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A. Consulter la documentation juridique relative aux activités commerciales.

A1. Caractériser l’organisation juridique


I - définition de droit :

Le mot droit peut prendre deux sens :

- Sens large « droit objectif » : est un ensemble de règles juridiques qui régissent les
rapports entre les hommes dans un état bien déterminé. Le non respect de ces règles est
sanctionné ; c’est ainsi que l’on parle de droit civil, droit commercial, droit de travail …
- Sens étroit « droit subjectif » : désigne le pouvoir ou la faculté » reconnue à une
personne de faire ou désigné quelque chose en applications des règles de droit c’est ainsi que
l’on parle de droit de l’homme ; droit d’expression.

Définition de règle de droit

Une règle de droit est une règle de conduite, une norme juridique, ayant un caractère général,
abstrait et obligatoire, une finalité sociale, et qui indique ce qui devrait être fait dans une situation
donnée. Sa source peut être la loi ou la coutume. La règle de droit est appliquée et sanctionnée par
la puissance publique. L'ensemble des règles de droit constitue le droit positif.

Caractéristiques des règles de droit :

• Générales : elles sont applicables sur tout le territoire et pour tous les faits qui s'y produisent,

• Impersonnelles : elles valent pour les individus se trouvant dans une situation déterminée
et ne traitent pas de cas particuliers a priori. Une règle qui ne concerne qu'une personne ou
un groupe de personnes est un décret ou une sentence.

• Finalité sociale : le but est d'organiser la vie de la société. La règle de droit se distingue de
la règle morale dont la finalité est l'épanouissement de la conscience et de la règle religieuse
qui viserait le salut de l'âme. Elle peut parfois les contredire (ex : divorce, avortement).

• Extérieures : elles ne dépendent pas de la volonté de celui qui y est soumis, mais lui sont
imposées, contrairement à la règle morale.
• Permanentes : elles sont durables et constantes dans le temps, entre l'entrée en vigueur et la
modification ou l'abrogation.

• Obligatoires : on distingue :
o Les règles de droit impératives : le sujet ne peut s'y soustraire.
o Les règles de droit supplétives : elles ne s’appliquent que si le sujet n'a pas exprimé
de volonté particulière pour l'organisation de la situation.

- la finalité de la règle de droit

La règle de droit a pour objet d'organiser la société et les relations qui s'établissent entre les
personnes qui la composent. Pour atteindre cette finalité sociale, la règle de droit va parfois
contredire des règles morales ou religieuses.

-Les caractères de la règle de droit

La règle de droit présente à la fois des caractères généraux et un caractère spécifique qui la
distingue des règles morales et religieuses.

- la règle de droit est générale et abstraite

1- la règle de droit est générale c’est à dire qu’elle s'applique, sans distinction, à toutes les
personnes (droit pénal) ou une catégorie spécifique de personnes (le droit commercial s’applique
aux commerçants, le droit de travail s’applique aux employeurs et salariéés) et non à une personne

nommément désignée. En effet, la règle de droit est toujours formulée de manière générale et
impersonnelle .

2-la règle de droit est abstraite et vise une situation spécifique définie abstraitement. Elle ne

vise pas les personnes mais les situations dans lesquelles elles se trouvent.

-Les sources du droit

Il s’agit de rendre compte de l’origine des règles de droit et de savoir d’où elles proviennent :
c’est le problème de la formation du droit. On peut distinguer plusieurs sources que l’on retrouve
d’ailleurs dans presque toutes les législations positives mais avec une certaine différence
d’importance.
Au Maroc, l’évolution historique a indéniablement marqué le contenu des sources de notre
règle de droit, notamment l’avènement de l’islam, l’instauration du protectorat, les règles introduites
au lendemain de l’indépendance etc…..de telle sorte que , de nos jours, le Maroc se trouve en
présence d’un droit qui emprunte beaucoup aux systèmes étrangers, tout en conservant certaines
particularités.

Dans ce sillage, nous tenterons de diviser les sources du droit marocain en sources internes
et sources externes.

A- les sources internes

l’étude des sources internes du droit permet de constater que certaines d’entre elles
participent directement à la création de la règle de droit alors que d’autres ne font que participer à
l’élaboration du droit. De ce fait, on distingue les sources directes des sources indirectes.

