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LES COMPRESSEURS

Une installation frigorifique comporte quatre principaux organes frigorifiques à savoir : l’évaporateur,
le condenseur, le détendeur et enfin le compresseur. Bien que 1'on puisse considérer 1' évaporateur comme le
centre et l’organe essentiel d'une installation frigorifique - en tant que générateur de froid - le compresseur n'en
reste pas moins (avec 1е détendeur) l'organe mécanique le plus complique et le plus délicat de l'installation et се
sera lui qui fera l’objet des vérifications les plus fréquentes et les plus systématiques lors d'une inspection de
l’installation.
Son rôle est d’aspirer les vapeurs produites par la vaporisation du fluide frigorigène dans l'évaporateur а
une pression faible correspondant aux conditions de fonctionnement, et de refouler а haute pression ces vapeurs
comprimées dans le condenseur afin de permettre leur condensation par refroidissement.

I - TYPES DE COMPRESSEURS.
Sur 1а base de leur principe de fonctionnement, on distingue deux groupes principaux de compresseurs :
➢ Les compresseurs volumétriques : le fluide est comprimé par variation de volume d’une capacité dans
laquelle il a été préalablement aspiré. La compression peut être réalisée :
✓ Par un ou plusieurs pistons se déplaçant dans une capacité de volume donnée. Ce sont les
compresseurs alternatifs ou à pistons.
✓ Par déplacement, à l’intérieur d’un corps cylindrique creux (stator), d’une masse excentrée (rotor),
agissant sur une spirale fixe. Ce sont les compresseurs rotatifs.
✓ Par rotation d’une spirale mobile dans une spirale fixe. Ce sont les compresseurs à spirales
(Spiro compresseur où Scroll).
✓ Par rotation de deux rotors hélicoïdaux. Ce sont les Compresseurs à vis.
➢ Les compresseurs centrifuges : où la compression du fluide est créée par la force centrifuge générée
par une roue à aubes. On parle de turbocompresseur.

On les distingue également par l'association moteur-compresseur :


➢ Le compresseur ouvert, où le moteur est dissocié du compresseur et raccordé par un manchon ou une
courroie. L'accès aux différents éléments est possible pour réparation et la
vitesse de rotation est modifiable en changeant la poulie du moteur. Mais ces
deux avantages (fort théoriques...) Ne compensent pas le défaut majeur de
l’existence d’un joint d’étanchéité rotatif à la traversée du carter par l'arbre. Ce
joint, qui doit être lubrifié pour assurer l’étanchéité, est source de fuites...
Inacceptables aujourd’hui dans un contexte "zéro-fuite".
➢ Le compresseur hermétique, où moteur et compresseur sont enfermés dans une même enveloppe. Le
joint tournant disparaît et avec lui le risque de fuite. Mais des contraintes nouvelles apparaissent, dont le fait que
le refroidissement du moteur est réalisé par le fluide frigorigène lui-même. Le compresseur hermétique est
couramment utilisé pour les petites et moyennes puissances : froid
domestique, climatiseurs, armoires de climatisation, pompes à
chaleur.
➢ Le compresseur semi-hermétique, qui réalise un
compromis entre les deux produits précédents. Il tente de bénéficier des
avantages du groupe ouvert (accès aux mécanismes) et du groupe
hermétique (limitation des fuites). Mais l'étanchéité reste imparfaite
(nombre de joints non négligeable) et le prix est sensiblement plus élevé que pour le compresseur hermétique. Le
compresseur semi-hermétique est utilisé pour les moyennes
puissances.
I-1. Compresseur a piston ou compresseurs alternatifs
C’est un vilebrequin ou un excentrique qui actionne par
rotation un piston avec l’aide d’un moteur électrique, la descente du
piston crée une dépression qui force l’ouverture du clapet
d’aspiration, le gaz en provenance de l'évaporateur entre dans le
cylindre, puis le gaz est comprimé par la remontée du piston puis il est refoulé quand le piston est en point haut
ouvrant clapet de refoulement.

