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CHAPITRE 4 : L’ENTREPRISE ET SON AVENIR

LEÇON 2: PME ET GRANDE ENTREPRISE

Objectifs : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :

 Définir les notions de GE et de PME;


 Présenter les caractéristiques de la GE et de la PME;
 Ressortir les atouts et les limites de la GE et de la PME.

SECTION I: LA GRANDE ENTREPRISE


I/ DEFINITION

Grande entreprise : Entreprise ou structure destinées à une production de masse.

II/ CARACTERISTIQUES

Les caractéristiques d’une grande entreprise sont :


 L’élargissement de la dimension dans l’espace ;
 L’élargissement de la dimension dans le temps ;
 La prise en compte des problèmes spécifiques d’organisation ;
 L’importance (capitaux, effectifs, source des capitaux, des installations industrielle
et des circuits commerciaux, etc.) des moyens mis en œuvre ; etc.

III/ CRITERES D’ANALYSE OU D’ETUDES

On distingue :
 L’effectif qui est supérieur à 500 personnes ;
 Le chiffre d’affaires Qui doit être supérieur à 100 Millions de FCFA ;
 Le domaine d’activités qui porte sur l’adoption d’une stratégie de diversification ;
 La propriété du capital qui est l’œuvre des apporteurs de capitaux qui peuvent être
des fondateurs, actionnaires ou associés ;
 La valeur ajoutée dont le montant est relativement important ;
 Le risque de perte d’indépendance
 La responsabilité engagée ;
 La prise en compte des problèmes spécifiques d’organisation dans la prise de
décision ;
 Le pouvoir de décision ; etc.

IV/ ROLES

Les rôles joués par une grande entreprise dans une économie sont :
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 Contribuer fortement à la formation du revenu national ;
 Se préoccuper d’orienter l’action publique vers une politique d’équilibre et de
croissance ;
 Contribuer à la production nationale ;
 Favoriser le développement de la région dans laquelle elle est implantée ;
 Assurer avec les pouvoirs publics la stabilité des investissements, la reconversion de
la main d’œuvre et la décentralisation géographique ; etc.

V/ANALYSE

Forces Faiblesses
Importante capacité à innover ; Prise de décision plus lente ;
Effectif très important ; Conflit de leadership ;
Production en masse ; Gestion lourde du personnel ;
Elargissement des dimensions ; Inertie communicationnelle ;
Importance des fonds propres pour le financement ; etc. Faible résistance aux crises ; etc.

SECTION II: LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE (PME)

I/ DEFINITION

PME (Petites et Moyennes Entreprises) : Firme à effectif réduit dans laquelle les
responsabilités sont assurées personnellement par le chef.

II/ CARACTERISTIQUES LA P.M.E

Les caractéristiques d’une P.M.E peuvent être les suivantes :


 La propriété privée voire personnelle ou familiale des moyens de production ;
 Les modalités de gestion totalement calquées sur les aspirations du propriétaire ;
 Le rapport patron-salarié qui se matérialise par un contact direct et permanent ;
 L’effectif du personnel extrêmement réduit ;
 Le pouvoir de décision appartient au créateur ou dirigeant ;
 Le chiffre d’affaires inférieur ou égal à 100 000 000 de FCFA ; etc.

III/ CRITERES D’ANALYSE OU D’ETUDES

On distingue :
 L’effectif ;
 Le chiffre d’affaires ;
 Le domaine d’activités ;
 La propriété du capital ;
 La responsabilité engagée ;
 Le pouvoir de décision ;
 La valeur ajoutée ;
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 Le risque de perte d’indépendance ; etc.
De manière générale on aura le tableau suivant :

Critères Caractéristiques
Effectifs Moins de 500 personnes
Propriété du capital Entreprise familiale
Responsabilité Technique financière, ADM. et social
Pouvoir et décision Appartenant au créateur dirigeant
Risque et perte d’indépendance Désir profond de reste autonome
Chiffre d’affaires ≤100000000 FCFA
Valeur Ajoutée Pas très importante

