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Université Mohamed Premier

École Nationale des Sciences Appliquées Oujda

Réalisé au: siège de la commune de Zaio

Réalisé par: HOUSSAINI Oumayma

Année universitaire: 2019/2020


Remerciements

Au nom d’Allah le tout miséricordieux. Ce travail, ainsi accompli, n’aurait point pu


arriver à terme, sans l’aide et tout le guidage d’Allah.
Je tiens à remercier mon encadrant: Monsieur EL BOUCHAIBI Abdellah, Ingénieure
d’état en génie civil et Chef de l’équipe technique pour m’avoir accepté comme
stagiaire et pour la confiance qu’il m’a accordé.
Durant ce mois, nous avons également profité d’un environnement de travail très
agréable, alors je tiens à exprimer nos sincères remerciements à tout les
fonctionnaires de la commune de Zaio pour l’expérience enrichissante et les bons
moments passés.
Je remercie également avec dévouement ma famille et mes amis pour leur soutien
matériel et moral.

1
Table des matières
Remerciements.......................................................................................................................................... 1
Introduction:.............................................................................................................................................. 3
Zaio:............................................................................................................................................................4
Partie marché public:................................................................................................................................. 4
Définition:.......................................................................................................................................... 4
Types de marchés.............................................................................................................................. 4
L’exécution:........................................................................................................................................ 4
Les modes de passation des marches publics................................................................................... 4
Partie routes...............................................................................................................................................5
Terminologie routière:....................................................................................................................... 5
Les éléments d’une route.......................................................................................................... 6
Composition d’une chaussée:.................................................................................................... 6
Les familles de structure de chaussée et leur fonctionnement................................................ 7
Les étapes de construction de routes................................................................................................9
Partie assainissement:............................................................................................................................. 11
Définition..........................................................................................................................................11
Les systemes de collecte et d’evacuation:.......................................................................................11
Systèmes d’évacuation:........................................................................................................... 11
Schémas types des réseaux d’évacuation;...................................................................................... 12
Types de réseaux:.............................................................................................................................13
Conception des réseaux...................................................................................................................14
Enquêtes préalables:................................................................................................................14
L’enquête préalable a pour objet de fournir les informations suivantes :..............................14
Études préalables.....................................................................................................................15
Le calcul des sections d’ouvrages.................................................................................................... 15
Le dimensionnement des canalisations...........................................................................................15
Les abaques de l’instruction technique de 1977............................................................................. 18
Visites de chantier de rénovation du souk:............................................................................................. 26

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Introduction:

Le présent a pour objectif la description de la periode de stage


réalisée au sein du siège de la commune de Zaio.
Ce travail se répartit globalement sur trois parties :
1-La partie marché public ;
2-La partie routes;
3-La partie assainissement .

3
Zaio:
Zaïo est une commune et ville, municipalité de la province de nador, dans la région
administrative de l'oriental et la région géographique du rif, plus précisément au rif
oriental, à mi-chemin entre les villes de nador et berkane, au maroc.

Partie marché public:


Définition:
C’ est un contrat à titre onéreux conclu entre, d’ une part, un maître d’ ouvrage et, d’
autre part, une personne physique ou morale appelée entrepreneur, fournisseur ou
prestataire de service ayant pour objet l’ exécution de travaux, la livraison de
fournitures ou la réalisation de prestations de services.
Types de marchés
A/ marchés de travaux : Contrats ayants pour objet l’exécution de travaux relatifs
notamment à la construction, à la reconstruction, à la démolition, à la réparation ou
à la rénovation, à l’aménagement et à l’entretien d’un bâtiment, d’un ouvrage ou
d’une structure ainsi que les travaux de reboisements.
B/ marchés de fournitures : Contrats ayants pour objet l’achat ou la location avec
option d’achat de produits ou de matériels.
Ces marchés englobent également à titre accessoire des travaux de pose et
d’installation nécessaire à la réalisation de la prestation.
C/ marchés de services : Contrats ayants pour objet la réalisation de prestations de
services qui ne peuvent être qualifiés ni de travaux ni de fournitures.
L’exécution:
Expression des besoins
L’expression des besoins est une phase clé pour le bon déroulement des projets. Elle
conditionne la réussite du projet durant toutes ses phases.
Le besoin doit être :
 Exprimé par le maître d’ouvrage;
 Non excessif : Correspond à la dimension du projet
 Réalisable dans les délais exigés
 Bien estimé sur la base des prix du marché
 Pérenne (à gestion assurée)
Consultation
Choix du prestataire
Engagement
Exécution et suivi
Paiement
Les modes de passation des marches publics
Les modes de passation des marchés sont :

 Appel d'offres :
L’appel d’offres peut être ouvert ou restreint;
 Il est dit "Ouvert" Lorsque tout candidat peut obtenir le dossier de
consultation et présenter sa candidature.

