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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

Chapitre 1 Etude d’une ligne perturbée 30 kV

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

Introduction
L’énergie électrique, bien qu’utile, est dangereuse pour l’homme. Si un courant traverse le
corps humain, il y a risque de lésions voir de mort. Il est donc nécessaire de protéger les
personnes contre de tels dangers.

L’étude des régimes des neutres permet de mettre en évidence les précautions à prendre en
matière de sécurité devant les risques électriques encourus.

Ainsi, a partir de l’analyse du comportement des matériels électriques (moteurs,


transformateurs, câbles, …etc.) sur défauts et des phénomènes qui en découlent, on choisit les
dispositifs de protection les mieux adaptés. C’est ce que l’on va présenter dans ce chapitre.

Dans ce chapitre j’examine les modes de mise à la terre du neutre dans les systèmes de
distribution moyenne tension et les raisons de chaque choix.

1. Théorie de Fortescue
Nous sommes intéresser de voir l’impact des défauts sur un réseau électrique Moyenne
Tension.

Pour se faire, il est indispensable de faire appel à la théorie de Fortescue qui sert à l’étude des
régimes déséquilibré.

1.1. Les composantes symétriques


Le théorème de décomposition de Fortescue s’énonce ainsi : un système de trois grandeurs
complexes V(A), V(B) et V(C) se décompose en trois systèmes de grandeurs symétriques
1 √3
définis en notation complexe, en introduisant l’opérateur « a = e j2π/3 = - + j »:
2 2

1.1.1. Pour le système direct

V̄ 1d=V̄ d √ 2 cos(ωt +φ d )


V̄ 2d=V̄ d √ 2 cos(ωt +φ d − )
3


V̄ 3d=V̄ d √2 cos(ωt +φ d − )
3

Pour ce système, la 2nd phase présente un retard de par-rapport à la 1ére phase, et la 3éme
3

phase présente une avance de phase de par-rapport à la 1ére phase.
3

Pour le système direct, on distingue :

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V̄ 1d le nombre complexe associé à V̄ d

V̄ 2d le nombre complexe associé à a2 V̄ d

V̄ 3d le nombre complexe associé à a V̄ d

1.1.2. Pour le système inverse

V̄ 1i =V̄ i √ 2cos(ωt +φi )


V̄ 2i =V̄ i √ 2cos (ωt +φ i + )
3


V̄ 3i =V̄ i √ 2cos (ωt +φ i + )
3

Pour le système inverse, la tension de la seconde phase présente une avance de phase de
3
par rapport à la phase 1 et il en est de même pour la troisième phase comparée à la seconde
phase.

Pour le système inverse, on distingue :

V̄ 1i le nombre complexe associé à V̄ i

V̄ 2i le nombre complexe associé à a² { V̄ i ¿

V̄ 3i le nombre complexe associé à a V̄ i

2.1.3. Pour le système homopolaire


Le système homopolaire en tension est caractérisé par trois tensions égales en modules et en
phases.

V̄ 1o = V̄ o √2 cos (ωt + ϕ )
o

V̄ 2o = V̄ o √2 cos (ωt + ϕ )
o

V̄ 3o = V̄ o √2 cos (ωt + ϕ )
o

Là encore, on note
V̄ 1o , V̄ 2o et V̄ 3o les nombres associés au nombre complexe V̄ o .

1.2. Décomposition d’un système de trois grandeurs sinusoïdales en ses


composantes symétriques

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Si on considère un système de trois grandeurs sinusoïdales de même pulsation, mais


d’amplitude et de phase quelconques, caractérisées par les nombres complexes V 1, V2, V3, ce
système peut toujours être décomposé de façon unique en 3 sous systèmes de 3 nombres
complexes :

Le premier sous système étant direct, le second inverse et le troisième homopolaire. Ce qui
signifie que l’on pourra écrire :

V̄ 1 =V̄ 1d + V̄ 1i + V̄ 1o

V̄ 2 =V̄ 2d + V̄ 2i + V̄ 2o (1)

V̄ 3 =V̄ 3d + V̄ 3i + V̄ 3o

L’ensemble des 3 quantités forme un système direct ayant pour composantes:


V̄ 1d , V̄ 2d , V̄ 3d ;

un système inverse composé de


V̄ 1i , V̄ 2i , V̄ 3i et un système homopolaire défini par :

V̄ 1o=V̄ 2o=V̄ 3o=V̄ 0

Avec :

V̄ 1d=V̄ d V̄ 1i =V̄ i
V̄ 2d=a2 V̄ d V̄ 2i =a V̄ i
V̄ 3d=a V̄ d ;
V̄ 3i =a 2 V̄ i

Ainsi, le système (1) apparaît comme une transformation linéaire définissant 3 nombres
complexes
V d ,Vi ,V0 à partir de nombres complexes V 1 ,V2 ,V 3 .

