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RUBLIQUE DE MADAGASCAR

Fitiavana –Tanindrazana – Fandrosoana


………………………..……….
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
………………………….……………..
UNIVERSITE DE MAHAJANGA
……………..…………..
Université de Mahajanga Faculté des Sciences, FACULTE DE SCIENCES DES TECHNOLOGIES ET
de Technologies et de l’ DE L’ENVIRONNEMENT
Environnement
La culture De l’éxcellence ……………………..
ECOLE DE TOURISME
…………………
Numéro de soutenance : 26/ET/15

Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du

Diplôme de LICENCE PROFESSIONNELLE en TOURISME

Option : Guide touristique professionnel bilingue Anglais - Français

Présenté par Monsieur JAO Sébastien

Soutenu publiquement le 08-Decembre-2015

Devant les membres de jury composés de :

Président de Jury : Professeur VOLOLOMBOAHANGY Randrianjafy


Enseignant-Chercheur

Examinateur : Madame TOMBOMIADANA Sabine


Enseignant-Chercheur

Encadreur pédagogique : Professeur RANARIJAONA Hery Lisy Tiana


Enseignant-Chercheur
1 2013
Année Universitaire : 2012-
Novembre 2015
RESUME
L’Ouest de Madagascar a sa particularité au niveau floristique, car l’on y rencontre de
nombreuses espèces endémiques et autochtones, vue son climat et sa végétation, ce qui attire
beaucoup de touristes nationaux et internationaux. L’Université de Mahajanga est l’une des
premières, à vision touristique mais aussi pour une meilleure conservation ex-situ des plantes.
C’est pourquoi elle collectionne des plantes endémiques et autochtones sur le campus
Ambondrona, Cette richesse est assez connue même au niveau local, c’est la raison pour
laquelle la présente étude, dont l’objectif est de faire connaître aux touristes nationaux ou
internationaux, mais aussi à la population locale l’existence des collections vivantes et mortes
en plantes endémiques et autochtones de l’Ouest sur le campus Ambondrona.Ces espèces
appartenant à ces familles y ont été recensées. Leurs valeurs ont été mises en évidence.
L’amélioration d’une telle collection sera intéressante pour une vision écotouristique.

Mots clés: Plantes endémiques, autochtones, Université de Mahajanga, Tourisme,


conservation ex situ.

ABSTRACT
The western Madagascar has its particularity on the floristic level because it meets
many endemic and indigenous species, for its climate and vegetation, which attracts many
national and international tourists. The University of Mahajanga is one of the first to tourism
vision but also for better ex- situ plant conservation. That is why she collects endemic and
native plants on campus Ambondrona , this wealth is fairly well known even at the local level
, this is the reason why the present study, whose objective is to promote national and
international tourists but also the local population there living collections and died in endemic
plants and indigenous west on Ambondrona campus. These species in these families have
been identified. Their values were identified. The improvement of such a collection is
interesting for ecotourism vision.

Keywords: Endemic plants, indigenous, University of Mahajanga, Tourism, ex situ


conservation.

I
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce
travail.

Notre gratitude et sincères remerciements s’adressent à :

 Monsieur le Post-Président de l’Université de Mahajanga Professeur RABESA


ZAFERA Antoine pour nous avoir donné l’occasion d’introduire notre filière de
tourisme à l’Université de Mahajanga.
 Madame le Directeur de l’Ecole de Tourisme AMINA Soilihi de nous avoir accéder de
tracer notre avenir dans ce filière.
 Madame le Professeur RANARIJAONA Hery Lisy Tiana, qui est mon encadreur
pédagogique, pour avoir consacré son temps à la réalisation de nos recherches et pour
nous avoir dirigés avec patience et compréhension.
 Tous les membres de jury et les enseignants de l’Ecole de Tourisme pour leurs
connaissances et conseils qui nous ont bien servis.
 Tous les membres de la famille particulièrement ma mère LEMY Anne Augustine pour
les appuis et les assistantes moralement et financièrement tout au long de ce travail.
 Tous les étudiants de notre promotion dans l’Ecole de Tourisme pour l’encouragement
durant ce travail.
 Toutes les personnes qui ont contribué de loin et de près à la réalisation de nos
recherches jusqu’à la phase finale.

II
SOMMAIRE
Résume ………………………………………………………………...……………… I

Remerciements ………………………………………………………………………... II

INTRODUCTION…………………………………………………………………….. 1

PREMIERE PARTIE: GENERALITES ET LOCALISATION DE SITE D’ETUDE

Chapitre I-Généralités est localisation de site d’Etude………………………………. 2

I.1. Généralités de la région Boeny………………………………………………… 2

I.2. Site d’études…………………………………………………………………… 5

DEUXIEME PARTIE : METHODOLOGIES ET LES PLANTES COLLECTEES AU

CAMPUS AMBONDRONA

II.1. Matériels ……………………………………………… ……………………….. 14

II.2. Les plantes collectées au campus Ambondrona……………………… ……. 17

II.3. Valeurs des espèces des plantes au campus Ambondrona…………………... 20

II.4.Utilisation de certaines espèces des plantes sur le campus université………… 21

TROISIEME PARTIE : RECOMMANDATIONS ET SOLUTIONS

III.1. Recommandations…………………………………………………………… 26

III.2. Solutions ……………………………………………………………………… 27

CONCLUSION…………………………………………………………………… 28

Bibliographie ………………………………………………………………………… 29

Annexes……………………………………………………….…………………….. i

Table des matières…….………………………………………………………….. 30

III
LISTE DES TABLEAUX
Tableau N°1: Liste des espèces endémiques et autochtones les plus réputées collectionnées
dans le jardin botanique du campus Ambondrona…………………………............................17

Tableau N°2: Liste floristique des espèces endémiques ou autochtones dans le jardin Mozea
Akiba………………………………………………………………………………………….18

Tableau N°3: Les valeurs médicinales des plantes…………………………………………. 20

LISTE DES PHOTOS


Photos n°1 : Typha angustifolia ou Vondrona (Typhaceae)………………………………….6

Photos n°2 : Pachypodium et Albizia lebeck………………………………………………...17

Photo n°3 : Ziziphus jujuba………………………………………………………………….……..18

Photo n°4 : Ravenala madagascariensis…………………………………………………….19

Photo n°5 : Tahina spectabilis et Delonix regia (Flamboyant)…………………………......19

Photo n°6 : Palmiers………………………………………………………………………...21

Photo n°7 : Ravenala madagascariensis……………………………………………………….….22

Photo n°8: Pachypodium rutenbergianum……………………………………………………..…23

Photo n°9: Delonix regia (Flamboyant)……………………………………………………24

Photo n°10 : Fougères……………………………………………………………………..24

IV
LISTE DES ABREVIATION
E.S.C.D Ecole de Science Chirurgien Dentaire
U.M.G Université de Mahajanga
UFR Unité de Formation et de Recherche
Sp Espèce
Ans année
C centimètre
°C Degré Celsius
Km kilomètre

