, la longueur
du dispositif (A-B) c’est-à-dire en déplaçant les électrodes d’injection centrées sur le point O
(milieu du dispositif) fixe.

En théorie, la distance MN est maintenue fixe et aussi petite que possible pendant un certain
nombre de mesures, cela allège le travail manuel et évite le nombre des " à-coups de prise "
ou changements brusques de mesure.

En effet, les hétérogénéités locales perturbent les mesures. Il n'est cependant guère possible
pratiquement de faire un sondage complet avec une seule position de MN car pour les très
grandes longueurs de ligne, la différence de potentiel électrique (∆V) mesurée serait trop
faible. On effectue alors ce que l'on appelle un embrayage.

L’embrayage a une grande importance et permet de voir et parfois de corriger les ‘‘à-coups de
prise’’. Le débrayage consiste à diminuer la distance MN. Sur le terrain, on fait l’embrayage-
débrayage c'est-à-dire on augmente la valeur de MN et on la diminue pour effectuer des
mesures à la même distance de AB/2. Pour ces travaux, la valeur initiale de MN était d’un
mètre. Cette valeur a été augmentée à deux mètres après quelques mesures et enfin à quatre
mètres.

Conclusion partielle

Pour l’exécution de la prospection électrique, il faut planifier des layons et choisir un ou des
dispositifs de mesure qui servent à l’application des méthodes de trainé et sondage
électriques. Le traîné électrique permet de faire une exploration latérale des formations
géologiques tandis que le sondage électrique permet de faire une exploration verticale.
PARTIE 3

RESULTATS ET
INTERPRETATIONS
CHAPITRE IV : RESULTATS DU TRAINE ELECTRIQUE ET
INTERPRETATIONS

Introduction

Les données du trainé électrique ont permis de tracer des profils électriques. Nous
présenterons dans ce chapitre les résultats du trainé électrique effectué et donner les
interprétations de ces résultats. Pour ce faire, nous présenterons le profil électrique du layon
LT1 d’une part et celui du layon LT2 d’autre part en donnant les interprétations après chaque
résultat.

IV-1. CAS DU LAYON LT1

Les résultats du trainé électrique effectué sur le layon LT1 ont permis de tracer le profil de la
figure 6.

Zone conductrice
Zone résistante

Figure 6 : Profil électrique du layon LT1

Sur le profil, il y a en abscisse les points de mesures pK en mètre (m) et la résistivité ρ en


ohmmètre (Ωm). La valeur maximale de résistivité (420 Ωm) est enregistrée au point de
kilométrage pK 0 m. La valeur de la résistivité varie de façon brusque (en diminuant et en
augmentant) entre les différents points de mesure dans les 60 premiers mètres et les 70
derniers mètres du layon. Aux points pK 60 m et pK 70 m, on note presque les mêmes valeurs
de résistivité. On obtient plusieurs zones creuses (décrites par des V et un U) qui donnent à la
courbe une allure sinusoïdale.

L’allure de la courbe permet de mettre en évidence des zones conductrice de courant


électrique et des zones résistantes au courant. Les zones de faibles résistivités sont
représentées par les zones creuses observées sur le profil à l’opposé des zones résistantes. Ces
zones creuses sont caractéristiques de fractures dans le sous-sol. La succession des V
remarquée sur le profil met en exergue plusieurs fractures décrivant un « faisceau » de
fractures (figure 7). Entre les pK 50 m et 80 m, l’anomalie en forme de U décrite est
l’expression d’une fracture ouverte qui est plus importante (en terme de forme) que les autres
observées. Elle peut signifier la présence d’une faille. Une faille est un élément important
dans la recherche d’eau souterraine dans les terrains cristallin. Nous pouvons montrer les
différentes fractures par la coupe géologique de la figure 7 :

Figure 7 : Faisceau de fractures

Deux zones sont favorables pour implanter des sondages électriques. Ce sont : les zones
situées respectivement entre les pK 50 et 80 m (zone 1) et pK 120 et 140 m (zone 2). La
zone 2 enregistre la valeur de résistivité minimale (206 Ωm) au pK 130 m. Entre les pK 60 m
et 70 m (sur 10 m de long), la résistivité est presqu’identique avec des valeurs respectives de
250 Ωm et 251 Ωm. Cette zone correspond à la zone de fracture ouverte. Le choix de la zone
de sondage se porte sur la zone 1 c’est à dire entre les pK 60 et 70. Le choix est motivé par le
fait que la valeur de résistivité est basse et s’étant sur au moins 10 m. Par contre, la deuxième
zone enregistre la plus faible valeur de résistivité mais celle ci varie aussitôt brusquement au
point de mesure suivant. Le sondage électrique est implanté précisément au pK 65 m.

IV-2. CAS DU LAYON LT2

La courbe de trainé de ce layon est différente de celle du layon LT1 et présente une zone très
intéressante à explorer (figure 8).