V̄ 1 =V̄ d + V̄ i + V̄ o
2
V̄ 2 =a V̄ d +a V̄ i + V̄ o (2)

V̄ 3 =a V̄ d +a 2 V̄ i + V̄ o

Les relations entre les grandeurs réelles et celles de Fortescue sont :

Ī 1 = Ī d + Ī i + Ī o
2
Ī 2 =a Ī d + a Ī i + Ī o
2
Ī 3 =a Ī d +a Ī i + Ī o

Le système (2) peut s’écrit sous la forme matricielle suivante :

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[ ] [ ][ ]
V1 1 1 1 Vd
V 2 = a2 a 1 Vi
2
V3 a a 1 V0

La transformation qu’on vient de développer est appelée Transformation de Fortescue. La


matrice de transformation est notée [F].

[ ]
1 1 1
[ F ] = a2 a 1
a a2 1

dét [ F ] =3j √3
Le déterminant de la matrice de Fortescue est différent de zéro : Donc, la matrice est non
singulière et en conséquence sa matrice inverse existe. Cette propriété permet d’établir les
relations suivantes :

V̄ 1 +a V̄ 2 +a 2 V̄ 3 Ī 1 + a Ī 2 +a 2 Ī 3
V̄ d = Ī d =
3 3
2 2
V̄ + a V̄ 2 + a V̄ 3 Ī + a Ī 2 + a Ī 3
V̄ i= 1 Ī i= 1
3 ; 3

V̄ 1 + V̄ 2 + V̄ 3 Ī 1 + Ī 2 + Ī 3
V̄ o = Ī o =
3 3

[ ]
2
1 a a
−1 1
[ F ] = 1 a2 a
3
Et :
1 1 1

1.3. Expression des impédances en composantes symétriques


Dans ce paragraphe, on se propose de déterminer dans le système de Fortescue la matrice
impédance d’une branche passive d’un réseau triphasé symétrique sachant que chaque phase
est caractérisée par une impédance propre Z̄ et sa mutuelle avec l’une quelconque des deux
autres notée Z̄ ' . La mutuelle est supposée la même pour deux phases quelconques.
L’application de la loi des mailles pour chaque branche donne :

V̄ 1 =Z̄ Ī 1 + Z̄ ' Ī 2 + Z̄ ' Ī 3

V̄ 2=Z̄ ' Ī 1+ Z̄ Ī 2 + Z̄ ' Ī 3 (3)

V̄ 3 =Z̄ ' Ī 1 + Z̄ ' Ī 2 + Z̄ Ī 3

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Avec 1 ,
Ī Ī 2 et Ī 3 les courants respectifs dans la phase 1,2 et 3.

On peut écrire encore sous forme matricielle : [ V ] =[ Z ] . [ I ]

[Vs] et [Is] sont les matrices colonnes des composantes symétriques des tensions et des
courants.

En adoptant ces notations, on peut écrire que :

[ V ]=[ F ] . [ Vs ] (4)

[ I ] = [ F ] . [ Is ] (5)
−1
Dans l’équation (4) : [ Vs ] = [ F ] [ V ]= [ F ]−1 [ Zs ][ F ][ Is ]

 [ Vs ] = [ Zs ] . [ Is ]
−1
Finalement : [ Zs ] =[ F ] [ Z ] .[ F ]

[ ]
Z Z' Z'
[ Zs ] = Z' Z Z'
Avec [Zs] la matrice impédances dans le système de Fortescue : Z' Z' Z

En remplaçant [F], [Z], [F] −1


par leurs expressions et tenant compte du fait que : 1+a+a²=0,
on obtient :

[ ][ ][ ]
1 a a2 Z Z' Z' 1 1 1
[ F ]−1 [ Z ] = 1 1 a2 a ∗ Z' Z Z' ∗ a2 a 1
3
1 1 1 Z' Z' Z a a2 1

[ ][ ]
1 a a
2
Z+ Z' ( a+a2 ) Z+Z' ( a+ a2 ) Z+ 2Z'
1
3 1 a2 a ∗ a2 Z+ Z' ( 1+a ) aZ+Z' ( 1+ a2 ) Z+ 2Z'
1 1 1 aZ+Z' ( 1+a ) a2 Z +Z' ( 1+ a ) Z+ 2Z'
=

On a : 1+a+a²=0

[ ]
3 ( Z−Z' ) Z−Z' ( 1+ a+a 2 ) Z+ 2Z' ( a+ a+a 2 )
1
[ Zs ] = Z−Z' ( 1+ a+a 2 ) 3 ( Z-Z' ) Z +2Z' ( 1+ a+a2 )
3
Z−Z' ( 1+ a+a 2 ) Z−Z' ( 1+ a+a 2 ) 3 ( Z +2Z' )

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[ ][ ]
Z 0 0 Zd 0 0
[ Zs ] = 0 Z-Z' 0 = 0 Zi 0
0 0 Z +2Z' 0 0 Z0
Finalement :

Le développement précédent montre que la matrice [Zs] est diagonale. Ses éléments sont
appelés :

Z̄ d =Z̄− Z̄ '  : impédance cyclique directe

Z̄ i =Z̄ −Z̄ '  : impédance inverse

Z̄ 0 = Z̄+2 Z̄ '  : impédance homopolaire

1.4. Courant de court-circuit


L’utilisation des composantes symétriques et des impédances directe Z d, inverse Zi et
homopolaire Z0 permet de calculer les courants et les tensions dans les systèmes déséquilibrés
et notamment lors de l’apparition de défauts dissymétriques.

