Vous êtes sur la page 1sur 70

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie Peace – Work - Fatherland


-------------------- ---------------------
MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES MINISTRY OF SECONDARY EDUCATION
----------------- -----------------
INSPECTION GENERALE DES ENSEIGNEMENTS INSPECTORATE GENERAL OF EDUCATION
--------------- --------------
INSPECTION DE PEDAGOGIE CHARGEE DE L’ENSEIGNEMENT INSPECTORATE OF PEDAGOGY IN CHARGE OF
DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU TERTIAIRE TERTIARY SCIENCES AND TECHNOLOGIES
-------------- -------------

GUIDE REVISE D’APPLICATION DES


PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE
COMPTABILITE DES PREMIER ET
SECOND CYCLES

Les IPN/CG (EDOUBE KONDA Walter ; FOTSO Anastasie;


NTOMO Eliette ; KOUYANG Jean Baptiste) en
collaboration avec les Ipr /cg

Ce document est uniquement pédagogique et ne saurait faire


l’objet d’aucune transaction commerciale

NOVEMBRE 2018

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 1


1. LE DROIT COMPTABLE OHADA

Adopté 26 janvier 2017 à Brazzaville (Congo) lors de la 43ème session du Conseil


des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique
(OHADA), l'Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière
(AUDCIF) vient succéder à l'Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des
comptabilités des entreprises adopté le 24 mars 2000 et entré en vigueur depuis le
1er janvier 2001 pour les comptes personnels des entreprises, et le 1er janvier 2002
pour les comptes consolidés et les comptes combinés.
Sa date de publication au J.O. est le 15 février 2017 et sa date d’entrée en vigueur
est prévue : 1er janvier 2018 pour les comptes personnels des entités, et 1er janvier
2019 pour les comptes consolidés, les comptes combinés et les états financiers
produits en normes IFRS.
Le nouvel Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière
(AUDCIF) est un corpus juridique rénové auquel est annexé le système comptable
OHADA révisé (SYSCOHADA). Le SYSCOHADA révisé comprend, d’une part, le
plan comptable général OHADA et, d’autre part, le dispositif comptable des comptes
consolidés et combinés.
Tenant compte des évolutions de la normalisation comptable internationale et des
besoins financiers grandissants des économies des pays membres de l’OHADA,
l’AUDCIF établit les normes comptables, le plan des comptes, les règles de tenue
des comptes, de présentation des états financiers et de l’information financière. Il
vise les comptes personnels des entités, personnes physiques et morales, les
comptes consolidés et les comptes combinés ; il comporte, en outre, des dispositions
pénales.
Le nouveau texte répond ainsi à des attentes majeures des professionnels du chiffre
et des acteurs économiques. Il fait par ailleurs écho à une prescription de la
Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de l’OHADA
qui, réunie le 17 octobre 2013, avait « relevé la coexistence de deux référentiels
comptables dans l’espace géographique OHADA et instruit le Conseil des Ministres
de poursuivre la révision de l’Acte uniforme portant organisation et harmonisation des
comptabilités des entreprises pour en faire l’unique référentiel en vigueur dans les
Etats Parties ».
Moderne et en cohérence avec les autres Actes uniformes, le nouvel AUDCIF se
singularise, entre autres, par :
 le changement de l’intitulé de l’Acte uniforme qui s’appelle désormais Acte
uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière
(AUDCIF) ;
 le maintien, aux côtés du système normal, du système minimal de trésorerie
pour les petites entités économiques, réaménagé afin d’offrir la possibilité de
tenir une comptabilité simplifiée en droits constatés, et l’abandon corrélatif du
système intermédiaire que constituait le système allégé ; cette coexistence
permettant aux entreprises de disposer d’une comptabilité appropriée en
fonction de leur chiffre d’affaires ;
 le relèvement substantiel du montant du chiffre d’affaires en deçà duquel les
petites entités économiques sont éligibles au système minimal de trésorerie ;
 la reconnaissance clairement exprimée de la spécificité du système comptable
des secteurs règlementés tout en réaffirmant que ces secteurs restent soumis
au droit comptable OHADA ;

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 2


 la nécessité de parler un langage commun à l’ensemble de la communauté
internationale des professionnels de la comptabilité à travers l’utilisation des
normes internationales (IFRS) ;
 le remplacement de deux états financiers à savoir le TAFIRE et les Etats
Annexes par le Tableau des Flux de trésorerie et les Notes annexes ;
 la présentation du bilan soit sur une page en mode paysage, soit sur deux
pages avec l’une regroupant l’actif et l’autre le passif ;
 la présentation du compte de résultat sur une page en mettant en exergue les
soldes suivants : marge commerciale ; chiffre d’affaires ; valeur ajoutée ;
excédent brut d’exploitation ; résultat d’exploitation ; résultat financier ; résultat
des activités ordinaires ; résultat hors activités ordinaires ; résultat net ;
 l’obligation faite aux entités inscrites à une bourse des valeurs ou faisant appel
public à l’épargne de produire, à l’intention des marchés financiers et autres
instances de réglementation sectorielle, des états financiers en normes
internationales d’information financière (IFRS), en sus de leurs états financiers
individuels en normes SYSCOHADA ou selon le référentiel comptable
spécifique à leurs activités ; ceci afin de garantir la qualité et la comparabilité
des données produites ;
 la mise à la disposition des informations financières de qualité, gage de l'attrait
des investissements étrangers ;
 la pertinence partagée ou le souci d’assurer la pertinence de l’information
financière destinée à ses différentes parties prenantes sans
fondamentalement privilégier certains utilisateurs par rapport à d’autres ;
 l’introduction des dispositions nouvelles :
o approches par les composants : ventilation du coût d’acquisition de
l’immobilisation corporelle en ses parties significatives et les amortir
séparément ;
o coût de démantèlement, d’enlèvement et de restauration d’un site ;
o attribution gratuite d’actions au personnel salarié et aux dirigeants de la
société ;
o instruments de monnaie électronique ;
 améliorations des traitements comptables :
o charges immobilisées (les comptes charges immobilisées enregistrées
antérieurement à la révision du SYSCOHADA doivent être virés au
compte 4751 ; ensuite le compte 4751 doit être repris sur l’exercice ou
étalé sur la période restant à amortir sans dépasser cinq ans par le
biais des comptes de charges par nature concernées) ;
o primes de remboursement (le compte 206 doit être crédité par le débit
du compte 161. Au fur et à mesure du remboursement des obligations,
les primes de remboursement échues au débit du compte 6714, ou au
prorata des intérêts courus par le crédit du compte161) ;
o terrains et constructions : frais accessoires ;
o comptabilisation obligatoire des engagements de retraite ;
o non comptabilisation des biens concédés en immobilisations chez le
concessionnaire ;

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 3


 la consécration de dispositions transitoires, pour permettre un passage
efficient vers le nouveau référentiel.
Le nouveau dispositif comptable de plus de 1 200 pages comprend :
 l’Acte uniforme révisé mettant en exergue les règles de droit qui encadrent la
comptabilité financière dans les états parties à l’OHADA (quelles entités
doivent tenir une comptabilité financière, les principes d’organisation
comptable, les principes de contrôle comptable, la liste des documents
comptables et leurs rôles, les composantes des états financiers). Il comporte
113 articles régissant les comptes personnels des entités et les comptes
consolidés et combinés.
 le système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA) qui est une sorte
d’annexe, de complément indispensable à l’acte uniforme permettant de
mettre en œuvre les règles de droit comptable contenues dans l’Acte
Uniforme. Il comprend deux parties :
o le plan comptable général OHADA (cadre conceptuel et définition de
certains termes, structure et fonctionnement des comptes, opérations et
problèmes spécifiques, états financiers annuels du système normal, états
financiers annuels du système minimal de trésorerie)
o dispositif comptable relatif aux comptes consolidés et combinés ou D 4C
(comptes consolidés, comptes combinés)

2. CHAMP D’APPLICATION DU SYSTEME COMPTABLE OHADA

L’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière s’applique aux


entités :
 soumises aux dispositions de l’acte uniforme portant sur le droit commercial ;
 soumises aux dispositions de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés
commerciales et du groupement d’intérêt économique ;
 soumises aux dispositions de l’acte uniforme des sociétés coopératives ;
 publiques, parapubliques, d’économie mixte ;
 et plus généralement, aux entités produisant des biens et services marchands
ou non, dans la mesure où elles exercent, dans un but lucratif ou non, des
activités économiques à titre principal ou accessoires qui se fondent sur des
actes répétitifs, à l’exception de celles soumises aux règles de la comptabilité
publique ; article 2
Toutefois, les établissements de crédit, les établissements de microfinance, les
acteurs du marché financier, les sociétés d’assurance et de réassurance, les
organismes de sécurité et de prévoyance sociale et les entités à but non lucratif ne
sont pas assujettis au SYSCOHADA.

3. LA NOTION D’ENTITE

L’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière (AUDCIF) a


substitué la notion d’entité à celle d’entreprise afin d’élargir le champ de débiteurs de

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 4


l’obligation de tenir une comptabilité générale ou financière et en même temps, de
corriger l’insuffisance d’appréhension du tissus productif.

Une entité est définie comme un ensemble organisé d’une ou plusieurs personnes
physiques ou morales et d’éléments corporels ou incorporels permettant l’exercice
d’une activité économique qui poursuit un objectif propre.

Par conséquent, une entité regroupe les acteurs suivants inclus dans son champs
d’application : les entreprises, les sociétés, les groupes, les GIE, les compagnies, les
associations, les coopératives, les projets de développement et tous autres acteurs
qui exercent une activité économique c'est-à-dire toute activité civile ou
commerciale, produisant des biens ou des services marchands ou non marchands
exercée dans un but lucratif.

4. LE PLAN DES COMPTES

Le plan des comptes n’est pas synonyme de liste des comptes. Le plan des comptes
comprend, outre la liste détaillée des comptes à 2, 3 et 4 chiffres :
 la justification des critères retenus dans l’arborescence des classes, des
comptes principaux et divisionnaires ;
 des indications sur la codification décimale, les constantes et les parallélismes
retenus.

Au-delà de deux chiffres, les subdivisions se limitent à 9 positions.


Chaque compte principal peut être subdivisé en 9 comptes à 3 chiffres, et chacun de
ses derniers en 9 comptes à 4 chiffres, tous appelés comptes sans autre qualificatif.
Le premier numéro se termine alors par 1 et le dernier par 9 ; le 0 gardant son
caractère générique sauf 490 et 590.
Exemple : 24 Matériel subdivisé en 241, 242, 243, 244, 245, 246, 247, 248 et 249
Le compte 245 est à son tour subdivisé en 2451 ……….2458

Au delà de quatre chiffres, il appartient à l’entité de construire son propre plan appelé
‘’plan comptable d’entité’’ PCE,
 en retenant les comptes du SYSCOHADA nécessaires à son activité
 et en subdivisant selon ses besoins.

5. TRAITEMENTS COMPTABLES DE CERTAINES OPERATIONS


SPECIFIQUES
LES STOCKS

En pure logique comptable, les achats entraînent une entrée en stock dans les
comptes de la classe 3 et les ventes, une sortie de stock.
Le SYSCOHADA :

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 5


 déroge cependant à cette règle dans le temps en admettant la pratique
généralisée de l’inventaire intermittent
 la nuance dans l’espace, en supposant la consommation immédiate de
certains achats

LA METHODE D’INVENTAIRE INTERMITTENT

La méthode de l’inventaire intermittent autorise la neutralisation des comptes de


classe 3 en cours d’exercice, et leur régularisation en fin d’exercice seulement, par
deux écritures et par catégorie :
 l’une destinée à annuler le stock initial ou de début d’exercice,
 l’autre destinée à constater le stock final ou de fin d’exercice
Ces deux écritures peuvent même se ramener à une seule, constatant la variation de
l’exercice, qui est soit une augmentation, soit une diminution
Les stocks de fin de période ou d’exercice sont constatés par un inventaire physique,
et substitués aux stocks de début de période par l’intermédiaire d’un compte de
variation de stocks :
 603 pour les biens provenant d’une opération située en amont dans le circuit
de l’entité
 73 pour les biens et services provenant d’une opération située en aval dans
ledit circuit

LA METHODE D’INVENTAIRE PERMANENT

La méthode de l’inventaire permanent autorise de passer les écritures de variations


de stocks en cours d’exercice (séparément des écritures d’achats et de vente), à
chaque entrée et à chaque sortie. Il reconnait ainsi la conception de base qui justifie
l’existence de la classe 3 : des comptes ‘’ à part entière’’ qui enregistrent toutes les
entrées et toutes les sorties, donc les flux bruts.

Les techniques d’évaluation du coût des stocks sont :


 La méthode du Premier Entré-Premier Sorti (PEPS) ou FIFO suppose que
les éléments de stocks qui ont été acquis ou produits les premiers sont
vendus les premiers, et qu’en conséquence, les éléments restant en stock à la
fin de la période sont ceux qui ont été achetés ou produits le plus récemment.
 Selon la méthode du coût moyen pondéré, le coût de chaque élément est
déterminé à partir de la moyenne pondérée du coût d’éléments similaires au
début d’une période et du coût d’éléments similaires achetés ou produits au
cours de la période. Cette moyenne peut être calculée périodiquement ou lors
de la réception de chaque nouvelle livraison, selon la situation particulière de
l’entité.
 La méthode Dernier Entré-Premier Sorti ou LIFO : méthode préconisée au
USA et selon laquelle les lots les plus récents sortent en premier.
 la méthode du coût standard peut être utilisée pour des raisons pratiques si
elle donne des résultats proches du coût. Cette méthode, autrefois utilisée
presque uniquement par les entreprises de fabrication, devient plus
GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 6
couramment utilisée par des entreprises œuvrant dans plusieurs autres
secteurs d’activités. Elle consiste à déterminer de façon théorique le coût d’un
produit au début du cycle des affaires et d’utiliser ce coût durant toute la durée
du cycle des affaires pour évaluer ce produit.
 La méthode du prix de détail peut être utilisée pour des raisons pratiques si
elle donne des résultats proches du coût. Elle est souvent utilisée dans
l’activité de la distribution au détail pour évaluer les stocks de grandes
quantités d’articles à rotation rapide, qui ont des marges similaires et pour
lesquels il n’est pas possible d’utiliser d’autres méthodes de coûts. Le coût
des stocks est déterminé en déduisant de la valeur de vente des stocks le
pourcentage de marge brute approprié. Le pourcentage utilisé prend en
considération les stocks qui ont été démarqués au-dessous de leur prix de
vente initial. Un pourcentage moyen pour chaque rayon est souvent utilisé.
 Méthode Prochain Entré-Premier Sorti ou NIFO : méthode utilisée au Pays-
Bas et consistant à valoriser l’élément qui sort du stock à sa valeur de
remplacement sur le marché.

LES ACHATS DES BIENS CONSOMMABLES

Les achats des biens consommables (marchandises, matières premières,


matières consommables, fournitures liées, les fournitures non liées et les emballages
non immobilisés), crédités au compte 401 ‘’ Fournisseurs d’exploitation’’
constituent des charges, enregistrées en 60.

Les achats sont inscrits au compte 60 pour le montant net de taxes récupérables
auquel s’ajoutent les frais accessoires d’achats.