 Il est dit "Restreint" Lorsque seuls peuvent remettre des offres, les
candidats que le maître d'ouvrage a décidé de consulter;

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 Concours :
Le concours met en compétition des concurrents, sur la base d’un
programme, pour la réalisation d’une prestation nécessitant des recherches
particulières d'ordre technique, esthétique ou financier.
Le concours peut porter:
A/ soit sur la conception d’un projet;
(c’est-à-dire un projet à caractère conceptuel dans les domaines de
l’aménagement du territoire, de l’urbanisme ou de l’ingénierie).
B/ soit à la fois sur la conception d’un projet et la réalisation
De l’étude y afférente;
C/ soit à la fois sur l'établissement d'un projet et son exécution;

 La procédure négociée :
La procédure négociée est un moyen par lequel le maître d’ouvrage choisit
l’attributaire du marché après consultation de candidats et négociation des
conditions du marché avec un ou plusieurs d’entre eux.

Ces négociations, qui peuvent porter sur l’objet et la consistance du marché


peuvent concerner notamment le prix de la prestation, le délai d’exécution
ou la date d’achèvement ou de livraison.

 Bons de commande:
Par dérogation au décret, il peut être procédé à l’exécution des prestations
sur simples bons de commandes (montant inférieurs à 200 000,00 dh).
Partie routes
Terminologie routière:
La route est une voie de communication (une voie terrestre) qui permet le
développement des transports qui, à leur tour, favoris la réduction des distances
entre les lieux, entre les producteurs et les consommateurs.
Un réseau de transport fiable dans un pays constitue un élément déterminant pour
son développement social et économique, car il facilite la mobilité, les échanges
commerciaux, le tourisme, l'accès à l'emploi et la valorisation des ressources.
En outre, le conducteur conduit en fonction de ce qu’il voit. Le code de la route fixe
les règles de comportement du conducteur dans les cas où les conditions de visibilité
ne sont pas satisfaisantes. Il peut s'agir soit de conditions météorologiques
défavorables (pluie, brouillard) soit de configurations physiques particulières
(sommets de côte, intersections, virages).
Dans un souci de sécurité mais également de confort, la conception géométrique des
routes doit permettre d'assurer des conditions de visibilité satisfaisantes tant au
droit des points singuliers qu'en section courante.
L’une des tâches du concepteur routier est de rechercher un juste équilibre entre les
besoins en visibilité et les contraintes spécifiques au projet.
Ces exigences dépendent de la vitesse pratiquée, du temps de la réaction et de la
distance nécessaire à la manœuvre visée.

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Il convient de dire exactement un certain nombre de termes techniques du
vocabulaire relatif aux travaux routiers.

Les éléments d’une route


Assiette : Surface du terrain occupée par la chaussée ; elle comprend les
accotements ; les talus, les fossés et l’encombrement total des ouvrages :
Emprise : Partie du terrain appartenant à la collectivité, affectée à la route et à ses
dépendances, qui coïncide avec le domaine public.
Chaussée : Surface de la route aménagée pour la circulation des véhicules. Au sens
structural la chaussée est aussi l’ensemble des couches de matériaux qui supportent
le passage des véhicules.
Plate-forme : Constituée par une partie de l’assiette, elle se compose d’une ou deux
chaussées, éventuellement de la terre pleine d’accotements ou de trottoirs ; on
distingue deux cas :
 Route en remblai : La plateforme s’étend jusqu’à la crête des remblais ;
 Route en déblai : La plate-forme s’étend jusqu’à la crête du fossé côté route
s’il n’y a pas de fossé, elle s’étend jusqu’au pied du talus de déblai.
Accotements : Zones latérales qui bordent extérieurement la chaussée, les
accotements sont « dérasés » s’ils sont au même niveau que la chaussée, ils sont «
surélevés » dans le cas contraire.
Caniveau : Bordure extérieure de la chaussée aménagée pour l’écoulement de l’eau.