Le tableau suivant récapitule les calculs des tensions et des courants des phases dans
différents cas de défauts.

Défaut monophasé-terre Défaut biphasé à la terre Défaut triphasé

V(A) Z f .I f ( E
3Zi ( Z 0 +2Zf )
Z d Zi +( Z d + Z i )( Z 0 +3 Z f ) ) 0

V(B) a2 E 1−
( Z d + a²Zi + aZ0
Z d + Z i +Z 0 +Z f ) ( E
-3Z f Z
Z d Zi +( Z d + Z i )( Z 0 +3 Z f ) ) 0

V(C) 2
a E 1−
( Z d + aZi +a2 Z 0
Z d + Z i +Z 0 +Z f ) ( E
-3Z i Z f
Z d Zi +( Z d + Z i )( Z 0 +3 Z f ) ) 0

3E -3EZ E
If Z d +Z i + Z 0 + 3Zf Z d Z i +(Z d + Zi )(Z 0 +3 Z f ) Zd
Tableau 3.1 : Courant de défaut

Zf : impédance du défaut

E : tension simple du générateur

Dans cette partie, nous avons utilisé la théorie de Fortescue pour le calcule des tensions et des
courants des phases dans différents cas de défauts.

Ensuite, nous somme intéressé à l’étude des différents régimes utilisés en basse et moyenne
tension.

2. Les réseaux de distribution électrique

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Dans les systèmes d’électrification, les réseaux de distribution électrique constituent le dernier
maillon permettant l’accès des utilisateurs à l’énergie électrique, et de ce fait, le choix du
mode de distribution est étroitement lié aux caractéristiques des zones à électrifier telles que
la dispersion des agglomérations et les puissances demandées par chaque utilisateur.

3. Schéma des liaisons à la terre utilisée en basse tension [13]

L'absence d'une liaison avec la prise de terre représente un danger, pour cela la norme définit
trois régimes de neutre qui sont par définition les liaisons entre le conducteur neutre, les
masses et la terre caractérisés par deux lettres où le premier désigne la situation du neutre de
l'alimentation par rapport à la terre tandis que le deuxième désigne la situation des masses de
l'installation par rapport à la terre.

Ce régime se rencontre dans les cas suivants : domestique, petit tertiaire, petits ateliers,
établissements scolaires avec salle de travaux pratiques, etc.

 T : la neutre de l’installation est directement reliée à la terre.


 T : les masses de l’installation sont aussi reliées à la terre.

L’ensemble d’utilisations doit être équipé d’une protection différentielle instantanée.

3.1. Schéma TT (Neutre à la terre)


 T : la neutre de l’installation est directement reliée à la terre.
 T : les masses de l’installation sont aussi reliées à la terre.

L’ensemble utilisations doit être équipé d’une protection différentielle instantanée.

DDR : Dispositifs à courant Différentiel Résiduel.

Figure 3.1 : Schéma TT

Ce régime se rencontre dans les cas suivants : domestique, petit tertiaire, petits ateliers,
établissements scolaires avec salle de travaux pratiques, etc.

3.2. Schéma IT
Le neutre est isolé ou relié à la terre par une assez forte impédance (1500 à 2000 V).

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Figure 3.2 : Schéma IT

Ce régime se rencontre par exemple, dans les hôpitaux (salles d’opération) ou dans les circuits
de sécurité (éclairage) et dans les industries où la continuité d’exploitation est primordiale ou
lorsque le faible courant de défaut, réduit considérablement les risques d’incendie ou
d’explosion.

Le neutre et le conducteur de protection sont confondus en un seul conducteur appelé PEN.

3.3. Schéma TN
3.3.1. Schéma TNC (Mise au neutre confondu)
Le neutre et le conducteur de protection sont confondus en un seul conducteur appelé PEN.

Figure 3.3 : Schéma TNC

Ce type de schéma est interdit pour :

 Des sections de conducteurs supérieurs à 10 𝑚𝑚² pour le cuivre ;


 Des sections de conducteurs supérieurs à 16 𝑚𝑚² pour l’aluminium ;
 Le conducteur PEN (Protection et Neutre) ne doit jamais être sectionné.
3.3.2. Schéma TNS (Mise au neutre séparé) :
Le conducteur de neutre et le conducteur de protection sont séparés.

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Figure 3.4 : Schéma TNS

En TN, ce schéma est obligatoire pour :

 Des sections inférieures à 10 𝑚𝑚² pour le cuivre ;


 Des sections inférieures à 16 𝑚𝑚² pour l’aluminium, ainsi que pour les canalisations
mobiles.
4. Classement des réseaux de distribution en fonction du mode de mise à la
terre en réseau Moyenne Tension [14]
Les réseaux de distribution moyenne tension se répartissent en trois types qui se distinguent
par le mode de mise à la terre du neutre :

 Les réseaux avec « Neutre Isolé » ;


 Les réseaux avec « Neutre Impédant » ; et
 Les réseaux avec « Neutre Effectivement Mis à la Terre ».

