Vous êtes sur la page 1sur 23

RAPPORT DE STAGE, MÉMOIRE ET PROJET DE FIN D’ÉTUDES

1. Définition, objectif et contexte


2. Détermination du sujet
3. Mission de l’étudiant
4. Mission de l’encadrant
5. La relation avec l’encadrant
LA SOUTENANCE
1. La gestion du trac
1.1. Définition du trac :
1.2. Comment expliquer le trac ?
1.3. Les manifestations du trac :
1.4. Les conséquences du trac :
1.5. Conseils pour gérer le trac :
1.5.1. Avant tout, bien se préparer :
1.5.2. Se relaxer avant l’intervention ou l’épreuve :
1.5.3. Se relaxer au cours de l’intervention :
2. La prise de parole en public
2.1. Introduction :
2.2. Conseils pour une bonne prise de parole en public :
2.3. Éléments à éviter pour une bonne prise de parole en public :
3. La préparation et la réussite d'une soutenance
3.1. Qu'est-ce qu'une soutenance ?
3.2. Critères d'évaluation d'une soutenance :
3.2.1. Les critères de forme :
3.2.2. Les critères de fond :
3.3. Conseils pour une soutenance réussie :
3.4. Se préparer pour les questions du jury :
3.5. Le bon plan d'une soutenance :
LES NORMES ACADÉMIQUES
1. Structure et Hiérarchisation
1.1. Stratégie de rédaction :
1.2. Composition : les différentes parties d’un mémoire de PFE :
1.3. Détail des différentes parties du PFE
1.4. Journal de bord :
2. Hiérarchisation :
2.1. Système traditionnel
2.2. Hiérarchisation d'un mémoire de PFE selon le "Système numérique international" :
3. Recherche documentaire :
3.1. Définition et temps
4. Les références bibliographiques :
4.1. Les règles de citation :
4.2. Règles de citation
5. Tapuscrit
5.1. Dactylographie
5.2. Éléments typographiques
RAPPORT DE STAGE, MÉMOIRE ET
PROJET DE FIN D’ÉTUDES

1. Définition, objectif et contexte

Rapport de stage Mémoire Projet de fin d’études


Le rapport de stage est Le mémoire de fin Le projet de fin d'étude
un écrit personnel à d’études ou de est un écrit personnel
caractère professionnel formation est une étape réalisé généralement
et académique. Grâce à très importante dans le après un stage effectué
cet exercice, on décrit parcours des études dans une entreprise. Il
les étapes de universitaires. marque la fin des études
déroulement de stage Définissant et traitant dans un domaine
et on rend compte d’une un sujet en liaison avec professionnel ou dans le
expérience pratique, les préoccupations cadre de la troisième
d’une formation de relavant du domaine de année d’une licence. Il
spécialisation en milieu spécialité, l’étudiant constitue un complément
professionnel, on doit fournir un effort de formation pratique et
organise les de conception et non obligatoire aux
Définition apprentissage acquis de compilation et apprenants (étudiants,
dans ce milieu on montrer sa capacité à élèves, ingénieurs, élèves
identifie et on établit les mobiliser les acquis techniciens, etc.).
relations qu’entretient méthodologiques et
le théorique, la pratique scientifiques de la
et le milieu formation reçue.
professionnel. Ces Les différentes parties
éléments permettent de doivent être enchainées
porter un jugement et de manière naturelle
un regard critique sur avec des transitions
ses compétences (auto- claire
évaluation), et sur ses Proposer des avis
performances (choix de justifiés.
son métier d’avenir). Éviter les formules
toutes faites.
Correction linguistique.
Citer et titrer les
références.
Informer l’enseignant Traiter une • Objectifs
ou le formateur sur le problématique. généraux
déroulement du stage,
afin qu’il puisse en faire S'exercer à la recherche Développer l’autonomie,
une évaluation. documentaire. le sens critique et la
responsabilité des
Identifier les Mener une réflexion étudiants.
apprentissages personnelle sur le
professionnels réalisés problème étudié. Approfondir les
lors de cette expérience compétences techniques
pratique. Analyser l’information et scientifiques dans un
et développer un esprit domaine particulier en
Structurer critique et faire preuve faisant appel aux
l’entrelacement entre de clarté, d’esprit de connaissances acquises
les acquis théoriques en synthèse, de rigueur et durant la formation
classe et les d’honnêteté académique.
apprentissages pratique intellectuelle.
en situation de • Objectifs
formation. Communiquer les spécifiques
résultats de la recherche
Faire preuve de clarté, par écrit lors de la Aboutir à un résultat
Objectif d’esprit de synthèse, de rédaction du mémoire concret.
rigueur et d’honnêteté et à l'oral lors de la
intellectuelle. soutenance du Gérer un projet.
mémoire.
S’auto-évaluer : Utiliser les sources
reconnaitre ses acquis S’auto-évaluer : d’informations diverses.
et les apprentissages à reconnaitre ses acquis
consolider. et les apprentissages à Résoudre un problème.
consolider.
Développer S’initier au travail dans
ses habiletés Développer ses un contexte
rédactionnelles qui habiletés professionnel.
peuvent être utiles pour rédactionnelles.
le marché du travail.
Permettre l’initiation à
Avoir une projection la recherche.
vers l'avenir : choix de
la carrière Réaliser un travail à
professionnelle (quel caractère scientifique.
métier puis-je
exercer ?). Produire un contenu
destiné à un public de
spécialité.
La rédaction d’un La rédaction d’un La rédaction d'un projet
rapport de stage mémoire s’effectue de fin d'étude s’effectue
s’effectue dans le cadre dans le cadre de la dans le cadre de la
Contexte
de la formation formation universitaire formation universitaire
universitaire technique Sciences Humaines et technique et
et professionnelle. Sociales. professionnelle.

