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une histoire de l’énergie en Tunisie pendant la période

coloniale (1894-1954):

1Au lendemain de la « révolte » de 2011, la question de l’énergie a pris une place essentielle
dans le débat économique et politique en Tunisie. Lancé par « la société civile », le débat
concernant les sources d’énergie a tourné en particulier autour de la production et de la
commercialisation du pétrole et du rôle des sociétés internationales. Des mouvements sociaux
(sit-in) se sont multipliés, notamment dans les régions où se trouvent les champs pétroliers
pour revendiquer les droits à l’emploi et à l’investissement1. Les protestataires ont appelé à la
révision des concessions signées avec les compagnies étrangères conformément à la nouvelle
Constitution (2014) qui prévoit la souveraineté du pays sur ses richesses naturelles2. Le
second niveau du débat concerne la recherche de nouvelles sources d’énergie : l’idée de
recourir au gaz de schiste pour compenser la baisse de la production du pétrole a été
dénoncée et largement combattue, car ses effets sur l’environnement seraient néfastes. En
revanche, l’idée d’encourager l’énergie « voltaïque » moins coûteuse fut proposée ; l’énergie
éolienne a été également privilégiée parmi les énergies nouvelles3.

2La continuité avec la situation ancienne a été soulignée à plusieurs reprises. La STEG
(Société tunisienne de l’électricité et le gaz), créée en avril 1962, est l’héritière de la
Compagnie du gaz et régie cointéressée des Eaux de Tunis4 ; elle conserve toujours le
monopole de la distribution de l’électricité et du gaz5. Dès lors, aborder l’histoire de l’énergie
permet de mesurer le chemin parcouru dans la voie de la modernisation par l’application de
plusieurs formes d’énergie et de mieux apprécier la situation présente. Jusque-là, la question
de l’énergie a été appréhendée surtout sous ses aspects économiques. Mohamed Sassi a
montré qu’au lendemain de l’indépendance, la Tunisie a entamé de grands chantiers de
nationalisation des secteurs vitaux de l’économie, notamment par la prise du contrôle du
secteur énergétique (électricité, pétrole et gaz)6. Au cours des années 1970, le thème de
l’énergie était souvent associé au pétrole et appréhendé dans une logique
« développementaliste » où il était question de transfert technologique (pétrole contre
technologie) et de création d’« industries industrialisantes7 ». Mais l’histoire de l’énergie doit
sans doute à Carlo M. Cipolla qui fut, au début des années 1960, l’un des premiers à avoir
abordé cette question en lançant un projet ambitieux qui consistait à résumer l’histoire de
l’humanité à travers les sources d’énergie : « La vie, les activités de l’homme, écrit-il,
dépendent des sources d’énergie dont il dispose. Faute d’énergie, pas de vie, pas d’activités

1
créatrices8. » Le débat est repris plus tard et sur un autre plan, par Franco Romerio à propos
du choix du type d’énergie à adopter à la suite de la panne générale qui a touché l’Italie le
28 septembre 20039.

3En France, les travaux d’Alain Beltran constituent une véritable percée dans le domaine de
l’histoire de l’énergie, notamment pour ce qui concerne l’histoire des hydrocarbures (pétrole
et gaz naturel)10. Ensuite, ses recherches sur l’électricité ont montré la diversité de ses
usages11. Beltran en distingue plus spécifiquement deux : l’éclairage et les forces motrices.

4Les sources officielles nous permettent surtout de retracer la politique énergétique dans le
contexte colonial, comme l’électrification, la gestion des hydrocarbures comme produit
stratégique12. Il sera aussi question de l’application de certains types d’énergie comme
l’électricité, la diffusion du moteur électrique, la consommation des hydrocarbures, sans
oublier les énergies anciennes, comme le moulin à vent. La « domestication » de l’énergie,
son histoire varient d’un pays à l’autre. Une question se pose : l’usage intensif des sources
d’énergie constitue-il un indice de développement économique ? L’énergie constitue-t-elle un
préalable à l’industrialisation ? Qu’en est-il dans la Tunisie coloniale ?