Les neutres des générateurs et des transformateurs de puissance peuvent être mis à la terre de
différentes manières dépendant des besoins de protection de la partie affectée par le défaut du
système d’alimentation électrique et des caractéristiques des charges alimentées.

Le mode de mise à la terre du neutre affecte les niveaux de courant de défaut au sol, il a de ce
fait une incidence directe sur la conception du système de protection des transformateurs, des
lignes et des câbles.

4.1. Le mode ‘Neutre isolé’


Il n’existe aucune liaison électrique entre le point neutre et la terre, à l’exception des appareils
de mesure ou de protection. [13]

Il est évident qu'il n'y ait aucun courant de défaut à la terre dans un système dont le neutre est
véritablement isolé de la terre. C'est la principale raison de l’utilisation des systèmes
d'alimentation sans mise à la terre, car la grande majorité des défauts dans un système
d'alimentation sont les défauts à la terre. Les interruptions de service dues aux défauts sur un
système sans mise à la terre seront ainsi considérablement réduites.

Figure 3.5 : Réseau à neutre isolé

If = IC1 = IC2 + IC3 (IN=0) ;

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C = C 1 = C 2 = C3

IC2 = jωCV2

IC3 = jωCV2

If = 3jωCV

 CPI : Contrôleur Permanent d’Isolement.

Les systèmes à ‘Neutre isolé’ assurent une bonne continuité de service, mais sont soumis à de
fortes surtensions sur les phases non concernées par les défauts à la terre (les phases saines),
et peuvent présenter des risques de Ferro-résonnance.

4.2. Le mode ‘Neutre Impédant’


Afin de permettre aux relais de détecter les courants de défaut à la terre et d’ouvrir les
disjoncteurs pour éliminer ces défauts, il est nécessaire de produire un courant de défaut
suffisant. Une impédance est alors placée entre le neutre du transformateur HT/MT et la terre,
et elle peut être résistive ou inductive.

La mise à la terre du neutre peut être effectuée directement ou à travers une résistance ou une
réactance de faible valeur.

Généralement l’impédance est calculée afin de limiter le courant d’un défaut à la terre franc à
une valeur comprise entre 300 et 1000 Ampères.

4.2.1. Neutre mis à la terre par résistance


Une résistance est intercalée volontairement entre le point neutre et la terre.

L’impédance résistive limite le courant de défaut à la terre I k, tout en permettant un bon


écoulement de surtensions. [13]

Figure 3.6 : Neutre mis à la terre par résistance

V
I f =I C + I N =3jωCV-
RN

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|I f|=|V| 9ω 2 C 2+
1
RN 2

Pour une mise à la terre résistive, il y a lieu de considérer la capacité thermique de la


résistance pour supporter un défaut à la terre entretenu. Pour les réseaux déséquilibrés, cette
résistance est le siège d’un courant permanent provocant des pertes Joules.

Les surtensions de manœuvres ou lors d’apparition de défauts à la terre sont moins


importantes que celles apparaissant dans mode ‘Neutre isolé’. En effet, ces surtensions sont
étroitement liées aux rapports et, pour les réseaux de distribution, il est généralement admis
que Zi = Zd ; et dans le cas où les groupes de production sont suffisamment éloignés.

La figure 3.7 montre la modélisation sous Matlab/Simulink d’un neutre mis à la terre par
résistance.

Figure 3.7 : Schéma bloc du neutre mis à la terre par résistance

4.2.2. Neutre mis à la terre par réactance faible


Une réactance est intercalée volontairement entre le point neutre et la terre. [13]

Figure 3.8 : Neutre mise à la terre par réactance faible

V
I f =I C +I N =3j ω CV-
jωL N


|I f|=|V| 9ω 2 C 2+
1
2
ω LN 2

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Le schéma bloc de la modélisation sous Matlab/Simulink d’un neutre mis à la terre par
réactance est présenté dans la figure 3.9.

Figure 3.9 : Schéma bloc du neutre mis à la terre par réactance faible

4.2.3. Neutre mis à la terre par réactance élevée (bobine d’extinction)


On appelle aussi neutre mis à la terre par bobine d'extinction de Petersen.

Une réactance accordée sur les capacités du réseau est volontairement intercalée entre le point
neutre et la terre de sorte qu'en présence d'un défaut à la terre, le courant dans le défaut est
nul. [13]

Figure 3.10 : Neutre mis à la terre par réactance de compensation

3ωC = 1ωLN  3ω2CLN = 1

4.3. Le mode ‘Neutre effectivement mis à la terre’ et rôle du neutre [14]


Un réseau est considéré à «Neutre effectivement mis à la terre» si le coefficient de mise à la
terre (COG) est inférieur ou égal à 80%. Cette condition est généralement remplie si les
expressions suivantes sont satisfaites en tout point du réseau :

X0 R0
≤3 ≤1
Xd Rd
et

Dans certains cas, les défauts biphasés terre provoquent des surtensions légèrement
supérieures à celles provoquées par les défauts monophasés. Cependant, puisque les défauts
monophasés sont nettement plus fréquents, les équipements sont souvent conçus pour les
surtensions des défauts monophasés.