2. Détermination du sujet
Il est fondamental de déterminer le sujet de travail de recherche. Ce choix dépend de plusieurs
éléments :

➢ Centre d’intérêt de l’auteur.


➢ Lectures antérieures.
➢ Objectifs professionnels.
➢ Discussions avec les enseignants.
➢ Discussions avec des étudiants ayant déjà rédigé un mémoire.

Ainsi, le sujet de recherche doit :

➢ Correspondre à un besoin.
➢ Puiser d’une littérature suffisante, à base de ressources accessibles et traitables.
➢ Être le lieu d’adaptation des méthodes de recherches requises aux capacités de
l’auteur.
➢ Être traité dans un délai raisonnable.
➢ Viser des résultats espérés.
➢ Se réaliser avec la ou les bonnes personnes.

3. Mission de l’étudiant
L'étudiant choisit un thème de recherche qui doit traiter et répondre à une problématique qui
se résume régulièrement à une seule question centrale. Ce travail doit répondre à des
hypothèses de recherches qui sont une série de questions partielles. La réponse à cette suite
d’interrogations se fait tout au long du développement. Il est essentiel d’éviter des sujets à
caractère général qui risquent de vous faire perdre du temps.

Pour choisir un sujet de recherche, vous êtes appelés à prendre en considération plusieurs
critères :

➢ Maîtriser les connaissances pré-requises pour l’élaboration d’un travail de recherche.


➢ Trouver les références bibliographiques accessibles et suffisantes pour se documenter.
➢ Trouver un encadrant académique ayant une expertise ou une connaissance dans le
domaine.

➢ Trouver un superviseur professionnel lors de votre stage, disponible à vous fournir les
informations nécessaires pour son accomplissement. Il complète la mission de
l’encadrant académique.
➢ Déterminer le temps nécessaire à la réalisation du projet.
➢ Maintenir un contact régulier avec son encadrant académique. Vous devez l’informer
de la progression de votre travail de recherche (stage, rapport de stage, projet de fin
d'étude ou mémoire) et des difficultés rencontrées.
➢ Citer intégralement ses sources et ses références.
➢ Déterminer les relations du sujet de recherche avec l’intérêt personnel, les objectifs
professionnels et les exigences académiques.

En somme, vous êtes le seul garant du contenu de votre travail de recherche (par exemple en
cas de plagiat).

4. Mission de l’encadrant
Il est à noter que le rôle de l’encadrant se résume à vous donner des conseils relatifs au choix
de la documentation et des références bibliographiques. Il remplit la fonction de facilitateur,
il n’est pas là pour vous imposer ses choix mais pour faciliter les vôtres.

On peut synthétiser sa mission comme suit :

➢ Vous indiquez les obstacles auxquels vous seriez confrontés et comment pouvoir les
dépasser ou les résoudre (par exemple : les problèmes d'accès à l'information).
➢ Vous aidez à trouver la documentation utile et pertinente.
➢ Vous conseillez au niveau du choix méthodologique adéquat.
➢ Vous suivre dans l’avancement de votre travail et établir le contact avec votre
superviseur dans le milieu professionnel pour résoudre tout problème relatif à la
progression de votre stage pratique.

L'encadrant n’assume aucune responsabilité pour ce qui est de la correction des erreurs de
grammaire ou d’expression. Il est de sa convenance de lire et de corriger une partie ou la
totalité de votre travail. Il vous donne des pistes et des conseils méthodologiques pour
organiser et présenter le contenu tout en vous orientant vers les normes de rédaction des
références bibliographiques.