Il est constitué généralement de :

➢ Arbre excentrique et arbre vilebrequin : Ce dispositif permet de transmettre l’énergie fournie par le
moteur d’entraînement (électrique) en transformant le mouvement rotatif en mouvement alternatif.
➢ Les bielles : Elles assurent la transmission de l’énergie du vilebrequin aux pistons, elles doivent être
résistantes et légères (aluminium coulé ou alliage
d’aluminium). Il existe les bielles à tête fermée pour
les arbres excentriques et les bielles à tête ouverte.
➢ La garniture d’étanchéité : Il s’agit d’un
organe spécifique aux compresseurs ouverts et dont le
rôle est de permettre la rotation de l’arbre tout en assurant l’étanchéité entre le carter (contenant le fluide
frigorigène et l’huile frigorifique) et l’atmosphère et ce quelque soit la pression régnant dans le carter (supérieure
et inférieure à la pression atmosphérique). Elle doit être abondamment lubrifiée.
➢ Le carter : Il renferme et supporte le dispositif d’entraînement des pistons, il reçoit et renferme les
cylindres et les chapeaux des cylindres. La partie
inférieure forme la réserve d’huile et permet l’accès aux
différentes composantes pour les visites d’entretien et de
réparation (compresseurs semi hermétiques et ouverts).
➢ Le piston : Le matériau de plus en plus utilisé pour
la fabrication du piston est l’aluminium et ses alliages mais
la fonte qui était le matériau utilisé depuis fort longtemps est
toujours d’actualité.
➢ Les soupapes ou clapets : Un cylindre est muni
d’une ou plusieurs soupapes d’aspiration et de refoulement. Les soupapes d’aspiration permettent le passage des
vapeurs de fluide frigorigène (FF) de la chambre d’aspiration vers le cylindre et celles de refoulement le passage
des vapeurs comprimés dans le cylindre vers la chambre de refoulement. Le fonctionnement des soupapes est
automatique, elles s’ouvrent sous l’effet de dépression à l’aspiration et d’une surpression au refoulement.
Inversement la soupape d’aspiration se referme lors de la course de compression et la soupape de refoulement se
ferme lors de la course d’aspiration. Les soupapes sont généralement réalisées en acier.