1-centrale:
Le terme « centrale électrique » désigne un site industriel destiné à la production
d’électricité. Son rôle est d’alimenter l’ensemble des consommateurs en électricité, au
moyen du réseau électrique. Nucléaires, thermiques, hydrauliques, solaires ou encore
éoliennes… Il existe une multiplicité de centrales, qui présentent toutefois des similitudes
dans leur fonctionnement.

a-Principe de fonctionnement d’une centrale électrique:

Le principe général d’une centrale de production électrique est de transformer une source
d’énergie primaire en énergie électrique. On peut donc considérer qu’elle est un
« convertisseur d’énergie ».

De quelle énergie primaire s’agit-il ?

L’énergie primaire à l’origine de la transformation peut être :

 chimique : issue de la combustion de matériaux fossiles (charbon, gaz naturel, pétrole) ou


non-fossiles (biomasse, par exemple) ;

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 mécanique : générée par la force du vent, de l’eau des rivières ou des marées, etc. ;
 nucléaire : issue de la fission d’atomes d’uranium ou de plutonium ;
 solaire.

b-Fonctionnement technique d’une centrale:


Deux éléments sont essentiels au sein d’une centrale électrique : la turbine et l’alternateur.

La turbine a pour rôle de convertir l’énergie primaire en énergie mécanique. Il s’agit d’une
roue munie de palettes ou aubes, qui tourne, selon les cas, sous l’action :

 de l’eau (sous forme liquide ou sous forme de vapeur d’eau sous pression) ;


 du vent (cas spécifique de l’éolienne).
 Selon l’énergie primaire utilisée, différentes technologies de turbines sont possibles :

 turbine hydraulique ;
 turbine à vapeur ;
 turbine à combustion (communément appelée turbine à gaz) ;
 éolienne.
 La turbine est couplée à un alternateur (un grand aimant cerclé d’une bobine) en rotation : celui-ci
a pour rôle de convertir l’énergie mécanique produite par la turbine en mouvement, en énergie
électrique.

c- les différents types de centrales :


On peut distinguer trois types de centrales de production d'électricité : thermiques,
hydroélectriques et nucléaires. La centrale électrique est un bâtiment industriel qui produit de
l'électricité. Cependant, en fonction du type de centrale, l'électricité n'est pas générée de la
même manière.
d- La production d'électricité:
À la sortie de la conduite, dans la centrale, la force de l'eau fait tourner une turbine qui fait à
son tour fonctionner un alternateur. Grâce à l'énergie fournie par la turbine, l'alternateur
produit un courant électrique alternatif.
La puissance de la centrale dépend de la hauteur de la chute et du débit de l'eau. Plus ils
seront importants, plus cette puissance sera élevée.

3-les transformateur:
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 le transformateur électrique a pour rôle de transformer le courant sans en modifier la
fréquence. Par transformation, il faut entendre la baisse ou l’augmentation de la tension
électrique qui se mesure en volts. Ces appareils sont particulièrement utiles pour élever le
courant transporté : on parle alors de haute tension. Souvent d’apparence complexe, ils se
déclinent sous plusieurs catégories selon l’usage qui leur est réservé.
 le rôle du transformateur électrique:

Le transformateur électrique est un élément indispensable du système de distribution


d’électricité. Sa principale fonction consiste à réduire ou élever la tension du courant qui
traverse le réseau. Depuis la centrale de production au domicile des particuliers, celui-ci
traverse des lignes de très haute, haute, moyenne ou basse tension. Ce sont ces fameux câbles
soutenus par des pylônes que vous voyez dans la rue, au bord des routes ou au milieu des
champs.
Afin que l’électricité puisse être transportée sans problème d’une ligne à l’autre, elle doit
passer par des transformateurs électriques. Des transformateurs électriques élévateurs sont
placés à proximité des machines générant de l’électricité, car celles-ci ne produisent au
maximum qu’une vingtaine de kilovolts en courant alternatif. Or, pour que l’électricité soit
rentable et efficace, elle doit être transportée à très haute tension, par centaines de kilovolts.
 
