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Chromatographie en phase gazeuse(CPG) :

La Chromatographie en phase gazeuse est une technique très


répandue, dont les premières applications ont concerné le contrôle des
fractions légères des raffineries de pétrole. Son développement qui n’a
cessé depuis, est dû à son extrême sensibilité, à sa polyvalence, à la
rapidité de mise au point des analyses nouvelles et aux possibilités
d’automatisation, qui argumente encore plus son intérêt. La séparation
sur la colonne se faisait sur des composés qui doivent être à l’état gazeux,
l’analyse des liquides ou solides impose de pouvoir les transformer à
l’état de vapeur par chauffage. C’est sans doute la principale contrainte à
laquelle il faut penser avant de choisir cette technique, puisqu’elle limite
son emploi à l’étude des composés moléculaires thermostables et
suffisamment volatils. Les phases stationnaires commerciales sont
assimilés généralement à des liquides, arment à des solides. Les
applications sont très nombreuses dans tous les domaines et les
développements de la CPG à grande vitesse ou multidimensionnelles
rendent cette technique toujours plus attractive.[1]

Conception d’un appareil de CPG :

Un appareil de CPG comprend schématiquement trois modules


spécifique : injecteur, une colonne et un détecteur, réunis dans un bâti
unique.
La bouteille sous pression renferme un gaz qui entraine l’échantillon dans
la colonne, appelé gaz vecteur (He, N2 ....) . La colonne contient un support
poreux et inerte, appelé la phase stationnaire. Il s’agit d’un solide ayant
une surface spécifique de 2 à 8 m2/g. l’avale de la colonne est relié à un
détecteur. [1]

Figure 1: Schéma d’un chromatographe en phase gazeuse.


[2]
Figure 2 : une colonne d’un chromatographe. [2]

Mode de fonctionnement :

L’analyse commence à l’instant où on introduit une très petite


quantité de l’échantillon, sous forme liquide ou gazeux, dans l’injecteur à
l’aide d’une microseringue. L’injecteur a la double fonction de porter
l’échantillon à l’état de vapeur et de l’amener dans le flux gazeux en tête
de la colonne. La séparation ainsi effectué est conservée sur un
enregistrement particulier appelé chromatogramme , qui n’est autre
qu’une trace décrite l’évolution, en fonction du temps, d’un paramètre qui
dépend de la concentration instantanée du soluté en sortie de colonne. Le
temps d’élution est porté en abscisse et l’intensité du signale de détecteur
en ordonnée. Cet enregistrement s’obtient grâce au capteur.
L’identification d’un composé par chromatographie correspond à une
méthode comparative. [1]

Figure 3 : chromatogramme. [1]

[1] Francis Rouessac et Annick Rouessac

Analyse chimique, Methodes et techniques instrumentales modernes ;


édition : DUNOD, Février 2000.
[2] X. Fernandez

Laboratoire de Chimie des Molécules Bioactives et des Arômes, UMR


6001
Université de Nice Sophia Antipolis / CNRS, Parc Valrose, 06108 Nice
cedex 2