1/ les sources directes il s’agit de sources modernes ou contemporaines qui sont formées par
la constitution, la loi au sens strict du terme et les règlements. On y ajoute également certaines
sources traditionnelles telles que le droit musulman et la coutume.

a : la constitution il s’agit d’un ensemble de règles édictées par un pouvoir constituant visant
à définir les prérogatives et les limites des différents pouvoirs, ainsi que les droits et libertés reconnus
aux citoyens. La constitution édicte donc des règles à la fois pour les gouvernants et les gouvernés
en fixant d’abord le mode de désignation des organes essentiels de l’etat ainsi que leurs attributions
respectives, et en déterminant d’autre part les droits et libertés des gouvernés toute règle de droit
quelle qu’elle soit, doit être conforme à la constitution. Le contrôle de constitutionnalité des lois est
assuré par la cour constitutionnelle. Cependant, ce contrôle est conçu de manière plutôt restrictive.
En effet, certaines autorités seulement peuvent saisir la cour constitutionnelle. Il s’agit du roi, du
chef de gouvernement, du président de la chambre des représentants, du président de la chambre des
conseillers, le cinquième des membres de la chambre des représentants ou quarante membres de la
chambre des conseillers. en tous les cas, la saisine de la cour constitutionnelle doit intervenir avant
la promulgation de la loi.

b : la loi proprement dite : il s’agit de la loi qui est entendue au sens strict, celle qui résulte
du pouvoir législatif attribué au parlement selon l’article 70 al 1er de la constitution de 2011 qui
stipule : « le parlement exerce le pouvoir législatif ». La compétence du parlement est donc délimitée
par la constitution. Il en est de même pour le domaine de la loi. - domaine de la loi le domaine de la
loi est fixé par l’article 71 de la constitution qui distingue entre deux séries de matières. D’abord, le
parlement dispose d’une compétence exclusive pour fixer les règles de droit applicables en la
matière. Il s’agit de domaines particulièrement importants tels que la création des établissements
publics, le régime des banques, les relations de travail, les droits réels, les libertés et droits
fondamentaux, le statut de la famille etc……Dans toutes ces matières, le gouvernement ne pourrait
intervenir par voie de règlements que pour assurer l’exécution de la loi. Ensuite, le parlement peut,
par l’intermédiaire d’un texte de loi, fixer les orientations principales du droit applicable, le
gouvernement peut intervenir par règlements pour en fixer les règles techniques d’application.

Dans ce cas, on parlera beaucoup plus de partage de compétence entre le parlement et le


gouvernement. - vote de la loi l’initiative des lois appartient concurremment au chef du
gouvernement (auquel cas on parle de projet de loi) et aux membres du parlement (auquel cas on
parle de proposition de loi). En principe, pour que la loi soit votée, le texte proposé doit faire l’objet
d’une approbation au sein des deux chambres du parlement : la chambre des représentants et la
chambre des conseillers. Le texte doit être déposé sur le bureau de l’une des deux chambres du
parlement (chambre des représentants en priorité) afin qu’il soit discuté, 10 amendé le cas échéant
et voté. Après adoption, le texte doit faire l’objet d’un examen à la chambre des conseillers. S’il est
rejeté par la deuxième chambre ou voté dans des termes différents, la chambre des représentants
statue en dernier ressort.

c : les règlements par opposition à la loi proprement dite, les règlements désignent toutes les
règles de droit qui émanent du pouvoir exécutif. Selon les dispositions de la constitution : « les
matières autres que celles qui sont du domaine de la loi appartiennent au domaine réglementaire ».
La répartition des compétences normatives signifie que, dans son domaine, le pouvoir réglementaire
est l’égal du pouvoir législatif, ou, à tout le moins, ne lui est pas soumis. Les règlements diffèrent
des décrets d’application et des arrêtés qui ont pour objet de compléter les dispositions légales.

d : le droit musulman il s’agit d’une source traditionnelle du droit marocain et provient du


coran, de la sunna, de l’ijmaa et du qiyas. Le coran est une œuvre divine qui constitue un ensemble
indissociable de principes de foi et de règles de vie politico-sociales. La sunna reflète l’ensemble
des paroles et des actes du prophète « mohamad ». Selon la terminologie religieuse, le terme sunna
désigne toutes les paroles que le prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dites, tous
les actes qu'il a accomplis, ainsi que tous les actes et dires d'autrui qu'il a acceptés ou approuvés.
Les paroles du prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), ou sunna qawliya, portent le
nom de hadith. En effet, à maintes reprises, le prophète a prononcé des paroles ou un discours, à
propos d'un événement ou à l'occasion d'une cérémonie, par exemple.

