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Transformateur électrique

Un transformateur électrique est un convertisseur permettant de modifier les


valeurs de tension et d'intensité du courant délivrées par une source d'énergie
électrique alternative, en un système de tension et de courant de valeurs différentes,
mais de même fréquence et de même forme. Il effectue cette transformation avec un
excellent rendement. Il est analogue à un engrenage en mécanique (le couple sur
chacune des roues dentées étant l'analogue de la tension et la vitesse de rotation étant
l'analogue du courant).

On distingue les transformateurs statiques et les commutatrices. Dans un


transformateur statique, l'énergie est transférée du primaire au secondaire par
l'intermédiaire du circuit magnétique que constitue la carcasse du transformateur. Ces
deux circuits sont alors magnétiquement couplés. Ceci permet de réaliser un isolement
galvanique entre les deux circuits. Dans une commutatrice, l'énergie est transmise de
manière mécanique entre une génératrice et un moteur électrique.

Invention [modifier]

Les principes du transformateur ont été établis en 1831 par Michael Faraday, mais
celui-ci ne s'en servit que pour démontrer le principe de l'induction électromagnétique
et n'en prévit les applications pratiques.

Lucien Gaulard, jeune électricien français, présente à la Société française des


électriciens, en 1884, un « générateur secondaire », dénommé depuis transformateur.

En 1883, Lucien Gaulard et John Dixon Gibbs réussissent à transmettre pour la


première fois, sur une distance de 40 km, du courant alternatif sous une tension de
2 000 volts à l'aide de transformateurs avec un noyau en forme de barres.

En 1884, Lucien Gaulard met en service une liaison bouclée de démonstration


(133 Hz) alimentée par du courant alternatif sous 2 000 volts et allant de Turin à
Lanzo et retour (80 km). On finit alors par admettre l'intérêt du transformateur qui
permet d'élever la tension délivrée par un alternateur et facilite ainsi le transport de
l'énergie électrique par des lignes à haute tension. La reconnaissance de Gaulard
interviendra trop tardivement.
Entre-temps, des brevets ont été pris aussi par d'autres. Le premier brevet de Gaulard
en 1882 n'a même pas été délivré en son temps, sous prétexte que l'inventeur
prétendait pouvoir faire « quelque chose de rien » ! Gaulard attaque, perd ses procès,
est ruiné, et finit ses jours dans un asile d'aliénés. Le transformateur de Gaulard de
1886 n'a pas grand-chose à envier aux transformateurs actuels, son circuit magnétique
fermé (le prototype de 1884 comportait un circuit magnétique ouvert, d'où un bien
médiocre rendement) est constitué d'une multitude de fils de fer annonçant le circuit
feuilleté à tôles isolées.

Ainsi, en 1885, les Hongrois Károly Zipernowsky, Miksa Déry et Otto Titus Bláthy
mettent au point un transformateur avec un noyau annulaire commercialisé dans le
monde entier par la firme Ganz à Budapest. Aux États-Unis, W. Stanley développe
des transformateurs.

Constitution [modifier]

Photographie des enroulements d'un transformateur triphasé.

Il est constitué de deux parties essentielles, le circuit magnétique et les enroulements :

 Le circuit magnétique [modifier]

Le circuit magnétique d'un transformateur est soumis à un champ magnétique variable


au cours du temps. Pour les transformateurs reliés au secteur de distribution, cette
fréquence est de 50 ou 60 hertz. Le circuit magnétique est généralement feuilleté pour
réduire les pertes par courants de Foucault, qui dépendent de l'amplitude du signal et
de sa fréquence. Pour les transformateurs les plus courants, les tôles empilées ont la
forme de E et de I, permettant ainsi de glisser une bobine à l'intérieur des fenêtres du
circuit magnétique ainsi constitué.

Schémas des tôles d'un transformateur monophasé/Schéma de la carcasse


d'un transformateur monophasé bas de gamme.

 Les enroulements
Le conducteur électrique utilisé dépend des applications, mais le cuivre est le
matériau de choix pour toutes les applications à fortes puissances. Les fils électriques
de chaque tour doivent être isolés les uns des autres afin que le courant circule dans
chaque tour. Pour des petites puissances, il suffit d'utiliser des conducteurs
magnétiques émaillés pour assurer cette isolation ; dans les applications à plus fortes
puissances on entoure les conducteurs de papier diélectrique imprégné d'huile
minérale. Pour les plus fortes puissances on utilise des conducteurs multibrins pour
limiter l'effet de peau ainsi que les pertes par courants de Foucault.