5. La relation avec l’encadrant


Le choix de l'encadrant s’avère très important pour la réalisation du travail de recherche. Il
faut prendre en considération les éléments suivants :

➢ Son domaine de recherche.


➢ Son habilitation à diriger le travail.
➢ Son intérêt à encadrer le travail avec vous.
➢ Sa disponibilité.

L'encadrement du travail universitaire demande un contact permanent avec l'encadrant sous


forme d’entretiens bien préparés à l’avance. L'encadrant peut aider à établir la question
centrale du travail, fournir la bibliographie, discuter la méthodologie et relire le document.
LA SOUTENANCE

1. La gestion du trac
1.1. Définition du trac :

Ressentir le trac lors d’une prise de parole en public est un phénomène très courant. C’est une
réaction physiologique et psychique que votre corps entame pour atténuer l’ampleur de la
tâche.

Le trac est une angoisse, une peur ou simplement une inquiétude que l'on ressent avant et au
début d’un exposé oral, d’une soutenance ou en général lors de la prise de parole devant un
public. C’est un sentiment naturel que tout orateur ressent et doit ressentir devant un auditoire.
Heureusement, on peut contrôler le trac et le tourner à notre avantage si on apprend comment
le gérer. Au contraire, si on n’arrive pas à le dominer, il peut se transformer en un stress qui
risque de nuire à la qualité de notre présentation orale.

1.2. Comment expliquer le trac ?

Il est naturel que le trac se manifeste lors d’un entretien d’embauche, d’un exposé oral ou
d’une soutenance. C’est une réaction spontanée face à toute situation de prise de parole en
public. Alors, comment l’expliquer ? Quelles sont ses causes ? Quelles sont ses
conséquences ? Quels sont les astuces pour le maitriser ?

Le trac n’est qu’une réaction de notre corps face à une situation où nous devons nous exposer,
exprimer nos idées et nos convictions en paroles afin de transmettre un message, convaincre
un auditoire ou défendre notre exposé ou notre mémoire. Cette réaction est liée à la situation
où on est appelé à affronter un public.

1.3. Les manifestations du trac :

Parmi les manifestations que peut causer le trac, on trouve :

➢ Le tremblement qui se saisie des mains et des pieds ;


➢ La transpiration au niveau du visage et des mains ;
➢ L’accélération des battements du cœur ;
➢ L’alourdissement de la respiration ;
➢ Des nœuds au niveau de la gorge ;
➢ Des crampes à l’estomac ;
➢ etc.

1.4. Les conséquences du trac :

Dans le cas où une personne prise par le trac n’arrive pas à le dominer, elle risque de :

➢ Ne pas bien articuler ses paroles ;


➢ Ne pas pouvoir bien ordonner ses idées ;
➢ Avoir des trous de mémoire et ne plus se rappeler des choses déjà préparées ;
➢ Tomber dans la répétition ;
➢ Être victime d’un débit de parole anormal ;
➢ etc.

1.5. Conseils pour gérer le trac :

Tout sentiment de trac peut être géré si on multiplie les entraînements de prise de parole en
public.

1.5.1. Avant tout, bien se préparer :

Entraînez-vous chaque fois que vous avez un peu de temps libre.

➢ Profitez des technologies (caméra, téléphones portables, etc.) ou tout simplement d’un
miroir pour vous observer.
➢ Vous pouvez le faire devant un groupe d’amis, devant les membres de votre famille ou
votre entourage.

Mettez toutes les chances de votre côté.

1.5.2. Se relaxer avant l’intervention ou l’épreuve :

La relaxation mentale a un grand pouvoir de vous mettre à l’aise et de vous aider à chasser
toutes les mauvaises pensées auxquelles vous songez.

➢ Il faut tout simplement ne pas penser aux choses négatives, se projeter dans le futur et
se dire que tout va bien se passer.
➢ Il faut aussi veiller à bien respirer afin d’oxygéner le cerveau car c’est la machine qui
va guider votre prise de parole.
➢ Enfin, essayez de relâcher tous les muscles tendus (épaules, abdomen, pieds, mains)
car ils absorbent l’énergie dont vous avez besoin pour bien présenter votre exposé ou
votre soutenance.

1.5.3. Se relaxer au cours de l’intervention :

La relaxation est un exercice qui ne doit pas vous quitter même au cours de votre intervention
orale. Ayez le réflexe de prendre des respirations profondes, chercher des visages complices
qui vous mettrons plus à l’aise. Ceci ne peut que maintenir votre concentration sur votre
travail et vous pousser à l’entreprendre d’une manière agréable.

Un dernier conseil pour vous aider à surmonter votre trac : Il faut se dire que l’auditoire ou les
membres du jury ne sont pas des ennemis, ce sont plutôt des alliés.