2/ les sources indirectes


le parlement et le gouvernement ne sont pas en mesure de formuler toutes les règles qui sont
nécessaires à l’organisation de la vie sociale. Les textes de loi peuvent parfois apparaître figés selon
leur rédaction au moment de leur élaboration et de leur promulgation. Ils peuvent aussi apparaître
insuffisants ou inadaptés et partant, il serait judicieux d’en rechercher l’adaptation ou le complément
selon les besoins. C’est ce qui explique qu’aux textes de droit euxmêmes viennent s’ajouter d’autres
moyens auxiliaires de détermination de la norme juridique. Il en est ainsi de la coutume, de la
jurisprudence et de la doctrine.

a : la coutume la coutume peut être définie comme un usage, une pratique habituellement
suivie dans une situation donnée. Donc en l’absence de loi, les règles de droit peuvent se former par
les usages, dans la mesure où la répétition constante de l’usage permet d’y trouver une règle générale
valable pour toute personne se trouvant dans la situation considérée. Ainsi, lorsqu’un usage est
devenu suffisamment constant et régulier, les hommes parviennent à considérer son caractère
obligatoire et sont donc tenus de s’y soumettre. Les usages gouvernent la vie sociale sous tous ses
aspects, en raison du rôle de l’imitation et des avantages du conformisme.

b : la jurisprudence la jurisprudence correspond à l’ensemble des décisions rendues par les


juridictions (tribunaux, cour d’appel, cour de cassation). En réalité, il s’agit d’une mise en œuvre du
droit par les juges dans la mesure où le juge, confronté à un cas particulier et devant appliquer la
règle, sera amené à interpréter cette dernière, en donnant un sens à la loi pour l’appliquer à la
situation qui lui est soumise. Donc la caractéristique principale de la jurisprudence est justement ce
phénomène d’interprétation. Néanmoins, une seule décision ne peut, à elle seule former une
jurisprudence, mais elle sera un simple exemple. Par contre, lorsque plusieurs jugements énoncent
la même interprétation, elle peut-être considérée comme une jurisprudence. En réalité, la
jurisprudence participe d’une certaine manière à l’élaboration de la règle de droit et ce à un double
titre : d’abord en interprétant la règle de droit, et ensuite en ayant un rôle innovant en particulier
dans la responsabilité administrative.

c -La doctrine : c’est l’ensemble des opinions professées par les auteurs qui peuvent être soit
des théoriciens comme les enseignants, soit des praticiens tels que les magistrats, les avocats. La
doctrine a un rôle d’information qui s’opère par l’exposé dogmatique des lois et l’examen de la
jurisprudence. Elle remplit également une fonction d’orientation dans la mesure où elle suggère au
législateur les réformes nécessaires sur un sujet déterminé. Elle peut donc influencer le législateur
lors de l’élaboration ou modification de la règle de droit en proposant de nouvelles règles ayant fait
l’objet d’études et d’analyses.

B- les sources externes


par sources externes, on entend les sources du droit international qui sont tributaires des
traités internationaux, des principes généraux de droit mais aussi d’autres règles qui peuvent
constituer des sources à la fois du droit interne et du droit international, il en est ainsi de la coutume ,
de la jurisprudence et de la doctrine. Ainsi et pour éviter les répétitions, il serait judicieux de porter
l’éclairage sur les sources que l’on qualifie de formelles à savoir les traités internationaux et les
principes généraux de droit et les actes unilatéraux.

a/ les traités internationaux le traité est l’expression de volontés concordantes, émanant de


sujets de droit dotés de la capacité requise, en vue de produire des effets juridiques régis par le droit
international. Le traité résulte donc de l’accord de deux ou plusieurs volontés en vue de réaliser un
but et un objet déterminés. Chacun des sujets qui s’engage, le fait sur un strict pied d’égalité avec le
ou les autres partenaires, dans la stricte mesure où il l’a librement voulu. Les traités multilatéraux 2/
les principes généraux de droit les principes généraux de droit figurent dans la liste des sources du
droit international proposée à l’article 38 du statut de la cour internationale de justice. Ils sont
recherchés dans les traditions juridiques des principaux systèmes de droit. Le juge international
dégage lui-même les règles communément admises par les parties, dont l’existence traduit ainsi une
sorte de sens commun des lois internes obéissant à une logique ou des exigences universelles.