Km² kilomètre carré

Km/h kilomètre par heure

m mètre
mm millimètre
N° Numéro
% Pourcentage

V
INTRODUCTION
Madagascar, un véritable musée vivant des écosystèmes variés, abrite de nombreuses
espèces très particulières, dont le degré d’endémisme est de 90% pour la flore (Goodman,
2008). De nombreuses espèces d’orchidées de la forêt tropicale, septespèces de Baobab contre
une seule pour toute l’Afrique (Cornu et Danthu, 2015). Des espèces de plantes
carnivoresparticulières y rencontrent, telles que le genre « Népenthès » dont le clapet se referme
sur l’insecte imprudent. Le sanctuaire de la nature a plus de 12000 espèces de plantes : 700
espèces d’orchidées, 150 variétés de palmiers et une abondance incroyable d’épice des bois
précieux exceptionnels comme le bois d’ébène, le palissandre, le bois de rose, les Baobab,
devant les forêts de Bambous géants et sans oublier le fameux « Arbre de voyageur »,
Ravenalamadagascariensis.De nos jours, le secteur touristique est en pleine essor surtout
l’écotourisme de Madagascar et cela affecte tous les secteurs du publique en privées car
l’écotourisme est un voyage basé sur la conservation, la valorisation et le respect de
l’environnement naturel et culturel.

L’Université de Mahajanga est l’une des premières Universités Malagasy, qui forme des
étudiants en Tourisme, héberge un musée régional qui est le Mozea Akiba, mais aussi valorisent
des plantes endémiques et/ou autochtones très réputées, caractéristiques de la Région de Boeny
sur son campus à Ambondrona.

Quelles sont les valeurs des plantes qui se situent dans le campus Ambondrona?
L’intérêt de l’écotourisme est basé sur la conservation, valorisation du milieu naturel pour la
découverte des paysages, faune, flore sauvage, terrestre et marine, qui ont une liaison sur les
ressources culturelles en découvrirent aussi les coutumes de la population locale, les traditions
local, danse traditionnelle, et qui donnent des bénéfices économiques pour la population locale
en conservant, respectant et valorisant les ressources naturelles et culturelles. Pour cela, le
campus Ambondrona héberge des plantes exceptionnelles et endémiques malagasy, ce qui lui
confère un atout très important sur l’écotourisme de la Région Nord-Ouest de Madagascar.
L’objectif du présent travail est de conscientiser la population locale, les touristes nationaux ou
internationaux, sur l’importance de l’écotourisme sur le campus Ambondrona. Pour mieux
cerner les problèmes nous allons voir en première partie la généralité est localisation de site
d’étude, dans la deuxième partie la méthodologie est les plantes collectées au campus
Ambondrona et enfin la conclusion suivie des recommandations et solutions.

1
PREMIERE PARTIE: GENERALITES ET
LOCALISATION DE SITE D’ETUDE

2
Chapitre I. GENERALITES ET LOCALISATION DE SITE
D’ETUDE

I.1. Généralités de la Région Boeny

La Région Boeny est l’une de vingt-deux régions de Madagascar, elle est située dans l’ex-
Province de Mahajanga, à l’Ouest de l’Île de Madagascar (150 000 % plus ou moins 3millions
d’habitants). La capitale de la Région de Mahajanga est frontalière de la Région de Sofia au
Nord-Est, de Betsiboka au Sud et de Melaky à l’Ouest. La population de la Région Boeny est
estimée à 700 000 habitants, la superficie est de 31046 km², la Région Boeny est divisée en 6
districts :

 Ambato-Boeny
 Mahajanga I (la ville de Mahajanga)
 Mahajanga II (hors ville de Mahajanga)
 Marovoay
 Mitsinjo
 Soalala

Dans la Région Boeny se trouve les sites naturels suivants :

I.1.1.Parc National de la Baie de Baly :

Se trouve dans le Nord-Ouest de Madagascar (150 km de Mahajanga) connu pour être


l’alliance réussie entre deux biodiversités différentes : l’écosystème terrestre et l’écosystème
marin côtier. La Baie de Baly est l’unique habitat de la tortue endémique ANGONOKA, une
tortue qui ne sort pas des frontières de Soalala, aussi appelé Astrochelys yniphora. C’est une
tortue rare dans son propre habitat naturel ; le fourré à bambous, endémique de Soalala. Les
lacs et marais parsemés ici et là dans le parc protègent aussi de grands oiseaux d’eau migrateurs
qui vivent en colonie ou des tortues d’eau douce classées en danger comme Erymnochelys
madagascariensis.

2
I.1.2. Parc National de Tsingy Namoroka :

Situé dans la partie Nord-Ouest de Madagascar, à environ 50 km au Sud de Soalala. Le


Parc National du Tsingy de Namoroka a un climat sec s’étalant sur sept mois et un climat
humide sur cinq mois seulement.

La pluviométrie est d’environ 115 cm par ans, et la température moyenne autour de 25°c.
Le Parc est connu par ses murs de Tsingy, caves, canyons, ainsi que ses bassins naturels.
Comme la plupart des parcs de Madagascar, le Parc National de Namoroka est connu pour la
diversité et l’abondance de sa nature sauvage. Sur les 81 espèces d’oiseaux qu’on peut y trouver,
31 sont endémiques à Madagascar et 23 autres espèces endémiques aussi, et les îles voisines.

Le Parc National de Namoroka est également le foyer de 30 espèces de reptile, 5 types de


ganguilles et 16 mammifères dont 8 lémuriens. Spécifiquement, Namoroka est le foyer des
espèces suivantes :

 Propithecus verreauxi appelé en Malagasy Sifaka


 Furcifer lateralis appelé en Malagasy Tarondro
 Nesomys lambertoni appelé en Malagasy Voalavo kibojenjy
 Potamochoerus larvatus appelé en Malagasy Lambo diya
 Crocodilus appelé en Malagasy Voay

Le Parc National de Namoroka abrite des espèces floristiques et faunistiques d’une endémicité
élevée.

I.1.3. Parc National d’Ankarafantsika :

Le Parc National d’Ankarafantsika se trouve dans le Nord-Ouest de Madagascar, c’est


une mosaïque de forêts denses et sèches.

Ankarafantsika est connu par ses lacs, dernières refuges d’espèces phares. Il est aussi un
repaire des Lémuriens et des Oiseaux endémiques comme le Pygargue de Madagascar
(Haliaeetus vociferoides). C’est une espèce endémique de Madagascar et c’est la seule espèce
de rapace diurne classe à l’état critique, Ankarafantsika est un repaire d’oiseaux et de lémuriens.

Huit espèces de lémuriens ont été observées à Ankarafantsika dont les fameux
microcébus, les plus petits primates au monde. 129 espèces d’oiseaux riches dans la forêt
d’Ankarafantsika, c’est un véritable paradis des ornithologues.

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75 d’entre elles en sont endémiques sans compter des reptiles endémiques locaux :
caméléons, iguanes, serpents et tortue d’eau douce et les crocodiles du lac Ravelobe. Ces
derniers peuvent passer sur le déversoir lors des crues et s’éparpiller à l’aval en attaquant parfois
les villageois.