Les frais accessoires d’achats peuvent être inscrit directement dans les comptes
601, 602, 604 et 608 ou dans les comptes frais sur achats 6015, 6025, 6045 et
6085 pour le montant net de taxes récupérables :

o Inventaire permanent
60
445
40
Achats au coût d’achat sans détail des frais accessoires
OU
601 Achats de marchandises prix d’achat
602 Achats matières premières prix d’achat
60151 Droit de douane
60152 Transport sur achats
60153 Assurances transports sur achats
60154 Commissions et courtages sur achats
60155 Rémunérations des transitaires
445 Etat, TVA récupérable
40 Fournisseurs et comptes rattachés
Achats avec détail des frais accessoires
NB : retenir 6025 et non 6015 pour les frais accessoires sur
matières premières
GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 7
31/32/33
603
Entrée en stock
603
31/32/33
Sortie de stocks
Clôture de l’exercice
31/32/33
603
Régularisations des différences d’inventaires constatées en plus
Clôture de l’exercice
603
31/32/33
Régularisations des différences d’inventaires constatées en
moins

o inventaire intermittent
Les mouvements de stocks ne sont pas comptabilisés en cours d’exercice. C’est
seulement à la clôture de l’exercice qu’il est procédé à la constatation du stock final
et à l’annulation du stock initial.

60
445
40
Achats au coût d’achat sans détail des frais accessoires
OU
601 Achats de marchandises prix d’achat
602 Achats matières premières prix d’achat
60151 Droit de douane
60152 Transport sur achats
60153 Assurances transports sur achats
60154 Commissions et courtages sur achats
60155 Rémunérations des transitaires
445 Etat, TVA récupérable
40 Fournisseurs et comptes rattachés
Achats avec détail des frais accessoires
NB : retenir 6025 et non 6015 pour les frais accessoires sur
matières premières
Clôture de l’exercice
31/32/33
603
Constatation du stock final
Clôture de l’exercice
603
31/32/33
Annulation du stock initial

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 8


LES ACHATS DE SERVICES

Les achats de services sont immédiatement consommables et constituent des


charges enregistrées :
 61 : services de transport (sauf courrier et télécommunications) de biens
vendus, transport de personnel
 621 à 625 : services rattachés aux immobilisations de l’entité
 626 et 638 : services rattachés aux opérations d’exploitation ef financières de
l’entité

REMARQUE : pour faciliter, l’élaboration du tableau des flux de trésorerie, le


SYSCOHADA recommande d’utiliser systématiquement comme contrepartie :
 des comptes d’achats de biens et services (autres que les immobilisations) le
compte 401
 des comptes d’achats d’immobilisations, les comptes 481 ou 404
Le SYSCOHADA autorise cependant la contraction des deux écritures en une seule
dans une opération traitée au comptant. Mais il la déconseille même dans ce cas, car
les entités ont avantage à conserver dans les comptes de tiers la trace de toutes les
opérations, quelque soit la modalité de paiement. En revanche, la contraction est
généralisée dans le système minimal de trésorerie et dans les comptabilités
‘’recettes-dépenses’’

LES VENTES

Les ventes sont enregistrées au crédit du compte principal 70 (701, 702, 703,
704, 705, 706 et 707) et au débit d’un compte de client.

ELEMENTS SOUSTRACTIFS DE LA FACTURE

Achats et ventes sont comptabilisés au prix net indiqué sur la facture DOIT. Un
retour ou une réduction inclus dans cette facture initiale ne sont donc pas enregistré
séparément. Ils le sont, en revanche, s’ils font l’objet d’une facture d’AVOIR.
L’escompte est par contre enregistré dans les deux cas, en principe au moment du
règlement au compte 673, s’il s’agit d’un escompte accordé et au compte 773, sil
s’agit d’un escompte obtenu. Par contre, l’escompte sur acquisition
d’immobilisations n’est pas enregistré séparément, il vient en déduction du
coût d’acquisition de l’immobilisation

Le SYSCOHADA enregistre les ‘’RRR accordés’’ au débit des les comptes de ventes
de biens 701 à 706 et les ‘’RRR obtenus ’’ au crédit des comptes d’achats de biens
601 à 608.

Le SYSCOHADA admet que, lorsque la ventilation par catégorie d’achat ou de vente


s’avère impossible, le client puisse enregistrer les réductions obtenues dans les
GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 9
comptes à terminaison 9, soit 6019 à 6089 pour des réductions obtenues sur des
achats de biens 601 à 608 alors que le fournisseur enregistrera les réductions
accordées dans les comptes à terminaison 9, soit 7019 à 7069 pour des réductions
obtenues sur des ventes de biens 701 à 706.

Le SYSCOHADA n’a pas prévu de comptes spécifiques de réductions obtenues sur


les achats de services : elles sont inscrites directement au crédit des sous comptes
61, 62, 63 concernés

EXEMPLE
Reçu la facture ci après d’un fournisseur
o prix de matières premières hors taxes : 150 000
o remise 15% 22 500
o Net commercial : 127 500
o Escompte de règlement 10% : 12 750
o Net financier : 114 750
o TVA 19,25%: 22 089
o Net à payer : 136 839
SOLUTION
602 127 500
4452 22 089
40 136 839
773 12 750
Facture reçue

EXEMPLE
Extrait de la facture envoyée par une entité à un client
o prix de marchandises hors taxes : 350 000
o rabais 5% 17 500
o Net 332 500
o remise 10% 33 250
o Net commercial : 299 250
o Escompte de règlement 3% : 8 977
o Net financier : 290 273
o TVA 19,25%: 55 878
o Net à payer : 346 151

SOLUTION
411 346 151
673 8 977
4431 55 878
701 299 250
Facture vente

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 10


PORTS ET EMBALLAGES FACTURES

Chez le fournisseur, les majorations de facture pour port ‘’avancé’’ par le vendeur
ou pour emballage perdu sont considérées comme des produits accessoires, et
enregistrés au crédit du compte 7071, quelque soit leur mode de calcul (forfaitaire ou
au coût réel)

Le port avancé par le fournisseur pour le compte du client s’enregistre au débit du


compte 612 TVA exclus ou montant hors taxes.

Remarque 1: En raison du principe de non compensation, il n’ya pas lieu de créditer


un compte de charge, même si cette dernière vient d’être enregistrée pour le même
montant.

Remarque 2: les comptes 613 et 781 ne doivent pas être utilisés dans le cadre des
opérations d’achats et de ventes

Chez le client, ces majorations accroissent le coût d’achat et doivent être ventilées
dans les comptes de la classe 2 immobilisations ou les comptes 60 achats
correspondant à l’opération

NB : Le port avancé inscrit dans une facture Avoir s’enregistre chez le fournisseur au
débit du compte 612 TVA exclus ou montant hors taxes alors que chez le client
est crédité au compte 7071.
Il convient de noter que le port avancé par le client pour le compte du fournisseur
s’enregistre au débit des comptes 6015, 6025, 6045 et 6085 TVA exclus ou
montant hors taxes.

EXEMPLE :
Extrait de la facture envoyée par une entité à un client
o prix de marchandises hors taxes : 350 000
o rabais 5% 17 500
o Net 332 500
o remise 10% 33 250
o Net commercial : 299 250
o Escompte de règlement 3% : 8 977
o Net financier : 290 273
o port : 9 500
o TVA sur marchandises 19,25%: 55 878
o TVA sur port 19,25%: 1 829
o Net à payer : 357 480

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 11


SOLUTION
612 9 500
4453 1829
5711 11329
Enregistrement facture transporteur
411 357 480
673 8 977
4431 57 707
701 299 250
7071 9 500
Facture vente
NB : La TVA peut aussi s’enregistrer dans les comptes 4431 et 4432

EXEMPLE : on reprend le même exemple que ci-dessus, mais le transport est à la


charge du vendeur. Cette donnée modifie la structure de la facture qui ne fait pas
alors apparaitre le port.
Extrait de la facture envoyée par une entité à un client
o prix de marchandises hors taxes : 350 000
o rabais 5% 17 500
o Net 332 500
o remise 10% 33 250
o Net commercial : 299 250
o Escompte de règlement 3% : 8 977
o Net financier : 290 273
o TVA 19,25%: 55 878
o Net à payer : 346 151
SOLUTION
612 9 500
4453 1829
5711 11329
Enregistrement facture transporteur
411 346 151
673 8 977
4431 55 878
701 299 250
Facture vente

EMBALLAGES CONSIGNES

Le montant de la consignation est enregistré :


 en 4194 chez le fournisseur
 en 4094 chez le client
L’écriture est contrepassée lors du retour de l’emballage, dûment constaté par
facture d’AVOIR. Le cas échéant, il est constaté :
 un boni chez le fournisseur, enregistré en 7074
 un mali chez le client, enregistré en 6224

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 12


Lorsque l’emballage n’est pas retourné dans les délais d’usage, ou lorsque les
parties s’accordent sur un non-retour, il est considéré comme :
 vendu par le fournisseur, qui réalise le produit en 7074
 acheté par le client qui réalise la charge en 6082, s’il compte l’utiliser à son
tour dans ses ventes, ou en majoration du coût d’achat du bien emballé dans
le cas contraire, ou enregistré au débit du compte 6588 si les emballages
consignés sont perdus.

EXEMPLE
Reçu la facture ci après d’un fournisseur
o prix des matières premières hors taxes : 150 000
o remise 15% 22 500
o Net commercial : 127 500
o Escompte de règlement 10% : 12 750
o Net financier : 114 750
o Port : 10 000
o Emballages consignés : 7 800
o TVA sur matières premières: 22 089
o TVA sur port : 1 925
o TVA sur emballages consignés 1 502
o Net à payer : 158 066
SOLUTION
6021 Achats matières premières prix d’achat 127 500
6025 Transport sur achats 10 000
4452 Etat, TVA récupérable 23591
4453 1 925
4094 7 800
401 158 066
773 12 750
NB : une consignation est considérée comme une vente ou un achat sous
condition.

REDUCTIONS HORS FACTURE

Il arrive parfois que les réductions soient accordées par le fournisseur après
l’établissement de sa facture.
Les réductions commerciales sont enregistrées dans les comptes d’achat 60
lorsque leur affectation est possible et si les produits sont encore en stock à la
réception de la facture d’Avoir et si leur affectation directe est possible.
Par contre, si les produits sont vendus avant la réception de la facture d’Avoir ou si
leur ventilation n’est pas possible, celle-ci doit être enregistrée dans les comptes
Remises, Rabais, ristournes obtenues 6019, 6029, 6049, 6059, 6089
Les réductions commerciales accordées après établissement de la facture de vente
du bien sont enregistrées au débit du compte approprié ventes, rabais, remises et

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 13


ristournes accordés 7019, 7029, 7039, 7049, 7059, 7069 par le crédit du compte
41.

Quant aux réductions financières, elles sont toujours enregistrées dans le compte
773 ou 673.

EXEMPLE
Se rendant compte de l’omission sur sa facture d’une remise de 12% sur le prix hors
taxes de 180 000FCFA des matières premières, TVA 19,25 %, et de l’escompte de
règlement de 3%, un fournisseur adresse à son client la facture d’Avoir
correspondante.
SOLUTION
Première hypothèse : la remise n’est pas affectable, le stock est vendu
401 31 425
6029 180 000 x 12% 21 600
773 180 000 − 21 600 x 3% 4 752
445 21 600 + 4 752 x 19,25 % 5073
Deuxième hypothèse : la remise est affectable au bien en stock
401 31 425
602 180 000 x 12% 21 600
773 180 000 − 21 600 x 3% 4 752
4452 21 600 + 4 752 x 19,25 % 5073

EXEMPLE
Les réductions hors factures ci après ont été accordées à un client sur la factures
hors taxes de 155 000FCFA relative à un achat de marchandises : rabais de 8% et
escompte de 3%
SOLUTION
L’extrait de l’avoir envoyé au client se présente comme suit :
o rabais : 8% x 155 000FCFA = 12 400FCFA
o Escompte : 3% x (155 000FCFA −12 400FCFA) = 4 278
o Total : 16 678
o TVA 19,25 %: 3 211
o Net à déduire : 19 889

4431 3 211
673 4 278
7019 12 400
411 19889
Facture Avoir

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 14


RETOUR SUR ACHATS OU SUR VENTES

Lorsque les marchandises, matières ou fournitures, sont retournées au fournisseur,


la facture d’AVOIR est simplement contrepassée au crédit des comptes d’achats et
au débit des comptes de ventes correspondants.

Si le retour concerne l’intégralité de l’achat ou de la vente, il s’agira d’annuler


purement et simplement l’opération initialement comptabilisée par l’inverse de
l’écriture d’achat ou de vente.

Mais si le retour ne porte que sur une partie de l’achat ou de la vente, la facture
d’Avoir ne fera mention que de la seule partie concernée et le montant à déduire
tiendra compte des réductions accordées et de la TVA.

LES DROITS DE DOUANES

Les droits de douane ne sont pas enregistrés dans le compte 64 :


 les droits d’entrée ne sont pas considérés comme un impôt, mais comme une
composante du coût d’achat de l’immobilisation ou du bien consommable
importé : on débite les comptes 23, 24 ou 60, et crédite le compte 4426. Si
l’administration accorde un délai de paiement sous forme d’obligation
cautionnée, l’entité crédite 4491
 en revanche, les droits de sortie éventuels sont mis à la charge du client :
débit 41 et crédit 4426

LE DROIT D’ACCISES

Le droit d’accises collecté par le vendeur à l’occasion de la facturation :


 ne constituent pas un produit pour le fournisseur, mais une dette envers
l’administration fiscale chargée du recouvrement, et sont en conséquence
portées au crédit d’un compte 446
 mais constituent pour le client une charge qui majore les coûts d’achats

Au besoin, l’acheteur devra ventiler la taxe globale dans les sous comptes ayant
servi à enregistrer les achats. Si la ventilation ne s’avère pas possible, la taxe non
récupérable est enregistrée par nature en 645

LE PRECOMPTE SUR ACHATS

Chez le fournisseur, le précompte sur achats est une dette envers


l’administration fiscale chargée du recouvrement, et sont en conséquence portées au
crédit du compte 4478.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 15


Chez le client, le précompte sur achats sera considéré comme une créance sur
l’Etat, enregistrée au débit du compte 4478.

LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

Chez le fournisseur, la TVA facturée au client ne constitue pas un produit, car le


vendeur est censé se substituer à l’Etat ou au Fisc pour percevoir ces taxes. Elles
sont enregistrées, dès l’émission de la facture, dans un compte de dettes envers
l’Etat 443

Chez le client, la TVA supportée à l’achat est enregistrée au débit du compte 445

En fin de période d’imposition, les comptes 443 et 445 sont virés à 444 dont le
solde créditeur représente la TVA due, compte 4441 et le solde débiteur, le crédit
éventuel, compte 4449

EXEMPLE
15/04 : reçu du fournisseur BRING de Londres une facture de 5000 000 FCFA pour
marchandises;
20/04 : réglé par chèque au bureau de douanes les taxes suivantes se rapportant à
la facture de BRING :
 Droits de douane : 30% x 5000 000 = 1 500 000
 Droits d’accise : 25% (5000 000 + 1 500 000) = 1 625 000
 TVA 19,25% (5000 000 + 1 500 000 + 1 625 000) = 1 564 062
TOTAL A PAYER = 4 689 064
25/04 : La facture N° V- 40 ci-dessous est adressée au client OUMAR :
 10 bracelets en or : 1 000 000
 Transport : 70 000
 Droits d’accise : 1000 000 x 25% = 250 000
 TVA 19,25% : (1000 000 + 250 000 + 70 000) = 254 100
 Précompte : 2% (1000 000) = 20 000
NET A PAYER 1 594 100
Enregistrer ces opérations
SOLUTION
15/04
6012 5 000 000
4011 5 000 000
Suivant facture d’achat
20/04
6012 3 125 000
4452 1 564 062
521 4 689 062
Règlement des taxes

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 16


25/04
4111 1 594 100
7011 1 000 000
7071 70 000
446 250 000
4431 254 100
4478 20 000
Suivant facture de vente N°V – 40

MAJORATIONS D’IMPOTS

Les majorations d’impôts (pénalités, amendes et même intérêts de retard) sont


enregistrées dans 647, donc en charges courantes ou activités ordinaires

IMPOTS SUR LES BENEFICES

Parmi les impôts directs, les prélèvements assis sur le résultat de l’entité ne sont pas
considérés comme un impôt, mais comme une participation au bénéfice. Ils sont
enregistrés en fin d’exercice, au compte 891.
En revanche, les acomptes versés en cours d’année représentent une créance sur
l’Etat et sont portés au débit du compte 441

AUTRES IMPOTS

Les autres impôts, directs ou indirects, à la charge de l’entité, ainsi que les droits
d’enregistrement sont enregistrés selon leur nature au débit des comptes 645 et 646,
et selon leur bénéficiaire au crédit des comptes 442 et 446, si celui-ci est national,
451 et 452, s’il est international ou extérieur à l’Etat de résidence

SUBVENTIONS D’EXPLOITATION ET SUBVENTION D’EQUILIBRE

Les subventions d’exploitation et les subventions d’équilibre sont enregistrées, dès


réception de la lettre d’octroi, au débit du compte ‘’4495 ou 4496’’, lorsqu’elles
proviennent de l’Etat ou d’un organisme national, 4582, lorsqu’elles proviennent d’un
organisme international par le crédit du compte ‘’71 ou 88 concerné’’.

LES CHARGES DE PERSONNEL

Sur la base des bulletins de salaires et des décomptes de commissions, les


rémunérations versées aux salariés (salaires, appointements, traitements, soldes,
commissions, primes et indemnités forfaitaires) sont enregistrées pour leur montant
brut au crédit du compte 422 par le débit des comptes 661 à 663.
Les retenues sociales ou ‘’cotisations salariales’’ pratiquées sont ensuite virées du
compte 422 aux comptes des organismes sociaux intéressés, 431 à 433.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 17


Les retenues sur salaires, autres que sociales, sont virées du compte 422 au crédit
du compte 421, 423 ou 447.

De sorte que le compte 422 fasse finalement ressortir le net à payer


Sur la base des bordereaux déclaratifs mensuels, trimestriels ou annuels, les
rémunérations indirectes ou cotisations patronales sont débitées en 6641 et 6642, et
créditées selon leurs bénéficiaires dans les comptes d’organismes sociaux 431 à
433.

Les remboursements de frais réels engagés par le salarié pour le compte de l’entité
sont débités par nature dans les consommations de biens et de services, 60 à 63,
même s’ils figurent sur un bulletin de paie

Les avantages en nature consentis aux salariés sont également débités par nature,
en 614, 622, 624, 628, …etc. ; mais régularisés globalement en fin d’exercice par le
débit des comptes 6617 et 6627 et le crédit de 781

Les rémunérations de personnel extérieur à l’entité, versées à titre d’honoraires ou


facturées par des sociétés de ‘’personnel temporaire’’ constituent des services
extérieurs enregistrés en 637. Mais en fin d’exercice, leur montant global fait l’objet
d’un transfert : Débit 667 et crédit 637 ; de manière qu’elles soient incluses dans les
charges de personnel

Le SYSCOHADA prévoit également un compte de rémunération pour l’entrepreneur


individuel, soit 6661. Son emploi demeure facultatif si le patrimoine de l’entité se
confond avec celui de l’exploitant. En revanche, ses charges sociales sont
obligatoirement enregistrées en 6662

EXEMPLE
Bulletin de paie d’un cadre national en 00 000FCFA
Appointements (a) 110
Primes (b) 10
Salaire brut 120
Cotisation salariale (sécurité sociale) (c) 12
Cotisation salariale (retraite complémentaire) (d) 7
Salaire net 101
Impôt retenu à la source (e) 5
saisie-arrêt (f) 20
acompte versé (g) 40
net à payer salaire 36
remboursement frais (sur justificatifs ramettes papier) (h) 2
net à payer 38
loyer logement (i) 8
cotisation patronale (sécurité sociale) (j) 18
Cotisation patronale (retraite complémentaire) (k) 11

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 18


SOLUTION : Comptabilisation du bulletin de paie
6611 110
6612 10
422 120
(a) et (b)
422 19
431 12
432 7
(c) et (d)
422 65
4212 40
4232 20
447 5
(e), (f ) et (g)
6055 2
422 2
(h)
Comptabilisation des charges patronales
6641 29
18
431 11
432
(j) et (k)
Comptabilisation des avantages en nature
622 8
8
401
Réception appel loyer (i)
6617 8
781 8
Fin d’exercice (i)

FRAIS FINANCIERS ET CHARGES ASSIMILEES

Les intérêts des emprunts, y compris la prime d’assurance éventuelle, sont


enregistrés en 671. Les agios liés aux découverts bancaires sont inscrits au
compte 6745. En revanche, les commissions bancaires liées à un service (tenue de
compte, effets de commerce, cartes bancaires, systèmes électronique) relèvent du
compte 631

Le SYSCOHADA incorpore aux charges financières, les charges assimilées


suivantes :
 en 676 les pertes de change supportées, ainsi que les écarts de conversion
constatés en fin d’exercice sur les disponibilités
 en 6771 les pertes sur cessions de titres de placement

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 19


REVENUES FINANCIERS ET PRODUITS ASSIMILES

Les intérêts mobiliers (intérêts, dividendes) sont enregistrés en 772 et 774.

Les intérêts obtenus sur des montants prêtés par l’entité au personnel ou aux
tiers sont enregistrés en 771.

Le SYSCOHADA incorpore aux revenus financiers, les produits assimilés suivants,


dans les conditions décrites ci-dessus pour les charges assimilées :
 en 776 les gains de change obtenus, ainsi que les écarts de conversion
constatés en fin d’exercice sur les disponibilités ;
 en 777 les gains sur cessions de titres de placement.

LES MODES DE REGLEMENT AUTRES QUE PAR EFFETS

Les règlements en espèces s’effectuent en pièces et en billets de banques, sur la


base des pièces de caisse et de tickets de retraits ou de versements bancaires au
débit d’un compte 57, en cas d’entrée ou de recettes, et à son crédit, en cas de
sortie ou de dépense.

Le SYSCOHADA ne s’oppose cependant pas à la pratique courante de n’enregistrer


les chèques émis qu’à la réception de l’avis de débit, à condition que la
régularisation de fin de période ou d’exercice tienne compte après état de
rapprochement, des chèques en circulation non encore débités. En revanche, le
créancier ne peut enregistrer le chèque reçu dans un compte bancaire 52 ou 53
qu’à réception de l’avis de crédit. Auparavant, le chèque doit transiter par deux
comptes de ‘’ valeurs à encaisser’’ : 513 et 514

Le paiement par carte bancaire ou de crédit obéit aux mêmes règles que le
paiement par chèque. L’encaissement transite par le compte 515.

Le débiteur qui signe un ordre de virement traite l’opération comme s’il signait un
chèque

Le créancier n’enregistrera le règlement par virement qu’à la réception de l’avis de


virement valant avis de crédit, même s’il en est avisé auparavant par le débiteur ;

Le chèque postal est comptabilisé :


 comme un chèque bancaire, lorsque le créancier reçoit les trois volets
 comme un virement bancaire, lorsque celui-ci ne reçoit que le volet ‘’avis de
crédit’’

EXEMPLE
20/10 : Des chèques et coupons pour respectivement 850 000FCFA et
980 000FCFA reçus sont en attente d’encaissement

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 20


25/10 : réception de l’avis de crédit relatif à l’encaissement par carte de crédit 1800
000 FCFA dont 7800 FCFA HT de commissions
30/10 : réception de l’avis de crédit pour encaissement des chèques et coupons dont
10800 FCFA HT de commissions
SOLUTION
513 850 000
5186 980 000
411 850 000
774 980 000
Réception chèques et coupons
521 1790 699
6315 7800
4454 1501
515 1 800 000
Suivant avis de crédit
514
513
Remise à l’encaissement
521 1 817 121
6318 10 800
4454 2 079
514 850 000
5186 980 000
Suivant avis de crédit

INSTRUMENTS DE MONNAIE ELECTRONIQUE

Valeur monétaire stockée sous une forme électronique y compris magnétique aux
fins d’effectuer des dépenses et qui répond aux caractéristiques suivantes : .
 alimentation contre remise de fonds;
 mode de paiement accepté par des personnes physiques ou morales
Pour tout chargement et paiement par instruments de monnaie électronique, l’entité
doit réclamer un justificatif pour l’enregistrement des écritures suivantes :
 Le chargement de l’instrument de monnaie électronique se fait par une
sortie de fonds par chèque ou par caisse comme suit : Débit 55.. et Crédit
52../53../57..
 Les frais relatifs au chargement de l’instrument de monnaie électronique
seront enregistrés ainsi : Débit 6317/Crédit 52… /53.../57..
 Les règlements ou les transferts de fonds par instruments de monnaie
électronique sont constatés par l’écriture suivante : Débit 4…/Crédit 55.
 En fin de période, il est indispensable de rapprocher le solde
comptable avec le solde réel qui pourra être confirmé par l’émetteur de
l’instrument de monnaie électronique

EXEMPLE
Les opérations suivantes ont été réalisées sur le téléphone portable par l’entité en
monnaie électronique :

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 21


 Chargement de la monnaie en espèces 500 000F;
 frais de chargement payé en espèces 5 000F;
 Achat de carburant par monnaie électronique 70 000F ;
 Paiement de la facture d’électricité par téléphone portable 145 000F ;
 Transfert de fonds dans le porte monnaie électrique d’un employé en
déplacement à titre d’acompte 200 000F, frais de transfert 700F
Présenter l’analyse comptable de ces opérations
SOLUTION
552 500 000
6317 5 000
5711 505 000
Chargement en monnaie électronique
6053 70 000
551 70 000
Achat de carburant
6052 145 000
552 145 000
Paiement facture d’électricité
4212 200 000
6317 700
554 200 700
Paiement de l’acompte sur salaire

LES DELAIS DE REGLEMENT

 En cas de règlement avant échéance ou anticipé, l’on enregistre :


o chez le client (débiteur) s’il s’agit de biens d’exploitation : Débit 401.
et Crédit 773 ; 445. ; 5...
o chez le client (débiteur), s’il s’agit de biens immobiliers : Débit 481. ;
404. et Crédit 2…; 445. ; 5…
o chez le fournisseur (créancier) : Débit 5... ; 673. ; 443 ; 446. et Crédit
411.
 En cas de règlement retardé ou hors délai, Si le chèque, une carte bancaire,
ou un effet de commerce reviennent impayés, l’on enregistre :
o débit des comptes 6318 ou 6312 pour les frais bancaires (pour les
frais d’impayés) et 445 par le crédit du compte 521 ;
o ensuite débit du compte 413. (pour le montant principal des frais
d’impayés) pour le crédit du compte 51. ou 412. (montant
principal) et les comptes 7078 (récupération des frais d’impayés)
et 443 ;
o les intérêts de retard, calculés au taux légal ou à un taux contractuel,
de l’ancienne échéance à la nouvelle date de règlement convenue par
le Débit 4131/4132 et Crédit 771.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 22


EXEMPLE
Le client G de l’entité A. a remis le 15 décembre N un chèque de 40 000 000Fen
paiement pour solde. le chèque est remis à l’encaissement le 18 décembre N. Il
revient impayé le 21 décembre. Les frais d’impayés s’élèvent à 70 000F et sont à la
charge du client
SOLUTION
15/12
513 40 000 000
411 40 000 000
Réception du chèque
18/12
514 40 000 000
513 40 000 000
Remise à l’encaissement du chèque
21/12
6318 70 000
4454 13 475
521 83 475
Bordereau d’impayés
21/12
4131 40 083 475
514 40 000 000
7078 70 000
4431 13 475
montant du chèque majoré des frais d’impayés

LES REGLEMENTS PAR EFFETS DE COMMERCE

Même s’ils différent par leur signataire, traites et billets sont comptabilisés de la
même façon :
 dans un compte particulier de tiers, 402 et 412 lors de leur émission, bien qu’il
s’agisse d’une opération de trésorerie
 dans les comptes 51, 52 et 56 lors de leur règlement ou des opérations
intermédiaires

On ne confondra pas le compte 512 (utilisé pour la remise à l’encaissement des


effets) avec 511 ‘’effets à encaisser’’, qui recense les effets éventuels en
portefeuille autres que ceux concernant les clients

EXEMPLE
Un client remet le 01/02 une traite de 450 000FCFA en paiement d’une facture. Le
bordereau de remise à l’encaissement a été établi le 15/03, date d’échéance. L’avis
de crédit a été reçu le 20 mars, commissions 5 000FCFA hors taxes. TVA : 19,25%

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 23


SOLUTION
412 01/02 450 000
411 450 000
Acceptation de l’effet
512 15/03 450 000
412 450 000
Remise à l’encaissement
521 20/03 444 037
6312 5 000
4454 963
512 450 000
Avis de crédit

Il arrive également qu’une traite reçue en paiement d’une dette s’avère sans
provision à son échéance. Cela entraine des conséquences fâcheuses. En effet, le
dernier bénéficiaire de l’effet doit faire constater le refus de paiement en faisant
dresser protêt par un huissier. Certaines traites échappent toutefois à cette formalité
des lors qu’elles sont stipulées sans frais ou sans protêt.

En cas d’impayés, le montant de la créance majorée des frais bancaires TVA inclus
et des intérêts de retard est transféré au débit du compte 413, clients, chèques,
effets et autres valeurs impayées par le crédit :
o du compte 52, si remise en banque sans escompte
o du compte 51 valeurs à encaisser, notamment pour les cartes de crédit et les
effets remis à l’encaissement
o du compte 415 clients, effets escomptés non échues si la traite est remise a
l’escompte
o du compte 7078 pour le montant des frais bancaires, de retraite (timbre fiscal
éventuel compris) ou d’impayés hors taxes
o du compte 4431 pour le montant de la TVA sur frais bancaires, ou
d’impayés
o et du compte 7713 pour les intérêts de retard hors TVA

EXEMPLE
Une lettre de change de 500 000FCFA reçue d’un client est remise à l’encaissement
à la banque quelques jours avant son échéance.
Cette traite n’étant pas honorée, la banque décompte 3 500FCFA de frais de retour
qui sont répercutés au client.
SOLUTION
6312 3 500
4454 674
521 4 174
Comptabilisation des frais

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 24


4132 504 174
7078 3 500
4431 674
412 500 000
Imputation des frais et intérêts

EXEMPLE
Dans le portefeuille ‘’ effets à recevoir’’ figure une lettre de change de 430 000FCFA
à échéance prochaine et pour laquelle le client, tiré, demande une prorogation
d’échéance de 2 mois. L’entité donne son accord contre paiement de frais de retour
par chèque bancaire et intérêts de retard pour 3 200FCFA et 9 000FCFA
SOLUTION
4132 430 000
412 430 000
Annulation de l’effet initial
6312 3 200
4454 616
521 3 816
Comptabilisation des frais
4132 13 716
7078 3 200
4431 616
7713 9 900
Comptabilisation des frais et intérêts
412 443 716
4132 443 716
Création du nouvel effet
NB : Le tireur ou bénéficiaire initial (cas d’un billet à ordre) peut ne pas
réclamer d’intérêts. Dans ce cas, il n’ya en principe pas d’écriture d’annulation
et de création de nouvel effet. Seule la date d’échéance portée sur l’effet est
annulée.