IV/ ANALYSE

Forces Faiblesses
Exploitation d’un savoir-faire spécifique ; Fragilité financière permanente ;
Communication simple et directe entre salariés ; Compétitivité insuffisante ;
Souplesse dans l’organisation ; Capacité à innover parfois limitée ;
Création des emplois en grand nombre ; Mauvaise maîtrise des techniques de
Réponse aux besoins spécifiques des clients ; gestion ;
Possibilité de bénéficier des pouvoirs publics de Faiblesse des fonds propres pour le
diverses aides ; financement ;
Grande sensibilité aux variations de la
conjoncture ;

SECTION III: RELATION PME ET GRANDE ENTREPRISE

I/ LES ACCORDS DE PARTENARIAT

Le partenariat technologique qui est le fait pour une entreprise de mettre à la disposition
d’autres sociétés les compétences de ses laboratoires et de ses chercheurs.
Le partenariat financier qui concerne les prises de participation, de placement ou des
opérations de cession bail et se traduit donc principalement par une aide en capital et des
crédits d’équipement.
Le partenariat-coopération qui permet aux entreprises de conjuguer leurs efforts, en
particulier à l’exportation, afin de rester compétitive.
Le partenariat-essaimage qui consiste pour une entreprise à inciter les salariés à créer leur
propre entreprise en leur apportant l’aide financière ou technologique, nécessaire.

II/ LA SOUS-TRAITANCE

C’est le fait pour une firme de réaliser une partie de la production d’une autre
entreprise appelée donneur d’ordres.
Elle a comme avantages le fait qu’elle ait une plus grande flexibilité de la production,
la possibilité de bénéficier d’un savoir-faire spécialisée, la réduction des coûts de
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production ; elle est source d’innovation, facteur d’allègement des structures et facteur de
productivité et, le recours à elle se justifie par :
La recherche des procédés plus avantageux en termes de coûts ;
L’absence de la maîtrise d’une technologie spécifique ;
La limitation des capacités de production ;
L’importance avérée de la demande actuelle ; etc.

Il existe trois (03) formes de sous-traitance :


La sous-traitance de spécialité (Ici, le sous-traitant ou récepteur d’ordre met à la
disposition du donneur d’ordre une compétence dont il n’en dispose pas) ;
La sous-traitance de capacité (Qui est la réalisation par le sous-traitant d’une partie des
activités du donneur d’ordre à cause d’une forte demande ou d’une grève) ou encore C’est
la réalisation par le récepteur d’ordre d’une partie de la production du donneur d’ordre à
cause d’une forte demande ou d’une grève ;
La sous-traitance en cascade (Qui consiste à obtenir une production finale grâce à
plusieurs sous-traitants qui n’assurent chacun qu’un stade de la production).

III/ LE TRAVAIL EN REGIE

Il consiste pour une entreprise X à fournir à une autre entreprise Y un personnel travaillant
sous sa responsabilité.

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LEÇON 3: LES ENTREPRISES OU FIRMES MULTINATIONALES
Objectifs : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :

 Définir entreprise multinationale ;


 Décrire le processus de la multinationalisation ;
 Ressortir les avantages et les risques pour le pays d’accueil et le pays d’origine ;
 Enumérer les multinationales au Cameroun.

I/ DEFINITIONS
Internationalisation ou multinationalisation : croissance des échanges se traduisant par
l’augmentation d’une ouverture des économies nationales au reste du monde
Délocalisation : production partiel ou totale faite à l’étranger ou les couts de matières et de
main d’œuvres sont les plus bas
Firme multinationale « FMN » ou transnationale : entreprise dont les activités de
production, de distribution, de recherche et développement s’exercent dans de nombreux
pays et qui poursuit une stratégie mondiale à partir d’un centre de décision unique. C’est
aussi une entreprise effectuant une partie de sa production hors des frontières nationale et
concevant sa stratégie ou niveau mondiale indépendamment de son pays d’origine.