Figure: Les éléments d’une route

Composition d’une chaussée:


Les chaussées sont des structures composites, plus ou moins complexes, conçues
pour résister sur l’ensemble de leur durée de vie aux multiples sollicitations
mécaniques (liées principalement aux passages des charges lourdes) et climatiques
(cycle de température, pluie,…), qui l’une après l’autre, sapent imperceptiblement
les performances initiales des matériaux et de leurs interfaces.
Les chaussées sont assimilables à une structure multicouche. Elles sont mises en
œuvre sur une plate-forme support, en général surmontée d'une couche de forme
La couche de forme a plusieurs rôles : Protection du sol support, homogénéisation et
amélioration des caractéristiques et des performances de la plate-forme support,
traficabilité des pistes de chantier pour la construction des chaussées.

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L'assise de la chaussée peut être composée de 2 couches : La couche de fondation ;
surmontée de la couche de base. Elle apporte à la chaussée la résistance aux
couches verticales et répartit les pressions sur la plate-forme support.
Enfin la couche de surface est constituée de : La couche de roulement supportant les
agressions du trafic et des variations climatiques ; la couche de liaison entre la
couche de roulement et les couches d'assise

Figure: structure d’une chaussée

Les familles de structure de chaussée et leur fonctionnement


On peut distinguer deux catégories de chaussée, en ce qui concerne les chaussées
routières :
 Les chaussées non-revêtues :
Ce sont les chaussées qui n’ont pas reçu de revêtement hydrocarboné. On
distingue :
 Les chaussées en pavé ;
 Les chaussées en macadam à l’eau ;
 Les chaussées en empierrement par cloutage ;
 Les chaussées en graveleux.
 Les chaussées revêtues
Les chaussées revêtues sont les chaussées qui ont reçu des revêtements
hydrocarbonés.
Selon le fonctionnement mécanique de la chaussée, on distingue
généralement les trois types de structure suivants :
 Les chaussées rigides ;
 Les chaussées semi-rigides ;
 Les chaussées souples.

Les chaussées rigides:


Elles sont constituées d’une dalle reposant, soit directement sur le sol naturel
soit par l’intermédiaire d’une couche de fondation. Le sol de plate-forme, lorsqu’il

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est apporté à supporter la dalle, doit être à l’abri des mouvements de retrait ou de
gonflement.
La présence de la fondation permet d’augmenter le port de la structure, elle
est adoptée pour fournir à la dalle une surface portante uniforme, assurer la
continuité de l’appui des dalles au niveau des joints…
Le revêtement est généralement en dalles de béton séparées par des joints,
elles résistent aux solvants et à la chaleur, ne nécessitent que peu d’entretien au
niveau des joints, elles sont de plus faible épaisseur.

Figure: structure type d’une chaussée rigide

Les chaussées semi-rigides:


Ce sont des structures hybrides : On trouvera des chaussées en béton très peu
dosées, recouvertes de revêtement hydrocarboné ou encore des chaussées souples
dont certaines couches sont stabilisées au bitume ou au ciment. Elles sont plus
flexibles que les bétons classiques mais moins résistantes et elles se reposent sur des
fondations suffisamment épaisses.

Figure: structure d’une chaussée semi-rigide.

Les chaussées souples:


Couche de matériaux bitumineux inférieure à 15 cm, parfois limitée à un enduit, sur
une assise composée d'une ou de plusieurs couches de matériaux granulaires non
traitées (épaisseur de 30 à 60 cm). Les sollicitations dûes au trafic se répercutent sur
les couches d'assise avec une faible dispersion horizontale.

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Les efforts conduisent à la déformation de la couche d'assise non liée et à celle de la
couche de roulement. Les conditions d'environnement pèsent sur l'intensité des
déformations, en effet les variations hydriques d'assises mal drainées favorisent le
gonflement en période humide et les fissures de retrait en période sèche.
Couche de roulement bitumineuse sur des couches de chaussée composées de
matériaux traités aux liants hydrocarbonés.
L'épaisseur des couches facilite la diffusion des efforts verticaux en les atténuant
dans les couches d'assise. Les efforts de traction-flexion sont repris dans les couches
d'assise liées. Le collage des couches y est très important, en effet il permet la
transmission des efforts et les allongements maximaux à la base des couches les plus
profondes de la chaussée. Une absence ou un mauvais collage des couches conduit à
une sollicitation de chacune de celles-ci en traction et à une usure très prématurée
de la chaussée.

Figure: structure d’une chaussée souple.