I-2. Compresseur rotatif


Il existe deux technologies
➢ Le compresseur rotatif à piston roulant.
➢ Le compresseur rotatif à palettes.
a) Le compresseur à piston roulant
C'est un piston cylindrique tournant qui crée la compression, il est décentré sur son axe celui-ci est séparé
par une palette assurant l’étanchéité des deux chambres une d’aspiration et une
autre de refoulement. En tournant, le piston aspire la vapeur basse pression à
travers l'orifice d'admission. La vapeur se trouve emprisonnée dans l'espace
compris entre la paroi et le piston, l'espace diminue petit à petit et la vapeur est
comprimée. Puis cette vapeur haute pression (surchauffée) sort par l'orifice de
refoulement. Cette technologie de compresseur est très employée dans les
petites et moyennes puissances bénéficiant d’une grande souplesse de
fonctionnement, d’un couple régulier et d’un bon niveau sonore.
b) Compresseur à palette
C'est certainement un des compresseurs rotatifs les plus anciens, puisque les premiers développements
de cette technologie ont commencé début du XXe siècle. Le piston de forme cylindrique tourne autour d'un axe
excentré par rapport à l'axe du cylindre. Le piston est muni de palettes qui coulissent librement dans leur logement
et qui exerce une pression sur le cylindre. Le volume compris entre les différentes palettes permet l'aspiration, la
compression, le refoulement de gaz.
Suivant leur exécution, les compresseurs rotatifs sont classes en :
➢ Compresseurs monocellulaires ;
➢ Compresseurs bicellulaires ;
➢ Compresseurs multicellulaires.
I-3. Compresseur scroll
Le compresseur scroll ou compresseurs
Spiro-orbital est constitué de deux spirales une
spirale fixe, et une spirale mobile emboîtées l’une dans
l’autre. La spirale mobile se déplace dans un
mouvement orbital grâce à un arbre positionné verticalement, le déplacement de la spirale mobile crée une
compression à partir de la périphérie vers le centre des spirales, la chambre d'aspiration se trouve autour des deux
spirales, le gaz s'échappe par un orifice au centre des spirales.
Ce type de compresseur possède des avantages intéressants :
➢ C’est un compresseur fiable et robuste qui fonctionne avec relativement peu de pièces ;
➢ L’aspiration, la compression et le refoulement sont accomplis de façon simultanée et continue, ce qui
assure un couple constant et une grande souplesse de fonctionnement ;
➢ Ils acceptent une tension de démarrage deux fois inferieures à celle d’un piston et à tension égale, un
temps de démarrage quatre fois plus court.
➢ Contrairement aux pistons, ce compresseur peut tolérer la présence de liquide entre les spirales.
➢ Compresseur idéal pour la variation de vitesse.
Le fonctionnement est illustré par le diagramme suivant :
➢ Admission : lors du déplacement de la spirale intérieure, deux poches de gaz se forment, emprisonnant
ainsi le fluide frigorigène ;
➢ Compression : le mouvement de la spirale entraine les gaz vers la partie centrale, le volume occupé se
réduit et les gaz sont comprimes ;
➢ Refoulement : les gaz comprimés sont évacués à travers l’orifice de refoulement.
I-4. Compresseurs à vis
a) Le compresseur mono-vis :
Le compresseur à vis mono-rotor ou simple vis est constitué d'un rotor principal (vis sans fin) avec des
cannelures hélicoïdales et deux satellites. Les deux satellites sont recouverts d’une matière du type téflon et sont
disposés de chaque côté du rotor principal, de l'huile est injectée sur la vis pour parfaire l'étanchéité (vis, satellites).
Quand la vis tourne, le fluide remplit les canaux de la vis puis les satellites réduisent le volume dans ces cannelures
le travail de la compression s’effectue alors dans la partie supérieure du compresseur pour un satellite et
simultanément un processus analogue s'opère du côté du deuxième satellite, mais dans la partie inférieure du
compresseur. Le gaz est refoulé ensuite par des orifices de part et d'autre des satellites.
b) Le compresseur bi-vis :
Le compresseur bi-vis est du type volumétrique rotatif constitué d’un rotor mâle et d’un rotor femelle à
denture hélicoïdale. La rotation à grande vitesse dans des sens opposés des deux rotors mâle et femelle permet
l'aspiration, la compression, le refoulement du gaz. Le gaz est transporté le long de la vis, de l'orifice d'aspiration
à l'orifice le refoulement de façon continue. Comme les rotors tournent dans des sens opposés, l'espace augmente
en se déplaçant vers l’avant, le gaz est aspiré puis cet espace diminue au fur et à mesure de l'avancement de la
vis, le gaz est comprimé puis refoulé par un orifice aménagé en fin de parcours de la vis. Ce type de compresseur
doit être abondamment huilé, l'huile assure l'étanchéité et le refroidissement des rotors en formant un film.
I-5. Compresseur centrifuge
Le compresseur centrifuge est utilisé dans des installations de fortes puissances de 1000 kW au minimum
ce qui le destine à des utilisations réservées aux grands centres commerciaux ou industriels. Son fonctionnement
est analogue à celui des pompes de circulations centrifuges. C’est une roue entraînée par un moteur tournant à
très grande vitesse munie d’aubes ou
d’ailettes inclinées qui transforment
l'énergie mécanique partiellement en
pression et en énergie cinétique, un
diffuseur placé au refoulement
retransforme une grande partie de cette
énergie cinétique en pression.
Comme ce type de compresseurs à un
taux de compression assez faible, on
associe généralement plusieurs
roues en série reliées entre elles par des diaphragmes ce qui permet de faire communiquer le rejet de la première
roue à l'aspiration de la seconde et ainsi de suite. Afin de pouvoir ajuster la puissance aux besoins, des ailettes
pivotantes disposées dans l'aspiration s'ouvrent et se ferment modifiant l'angle d'attaque arrivant sur les aubes de
la roue en mouvement, le réglage de puissance s'étale de 20 à 100 %.
Un des défauts des compresseurs centrifuges est le fonctionnement à faible puissance, car un phénomène
de pompage peut générer des vibrations parfois facteur de panne. Les compresseurs centrifuges peuvent être de
type semi-hermétique entraîné par un moteur électrique ou ouvert dans ce cas la partie compresseur est séparé de
la partie moteur par un accouplement qui permet l'utilisation de toutes sortes de moteurs, électriques, thermiques,
etc.
II - MODES DE LUBRIFICATION.
II-1. Rôles de l’huile de lubrification
➢ La lubrification des pièces mécaniques en mouvement du compresseur : pistons, bielle-manivelle,
clapets, ...
➢ Élément d’étanchéité : cylindre / piston ou inter-lobes des vis ;
➢ Refroidissement ;
➢ Évacuation des dépôts ;
➢ Réduction du bruit.