I.1.4. Le Complexe Mahavavy Kinkony :

Il se trouve dans la province de Mahajanga, Région de Boeny, au sein du district de


Mitsinjo. Le Complexe est composé de plusieurs habitats naturels : fleuve, rivière, baie, et forêt
constituant le biotope du Complexe Mahavavy Kinkony. Avec 300 000 hectares, il fait partie
des plus grandes Aires Protégées de Madagascar. Il doit son nom au fleuve Mahavavy et au lac
Kinkony. Neuf espèces de primates, 30 espèces de poissons, 133 espèces d’oiseaux ont étés
répertoriées sur la diversité faunistique. Du point de vue floristique, une inventorisation de 246
espèces florales connues repartie dans le complexe. Le site est surtout connu sur sa richesse
Aviaire, surtout en oiseaux d’eau. Il est également un lieu d’hivernage pour les oiseaux
migrateurs tels que les flamants et diverses Sternes. Le type de climat combine avec les
formations pédagogiques ont engendré deux types d’écosystèmes régnant dans cette zone : la
forêt dense sèche semis-caducifoliée de la Tsingy et les savanes herbeuses à
Heteropogoncontortus.

Environ 200 espèces végétales ont étés recensées dans cette zone forestière, une centaine
d’espèces sont classées endémiques de l’île et une vingtaine non endémiques.

I.1.5. Manifestations culturelles

Dans la Région de Boeny vous pouvez assister à des différentes manifestations culturelles
traditionnelles. Les Fanompoana sont organisés tous les ans, en hommage aux défunts. Le
Fitampoha se tient tous les cinq ou sept ans. Au cours de cette cérémonie traditionnelle, les
objets sacrés appartenant autre fois aux anciens, conservés dans une « Mohara volamena »
(corne d’or), sont ressortis et immergés dans les eaux des grand cours. En respectant
scrupuleusement les usages (Fomba) vous pouvez assister à ces cérémonies.

La Région donne de très grandes potentialités naturelles (richesse forestières et minières,


ressources halieutique et agricole, cheptel bovin considérable et voie de communication
diverses : terrestre, aérien, maritime et fluviale).

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Des sondages pétroliers ont également eu lieu par des grandes compagnies internationales sur
terre et en mer.

Le sous sol est riche en divers minerais : fer, chrome, or, bitume, pierres d’ornementation
(quartz, béryl, célèstite, …). Des chinois s’intéressent aux minerais fer de Soalala où ils veulent
construire le plus grand port de Madagascar d’une capacité de 150 000 tonnes. Il est à espéré
que les investissements ne sera pas seulement un sens unique comme ils ont l’habitude de le
faire en Afrique, la population malagasy devant également avoir des retombées des ces
investissements.

Enfin, c’est une Région qui jouit d’un climat tropical chaud (température moyenne
annuelles de 25° avec 10° en moyenne d’amplitude thermique). Les saisons humides se situent
en Décembre et Avril, elles ont une moyenne de 1000 à 1500 mm d’eau par an, et celle de la
saison sèche. Les vents y sont modérés toute l’année (20-30 km/h) avec une prédominance de
l’Alizé subside.

De tout cela, la Région dispose d’une très grande diversité de formation végétale :
Mangrove riche en bois de construction et de chauffage, forêt dense sèche (palissandre,
ébène …), forêt ombrophile, savanes, formations marécageuses production de fibres végétales.

I.2. Site d’études

I.2.1. Les sites ciblés sur le campus Ambondrona :

L’environnement près des bâtiments de Resto rouge, de Resto bleue ; le jardin botanique
de l’Ecole Doctorale Ecosystèmes Naturels (EDEN) et le parcours Valorisation de la
Biodiversité Végétale (VBV) ; l’Espace vert dans l’enceinte de la Faculté de Sciences, de
Technologies et de l’Environnementet le Jardin de Mozea Akiba.

I.2.2. Historique du campus Ambondrona

Depuis 1980, la construction de l’Université de Mahajanga a débuté dans le quartier


d’Ambondrona. D’autant le quartier a été recouvert par un peuplement d’espèce dénommée
« Vondrona », appelée par son nom scientifique Typha angustifolia dans la famille des
Typhaceae. Il s’agit d’une plante aquatique qui supporte une inondation temporaire. Jadis, la
zone a été appelée : «Ambondon-drano » qui devient à nos jours «Ambondrona ».

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A cela, on estime que l’espèce existe encore dans cette zone (près de l’enceinte de l’IBA
et près de la cité des étudiants. (Photo n°1)

Photo n°1 : Typha angustifolia ou Vondrona (Famille des Typhaceae)

Source : Auteur, 2015

L’Université d’Ambondrona demeure un établissement public d’enseignement supérieur.


Situé à Mahajanga environ 9 à 10 kilomètre hors ville de Mahajanga vers le coté Nord-Est ; il
est reconnu de sa première Faculté qui est la chirurgie dentaire (E.S.C.D), qui fut le premier
centre Universitaire Régional de l’ex-Province de Madagascar. Les filières de médecine et
sciences naturelles n’ont été ouvertes qu’en 1982 pour former ou les reconstitués des 1983.

L’Université était composée de deux facultés et d’une institution à l’époque :

 Faculté de Médecine
 Faculté des Sciences
 Institution Odonto-Stomatologie Tropical de Madagascar

Mais à nos jours, depuis 2009, l’Université de Mahajanga sur le campus Ambondrona
comprend 9 établissements de formations payantes et en plus d’un musée appelé « Mozea
Akiba ».

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I.2.2.1. Carte n°1 : Mahajanga montrant le campus Ambondrona.

Source : carte interactive de Madagascar province de Mahajanga, 2014

I.2.3. Historique du Mozea Akiba

Le Mozea Akiba fait parti des formations qui ont été introduites au campus Ambondrona
pendant le mois de janvier et mars 2001.

Apres la journée internationale des musées, le 18 Mai 1993, la mise en place de l’unité
de cette formation de recherche Mozea Akiba a été faite à Mahajanga le 21 mai 1993 par
monsieur le Président de la délégation spéciale de la province autonome de Mahajanga
RAZAFITSALAMA Bertrand.

Ce moment bien précis, il se trouvait au bord du village touristique, la responsable de


la gestion touristique, Madame le Professeur RAMANIVOSOA Beby qui était le chef de la
direction Scientifique et Académique. Depuis ce temps, les activités sont basées sur la
conservation du patrimoine culturel et naturel qui sont focalisées dans la Région Nord-Ouest
de Madagascar en vu de protéger, d’éduquer et d’exposer au profit des générations futur.

7
De ce fait, en tant qu’institution de recherche, le Mozea Akiba a été déjà rattaché à
l’Université de Mahajanga avec les six employés dont quatre ont été intégrés comme
fonctionnaire de l’Etat. En effet, le mois de mars 2012, Docteur RAVELOSON Herimalala
Enseignant-Chercheur à la Faculté des Sciences est nommé Directeur de l’UFR Mozea Akiba
jusqu'à nos jours.