Les étapes de construction de routes


L’étude d’opportunité
L’étude d’opportunité est effectuée afin de vérifier la nature et l’importance d’une
situation problématique, en matière de transport routier, signalée au ministère.
L’étude doit porter sur un problème ayant trait aux grandes composantes du
système routier, soit la demande de transport, l’infrastructure routière ou
l’environnement. A cette étape, une étude d’admissibilité est effectuée pour vérifier
si le problème relève de la compétence du ministère et s’il y a nécessité d’intervenir.
Suit une étude des besoins, qui consiste à effacer le portrait de la problématique de
transport. Finalement, une étude des solutions possibles est effectuée afin de
rechercher et d’analyser les interventions les plus pertinentes dans le but d’atteindre
les objectifs.
L’avant-projet sommaire:
L’avant-projet sommaire est la première étape de conception d’un projet routier.
Elle consiste à élaborer divers scénarios d’aménagement à partir de là ou des
solutions retenues à l’étape de l’étude d’opportunité afin de résoudre les problèmes
soulevés. Ainsi, des scénarios préliminaires de tracés, de géométrie de chaussée et

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de profil sont élaborés en tenant compte des objectifs à atteindre, des contraintes
existantes et des résultats de consultation. Pour chacun des scénarios, il y a une
estimation des quantités d’ouvrages et des coûts associés à ceux-ci.
Enfin, il est nécessaire d’évaluer les procédures, d’examiner les impacts sur
l’environnement de l’entreprise.

L’avant-projet détaillé:
L’avant-projet détaillé complète l’étape de conception d’un projet routier et consiste
à élaborer diverses variantes de profil sur le scénario retenu à l’avant-projet
préliminaire en vue de recommander un profil optimal. La conception de tous les
ouvrages y est également complétée en tenant compte des contraintes et des
résultats des études techniques, ce qui permet de déterminer les besoins dans les
emprises. Entre autres, il peut y avoir des études hydrauliques, géophysiques ou sur
la signalisation routière. Il y a aussi une estimation plus précise des quantités
d’ouvrages et des coûts associés à ceux-ci. De plus, il faut demander des
autorisations environnementales et entreprendre le processus de déplacement des
équipements de services publics.

Plans et devis préliminaires:


Cette étape consiste à préparer les plans de construction et d’arpentage foncier ainsi
qu’à détailler le projet. Les plans et devis spécialisés tels que les structures et les
ouvrages d’art, l’éclairage routier, les feux de circulation, la signalisation routière, la
chaussée, la gestion de la circulation et l’aménagement paysager doivent être
intégrés. Il faut alors rédiger les clauses administratives et techniques des devis qui
permettront de procéder à l’appel d’offres. Les recommandations
environnementales doivent aussi faire l’objet de clauses aux devis. Si des emprises et
servitudes sont nécessaires à la réalisation du projet, le spécialiste en activités
immobilières se charge de l’opération et s’il y a des équipements de services publics,
la personne responsable coordonne l’exécution. Le plan de gestion des
répercussions des travaux sur la circulation doit être préparé ainsi que le plan de
signalisation de travaux.

Plans et devis définitifs:


Cette étape consiste principalement à vérifier et à mettre à jour les plans et devis
préliminaires. C’est également à cette étape que les différentes demandes
d’autorisations et demandes de permis nécessaires à la réalisation des travaux sont
complétées. La libération des emprises et le déplacement des équipements de
services publics sont aussi effectués. Les documents sont transmis au comité
responsable de procéder à la vérification des documents produits afin de valider les
calculs de quantités et de coûts ou de transcription et aussi pour vérifier la
concordance des divers documents constituant l’appel d’offres. Les documents
contractuels transmis pour appel d’offres contiennent toute l’information essentielle
aux soumissionnaires pour respecter le cadre législatif d’attribution des contrats et
pour leur permettre de déterminer les documents à remettre et les exigences à
respecter.

Réalisation du projet:

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La sixième et dernière étape est celle où l’entrepreneur descend sur terrain afin
d’exécuter les travaux détaillés aux plans et devis. L’entrepreneur doit respecter tous
les points qui y sont inscrits.