2. La prise de parole en public


2.1. Introduction :

Prendre la parole en public n’est pas une chose facile, c’est difficile dans un premier temps,
car c’est un exercice qui nécessite beaucoup de qualités et d’intenses entraînements. Le
principal conseil qu’on vous donne généralement est de vous préparer à l'avance. Mais, il y a
d’autres paramètres que vous devez connaître afin que votre présentation orale soit à la
hauteur des attentes de votre auditoire.

Dans ce cours, vous allez découvrir les principaux conseils à suivre et les principaux défauts à
éviter si vous voulez donner une bonne image de vous-même ainsi que de votre présentation
orale.

2.2. Conseils pour une bonne prise de parole en public :

➢ Pensez à avoir sous votre main une feuille où vous allez noter les principales idées que
vous allez traiter dans votre présentation. Ces idées doivent être rédigées sous forme de
mots-clés qui s'enchaînent selon la progression de votre présentation.

➢ Si vous en sentez le besoin, vous pouvez préparer un support visuel (PowerPoint ou Prezi)
où vous allez mettre quelques images, schémas ou photos censés appuyer votre
présentation. Le diaporama doit être allégé de sorte que chaque diapositive ne devrait
contenir qu’une seule idée sous forme de mots-clés.

➢ Veillez à structurer votre présentation en suivant un plan logique qui vous faciliterait la
transmission de votre message et pensez à annoncer le plan de votre présentation.

➢ Pensez toujours à vous préparer pour les questions qui suivront la présentation c’est pour
cela qu’il ne faudrait jamais dire ou écrire sur votre support visuel une information à
laquelle vous n’avez pas de réponse.

➢ Puisque le regard a une importance capitale dans la qualité de toute présentation orale,
vous devez distribuer votre attention à tout l’auditoire.

➢ Pensez à vous vêtir convenablement pour votre présentation mais restez vous-même.

➢ Veillez à gérer votre énergie afin de ne pas vous essouffler avant la fin de votre
présentation. L’important c’est de toujours garder une voix claire et compréhensible.

➢ Vous devez organiser votre prise de parole en trois grandes parties à savoir une
introduction, un développement et une conclusion. Le rôle de l’introduction est
d’annoncer le sujet, définir le plan et accrocher l’attention du public. Quant au
développement, il vous sert à étaler vos idées en respectant un plan logique. Enfin, la
conclusion doit synthétiser ce que vous avez dit.

➢ N’ayez pas peur de marquer des silences lors de votre présentation car ces silences vont
donner l’occasion à l’auditoire de réfléchir à vos propos.

➢ Ne jamais remplir vos périodes de silence par des tics de langage (euh, bon, voilà, alors,
quoi d’autre, donc, puis, etc.). Ces tics sont la conséquence d’une mauvaise préparation ou
d’un trac qu’on n’arrive pas à dominer.

➢ Tenez compte de votre communication non-verbale car c’est un appui à votre présentation
: posture, gestuelle, mimique, sourire.
2.3. Éléments à éviter pour une bonne prise de parole en public :

➢ Ne jamais écrire tout son texte. Même si cela vous paraît rassurant, le fait de lire une
présentation qui est censée être, orale aura un effet négatif sur votre auditoire.

➢ Ne jamais apprendre par cœur votre présentation car votre auditoire se sentirait devant un
écolier en train de réciter un cours.

➢ Il ne faut jamais tout écrire sur votre support visuel sinon votre auditoire sera concentré
sur le support et ne pourra plus vous regarder et vous écouter.

➢ Il ne faut pas entamer ni finir votre présentation d’une voix relâchée ou monotone.

➢ Pensez à accrocher votre public en l’impliquant dès vos premières phrases par une
devinette, des statistiques ou une image. La première impression qu’on se fera de vous
restera gravée dans l’esprit de votre auditoire jusqu’à la fin de votre présentation.

➢ Ne jamais jouer avec un objet (stylo, crayon, bague), ne jamais balancer vos pieds si vous
êtes assis et ne pas trop bouger si vous êtes debout.

➢ Ne croisez pas vos bras et ne les mettez jamais derrière votre dos.

➢ Faites attention à ne pas dépasser le temps imparti à votre présentation. À vouloir tout
dire, vous risquez de ne pas finir à temps. Essayer de planifier votre présentation en trois à
cinq points car votre public ne pourra pas tout mémoriser.

3. La préparation et la réussite d'une soutenance


3.1. Qu'est-ce qu'une soutenance ?

Une soutenance est un exercice académique généralement public que chaque étudiant doit
présenter devant un jury. La soutenance d’un mémoire, d’un projet de fin d’étude/d’année ou
d’un rapport de stage dure environ une heure.