Dans le cas des centrales nucléaires, la tension doit être augmentée à 400 000 V pour être
propulsée dans une ligne à très haute tension. Sur sa route, le courant passe ensuite par des
postes spécifiques munis de transformateurs électriques abaisseurs. Enfin, d’autres appareils
permettent à l’électricité à moyenne tension de rejoindre le réseau de distribution et de
réduire davantage la tension, en particulier juste avant que le courant, alternatif comme
continu, ne parvienne jusqu'à sa destination finale.
les principaux types de transformateur électrique:
Un transformateur électrique peut être destiné au bon fonctionnement du réseau ou à
l’acheminement du courant au sein d’une maison ou d’une entreprise. Les principaux
appareils utilisés sont :
 Le transformateur électrique de puissance : il sert essentiellement à faciliter le transport de
l’électricité sur les longues distances. Son niveau de tension est très élevé. Pour cette raison,
il doit répondre à plusieurs critères pour être fiable, notamment en matière d’isolation.
 Le transformateur d'électrique d’isolement : son rôle est de sécuriser les circuits et la
manipulation des personnes qui interviennent sur le réseau.

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 Le transformateur électrique de mesure : installé à proximité des compteurs électriques et
autres appareils de mesure, il facilite le calcul de la tension ou du courant.
 Le transformateur électrique d’impédance : il est surtout employé pour adapter l’impédance
électrique, autrement dit la résistance d’un circuit lors du passage du courant.
 Le transformateur électrique déphaseur : il soulage les réseaux excessivement chargés en
permettant un déphasage entre l’entrée et la sortie de l’appareil.
 Le transformateur électrique d’essai : capable de supporter les très hautes tensions, il est
réservé aux tests d’appareils électriques.
 L’autotransformateur électrique : très utile pour l’usage domestique et les séjours à l’étranger,
il permet d’adapter des appareils électriques. En France, le raccordement entre les réseaux
225 kV et 400 kV s’effectue à l’aide d’un autotransformateur.

Comment fonctionne un transformateur électrique ?

Pour résumer, un transformateur électrique est constitué d’un noyau de fer et deux bobines de
cuivre, des enroulements de métal appelés « spires ». De la même manière que l'on parle de
courant monophasé ou triphasé, on dit alors qu’il est monophasé. Les transformateurs
triphasés, dont vous avez peut-être déjà entendu parler, possèdent quant à eux trois noyaux et
six bobines de cuivre. Et les diphasés, vous l’aurez compris, renferment deux noyaux et
quatre bobines.
 
Dans un transformateur électrique monophasé, il existe un enroulement primaire et un
secondaire. Le primaire reçoit le courant et le convertit en énergie magnétique. Le secondaire
abaisse ou élève la tension du courant. Ce type de transformateur électrique est dit statique.
Les commutatrices fonctionnent différemment. Le transfert de l’énergie est réalisé
mécaniquement entre une génératrice et un moteur électrique.
 
L’isolement est un aspect fondamental du transformateur électrique, car de lui dépend la
sécurité des utilisateurs, qui se confrontent sinon à un risque d’électrisation. Pour une
isolation optimale des tensions électriques, une couche de vernis recouvre les fils ronds.
Parfois, les fils sont protégés par un ruban de fil de verre tressé, préalablement trempé dans
de la résine.
 

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N.B. Il existe deux types de pertes dans les transformateurs électriques, magnétiques et à effet
Joule. Ces dernières sont celles qui sont observées lorsque le courant passe dans le primaire.
Quel que soit le type d’appareil utilisé, les pertes sont très faibles.

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bibliographie

https://www.totalenergies.fr/particuliers/parlons-energie/dossiers-energie/
comprendre-le-marche-de-l-energie/le-transformateur-electrique-piece-
maitresse-du-reseau( transformateur)

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