I.2.3.1. Les activités du Mozea Akiba

 Juillet, Août, Septembre 1993 : confection de dépliant et lancement de publicité sur


l’exposition permanente au musée.
 Octobre, Novembre, Décembre 1993 : recherche de collaboration et de partenariat.
Participation de la direction du Mozea Akiba sur la politique forestière de Madagascar.
 En 1994 : exposition permanente au musée améliorée suivant les projets émanant des
chercheurs et des différentes collaborations de partenariat nationales et internationales.
 En 1995 : participation du Mozea Akiba à la XVII éme conférence générale du conseil
International des Musées à Stavanger Norvège.
 Juin 1996 : participation a une levée de fonds effectués à Mahajanga pour la
restauration du palais de la Reine.
 En 2001 : accord de collaboration entre Musée et le CNRS Paris pour la recherche en
Paléontologie.
 En 2005 : cérémonie de signature sur le projet : conservation des portes et des fenêtres
sculptée Indo-Arabes à Madagascar entre l’ambassadeur des Etat Unies et de Mozea
Akiba en la personne du Professeur RAMANIVOSOA Beby qui était Directeur de
l’U.F.R Mozea Akiba.

I.2.4. Les institutions

A partir du mois de Janvier 2011, beaucoup des formations payantes ont été introduite
au campus d’Ambondrona ; et qui sont rattachés à l’Université d’Ambondrona jusqu'à nos
jours.

I.2.5.L’écotourisme

I.2.5.1: Définition
Le terme d’écotourisme est récent ; la définition qu’en donne la TIES (Société Internationale
de l’Écotourisme) date de 1991: « L’écotourisme est un voyage responsable dans des
environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés ».

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L’écotourisme ou le tourisme vert est une des formes du tourisme durable, plus centrée
sur la découverte de la nature (écosystèmes, mais aussi agro- systèmes et tourisme rural), voire
d’écologie urbaine (jardins écologiques, Espaces verts écologiques, réserves naturelles urbaines
et autres sujets du domaine de l’écologie urbaine…).

Nous pouvons visiter et observer des espèces particulières comme des Lions ou des
Eléphants au Kenya, ainsi que l'observation et/ou l'étude des oiseaux ou des baleines grâce à
l’écotourisme. Ce mode de tourisme s'adapte aussi bien aux pays développés comme la France,
où il y est d'ailleurs défendu par l'Association française d'écotourisme depuis 2005, ainsi que
par d'autres associations nationales de l'écotourisme en Europe et en Australie.

I.2.5.2. Développement et perspective

L'écotourisme est l'un des secteurs qui connaît le plus fort taux de développement dans le
monde, à l'inverse du tourisme de masse qui dégrade les milieux naturels, en intégrant une
dimension éthique . Des guides de bonnes pratiques apparaissent, dont pour la prise en compte
de la biodiversité dans les hôtels. Pour cela l’écotourisme fait accélérer et redresser l’économie
d’un pays par le découvert des faunes et flores sauvages et aussi l’étude des différentes espèces
animales et végétales.

I.2.5.3. Les Principes et critères de l’écotourisme


L'association des principes de l'écotourisme avec ceux du développement durable (et donc
de la conservation de la nature) rencontre les faveurs de nombreux organismes internationaux
(ONU, ONG, Gouvernements et leurs agences..). Il doit pour ces derniers satisfaire à plusieurs
critères, tels que :
 La « conservation », nécessaire à la préservation de la biodiversité et de ses fonctions...
à travers la protection, voire la restauration des écosystèmes. L'opérateur touristique
devrait justifier de l'absence d'efforts de conservation quand de tels efforts n'existent
pas ;
 Éduquer des voyageurs sur l'importance de la conservation ;
 Respect de la diversité culturelle et ses liens à l'environnement ;
 Minimiser les impacts négatifs sur la nature et la culture que pourrait endommager une
activité touristique (incluant le voyage pour l'accès à la destination) ;
 Les revenus et autres bénéfices tirés de l'écotourisme doivent directement bénéficier aux
populations de l'aire concernée et à celles qui en sont riveraines, et être utilisés pour la

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protection, gestion, restauration, conservation et surveillance de la nature et des zones
protégées (marine et terrestre)
 l'encouragement du développement durable, en fournissant des emplois aux populations
locales et autochtones pour éviter la perturbation de l’écosystème.
 le partage des bénéfices socio-économiques et socioculturels avec les communautés
locales, en obtenant leur plein accord et accord éclairé, pour une participation à l'activité
éco- touristique et à la gestion de ses impacts.

Pour de nombreux pays, l'écotourisme n'est plus préconisé comme une activité marginale
destinée à financer la protection de l'environnement mais parce qu'il y est devenu un secteur
moteur d'une économie nationale, et un moyen de générer des revenus. Par exemple, dans des
pays tels que le Kenya, l'Équateur, le Népal, le Costa Rica et Madagascar, l'écotourisme est
devenu la principale source de devises.

I.2.6. Définition du mot musée

I.2.6.1. Définition

Étymologiquement, le terme musée vient du mot grec muséum, qui veut dire temple et
lieu consacré aux Musées, divinités des arts. Ce terme désigne le premier « musée » construit à
Alexandrie vers 280 avant Jésus Christ par Ptolémée IerSôter, fondateur de la Dynastie grecque
des Lagides en Égypte. C'est un ensemble faisant office à la fois de sanctuaire et de foyer de
recherches intellectuelles. Les musées ont pour mission de conserver le patrimoine dans des
conditions optimales et de l’autre, elles doivent les mettre en valeur auprès du public. Institution
publique au départ, le « musée » vise à rendre accessible à tout le patrimoine collectif de la
Nation, l'idée du beau et du savoir à travers une sélection d'objets. Le musée montre l'art, mais
aussi la science, la technique, l'histoire, toutes les nouvelles disciplines porteuses de progrès et
de modernité. Pour cela le musée a pour rôle de conserver, de valoriser tous les produits
patrimoine d’un pays.

I.2.6.2. L'émergence du « musée »

C'est à la Renaissance, notamment en Italie, qu'on nomme ainsi des galeries où sont réunis
des objets d’arts. Le mot musée conserve (sous sa forme latine, muséum) l'idée de lieux habités
par les Musées. Mais la signification qui renait se précise dans l'Italie de la seconde moitié du
XVe siècle, à la période de la Renaissance.

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Les princes italiens sont les premiers à envisager l'idée d'une collection de tableaux et de
sculptures, rassemblés, offerts aux regards des voyageurs et des artistes à l'intérieur des cours
et des jardins. Ils associent les notions d'œuvre d'art, de collection et de public (très restreint au
départ car il ne concerne que des invités des princes, soit bien souvent d'autres princes...),
préfigurant ainsi le concept de « musée des arts ».

À la fin du XVIIIe siècle, le mot de muséum est délaissé en faveur de celui de « musée »
(le terme de « muséum » désigne aujourd'hui plutôt, en France, les musées consacrés aux
sciences naturelles).Le musée et la collection publique, tels que nous les connaissons
aujourd'hui, sont une invention du XVIIIe siècle, et peut être considérée comme le fruit de la
philosophie des Lumières.