Les enroulements du primaire ou du secondaire peuvent avoir des connexions


externes, appelées prise, à des points intermédiaires de l'enroulement afin de
permettre une sélection de rapport de tension. Les prises peuvent être connectées à un
changeur automatique de prises en charge pour le contrôle de la tension du circuit de
distribution. Les transformateurs à fréquences audio, utilisés pour la distribution de
l'audio à des haut-parleurs, ont des prises afin de permettre l'ajustement de
l'impédance de chacun des haut-parleurs. Un transformateur à prise médiane est
souvent utilisé dans les amplificateurs de puissance audio. Les transformateurs de
modulation dans les transmetteurs à modulation d'amplitude sont très similaires.

Le système de refroidissement

Dans le domaine de l'électricité en basse tension et dans le domaine de l'électronique,


la dissipation thermique des transformateurs s'effectue par simple convection naturelle
de l'air autour des enroulements primaires et secondaires.

Dans le cadre des circuits électriques à haute tension et de forte puissance, les
transformateurs peuvent être équipés de divers dispositifs de refroidissement :

 ailettes métalliques fixées tout autour de la cuve du transformateur qui évacuent la


chaleur par convection naturelle ;
 ailettes fixes associées à un condenseur à circulation forcée de l'huile d'isolation
galvanique du transformateur ;
 pour les transformateurs les plus puissants, par exemple ceux des grandes lignes
THT de la RTE de 400 à 150 kV, on utilise des systèmes de ventilation forcée d'un
important flux d'air associé ou non à un échange thermique avec l'huile de la cuve.
Le dispositif de refroidissement est toujours couplé à un système de capteurs de
température faisant office de thermostat (commande automatique de la mise en
route de la ventilation).

L'huile contenue dans la cuve joue un double rôle : caloporteur et diélectrique. Les
PCB ont été longtemps utilisés, mais depuis leur interdiction en 1987 (décret 87-59 du
2 février 1987, référence NOR ENVP8700002D), on utilise essentiellement de l'huile
minérale, ou parfois aussi l'air ambiant pour des puissances inférieures à 1000kVA
(transformateurs "secs").

Enfin signalons que dans le domaine de la radiodiffusion de forte puissance, les


transformateurs d'impédance et les transformateurs d'accord sont parfois constitués
d'une immense self rigide en cuivre creux dans lequel circule de l'eau pure (l'eau pure
est un isolant électrique). Des blocs émetteurs de TDF à Allouis dans le Cher et à St-
Aoustrille près d’Issoudun dans l’Indre ont utilisé cette technologie de dissipation
thermique.

Fonctionnement du transformateur monophasé


Transformateur parfait ou idéal

C'est un transformateur virtuel sans aucune perte. Il est utilisé pour modéliser les
transformateurs réels. Ces derniers sont considérés comme une association d'un
transformateur parfait et de diverses impédances.

Dans le cas où toutes les pertes et les fuites de flux sont négligées, le rapport du
nombre de spires primaires sur le nombre de spires secondaires détermine totalement
le rapport de transformation du transformateur.

 Exemple : Un transformateur dont le primaire comporte 230 spires alimenté par une
tension sinusoïdale de 230 V de tension efficace, le secondaire qui comporte 12
spires présentera à ses bornes une tension sinusoïdale dont la valeur efficace sera
égale à 12 V. (Attention, en général 1 spire n'est pas égale à 1 V)
Comme on néglige les pertes, la puissance est transmise intégralement, c'est pourquoi
l'intensité du courant dans le secondaire sera dans le rapport inverse soit près de 19
fois plus importante que celle circulant dans le primaire.

De l'égalité des puissances apparentes : , soit : on tire :

Les pertes de puissance d'un transformateur

Les pertes par effet Joule

Les pertes par effet Joule dans les enroulements sont appelées également « pertes
cuivre», elles dépendent de la résistance de ces enroulements et de l'intensité du
courant qui les traverse : avec une bonne approximation elles sont proportionnelles au
carré de l'intensité.

avec la résistance de l'enroulement i et l'intensité du


courant qui le traverse.

Les pertes magnétiques

Ces pertes dans le circuit magnétique, également appelées « pertes fer », dépendent de
la fréquence et de la tension d'alimentation. À fréquence constante on peut les
considérer comme proportionnelles au carré de la tension d'alimentation. Ces pertes
ont deux origines physiques :

 Les pertes par courants de Foucault. Elles sont minimisées par l'utilisation de tôles
magnétiques vernies, donc isolées électriquement les unes des autres pour
constituer le circuit magnétique, ce en opposition à un circuit massif.
 Les pertes par hystérésis, minimisées par l'utilisation d'un matériau ferromagnétique
doux.