II/ CARACTERISTIQUES

 Forte intensification des produits ;


 Collection et diffusion internationale des capitaux ;
 Création des filiales dans de nombreux pays ;
 Politique conçu à l’échelle mondiale ;
 Existence d’une société mère dans un pays ;
 Variété des nationalités chez les dirigeants et actionnaires ; etc.

III/ CRITERES D’IDENTIFICATION


 L’extension de l’ensemble des opérations à de nombreux pays autre que le pays
d’origine ;
 La définition d’une politique générale de l’entreprise qui prend en compte les
conditions et perspective mondiale d’action et non pas celle d’un seul pays ;
 La conduite de celle politique par une organisation internationale capable de discuter
d’égale à égale avec les pays nationaux ; etc.

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IV/ RAISONS OU MOTIFS DE L’INTERNATIONNALISATION
Raisons Eléments
Conquête de nouveaux marchés ;
Economiques Contournement des mesures protectionnistes ;
Recherche d’un avantage commercial conféré par une image de marque
locale ; etc.
Réalisation des bénéfices sur la parité monétaire ;
Financières Recherche des avantages fiscaux ;
Accession à de nouvelles sources de financement ;
Recherche des couts salariaux faibles ; etc.
Réduire les risques politiques ;
Politiques Bénéficier des rapports entre les Etats ;
Réussir le contournement des barrières protectionnistes ; etc.
Techniques Profiter d’une avancée technologique ;
Accroître la capacité de production ; etc.

V/ ANALYSE

V.1) Pour le pays d’accueil

Avantages Inconvénients
Création des emplois ; Rapatriement des profits dans le pays
Contribution à la croissance économique et d’origine ;
facteur de développement ; Elimination des entreprises locales non
Offre de meilleurs salaires et conditions de compétitives ;
travail ; Apport fiscal, de technologie et de Rend l’économie dépendante et
méthodes de gestion ; extravertie ;
Offre une bonne formation aux travailleurs ; Crainte d’une pénétration culturelle ;
Contribue à l’intensification des échanges Provoque l’exportation abusive des
culturels ; ressources ;
Contribue à la production nationale ; Constitue un facteur de domination
Effet sur la balance des paiements ; etc. politico-économique ; etc.

V.2) Pour le pays d’origine

Avantages Inconvénients
Elargissement des marchés ; Fuite des capitaux investis à l’étranger ;
Réduction des coûts de production ; Réduction des ressources ou recettes
Rentabilisation assurée des capitaux ; fiscales ;
Sécurisation garantie des Risque politique avec ou sans indemnités ;
approvisionnements ; Possibilité pour l’Etat d’exiger la création
Rapatriement des fonds en termes de d’une filiale commune ; etc.
bénéfices ; etc.

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VI/ LES ETAPES DU PROCESSUS D’APPARUTION SUR LE MARCHE
MONDIAL

Elles s’articulent autour de trois (03) points principaux:


D’abord l’exportation qui consiste à vendre une partie de la production nationale à
l’étranger ;
Ensuite l’implantation directe à l’étranger qui consiste à réaliser tout ou partie de sa
production à l’extérieur ;
Enfin la multinationalisation qui consiste pour la société mère à implanter ses filiales dans
plusieurs pays.
Elles peuvent aussi correspondre à ce qui suit :
 Diagnostic export : analyse de son propre marché, analyse des secteurs porteurs,
évaluation de la capacité de production, évaluation de la surface financière et
des ressources humaines ;
 Choix des sources de financement ;
 Choix du marché ;
 Choix du mode d’implantation (direct ou indirect) ;
 Assurance de la conformité à la règlementation ;
 Mise à la disposition des produits.