➢ D’abord, le candidat prend la parole pendant quinze à vingt minutes afin d’exposer
l’essentiel de son travail. Il est appelé à n’évoquer que les points essentiels tels que la
problématique, les hypothèses, la méthodologie suivie, les résultats obtenus, les
problèmes rencontrés et annoncer des pistes d’ouverture pour sa recherche. Ces
éléments peuvent être rédigés sous forme d’un compte rendu qu’on appelle “discours
de soutenance”.

➢ La deuxième étape d’une soutenance dure entre vingt à trente minutes. C’est l’étape
où les membres du jury posent des questions au candidat, lui adressent des remarques
et des critiques sur le fond et la forme de son travail.

➢ La troisième et dernière étape de la soutenance dure à peu près dix minutes et c’est le
moment où le candidat peut répondre aux questions et remarques des membres du
jury.
3.2. Critères d'évaluation d'une soutenance :

Les membres d’un jury évaluent le travail final de l’étudiant à travers la lecture de son rapport
écrit mais également à travers sa présentation orale, ses réponses ainsi que ses réactions à
leurs remarques et critiques.

Il y a généralement deux critères qui entrent en jeu lors de l’évaluation d’une soutenance :

3.2.1. Les critères de forme :

➢ Le respect de la durée allouée ;

➢ L’usage des supports visuels ;

➢ La qualité de la présentation orale.

3.2.2. Les critères de fond :

➢ Le respect de la méthodologie ;

➢ L’analyse pertinente des données ;

➢ L’existence d’une problématique ;

➢ La rigueur dans la rédaction ;

➢ La réponse aux questions du jury.

3.3. Conseils pour une soutenance réussie :

➢ Faites attention au respect du temps alloué pour votre soutenance. À vouloir tout dire,
vous allez rater votre présentation. Contentez-vous des points essentiels.

➢ Veillez à bien entamer votre présentation par une introduction accrochante.

➢ Prenez soin de votre tenue vestimentaire même si elle n’est pas très prise en considération
dans la notation.

➢ Gardez un contact visuel permanent avec les membres de votre jury et ne vous laissez pas
prendre par la lecture de votre rapport de soutenance ou vos notes.

➢ Soyez vif et captivant lors de votre présentation et veillez à utiliser des phrases courtes et
simples.

➢ Évitez l’usage d’un langage familier et le recours aux apocopes (prof au lieu de
professeur, compta au lieu de comptabilité).

3.4. Se préparer pour les questions du jury :

➢ Toujours avoir une copie de votre travail sous la main.


➢ Pensez à vous munir d’un bloc-notes et d’un stylo afin d’y noter les questions, les
remarques et les critiques des membres du jury.

➢ La soutenance est le moment idéal pour expliciter davantage vos réflexions et démontrer
que vous avez progressé dans vos méthodes d’analyse et d’argumentation et que vous
pouvez faire un recul objectif sur vos propres arguments.

➢ Le fait de répondre aux questions du jury avec pertinence montre qu’on connaît très bien
son sujet et qu’on est capable de porter un œil critique sur son propre travail.

3.5. Le bon plan d'une soutenance :

➢ Remerciements (encadrant, membres du jury et audience) ;

➢ Annoncer le sujet et l'inscrire dans une discipline ;

➢ Les motivations (pourquoi vous avez choisi ce sujet ?) ;

➢ La problématique ;

➢ Les hypothèses ;

➢ L'approche choisie pour votre travail ;

➢ La méthodologie (chapitres, sous-chapitres) ;

➢ Les problèmes (documentation, questionnaire, enquête, analyse, stage) ;

➢ Les limites (population, analyse des résultats, nombre de pages, le sujet a murit au fur et à
mesure de la recherche et des lectures) ;

➢ Les apports (ce que vous avez apporté de nouveau au domaine du travail choisi) ;

➢ Les perspectives du travail (ouvertures possibles, pistes de réflexions) ;

➢ Qu'ai-je appris en faisant ce travail ? (rigueur, œil critique, méthodologie de recherche


documentaire, organisation du travail, recul, analyse, objectivité, etc.) ;

➢ Ouvrir le débat (annoncer la fin de la soutenance et donner la parole aux membres du


jury).
LES NORMES ACADÉMIQUES

À noter que les normes doivent être strictement respectées notamment celles exigées par la
filière concernée. En principe, le mémoire de projet de fin d’étude aboutit à un document
rédigé en français ou en anglais (selon le souhait de l’étudiant et l’accord préalable de
l’encadrant). Il respecte les formes usuelles d'une communication scientifique.

Il est recommandé, pour prétendre au prix d’un mémoire de PFE, de faire au minimum
60 pages de l’introduction à la conclusion (hors remerciements, tables, bibliographie et
annexes) et au maximum 130 pages (au total).