b/ les actes unilatéraux ce sont des actes juridiques qui procèdent de la volonté d’un seul
sujet du droit international qui peut être soit un etat soit une organisation internationale. Les actes
unilatéraux ne résultent donc pas de l’accord de plusieurs volontés, mais de la manifestation d’une
seule d’entre elles ; ils émanent d’un seul sujet de droit, auquel ils sont imputables. Les etats peuvent
agir dans l’ordre international non seulement par le biais des conventions internationales, mais
également par des initiatives unilatérales, par exemple pour prendre position à l’égard d’une
situation de fait, exercer, confirmer ou abandonner un droit qu’ils estiment posséder, en prenant un
décret dans leur ordre interne, en publiant un communiqué, ou bien encore en envoyant une note
diplomatique à leurs partenaires, etats ou organisations internationales

Les sujets du droit

ce sont les titulaires naturels des droits subjectifs et constituent l’élément primordial de la
vie juridique avec lequel le droit subjectif est en relation directe. Le droit reconnaît comme sujets
de droit les personnes physiques et les personnes morales. Leur point commun est de donner lieu à
la mise en œuvre des notions d’existence et de capacité qui traduisent l’attribution des droits.

A- les personnes physiques la personne physique se voit reconnaître des droits et participe à
la vie juridique. Pour cela, il faut que la personne existe ce qui signifie qu’elle acquiert la
personnalité juridique par la naissance.
1/ l’acquisition de la personnalité juridique

la personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et assujettis à des obligations.
La conséquence est que tous les sujets de droits que sont les personnes physiques et morales ont
cette personnalité car ils peuvent être titulaire de droits et parce qu’ils sont soumis à des obligations
et parce qu’ils possèdent finalement un patrimoine dans lequel on retrouve certains droits et certaines
obligations la personnalité juridique est celle qui joue un rôle dans le droit. L’évolution des mœurs
a contraint le code civil a considéré les personnes avant tout comme des êtres humains. A l’origine,
les personnes physique ou morale sont des sujets de droit.

2/ la fin de la personnalité juridique : la personnalité juridique s’éteint avec le décès de la


personne, normalement constaté par l’acte de décès indiquant le jour et l’heure. L’anéantissement
de la personnalité juridique entraîne d’importants effets juridiques notamment la dissolution du
mariage, l’ouverture de la succession, la transmission du patrimoine du défunt aux héritiers
considérés juridiquement comme les continuateurs de la personne du défunt et l’anéantissement de
certains contrats dont l’usufruit. La certitude du moment du décès n’est pas toujours facile à
connaître, d’où deux situations peuvent être envisageables : la disparition et l’absence. La disparition
représente un degré supplémentaire quant à l’incertitude sur le sort de la personne. Il est nécessaire
que l’on n’ait pas pu constater la mort de l’intéressé parce que le corps n’a pas pu être retrouvé.
L’absence est le fait pour une personne de quitter son domicile ou sa résidence sans donner signe de
vie, de sorte que la probabilité de son décès ne soit pas très forte.

B- les personnes morales :

il s’agit de la deuxième catégorie de sujets de droit. Les personnes morales sont


généralement créées par la loi qui permet d’établir la forme et l’étendue de la personnalité des
groupements. Contrairement aux personnes physiques qui sont uniques, les personnes morales se
distinguent par leur diversité et partant, l’on peut se trouver soit devant des personnes morales de
droit public soit devant des personnes morales de droit privé.

1/ personnes morales de droit public on peut distinguer deux grands types de personnes
morales de droit public : les personnes publiques à vocation générale et les personnes publiques
spécialisées. - les premières comprennent l’etat et les collectivités territoriales

2/ personnes morales de droit privé elles n’obéissent qu’au droit privé et ont pour but le
développement d’intérêts privés. Il s’agit des sociétés, des associations, des syndicats et dans
certaines conditions des fondations. La société est un groupement à but lucratif. Elle peut être de
caractères différents et de ce fait, on oppose les sociétés civiles des sociétés commerciales. La société
est civile par son objet et dans la mesure où elle ne recouvre pas la forme d’une société commerciale.
A2 s'initier au droit des obligations
Le droit des obligations regroupe l’ensemble des règles juridiques gouvernant
les rapports patrimoniaux entre deux ou plusieurs personnes sujets de droit.
Le droit des obligations englobe les, principes généraux de l'obligation alors
que le droit des contrats spéciaux s'attache à l'analyse des règles particulières,
spécifique à des contrats précis (la vente, le mandat.).