EXEMPLE
Supposons que, dans l’exemple précédent, l’effet soit remis à la banque pour
encaissement et que l’entité décide de le réclamer
SOLUTION
412 430 000
512 430 000
Annulation de la remise à l’encaissement
au retour de l’effet initial
4132 430 000
412 430 000
Annulation de l’effet retiré de la banque
6312 3 200
4454 616
521 3 816
Comptabilisation des frais

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 25


4132 13 716
7078 3 200
4431 616
7713 9 900
Comptabilisation des frais et intérêts
412 443 716
4132 443 716
Création du nouvel effet

En cas de non paiement à l’échéance, le nouvel effet comprendra chez le débiteur,


outre le principal :
 les frais de retour récupérés chez le créancier en débitant le compte 6312 du
montant TVA inclus
 les intérêts de retard en débitant le compte 6744 TVA exclus
 les frais de retraite (timbre fiscal éventuel compris) en débitant le compte
6312 TVA exclus

EXEMPLE
Quelques semaines avant l’échéance, l’entité informe son fournisseur qu’elle ne
pourra pas payer la traite de 750 000FCFA à l’échéance. Celle-ci étant toujours en
sa possession.
Le fournisseur l’annule et en crée une autre au 30 juin, majorée de 12 000FCFA
d’intérêts de retard et de 10 000F de frais d’impayés hors taxes.
SOLUTION
402 01/02 750 000
401 750 000
Annulation de l’effet initial
401 750 000
6744 12 000
6312 11925
402 773 925
Acceptation de la nouvelle traite

A cote des incidents de paiement vus plus haut, il est possible d’agir avant
l’échéance en avançant des fonds au client.

EXEMPLE
Dans le même exemple, au lieu de réclamer l’effet remis à l’encaissement, le tireur
ou le bénéficiaire peut décider en attente avec son client d’avancer à ce dernier les
fonds nécessaires pour faire face à l’échéance initiale.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 26


SOLUTION
512 430 000
412 430 000
Remise de l’effet à la banque
4132 430 000
521 430 000
Avance de fonds correspondant au
montant de l’effet
521 430 000
512 430 000
Encaissement de la traite initiale
4132 13 716
7078 3 200
4431 616
7713 9 900
Comptabilisation des frais et intérêts
412 443 716
4132 443 716
Création du nouvel effet

EXEMPLE
Le fournisseur décide cependant d’avancer des fonds à l’entité pour faire face à
l’échéance de l’effet de 750 000FCFA
Le fournisseur crée un autre effet de même valeur majoré de frais bancaires pour
32 000FCFA hors taxes et pour une échéance plus éloignée.
SOLUTION
521 01/02 750 000
401 750 000
Réception des fonds avancés par le
fournisseur
401 750 000
6312 38160
402 788160
Acceptation du nouvel effet, frais et
intérêts compris
402 750 000
521 750 000
Paiement du premier effet pour lequel le
fournisseur a avancé les fonds

Lorsque le créancier négocie l’effet avant l’échéance, c'est-à-dire le remet à


l’escompte, il transfère la créance cambiaire du compte 412 au compte 415, ou du
compte 4852 au compte 4855 sur la base du bordereau de remise à l’escompte.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 27


Lorsque la banque accepte d’escompter l’effet, le bordereau d’escompte est
enregistré comme suit, compte tenu de l’agio retenu : Débit 52.. ; 675., 445 et
Crédit 565/564
Après l’échéance, et en cas de bonne fin de l’opération seulement, la créance sur le
client et la dette envers la banque sont compensées par l’écriture : Débit 565/564 et
Crédit 415./4855. Il peut toutefois arrivé que la traite soit impayée à l’échéance.

415/4855
412/4852
Remise bordereau d’escompte
52
675

565 Réception avis de crédit


565
415/4855
Réception avis de sort
OU en cas d’impayé
565
52
Traite escomptée, réception avis impayée
4132
415
7078
4431
7713
Solde du compte 415 et comptabilisation des frais et
intérêts
412
4132
Création du nouvel effet

EXEMPLE
Le 31/03 le client BONO accepte une traite de 430 000FCFA payable dans deux
mois au profit de l’entité GIP. Cette vente a déjà été enregistrée dans le compte
client.
Le 10/04, GIP remet à l’escompte la traite a la banque qui crédite son compte de 400
000FCFA
Le 31/05, BONO a payé l’intégralité de la créance, réception avis de sort
SOLUTION
412 31/03 430 000
411 430 000
Acceptation de l’effet
415 10/04 430 000
412 430 000
Remise bordereau d’escompte

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 28


52 10/04 400 000
675 25 158
4454 4 842
565 430 000
Réception avis de crédit
565 31/05 430 000
415 430 000
Réception avis de sort

EXEMPLE
 Une créance/dette d’exploitation (relation client/fournisseur) de
1 192 500FCFA TTC soit 1 000 000FCFA HT doit être réglée comme suit :
o la moitié est payée au comptant par monnaie électronique, moyennant un
escompte de 2% (TVA 19,25%)
o le solde l’est par deux traites A et B de même valeur nominale, à échéance
de 30 jours (fin du mois 1) et 90 jours (fin du mois 3)
 la traite A est conservée en portefeuille, puis encaissée sans incident à
l’échéance, moyennant une commission de 5 000FCFA HT
 la traite B est négociée 45 jours avant l’échéance, moyennant un taux
d’escompte (plus commissions d’endos) de 8% et une commission de 5 000F
HT. Elle revient impayée, avec des frais de retour de 3 000FCFA. Elle fait
l’objet d’une nouvelle traite à 60 jours (fin du mois 5) pour laquelle le créancier
facture un timbre fiscal de 1 000FCFA et des intérêts de retard à 12% l’an
SOLUTION
Ecritures chez le client (Débiteur)
4011 596 250
773. 10 000
4452 1 925
554. 584 325
Règlement dette d’exploitation
4011 596 250
4021. 596 250
Règlement dette d’exploitation
4021 298 125
5211 298 125
Encaissement de la traite A
4021 298 125
4011 298 125
Annulation de la traite B
4011. 298125
6744 5 963
6312 4 000
4453 578
4021. 308 666
Création d’une nouvelle traite

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 29


Ecritures chez le fournisseur (Créancier)
515 584 325
673 10 000
4431 1 925
4111 596 250
Règlement créance d’exploitation
5212 584 325
515 584 325
Encaissement de la créance d’exploitation
4212 596 250
4111 596 250
Règlement créance d’exploitation
512 298 125
4212 298 125
Remise à l’encaissement de la traite A
5212 292162
6312 5 000
445 963
512 298 125
Avis de crédit
415 298 125
4212 298 125
Remise à l’escompte
5212 288606
675. 7982
4454 1537
565 298 125
Avis de crédit
6312 3 000
4454 578
5212 3 578
Frais de retour ou d’impayés
6462 1 000
5711 1 000
Timbre fiscal
565 298 125
52 298 125
Traite escomptée, réception avis impayée
4132 308 666
415 298 125
7078 ‘ 4 000
4431 578
7713 5 963
Solde du compte 415 et comptabilisation
des frais et intérêts
412 308 666
4132 308 666
Création du nouvel effet

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 30


EMPRUNTS AVEC FRAIS D’EMISSION
Schéma d’écritures
521 x
16/17 x
emprunt
631 x
521 x
Frais d’émission
16/17 x
6711 x
6714 x
521 xxx
Remboursement de l’emprunt

LES TITRES DE PLACEMENT

L’acquisition des titres de placement s’enregistre en débitant le compte 50 par le


crédit de 521 ou 472 ; les frais sur achats s’enregistrent au débit de 5016/
5026/ 5036

La cession des titres de placement s’enregistrent en débitant les comptes 4721/521


et 677 en cas de perte de change et en créditant 50 et 777 en cas de gain de
change. Les charges pour dépréciations antérieurement dotées doit être reprises.

L’Appréciation de la perte de valeur est effectuée sur la base du montant des


titres hors frais accessoires

EXEMPLE
Une entité a procédé à l’acquisition de certains titres durant le mois de juin N. une
commission de 1,5% du montant de chaque transaction a été prélevée par
l’intermédiaire financier. Les règlements ont été effectués par virement bancaire.
 5 juin : acquisition de 5 000 actions SICAV (titres cotés) à un cours unitaire de
12 000F. Les dirigeants anticipent une forte hausse à court terme des actions
SICAV ou Sociétés d’Investissement de Capital Variable
 24 juin : acquisition de bons du trésor pour un montant de 3 000 000F, en vue
d’un placement à court terme.
SOLUTION
5022 60 000 000
5026 900 000
521 60 900 000
5 juin
5011 3 000 000
5016 45 000
521 3 045 000
24 juin

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 31


EXEMPLE :
Mars N, acquisition par chèque de 20 actions à 54 000 F chacune en vue de réaliser
un placement avec possibilité de les céder rapidement en cas de besoin, frais
d’acquisition 18 000 F ;
31/12/N, les dividendes encaissés par banque se sont élevés à 64 800 F
18 Avril N+1, les actions sont cédées à crédit au prix unitaire de 50 000F, les frais de
cession 8 000 F ;
La valeur actuelle unitaire au 31/12/N était de 48 000 F. Procéder à l’analyse
comptable de ces opérations.
SOLUTION
10 Mars N
502 1 080 000
5026 18 000
521 1 098 000
Acquisition des actions
31/12/N
521 64 800
7746 64 800
Encaissement des dividendes
31/12/N
679 120 000
590 120 000
Dépréciation à la clôture N
18 Avril N+1
4721 Créances sur cession de titres 1 000 000
677 98 000
502 1 080 000
5026 18 000
Cession des actions

EXEMPLE
L’entité D possède le 01/09/N dans son portefeuille 3 000 titres de placement de
l’entité F acquis au cours des exercices N-1 et N :
 01/04/ N-1 : acquisition de 1 000 titres à 12 000F l’un ;
 01/09/ N-1 : acquisition de 500 titres à 12 500F l’un ;
 01/04/ N : acquisition de 1 200 titres à 11 000F l’un ;
 01/07/ N : acquisition de 300 titres à 10 000F l’un ;
En décembre N-1, le cours moyen en bourse de ce titre était de 12 050F. Elle cède à
crédit au 01/09/ N, 2 500 titres au prix global de 29 000 000F
SOLUTION
Evaluation des titres
31/12/ N-1, la valeur d’entrée des titres était de (1 000 x12 000) + (500 x12 500F) =
18 250 000F
La valeur de ces titres à la même date était de ; 1500 x 12 050F = 18 075 000F

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 32


En conséquence, l’entité constate une dépréciation de son portefeuille à la clôture de
l’exercice N-1 = 31/12/ N-1, la valeur d’entrée des titres était de (1 000 x12 000) +
(500 x12 500F) = 18 250 000F - 18 075 000F = 175 000F
6795 175 000
590 175 000
Dépréciations des titres de
placement 31/12/ N-1
Cession des titres
01/09/ N, l’entité cède 2 500 titres ; il importe d’évaluer la valeur d’entrée de ces
titres. Pour cela, deux méthodes sont possibles selon l’article 44 de l’acte uniforme :
 Méthode PEPS ou Premier entré, Premier Sorti
Les titres cédés sont donc acquis le 01/04/ N-1 (1 000 titres), ceux acquis le
01/09/ N-1 (500 titres), plus 1000 titres sur les 1200 acquis le 01/04/ N. D’où une
évaluation à :
1 000 x12 000 = 12 000 000
500 x12 500 = 6 250 000
1 000 x11 000 = 11 000 000
29 250 000
4721 29 000 000
6771 250 000
50 29 250 000
Cession des titres de placement
01/09/ N
Après cette opération, la valeur d’entrée du portefeuille titres en comptabilité ressort
à:
200 x11 000 = 2 200 000
300 x10 000 = 3 000 000
5 200 000
La dépréciation éventuelle sera ajustée à la clôture de l’exercice N (augmentée,
réduite ou annulée)
 Méthode du coût moyen pondéré
La valeur totale d’acquisition du portefeuille est de :
1 000 x12 000 = 12 000 000
500 x12 500 = 6 250 000
1 200 x11 000 = 13 200 000
300 x10 000 = 3 000 000
34 450 000 soit 34 450 000/3 000 = 11 483, 3333 par titre
La valeur globale des titres sortis est donc de : 34 450 000 x 2 500 /3 000 =
28 708 333 ou 11 483, 3333 x 2 500

4721 29 000 000


50 28 708 333
777 291 667
Cession des titres de placement
01/09/ N

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 33


Après cette opération, la valeur d’entrée du portefeuille des titres en comptabilité
ressort à : 34 450 000 - 28 708 333 = 5 741 667 = 11 483, 3333 x 500

La dépréciation éventuelle sera ajustée à la clôture de l’exercice N en fonction de la


valeur du portefeuille à cette date (augmentée, réduite ou annulée)
NB : L’utilisation de l’une ou l’autre des deux méthodes proposées par l’Acte
uniforme a une influence non négligeable sur le résultat de la période et
l’évaluation des actifs restants. Il importe donc de respecter le postulat de la
permanence des méthodes pour l’ensemble des opérations concernant le
portefeuille des titres.

LES TITRES DE PARTICIPATION

L’acquisition des titres de participation s’enregistre en débitant le compte 26/27 par le


crédit de 521 ou 4813 en y incluant les frais sur achats.
26
52
Titres totalement libérés
26
52
4813
Titres non entièrement libérés

La cession des titres de participation donne lieu aux écritures suivantes :


816
27/26
Sortie des titres de participation
4856
826
Cession des titres de participation
297/296
797
Reprises des dépréciations sur titres cédés

o Clôture de l’exercice
697
296
Dépréciation sur les titres

o Enregistrement des revenus des titres


469 Entités, dividendes à recevoir
774
441
Jour approbation AGO
52
469 Entités, dividendes à recevoir
Paiement des dividendes

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 34


EXEMPLE
Le 01/01/N, la société ALPHA achète 800 actions de la société BETA, soit 42% du
capital de cette dernière. Les actions libérées pour les ¾ sont acquises au prix
unitaire de 20 000FCFA. Les frais d’achat se sont élevés à 1,5% ; le tout a été réglé
par banque.
Le 21/12/N+1, la société BETA connait beaucoup de difficultés en raison d’une
concurrence sauvage qui l’a fortement ébranlée. Les titres de la société BETA sont
estimés à 15 000FCFA l’un.
Le 10/06/N+2, la société ALPHA décide de vendre les titres de la société BETA au
prix unitaire de 21 000FCFA l’un ; le règlement a été fait par chèque le même jour.
SOLUTION
261 16 240 000
521 12 240 000
4813 4 000 000
Titres non entièrement libérés
6972 4 240 000
2961 4 240 000
Dépréciation sur les titres
16 240 000 – 15 000 x 800
2961 4 240 000
7972 4 240 000
Reprise de dépréciation
816 16 240 000
261 16 240 000
Sortie des titres de participation
521 16 800 000
826 16 800 000
Prix de cession
483 4 000 000
826 4 000 000
Prix de cession

ENTREE DE L’IMMOBILISATION DANS LE PATRIMOINE DE L’ENTITE OU


COMPTABILISATION DES IMMOBILISATIONS

L’écriture varie selon le mode d’acquisition :


 si le bien est acheté auprès d’un tiers, achat précédé d’un acompte, l’écriture
sera :
25.. x
5… x
Versement de l’acompte

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 35


2… x
4451 x
25.. x
481/404. x
Réception de la facture

 si le bien est produit par l’entité, sur une durée dépassant l’exercice n,
l’écriture sera :
219. x
229. x
239. x
249. x
72.. x
787 x
Encours de la période N
2… x
4451 x
219. x
229. x
239. x
249 x
72.. x
787. x
4434. x
Achèvement de la période N
Remarque : L’escompte sur acquisition d’immobilisations n’est pas enregistré
séparément, il vient en déduction du coût d’acquisition de l’immobilisation

 Si le bien est acquis à titre gratuit, il sera enregistré à la valeur actuelle


comme suit :
2…
148.