Partie assainissement:
Définition
L’assainissement des agglomérations, au sens ou l’entend « l’instruction relative à
l’assainissement des agglomérations » de 1977 a pour objet d’assurer l’évacuation
de l’ensemble des eaux pluviales et usées ainsi que leur rejet dans les exutoires
naturels sous des modes compatibles avec les exigences de la santé publique et de
l’environnement.
Au siècle précédent, la politique d’assainissement (1894 loi sur le « tout à l’égout »)
consistait encore essentiellement en une évacuation rapide des eaux usées et
pluviales le plus loin possible des zones agglomérées.
Cette situation considérée comme satisfaisante se prolonge jusqu’en 1950.
Dès 1970, la croissance rapide de la population urbaine (22 % en 1950, 75 % en 1970)
rend la situation critique. En effet le développement rapide de l’urbanisation des
villes à leur périphérie a entraîné une forte augmentation des surfaces
imperméabilisées, ce qui a accru considérablement les volumes et les débits
ruisselés entraînant ainsi une insuffisance des exutoires. On a donc assisté à une
surcharge progressive des réseaux existants et à une augmentation du risque
d’inondation.
Si la solution traditionnelle de réseaux d’assainissement est une bonne réponse sur
le plan de l’évacuation des eaux, elle a sa limite et présente de nombreux
inconvénients sur le cycle naturel de l’eau (augmentation des débits vers les rivières
entraînant un manque d’eau vers les nappes, une saturation des exutoires….).
Devant l’impasse à laquelle conduisait l’assainissement pluvial classique, il a fallu
innover. On a fait appel à des techniques alternatives basées essentiellement sur un
stockage temporaire des eaux de pluie permettant de retarder l’écoulement avant
l’exutoire ou d’infiltrer au maximum.
Pour atteindre cet objectif, les principes sont simples. Ils sont mis en œuvre en
particulier dans les bassins de retenues qui ont trois fonctions essentielles :
 Recueil des eaux de pluie,
 Rétention de ces eaux,
 Évacuation lente.

Les systemes de collecte et d’evacuation:


L’établissement d’un réseau d’assainissement d’une agglomération doit répondre à
deux préoccupations, à savoir :
 Assurer une évacuation correcte des eaux pluviales de manière à empêcher la
submersion des zones urbanisées,
 Assurer l’élimination des eaux usées ménagères et des eaux vannes.
Systèmes d’évacuation:
Quatre systèmes d’évacuation sont susceptibles d’être mis en service, en application
des dispositions contenues dans l’instruction technique n° 77 284 du 22 juin 1977.
a) Systèmes fondamentaux,
b) Système pseudo-séparatif,

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c) Système composite,
d) Systèmes spéciaux.

a) Systèmes fondamentaux:
On distingue :
 Le système séparatif:
Il consiste à réserver un réseau à l’évacuation des eaux usées domestiques (eaux
vannes et eaux ménagères) et sous certaines réserves de certains effluents
industriels alors que l’évacuation de toutes les eaux météoriques ( eaux pluviales )
est assurée par un autre réseau.

 Le système unitaire :
L’évacuation de l’ensemble des eaux usées et pluviales est assurée par un seul
réseau généralement pourvu de déversoirs d’orages permettant en cas d’orage le
rejet direct, par verseuse, d’une partie des eaux dans le milieu naturel.

 Le système mixte:
On appelle communément système mixte, un réseau constitué suivant les zones en
partie d’un système unitaire et d’un système séparatif.

b) Système pseudo-séparatif:
L’usage a prévalu de désigner sous ce vocable des réseaux séparatifs où le réseau
d’eaux usées peut recevoir certaines eaux pluviales provenant des propriétés
riveraines.

c) Système composite:
C’est une variante du système séparatif qui prévoit, grâce à divers aménagements,
une dérivation partielle des eaux les plus polluées du réseau pluvial vers le réseau
d’eaux usées en vue de leur traitement.

d) Systèmes spéciaux:
 Système sous pression sur la totalité du parcours le réseau fonctionne en charge
de façon permanente sur la totalité du parcours.
 Système sous dépression le transport de l’effluent s’effectue par mise des
canalisations en dépression.

Schémas types des réseaux d’évacuation;


Bien que les réseaux d’évacuation revêtent des dispositions très diverses selon le
système choisi, leur schéma (page suivante) se rapproche le plus souvent de l’un des
cinq types décrits ci-après :
1) le schéma perpendiculaire au cours d’eau C’est souvent celui des villes ou
communes rurales qui ne se préoccupent que de l’évacuation par les voies les plus
économiques et les plus rapides sans avoir un souci d’un assainissement efficace des
eaux rejetées.
2) le schéma type « collecteur latéral » Ce schéma oblige parfois à prévoir des
stations de relèvement.