Mesure des pertes

La méthode des pertes séparées consiste à placer le transformateur dans deux états :

 Un état pour lequel les pertes Joule sont élevées (fort courant) et les pertes
magnétiques très faibles (faible tension). La mise en court-circuit du transformateur
(essai en court-circuit) avec une alimentation en tension réduite permet de réaliser
ces deux conditions. Les pertes du transformateur sont alors quasiment égales aux
pertes Joule.

 Un état pour lequel les pertes magnétiques sont élevées (forte tension) et ou les
pertes Joule sont très faibles (faible courant). Le fonctionnement à vide (essai à
vide), c’est-à-dire sans récepteur relié au secondaire, correspond à ce cas. La
puissance consommée au primaire du transformateur est alors quasiment égale aux
pertes magnétiques.

On dit que l'on a deux états qui permettent « une séparation » des pertes d'où
l'expression « méthode des pertes séparées ». Elles ont également l'avantage de
permettre la mesure du rendement avec une consommation de puissance réduite, sans
faire l'essai en fonctionnement réel. Ceci est intéressant lorsqu'on réalise les tests d'un
transformateur de forte puissance et que l'on ne dispose pas dans l'atelier de la
puissance nécessaire pour l'alimenter à son régime nominal. Mis à part pour les
plates-formes d'essai chez les constructeurs, cette méthode n'a donc pas grand intérêt
pour uniquement connaître le rendement car, dans ce contexte, une mesure directe à
puissance nominale (normale) est bien souvent suffisante.

En revanche, dans le cadre de l'électrotechnique théorique, elle est importante car elle
permet de déterminer les éléments permettant de modéliser le transformateur.

Les différents types de transformateurs


Ces distinctions sont souvent liées aux très nombreuses applications possibles des
transformateurs.

1- Autotransformateur

Symbole d'un autotransformateur.1 indique le primaire ; 2 le secondaire.

Il s'agit d'un transformateur sans isolement entre le primaire et le secondaire.

Dans cette structure, le secondaire est une partie de l'enroulement primaire. Le courant
alimentant le transformateur parcourt le primaire en totalité et une dérivation à un
point donné de celui-ci détermine la sortie du secondaire. Le rapport entre la tension
d'entrée et la tension de sortie est identique à celui du type isolé.

À rendement égal, un autotransformateur occupe moins de place qu'un


transformateur ; cela est dû au fait qu'il n'y a qu'un seul bobinage, et que la partie
commune du bobinage unique est parcourue par la somme des courants primaire et
secondaire. L'autotransformateur n'est intéressant que lorsque les tensions d'entrée et
de sortie sont du même ordre de grandeur : par exemple, 230V/115V. Une de ses
principales applications est pour utiliser dans un pays un matériel électronique prévu
pour un pays où la tension du secteur est différente (États-Unis, Japon...). Il présente
cependant l'inconvénient de ne pas présenter d'isolation galvanique entre le primaire
et le secondaire (c’est-à-dire que le primaire et le secondaire sont directement
connectés), ce qui peut présenter des risques du point de vue de la sécurité des
personnes.
En France, l'autotransformateur est systématiquement utilisé pour le raccordement
entre le réseau 225kV et 400kV.[1]

2- Transformateur variable - variac - alternostat

Il s'agit d'une variété d'autotransformateur, puisqu'il ne comporte qu'un seul bobinage.


La dérivation de sortie du secondaire peut se déplacer grâce à un contact glissant sur
les spires du primaire.

3- Transformateur d'isolement

Le transformateur d'isolement est uniquement destiné à créer un isolement électrique


entre plusieurs circuits pour des raisons bien souvent de sécurité ou de résolution de
problèmes techniques. Tous les transformateurs à enroulement primaire isolé du(des)
secondaire(s) devraient être considérés comme des transformateurs d'isolement ;
toutefois, en pratique, ce nom désigne des transformateurs dont la tension de sortie a
la même valeur efficace que celle de l'entrée.

Le transformateur d'isolement comporte deux enroulements presque identiques au


primaire et au secondaire :

 le nombre de spires du secondaire est souvent très légèrement supérieur au nombre


de spires du primaire afin de compenser la faible chute de tension en
fonctionnement,
 les sections de fil au primaire et au secondaire sont identiques car l'intensité des
courants est la même.