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Les surtensions lors des défauts monophasés sont plus importantes pour Rf = 0, contrairement
aux défauts biphasés pour lesquels ce n’est pas toujours le cas.

Les réseaux à ‘Neutre effectivement mis à la terre’ se répartissent en deux types qui se
distinguent essentiellement par la distribution ou non du neutre :

 Neutre mis à la terre au poste HT/MT et non distribué ;


 Neutre mis à la terre au poste HT/MT et distribué.
4.3.1.  Neutre effectivement mis à la terre et non distribué

Les réseaux de distribution à neutre effectivement mis à la terre et non distribué sont
largement utilisés dans le monde. La mise effective à la terre permet :

 L’existence d’un chemin de faible impédance à la terre en maintenant, de ce fait, le


potentiel du neutre de système très proche de celui du sol ;
 La localisation et l’élimination rapide des défauts monophasés par des dispositifs
simples tels que les sectionneurs fusibles ;
 La réduction des niveaux de tenue à fréquence industrielle et aux chocs de foudre des
équipements notamment pour les transformateurs, les isolateurs et les câbles.
La figure 3.11 présente le schéma bloc sous MATLAB/Simulink d’un neutre effectivement
mis à la terre et non distribué.

Figure 3.11 : Schéma bloc d’un neutre effectivement mis à la terre et non distribué

Le courant de court-circuit à la terre est limité par la valeur de la résistance ou l’inductance de


mise à la terre et celle du transformateur, pour un défaut franc au niveau du jeu de barres du
poste HT/MT.

Bien que ce type de réseau accepte le déséquilibre de charge, il ne permet pas le raccordement
de charges monophasées entre phase et la terre. En effet, le retour par la terre des courants des
transformateurs monophasés risque d’endommager les mises de terre par électrolyse et
évaporation de l’humidité autour de la prise.

Par ailleurs, pour des considérations de sécurité des biens et des personnes, des mesures
particulières doivent être prises pour éviter la déconnection ou la détérioration des liaisons des
mises à la terre des neutres des transformateurs MT/BT en cas d’utilisation de ce mode de
distribution.

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4.3.2. Neutre effectivement mis à la terre et distribué

Largement utilisé en Amérique du nord, ces réseaux permettent, du fait de la distribution du


neutre le long des lignes, de connecter entre les phases et le neutre des charges monophasées
importantes.

La mise à la terre du neutre peut être effectuée au niveau du poste de transformation HT/MT
et en plusieurs points le long des lignes. Ces réseaux sont désignés dans les pays anglo-saxons
par l’expression : « Four-wire multi-grounded neutral system».

Elle peut également être effectuée en un seul point au niveau du poste de transformation
HT/MT. Ces réseaux sont désignés dans les pays anglo-saxons par l’expression « Four-wire
single point grounded-neutral system ».

Ce dernier mode est réservé aux lignes courtes. Pour les lignes longues et présentant un
déséquilibre de charge important, le potentiel du neutre peut s’écarter de celui de la terre
lorsqu’on s’éloigne du transformateur HT/MT, et le réseau n’est plus considéré comme un
réseau avec neutre effectivement mis à la terre.

Le schéma bloc dans MATLAB/Simulink d’un neutre effectivement mis à la terre et distribué
est présenté dans la figure 3.12.

Enfin, et pour conclure, la figure 3.13 présente la simulation sous MATLAB/Simulink des
différents types de neutre utilisés dans les réseaux Moyenne Tension.

Figure 3.12 : Modèle Simulink des différents régimes utilisés en MT

5. Simulations et interprétations des résultats


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On vue d’étudier le comportement du réseau électrique en cas de défaut et voir l’influence du


régime du neutre, nous avons appliqué notre stratégie sur le réseau tunisien Moyenne Tension
30 kV (Réseau MALT) et nous avons choisi comme logiciel de simulation l’environnement
MATLAB/Simulink. A cet effet, nous avons Simulé le comportement temporel des courants
et des tensions pour les différents cas du régime du neutre en Moyenne Tension : Neutre lié à
la terre, neutre effectivement lié à la terre et non distribué et neutre effectivement lié à la terre
et distribué.

5.1. Neutre mis à la terre par résistance R=3 ohm


Nous avons simulé les différents cas de court-circuit (monophasé, biphasé et triphasé) à la
terre de résistance égale à 0.001 ohm est successivement sur chaque phase des lignes et les
tensions des autres sont visualisées.

a. Défaut monophasé
Nous avons appliqué un défaut monophasé sur la phase C comme le montre la figure 3.13.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, la tension V C est nulle alors que les deux
autres phases atteignent de grandes valeurs autour de 30 kV.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système devient rapidement stable et
ceci prouve bien la robustesse des boucles de contrôle utilisés.

