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SOMMAIRE

INTRODUCTION

I- L’IMPACT DES PRODUITS DERIVES DU PETROLE SUR


L’ENVIRONNEMENT

II- COMMENT LUTTER CONTRE LES EFFETS NEFASTE DU


PRODUITS DERIVES DU PETROLE SUR L’ENVIRONEMENT

COCLUSION

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INTRODUCTION

Le pétrole est une forme d'énergie très pratique à utiliser, pour


plusieurs raisons que nous détaillons ici. Le pétrole est une
source d'énergie qui dispose de nombreux avantages pratiques,
du fait de ses caractéristiques et de son histoire. Pourtant il
présente de nombreux inconvénients qui ont tendance à être
oubliés, par omission volontaire, par négligence, par refus des
alternatives, ou simplement par facilité. Notre société
"pétrolisée" a tendance à oublier les inconvénients de l'usage
du pétrole comme source d'énergie : les catastrophes
environnementales récurrentes comme les marées noires, la
pollution, etc. tentent de nous les rappeler, mais nous
préférons fermer les yeux plutôt que remettre en cause notre
mode de vie et changer nos habitudes. Ainsi quel est l’impact
de ces produits dérives sur l’environnement ?

Pour apporter une meilleure reponse à cette question, nous


presenterons l’impact des produits derives du petrole sur la
faune et la flore , puis nous montrerons comment lutter contre
les effets nefastes de ces produit sur l’environnement

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I-L’IMPACT DES PRODUITS DERIVES DU PETROLE SUR
L’ENVIRONNEMENT

a)La pollution atmosphérique ou pollution de l'air

Plusieurs types d'exploitations pétrolières libèrent des substances


toxiques dans l'air et/ou des gaz à effets de serres. L'exploration
pétrolière et gazière, de même que la production et le traitement de base
du pétrole brut et du gaz naturel, appartiennent au secteur en amont de
l'industrie. Le raffinage du pétrole est un procédé industriel visant à
extraire par distillation les principaux composants du pétrole brut et à les
convertir en matière première et en produits finis qui seront utilisés
comme combustibles ( essence, kérosène ect ) ou pour d'autres usages
( huiles lubrifiantes, asphaltes ). Les activités du secteur en amont ont de
nombreuses répercussions sur l'environnement. Par exemple, les
émissions atmosphériques résultant du brûlage à la torche ( est l'action
de brûler, par des torchères, des rejets de gaz naturel à différentes
étapes de l'exploitation du pétrole et du gaz naturel ) sont préoccupantes
parce qu'elles ont un effet sur la qualité de l'air ainsi que sur la quantité
des gaz à effet de serre à l'échelle régionale. Cette pratique a en réalité
un triple effet négatif :

- C'est un gaspillage d'une ressource naturelle précieuse sous forme de


dioxyde de carbone, premier gaz à effet de serre.

- Les exploitations rejettent également du gaz naturel non brûlé à l'air


libre et aggravent les émissions de méthane, principal constituant du gaz
naturel.

-La flamme et la lumière qu'elle émet peuvent être source de pollution


lumineuse et perturber l'environnement nocturne, notamment en causant
des situations de piège écologique, pour certaines espèces, ce qui peut
avoir des conséquences indirectes graves.

Parmi les émissions atmosphériques polluantes de l'industrie figurent les


substances toxiques telles que le benzène et les particules, les
émissions acides et les gaz à effet de serre tels que le méthane et le
dioxyde de carbone. Le raffinage du pétrole entraîne le rejet de
nombreux polluants atmosphériques, notamment les oxydes de souffre,
les oxydes d'azote, les particules, le monoxyde de carbone et le
benzène, ainsi que de nombreux gaz à effet de serre.

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Enfin la circulation automobile est la cause d'un tiers des émissions de
gaz à effet de serre. C'est un parfait exemple de la pollution indirecte que
peut causer le pétrole puisque dans ce cas là, c'est son principal dérivé
l'essence, qui en est la source. Pendant la combustion de cette dernière,
du dioxyde de carbone, notamment est relâché dans l'air et pollue.