Figure 8: Profil électrique du layon LT2

La résistivité varie légèrement entre les différents points de mesure dans les 60 premiers
mètres du layon. Après le pK 60 m, la variation de résistivité est importante entre deux points
successifs. L’on obtient donc une courbe qui présente deux zones majeures en forme de V sur
le profil.

Le layon LT2 présente seulement deux fractures importantes. L’une au pK 70 m qui est
légèrement moins ouverte que l’autre qui se trouve au pK 110 m. De plus, le pK 70 m
enregistre la valeur minimale de résistivité sur ce layon. Ces valeurs obtenues permettent
d’implanter le sondage électrique au piquet pK 70 m.

Les deux sondages implantés respectivement au pK 65 m et pK 70 sur les layons LT1 et LT2
permettent de conclure que la fracture plus ouverte repérée s’observe sous les deux layons.
Cette fracture pourrait être une faille. Il faut donc en déterminer la direction.
IV-3. DETERMINATION DE LA DIRECTION DE LA FRACTURE OUVERTE

Pour déterminer la direction de la fracture ouverte, nous allons représenter les layons dans le
plan (figure 9) et faire des calculs.

A
Φ

Figure 9 : Représentation de la fracture ouverte

Déterminer la direction de cette fracture revient à ajouter la valeur de l’angle Φ à la direction


N342° des layons LT. Pour ce faire, nous allons déterminer la valeur de l’angle θ d’une part et
celle de Φ d’autre part.

Soit ABH un triangle rectangle en H (figure 9). H est le projeté orthogonal de pK 70 m du


LT2 sur LT1. La valeur de l’angle θ se détermine en appliquant la formule de la tangente d’un
angle : θ = 5,71°.

La somme des angles d’un triangle étant égale à 180°, Φ = 84,29°.

Enfin, la direction de la fracture ouverte est donc N66°.

Conclusion partielle

La technique de trainé électrique effectuée a permis de localiser deux zones potentielles


conductrices du courant électrique. Ces zones abriteront chacune un point de sondage. Ce sont
les pK 65 m et pK 70 m situés respectivement sur les layons LT1 et LT2.
CHAPITRE V : RESULTATS DU SONDAGE ELECTRIQUE ET
INTERPRETATIONS

Introduction

A la suite des trainés électriques, deux sondages électriques ont été implantés : le sondage
SD1 sur le layon LT1 au pK65 m et le sondage SD2 sur le layon LT2 au pK70 m. le
traitement des données du sondage a permis de tracer des courbes de sondage électrique. Les
résultats et interprétations du premier sondage sont présentés en premier lieu et ceux du
second sondage en deuxième lieu.

V-1. CAS DU SONDAGE SD1

L’exploration verticale du sous-sol au point pK65 m donne la courbe de sondage de la figure


10.
Résistivité (Ωm)

AB/2 (m)

Figure 10 : Courbe du sondage SD1

Tableau 1: Paramètres de la courbe du sondage SD1

N ρ h d Alt
1 37,6 1,88 1,88 -1,88
2 542 4,71 6,59 -6,59
3 37,2 14,2 20,8 -20,8
4 23802 - - -
Sur le graphique, on observe deux sens de pendage différents traduits par trois variations de
pentes. En abscisse, nous avons la distance AB/2 en mètre (m) et en ordonnée les valeurs de
résistivité en ohmmètre (Ω𝑚). Dans le tableau ci-dessus (Tableau 1), nous notons les
paramètres de la courbe du sondage SD1. Ces paramètres décrivent le nombre de terrain (N),
les valeurs de résistivité des différentes couches (ρ), les épaisseurs des couches (h), la
profondeur (d) et l’altitude (Alt). A partir de la profondeur 50 m, la pente est de 45°.

Les variations de pente obtenues par ce tracé mettent en évidence la présence de 4 terrains.
Ces terrains sont différents par les valeurs de résistivité mesurées et les épaisseurs. Le dernier
terrain correspond au socle cristallin. Les trois premiers d’épaisseurs différentes
correspondent aux couches déposées par l’altération et ont pour épaisseurs respectives 1,88 m,
4,71 m et 14,2 m. L’épaisseur d’altération s’obtient en faisant le cumule des épaisseurs des
trois couches. On obtient 20,80 m comme mentionné dans le tableau de la figure ci-dessus
(figure 10). Cette valeur indique qu’on trouve le socle à une profondeur supérieure à 20,8 m.

La pente de 45° observée à la fin de la courbe du sondage indique la présence de la roche


saine. Il est judicieux de forer jusqu’à atteindre la roche saine car le réservoir est une fracture
dans le socle. La profondeur à forer est de 50 m.