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3) le schéma type « collecteur transversal » Ce schéma permet de reporter par
simple gravité l’ensemble des effluents plus loin à l’aval par rapport au schéma
précédent.
4) le schéma type « par zones étagées » Ce schéma s’apparente au schéma
précédent. Le collecteur bas qui doit souvent faire l’objet de relèvement, se trouve
soulagé des apports des bassins dominants qui peuvent être évacués gravitairement.
5) le schéma type « centre collecteur unique » et le schéma type radial Selon que le
réseau converge vers un ou plusieurs points bas où l’on peut reprendre l’effluent
pour le relever, on utilise ce type de schéma.

Figure: Schémas types des réseaux d’évacuation

Types de réseaux:
On distingue deux types de réseaux, ramifié ou maillé.
Les réseaux d’assainissement appartiennent généralement au type « ramifié » ce qui
est le cas des schémas ci-avant.
En variante, on peut concevoir un réseau de type « maillé » semblable à celui des
réseaux d’eau potable. En effet, ce réseau « maillé » permet dans certaines zones
urbaines d’obtenir de meilleures conditions d’écoulement, d’autocurage, de gestion
des fortes pluies et d’entretien.

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Figure: types des réseaux d’assainissement

Conception des réseaux


Afin de réaliser le projet d’assainissement d’une opération, le maître d’œuvre doit
nécessairement connaître :
 Les dispositions relatives à la préservation de la santé, de la sécurité des
habitants et de la qualité de l’environnement édictées par la MISE ( Mission
Inter Services de l’Eau composée essentiellement de représentants de la DDASS,
de la DDE, de la DDAF et des services navigation et maritimes),
 Les dispositions particulières relatives à l’assainissement adoptées par la
collectivité locale (Mairie et ses services techniques).

Enquêtes préalables:
L’enquête préalable a pour objet de fournir les informations suivantes :
 Informations relatives à l’urbanisation
Prévision de l’évolution de l’urbanisation,
Existence des projets d’urbanisation futures devant transiter à travers la zone
étudiée,
Répartition des zones en fonctions des exutoires et de leur capacité d’évacuation,
Aménagements particuliers à la charge des propriétaires pour leur raccordement.

 Informations sur les équipements existants


* caractéristiques du réseau existant :
Sa nature (unitaire ou séparatif),
Les conditions de rejets dans ce réseau (faisant l’objet d’une autorisation),
Les débits admissibles au droit du rejet de l’opération,
La cote de mise en charge du réseau pour connaître les répercussions éventuelles,
La profondeur du collecteur,
Les raccordements futurs provenant d’autres opérations.

 Informations sur le milieu naturel


La création d’un réseau collectif nous oblige à rechercher l’existence d’exutoires
naturels ainsi que la charge de pollution qu’ils peuvent admettre.
Pour cela, il convient de contacter les services chargés de la police des eaux de
l’agence de bassin afin de connaître les caractéristiques du réseau hydrographique,
les activités qui y sont attachées ainsi que les objectifs de qualité fixés. Il importera
également de connaître la vulnérabilité des nappes souterraines.

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Études préalables
Une étude préalable s’avère nécessaire pour répondre aux questions suivantes :
 Quel est le devenir des eaux de ruissellement pluviales recueillies ?
 Comment limiter tout risque de dommage par inondations ?
 Est-il possible de choisir une solution alternative mieux adaptée, plus
économique que la mise en place de canalisations.

L’étude porte sur :


 La connaissance du terrain et des pratiques du voisinage,
 La connaissance du fonctionnement hydrologique du bassin (pluviométrie,
localisation des écoulements des débits attendus, topographie, taux
d’imperméabilisation),
 L’existence et la capacité de l’exutoire (débit maximum de rejet),
 La recherche des zones où il est possible d’infiltrer ou de prévoir des
équipements de rétention (perméabilité des sols et sous-sols, propriétés
mécaniques du sol sous l’influence de l’eau, fluctuation de la nappe, risque de
pollution de la nappe),
 La qualité des eaux de ruissellement (si rejet dans un milieu naturel de bonne
qualité).

Le calcul des sections d’ouvrages


Le dimensionnement des canalisations
Connaissant en chaque point, les débits à évacuer et la pente des ouvrages, le choix
des sections sera déduit de la formule d’écoulement adoptée. Les dimensions des
canalisations varient compte tenu des diamètres courants de fabrication, ce qui
apporte de ce fait, une capacité supplémentaire d’écoulement.