L’étude du droit des obligations porte sur la notion d’obligation , ainsi que les diverses
classifications dont cette dernière peut être l’objet ,avant de présenter le dahir formant code des
obligations et des contrats

A. Définition de l’obligation

Le mot obligation a divers sens :


Au sens courant: plus général, plus vague, on dit qu’il y a
l’obligation lorsqu’il s’agit d’un devoir.
Sens commercial titres emis par une société anonyme

Sens civil : lien de droit entre deux presonnes le


créancier et le débiteur

Paragraphe 2. Classification d’obligation

Plusieurs critères peuvent être retenus

A. Classification des obligations selon leur nature

Ce premier critère permet de distinguer l’obligation dite civile de


l’obligation naturelle.
1-l’obligation civile

L’obligation civile est celle qui peut ètre exécutée en justice exp paiement
de de prix de la marchandise reçue
. Par contre, dans l’obligation naturelle, le « créancier» ne peut rien réclamer à
son « exp entraide entre voisins

B. Classification des obligations selon leur objet

1. L'obligation de donner est l'obligation de transférer la propriété d'une


chose. Elle se rencontre dans tous les contrats qui opèrent un transfert de
propriété, exp la vente
2. L'obligation de faire est l'obligation du débiteur d'accomplir une
prestation positive au profit du créancier. Exemples, l'obligation de soins du
médecal
3. L'obligation de ne pas faire est l'obligation par laquelle le débiteur promet son
abstention au créancier exemples obligations de non concurrence.

C. Classification des obligations de moyen et de résultats

1- L'obligation de résultat

L’obligation de résultat est strictement déterminée: le débiteur promet un résultat


précis et il est tenu de l'atteindre. Ainsi, l'acheteur est tenu de verser le prix,
l'emprunteur est tenu de rembourser le prêt, le transporteur est tenu de livrer la
chose
2- Obligation de moyens

En revanche, le débiteur d'une obligation de moyens ne s'engage qu'à mettre en


œuvre les moyens nécessaires. Il n'est donc tenu que d'agir avec diligence ainsi,
le médecin ne s'engage pas à guérir son client mais simplement à lui assurer
des soins consciencieux et diligents en vie de parvenir à la guérison.
L'intérêt de la distinction réside dans la différence de régime juridique de ces deux
obligations lors de la mise en œuvre de la responsabilité contractuelle du débiteur
défaillant.

D. Classification des obligations selon leur source


.

Le doc donne l’énumération dans son article premier qui stipule que « les
obligations dérivent des conventions et autres déclarations de volonté, des
quasi- contrats, des délits et des quasi-délits ».
Il résulte qu'il ya quatres sources d'obligations:

Les conventions ;

Les déclarations de volonté ;

Des quasi-contrats ;

Des délits et quasi délits ;


Contractants et partenaires des contrats

2. Le contrat le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’engagent envers
une ou plusieurs autre à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose.
Classification dés contrats selon :
• leur titre
> gratuit :l'une des parties entend procurer un avantage àl'autre sans contrepartie (ex :donation)
> onéreux : existence d’une contrepartie (ex :contrat de vente)
• leur mode de formation
> consensuels : simple accord de volontés
> solennels : une formalité conditionne sa validité en plus du simple accord de volonté (ex : mariage)
> réels : conclut par et lors de la remise de la chose (ex :prêt)
• leur caractère
> unilatéral: comporte des obligations qu’à la charge d’une des deux parties (ex :testament)
> synallagmatique :obligations réciproques (ex : contrat de vente)
• leur origine
> de grès à grès : contenu négocié
> d’adhésion :contrat élaboré par une partie, soumis à l ’ autre
> contrat type :contrat préparé par un tiers
• leur mode d’ exécution
> a exécution instantanée : exemple du contrat de vente
> a exécution successive: exemple du contrat de location • leur "timing"
> commutatif : les obligations sont définitivement déterminées lorsquel ’ on conclut le contrat.
> aléatoire : la prestation de l ’ une des parties dépend d’ un évènement incertain.
• leur dénomination
> nommé : ce type de contrat possède un régime juridique, une réglementation légale
. > innommé : ce type de contrat ne possède pas de régime juridique. Ses grands principes :
• autonomie de la volonté : la volonté suffit à justifierl ’ existence d’ obligations (une offre, une
acceptation). De ce principe-ci en découle les deux autres
• consentement :désigne l'accord de deux volontés, celle du débiteur qui s'oblige et celle du créancier
qui oblige;c'est cet accord qui forme le contrat. • liberté contractuelle :le contenu du contrat est libre
Les conditions de validité des contrats