1. Structure et Hiérarchisation
1.1. Stratégie de rédaction :

Un travail de recherche comporte une introduction, un développement divisé en chapitres,


sections, articles, paragraphes et alinéas et une conclusion.

Avant de procéder à la rédaction, il est essentiel d’en établir le plan qui constitue l’ossature du
travail de recherche. Le plan structure la rédaction puisqu’il permet de respecter
l’enchaînement logique des idées et leurs cohérences.

1.2. Composition : les différentes parties d’un mémoire de PFE :

Les parties suivantes sont sollicitées :

➢ Page de garde (couverture) ;


➢ Dédicace ;
➢ Remerciements ;
➢ Sommaire ;
➢ Liste des tableaux ;
➢ Liste des figures ;
➢ Liste des abréviations (acronymes et sigles) ;
➢ Résumé et mots clés ;
➢ Corps du texte (introduction/développement/conclusion) ;
➢ Bibliographie ;
➢ Index (lexique) ;
➢ Annexes ;
➢ Table des matières.
Les recommandations de rédaction et de présentation suivent l’énumération de ces éléments.

• Page de garde
(couverture) ;
• Dédicace ;
• Remerciements ;
• Sommaire ;
• Liste des tableaux ;
• Liste des figures ;
• Liste des abréviations
(acronymes et sigles) ;
• Résumé et mots clés ;
• Corps du texte
(introduction/développe
ment/conclusion) ;
• Bibliographie ;
• Index (lexique) ;
• Annexes ;
• Table des matières.
1.3. Détail des différentes parties du PFE

Définition PFE Rapport


Logos et nom de
l’établissement universitaire X X
et du département d’attache.
Titre : il doit être explicite,
Page de garde ou complet et évocateur de X X
page de titre l’ensemble de votre réflexion.
Mention de la spécialité. X X
Nom et prénom du rédacteur
X X
et de l’encadrant.
Année universitaire. X X
Dédicaces À qui dédier le travail. Facultatif
Visent à remercier les entités
Remerciements qui ont aidé à la réalisation du X X
travail.
Liste des mots techniques
Liste des
abrégés et utilisés dans le X X
acronymes
corps du texte.
Est un texte entre 150 et 250
mots dont la lecture doit
suffire à comprendre le sujet.
Il permet aux personnes qui
Résumé et mots n’ont pas pu lire le texte dans
Facultatif
clés son intégralité de se
positionner par rapport au
sujet. Par ailleurs, on ajoute
un certain nombre de mots
clés.
Une table de matière
Sommaire synthétique, contenant les 2 X X
premiers niveaux des titres.
Liste des titres des tableaux et
des figures accompagnés de
numéros de pages où ils
Liste des tableaux
apparaissent dans le X X
et des figures
développement. Chaque liste
doit être mise sur une feuille
séparée.
C’est le moment du premier
contact avec le lecteur. Elle
doit l’accrocher et susciter
son intérêt. Elle se compose
Introduction
d’une seule partie, se
Début de X X
structure en entonnoir et doit
pagination
guider le lecteur
progressivement vers le fond
du sujet. Utilisant des termes
généraux facilitant l’accès au
sujet, l’introduction
comprend les moments
suivants :
• Un préambule plaçant le
sujet dans son contexte X X
général.
• Une définition des termes
X X
ambigus, de spécialité.
• L’originalité et l’intérêt
X X
de la recherche
• Les objectifs poursuivis
X X
par la recherche
• La problématique de
l’étude qui doit aboutir à
X X
la question centrale de la
recherche
• L’hypothèse centrale X Facultatif
• L’annonce du plan X X
Est structuré en niveau
hiérarchique. On subdivise un
projet de fin d’étude et un
rapport de stage en deux ou
trois parties. Chaque chapitre
contient un ensemble sous-
chapitres de section, sous-
sections, ou subdivisions. On
commence toujours par une
introduction qui présentera
les points à aborder dans la
partie, le chapitre, etc. On
Développement finira avec une conclusion qui X X
les résume et annonce la
partie, le chapitre, suivant(e)
en quelques phrases de
liaison. Les parties doivent
être équilibrées : presque le
même nombre de page entre
les différent(e)s composante
du développement. Le
développement est le lieu de
la démonstration, ainsi on
adoptera méthodologie
d’analyse des données.
Elle correspond aux buts et
aux objectifs fixés en
introduction.
Conclusion
C’est le moment de souligner X X
générale
les implications et les limites
du travail. On y trouve une
récapitulation et une
ouverture.
Une liste structurée de
renvois à des ouvrages, des
Bibliographie articles ou d’autres types de X X
documents consultés et cités,
au cours de votre travail.
Nominum Est une liste
(noms alphabétiquement
propres) ordonnée des
noms des auteurs
cités dans le
Index texte. Les noms
sont
accompagnés des
numéros de
pages où ils
apparaissent. Facultatif Facultatif
Rerum Est une liste
(thème) alphabétiquement
ordonnée des
thèmes utilisés
dans le texte. Les
thèmes sont
accompagnés des
numéros de
pages où ils
apparaissent.
Les documents (loi,
questionnaire, photographie,
cartes, etc.) qui étaient utiles
à la réalisation du travail. Les
Annexes Facultatif Facultatif
annexes sont numérotées,
titrées et paginées. On utilise
la numérotation en chiffres
romains en majuscules.
Liste de tous les titres et les
sous-titres accompagnés des
Table des matières X X
numéros de page où ils
apparaissent dans le travail.