VII/ LES DIFFERENTES FORMES D’INTERNATIONALISATION

L’exportation directe ou par intermédiaires (agents importateurs/exportateurs) ou avec


d’autres partenaires tels que Le piggy-back ou portage (qui consistera pour une entreprise
à chercher à obtenir rapidement une présence à l’étranger en utilisant les réseaux
commerciaux d’une grande entreprise) ; Les accords de licence (ici, l’entreprise accorde à
une firme étrangère le droit d’utiliser un procédé de fabrication moyennant le versement de
redevances) ; La franchise (dans le cas d’espèces, l’entreprise accorde à une firme ou
plusieurs autres entreprises le droit d’utiliser sa marque, et son savoir-faire technologique
et/ou commercial, contre versement de redevances) ;
L’implantation à l’étranger telle que : La succursale (qui est un établissement de
l’entreprise dans un pays étranger ; elle a donc dans ce pays une nationalité étrangère et n’a
pas de personnalité juridique propre.) ; La filiale (société de droit local qui prend la
nationalité du pays dans lequel elle est implantée.) ; La joint-venture/coentreprise/entreprise
conjointe (filiale commune résultant de la création d’une société par deux partenaires de
nationalités différentes ou de la prise de participation d’une entreprise exportatrice dans le
capital d’une entreprise locale.) ; etc.
NOTA :

LES MOYENS INDISPENSABLES A UNE IMPLANTATION SUR LE MARCHE


MONDIAL SONT :

 L’expression du marché international ;


 Les moyens financiers et humains ;
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 L’existence d’un marché ou de débouché ;
 Une avance technique ou technologique qui permet de disposer pendant un certain
temps d’un monopole particulier.

LES CRITERES DES CHOIX D’UN MARCHE ETRANGER SONT :

 L’accessibilité du marché ;
 La potentialité (possibilité d’avoir des débouchés rentables ;
 La sécurité ; etc.

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LEÇON 4 : L’ENTREPRISE, LA SOCIETE, L’ETHIQUE ET AUTRES
MUTATIONS

Objectifs : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :

 Définir les termes : entreprise citoyenne ; entreprise éthique ; entreprise écologique ;


e-entreprise.

I/ LA SOCIETE
I.1) Définitions des concepts

Société : C’est l’ensemble de personnes qui nouent entre elles toutes sortes de relations
politiques, économiques ou culturelles, etc. ou simplement un ensemble d’individus en
interaction.
Groupe social : C’est un ensemble d’individus possédant les caractéristiques sociales
communes.
Syndicats : C’est un ensemble de personnes qui ont la même volonté de défendre et de
protéger leur intérêt.
Classes sociales : Ce sont des groupes sociaux de grande dimension nés de la division
sociale du travail, des inégalités de conditions d’existence et des relations de pouvoir.
Structure sociale : C’est la répartition de la population en groupes sociaux différenciés
au sein d’une société donnée.

I.2) Caractéristiques d’une société

Généralement, la société est caractérisée par quatre (04) éléments notamment :


 Un ensemble de groupes ;
 Une institution ;
 Un système de relations ;
 Une culture.

I.3) Différentes formes de sociétés

Le concept de société est passé de la forme traditionnelle à la forme moderne : c’est


dire que la société a évolué.
Parmi les sociétés anciennes nous pouvons citer :
 La société domaniale fermée : c’est une société d’autosubsistance dans laquelle
l’idée du profit est ignorée. Le chef du domaine est un chef de guerre et sa propriété
repose sur la force ; le commerce se réduit au troc.
 La société artisanale urbaine : c’est une société de change basée sur des profits
limités ; les pratiques et les salaires sont règlementés afin de permettre aux
travailleurs de vivre décemment. Les coûts sont d’une grande stabilité et les
différenciations sociales sont réduites.