En France, une « collection publique » a été constituée dès 1540 à Lectoure (Gers), plus
quelques stèles et autres monuments épigraphiques mis au jour lors de travaux dans le chœur
de la cathédrale. Mais c'est en 1694 que voit le jour le premier musée public à Besançon
(Franche-Comté). Ailleurs dans le pays, c'est la Révolution qui met véritablement en place les
premiers musées, pour mettre à la disposition des citoyens les œuvres d'art des collections
royales ou celles confisquées aux nobles et aux congrégations religieuses. Le musée, lieu
officiel de l'exposition de l'art, occupe dès lors une place centrale dans la vie de la cité. À Paris,
le palais du Louvre est choisi pour devenir un musée en 1793, à la suite d'une première
présentation des tableaux du roi au palais du Luxembourg de 1750 à 1779.

I.2.7. Développement historique des musées


I.2.7. 1. De l'Antiquité au Moyen Âge

Au Moyen Âge, c'est le collectionnisme qui fait son apparition, grâce aux trésors des
églises médiévales et des temples anciens qui deviennent pour les rois et les nobles des réserves
de matières précieuses. Sans oublier les ivoires et les tapisseries qui accompagnent les nobles
de château en château. De plus, les portraits d'une bourgeoisie naissante répandent en Europe
le format du tableau et les peintures historiques de grandes dimensions ornent les galeries des
châteaux devenus lieux de représentation et de pouvoir à partir du XVe siècle.

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I.2.7. 2. De la Renaissance au XVIIIe siècle

C'est à cette époque que l'idée de musée refait son apparition : c'est alors la période de la
Renaissance, période où l'on redécouvre l'Antiquité, à travers notamment les textes des
philosophes grecs et romains (Platon, Aristote, Plutarque…). Parallèlement, on découvre dans
le sous-sol italien des vestiges matériels de l'Antiquité, et notamment les restes de colonnes,
statues, vases, monnaies, fragments gravés... que l'on commence à collectionner. D'abord les
papes qui, avec Sixte IV, initient les collections des musées du Capitole en 1471, les humanistes
et les princes, tels que Cyriaque d'Ancôme ou Niccolo Niccoli conseiller de Côme l'Ancien de
Médicis, mais aussi la famille Borghèse et la famille Farnèse, puis au cours du temps de riches
bourgeois épris de culture et d'Histoire. De nombreuses collections de médailles et d'antiques
s'établissent un peu partout en Italie. Aux médailles (c'est-à-dire des monnaies), on ajoute les
portraits d'hommes illustres, comme Paul Jove qui décide le premier d'exposer sa collection de
pièces et de 400 portraits d'hommes importants de son temps. En 1521, Il les présente dans une
maison construite pour l'occasion à Borgo-Vico, à côté de Côme. En référence au museum de
l’Antiquité il décide d'appeler cet endroit musée. Les collections vont se multiplier et passionner
les princes et autres curieux. Les musées vont alors fleurir dans toute l'Europe et chacun y voit
une vitrine de sa puissance. Du milieu du XVIe siècle au XVIIIe siècle, avec la multiplication
des voyages d'exploration, vont s'y ajouter des collections d'Histoire naturelle. C'est l'âge d'or
des cabinets de curiosités. Toutes ces collections vont peu à peu s'organiser par spécialités à
partir de la fin du XVIIe siècle, et s'ouvrir petit à petit à un public plus large que celui des princes
et savants. Le Cabinet d'Amerbach à Bâle est le premier ouvert au public en 1671, suivi de près
par le musée Ashmoléen d'Oxford en 1683.

I.2.7. 3. À partir de 1975

C’est le moment où le marché de l'art commence à s'emballer, une série impressionnante de


constructions, extensions, rénovations affectent le monde des musées dans les métropoles et les
villes moyennes, mobilisant les architectes les plus réputés. Ces musées, qu'ils soient modernes
s’organisent désormais en de véritables centres culturels : outre les espaces d'expositions,
permanentes ou temporaires, ils accueillent des équipements divers : centres de recherches, de
documentation ou de restauration d'œuvres, parfois des bibliothèques publiques, salles
audiovisuelles, des ateliers pédagogiques, ainsi que des surfaces importantes pour l'accueil,
l'information et l'orientation des visiteurs, le but est d'attirer toujours plus de visiteurs. Ainsi,
les

12
musées accueillent en leur sein de multiples activités, peuvent éditer des livres, organiser
des concerts ou des conférences.

De ce fait, ces grands musées deviennent des centres d'activités multiformes, ancrés au
cœur de la cité et caractéristiques d'une époque où le spirituel et la consommation sont
étroitement mêlés dans ce qu'il est convenu d'appeler la vie « culturelle ».

I.2.8. Organisation des musées

I.2.8. 1. Fonctions

Le musée se voit attribuer trois fonctions essentielles : collecter, conserver et exposer.


Les musées font l'objet de disciplines propres :

 la muséologie, dédiée à l'étude de l'institution et de sa fonction sociale,


 la muséographie, plus précisément chargée des aspects opératoires tels que
l'architecture, les installations, l'organisation des musées.

I.2.8. 2.Statuts et droit

En France : Le domaine muséal français est réglementé au quatrième livre du Code du


patrimoine. Initialement l'ordonnance n°45-1546 du 13 juillet 1945 portant sur l'organisation
provisoire des musées des beaux-arts venait réglementer ce domaine. Ce texte distinguait trois
types de musées :

 les 24 musées nationaux,


 la dizaine de musées classés,
 le millier de musées contrôlés, sous la tutelle de la Direction des Musées de France du
ministère français de la Culture (aujourd'hui service des musées de France, rattaché à
la Direction générale des patrimoines).

L'article L410-1 du code du patrimoine a élargi la définition du musée comme « toute


collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un
intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l'éducation et du plaisir du public ».

13
DEUXIEME PARTIE :
METHODOLOGIES ET LES PLANTES
COLLECTEES AU CAMPUS
AMBONDRONA

14
Chapitre II. METHODOLOGIES ET LES PLANTES
COLLECTEES AU CAMPUS AMBONDRONA

II.1. Matériels et méthodes d’études :

II.1.1. Matériels

 Ordinateur.
 Appareil photo numérique.

II.1.2. Méthodes d’étude

II.1.2.1. Recherches bibliographiques

Pour savoir les espèces des plantes au campus Ambondrona; les différentes valeurs ont
été notées pour ces espèces qui nous intéressent descente sur le terrain et au laboratoire.

II.1.2.2. Conservation ex-situ

Un inventaire des différentes espèces des plantes a été reboisés au campus dans la
collection vivante afin de savoir les différentes espèces des plantes collectionnées. La collection
vivante se situe en parallèle à l’enceinte de l’école de tourisme.

II.1.2.3 Collection mortes

Les espèces recensées par les chercheurs de l’U.M.G sont mises en herbiers dans le
laboratoire de Biodiversité Végétale. Une visite du laboratoire aurait dû s’effectuer mais malgré
les problèmes de l’insécurité sur le campus dû au grève faite par les étudiants. Nous nous
contentons sur des documents, produits à l’issue de la recherche, la consultation pour savoir les
différentes espèces des plantes dans les collections mortes de l’Université de Mahajanga. Nous
avons noté les localités des espèces collectionnées dans les laboratoires.