II-2. Types d’huile


➢ Les huiles minérales : utilisées avec les CFC et les fluides naturels ;
➢ Les huiles AB : utilisées avec les HCFC ;
➢ Les huiles synthétiques (POE, PAG, PVE) : utilisées avec les HFC.

II-3. Caractéristiques principales


➢ La miscibilité avec le fluide frigorigène utilisé dans le circuit ;
➢ Viscosité pour assurer un film d’huile suffisant pour la lubrification ;
➢ Le point de figeage : la température à laquelle l’huile coule encore ;
➢ Indice de désémulsion : pour pallier les problèmes de moussage ;

II-4. Choix de l’huile


Il résulte d’un compromis de plusieurs paramètres
➢ Température de figeage basse ;
➢ Huile non hygroscopique ;
➢ Viscosité suffisante en haute température et faible en basse température ;
➢ Faible solubilité du frigorigène dans l’huile.

II-5. Les différentes méthodes de lubrification


Afin de ne pas réduire la durée de vie des compresseurs, ceux-ci doivent être correctement lubrifiés.

a) Lubrification par barbotage (compresseurs à pistons).


C'est le système de lubrification le plus simple, les têtes de bielle arrivant en point bas plongent dans
l'huile contenue dans le carter et projette l'huile de façon désordonnée. Réservez plutôt au compresseur de petites
puissances et ne dépassant pas les 900 tr/m car au-delà il y aurait une émulsion d'huile trop importante.
Certain compresseur possède un système un peu plus élaboré l'huile projetée ruisselle sur les flasques du
compresseur pour venir se concentrer dans une auge directement en communication avec un trou aménagé dans
l’arbre d'entraînement, l'huile sera distribuée par la force centrifuge créée par le mouvement de rotation aux
différents points à lubrifier.
b) Lubrification par pompe à huile (compresseur à pistons).
Une crépine servant de filtre est placée dans le carter du compresseur une pompe raccordée en bout
d'arbre achemine l'huile dans de petits canaux aménagés afin de lubrifier les paliers et les axes des pistons.
La pompe est constituée d’un corps de pompe, d’une partie fixe constituée de cinq lobes et d’une partie
mobile constituée de quatre lobes, chaque lobe constitue une cavité ou l’huile est aspirée puis comprimée
successivement jusqu'à l'orifice de refoulement.

c) Lubrification des compresseurs hermétiques (piston, scroll).