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 La société traditionnelle africaine : cette société est marquée par la soumission aux
conditions naturelles parfois très contraignantes qui influencent l’organisation sociale
de même que l’esprit des agents économiques. Toutefois, elle est caractérisée par la
solidarité et la coopération entre les membres d’une même famille. Dans le cas
d’espèce, l’individu cherche à subsister dans un esprit d’entraide et de
communautarisme.
En revanche, deux principales sociétés composent les sociétés actuelles notamment :
 La société capitaliste : c’est celle qui est caractérisée par la propriété privée, le libre-
jeu des marchés et l’intervention minimale de l’Etat dans l’activité économique.
 La société socialiste : contrairement à la précédente, elle est caractérisée par la
propriété collective des biens, l’action directrice de l’Etat sur l’ensemble de la
population et le privilège accordé aux consommations collectives.

II/ LA CULTURE D’ENTREPRISE

II.1) Définitions des concepts

Culture : C’est un ensemble de valeurs et de normes intériorisées par un groupe


particulier. C’est aussi l’héritage des nations et des civilisations s’incarnant dans des
œuvres.
Culture d’entreprise : C’est l’ensemble des normes, pratiques professionnelles, valeurs,
mentalités et comportements partagés par tous les membres de l’entreprise. C’est
aussi une vision globale de l’esprit d’entreprise.
Culture nationale : Ce sont des croyances en des valeurs autour desquelles se situent les
individus habitants un pays donné.
Identité d'une entreprise : C’est l'ensemble des éléments spécifiques qui permettent de la
différencier des autres entreprises.
Ethnologie : C’est une branche des sciences sociales qui étudie la structure socio-
économique des ethnies.
Système de valeur : C’est un ensemble d’attitudes que le personnel d’une entreprise
partage et qui guide leur comportement.

II.2) Rôles

La culture d’entreprise est :


 Un facteur de cohésion qui unifie l’entreprise dans ces pratiques ;
 Un facteur de motivation du personnel qui développe son implication dans
la vie de l’entreprise ;
 Un facteur d’adaptation qui facilite l’orientation des comportements des
salariés vers la réalisation des objectifs de l’entreprise ;
 Un facteur d’orientation servant de guide dans les choix stratégiques…

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II.3) Caractéristiques

La culture d’entreprise peut être appréciée à travers les concepts suivants :


 L’idéologie : C’est un système de valeur et de croyance qui caractérise une
organisation ;
 Les croyances : C’est une vision commune des membres de l’organisation sur
les techniques et mécanismes indispensables au bon fonctionnement du
groupe ;
 Les symboles : Ce sont des signes distinctifs chargés d’information ;
 Les mythes : C’est une vision amplifiée voire déformée de l’histoire de
l’entreprise et de ses réussites ;
C’est aussi une intelligence entretenue par l’ignorance.
 Les rites : Ce sont des pratiques utilisant des stéréotypes (formule banale,
opinion dépourvue d’originalité) qui sont l’expression répétée des mythes et
qui manifeste l’appartenance à un groupe ;
 Les tabous : Ce sont des sujets dont on ne doit pas en parler

II.4) Composantes

Il en existe deux :
 Les composantes externes (culture nationale, cultures propres à des groupes
professionnels, idéologies et religions) ;
 Les composantes internes (histoire de l’entreprise, découvertes, essais,
habitudes, propriétés socioculturelles « capital économique, social,
culturel… »…)

II.5) Analyse

Avantages Inconvénients
 Donne aux salariés une certaine  Oblige les décideurs à concilier leurs
identité choix avec les valeurs et idées qu’elles
 Crée un sentiment d’appartenance sont censées véhiculer.
à l’entreprise  Remise en cause de l’humanité du chef
 Renforce la cohésion du groupe lorsqu’il abuse de son pouvoir.
 Crée un cadre dans lequel peut  Présence des problèmes de sécurité
s’inscrire le projet d’entreprise l’insécurité de l’emploi.

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III/ L’ETHIQUE D’ENTREPRISE

III.1) Définitions des concepts

Morale : C’est la science du bien et du mal. Elle permet de dégager une éthique qui est un
art de diriger sa conduite, son comportement et qui s’exprime dans les principes guidant les
aspects professionnels de ce comportement qui est la déontologie.
Déontologie : C’est l’ensemble des règles régissant le fonctionnement et les pratiques
d’une profession.
Ethique d’entreprise : C’est le respect de la déontologie et des codes de conduite au sein
d’une organisation.