II.1.2.4. Sélections des espèces pour les collections mortes

Il faut signaler que dans le secteur en écotourisme, les touristes scientifiques exigent
souvent des noms scientifiques aux plantes. De ce fait, les étudiants sont formés en Flore à
attrait touristique, ayant accès à un laboratoire de Biodiversité Végétale, où l’on trouve des
échantillons de plantes collectées dans différentes forêts de Madagascar.

14
C’est le cas des forêts aux habitats naturels qui sont les localités plus fréquemment
visitées par les touristes : la forêt Ranomafana, la forêt d’Ankarafantsika, le cirque rouge et la
forêt d’Antrema.

II.1.2.5. Localisation des sites cibles

La figure suivante donne le plan du campus universitaire Ambondrona.

Figure 1 : Plan du campus Ambondrona avec les légendes

15
Figure n°1 : Plan du campus universitaire d’Ambondrona

Source : Auteur, 2015

16
II.2. Les plantes collectées au campus Ambondrona

II.2.1. Collections vivantes dans le jardin Botanique

Le tableau suivant donne la liste des plantes endémiques collectionnées vivantes dans le
jardin botanique du campus Ambondrona.

Tableau N°1: La liste des espèces endémiques et autochtones les plus réputées collectionnées
dans le jardin botanique du campus université d’Ambondrona.(Photo n°2)

Famille Genre et espèce Origine Répartition


géographique
Malvaceae Adansonia rubrostipa Endémique Morondava
Adansonia grandidieri Endémique Morondava
Adansonia digitata Afrique Mahajanga
Fabaceae Dalbergia sp Endémique Mahajanga
Arecaceae Tahina spectabilis Endémique Analalava
Meliaceae Khaya madagascariensis Endémique Mahajanga
Apocynaceae Pachypodium Endémique Mahajanga
rutenbergianum

Photos n°:2 Pachypodium(Apocynaceae) et Albizia lebeck (Fabaceae)

Source : Auteur, 2015

17
II.2.2. Collections vivantes à côté du Resto Rouge

La famille de plante Malvaceae, avec la fameuse espèce Adansonia madagascariensis :

Elle à 21 ans actuellement mais encore de petite taille, environ 1m50, dont le tronc est de
10 cm. Elle est originaire d’Ankarafantsika. Cette espèce a été plantée en Mai 2013 par le
président de l’U.M.G et son équipe. C’est un don d’un chercheur botaniste Docteur
Randrianjafy Zarasoa J.N, ex-directeur du Parc National Ankarafantsika dans les années 1980.
Ce dernier a essayé de faire germer une centaine de graines, et seulement une graine
d’Adansonia madagascariensis germé. Elle est caduque en saison sèche et feuillée pendant la
saison humide.

II.2.3. Dans le jardin du MozeaAkiba

Voici une liste floristique de quelques espèces endémiques ou autochtones dans le jardin du
Mozea Akiba (photos n°3 et 4).

Tableau N°2: Liste floristique des espèces endémiques ou autochtones dans le jardin du Mozea
Akiba.

Famille Genre et espèce


Strelitziaceae Ravenala madagascariensis
Apocynaceae Pachypodium rutenbergianum
Pachypodium sp
Rhutaceae Ziziphus jujuba
Anacardiaceae Mangifera indica
Photos n°3: Ziziphus jujuba (Rhutaceae)

Source : Auteur, 2015

18
Photos n°4: Ravenala madagascariensis (Strelitziaceae)

Source : Auteur, 2015

II.2.4. Collection vivante dans l’espace vert de la Faculté des Sciences de


Technologies et de l’Environnement (FSTE)
Dans cette zone nous avons rencontré différentes espèces des plantes comme : Bismarckia
nobilis ; Ravenala ; Ziziphus jujuba ; Pachypodium ; Pinus patula ; Acacia mangium ; Delonix
regia ;Tahina spectabilis…….. (Photo n°5)

Photo n°5:Plantes et fleures de Tahina spectabilis (Arecaceae)

Source : http:// altitude tropicale.forums-actifs.com

19
II.2.5. Collection morte au laboratoire de Biodiversité végétale

Ces collections sont étés transformées en herbiers pour les mettre au laboratoire de
biologie végétale :

 Herbiers de cirque rouge :


Arecaceae ; Fabaceae ; Rubiaceae ; Euphorbiaceae ; Erythroxylaceae.
 Herbiers d’Ankarafantsika :
Adansonia madagascariensis ;
 Herbiers de Ranomafana :
Cyatheaceae –Pteridaceae – Polypodiaceae – Huperziaceae – Lycopodiaceae - …

II.3. Valeurs des espèces des plantes dans le campus Ambondrona.

Tableau N°3 : Les valeurs médicinales des plantes.

Famille Genre et espèces Usage


Arecaceae Chrysalidocarpus sp (Kindro) Contre le manque
Bismarckia nobilis sp (satrabe) d’appétit.
Construction de toiture des
maisons.
Euphorbiaceae Acalypha (Bemanitra) Contre la diarrhée
Erythroxylaceae Erythroxylum nitidilum Contre rougeole
(Hazorevaka)
Fabaceae Dalbergia sp (Manary) Bois de construction
Rhutaceae Ziziphus jujuba (Mokonazy) Contre le diabète
Malvaceae Adansonia rubostipa Fruits : comestible
Adansonia grandidieri Ecorce : contre la fièvre
Adansonia digitata
Adansonia madagascariensis

20
II.4. Utilisations de certaines espèces des plantes sur le campus universitaire

Ambondrona

II.4.1. Les plantes de la famille Arecaceae

Photo n°6 : Le Palmiers

Source : Auteur, 2015

II.4.1.1. Utilisations des palmiers :

 usage alimentaire : noix de coco, sucre, vin de palme, huile de palme.


 usage industriel : cire de palmier, fibres textiles (raphia,).
 usage ornemental : parcs et jardins, avenues, plantes d'appartement.
 usage médical : surtout pour l’usage traditionnel (massage).
 construction : dans de nombreux pays (Polynésie, Panama, Thaïlande, Philippines,
Nouvelle-Guinée, Indonésie, Amazonie), les palmiers servent de matériel de construction. Tout
d'abord, on se sert des stipes des palmiers pour établir la structure principale de la construction
(charpente, poutre). Ensuite, pour réaliser la toiture, on se sert des feuilles qui ont la propriété
de former une excellente couche étanche. Les cloisons intérieures, quant à elles, sont réalisées
à partir de folioles tressées.

21
II.4.2. La famille des plantes Strelitziaceae

II.4.2.1. Ravenala madagascariensis

Photo n°7 : Ravenala madagascariensis

Source : www.aujardin.info, 2014

II.4.2.2. Usages traditionnels de l'arbre du voyageur

Les cases traditionnelles de Madagascar sont construites avec les diverses parties de
l’arbre. Le tronc coupé en latte fera office de plancher, les feuilles seront utilisées pour la toiture
et les pétioles fendus serviront de panneaux muraux. Le cœur du Ravenala encore jeune est
comestible, il est cuisiné en accompagnement de riz. Les graines seront quant à elles utilisées
pour produire de l'huile.