Formule de CHEZY (écoulement uniforme):


Dans l’instruction technique de 1977, les ouvrages sont calculés suivant une formule
d’écoulement résultant de celle de CHEZY
V=C RI
V : Vitesse d’écoulement en m/s
R : Rayon hydraulique avec R= S/P
S : section mouillée en m²
P : périmètre mouillé en m
I : Pente de l’ouvrage en m.p.m
C : Coefficient pour lequel on adopte celui donné par la formule de BAZIN
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C=1+ γ
R
γ est un coefficient d’écoulement qui varie suivant les matériaux utilisés et la nature
des eaux transportées

1. Canalisations d’eaux usées:


Il se forme une pellicule grasse dans les ouvrages qui améliore les conditions
d’écoulement. Aussi, le coefficient de Bazin γ peut être pris égal à 0,25 en tenant
compte des inégalités dans le réseau et d’éventuelles intrusions de sable ou de terre.
C peut donc être représenté approximativement par l’expression:

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C=70.R1/6 .
V=70 R2/3 I1/2.
QC=V.S.
QC en m3/s
V en m/s
S en m2

2. Canalisations d’eaux pluviales ou unitaires


Il convient de tenir compte que des dépôts sont susceptibles de se former, ce qui
conduit à admettre un écoulement sur des parois semi-rugueuses.
Le coefficient de Bazin γ peut être pris à 0,46. C peut donc être représenté
approximativement par l’expression
C=60.R1/4 .
On obtient donc :
V = 60 . R3/4 . I1/2
et le débit capable de l’ouvrage Qc :
QC = V . S
QC en m3 /s
V en m/s
S en m2

Formule de MANNING-STRICKLER:
C = K . R 1/6
V = K . R 2/3 . I 1/2
Qc = V . S = K . R 2/3 . I 1/2 . S
K = Coefficient de Manning - Strickler
S = Section mouillée de l’ouvrage au m2
P = Périmètre mouillé de l’ouvrage en m
R = Rayon hydraulique de l’ouvrage S /P en m
I = Pente longitudinale de l’ouvrage en m/m
V = Vitesse de l’eau dans l’ouvrage en m/s
Qc = Débit capable de l’ouvrage en m3 /s
Valeurs courantes de K utilisées pour les études :
- Ouvrages en fonte, béton, grés, PVC, PEHD,… : K = 70 à 80
- Ouvrages métalliques en tôle ondulée : K = 40 à 45
- Fossés profonds engazonnés : K = 25 à 30
Il faut distinguer les coefficients annoncés par les fabricants ( coefficients allant
jusqu’à 110 calculés en laboratoire sur une canalisation neuve sans dépôt ) et les
coefficients réels qui tiennent compte de la fixation de matières en suspension dans
le fond des ouvrages (ce biofilm se substitue alors au coefficient de Manning–
Strickler du matériau de l’ouvrage).

Contraintes de calage des réseaux:


Canalisations d’eaux usées:
Les canalisations eaux usées sont généralement circulaires. Les contraintes de calage
des canalisations d’eaux usées sont :
 Diamètre minimum de 200 mm pour éviter les risques d’obstruction

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 Pente minimum : 0,002 m/m Le relèvement des eaux par pompage ne pourra
dans certains cas être évité - couverture minimale de la canalisation : 80 cm En
dessous de cette valeur, la canalisation sera protégée par une dalle de
répartition en béton pour éviter son écrasement sous les charges roulantes. -
regard de visite tous les 80 m au maximum pour permettre un hydrocurage des
réseaux ou une visite par caméra. Distance standard : 50m
 Regard à chaque changement de pente ou de direction
 Vitesse maximum : 4 m/s afin d’éviter l’abrasion des tuyaux. Sinon, il est
nécessaire d’adopter un tuyau en matériau résistant tel que la fonte ou le
polyéthylène à haute densité.

 CONDITIONS D’AUTOCURAGE :
1. A pleine ou à demi-section : V ≥ 0,70 m/s ou à l’extrême rigueur 0,50 m/s ( dans ce
cas, le rapport des vitesses est égal à 1 donc on vérifiera que la vitesse pleine section
est supérieure à 0,70 m/s )
2. Pour une hauteur d’eau égale au 2/10 du Ø: V ≥ 0,30 m/s ( le rapport des vitesses
étant égal à 0,6 , on vérifiera que 0,6 VPS ≥ 0,3 m/s )
3. La hauteur d’eau doit être égale aux 2/10 du Ø, assuré par le débit moyen actuel.
( le rapport des débits étant égal à 0,12 , on vérifiera que Qmoyen ≥ 0,12 QPS) En
pratique, on pourra considérer que l’autocurage est respecté si V ≥ 0,30 m/s pour le
débit journalier moyen actuel.