Remarque : Lorsque le montant du bien acquis à titre gratuit n’est pas


significatif, le compte 841 peut être utilisé

Remarque : Tous les frais accessoires encourus sont inclus dans le coût
d’acquisition ou de production du bien jusqu’à son lieu d’exploitation et à sa
mise en état de fonctionner

EXEMPLE : L’entité XSX a reçu la facture suivante relative à l’achat d’un matériel :
o prix d’achat : 10 000 000
o remise 5% : 500 000
o Net commercial : 9 500 000
o Escompte 2% : 190 000

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 36


o Net financier : 9 310 000
o TVA, 19, 25% : 1 792 175
o Net à payer : 11 102 175

SOLUTION
Valeurs à inscrire dans les comptes :
o matériel : 9 310 000
o TVA : 1 792 175

EXEMPLE : Un ensemble immobilier est acquis pour 28 000 000FCFA dont


12 000 000FCFA pour le terrain. Les autres dépenses sont :
o droits d’enregistrement 4 200 000FCFA
o les honoraires du notaire (dont TVA 60361 FCFA) 373921FCFA
o les frais d’actes 78 000FCFA
o Commissions versées au démarcheur 1 200 000FCFA
o frais de rénovation de l’immeuble
 frais d’architecture (dont TVA 246 622 FCFA) 1 527 772 FCFA
 dépenses relatives aux grosses réparations (dont TVA 837 375 FCFA)
confiées à un entrepreneur 5187375 FCFA
SOLUTION :
La valeur à laquelle sera inscrit l’ensemble immobilier est la suivante :
o Terrain : 12 000 000FCFA
o Constructions : 27 422 710FCFA
 Montant global : 16 000 000FCFA
 frais d’architecture 1 281 150FCFA
 dépenses grosses réparations 4 350 000FCFA
 droits d’enregistrement 4 200 000FCFA
 honoraires du notaire 313 560FCFA
 frais d’actes 78 000FCFA
 Commissions au démarcheur 1 200 000FCFA

22 Terrains 12 000 000


231 Bâtiments 27 422 710
4451 1 144 358
481 40 567 068
Achat ensemble immobilier

EXEMPLE : L’entité produit pour son propre compte divers mobiliers de bureau pour
un montant global hors taxes de 1 850 000FCFA
SOLUTION : Il s’agit d’une livraison à soi même soumise à la TVA

2444 Mobilier de bureau 1 850 000


4451 356 125
722 Production immobilisée corporelle 1 850 000
4434 356 125

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 37


EXEMPLE
20/05/N, avancé 5 000 000 F au fournisseur pour la machine X 30
31/07/N, la machine X 30 est réceptionnée avec le détail suivant : Facture
fournisseur : 5 580 000F dont avance du 20/05, droit de douane 1 500 000F, droit
d’enregistrement 400 000F, frais de démarrage 200 000F, TVA 19.25 %
31/12/N, la fabrication de la machine F 14 n’est pas terminée, son état est estimé à
9 000 000F
30/04/N+1, la fabrication de la machine F14 est terminée. Les frais absorbés pour
cette fabrication sont : matières consommées 14 750 000F ; frais financiers
2 925 000F
Enregistrer les opérations ci- dessus
SOLUTION
20/05/N
252 5 000 000
521 5 000 000
Avance sur machine X30
31/07/N
2411 7 680 000
4451 TVA= (5580000+1500000+200000) 1 401 400
*19,25 %
252 5 000 000
481 4 081 400
acquisition machine X30
31/12/N
249 9 000 000
4455 1732 500
722 9 000 000
4435 1 732 500
Réception partielle de la machine F14
30/04/N+1
2412 17 675 000
4451 3 402 437
722 17 675 000-9000 000 8 675 000
249 9 000 000
4434 3 402 437
Réception définitive machine F14

COMPTABILISATION D’UNE IMMOBILISATION FINANCIERE


o entrée d’une immobilisation financière
27
4/5
Facture d’achat

o fin d’exercice
27
479
Existence d’un profit de change
Pas de constatation de la plus value dans les comptes de produits

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 38


478
27
Existence d’une perte de change
697
297
Constatation de la dépréciation

o début d’exercice suivant


479
27
S’il s’agit d’un gain
27
478
S’il s’agit d’une perte

o encaissement du prêt
5
27
776
Avec gain de change
5
676
27
Avec perte de change
297
797
Reprise de la dépréciation financière si elle a été
constituée

EXEMPLE
Le 01/01N, l’entité DIALLO a prêté à sa filiale 1 000 dollars remboursable en N + 2 ;
1$ = 650FCFA
02/02/N, le virement bancaire a été effectué au profit de la filiale au cours de 1$ =
700FCFA
31/12/N, cours du dollar 1$ = 600FCFA
31/12/N+1, cours du dollar, 1$ = 750FCFA
30 juin N+2, remboursement par virement bancaire cours 1$ = 725FCFA ; le prêt doit
être enregistré au cours du 02 février N qui correspondent à la date de mise à
disposition des fonds.
SOLUTION
01/01/N
Pas d’écriture
271 02/02/N 700 000
521 700 000
Virement bancaire

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 39


478 31/12/N 100 000
271 100 000
Existence d’une perte de change
697 100 000
297 100 000
Constatation de la dépréciation
271 01/01/N+1 100 000
478 100 000
S’il s’agit d’une perte
271 31/12/N+1 50 000
479 50 000
Existence d’un profit de change
297 100 000
797 100 000
Reprise de la dépréciation financière si elle
a été constituée
479 01/01/N+ 2 50 000
271 50 000
S’il s’agit d’un gain
521 30 juin 725 000
27 700 000
776 25 000
Remboursement

IMMOBILISATION EN SERVICE OU AMORTISSEMENTS

La date de mise en service est la date à laquelle l’actif immobilisé est en l’état et en
lieu d’utilisation prévue par l’entité. Elle n’entraine en principe aucune écriture
comptable, mais constitue, en principe, le point de départ de l’amortissement.

L’amortissement consiste pour l’entité à repartir le montant amortissable du bien sur


sa durée d’utilité selon un plan prédéfini. Le montant du bien amortissable s’entend
la différence entre le coût d’entrée d’un actif et sa valeur résiduelle prévisionnelle. La
valeur résiduelle prévisionnelle d’un actif est le montant estimé, à la date de mise en
service, qu’une entité obtiendra de la sortie de l’actif, après déduction des coûts de
sortie estimés.
Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour repartir de façon de
façon systématique le montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. Ces
modes incluent :
 le mode linéaire qui conduit à une charge constante sur la durée d’utilité de
l’actif ; La durée doit être calculée en tenant compte soit du nombre réel de
jour, soit du nombre de mois lorsque l’immobilisation est acquise en cours de
période ; dans ce cas, l’acquisition peut se faire en cours d’exercice. Dans ce
cas, l’annuité d’amortissement de la première année sera calculée au prorata
temporis c’est-à-dire proportionnellement au temps ; puis on ajoutera une
ligne supplémentaire pour compléter la durée de la première année à un an.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 40


EXEMPLE
Présenter le tableau d’amortissement d’un matériel de transport mis en service le
01/01/2010, acquis à 1 000 000 F et amorti au taux contant de 25%.
SOLUTION :
Périodes Valeur Taux Annuités Cumul des Valeur nette
d’origine amortissements comptable
2010 1 000 000 25% 250 000 250 000 750 000
2011 1 000 000 25% 250 000 500 000 500 000
2012 1 000 000 25% 250 000 750 000 250 000
2013 1 000 000 25% 250 000 1 000 000 0

 le mode dégressif à taux décroissant ou méthode SOFTY (Sum Of The


Year’s digits)
Le taux décroissant est obtenu en faisant le rapport entre le nombre d’années
restant à courir jusqu’à la fin de la durée d’utilité du bien et de la somme des
numéros d’ordre de l’ensemble des années. Ainsi, pour une durée d’utilité de
5 ans par exemple, on fait la somme des numéros d’années : 1 + 2 + 3 + 4 + 5
= 15 ; et ensuite, on détermine les taux décroissants de la façon suivante :
Année 1= 5/15 ; Année 2 = 4/15 ; Année 3 = 3/15 ; Année 4 = 2/15 ; Année 5
= 1/15.
Annuité d’amortissement = 2V (n+1 -p) / n (n+1)
En cas d’acquisition au courant de l’exercice, la règle du prorata temporis doit
être respectée. Le coefficient d’une période de 12 mois sera à cheval entre
deux exercices. Il sera ainsi appliqué à chaque exercice deux coefficients
sauf pour la première et la dernière dotation.
EXEMPLE
Une immobilisation acquise par l’entité OMEK à 15 000 000FCFA et mis en service
le 01/01/2018 est amortie sur 5 ans selon le système d’amortissement dégressif à
taux décroissant.
SOLUTION
Déterminons le nombre d’année restant à courir jusqu’à la fin de la durée d’utilisation
 A la première année (le 01/01/2018), l’immobilisation a 5 ans de service
 A la deuxième année (le 01/01/2019), l’immobilisation aura 4 ans de service
 A la troisième année (le 01/01/2020), l’immobilisation aura 3 ans de service
 …
On peut donc établir le tableau suivant pour déterminer les taux d’amortissement
dégressif à taux décroissant de cette immobilisation.

Date de début 1/1/2018 1/1/2019 1/1/2020 1/1/2021 1/1/2022 TOTAUX


Année à courir 5 4 3 2 1 15
Taux dégressif 5 4 3 2 1 15
décroissant 15 15 15 15 15 15

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 41


Présentons le plan d’amortissement de cette immobilisation.
Base à Taux dégressif à Somme des Valeurs nette
Années Annuité
Amortir taux décroissant Amortissements comptable
2018 (1an) 15 000 000 5/15 5 000 000 5 000 000 10 000 000
2019 (1an) 15 000 000 4/15 4 000 000 9 000 000 6 000 000
2020 (1an) 15 000 000 3/15 3 000 000 12 000 000 3 000 000
2021 (1an) 15 000 000 2/15 2 000 000 14 000 000 1 000 000
2022 (1an) 15 000 000 1/15 1 000 000 15 000 000 0

EXEMPLE :
Une immobilisation acquise à 42 000 000F et mis en service le 01/04/2018 par
l’entité PQCAM est amortie sur 6 ans selon le mode d’amortissement dégressif à
taux décroissant.
Travail à faire :
Présenter le plan d’amortissement de cette immobilisation ;
SOLUTION
On peut donc établir le tableau suivant pour déterminer les taux d’amortissement
dégressif à taux décroissant de cette immobilisation.

Date de début 2018 2019 2020 2021 2022 2023


Numérateur du taux 6 5 4 3 2 1
dégressif
Dénominateur 6 + 5 + 4 + 3 +2 +1 = 21

Présentons le plan d’amortissement de cette immobilisation

Années Calcul Annuité Somme des Valeurs nette


Amortissements comptable
2018 42 000 000 x 6/21 X
9 00 0000 9 00 0000 33 000 000
9/12
2019 42 000 000 x 6/21 X
3/12 + 42 000 000 x 10 500 000 19 500 000 22 500 000
5/21 x 9/12
2020 42 000 000 x 5/21 X
3/12 + 42 000 000 x 8 500 000 28 000 000 14 000 000
4/21 x 9/12
2021 42 000 000 x 4/21 X
3/12 + 42 000 000 x 6 500 000 34 500 000 7 500 000
3/21 x 9/12
2022 42 000 000 x 3/21 X
3/12 + 42 000 000 x 4 500 000 39 000 000 3 000 000
2/21 x 9/12
2023 42 000 000 x 2/21 X
3/12 + 42 000 000 x 2500000 41 500 000 500 000
1/21 x 9/12
2024 42 000 000 x 1/21 x
500 000 42 000 000 0
3/12

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 42


 le mode des unités de production ou unités d’œuvres (nombre de pièces
ou d’unités produites, heures de fonctionnement, nombres de kilomètres
parcourus, nombre d’heures de travail, etc.)
L’annuité d’amortissement est obtenue en multipliant la base amortissable par
le rapport entre le nombre d’unités consommées pendant l’exercice et le
nombre total d’unités d’œuvre prévues. Le nombre total d’unités d’œuvre
prévues est déterminé en fonction de la durée d’utilité de l’immobilisation. Le
calcul de l’annuité d’amortissement ne tient pas compte du prorata temporis
puisque les annuités sont calculées en fonction des unités d’œuvres
EXEMPLE
Le 01/03/2016, l’entité FNA SARL a acquis une machine-outil au prix de 2350 000 f.
La durée d’utilisation est de 5 ans et sa valeur résiduelle est estimée à 100 000 f.
Cette machine est amortie par le système des unités d’œuvres. Ces unités
représentent la quantité de produit à fabriquer par la machine pendant sa durée de
vie. On vous donne le tableau suivant à exploiter :
Années 2016 2017 2018 2019 2020
Unités 150 000 250 000 250 000 50 000 50 000
fabriquées
Travail à faire :
Présenter le plan d’amortissement de cette immobilisation.
SOLUTION
Calculons la base amortissable (Vo)
Vo= 2350 000 – 100 000 → Vo = 2 250 000
150 000
1ère annuité (A1) : A1= 2250000 750 000 →A1= 450 000
Plan d’amortissement de la machine-outil

Périodes Valeur Base à Unités Annuités Total des Valeur


d’entrée amortir d’œuvre annuités nette
comptable
2016 2 350 000 2 250 000 150 000 450 000 450 000 1 900 000
2017 2 350 000 2 250 000 250 000 750 000 1 200 000 1 150 000
2018 2 350 000 2 250 000 250 000 750 000 1 950 000 400 000
2019 2 350 000 2 250 000 50 000 150 000 2 100 000 250 000
2020 2 350 000 2 250 000 50 000 150 000 2 250 000 100 000

 le mode dégressif fiscal qui consiste à calculer l’amortissement dégressif en


appliquant un taux sur la valeur nette comptable au début de chaque exercice.
Le taux applicable est obtenu en multipliant le taux linéaire par un coefficient
déterminé en fonction de la durée d’utilité du bien ; seule la première annuité
est calculée en tenant compte du nombre de mois lorsque l’immobilisation est
acquise en cours de période ; tout mois engagé doit être considéré comme un
mois entier. Le nombre d’annuité correspond à la durée d’utilité du bien
concernée.
EXEMPLE : l’entité X a acquis une machine le 22/05/2017 à 100 000F HT, taux linéaire
20 %, dresser le tableau d’amortissement dégressif fiscal.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 43


SOLUTION
Taux linéaire = 20 % taux dégressif = 20 * 2 = 40 %
La première annuité est calculée sur 8 mois
100 000* 40*8 = 26 666
1200

ANNEE BASE A AMORTIR TAUX ANNUITE VNC


2017 100 000 40 % 26 666 73 334
2018 73 334 40 % 29 333 44 001
2019 44 001 40 % 17 600 26 401
2020 26 401 50 % 13 201 13 200
2021 13 200 100 % 13 200 0

 et tout autre mode mieux adapté.