L'arbre du rotor est creux muni d'une rainure hélicoïdale, il plonge directement dans l'huile et constitue
la tubulure d'aspiration de l'huile. Le mouvement de rotation de l'arbre crée une force centrifuge permettant à
l'huile d'être aspirée à l'intérieur de l'arbre pour permettre ainsi la lubrification des pièces en mouvement pour
ensuite retomber par gravité dans le carter d'huile.

d) Lubrification par injection d’huile (compresseur à vis).


Les compresseurs à vis doivent être lubrifiés directement entre les deux rotors par injection d'huile généralement
poussée par la pression HP. Les deux rotors étant continuellement en contact rapproché l'huile permet de réduire
l'usure mécanique de ce type de compresseur. Un séparateur d'huile est nécessaire afin de séparer l'huile du fluide
frigorigène

III - MODES DE REFROIDISSEMENT.


Le refroidissement des enroulements du moteur peut être assure de deux façons différentes et inhérentes
au dispositif d’aspiration du moto-compresseur :
➢ Refroidissement externe au corps du moto-compresseur ;
➢ Refroidissement direct (interne au corps du moto-compresseur).

III-1. Refroidissement externe au corps du moto-compresseur


a) Refroidissement externe a l’aide du fluide de condensation
Lorsque 1' aspiration des vapeurs froides de fluide frigorigène se fait directement par la culasse du moto-
compresseur {moto-compresseur de puissance faible), les enroulements du moteur ne peuvent être refroidis que
par évacuation externe de la chaleur dégagée. А cet effet, le corps du moto-compresseur comporte des nervures
qui sont soumises au flux d’air pulse par le ventilateur du condenseur. Si la condensation du fluide est réalisée
dans un condenseur а eau, un serpentin en tube de cuivre ceinture le corps du moto-compresseur au droit du
moteur et la chaleur dégagée par les enroulements est évacuée par l'eau de condensation que l'on fait circuler dans
се serpentin raccorde en série avec le faisceau du condenseur.
b) Refroidissement externe par le ventilateur du moteur
Le compresseur est doré d'un moteur refroidi par air. Le refroidissement est assuré par un ventilateur. Un
capot déflecteur d'air spécial guide l’air autour du moteur. Се compresseur associe les avantages des
compresseurs ouverts а ceux des compresseurs semi-hermétiques. Les gaz aspires ne sont donc pas échauffes par
le moteur en cas de grillage du moteur, les gaz pollues ne pénètrent pas directement dans le circuit de réfrigération.

III-2. Refroidissement direct (interne au corps du moto-compresseur).


L’aspiration des vapeurs froides se fait par le flasque arrière du moto-compresseur. Avant de pénétrer dans
la chambre d’aspiration de la culasse, les vapeurs froides baignent les enroulements statoriques et les refroidissent
en se surchauffent légèrement avant d’être admises dans les cylindres. Ceci а pour conséquence une augmentation
de 1а température de refoulement.
La quantité de chaleur absorbée par les vapeurs de fluide frigorigène étant fonction de leur débit masse,
le refroidissement est d’autant moins efficace que la température d’aspiration est basse, aussi risque-t-on des
échauffements anormaux des enroulements si 1е moto-compresseur n'est pas utilisé dans la gamme de
température d’aspiration prévue par le constructeur.

IV - GRANDEURS CARACTERISTIQUES
IV-1. Grandeurs géométriques
a) Cylindrée C
➢ Compresseur alternatif ou à piston
C’est le volume balayé lors d’une course d’aspiration pendant un tour de l’arbre.