Les coordonnées UTM dans le système géodésique du sondage SD1 sont : WGS 84 ; Zone
30N, X = 211066 ; Y = 675379

V-2. CAS DU SONDAGE SD2

Les données de sondage recueillis au pK 70 m du layon LT2 ont données les résultats
suivants (figure 11):
Résistivité (Ωm)

AB/2 (m)

Figure 11: Courbe du sondage SD2

Tableau 2: Paramètres de la courbe du sondage SD2

N ρ h d Alt
1 191 10,7 10,7 -10,7
2 23,5 11 21,7 -21,7
3 16259 - - -

La courbe sous forme de V montre deux pentes. La plus faible résistivité est enregistrée
lorsque la longueur du dispositif (A-B) équivaut à 80 m c’est-à-dire AB/2 = 40 m.

La courbe du deuxième sondage met en évidence trois couches dont la dernière est le socle
cristallin. L’épaisseur d’altération est de 21,7 m. Après les 40 m de profondeur, la courbe
présente une pente de 45°. Cela est caractéristique de la roche saine. La profondeur à forer est
de 46 m.

Les coordonnées UTM dans le système géodésique du sondage SD2 sont : WGS 84 ; Zone
30N, X = 211090 ; Y = 675352

Les résultats de notre étude sont résumés dans un tableau récapitulatif (tableau 3) :
Tableau 3: Tableau récapitulatif des résultats de l’étude

Département OUME

Localité Koffibroukro

Mission Prospection géophysique pour la recherche d’eau


Localiser des zones potentielles d’accumulation d’eau
souterraine dans le but d’implanter des ouvrages
Objectif principal
hydrauliques pour approvisionner la population en eau
potable
- Trainé électrique
Méthodes appliquées
- Sondages électriques
Dispositif utilisé Dispositif Schlumberger

Layons (2) LT1 LT2

Points de sondage (m) pK 65 m pK 70 m

Sondages (2) SD1 SD2


Coordonnées des points de WGS 84 ; Zone 30N WGS 84 ; Zone 30N
sondages X = 211066 ; Y = 675379 X = 211090 ; Y = 675352
Epaisseurs d’altération (m) 20,8 21,7

Profondeur à forer (m) 50 46

Conclusion partielle

Les sondages implantés aux pk 65 m et pk 70 m des layons LT1 et LT2 ont permis de savoir
que l’eau se trouverait à une profondeur de 50 m sur le layon LT1 et à 46 m sur le layon LT2.
Les deux sondages ont permis également de confirmer que le socle se situe à 21 m environ.
CONCLUSION GENERALE

Avec un matériel adapté et des méthodes de travail spécifiques, une campagne de prospection
électrique a été réalisée dans la localité de Koffibroukro afin de trouver une nappe d’eau
souterraine capable de répondre aux besoins en eau des populations. Cette campagne a donné
des résultats satisfaisants par l’application des techniques de trainé et de sondages électriques.

Le trainé électrique qui consiste en une exploration horizontale du sous-sol a permis de


détecter sur les différents layons, des zones susceptibles de contenir de l’eau au regard des
faibles valeurs de résistivité enregistrées. Les résultats ont permis de retenir deux points pour
l’implantation de sondages électriques afin de connaitre la profondeur à forer. Ces points de
sondage sont les pK 65 m et pK 70 m, respectivement sur les layons LT1 et LT2.

Le sondage électrique quant à lui consiste en l’exploration verticale du sous-sol. Deux


sondages (SD1 et SD2) ont été implantés et ont permis de déterminer la profondeur à forer
pour trouver l’eau. L’eau se trouverait à la profondeur de 50 m au pK 65 m du LT1 et à la
profondeur de 46 m au pK 70 m du LT2.

L’application de ces méthodes géophysiques nous a permis d’obtenir des résultats satisfaisant
dans le cadre de la recherche d’eau souterraine dans la localité de Koffibroukro.

Par ailleurs, seuls des forages hydrauliques pourront confirmer la présence d’eau en ces
différents points en vue de l’implantation de pompes hydrauliques.
RECOMMANDATIONS

Les principaux résultats obtenus permettent de mettre à la disposition de l’Etat, des autorités
locales, des sociétés, des organisations non-gouvernementales et des organismes qui œuvrent
au développement des documents fiables d’aide à la résolution du problème
d’approvisionnement en eau potable de la localité de Koffibroukro. Cette étude apporte une
contribution au développent économique du département d’Oumé.

La réalisation de ces travaux, nous a permis de déceler certaines faiblesses qui auraient pu
améliorer davantage le travail si elles avaient été considérées. Ainsi, le manque de
financement conséquent a été un handicap lors du travail sur le terrain.

Au terme de cette étude, nous recommandons d’effectuer des forages d’exploration pour
confirmer la présence d’eau dans les zones détectées dans le but d’implanter des pompes
hydrauliques.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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