L'arbre du voyageur devrait son nom à sa capacité à stocker de l'eau à la base de ses
feuilles et au secours qu'il apporta aux voyageurs assoiffés.

II.4.3. La famille des plantes Apocynaceae

II.4.3.1. Utilisation

Parmi les Apocynacées, plusieurs espèces ont été utilisées pour obtenir du caoutchouc.
Aujourd'hui cette famille donne de nombreuses plantes ornementales ainsi que des plantes
médicinales. La prune du Natal est le fruit comestible de Carissa macrocarpa.

22
Le latex de certaines espèces du genre Pachypodium était utilisé par les bochimans pour
empoisonner leurs pointes de flèches.

Photos n°8 : Pachypodium rutenbergianum

Source: Auteur, 2015

II.4.4. La famille des plantes Fabaceae.

II.4.4.1. Utilisation

La famille Fabaceae joue un rôle très important sur l’économie, comme source de protéine
végétale pour l’alimentation animale ou humaine qui ne nécessite pas d’engrais azotés.

Une particularité métabolique chez les Fabacée est la présence d’une hémoprotéine
fixatrice de dioxygène. Cette protéine se trouve dans les nodules des racines et permet de fixer
l’oxygène pour former un milieu anaérobie favorable à la fixation. Le genre d’espèce Dalbergia
est une plante ornementale pour la construction des maisons, des meubles…L’espèce Delonix
regia ou flamboyant est surtout utilisée comme plante ornementale sur le campus et dans la
ville de Mahajanga.

23
Photo n°9 : Plantes et fleurs de Delonix regia (Flamboyant)

Source : Auteur, 2015

II.4.5. La famille des plantes Cyatheaceae

II.4.5.1. Utilité desfougères.

Les fougères jouent un rôle très important sur la protection des sols contre l’érosion, la
dégradation du terrain. Ces plantes protègent aussi la forêt en assurant son équilibre avec les
milieux et donnent aussi un habitat très agréable pour les espèces animales.

Photos n°10 : Fougères

Source : Guide du jardin et des forêts, Copyright Kramer Steven, 2014

24
II.4.6. La famille des plantes Erythroxylaceae

II.4.6.1 Utilisation

La famille Erythroxylaceae à des plantes qui ont un rôle médicinal, par exemple le genre
Erythroxylum nitidilum appelé en malagasy (Hazorevaka) qui peut guérir la Rougeole.

Le genre Erythroxylum(les cocaïers) et le genre Erythroxylum novogranatense (morris)


donne des médicaments analgésiques pour diminuer les douleurs.

Utilisation pour anesthésier la bouche en cas d’apte, de douleur dentaire ou


d’inflammation des gencives. Pour cas de colite aigue non infectieuse, comme « spasmolie ».

Dans de nombreuses sociétés, les plantes médicinales ont un rôle de soins préventifs,
d’entretien du corps voire d’embellissement. Ces usages peuvent faire l’objet de valorisations
industrielles (plantes cosmétique). Les usages traditionnels des plantes ne sont pas seulement
médicinaux. Elles peuvent servir de colorants d’insecticides pour les cultures.

25
TROISIEME PARTIE :
RECOMMANDATIONS ET SOLUTIONS

26
III.1. Recommandations

Durant nos recherches nous avons eu l’occasion de connaitre beaucoup d’espèces des
plantes appartenant aux familles différentes. Et puis nous avons remarqué que le campus
universitaire Ambondrona a un atout sur le plan économique et touristique, voilà les familles
des quelques espèces des plantes rencontrées au campus universitaire Ambondrona:

 Malvaceae : Adansonia rubrostipa, Adansonia grandidieri, Adansonia digitata.


 Fabaceae : Dalbergia sp.
 Arecaceae : Tahina spectabilis, Bismarika nobilissp (satrabe)
 Strehitziaceae : Ravenala madagascariensis
 Apocynaceae : Pachypodium sp
 Rubiaceae : Ziziphus jujuba

Beaucoup de personnes trouvent de bonnes santés sur ces espèces des plantes et d’autres
aussi gagnent d’avantage sur les constructions des maisons. A cause du coupage incontrôlé de
ces espèces qui provoquent leurs disparitions, et aussi la perturbation de l’écosystème. La
majorité de la population qui se situe à la périphérie du campus d’Ambondrona ne sait pas
l’importance essentielle de ces espèces dans l’environnement.

Le non surveillance et la négligence de ces espèces provoquent le trouble de


l’environnement comme l’existence de bétail qui piétonne les jeunes plantes et qui dévore aussi
les feuilles de ces espèces. La construction des maisons en dure aux périphéries de l’Université
d’Ambondrona sans permission des personnes responsables provoquent la désertification de
ces espèces.

De cette façon, le manque des circuits touristiques provoquent le non-respect de


l’endroit ; et aussi l’inexistence de panneau de signalisation qui montre la loi en vigueur.
Beaucoup de problèmes se manifestent au campus Ambondrona au niveau de la flore mais
aucune personne qui rendre compte, or la flore qui se situe au campus Ambondrona est très
spécifique car l’endroit s’adapte beaucoup à des différentes espèces des plantes. Certaines des
espèces sont rares est menacées par la déforestation.

26
III.2. Solutions

 L’Université de Mahajanga est un endroit riche en flore, vue la rencontre des


différentes espèces des plantes dans cette zone, nous avons pu faire des recherches
concernant quelques espèces des plantes au sein de ce dit campus ; et nous avons
abouti à savoir quelques plantes qui ont une utilité très importante dans la vie
humaine. Et puis nous avons remarqué aussi que ces quelques espèces des plantes
ont aussi un attrait touristique.
 Durant notre recherche, nous avons découvert beaucoup de familles des plantes
dans ce lieu ; et il a même des familles endémiques de la Région Boeny et des
familles introduites. Toutes ces différentes sortes des familles des plantes peuvent
s’adapter au campus universitaire d’Ambondrona. Pour cela, il faut conscientiser
la population de protéger, respecter et valoriser la flore qui est au campus
universitaire Ambondrona, en leur expliquant l’importance des espèces des
plantes.
 Créer aussi un circuit touristique pour le visiteur pour protéger ces espèces, mettre
des panneaux montrent la loi en vigueur, et de ne pas laisser entrer ni bétail et ni
couper des arbres sans avoir la permission des personnes responsables. Chercher
un endroit pour déplacer les personnes qui vivent à la périphérie du campus
Ambondrona. Eduquer la population d’éviter les feux de brousse et la culture sur
brulis en leur proposant une autre solution qui peut les convaincre.
 La délimitation foncière du campus universitaire est très nécessaire en faisant la
clôture pour sauvegarder ces plantes.

27
CONCLUSION
En définitive, vu l’existence des différentes espèces des plantes qui ont une liaison
touristique et médicinale, le campus universitaire de Mahajanga peut augmenter le devise de
l’Etat sur le plan économique et social grâce à la fabrication des médicaments pour traiter
plusieurs maladies.

Ces espèces végétales endémiques ou autochtones sont une très grande richesse et
unique ; elles attirent les touristes nationaux et internationaux, mais aussi également la
population locale car elle enrichit les connaissances des étudiants, des élèves, et les malagasy.

