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Résumé des conclusions de Cavell 

: voir exposé Julie 

Un contexte est nécessaire pour l’apprentissage, seulement un mot ne projette pas tous
les concepts possibles, d’où le recourt à l’imagination (inventivité et métaphore). Cavell pose
la question, dans le chapitre 7 : Comment l’enfant parvient-il à se projeter au-delà des
projections usuelles, et souvent mieux que les adultes ? Y’a-t-il des universaux ? Pour
Wittgenstein, savoir s’il y a des universaux ou pas ne réponds pas à la question du langage.
C’est le contexte qui éclaire la projection et non l’usage du langage. (Comment apprend-t-on
qu’un saké est un saké ?) Quand on apprend quelque chose à quelqu’un, on lui fait mettre des
étiquettes sur un concept, sans qu’il en ait nécessairement le fondement même. L’ensemble
des contextes que nous utilisons n’est pas seulement un héritage, une forme de continuité dans
le temps des transmissions ?
Dans le texte que nous allons étudier, Cavell opère un basculement de la question, pour la
poser dans le contexte du philosophe traditionnel. Il y a une critique du philosophe et de sa
tendance à généraliser. Qu’est-ce qui permet à Descartes d’affirmer que le doute qu’il
expérimente est bien le doute, dans son fondement ? Le doute de Descartes est-il bien le doute
de l’humanité ? Sans parler de ses commentateurs qui ont projeté le doute de Descartes dans
leur propre contexte. La déclaration d’intention n’ajoute rien et ne retranche rien au monde.

Expliquer qu’il n’aime pas les investigations traditionnelles : critique des philosophes
traditionnels
Cavell est d’accord avec les philosophes du langages ordinaires = Pour le philosophes
traditionnels, le doute est une chose naturelle alors que Cavell explique que ce n’est pas le
cas.

Remet en question le caractère naturel du surgissement du doute : Descartes n’a pas


questionné le fait que le doute soit naturel ou non, il a fait comme s’il était naturel.

Le doute pas naturel, et la prétention à connaître quelque chose n’est pas naturelle non plus : il
faut questionner le fondement.
Comment savoir que les fondements sont les bons ? Pourquoi ça nous paraît naturel qu’une
pêche est une pêche ?
= Cavell questionne le fondement même du doute cartésien
Test sanguin : si on ne cherche pas le THC dans le sang, on ne saura jamais que la personne
fume.
Tout est une question de contexte : c’est la nature même de l’investigation qui conditionne
Les philosophes traditionnels prétendent une universalité qui n’est pas : Cavell demande le
fondement de la prétention de connaître des philosophes
Il y a des antinomies : le moineau n’est pas le condor, antinomies dont on se fiche. Le
contexte du philosophe peut être différent du contexte ordinaire, et pose la question de quelle
source croire ?

= S’il n’y a pas de limites de projections des mots et des phrases que nous employons pour
communiquer, à quel moment une projection est appropriée ou inappropriée ? Exemple : il
faut expliquer pourquoi le nouveau contexte est dans le même cas que l’ancien. En gros,
expliquer que si on découvre une nouvelle espèce de moineau, il faut trouver les fondements
du concept qui le relie à celui de moineau.
« Comment le loin est-il trop loin ? »
L’universalité qui s’est créé par le partage est nécessairement néfaste car elle bloque la
connaissance nouvelle. Cristallisation de la connaissance dans une universalisation via le
partage.
Souligne que les conflits du langage ordinaire : les philosophes traditionnels ont tenu pour
acquis que certains sens des mots était universel alors que ce n’est qu’une construction
empirique. Ils n’ont pas questionné la connaissance en elle-même.
Philosophes traditionnels = questionne la réalité d’une chose, mais ne l’identifie pas.
Descartes affirme la réalité du doute, son aspect naturel, mais ne se demande pas ce qu’il est
dans son fondement.
L’universalité n’est pas nécessairement universelle.

Comment pourrions-nous douter des propos de notre interlocuteur ?

Le philosophe part d’une universalité biaisée, qui n’est que le produit du partage des
différents contextes, et ensuite les exemples qu’il emploi sont mauvais car ils proviennent de
son propre contexte à lui.
Quand il explique qu’on ne voit pas l’arrière de la pomme, il explique que l’objet n’est pas
pleinement visible. Il est coincé dans le contexte de l’universalité et dans son propre contexte.

Mais par le terme philosophes traditionnels, Cavell n’universalise-t-il pas lui-même son
propre contexte en faisant une généralité de la prétention à connaître ?

Le Motif du Doute du philosophe requiert une projection :

J’ai mangé la pomme/J’ai mordu la pomme = tout dépend du contexte. Il y a une projection
par rapport au contexte.

Clin d’œil au STM/Clark = « en train de voir la tomate »

Le contexte doit être précis pour que la clarté se fasse : qu’est-ce qu’avoir un sens clair et
avoir un sens tout court ?
Avoir du sens : une question qui ne nécessite pas de clarté
Avoir de la clarté : avoir plus d’explications, détaillée

Analyse des exemples= démontrer la pertinence des exemples de Cavell


Quand le philosophe demande si on voit m’intérieur d’une chose c’est comme demander si on
a fumé le filtre de la cigarette. Le philosophe voit un concept dans son contexte qui est celui
de philosophe
Est-ce que les gens lambda, ne voient pas le sens réel de l’objet ou est-ce le philosophe qui en
fait trop ?
(Tomate de Clark)

Nous devons être en état de parler = on doit renseigner de son état dans l’immédiat pour
qu’on puisse échanger

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