𝛑𝐝𝟐 l = course en (m)


𝟑
𝐂= × 𝐥 × 𝐧 [𝐦 ] avec {n = nombre de cylindre
𝟒
d = diametre du piston en (m)
➢ Compresseurs rotatifs
𝛑 ( 𝐃𝟐 − 𝐝 𝟐 ) d = diametre du rotor (m)
𝐂= × 𝐥 [𝐦𝟑 ] avec {
𝟒 D = alesage du stator (m)
➢ Compresseurs à vis
l = Longueur des rotors (m)
𝐂 = 𝒅𝟐𝟏 × 𝐥 [𝐦𝟑 ] avec {
D = diametre des rotors (m)
Dans le cas de compresseurs birotors а diamètres inégaux, d1 représente le diamètre du plus grand rotor.
b) Débit volume balayé
C’est le volume balayé pendant l’unité du temps, il varie proportionnellement à la vitesse de rotation du
compresseur.
➢ Compresseur alternatif ou à piston
𝐍
𝐪𝐕𝐛 = 𝐂 × [𝐦𝟑 /𝐬] avec N = Vitesse de rotation en (tr/min)
𝟔𝟎
La cylindrée est seule une grandeur purement géométrique :
𝐕̇𝐛𝐚𝐥,𝟏 𝐕̇𝐛𝐚𝐥,𝟐
=
𝐍𝟏 𝐍𝟐
➢ Compresseur à vis
𝐍
𝐪𝐕𝐛 = 𝐀 × 𝒅𝟐 × 𝐥 × [𝐦𝟑 /𝐬] avec A = constante pour les birotors
𝟔𝟎
c) Débit volume aspiré
C’est le débit réellement aspiré par le compresseur.

𝐪𝐕𝐚 = 𝐪𝐕𝐛 × 𝛈𝐕 [𝐦𝟑 /𝐬]


d) Débit massique
C’est le nombre de kilogrammes de fluide ayant circulé dans le compresseur pendant une unité de temps.
𝐪𝐕𝐚
𝐪𝐦 = ′′ [𝐤𝐠/𝐬] avec V ′′ = volume specifique ou volume massique en (m3 /𝑘𝑔)
𝐕
IV-2. Grandeurs mécaniques
Ces caractéristiques découlent du fonctionnement du compresseur et de l’examen du diagramme de
fonctionnement.
a) Travail indiqué Wi
Le travail indiqué représente l’aire ABCD. Il est donné par la relation :

𝑃𝑚𝑖 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑞𝑢é𝑒


𝐖𝐢 = ∮(𝐏 − 𝐏𝟎 )𝐀𝐝𝐥 = 𝐏𝐦𝐢 × 𝐥 × 𝐀 avec {
𝐴 = 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑝𝑖𝑠𝑡𝑜𝑛 𝑒𝑛 𝑚2

b) Puissance indiquée
𝐍
𝐏𝐢 = 𝐖𝐢 × en W
𝟔𝟎
c) Puissance théorique
h2s = enthalpie en fin de compression adiabatique en kj/kg
𝐏𝐭𝐡 = 𝐪𝐦 (𝐡𝟐𝐬 − 𝐡𝟏 ) en kW avec {
h1 = enthalpie en debut de compression adiabatique en kj/kg
d) Puissance effective
𝐏𝐭𝐡 𝐏𝐢 𝛈i = rendement indiqué
𝐏𝐞𝐟𝐟 = = avec {
𝛈𝐢 × 𝛈𝐦 𝛈𝐦 𝛈m = rendement mecanique

IV-3. Grandeurs énergétiques


a) Puissance frigorifique
Puissance frigorifique délivrée par un compresseur dépend de :
✓ Caractéristiques géométriques du compresseur
✓ Caractéristiques physiques du fluide frigorigène
✓ Conditions de température et de pression HP et BP
✓ Rendement volumétrique
𝛟𝟎 = 𝐪𝐦 × ∆𝐡𝐞𝐯 𝐞𝐧 𝐤𝐖
b) Production frigorifique volumétrique
∆𝐡𝐞𝐯
𝐪𝟎𝐕 =
𝑽′′
IV-4. Grandeurs qualitatives
a) Taux de compression
𝐏𝐫 P = Pression de refoulement
𝛕= avec { r
𝐏𝐚 Pa = Pression d′aspiration
b) Rendements du compresseur
𝐖𝐭𝐡 𝚫𝐡𝐢𝐬
𝐑𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐪𝐮é: 𝛈𝐢 = 𝐑𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭𝐫𝐨𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞: 𝛈𝐢𝐬 =
𝐖𝐩 𝚫𝐡𝐫
𝐖𝐏 𝐖𝐭𝐡
𝐑𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦é𝐜𝐚𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞: 𝛈𝐦 = 𝐑𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟: 𝛈𝐞𝐟𝐟 =
𝐖𝐞𝐟𝐟 𝐖𝐞𝐟𝐟
V- DISPOSITIFS DE REDUCTION DE CAPACITE.
Le fonctionnement d'un compresseur doit pouvoir s'adapter à la demande voici plusieurs méthodes pour
réguler la puissance d'un compresseur.