Le SYSCOHADA préconise l’amortissement indirect, c'est-à-dire l’utilisation de


comptes d’amortissements qui sont des démembrements des comptes
d’immobilisations, sur la base des écritures suivantes :
Débit : 681. / 852. Crédit : 28..
Les reprises éventuelles sont enregistrées comme suit, selon le cas :
Débit : 28.. Crédit : 798. / 862.

Toute modification significative dans l’environnement juridique, technique,


économique de l’entité et dans les conditions d’utilisation du bien est susceptible
d’entraîner la révision d’un plan d’amortissement (cas à priori très rare) par
l’intermédiaire d’une reprise d’amortissement.
EXEMPLE
Un matériel de transport acquis par l’entité FNA pour 7 300 000F le 01/08/18 et mise
en service le 13/08/18 au taux linéaire 15%.
TRAVAIL A FAIRE :
1) Calculer l’annuité d’amortissement de l’année 2018
2) Passer l’écriture nécessaire au journal de l’entité FNA.
SOLUTION :
1) A = 7 300 000 x 15 x 140/36 500 = 420 000
2) Comptabilisation
31/12/2018
6813 420 000
2845 420 000
Constatation de la dotation de l’exercice 2018

AMORTISSEMENTS DEROGATOIRES

Lorsque la dotation fiscalement autorisé dépasse la dotation économique, la


différence est enregistrée :
 au débit de 851, qui est une dotation HAO

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 44


 au crédit du compte de provisions réglementées : 151 ; avec une subdivision
adéquate, permettant de suivre les amortissements dérogatoires par
catégories d’immobilisation
Lorsque la dotation fiscale devient inferieure à la dotation économique, la différence
est reprise :
 au débit de 151
 au crédit de 861, qui est une reprise HAO

LES DEPRECIATIONS

Les dotations aux dépréciations sont enregistrées au débit des comptes 69../853 par
le crédit des 291 à 297 selon leur nature.
Les charges pour dépréciations sont enregistrées au débit des comptes 659/679/839
par le crédit des comptes : 391 à 398/490 à 499/590 à 599

Le caractère réversible d’une dépréciation constituée en fin d’exercice (n) entrainera


à la fin de l’exercice n+1 :
 soit une annulation systématique du montant à la fin n et une nouvelle
dépréciation calculée à la fin n+1
 soit un ajustement en augmentation ou en diminution (reprise de dépréciations
ou reprise de charges pour dépréciations) pouvant aller jusqu’à l’annulation

L’augmentation de la dépréciation est traitée comme la dotation ou comme la


création de charge pour dépréciations.

Les diminutions ou les annulations sont traitées comme des reprises,


 Reprises de dépréciations : Crédit du compte 7913, 7914, 7972 ou 863 par
le débit des comptes 29
 Reprise de charges pour dépréciations : Crédit du compte 7593, 7954, 7795
ou 849 par le débit des comptes 39, 49, 59

LES PROVISIONS OU PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Les dotations aux provisions s’enregistrent au débit de comptes 6911/6971/854 par


le crédit d’un compte de passif, 19 selon leur nature.
Les charges pour provisions pour risques à court terme sont classées dans les
charges constatées par le débit du compte des comptes 659./ 679./ 839 par le crédit
d’un compte de passif 499 ou 599.
La nature réversible des provisions pour risques et charges constatées à la fin de
l’exercice n entraîne à la fin de l’exercice n+1 :
 soit une augmentation de provision, traitée comme une nouvelle dotation ou
une nouvelle charge pour provisions
 soit l’ouverture de comptes de reprises (759, 779, 7911, 7971, 849, 864,)
destinés à annuler ou à réduire la provision existante

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 45


APPLICATION
n n+1 n n+1
Provision pour litige avec un ancien salarié (à 10 15 6591 ; 4991 6591 ; 4991
moins d’un an)
Provisions pour service après vente (à plus d’un 20 18 6911 ; 192 192 ; 7911
an)
Provisions pour difficulté d’exécution d’un marché, 0 7 6591 ; 4991
non prévue dans le devis (à moins d’un an)
Provisions pour dette fournisseurs en $, suite à 3 4 6591 ; 4991 6591 ; 4991
une hausse des cours
Prov pour dette emprunt en monnaie étrangère, 11 08 6971 ; 194 194 ; 7971
suite à une hausse des cours
Prov pour indemnités de départ à la retraite 29 24 6911 ; 1961 1961; 7911
Prov pour rappels d’impôts (à plus d’un an) suite 8 0 854 ; 195 195 ; 864
à un changement de législation
Prov pour intérêts de retard sur impôts courants 1 0 6591 ; 4991 4991; 7591
(à moins d’un an)
Prov pour pénalités sur impôts courants (à plus 2 0 6911 ; 1981 1981 ; 7911
d’un an)

LA DECOMPTABILISATION DE L’IMMOBILISATION

Le SYSCOHADA distingue quatre cas de décomptabilisation d’immobilisations,


résumés dans le terme générique de ‘’cession’’ : la mise au rebut, la destruction, la
vente et l’échange.
La plus ou moins value de cession n’apparaît pas en comptabilité. Elle devra être
déterminée par comparaison des soldes correspondants des comptes 82 et 81 ou
754 et 654.
Le SYSCOHADA rappelle d’abord que la décomptabilisation d’une immobilisation
donne en principe lieu à trois écritures :
 la comptabilisation de la valeur de sortie, si celle-ci est supérieure à zéro au
compte 82
 la constatation de l’amortissement complémentaire pour la période écoulée
entre l’ouverture de l’exercice et la date de cession du bien ;
 l’enregistrement de la décomptabilisation du bien pour sa valeur nette des
seuls amortissements au compte 81 (car, les provisions pour dépréciations
sont reprises)
Remarque : En pratique, la première écriture est enregistrée en cours
d’exercice, au moment d’établissement de la facture de vente. Les deux
dernières sont en général comptabilisées en fin d’exercice, dans le cadre des
travaux d’inventaire.

Les décomptabilisations d’immobilisations considérées comme courantes (fréquentes


et récurrentes) ne sont pas enregistrées aux comptes 81 et 82, mais dans les
comptes 654 et 754 ; exemples : transporteurs, loueurs de matériels, ….

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 46


NB : En cas d’échange, il ne suffit évidemment pas de comptabiliser l’entrée d’une
nouvelle immobilisation à la valeur correspondant à la soulte ; il convient
d’enregistrer séparément :
 la vente de l’ancien bien au prix de reprise
 l’acquisition du nouveau bien à sa valeur actuelle (prix de reprise majoré de
la soulte)

Schéma d’écritures
 décomptabilisation d’une immobilisation corporelle
2411
4451
TVA à reverser
31/12
68
28
Dotation complémentaire aux amortissements correspondant au temps
compris entre le début d’exercice et la date de cession
31/12
81/654
2
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation ou annulation de la valeur
d’entrée de l’immobilisation
31/12
28
81/654
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation ou annulation du total des
amortissements jusque là constatés et relatif à l’immobilisation cédée
Jour de cession
414
485
5
82/754
Prix de cession ou montant de l’indemnisation ou de la créance

82/754
414/48
5/5 Frais de cession

 Echange avec soulte


2411
4451
TVA à reverser
81/654
2
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation
28
81/654
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 47


2
82/754
481/5
Soulte à payer
OU
2
485/5
82/754
Soulte due à l’entité
 Destruction d’une immobilisation avec récupération des éléments
2411
4451
TVA à reverser
681
28
Amortissements complémentaires
81/654
2
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation
28
81/654
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation
388
603
Reprise des éléments récupérés dans le stock
32
388
Reprise des éléments récupérés dans le stock
Jour de cession
414/485/5
82/754
montant de l’indemnisation

82/754
414/485/5
Frais de cession
 Mise hors service ou au rebut de l’immobilisation
2411
4451
TVA à reverser
681
28
Amortissements complémentaires
81/654
2
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation
28
81/654
Décomptabilisation de l’ancienne immobilisation

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 48


 Décomptabilisation d’une immobilisation incorporelle
291
7913
Reprise de dépréciations
811
215/216
Sortie d’éléments incorporels de fonds de commerce
5
821
Cession de fonds de commerce au comptant

DIFFERENCES DE REGLEMENTS ET FAUX BILLETS DE BANQUE

Lors du paiement d’une dette ou de l’encaissement d’une créance, un titre de


paiement peut être émis pour un montant différent de celui constaté dans les livres
de l’entité. Si cette différence de règlement non significative positive ou
négative n’est pas réclamée, elle doit être comptabilisée au compte 6588 autres
charges diverses ou 7588 autres produits divers selon le sens de la transaction
pour solder la créance ou la dette.
Les faux billets de banque encaissés par mégarde et non réclamés doivent être
sortis de la caisse par le biais du compte 6588 autres charges diverses

LES CHARGES CONSTATEES D’AVANCE

Lorsque des charges enregistrées en cours d’exercice ‘’n’’ concernent


particulièrement l’exercice suivant ‘’n+1’’ ou des exercices ultérieurs, la partie
concernant ce dernier doit être créditée par le débit d’un compte 476.
Ses régularisations s’effectuent hors TVA récupérable.
En revanche, les achats déjà enregistrés sur facture, mais non encore livrés, n’ont
pas à être régularisés au niveau des charges, car le bien acheté appartient déjà à
l’entité. Leur montant figurera après inventaire au débit du compte 38 par le crédit du
compte 603.
Les charges constatées d’avance seront contrepassées au cours de l’exercice
suivant, dans le cadre :
 soit des écritures d’ouverture (contre passation immédiate)
 soit des nouvelles écritures de régularisation de fin d’exercice.
Pour le contrôle et l’analyse des flux de l’exercice, la contrepassation à
l’ouverture est vivement conseillée.

LES CHARGES A PAYER

Lorsque apparaissent en fin d’exercice n des charges certaines le concernant, mais


qui n’ont pas encore été enregistrées faute de paiement ou de pièce justificative,
elles doivent être évaluées et enregistrées :
 au débit de comptes de charges intéressés,

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 49


 au crédit des comptes 408/4818/4281/4286/4381 à 4386/4486/4198
Il est tenu compte de la TVA probable au compte ‘’4455 ou 4435’’
Les intérêts courus sur emprunts sont crédités en 166, car ils majorent le montant de
la dette financière.
Les charges à payer peuvent être contre passées :
 également au début ou à la fin de l’exercice suivant (contre passation
immédiate ou différée)
 ou encore au fur et à mesure de l’arrivée des pièces comptables
correspondantes (contre passation progressive)
Pour le contrôle et l’analyse des flux de l’exercice, la contrepassation à
l’ouverture est vivement conseillée.

LES CHARGES ANTERIEURES

Les charges antérieures c'est-à-dire enregistrées en cours d’exercice ‘’n’’, mais


concernant l’exercice ‘’n-1’’, demeurent incluses dans le résultat de l’exercice ‘’n’’,
ordinaire ou HAO, selon leur nature. Elles font l’objet d’une mention spécifique dans
les notes annexes.

LES PRODUITS CONSTATES D’AVANCE

Lorsque les produits enregistrés en cours d’exercice ‘’n’’ se rapportent partiellement


à l’exercice suivant ‘’n+1’’, la partie concernant ce dernier doit être débitée par le
crédit d’un compte 477. Tel est le cas :
 des factures déjà émises et enregistrées, alors que la livraison du bien ou du
service a été retardée ;
 des produits périodiques durant l’exercice, mais dont la fin de période est
postérieure à la date de clôture : abonnements demandés aux clients,
intérêts de prêts payés d’avance.
Ces régularisations s’effectuent hors TVA récupérable.

Les produits constatés d’avance seront contre passés au cours de l’exercice suivant,
dans le cadre :
 soit des écritures d’ouverture (contre passation immédiate)
 soit des nouvelles écritures de régularisation de fin d’exercice (contre
passation différée)
Pour permettre le contrôle et l’analyse des flux de l’exercice (débits et crédits
des comptes hors régularisation de contre passation), il est recommandé de
procéder aux contre passations à l’ouverture de l’exercice suivant

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 50


LES PRODUITS A RECEVOIR

Lorsqu’apparaissent, en fin d’exercice n, des produits certains le concernant, mais


qui n’ont pas encore été enregistrés faute de paiement ou de pièce comptable, ils
doivent être évalués et comptabilisés :
 au crédit des comptes de produits intéressés
 au débit des comptes 4098/4181/4858/4287/4387/4493 à 4496/458
Il est tenu compte de la TVA probable au compte ‘’4455 ou 4435’’.
Les intérêts courus sur prêts sont rattachés aux créances et titres qui les génèrent, et
débités en :
 506, s’il s’agit de titres de placement
 276, s’il s’agit d’autres titres ou de créances
Les produits à recevoir peuvent être contre passés :
 également au début ou à la fin de l’exercice (contre passation immédiate ou
différée)
 ou encore au fur et à mesure de l’arrivée des pièces comptables
correspondantes (contre passation progressive)
Pour permettre le contrôle et l’analyse des flux de l’exercice (débits et crédits
des comptes hors régularisation de contre passation), il est recommandé de
procéder aux contre passations à l’ouverture de l’exercice suivant

LES PRODUITS ANTERIEURS

Les produits antérieurs, c'est-à-dire enregistrés en cours d’exercice ‘’n’’, mais


concernant l’exercice ‘’n +1’’, demeurent inclus dans le résultat de ‘’n’’, ordinaire ou
HAO, selon leur nature. Ils font l’objet d’une mention spécifique dans les notes
annexes.