 
 





       

Figure 3.13 : Signaux des tensions ABC avec défaut monophasé, avec résistance R=3ohm

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.14.

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur égale à 1250 A.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, ce courant devient rapidement nul.

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1500

1000

500

-500

-1000

-1500
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.14 : Signal du courant dans le neutre, en utilisant une résistance R=3ohm

b. Défaut biphasé
Nous avons appliqué un défaut biphasé sur les phases B et C comme le montre la figure 3.15.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les tensions V B et VC sont nulles, alors que
l’autre phase atteint une grande valeur autour de 30 kV.

Aussi on peut parler des pics de tensions de 50 kV lors de l’apparition de défaut ce qui peut
endommager notre système électrique.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système devient rapidement stable.










       

Figure 3.15 : Signaux des tensions ABC avec défaut biphasé, avec résistance

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.16).

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur égale à 800 A.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, ce courant devient rapidement nul.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

1000

500

-500

-1000
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.16 : Signal du courant de défaut, en utilisant une résistance R=3ohm

c. Défaut triphasé
Nous avons appliqué un défaut triphasé, comme le montre la figure 3.17. Nous pouvons
constater qu’en phase de défaut, les trois tensions VA, VB et VC sont nulles.

D’autre part, ce défaut est très grave.

Aussi, on peut parler les pics de tensions de 50 kV lors de l’apparition de défaut ce qui peut
endommager notre système électrique et peut conduire le réseau électrique vers l’instabilité et
l’apparition du phénomène de blackout si le défaut persiste.


 


 





          

Figure 3.17 : Signaux des tensions ABC avec défaut triphasé, avec résistance R=3ohm

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.18).

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur égale à 800 A.

Nous pouvons parler des pics de courant supérieur à 800 A lors de l’apparition de défaut, ce
qui peut endommager notre système électrique et peut conduire le réseau électrique vers
l’instabilité et l’apparition du phénomène de blackout si le défaut persiste.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

1000

800

600

400

200

-200
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.18 : Signal du courant dans le neutre, avec résistance R=3ohm

5.2. Neutre mis à la terre par réactance faible L=188e-3 H


Nous avons simulé les différents cas de court-circuit (monophasé, biphasé et triphasé) à la
terre est successivement sur chaque phase des lignes et les tensions des autres sont visualisées.

a. Défaut monophasé
Nous avons appliqué un défaut monophasé sur la phase B comme le montre la figure 3.19.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, la tension V B est nulle alors que les deux
autres phases atteignent de grandes valeurs autour de 48 kV.

Une fois le défaut est éliminé, notre système prend un certains moment pour qu’il devient
stable car le défaut est très grave.



 




        

Figure 3.19 : Signaux des tensions ABC avec défaut monophasé, par réactance faible

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.20). Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur égale à 300 A.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient oscillent amortie et prend un certain moment
pour qu’il devient nul.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

400

200

-200

-400
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.20 : Signal du courant dans le neutre, avec réactance faible L=188e-3H

b. Défaut biphasé
Nous avons appliqué un défaut biphasé sur les phases A et B comme le montre la figure 3.21.
Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les tensions VA et VB sont nulles.

Aussi on peut parler des pics de tensions de 70.5 kV lors de l’apparition de défaut ce qui peut
endommager notre système électrique.

Ceci s’explique par la valeur de la réactance de mise à la terre de la limitation du courant


homopolaire.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système prend un certains temps pour
qu’il devient stable.





 


       

Figure 3.21 : Signaux des tensions ABC avec défaut biphasé, avec réactance faible

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.22).

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur supérieure à 150 A.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient pratiquement nul dans 6 secondes.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

200

100

-100

-200
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.22 : Signal du courant dans le neutre, avec réactance faible L=188e-3H

c. Défaut triphasé
Nous avons appliqué un défaut triphasé comme le montre la figure 3.23. Nous pouvons
constater qu’en phase de défaut, les trois tensions VA, VB et VC sont nulles.

D’autre part, on peut constater que ce défaut est très grave.

Aussi on peut parler des pics de tensions de 50 kV lors de l’apparition de défaut ce qui peut
endommager notre système électrique et peut conduire le réseau électrique vers l’instabilité et
l’apparition du phénomène de blackout si le défaut persiste. Ceci s’explique par la valeur de la
réactance de mise à la terre de la limitation du courant homopolaire.



 

 





        

Figure 3.23 : Signaux des tensions ABC avec défaut triphasé, avec réactance faible L=188e-3H

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.24).