Ils sont, par exemple, largement utilisés dans les blocs opératoires : chaque salle du
bloc est équipée de son propre transformateur d'isolement, pour éviter qu'un défaut
qui y apparaîtrait n'engendre des dysfonctionnements dans une autre salle.

Un autre intérêt est de pouvoir changer de régime de neutre (cas d'utilisation de


matériel informatique et/ou d'équipements électroniques sensibles dans une
installation IT).

4- Transformateur d'impédance

Le transformateur est toujours un transformateur d'impédance, mais les


électroniciens donnent ce nom aux transformateurs qui ne sont pas utilisés dans des
circuits d'alimentation.

Le transformateur d'impédance est principalement destiné à adapter l'impédance de


sortie d'un amplificateur à sa charge.

 Ce genre de transformateur était en particulier employé dans la restitution sonore,


pour adapter la sortie d'un amplificateur audio à lampes (haute impédance), avec les
haut-parleurs destinés à la restitution du son et caractérisés par une impédance
basse.
 En électronique audio professionnelle, on utilise toujours des transformateurs pour
les entrées et sorties d'appareils haut de gamme, ou bien dans la fabrication de « Di-
box » ou boîte de direct. Le transformateur est alors utilisé, non seulement pour
adapter l'impédance et le niveau de sortie des appareils (synthétiseurs, basse
électrique, etc.) aux entrées micro de la console de mixage mais en outre pour
symétriser la sortie des appareils connectés.
 En technique des hautes fréquences, on utilise également des transformateurs dont
le circuit magnétique est en ferrite ou sans circuit magnétique (aussi appelé
transformateur sans noyau) pour adapter les impédances de sortie d'un
amplificateur, d'une ligne de transmission et d'une antenne. En effet, pour un
transfert optimal de puissance de l'amplificateur vers l'antenne, il faut que le taux
d'ondes stationnaires (TOS) soit égal à 1.

De tels montages présentent en outre l'avantage de rendre les appareils connectés


beaucoup plus résistants aux perturbations électromagnétiques par une augmentation
significative du CMRR (Common Mode Rejection Ratio) ou taux de réjection du
mode commun.

5- Transformateur de mesure

Un ancien tranformateur électrique dans une usine reconvertie.

Les transformateurs de mesure font l'interface entre le réseau électrique et un appareil


de mesure. La puissance disponible au secondaire est définie en fonction des besoins
de l'appareil de mesure.

6- Transformateur d'intensité

Ce type de transformateur, appelé aussi transformateur de courant, est dédié à


l'adaptation des courants mis en jeu dans des circuits différents mais
fonctionnellement interdépendants.

Un tel transformateur autorise la mesure des courants alternatifs élevés. Il possède une
spire au primaire, et plusieurs spires secondaires : le rapport de transformation permet
l'usage d'un ampèremètre classique pour mesurer l'intensité au secondaire, image de
l'intensité au primaire pouvant atteindre plusieurs kiloampères (kA).

7- Transformateur de tension

Ce transformateur est l'un des moyens pour mesurer des tensions alternatives élevées.
Il s'agit d'un transformateur qui a la particularité d'avoir un rapport de transformation
étalonné avec précision, mais prévu pour ne délivrer qu'une très faible charge au
secondaire, correspondant à un voltmètre. Le rapport de transformation permet de
mesurer des tensions primaires s'exprimant en kilovolts (kV). On le rencontre en HTA
et HTB. D'autres technologies existent, comme celle du diviseur capacitif.
8- Transformateur haute fréquence
Circuit magnétique des transformateurs HF

Les pertes par courants de Foucault au sein du circuit magnétique sont directement
proportionnelles au carré de la fréquence mais inversement proportionnelles à la
résistivité du matériau qui le constitue. Afin de limiter ces pertes, le circuit
magnétique des transformateurs HF est réalisé à l'aide de matériaux ferromagnétiques
isolants :

 les ferrites douces : oxydes mixtes de fer et de cuivre ou de zinc ;


 les matériaux nanocristallins.

9- Transformateur d'impulsions

Ce type de transformateur est utilisé pour la commande des thyristors, triacs et des
transistors. Il présente, par rapport à l’opto-coupleur, les avantages suivants :
fonctionnement possible à fréquence élevée, simplification du montage, possibilité de
fournir un courant important, bonne tenue en tension.