ABONNEMENT DES CHARGES ET DES PRODUITS

Dans le but de parvenir plus facilement à l’élaboration des documents financiers


mensuels ou trimestriels, une entité peut adopter un système d’étalement mensuel
ou trimestriel des charges et des produits en créditant le compte 4746 par le débit
d’un compte de la classe 6 et en débitant le compte 4747 par le crédit d’un compte
de la classe 7

EXEMPLE
Dans le but de parvenir plus facilement à l’élaboration des documents financiers
mensuels, une entité a adopté un système d’étalement mensuel des charges et des
produits. L’entité paie à la fin de chaque trimestre des redevances de maintenance.
La prévision de charge de l’année N était au 01/01 de 2 400 000F.
En définitive, la facturation effectuée au titre du premier trimestre par la société de
maintenance est de 780 000F le 31 mars N. Ne pas tenir compte de la TVA

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 51


SOLUTION
Ecritures des mois de janvier et février
6243 200 000F
4746 200 000F
Abonnement : 2 400 000/12
Ecritures du mois de mars
En mars, il y’a lieu de constater à la fois l’abonnement de la charge et la facturation
6243 200 000F
4746 200 000F
Abonnement : 2 400 000/12
4746 780 000F
4011 780 000F

Ecriture du mois d’avril


Montant annuel : 2 400 000 + 780 000 – (200 000 x 3) = 2 580 000
Déjà imputé : 200 000 x 3 = 600 000
Reste à imputer : 1980 000
6243 220 000F
4746 220 000F
Abonnement : 1 980 000/9

.COMPTABILITES DES SOCIETES COMMERCIALES

Le SYSCOHADA considère comme associés, les membres des sociétés de capitaux,


des sociétés de personnes, des sociétés hybrides (SARL) , des sociétés de fait et
des sociétés en participation.
Les comptes d’associés sont mouvementés :
o lors de la constitution de la société
o au cours de la vie sociale
o dans le cadre de la dissolution
o par amortissement du capital

CONSTITUTION DES SOCIETES DE PERSONNES

Les apports en numéraire sont libérés intégralement lors de la constitution


Les apports en nature sont libérés intégralement lors de la constitution.
Les parts sociales ne doivent pas être souscrites par les associés et les actionnaires.
la création d’un compte individuel d’apport par associé et par nature d’apport ou par
groupes d’associés et par nature d’apport si le nombre d’associés est élevé
Schéma d’écritures
4611 x
4612 x
1011 xx
Promesse d’apport

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 52


4613 xx
4611 x
4612 x
Constatation de la créance sur les apporteurs
1011 x
1012 x
Constatation de l’appel du capital
2... x
3... x
4... x
5... x
16.. x
4613 x
4… xxxx
5…
Réalisation des apports en nature
4732 x
4613 x
Réalisation des apports en numéraire
1012 x
1013 x
reclassement du capital
521 x
63… x
6…. x
4732 xxx
Versement des fonds sur le compte bancaire
de l’entité

CONSTITUTION DES AUTRES TYPES DE SOCIETES

 Les parts sociales et les actions doivent être souscrites en totalité par les associés et
les actionnaires.
 Les parts sociales ou actions doivent être intégralement libérées lorsqu’elles
représentent des apports en nature
 Les parts sociales représentant des apports en numéraire dans une SARL sont libérées
lors de la souscription du capital de la moitié au moins de leur valeur nominale. La
libération du surplus intervient en une ou plusieurs fois dans un délai de deux ans à
compter de l’immatriculation de la société au RCCM
 les actions représentant des apports en numéraire sont libérées, lors de la souscription
du capital d’une SA ou SAS, d’un quart au moins de la valeur nominale. La libération
du surplus intervient dans un délai qui ne peut excéder trois ans à compter de
l’immatriculation au RCCM, selon les modalités définies par les statuts ou par une
décision du conseil d’administration ou de l’administrateur général

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 53


Le schéma d’écritures est le suivant pour la constitution :
4611
4612
1011 Souscription
109
4611
4612
Constatation de la créance
1011
1012
Appel d’une fraction de capital
4613/467
109
Exigibilité de la fraction appelée
2
3
4
5
4613/467
16
4
5
Libération du capital souscrit et appelé
4732
4613/467
Versement apport en numéraire chez le
notaire
5
646 Droits d’enregistrement
6324 Honoraires des professionnels réglementés
6271 Annonces, insertions
6325 Frais d’actes
4732
1012
1013
Pour solde du compte débité

APPEL D’UNE FRACTION DE CAPITAL


1011
1012
Appel d’une fraction de capital
4613/467
109
Exigibilité de la fraction appelée
52
4613/467
Libération du capital souscrit et appelé

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 54


1012
1013
Pour solde du compte débité

VERSEMENTS HORS DELAI


52
4613/467
7713
Libération du capital souscrit et appelé

VERSEMENT PAR ANTICIPATION DES APPORTS


52
4613/467
4616
Libération du capital souscrit et appelé
NB : Le compte 4616 sera débité lors des chacun des autres appels du capital
par le crédit du compte 4613/467

DEFAILLANCE DES APPORTEURS


4617
4613/467
109
Constatation de la défaillance
52
4613/467
Vente des actions
6311 Frais sur titres
521/57 Banques locales/Caisse
Frais sur vente des actions
109
4617
Remplacement de l’actionnaire défaillant
4617
7713
787
Intérêts de retard et imputation des charges
Le compte 4617 sera soldé lors du paiement du solde par la société
le résultat réalisé par l’actionnaire défaillant est la différence entre la somme
perçue par celui-ci à l’issue de vente des titres et celle décaissée lors des
appels précédents ; ce résultat peut être un gain ou une perte pour
l’actionnaire défaillant.

AUGMENTATION DU CAPITAL EN NUMERAIRE

Les écritures comptables de l’augmentation de capital en numéraire différent de


celles de la constitution. En effet, lors de la constitution de la société, le capital
statutaire est connu et à un caractère définitif alors que l’augmentation de capital

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 55


prévue par l’assemblée n’est pas réalisée avant l’établissement de la déclaration
notariée de souscription et de versement. En plus, selon l’article 580 de l’Acte
uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE, le conseil
d’administration ou l’administrateur général selon le cas, peut d’office et dans tous
les cas limiter l’augmentation de capital au montant atteint, lorsque les actions
souscrites représentent 97% de l’augmentation de capital.
Schéma d’écritures
4
5210 Banques, compte bloqué
4615
Souscription si versement à effectuer en banque
4732
4615
Souscription si versement effectué chez le notaire
4615
1013
1051
4616
Quote part du capital appelé et libéré
109
1011
Constatation de la partie non appelée du capital
52
5210
Déblocage des fonds par la banque
52
4732
Déblocage des fonds par le notaire
5
646 Droits d’enregistrement
6324 Honoraires des professionnels réglementés
6271 Annonces, insertions
6325 Frais d’actes
4732
Frais d’augmentation de capital
APPEL D’UNE PARTIE DE CAPITAL
1011
1012
Appel d’une fraction de capital
4613/467
109
Exigibilité
52
4616
4613/467
Libération du capital souscrit et appelé

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 56


1012
1013
Pour solde du compte débité
AUGMENTATION DE CAPITAL PAR INCORPORATION DE RESERVES
105
106
11
12
1013
Incorporation de réserves
AUGMENTATION DE CAPITAL PAR APPORT DE NATURE
2
3
4
1013
1052
AUGMENTATION PAR INCORPORATION DE RESERVES
1181 x
1013 x
Distribution d’actions gratuites

CONVERSION DES OBLIGATIONS EN ACTIONS

1612 xx
1013 x
1054 x
Conversion des obligations en actions
En fin d’exercice, la provision est reprise le cas échéant
1988 x
7971 x
Reprises de la provision

ATTRIBUTIONS GRATUITES D’ACTIONS PAR PRELEVEMENT SUR LE


RESULTAT

1301
11
Constitution de la réserve d’attribution
d’actions gratuites
11
1013
Augmentation de capital par attribution
d’actions gratuites

REDUCTION DE CAPITAL PAR INCORPORATION DE PERTES


1013
12
1309
Réduction de capital par incorporation de pertes
GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 57
REDUCTION DE CAPITAL PAR REMBOURSEMENT DES APPORTS
1013
4619 Apporteurs, capital à rembourser
Réduction de capital par remboursement des
apports
4619
52

REDUCTION DE CAPITAL PAR ACHATS DE SES PROPRES ACTIONS


5021 Actions propres
52
1013
11
5021

REDUCTION DE CAPITAL PAR RENONCIATION A LA PARTIE DU CAPITAL


NON APPELE

1011
109

AMORTISSEMENT DU CAPITAL

1013
1014
Constatation de l’amortissement
130
118
4619
4619
5

AFFECTATION DU RESULTAT

1301 xxxxx
111 x
112 x
1181 x
465 x
12 x x
Affectation du résultat
465 x
4424 x
521 xx
Mise en paiement

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 58


LA COMPTABILISATION DES OPERATIONS EN DEVISES

Une opération en devise est toute opération d'où résulte un avoir ou une dette, un
droit ou un engagement libellé en une devise étrangère ou par laquelle un tel avoir
ou engagement est remboursé ou réduit.

Lorsque l'entreprise procède à une opération en devise, il importe, étant donné que
les états comptables de synthèse doivent être établis en FCFA, que les devises
soient converties en FCFA.

Bien que convertis en FCFA ou unité monétaire ayant cours légal pour les besoins
de la comptabilisation, ces actifs et passifs monétaires restent néanmoins libellés en
devises; leur contre-valeur en FCFA ou unité monétaire ayant cours légal subit les
variations de cours de la monnaie en laquelle ils sont libellés par rapport au FCFA.

Le paiement d'une dette en devise ou l'encaissement d'une créance en devise se fait


dans la généralité des cas à un cours différent du cours auquel la dette ou la créance
est traduite dans la comptabilité. Cette différence résultera généralement de
l'évolution du cours de change entre la date de conversion initiale ou ultérieure et la
date à laquelle la créance ou la dette est payée. Il en découle dès lors un résultat à
acter à ce titre.

En ce cas, le paiement de la dette ou l'encaissement de la créance constitue une


opération en devise. Elle sera comptabilisée au cours de conversion applicable.
Cette conversion donnera lieu, le cas échéant, à une «différence de change».

Les différences de change sont, par opérations, portées en résultats financiers selon
le cas au compte 656, 756, 676 ou 776

La ré-estimation au cours de conversion de clôture des avoirs et engagements en


devises donne naissance à des écarts de conversion positifs et négatifs (478 et 479):

 écarts positifs, lorsque le cours de conversion de clôture est supérieur au


cours de conversion à l'origine des avoirs en devises ou est inférieur au cours
de conversion à l'origine des engagements en devises;
 écarts négatifs, lorsque le cours de conversion de clôture est inférieur au
cours de conversion à l'origine des avoirs en devises ou est supérieur au
cours de conversion à l'origine des engagements en devises.

Les comptes 478 et 479 ne peuvent avoir comme contrepartie que des comptes de
créances ou de dettes concernées.

Les gains latents n’interviennent pas dans la formation du résultat. Lorsque la


transaction engendre une perte latente, celle-ci entraine la constitution d’une
provision

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 59


Les comptes 478 et 479 sont des comptes d’ordre qui sont soldés au début de
l’exercice suivant, par contre - passation pour faire apparaitre la valeur d’origine de la
créance et de la dette.

Si à la fin d’un exercice, la provision constatée antérieurement devient sans objet,


partiellement ou en totalité, elle doit être ajustée.

EXEMPLE
Le 01/01N, l’entité DIALLO a prêté à sa filiale 1 000 dollars remboursable en N + 2 ;
1$ = 650FCFA
02/02/N, le virement bancaire a été effectué au profit de la filiale au cours de 1$ =
700FCFA
31/12/N, cours du dollar 1$ = 600FCFA
31/12/N+1, cours du dollar, 1$ = 750FCFA
30 juin N+2, remboursement par virement bancaire cours 1$ = 725FCFA ; le prêt doit
être enregistré au cours du 02 février N qui correspondent à la date de mise à
disposition des fonds.
SOLUTION
01/01/N
Pas d’écriture
271 02/02/N 700 000
521 700 000
478 31/12/N 100 000
271 100 000
Existence d’une perte de change
697 100 000
297 100 000
Constatation de la dépréciation
271 01/01/N+1 100 000
478 100 000
S’il s’agit d’une perte
271 31/12/N+1 50 000
479 50 000
Existence d’un profit de change
297 100 000
797 100 000
Reprise de la dépréciation financière si elle
a été constituée
479 01/01/N+ 2 50 000
271 50 000
S’il s’agit d’un gain
521 30 juin 725 000
27 700 000
776 25 000
Remboursement

EXEMPLE :
Le 25/01/N, achats de marchandises libellés en dollar américain pour 5

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 60


000$ US au cours du jour de l’opération de 600FCFA le dollar
Le 31/12/N, le cours du dollar est à 560FCFA
Le 15/02/N+1, le règlement est effectué au cours de 610FCFA le dollar
SOLUTION
601 25/01/N 3 000 000
401 3 000 000
Facture du fournisseur
401 Le 31/12/N 200 000
479 200 000
Gain probable de change
479 01/01/N+1 200 000
401 200 000
Régularisation du 31/12/N
401 3 000 000
656 30 000
521 3 030 000
Règlement dettes avec pertes de change

EXEMPLE
Le 15 novembre N, l’entité verse un acompte de 50 000$. Lors de la réception du
matériel industriel le 10 décembre N, la facture du fournisseur s’élève à 300 000$. Le
solde de la facture a été réglé le 20 mars N+1.
L’évolution du cours du dollar se présente comme suit :
 15 novembre N : 1$ = 620F
 10 décembre N : 1$ = 600F
 31 décembre N : 1$ = 585F
 20 mai N+1 : 1$ = 580F
SOLUTION
Acompte versé
252 50 000 x 620 31 000 000
521 31 000 000
Acompte versé au 15/11/N
Facturation
2411 181 000 000
252 31 000 000
4812 150 000 000
Facture au 10/12/N au 10/12/N
Clôture de l’exercice
4812 250 000 x (600-585) 3 750 000
4793 3 750 000
Gain latent au 31/12/N, écart de conversion
passif
Contrepassation
4793 250 000 x (600-585) 3 750 000
4812 3 750 000
Contrepassation de l’écart de conversion passif
au 01/01/N
GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 61
Règlement le 20 mars N+1
4812 150 000 000
521 250 000 x 580 145 000 000
756 250 000 x (600-580) 5 000 000
Règlement pour solde au 20/03/N+1

COMPTABILISATION DES OPERATIONS DE CHANGE

Les opérations de change sont des opérations effectives avec des tiers, se concluant
à un prix déterminé. La comptabilité se doit de traduire ces opérations et relations
avec ces tiers au prix effectif de l'opération de change intervenue.

5215
521
Achat de devises au ……………..

Les avoirs en devises et de leurs ré estimations au cours de conversion adéquat à la


clôture de l’exercice peut mettre en évidence l’écart de conversion permettant de
faire correspondre la contre-valeur en FCFA des avoirs de trésorerie en devises
avec leur véritable valeur. Compte tenu que cet écart de conversion trouve son
origine dans des entrées et des sorties de devises qui
ont généré des différences de change, il doit également très logiquement être porté
en résultat dans le compte « différence de change », ceci est une singularité propre
aux seuls écarts de conversion relatifs aux avoirs de trésorerie.

676
5215
Perte de change au 31/12/…..
Ou

5215
776
Gain de change au 31/12/…..