Nous pouvons affirmer qu’il y a un pic de courant qui atteint une valeur égale à 225 A, et qui
peut endommager notre système électrique si le défaut persiste.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient oscillent amortie et devient pratiquement nul
dans 9 secondes.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

250

200

150

100

50

-50
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.24 : Signal du courant dans le neutre, avec réactance faible L=188e-3H

5.3. Neutre mis à la terre par réactance élevée L=3H


Nous avons simulé les différents cas de court-circuit (monophasé, biphasé et triphasé) à la
terre en utilisant une réactance élevé (L=3H) est successivement sur chaque phase des lignes
et les tensions des autres phases sont visualisés.

a. Défaut monophasé
Nous avons appliqué un défaut monophasé sur la phase B comme le montre la figure 3.25.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, la tension VB est nulle alors que les deux
autres phases atteignent de grandes valeurs autour de 40 kV.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=18s, notre système prend un certains moments pour
qu’il devient stable car le défaut est très grave.
4 4

x 10 x 10

 4 2

 2 0

 0 -2
-2
-4
0.45 0.455 0.46 0.465 0.47 0.475 0.48 0.485 
0.065 0.07 0.075 0.08 0.085



          

Figure 3.25 : Signaux des tensions ABC avec défaut monophasé, avec réactance élevée

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.26).

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

Nous pouvons parler des pics de courant de 25 A lors de l’apparition d’un défaut.

Une fois le défaut est achevé, notre système devient oscillent amortie est prend un certain
moment pour qu’il devient stable.

30

20

10

-10

-20

-30
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7

Figure 3.26 : Signal du courant dans le neutre, avec réactance élevée L=3 H

b. Défaut biphasé
Nous avons appliqué un défaut biphasé sur la phase B et C comme le montre la figure 3.27.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, la tension VB et VC sont nulles.

D’autre part, ce défaut est grave, ce qui montre l’apparition des pics de tensions qui atteignent
60 kV.

Une fois le défaut est éliminé, notre système devient oscillent amortie et prend un certains
moments pour qu’il devient stable.
4
x 10
4
x 10
 5

 2


0

-2


-5

 0.05 0.055 0.06 0.065 0.46 0.465 0.47 0.475 0.48 0.485 0.49





          

Figure 3.27 : Signaux des tensions ABC avec défaut biphasé, avec réactance élevée

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.28).

Nous pouvons parler des pics de courant de 25 A lors de l’apparition d’un défaut.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

Une fois le défaut est achevé, notre système devient oscillent amortie est prend un certain
moment pour qu’il devient stable.

15

10

-5

-10

-15
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7

Figure 3.28 : Signal du courant dans le neutre, avec réactance élevée L=3 H

c. Défaut triphasé
Nous avons appliqué un défaut triphasé sur comme le montre la figure 3.29.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les trois tensions sont nulles.

D’autre part, nous pouvons constater que ce défaut est grave, ce qui montre l’apparition des
pics de tensions qui atteignent 60 kV.

Une fois le défaut est éliminé, notre système devient oscillent amortie et perd sa stabilité.
4
x 10

 5

 0

-5

0.05 0.055 0.06 0.065 
 




          

Figure 3.29 : Signaux des tensions ABC avec défaut triphasé, avec réactance élevée

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
(figure 3.30).

Nous pouvons parler des pics de courant de 19 A lors de l’apparition d’un défaut.

Une fois le défaut est achevé, notre système devient oscillent amortie est prend un certain
moment pour qu’il devient stable.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

20

10

-10

-20
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7

Figure 3.30 : Signal du courant dans le neutre, avec réactance élevée L=3 H

5.4. Neutre effectivement mis à la terre et non distribué

Nous avons simulé les différents cas de court-circuit (monophasé, biphasé et triphasé) à la
terre en utilisant un neutre effectivement mis à la terre et non distribué.

Les simulations sont successivement sur chaque phase des lignes et les tensions des autres
phases sont visualisées.

a. Défaut monophasé
Nous avons appliqué un défaut monophasé sur la phase C comme le montre la figure 3.31.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, la tension V C est nulle alors que les deux
autres phases atteignent de grandes valeurs autour de 30 kV.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système devient rapidement stable et
ceci prouve bien la robustesse des boucles de contrôle utilisés.


 
 






       

Figure 3.31 : Signaux des tensions ABC avec défaut monophasé, avec neutre non distribué

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.32.

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur autour de 1100 A.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient rapidement nul dans une seconde.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

1500

1000

500

-500

-1000

-1500
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.32 : Signal du courant dans le neutre, avec neutre non distribué

b. Défaut biphasé
Nous avons appliqué un défaut biphasé sur les phases B et C comme le montre la figure 3.33.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les tensions VB et VC sont nulles, alors que
l’autre phase atteint une grande valeur autour de 50 kV.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système devient stable et ceci prouve
bien la robustesse des boucles de contrôle utilisés.



 

 




       

Figure 3.33 : Signaux des tensions ABC avec défaut biphasé, avec neutre non distribué

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.34.

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur autour de 700 A.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient rapidement nul dans une seconde.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

800

600

400

200

-200

-400

-600

-800
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.34 : Courant de défaut, avec neutre non distribué

c. Défaut triphasé
Nous avons appliqué un défaut triphasé comme le montre la figure 3.35.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les tensions trois tensions sont nulles.

D’autre part, on peut constater que ce défaut n’est pas grave.

Aussi on peut parler des pics de tensions de 50 kV lors de l’apparition de défaut.

Une fois le défaut est éliminé, on peut constater que notre système prend sa stabilité après un
certain moment.

 


 





       

Figure 3.35 : Signaux des tensions ABC avec défaut, avec neutre non distribué

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.36.

