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L’Etat, une fois ses éléments constitutifs réunis n’est appelé à participer à la vie

internationale. Dès lors que certaines modalités relatives à sa reconnaissance et à la


reconnaissance de son gouvernement sont accomplies. Contrairement à la reconnaissance du
gouvernement les effets de la reconnaissance de l’Etat ont été sujets à des contradictions.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent le sujet soumis à notre réflexion. Il est relatif à la
question des effets de la reconnaissance internationale de l’Etat.

La reconnaissance internationale par définition est un procédé lequel un sujet du Droit


international, en particulier un Etat qui n’a pas participé à la naissance ou à l’édition d’un acte et
accepté que cet acte lui soit opposable. C’est-à-dire que les conséquences juridiques de cet acte
s’appliquent à lui. Par effet, il faut rendre les conséquences de la reconnaissance. Enfin, l’Etat peut-
être appréhender comme une collectivité humaine résidant sur un territoire et soumise à un
pouvoir politique organisé doté de la personnalité juridique mais aussi de la souveraineté.

La problématique que soulève le présent sujet est de savoir si l’Etat a besoin d’être reconnu
par les entités existantes pour prétendre être un sujet entier du droit international. La réponse à
cette question doit être nuancé car elle a divisée la doctrine ; pour une partie de la doctrine
internationale la reconnaissance a un effet constitutif et apparait comme une condition
supplémentaire pour l’Etat et pour la seconde partie de la doctrine internationale la
reconnaissance a un effet déclaratif et est donc postérieur à l’existence de l’Etat.

L’intérêt de ce sujet est à la fois théorique et pratique. Sur le plan théorique, il est loisible de
constater que la question de la reconnaissance internationale a divisée la doctrine internationale
en opposant les tenants de la conception constitutive et les tenants de la conception déclarative.
Sur le plan pratique, il est à souligner que la plus part des Etats optent pour la conception
déclarative plus réaliste que la conception constitutive.

Au regard de tout ce qui précède, nous allons orienter notre développement sur deux idées
forces. Dans une première partie, il s’agira d’analyser l’éviction de l’effet constitutif (I), et dans la
seconde partie l’admission de l’effet déclaratif (II).

I. L’éviction de l’effet constitutif de l’Etat.

La conception constitutive de la reconnaissance de l’Etat en Droit international a été l’œuvre


des volontaristes classiques à l’image de Triepel, Jelinek. Selon l’existence de l’Etat se saurait être
sans l’acceptation des Etats préexistants. La reconnaissance serait alors une condition
supplémentaire aux trois éléments constitutifs de l’Etat. Puisqu’elle parachève son processus de
création. Mais cette théorie aussi compréhensive qu’elle soit pêche par son imprécision et son
incohérence avec les principes du droit international. D’une part on ne saura jamais quel est le seul
nécessaire d’acte pour autoriser l’existence des Etats nouveaux sur la scène internationale.
D’autre part cette thèse rentre en contradiction avec les principes clés du droit international. En
soumettant l’existence des Etats nouveaux à l’acceptation préalable des Etats préexistants, la
théorie constitutive semble privilégier certains par rapport aux autres en violant le principe
d’égalité des Etats.
Cette de l’effet constitutif est devenu inacceptable et a perdu du terrain au profit de la conception
simplement déclarative.

II. L’admission de la conception déclarative des effets de la reconnaissance

La conception déclarative repose sur la thèse selon laquelle, la naissance d’un Etat nouveau
est un fait dont l’existence et la survie ne dépendent pas de l’appréciation des Etats préexistants.
La reconnaissance ne fait qu’alors constater l’existence de cet Etat qui existe déjà du fait de cet
Etat constitutif. Cette thèse a été d’ailleurs retenus par l’institution de droit international et dans
sa résolution de 1936 au cour de Bruxelles et aussi l’article 3 de la déclaration de Montevideo
portant sur le droit et devoir des Etats du 27 Décembre 1933 ainsi que l’article 9 de la charte de
Bogota de 1948 ont retenus cette solution.

On peut donc alors déduire que le refus de reconnaitre un Etat nouveau n’empêche pas celui-
ci d’exister même l’octroi de la reconnaissance ne suffit pas à elle seule, pour créer un nouvel Etat.

A. La reconnaissance, une condition d’existence de l’Etat.


B. La reconnaissance, une condition discutable du fait de son imprécision et se son
incohérence.
C. La reconnaissance, un constat postérieur.
D. La reconnaissance, une conception réaliste.

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