EXEMPLE
Une entité acquiert le 1 octobre N, 50 000$ ; Du 1er octobre au 31 décembre,
45 000$ ont été utilisés. Le 31 décembre N, 5 000$ restent disponibles dans le
compte banque en devises de l’entité.
L’évolution du cours du Dollars se présente comme suit :
 1er octobre N : 1$ = 620F
 31 décembre N : 1$ = 570F
SOLUTION
5215 50 000 x 620 31 000 000
521 31 000 000
Achat de devises au 01/10/N

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 62


676 5 000 x (620-570) 250 000
5215 250 000
Perte de change au 31/12/N

6. LE SYSTEME MINIMAL DE TRESORERIE

Le système minimal de trésorerie est le système de comptabilité admis pour les très
petites entités dont les recettes annuelles ne dépassent pas un certain seuil. Il
répond à des conditions de forme et de fond, dérogatoires aux dispositions
comptables de droit commun.
Ce système repose sur l’établissement d’un état de recettes et des dépenses
dégageant le résultat de l’exercice. Cet état est dressé à partir de la comptabilité de
trésorerie que les entités relevant de ce système doivent tenir par dérogation aux
dispositions de l’AUDCIF.
Le système minimum de trésorerie ou SMT concerne :
 les entités de négoce dont les recettes annuelles sont inferieures à FCFA
60 000 000 ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal dans l’Etat
partie ;
 les entités artisanales dont le chiffre d’affaires annuel est inferieur à FCFA
40 000 000 ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal dans l’Etat
partie ;
 les entités de services dont le chiffre d’affaires annuel est inferieur à FCFA
30 000 000
Les entités qui relèvent du système minimal de trésorerie tiennent une simple
comptabilité de trésorerie dans les conditions fixées par le SYSCOHADA. Les états
financiers de ces entités ainsi que leurs règles d’établissement font l’objet d’une
édition distincte.
Un jeu complet d’états financiers du système minimal de trésorerie du SYSCOHADA
comprend :
 le bilan
 le compte de résultat
 les notes annexes

EXEMPLE
Les établissements BIMO est une petite entreprise spécialisée dans le commerce
général. Il relève du système minimal de trésorerie et met à votre disposition les
informations suivantes au 31/12/2018 :
 . Le Bilan au 31/12/2017 se présente comme suit :
ACTIF PASSIF
Elément Montant Elément Montant
Immobilisations 2 000 000 Capital 7 000 000
marchandises 2 000 000 Résultat (Bénéfice net) 300 000
Clients 1 500 000 Emprunts 800 000
Caisse 1 000 000
Fournisseurs 900 000
Banque 2 500 000
TOTAL 9 000 000 TOTAL 9 000 000

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 63


 extrait du journal de trésorerie-caisse au 31/12/2018 : annexe 1
 extrait du journal de trésorerie-banque au 31/12/2018 : annexe 2
 Autres informations
o les immobilisations ont été acquises le 01/01/2015 et sont amortis selon le
mode linéaire avec pour durée d’utilité 5 ans
o le stock final des marchandises est 1 500 000F
o Le compte ‘’clients’’ présente un solde débiteur de 2 000 000F au
31/12/2018
o Le compte ‘’fournisseurs’’ présente un solde créditeur de 500 000F au
31/12/2018
o Le compte ‘’emprunts’’ présente un solde créditeur de 600 000F au
31/12/2018

Annexe 1 à exploiter
Journal de Trésorerie (CAISSE)
Désignation de l’Entité : ………………………………………………………………. Exercice : Clos le 31/12
Numéro d’identification : ……………………………………………………………. Durée (en mois) …………….

Ventilation recettes Ventilation dépenses


Date Libellés Recettes Dépenses Soldes Achats impôts et charges Autres
Ventes Autres Loyers
taxes d’intérêts
RAN - - 1000 000 - - - - - - -
…………
solde à reporter 2000 000 1 300 000 1 700 000 1 400 000 600 000 1000 000 100 000 50 000 40 000 110 000

Annexe 2 à exploiter
Journal de Trésorerie (BANQUE)
Désignation de l’Entité : ………………………………………………………………. Exercice : Clos le 31/12
Numéro d’identification : ……………………………………………………………. Durée (en mois) …………….

Ventilation recettes Ventilation dépenses


Date Libellés Recettes Dépenses Soldes Achats charges Autres
Ventes Autres Loyers salaires
d’intérêts
RAN - - 2 500 000 - - - - - - -
…………
solde à reporter 5 250 000 4 390 000 3 360 000 4 450 000 800 000 3000 000 - 360 000 90 000 940 000(1)
(1) Dont 200 000F de remboursement d’emprunt.

TRAVAIL A FAIRE :
Présenter le bilan des établissements BIMO au 31/12/2018
Présenter le compte de résultat des établissements BIMO au 31/12/2018

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 64


SOLUTION

BILAN - SYSTEME MINIMAL DE TRESORERIE


MONTANT MONTANT

ACTIF Note PASSIF Note


EXERCICE N EXERCICE N-1 EXERCICE N EXERCICE N-1

Immobilisations (1) 1 1 000 000 Compte exploitant 7 300 000


Stocks 2 1 500 000 Résultat 1 160 000
Clients et débiteurs
3 2 000 000 Emprunt 600 000
divers
Fournisseurs et
Caisse 1 700 000 3 500 000
créditeurs divers
Banque (en + ou en -) 3 360 000
Total actif 9 560 000 Total passif 9 560 000

(1)
A faire figurer à l’actif du bilan si elles correspondent à des montants significatifs

COMPTE DE RESULTAT - SYSTEME MINIMAL DE TRESORERIE


MONTANT
RUBIQUES NOTE
EXERCICE N EXERCICE N-1
Recettes sur ventes ou prestations de services 4 5 850 000
Autres recettes sur activités 4 1 400 000
TOTAL DES RECETTES SUR PRODUITS A 7 250 000
Dépenses sur achats 4 4 000 000
Dépenses sur loyers 4 100 000
Dépenses sur impôts et taxes 4 50 000
Charges d’intérêts 130 000
Autres dépenses sur activités 4 1 210 000 (1)
TOTAL DES DEPENSES SUR CHARGES B 5 490 000
SOLDE : Excédent (+) ou Insuffisance (-) de recettes
C 17560 000
(C=A-B)

Variation des stocks N/N-1 2 - 500 000


Variation des créances N/N-1 3 500 000
+ Variation des dettes d’exploitation N/N-1 3 400 000

DOTATION AMORTISSEMENTS F 1 000 000

RESULTAT EXERCICE (G=C-D+E-F) G 1 160 000


(1) 1 210 000 = 1 410 000 – 200 000 (remboursement emprunt)

7. LA METHODE DES COUTS A BASE D'ACTIVITES OU COMPTABILITE


D'ACTIVITES, EN ANGLAIS ACTIVITY BASED COSTING (ABC)

Les méthodes traditionnelles de calcul des coûts, pensées au début du XXème


siècle, semblent ne plus répondre aux préoccupations actuelles. En effet, au début
des années 1980, de nombreuses critiques se sont élevées (Johnson et Kaplan,
1987), accusant ces outils de gestion d’avoir précipité la chute des entreprises
occidentales en orientant les managers vers de mauvaises prises de décision.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 65


Face à ces critiques, de nouvelles méthodes de calcul de coût, telles que La
méthode des coûts à base d'activités ou comptabilité d'activités, en anglais activity
based costing (ABC) sont apparues. Nées à la fin des années 1980, suite aux
travaux de Johnson et Kaplan (1987), cette méthode est souvent présentée comme
une innovation majeure permettant de calculer des coûts plus « justes », plus
représentatifs de la réalité industrielle (Cooper et Kaplan, 1991).

La méthode des coûts à base d'activités est une méthode de calcul des coûts
complets centrée sur le calcul des coûts des activités de l'entreprise. Elle propose un
nouveau mode de répartition des charges indirectes.
Les entreprises se servent principalement de cette méthode pour suivre leurs coûts
indirects. Dans la plupart des entreprises, ces charges indirectes sont à présent plus
élevées que les charges directes ; l'intérêt porté à leur analyse et à leur mode de
répartition car ce phénomène s'amplifie.

Plusieurs concepts nouveaux apparaissent dans la comptabilité d'activités: la


tâche, l’activité, le processus et l’inducteur.

La tâche : La tâche est une opération élémentaire dans la description du travail. La


tâche est le premier niveau dans la description des travaux. Elle ne donne pas lieu à
un calcul de coût.
L’activité : Une activité se définit comme un ensemble de tâches élémentaires.
L'inducteur est l'unité de mesure de l'activité. Le repérage d'unités d'activité dites
"inducteurs de coûts", qui peuvent être classé en :
 inducteurs de volume : heures-machine, heure de main d'œuvre, kilogramme
matière première, etc...
 inducteurs d'organisation ou de gestion : nombre de séries fabriquées,
nombre de commandes passées, nombre de livraisons, etc...
 inducteurs de produits ou de services : nombre de références, nombre de
fournisseurs, nombre de clients, etc...
 inducteurs caractéristiques de l'entreprise : superficie, chiffre d'affaires, etc...

Une fois l’inducteur identifié, il est calculé un coût unitaire d’inducteur dont la formule
est la suivante : Coût des ressources attribuées à l’activité / Volume de l’inducteur
Notons que l’inducteur d’activité dépasse les limites de l’instrument de modélisation
des coûts confié à l’unité d’œuvre pour mettre en exergue des liens de causalité et
permet donc un management des coûts et des performances.
Un processus est un ensemble d'activités nécessaires pour fournir un produit ou un
service.

La méthode des coûts à base d'activités permet de mieux rattacher le coût des
ressources aux objets de coûts (les produits, les commandes, les prestations de
services…) par l'intermédiaire de la consommation des activités réalisées par
l'entreprise.
La logique du système de coûts à base d'activités peut se résumer ainsi : les
produits (objets de coûts) consomment des activités qui consomment des
ressources.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 66


Cette méthode comprend 5 étapes :
 Etape 1 : L’identification des activités : La première phase consiste à
déterminer les processus en identifiant les activités.
 Etape 2 : L’affectation des ressources aux activités : Affectation de toutes
les charges aux différentes activités qui représente les ressources de
fonctionnement de l'activité.
 Etape 3 : Le choix des inducteurs : Le contrôleur de gestion choisit alors un
indicateur de performance pour chaque activité. Il s’agit de rechercher les
facteurs expliquant le mieux les consommations de ressources (charges). La
nature de l’inducteur dépend du lien de causalité entre l’activité (ou les
activités regroupées) et le volume de l’inducteur.
 Etape 4 : Regroupement des activités et le calcul des coûts unitaires des
inducteurs : L’existence d’inducteurs communs aux activités permet le
regroupement des activités. Les coûts unitaires des inducteurs sont calculés
par le rapport volume des ressources/volume de l’inducteur.
 Etape 5 : La détermination des coûts de revient complets à base
d’activités : Les coûts de revient complets par la méthode des coûts à base
d’activités s’obtiennent en incorporant les charges directes et les charges
indirectes des centres de regroupement imputées aux coûts au prorata des
inducteurs utilisés.

Le passage du traitement des charges de la méthode traditionnelle à la méthode


ABC peut se résumer comme suit :

Traitement des charges selon la méthode Traitement des charges selon la méthode ABC
des centres d’analyse

Le principe de traitement des charges indirectes selon la méthode ABC peut se résumer
comme suit :

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 67


APPLICATION : COMPTABILITE EN METHODE ABC

Une entreprise fabrique deux produits référencés A et B. Pour le mois d’octobre


2014, on vous communique les informations suivantes :

 Eléments constitutifs du coût d’un produit fabriqué :


o Heure de main d’œuvre directe (MOD)
o Matière X (1 kg pour A et 500 g pour B)
o Charges indirectes
o Matière Y (uniquement pour le produit B).

 Stocks initiaux :
o Matière X : 600 kg à 2 000 F le kg
o Produit A : 120 unités pour 480 000 F
o Produit B : 300 unités pour 1 080 000 F

 Achat et vente du mois :


o (Achat) – Matière première X : 0,4 tonne pour 430 500 F
o (Vente) – Produit A : 450 produits à 3 400 F l’unité
o Vente) – Produit B : 1 000 produits à 3 800 F l’unité
o (Achat) – Matières Y (entièrement consommées) : 500 kg à 50 F le kg

 Production de la période :
o Produit A : 400 unités ayant consommé 100 heures de MOD
o Produit B : 850 unités ayant consommé 425 heures de MOD
 L’heure de MOD coûte 800 F
 Le produit A se fait en lots de 100 unités, celui de B en lots de 50 articles.

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 68


 Tableau récapitulatif des charges indirectes

Centres d’analyse Activités Montant Inducteur de coût


Contrôle réception 520 000 Quantités achetées
Approvisionnement Suivi des stocks 99 000 Nombre de références
Relations fournisseurs 155 000 Quantités achetées
Conception 600 000 Quantités fabriquées
Manipulation 420 000 Nombre de lots
Production
Ordonnancement 400 000 Quantités fabriquées
Contrôle 105 000 Nombre de lots
Distribution Livraison 261 000 Quantités vendues

 Procédé de valorisation des sorties : PEPS pour les matières premières et


pour les produits fabriqués
 Encours de fabrication : Produit A : 56 000 F (encours final), produit B :
199 250 F (encours initial).

Travail à faire : Par la méthode A-B-C :


1) Achever le tableau de répartition des charges indirectes
2) Calculer le coût d’achat des matières premières et présenter les comptes
d’inventaire permanent
3) Calculer les coûts de production des produits A et B et présenter les
comptes d’inventaire permanent
4) Calculer les coûts de revient et résultat analytique pour les produits vendus

SOLUTION :

1 - tableau de répartition des charges


Coût de
Charges Montant Inducteurs Volume
l’inducteur
Contrôle réception 520000
Relations fournisseurs 155000 Quantités achetées 900 750 F
Total 675000
Suivi des stocks 99000 Nombre références 2 49500 F
Conception 600000
Ordonnancement 400000 Quantités fabriquées 1250 800 F
Total 1000000
Manipulation 420000
Contrôle 105000 Nombre de lots 21 25000 F
Total 525000
Livraison 261000 Quantités vendues 1450 180 F

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 69


2 - Coût d’achat des matières et inventaire permanent
Eléments X Y
Achats 400 1076.25 430500 500 50 25000
Quantités achetées 400 750 300000 500 750 375000
Suivi de stock 1 49500 49500 1 49500 49500
Coût d’achat 400 1950 780000 500 899 449500
Stock initial 600 2000 1200000 /
600 2000 1200000 500 899 449500
Sorties
225 1950 438750
Stock final 175 1950 341250 /

3 - Coût de production de A et de B et inventaire permanent


Eléments A B
Consommation mat X 400 2000 800000 200 2000 400000
225 1950 438750
Consommation mat Y 500 899 449500
MOD 100 800 80000 500 800 340000
Contrôle 400 800 320000 425 800 680000
Manipulation 4 25000 100000 850 25000 425000
Encours de production -56000 199750
Coût de production 400 3110 1244000 850 3450 2932500
Stock initial 120 4000 480000 300 3600 1080000
120 4000 480000 300 3600 1080000
Sorties
330 3110 1026300 700 3450 2415000
Stock final 70 3110 217700 150 3450 517500

4 - Coût de revient et résultat analytique


Eléments A B
120 4000 480000 300 3600 1080000
Coût de production
330 3110 1026300 700 3450 2415000
Livraison 400 180 72000 850 180 153000
Coût de revient 450 3507.33 1578300 1000 3648 36480000
Prix de vente 450 3400 1530000 1000 3800 3800000
Résultat analytique 450 -48300 1000 152 152000

Les IPN/CG (EDOUBE KONDA Walter ; FOTSO Anastasie;


NTOMO Eliette ; KOUYANG Jean Baptiste) en
collaboration avec les Ipr /cg
NOVEMBRE 2018
Ce document est uniquement pédagogique et ne saurait faire
l’objet d’aucune transaction commerciale

GUIDE D’APPLICATION DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT DE COMPTABILITE MINESEC/IP-STT Page 70

Vous aimerez peut-être aussi