1.4. Journal de bord :

Définition Composants Objectif


Journal de bord est avant tout • Secteur de Permettre à l'étudiant-
l’entreprise ingénieur de noter les
un document personnel de
• Travaux observés ou renseignements qu’il
travail pendant le stage. Il recueille pendant le stage, les
effectués questions qu’il veut se poser
aura plusieurs fonctions au • Difficultés et les réponses à ses
cours du déroulement du rencontrées questions.
stage. • Apports
• Critiques Permettre à l'étudiant-
Journal de bord est un ingénieur de rédiger son
rapport de stage/PFE en
compte-rendu journalier qui
suivant les conseils et les
sert à relater les taches propositions énumérées.
effectuées chaque jour. À
partir de ce carnet de bord on
peut rédiger le
développement du rapport du
stage.

2. Hiérarchisation :
2.1. Système traditionnel

La numérotation en chiffres ou en lettres est souvent utilisée pour organiser les parties du
corps du travail. La hiérarchisation obéit au besoin du rédacteur. Elle apparait selon l’ordre
suivant : Chiffres romains, lettres majuscules, chiffres arabes, lettres minuscules italiques ou
les subdivisions 1.1, 1.1.1, 1.1.1.1

2.2. Hiérarchisation d'un mémoire de PFE selon le "Système numérique


international" :

➢ Le système numérique international est plus rigoureux que le système classique.


➢ Le nombre de chiffres à suivre, tout comme le nombre des niveaux, devrait être limité à
quatre afin de préserver la clarté du texte et la mémorisation de sa structure. S’il faut plus
de quatre niveaux, les sous-sections de plus grande taille peuvent devenir des sections
distinctes. La numérotation commence à 1 et non pas à 0 (c’est-à-dire qu’on n’emploie ni
0.1., 0.2., etc., ni 1.0., 2.0., etc.).
➢ L’ISO (International Organization for Standardization, Organisation internationale de
normalisation) préconise cependant de n’utiliser le point que pour séparer les chiffres et
donc de ne pas faire suivre d’un point un chiffre employé seul ni le chiffre qui termine la
série.
➢ On peut en outre utiliser le tiret, le gros point rond ou carré, le losange ou la flèche (signes
qu’on appelle aussi puces) pour indiquer une subdivision à l’intérieur de n’importe quelle
division d’un texte, à condition que la présentation du texte reste claire.
➢ Il importe de ne pas créer de division unique. Si, par exemple, la subdivision 1.1 est créée,
il faut nécessairement qu’il y ait une division 1.2.

3. Recherche documentaire :
3.1. Définition et temps

La recherche documentaire est la collecte de la documentation.

Il est nécessaire d'opérer des choix et de définir des domaines de recherche au lieu de tomber
dans l’erreur de la compilation.

La documentation doit se faire en deux temps :

1. Bibliographie préliminaire c'est-à-dire la rédaction de fiches bibliographiques (auteurs,


résumé de l’article, mots-clés).
2. Regroupement des fiches bibliographiques par thème.

Il est souhaitable d’organiser la documentation du général (ouvrages, traités, manuels,


périodiques) au plus spécialisé (revues, articles), passant par les banques de données pour
arriver à la sitographie.

3.2. Outils de recherche documentaire

Pour réaliser une recherche documentaire, on dispose de plusieurs outils :

➢ Les concepts théoriques acquis durant sa formation (les cours).


➢ Les catalogues des bibliothèques (support papier ou site web).
➢ Les ouvrages et les revues de spécialité.
➢ Les anciens travaux effectués dans le domaine : thèses, mémoires de recherche, projets
de fin d’année (PFA) ou projets de fin d’étude (PFE), rapports de stage, etc.
➢ Les sites Internet :
1. Les catalogues en ligne.
2. Les bases de données.
3. Les portails en libre accès.
4. Les références bibliographiques :
4.1. Les règles de citation :

On distingue dans les références bibliographiques les notes de références et la bibliographie


générale.