10- Transformateur triphasé


Justification

Dans les réseaux électriques triphasés, on pourrait parfaitement envisager d'utiliser 3


transformateurs, un par phase. Dans la pratique, l'utilisation de transformateurs
triphasés (un seul appareil regroupe les 3 phases) est généralisée : cette solution
permet la conception de transformateurs bien moins coûteux, avec en particulier des
économies au niveau du circuit magnétique. Les transformateurs monophasés ne sont
en fait guère utilisés, sauf pour de très grosses puissances apparentes (typiquement
supérieures à 500 MVA), où le transport d'un gros transformateur triphasé est
problématique et incite à l'utilisation de 3 unités physiquement indépendantes.

Couplages existants

Pour un transformateur triphasé, il existe 3 types de couplage d’enroulement :

 Le couplage étoile, défini par la lettre Y.


 Le couplage triangle, défini par la lettre D ou Δ.
 Le couplage zig-zag, défini par la lettre Z.

Liste des couplages possibles : Yy0, Dd0, Dz0, Yd1, Dy1, Yz1, Yd5, Dy5, Yz5, Yd6,
Dd6, dz6
La majuscule est toujours pour la tension la plus forte.

Indice de couplage

C'est la caractéristique d'un transformateur triphasé indiquant le type de couplage


réalisé au primaire et au secondaire ainsi que le déphasage entre le système de
tensions primaires et le système de tensions secondaires. Les systèmes triphasés de
tension sont : « triangle » (D ou d) et « étoile » (Y ou y). La première lettre de l'indice
de couplage est toujours en majuscule et indique le système triphasé à tension la plus
élevée ; la deuxième lettre est en minuscule et indique le système à tension la plus
basse. Dans le système « étoile », le « neutre » (point central de l'étoile) peut être sorti
au bornier du transformateur : ceci est indiqué par la présence de la lettre N (ou n)
dans l'indice de couplage. Il existe également le couplage zig-zag (z), utilisé
majoritairement au secondaire ; il possède un neutre. Ce couplage permet, lors de la
perte d'une phase au primaire, d'avoir au secondaire une tension pratiquement
identique sur les trois phases. Enfin, l'indice de couplage est complété par un « indice
horaire » qui donne, par pas de 30°, le déphasage horaire en 12 es de tour (comme sur
une montre) entre le primaire et le secondaire du transformateur (ex. : 11 = 11×30° =
330° en sens horaire ou 30° en sens anti-horaire).

Par exemple, un indice de couplage « Dyn11 » définit donc un transformateur dont :

 le système triphasé de tension élevé est en « triangle » ;


 le système triphasé de tension basse est en « étoile » avec neutre sorti (indiqué par
le « n ») ;
 le décalage entre les deux systèmes est de 330° (= – 30° ou bien 11×30°).

Les couplages les plus utilisés sont : Yyn0, Yyn6, Yzn5, Yzn11, Dyn5, Dyn11.

Choix de couplage [modifier]

Un couplage triangle est utilisé au primaire d'un transformateur abaisseur de tension


pour la distribution électrique. Il est très utilisé dans la distribution de l'électricité. En
effet, on remarque que les lignes électrique de ERDF sont composées de trois lignes,
d'où le terme de ligne triphasée. Il n'y a pas de neutre

Un couplage étoile permet d'avoir accès à deux tensions différentes : la tension ligne à
ligne (400 Volts en Europe) et la tension ligne à neutre (230 Volts en Europe) . Il est
très utilisé dans le transport de l'électricité. Il est souvent monté au secondaire des
transformateurs de distribution. Permettant ainsi de raccorder le neutre à la terre au
niveau du transformateur et de fournir des abonnements monophasés aux riverains.

Les transformateurs avec un couplage zig-zag étaient autrefois utilisés pour équilibrer
le courant entre les trois phases au primaire d'un transformateur de distribution quand
toute la consommation électrique d'un quartier était consentrée sur une ou deux
phases.
Transformateur diphasé-triphasé
Transformateurs de Scott

Diagramme des transformateurs de Scott

Le montage de Scott permet de transformer des tensions triphasées en diphasées et


vice versa. Il trouve son application en électronique mais aussi en production,
distribution et transmission d'électricité où le diphasé peut être encore utilisé. Le
montage de Scott se réalise grâce à deux transformateurs. Le premier transformateur a
les bornes de son primaire connectées à deux phases du triphasé. Le second
transformateur est connecté entre la prise centrale du premier transformateur et la
phase restante du triphasé. Le rapport de bobinage du premier transformateur sera

égal à 1 alors que pour le second il sera égal à ce qui équivaut à 0,866 environ. Le
secondaire des deux transformateurs sera de tension égale en norme et avec un
déphasage de 90 degrés.

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