V-1. Les plus simples


a) Tout ou rien (TOR)
C'est évidemment le mode de fonctionnement le plus simple, le plus utilisé, le maintien de la température
du médium à refroidir ou à chauffer s’obtient par mise en marche ou à l’arrêt du compresseur ou des compresseurs
(plusieurs étages), ce mode tout ou rien engendre bien entendu des fluctuations importantes sur la température
ainsi que des pics de consommations.
b) Pump down
La régulation en Pump down repose sur l'utilisation d'une électrovanne sur la ligne liquide pilotée par le
thermostat d'ambiance. Quand le thermostat est en demande, il alimente l'électrovanne, la pression dans la
tuyauterie BP et dans l'évaporateur augmente, dès que cette pression atteint la valeur de réglage (enclenchement)
du pressostat BP celui-ci donne au compresseur l'ordre de se mettre en route. Puis quand la température arrive à
la température de réglage du thermostat celui -ci s’ouvre et désalimente l'électrovanne, le compresseur fonctionne
toujours, la pression baisse petit à petit jusqu'à atteindre le point de coupure du pressostat BP (arrêt).
V-2. Les frigorifiques
a) Mise hors service de cylindre

Ce système est encore assez répandu pour réguler les compresseurs à pistons, cette mise hors service d'un
cylindre ce fait soit par le blocage des clapets d'aspiration en position ouverte, soit en court-circuitant la basse
pression par un orifice ouvert entre le cylindre et le carter du compresseur commandé par un piston, soit par un
obturateur qui ferme l'admission des gaz.

b) Vanne d'injection gaz chauds


Cette vanne agit comme un régulateur de capacité permettant d’adapter la puissance du compresseur à la
charge variable de l’évaporateur. Elle prélève par un by-pass les gaz chauds du refoulement du compresseur pour
les réintroduire sur la conduite d'aspiration, quand le détendeur se ferme plus ou moins pour adapter l'alimentation
de l'évaporateur à la charge, la basse pression diminue la vanne d'injection s'ouvre alors pour garantir une basse
pression correcte.

c) Tiroir mobile
Uniquement pour les compresseurs à vis, la régulation de puissance s'effectue par le biais d'un tiroir qui
se déplace axialement le long de la vis de sorte qu'une partie des gaz aspirés correspondant à la puissance voulue
ne soit pas compressée.

V-3. Les plus modernes


a) Variation de vitesse
La variation de vitesse d’un compresseur apparaît comme la méthode la plus pratique en termes de
variation de puissance, car elle permet d'adapter la vitesse du compresseur en fonction de la demande modifiant
son volume aspiré et donc sa puissance. L'inverter (DC)est la technologie la plus connue, mais on peut à partir
d'un compresseur scroll standard, (compresseur bien adapté à la variation de vitesse) utiliser un variateur de
fréquence qui convertira le courant alternatif en courant continu puis le reconvertira en un signal alternatif à une
fréquence adapté au fonctionnement.
b) Digital Scroll
Le compresseur Digital Scroll est une solution simple, efficace, fiable pour réguler la puissance d'un
compresseur. Ce compresseur est composé de deux spirales : une spirale supérieure fixe, une seconde qui orbite
autour de la première, mue par un moteur électrique. Pour permettre un changement de la capacité frigorifique,
le système agit en haussant la spirale fixe en réponse à la diminution de la demande. Ce fonctionnement est
possible grâce à une vanne solénoïde à deux voies entre l’aspiration et le refoulement du compresseur.