Donc, pour favoriser l’écotourisme à Madagascar, il faut toujours renforcer et améliorer


les collections des plantes vivantes, mais aussi publier l’existence d’une telle richesse pour tout
le monde.

28
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- Cornu C. et Danthu P. Baobabs de Madagascar. Guide d’identification illustrée.
CIRAD.(2015).
2- Goodman. Paysages naturels de Madagascar. Edition Goodman. (2008).

WEBOGRAPHIE
Recherché le 28/04/2014 :

01-www.aujardin.info ,
0-2-www.theplantlist.org
03-www.britannica.com/EBchecked/.../Apocynaceae04-
www.thecompositaehut.com/plantes/brows_malvaceae?...
05www.efloras.org/florataxon.aspx?rubiaceae_id=2&taxon_id
06-www.kew.org/categorie:Malvaceae.?
07-www.plantes-botanique.org/famille_Arecaceae?221
08-www.mi-aime-a-ou.com/FABACEAE.php
09-http://www.jardinexotiqueroscoff.com/site/genre/112/1/3/cyathea/cyathea-dealbata
10-http://anthropogen.com/2012/07/10/erythroxylaceae-erythroxylum-mannii-gabon-central-
west-africa/
11http://www.redorbit.com/education/reference_library/science_1/plants/1112586205/erco41/

Recherché le 09/11/2015 :

12-www.voyageons-autrement.com/croisiere.html

13-www.muséesconfluences.fr

14-www.écotourisme-magasine.com/rubrique/découvrir/reportage

15-www.cairn.info/revue-Afrique-contemporain

16-http://altitude tropicale.forums-actifs.com

17-http://gardenbreizh.org/photo/JR/photo-373519.html
TABLE DES MATIERES
Résumé……………………………………………………………………………………I
Remerciements…………………………………………………………………………...II
Sommaire ……………………………………………………………………………… III
Liste des tableaux………………………………………………………………………...IV
Liste des photos……………………………………………………………..………….…IV
Liste des abréviations…………………………………………………………...…………V
INTRODUCTION……………………………………………………………….………..1
Chapitre I : GENERALITES EST LOCALISATION DE SITE D’ETUDE
I.1. Généralités de la région Boeny……………………………………………….....…. ….2
I.1.1. Parc National de la Baie de Baly……………………………………………2
I.1.2. Parc National de Tsingy Namoroka………………………………………….3
I.1.3. Parc National d’Ankarafantsika...................................................................3
I.1.4. Le Complexe Mahavavy Kinkony…………………………………………..4
I.1.5. Manifestations culturelles………………………………………………….....4
I.2. Site d’études………………………………………………………………………..5
I.2.1. Les sites ciblés au campus d’Ambondrona……………………………….....5
I.2.2. Historique du campus d’Ambondrona………………………………….......5
I.2.2.1. Carte n°1 : Mahajanga montrant le campus d’Ambondrona…....…….7
I.2.3. Historique du Mozea Akiba…………………………………………………7
I.2.3.1. Les activités du Mozea Akiba……………………………………….....8
I.2.4. Les institutions…………………………………………………………..…...8
I.2.5.L’écotourisme………………………………………………………………...….8
I.2.5.1 Définition……………………………………………………………..……..…8
I.2.5.2. Développement et perspective………………………………………..……….9

I.2.5.3. Les Principes et critères de l’écotourisme………………………….............9

I.2.6. Définition du mot musée………………………………………………….. 10

I.2.6.1. Définition…………………………………………………………………. 10
I.2.6.2. L'émergence du « musée »…………………………………………...… 10

I.2.7. Développement historique des musées………………………………….….. 11

I.2.7. 1. De l'Antiquité au Moyen Âge…………………………………………… 11

I.2.7. 2. De la Renaissance au XVIIIe siècle………………………………..….. 12

I.2.7. 3. À partir de 1975……………………………………………………….… 12

I.2.8. Organisation des musées………………………………………………..…. 13

I.2.8. 1. Fonctions……………………………………………………………….….13

I.2.8. 2.Statuts et droit………………………………………………………….... 13

Chapitre II : METHODOLOGIE ET LES PLANTES COLLECTEES AU CAMPUS


AMBONDRONA

II.1.Matériels et méthodes d’études…………………………………14


II.1.1. Matériels…………………………………………………………….…. 14

II.1.2. Méthodes d’étude…………………………………………………….... 14

II.1.2.1. Recherches bibliographiques …………………….…………………... 14

II.1.2.2. Conservation ex-situ…………………………………….………….……..14

II.1.2.3 Collection mortes……………………………………………..…….……....14

II.1.2.4. Sélections des espèces pour les collections mortes…………………...14

II.1.2.5. Localisation des sites cibles……………………………………...……....15

II.2. Les plantes collectées au campus Ambondrona………………………………….…..17

II.2.1. Collections vivantes dans le jardin Botanique………………………….…... 17

II.2.2. Collections vivantes à côté du Resto Rouge………………………….……. 18

II.2.3. Dans le jardin du Mozea Akiba…………………………………………...…….… 18


II.2.4. Collection vivante dans l’espace vert de la Faculté des Sciences
(FSTE)………………………………………………………………..…… 19

II.2.5. Collection morte au laboratoire de Biodiversité végétale………………….. 20

II.3. Valeurs des espèces des plantes dans le campus Ambondrona…………………….… 20

II.4.Utilisations de certaines espèces des plantes sur le campus universitaire


Ambondrona……………………………………………………………………………..….. 21

II.4.1. Les plantes de la famille Arecaceae………………………..…………..……... 21

II.4.1.1. Utilisations des palmiers…………………………………………………….21

II.4.2. La famille des plantes Strelitziaceae………………………………….……… 22

II.4.2.1. Ravenala madagascariensis…………………………………………..….. 22

II.4.2.2. Usages traditionnels de l'arbre du voyageur…………………….......... 22

II.4.3. La famille des plantes Apocynaceae………………………………..………. 22

II.4.3.1. Utilisation………………………………………………………………..… 22

II.4.4. La famille des plantes Fabaceae…………………………………………….. 23

II.4.4.1. Utilisation………………………………………………………………...… 23

II.4.5. La famille des plantes Cyatheaceae…………………………………………. 24

II.4.5.1. Utilité de la fougère………………………………………………………….24

II.4.6. La famille des plantes Erythroxylaceae………………………………..……..…… 25

II.4.6.1 Utilisation……………………………………………………………….…….25

Chapitre III : RECOMMANDATIONS ET SOLUTIONS

III.1. Recommandations………………………………………………………………….... 26

III.2. Solutions…………………………………………………………………………….…27

CONCLUSION……..…………………………………………………..….. 28

Références bibliographiques…..........................................................................................29

Annexe………………………………………………………………………… ……………………… i
ANNEXES
Liste des photos de plantes endémiques qui existent aussi au campus
Ambondrona :
Photo n°11: Zinkgo biloba

Source : Auteur, 2015

Photo n°12 : Eugenia jambolana et Terminalia cattapa

Source : Auteur, 2015

Photo n°13 : Anacardium et Azadirachta indica

Source : Auteur, 2015


ii

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