Les notes de références : sont des renvois informatifs pour expliquer un concept par exemple
ou pour indiquer au lecteur la source (article, ouvrage, etc.) d’où on a extrait une citation.
Elles se placent soit dans le corps du texte ou soit en note infra (note de bas de page) selon la
norme utilisée.

Les références bibliographiques : une liste structurée de revoies à des ouvrages, des articles
ou d'autres types de documents consultés et cités, au cours du travail. Elles sont placées à la
fin de votre travail.

4.2. Règles de citation

➢ Les citations courtes (moins de trois lignes) sont introduites par des « guillemets
français ou chevrons » et en italique.
➢ Chaque citation longue (trois lignes et plus) constitue un paragraphe autonome. Elle
est écrite en taille inférieure à celle du texte, sans guillemets et sans italique, de
préférence avec un retrait gauche d’un centimètre et un espacement de douze avants et
après.
➢ “Guillemets anglais” remplacent les guillemets français si ces derniers se trouvent
dans le corps de la citation.
➢ Les coupures de texte sont indiquées par des points de suspension entre crochets […].
➢ Les modifications de texte, les commentaires ou les ajouts se placent entre
crochets [ ].
➢ Le numéro de la note est placé avant le guillemet si la citation est complète (avec un
signe de ponctuation).
➢ Le numéro de la citation est placé après le guillemet si la citation est incomplète.
➢ Toute référence bibliographique d’une citation est à noter dans la bibliographie finale.
➢ Les références bibliographiques doivent obéir à l’une des normes internationales
suivantes :
• Système : Auteur-date.
• Système : Numérique.
• Notes en bas de page ou la norme ISO 690 : 2010.

5. Tapuscrit
5.1. Dactylographie

Les normes de dactylographie suivantes doivent être respectées :

➢ Marge de haut : 2,5 cm.


➢ Marge de gauche : 2,5 cm.
➢ Marge droite et bas de page : 2,5 cm.
➢ Police de caractère : Times New Roman ou caractère de même taille.
➢ Taille des caractères pour le corps du texte : 12 points.
➢ Taille de caractère pour les notes en bas de page : 10 points - interligne : 1,5 cm.
➢ Impression : recto.
➢ Pas de ligne seule (isolée du reste du paragraphe) en début ou en fin de page.
➢ Format du texte : Justifier (et non Aligné à gauche).
5.2. Éléments typographiques

Accentuation

➢ Les majuscules sont accentuées.

Italique

➢ Les mots et citations (moins de 3 lignes) ou locution en langue étrangère et les titres
des ouvrages, des revues et des journaux, sont rédigés en italique.

Soulignement

➢ Le soulignement peut être utilisé pour mettre en relief un passage particulier. Dans ce
cas, on le précise en note de bas de page par la mention suivante : je souligne.

Le gras

➢ Le gras est réservé seulement aux titres, mots-clés ou concepts.

Nombres

➢ On utilise les chiffres romains en majuscule pour déterminer les régimes politiques, les
siècles, les divisions principales et secondaires d’ouvrages (tomes, volumes, livres,
parties, actes, chants, lois, décrets, planches ou illustrations, chapitres, strophes,
scènes, pages de préface, d’avant-propos, d’introduction).

➢ Les pages doivent être numérotées normalement en bas de page en utilisant les chiffres
arabes.

Ponctuation

➢ Point : pas d’espace avant, espace après.

➢ Point-virgule : espace fine insécable avant, espace après.

➢ Point d’exclamation : espace fine insécable avant, espace après.

➢ Point d’interrogation : espace fine insécable avant, espace après.

➢ Deux points : espace insécable avant, espace après.


➢ Points de suspension : pas d’espace avant, espace après. Les points de suspension ne
sont jamais suivis d’un point.

➢ Guillemets : on utilise les « guillemets français », avec espaces fines insécables après
le guillemet ouvrant et avant le guillemet fermant. Pour les citations de second rang,
on utilise les “guillemets anglais” sans espaces intérieures.

➢ Parenthèse : pas d’espace intérieure.

➢ Crochet : pas d’espace intérieure.

➢ Trait d’union : pas d’espace si le trait d’union réunit deux mots simples (nov.-déc.),
espaces avant et après s’il réunit des éléments complexes (14 nov. - 15 déc.).

Sigles

➢ Les sigles sont saisis en majuscule, sans espaces et sans points abréviatifs.

Figures, illustrations et tableaux

➢ Ils sont fournis en images, en graphes ou autre format adéquat.

➢ Ils sont titrés et numérotés (par exemple : Graphique 1 : titre choisi), le titre est mis en
haut du tableau et en bas de l’illustration. La source est placée en bas.

Vous aimerez peut-être aussi