Nous pouvons constater le pic de courant à l’ instant du défaut, qui atteint une valeur
supérieure à 800 A.

Une fois le défaut est éliminé, ce courant devient rapidement nul.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

800

600

400

200

0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.36 : Courant de défaut, avec neutre non distribué

5.5. Neutre effectivement mis à la terre et distribué

Nous avons simulé les différents cas de court-circuit (monophasé, biphasé et triphasé) à la
terre de résistance égale à 0.001ohm est successivement sur chaque phase des lignes et les
tensions des autres phases sont visualisé en utilisant un neutre effectivement mis à la terre et
distribué.

a. Défaut monophasé
Nous avons appliqué un défaut monophasé sur la phase B comme le montre la figure 3.37.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, la tension V B est nulle alors que les deux
autres phases atteignent de grandes valeurs autour de 30 kV.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système devient rapidement stable et
ceci prouve bien la robustesse des boucles de contrôle utilisés.

 
 





       

Figure 3.37 : Signaux des tensions ABC lors d’un défaut monophasé, avec neutre distribué

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.38.

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur égale à 1250 A.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient pratiquement nul dans une seconde.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

1500

1000

500

-500

-1000

-1500
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.38 : Courant de défaut, avec neutre distribué

b. Défaut biphasé
Nous avons appliqué un défaut biphasé sur les phases B et C comme le montre la figure 3.39.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les tensions VB et VC sont nulles, alors que
l’autre phase atteint une grande valeur autour de 50 kV.

Une fois le défaut est éliminé à l’instant t=5sec, notre système devient rapidement stable et
ceci prouve bien la robustesse des boucles de contrôle utilisés.



 

 




       

Figure 3.39 : Signaux des tensions ABC lors d’un défaut biphasé, avec neutre distribué

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.40.

Nous pouvons affirmer que ce courant atteint une valeur égale à 750 A.

Une fois le défaut est achevé, ce courant devient pratiquement nul dans une seconde.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

1000

500

-500

-1000
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.40 : Courant de défaut, avec neutre distribué

c. Défaut triphasé
Nous avons appliqué un défaut triphasé comme le montre la figure 3.41.

Nous pouvons constater qu’en phase de défaut, les tensions trois tensions sont nulles.

D’autre part, on peut constater que ce défaut n’est pas grave.

Aussi on peut parler des pics de tensions de 50 kV lors de l’apparition de défaut.

Une fois le défaut est éliminé, on peut constater que notre système prend sa stabilité après un
certain moment.


 

 






       

Figure 3.41 : Signaux des tensions ABC lors d’un défaut triphasé, avec neutre distribué

Nous avons simulé également le comportement temporel du courant qui circule dans le neutre
comme le montre la figure 3.42.

Nous pouvons constater le pic de courant à l’ instant du défaut, qui atteint une valeur
supérieure à 700 A.

Une fois le défaut est éliminé, ce courant devient rapidement nul dans une seconde.

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019

800

600

400

200

0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

Figure 3.42 : Courant de défaut, avec neutre distribué

La figure 3.43 montre la répartition du courant de défaut entre le neutre et la terre, en effet les
résistances de mise à la terre du neutre participent au retour du courant du point du défaut
jusqu’à la source.



 

 














        

Figure 3.43 : Courant de terre et de neutre

Enfin, et pour conclure, nous avons appliqué un défaut monophasé sur la phase C comme le
montre la figure 3.44 pour étudier la différence entre les divers régimes

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Chapitre 3 Etude d’une ligne perturbée 30 kV PFE 2018-2019



 







 




      










       

Figure 3.44 : Différence entre les divers régimes du neutre

Le graphique de la figure 3.44 montre que pour un défaut apparaissant sur la phase C on a :

 La surtension apparaissant sur la phase 3 de la ligne à neutre impédant est supérieure


aux surtensions apparaissant sur les deux autres lignes. Ceci s’explique par la valeur
de la réactance de mise à la terre ;
 Les surtensions sont pratiquement les mêmes pour la ligne à neutre mis effectivement
à la terre et distribué et la ligne avec neutre mis effectivement à la terre et non
distribué ;
 Les surtensions apparaissant à l’instant du défaut sont plus importantes sur la ligne à
neutre impédant.
Conclusion
Une simulation des comportements des lignes aériennes en fonction du mode de mise à la
terre est effectuée à l’aide du logiciel MATLAB avec la fenêtre SIMULINK, on peut le
classer parmi les interfaces les plus fiables dans le domaine de la simulation et la modélisation
des réseaux électriques.

La simulation nous permet de connaître d'une manière générale le comportement du réseau


lors d’un défaut, et de déterminer la valeur des tensions et des courants à chaque point du
système électrique.

Dans ce chapitre, il nous a paru nécessaire de donner assez d’informations sur les différents
éléments qui composent un système de protection. Ces éléments sont très importants, très
sensibles et doivent être bien choisis et bien réglés afin d’assurer une protection efficace
contre les différents types d’anomalies qui peuvent survenir sur le réseau électrique.

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