III.2) Fondements

Les bases de l’éthique dans l’entreprise porte sur :


 La recherche du bien commun ;
 Le respect de la personne ;
 L’égalité entre les personnes sans distinction de race, de sexe d’opinion ou de
religion ;
 La solidarité ;
 La recherche permanente d’une grande justice sociale ;
 L’autorité et le principe de subsidiarité.

III.3) Analyse

Avantages Inconvénients
 Elle facilite les relations avec les partenaires ;  La résistance aux
 Elle utilise les moyens de pression pour obliger changements ;
l’entreprise à adopter d’autres décisions ou à  La modification du
obliger les pouvoirs publics à rendre celles-ci rapport de force au sein
obligatoire ; de l’entreprise…
 Elle oblige l’entreprise à trouver une réponse
adéquate aux pressions de l’environnement ;
 Elle participe au respect dû aux clients et à la
protection de l’environnement…

IV/ L’ENTREPRISE CITOYENNE

IV.1) Définitions des concepts

Entreprise citoyenne : C’est celle qui l’intérêt de l’être humain devant toute autre
préoccupation.
Responsabilité sociale de l’entreprise : C’est qui consiste à procurer du travail contre
une rémunération des salaires
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IV.2) Rôles ou objectifs

 Procurer de l’emploi à la population active ;


 Distribuer les revenus ;
 Organiser le travail humain en fonction des qualifications qui lui sont
nécessaires ;
 Constituer un principal centre d’innovation ;
 Influencer sensiblement les besoins et style de vie par la publicité, les points
de vente ;
 Apporter une contribution à la résolution des grands problèmes de société…
V/ LA NOTION D’IDENTITE

V.1) Définition

L’identité d’un individu est la reconnaissance de ce qui est, par lui-même ou par
les autres.
Elle permet à l’individu de percevoir ce qu’il a d’unique c’est-à-dire son individualité
et, possède un certain nombre de caractéristiques.

V.2) Les caractéristiques de l’identité

L’identité est :
 Construite c’est-à-dire créée, façonnée et formulée par l’individu.
 Multiple c’est-à-dire qu’elle peut avoir des formes nombreuses et variées.
 Dynamique c’est-à-dire qu’elle est fluide et malléable plutôt que fixe et peut
se transformer au fil du temps, d’un endroit à un autre.
 Rationnelle car est inscrite dans l’activité sociale, et intersubjective (en ce
qu’elle est le produit d’une relation à l’autre où la référence à autrui devient
elle-même intérieure au sujet) : elle n’est pas construite en dehors du contexte
social.
 Négociée c’est-à-dire qu’elle peut être contestée ou adoptée ou non par
l’individu ou le groupe.
A partir de ces caractéristiques, on peut distinguer plusieurs formes d’identité.

V.3) Les différentes formes d’identité

Parmi les différentes formes d’identité, on peut distinguer tour à tour :


 L’identité personnelle : subjective, elle englobe les notions comme la
conscience de soi et la représentation de soi. Elle est conçue pour les échanges
d’informations sensibles entre personnes physiques.
 L’identité impersonnelle : conçue pour les échanges d’informations sur
les données sensibles entre personnes juridiques (institutions) pour des services d’une
institution et de fonction.
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 L’identité sociale : plus subjective, elle englobe tout ce qui permet
d’identifier le sujet de l’extérieur et qui se réfère aux statuts que le sujet partage avec les
autres membres de ses différents groupes d’appartenance (âge, sexe, métier, etc.).
 L’identité professionnelle qui correspond aux écarts entre les catégories
sociales. Elle comprend entre autres les identités d’exclusion, bloquée, de négociation,
individualisée, affinitaire, etc.).
 L’identité culturelle qui est le fait pour un individu d’appartenir à une
culture bien déterminée. etc.

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