1. Canalisations d’eaux pluviales ou unitaires


 Les contraintes de calage des canalisations d’eaux pluviales sont :
 Diamètre minimum de 300 mm pour éviter les risques d’obstruction.
 Pente minimum : 0,003 m/m

Le relèvement des eaux par pompage sera si possible évité car les débits d’eaux
pluviales peuvent être importants.
 Couverture minimale de la canalisation : 80 cm En dessous de cette valeur, la
canalisation sera protégée par une dalle de répartition pour éviter son
écrasement sous les charges roulantes. - regard de visite tous les 80 m au
maximum pour permettre un hydrocurage des réseaux ou une visite par caméra.
 Regard à chaque changement de pente ou de direction.
 Vitesse maximum : 4 m/s afin d’éviter l’abrasion des tuyaux.
Sinon, il est nécessaire d’adopter un tuyau en matériau résistant tel que la fonte ou
le polyéthylène à haute densité.
Il est donc important de vérifier la vitesse de l’eau dans les canalisations pour le
débit de pointe à évacuer.
 CONDITIONS D’AUTOCURAGE :
1. Pour 1/10 du débit à pleine section : V ≥ 0,60 m/s
quand rQ=Q/QPS= 0,1 ; rV=V/VPS=0,55 donc on vérifiera que VPS ≥ 1 m/s )
2. Pour 1/100 du débit à pleine section : V ≥ 0,30 m/s
3. Ces limites sont respectées avec des vitesses à pleine section de 1 m/s dans les
canalisations circulaires et 0,90 m/s dans les ovoïdes.

17
Les abaques de l’instruction technique de 1977

Elles représentent la relation de Chézy V=C RₕI complétée par la formule de Bazin
87
C=1+ γ

Rₕ

L’hypothèse est donc faite d’un écoulement uniforme, avec :


γ = 0,25 en eaux usées →abaque ab3
γ = 0,46 en eaux pluviales ou en unitaire → abaque ab4
Ces abaques sont construits pour le débit à pleine section avec :
�.∅²

Rh= 4
�.∅
=4

18
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21
22
Utilisation des abaques:
1. Choix du diamètre:

 Choix par excès Ø1 : le débit à pleine section est supérieur au débit de pointe à
évacuer.
QPS1 > QP
 Choix par défaut Ø2 :la pente nécessaire à l’écoulement à surface libre I2 est
supérieure à I pente disponible. Il en résulte un risque de mise en charge du
réseau, ce qui doit être évité (remontée des eaux chez les riverains).

2. Hauteur de remplissage - vitesse d’écoulement


Le choix du diamètre étant fait par excès, il peut être nécessaire de connaître la
vitesse de l’écoulement ou la hauteur de remplissage h.

�₁
h = R + R cos(α) avec R= 2
1
Section mouillée : S(α)= πR²-αR²+2R cos(α)2Rsin(α) = (π-α+cos(α)sin(α)R²
Périmètre mouillé:P(α)= 2 R-2αR = 2R(-α)

S
On en déduit le rayon hydraulique Rh = P

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et la vitesse de l’écoulement V(α)=C RₕI

L’angle α est donné par l’équation : Q (α)=V.S = QP Cependant l’abaque ab5 est
d’une utilisation plus commode que le calcul pour résoudre un tel problème.

QPS1 : débit à pleine section


Q : débit à évacuer
Q V h
rQ=Qₚₛ₁ ; rv=Vₚₛ ; rH=ϕ₁.
Dans l’ensemble ci-contre :
rQ=0,4→rv=0,95 et rH=0,42

Débit capable d’une canalisation d’eaux usées


Il s’agit du débit maximal que la canalisation peut évacuer obtenu par la relation:
dQ

=0
D’après l’abaque n°5, la valeur maximale de rQ est de 1,07.
Le débit capable de la canalisation est donc : Q MAX = 1,07 QPS Il correspond à une
valeur de rH = 0,95
R+Rcosα
2R
= 0,95

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Le débit maximal est obtenu pour un angle au centre α= 26° et non pour la pleine
section.

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Visites de chantier de rénovation du souk:

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