V-4. Sélection des compresseurs


Pour sélectionner un compresseur chez un constructeur, il faut vérifier plusieurs points :
➢ Quel type de fluide veut on employer
➢ Quel type de compresseur ont choisi : ouvert, hermétique, à piston, à vis…
➢ Quelle est la puissance frigorifique, ou la cylindrée nécessaire
➢ Est-il nécessaire de prévoir un système de réduction de puissance
➢ Quelles sont les températures de condensation et d’évaporation nominales
➢ Quelles sont les surchauffes, sous-refroidissements,
En fonction de ces données, il faut sélectionner son compresseur, et vérifier la puissance frigorifique
réellement restituée dans les conditions d’utilisation.
En effet, la puissance indiquée sur les tables de performance des compresseurs est donnée pour une SR et
une SC fixe imposée par le constructeur, et c’est une puissance frigorifique brute.
Etape n°1 : Tracer le cycle aux conditions de fonctionnement.

➢ Déterminer le débit masse de fluide frigorigène. (Kg/s)


𝛟𝟎
𝐪𝐦 =
𝐡𝟓 − 𝐡𝟒
➢ Déterminer le volume horaire à l’aspiration du compresseur : Qva (m3/h)
𝐪𝐯𝐚 = 𝐪𝐦 × 𝒗′𝟏 avec v’1 = volume massique des vapeurs au point 1 (m3/kg)
➢ Déterminer le volume horaire balayé qvb (m3/h)
✓ Détermination du rendement volumétrique
𝛈𝐯𝟎 = 𝟏 – 𝟎. 𝟎𝟓 𝐏𝐤/𝐏𝟎
Pk = pression de condensation (bar absolu)
P0 = pression d’aspiration (bar absolu)
✓ Détermination du volume balayé par les pistons du compresseur (m3/h)
𝐪𝐯𝐛 = 𝐪𝐯𝐚 × 𝛈𝐯𝟎
Etape n°2 : Sélection du compresseur
A. Les volumes balayés sont fournis par le constructeur
Si le constructeur précise le volume balayé de ces compresseurs, on choisira le compresseur qui à le
volume balayé le plus proche de notre calcul.
Exemple pour un volume balayé de 6.48 m3/h on choisira le compresseur 2HC-2-(y)

B. Les volumes balayés ne sont pas fournis par le constructeur


➢ Tracer le cycle aux conditions du constructeur
Les puissances des compresseurs données par les constructeurs, ne sont parfois pas les mêmes que nos
conditions de fonctionnement (T condensation, surchauffe, sous refroidissement…).
Dans ce cas, il faut ramener la puissance de notre compresseur aux conditions du constructeur. Nous
avons déterminé le volume balayé du compresseur 6.51 m3/h, il faut donc déterminer quelle est la
Puissance de ce compresseur avec ce qvb aux conditions du constructeur.
➢ Déterminer le volume aspiré aux conditions du constructeur
✓ Détermination du rendement volumétrique
𝛈𝐯𝟎 = 𝟏 – 𝟎. 𝟎𝟓 𝐏𝐤/𝐏𝟎
✓ Détermination du volume balayé par les pistons du compresseur (m3/h)
𝐪𝐯𝐛 = 𝐪𝐯𝐚 × 𝛈𝐯𝟎
✓ Déterminer le débit masse de fluide frigorigène. (Kg/s)
𝐪𝐯𝐚 = 𝐪𝐦 × 𝒗′𝟏
✓ Déterminer la puissance du compresseur aux conditions constructeur
𝐏 = 𝐪𝐦 × 𝚫𝐡
➢ Sélectionner compresseur dans le catalogue constructeur

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