Néanmoins la pollution de l'air est causée par de nombreux secteurs


d'activités dans la vie de tous les jours ( par ses dérivés et non son
exploitation) , le chauffage du secteur résidentiel, le trafic routier, les
chantiers et carrière ou encore l'agriculture sont les principaux, dans
l'exemple de l'île de France :

b) La contamination des milieux par les plastiques

Les plastiques sont un dérivé du pétrole, et ils sont une source de


pollution considérable. Notamment pour le milieu marin mais ils ont aussi
un effet grave sur la dégradation du paysage.

80% des sacs plastiques ne sont ni recyclés ni triés, ils sont donc rejetés
dans la nature. Et étant donné leur caractère léger ils ont tendance à
s'envoler et on les retrouve partout dans les milieux naturels : champs,
rivières, montagnes et mers, où ils contribuent à la dégradation des
paysages.

Entre les pots de yaourts, les emballages alimentaires et les sachets de


courses, le plastique a tout simplement envahit notre vie.
Malheureusement, il envahit aussi les océans. Une pollution qui a un
impact majeur sur l’environnement.

On peut malheureusement apercevoir de plus en plus souvent des


morceaux de plastiques sur les plages ou même en mer, vestiges du
passage de vacanciers peu concernés par l'état de ces lieux. Une
pollution qui semble dérisoire mais qui en réalité devient alarmante.

Le plastique est une des grandes découvertes du siècle dernier et nous


facilite la vie dans bien des domaines mais la pollution qu'il engendre le
rend néfaste pour l'environnement. On estime que chaque année ce sont
30 millions de tonnes de plastiques qui se retrouvent dans les mers du
globe. 90% des déchets retrouvés à la surface des océans sont des
plastiques : bouteille, corde en nylon, sacs plastiques etc. Ces détritus
causent une pollution à très long terme avec une durée de vie de
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presque 1000 ans ! Ce qui est alarmant quand on sait que les plastiques
ont tendance à concentrer des polluants très nocifs ( phtalates ou PCB ).
Par exemple en France 122 millions de sacs plastiques jonchent les
5000 kilomètres de côtes du littoral et tuent des milliers d'animaux
marins chaque année. Ils étouffent de nombreuses espèces marines, à
cause des rayons de soleil qui dégradent les plastiques et les réduisent
à la taille de 5 millimètres de largeur, soit la taille du zooplancton, les
poissons les confondent, finissent par les manger et meurent. Quant aux
tortues elles confondent les sachets plastiques avec des méduses et
meurent littéralement étouffées. Les oiseaux sont également touchés par
cette pollution, ce qui conduit à des tragédies comme celles de l’atoll
Midway : chaque année, ce sont des dizaines de milliers de poussins
albatros qui y meurent de faim, le gosier remplit de bouts de stylos, ou
de débris de plastiques ramassés par leurs parents.

Au final ce ne sont pas moins de 260 espèces qui sont menacées par le
plastique produit par l'homme.

Pour appuyer nos recherches nous avons procédé à une expérience à


petite échelle. Notre expérience consistait a faire pousser trois
plantations de lentilles, une première plantation témoin, une deuxième
contenant du pétrole (du sans plomb 95) dès le départ et une dernière
ayant subi l'apport de pétrole après sa croissance ( telle une marée noire
sur les fonds marins ). Voici les photos et résultats de l'expérience :

III- COMMENT LUTTER CONTRE LES EFFETS NEFASTE DU


PRODUITS DERIVES DU PETROLE SUR L’ENVIRONEMENT

Cas des plastiques

Les plastiques sont des matériaux formidablement pratiques. S'ils


présentaient une image "bas de gamme" il y a quelques décennies,
aujourd'hui on en arrive parfois à les considérer comme des
matériaux nobles.

Diminuer la consommation de plastiques, c'est un premier pas vers


une moindre dépendance au pétrole. Pour cela, on dispose
essentiellement de 3 pistes :

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 la suppression des usages inutiles : diminuer les emballages
des produits manufacturés, réduire l'usage des sacs plastiques,
autant de solutions qui sont également des réponses aux
problèmes de gestion des déchets ;
 le recyclage systématique du plastique : différentes mesures
déjà en vigueur vont dans ce sens, il faut cependant les
généraliser et supprimer les plastiques difficilement recyclables
(on privilégiera par exemple l'utilisation de plastiques
entièrement recyclables, permettant d'être réutilisés plusieurs
fois, au détriment de ceux qui n'ont de recyclable que le nom,
tels les PVC) ;
 remplacer le pétrole par des substituts végétaux : on parle de
"chimie verte".

Ces 3 pistes doivent être implémentées dans cet ordre précis. Cette
démarche "sobriété - efficacité - substitution" est comparable à la
démarche Négawatt, qui soit permettre d'aboutir à une meilleur
utilisation de l'énergie et au développement des énergies
renouvelables. On constate donc que cette démarche, virtuellement
applicable à tout domaine technique, est la seule alternative
vertueuse valable.

Cas des produits pétrochimiques


Les produits chimiques issus de l'industrie du pétrole ont des
applications dans des domaines très variés, que nous n'énumèreront
pas ici.

En reprenant une méthode calquée sur la démarche Négawatt, on


peut tout à fait réduire le besoin de ces produits chimiques, soit en
s'en passant, soit en faisant un usage plus raisonné (recyclage,
notamment), voire les remplacer par des substituts issue de la
chimie verte.

Certes, cette démarche à un coût : changer les habitudes,


développer de nouvelles filières, etc. Mais l'usage non maîtrisé des
produits pétroliers a également un coût pour la société
(environnemental, sanitaire, social, etc.). Ce coût est aujourd'hui
presque totalement supporté par la collectivité, pourtant il est mal
connu, voire caché (on parle de "coûts externes", ou
d'"externalités"). Or, passer d'une civilisation basée sur l'utilisation
massive de produits pétrolier à celle d'une civilisation vertueuse qui
n'en userait que parcimonieusement implique de raisonner en coût

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réel, c'est-à-dire intégrer les externalités pour comparer
objectivement la situation actuelle à son alternative.

Prenons le cas de l'agriculture. Les produits pétroliers sont utilisés


pour le traitement des cultures, afin de lutter contre les maladies,
les mauvaises herbes, et augmenter les rendements. Or, aujourd'hui
on constate que l'agriculture est un domaine d'activité sous
perfusion, qui bénéficie largement de subventions, lesquelles sont en
partie utilisées pour l'achat de produits phytosanitaires. C'est une
démarche que nous pouvons appeler une incitation à la
consommation de pétrole et dérivés. En parallèle, on doit instaurer
des quotas pour éviter les surproductions (alors que d'autres pays
on du mal à se nourrir !). En contrepartie, l'agriculture est l'un des
principaux responsables de la pollution des sols et des nappes
phréatiques, qui impliquent un suivi permanent et la mise en place
de mesures de protection de la nature (faune et flore), d'installations
de potabilisation de l'eau, etc. La collectivité fait donc fausse route
et en paie doublement les conséquences : en subventionnant l'usage
de produits phytosanitaires dérivés du pétrole, et en finançant des
mesures qui tentent d'en corriger les conséquences. Il serait
probablement plus judicieux et économique de financer des modèles
de production agricoles plus vertueux, comme l'agriculture
biologique. Mais ceci est un autre débat.

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CONCLUSION

Au terme de notre exposé, nous retenons que les produits


dérives du pétrole nuisent gravement à notre environnement et
au delà c’est toute l’industrie pétrolière qui est en danger. Face
à ce danger il faut songer à une alternative au pétrole.

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