Les contrats doivent respecter quatre conditions pour être valablement formés .
Ces conditions sont relatives au consentement de la partie qui s’engage, à sa capacité de
contracter, à l’objet du contrat et à la cause de l’engagement des parties.
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, la sanction est la nullité du contrat.
• Le consentement :
Le consentement des parties qui s’engagent est nécessaire à la validité des contrats .Il
doit exister lors de la conclusion du contrat, mais aussi être libre et éclairé.
Le consentement est libre lorsqu’il n’est pas obtenu par violence .
Le consentement est éclairé lorsqu’il n’est obtenu ni par erreur (Ni par dol c’est-è-dire tromperie.
La violence, l’erreur et le dol sont des vices du consentement.
Lorsqu’il est obtenu par violence, erreur ou dol le consentement est vicié et donc le contrat encourt
la nullité.
La violence consiste en l’emploi de menaces à l’égard d’un individu dans le but de l’intimider et
l’inciter à donner son consentement à un acte. Elle peut être physique ou morale.
L’erreur est le fait de se méprendre sur la réalité.
Il existe différents types d’erreurs: l’erreur sur la nature du contrat, l’erreur sur l’identité de la
chose, l’erreur sur la substance c’est-è-dire la matière dont la chose est faite, l’erreur sur
la personne avec laquelle un individu contracte et l’erreur sur la cause de l’engagement du
contractant.
Le dol désigne toute manœuvre frauduleuse employée pour tromper le contractant et ainsi le
déterminer à consentir un acte. Le fait de garder le silence sur un élément essentiel du contrat pour
celui qui s’engage est considéré comme une manœuvre frauduleuse, plus précisément une réticence
dolosive.
• La capacité :
Pour qu’un contrat soit valablement formé, les parties qui donnent leur consentement doivent être
dotées de la capacité de contracter (cf. Art. 1108 c.civ.). Cela signifie qu’aucune décision de justice
leur interdisant d’accomplir des actes juridiques en tout ou partie ne doit exister à leur encontre.
L’incapacité peut frapper autant les mineurs que les majeurs (cf. Art. 1123 à 1125 c.civ.).
• L’objet :
L’objet du contrat fait référence à la chose due en exécution du contrat ainsi qu’è la prestation due
par les parties lors de la conclusion du contrat.
Cette prestation consiste soit en une obligation de faire, soit en une obligation de ne pas faire ou soit
en une obligation de donner quelque chose. Ces obligations constituent l’objet de l’obligation des
parties.
L’objet est l’une des conditions de validité du contrat .
L’objet de l’obligation doit exister lors de la conclusion du contrat. Il doit être déterminé précisément
ou déterminable à partir d’éléments contenus dans le contrat. Il doit être licite, sachant que seuls les
objets qui sont dans le commerce juridique constituent des objets licites.
Enfin, tout contrat doit comporter un objet moral c’est-è-dire conforme à l’ordre public et aux
bonnes mœurs .
• La cause:
La cause correspond aux motifs qui ont déterminé les parties à s’engager. Elle détermine pourquoi
les parties ont contracté.
La cause est un élément de validité des contrats .
Elle s’apprécie donc lors de la formation du contrat.
Comme l’objet, la cause doit être licite et morale.

A1. Distinguer le rôle des lois dans l’organisation du secteur de l’hôtellerie

• La loi et son rôle d’organisation


Définition de loi
Le mot loi est un terme générique pour désigner une règle, une norme, une prescription ou
une obligation, générale et permanente, qui émane d'une autorité souveraine (le pouvoir législatif) et
qui s'impose à tous les individus d'une société. Son non respect est sanctionné par la force publique.
Par extension, la loi est l'ensemble des lois. Elle est la principale source du droit.
L'initiative des lois appartient concurremment au premier ministre et aux membres du parlement.
Les projets de lois sont les initiatives législatives du gouvernement.

• Loi de création d’entreprises


• Entreprises hôtelières soumises à une réglementation spécifique

La loi relative aux établissements touristiques et aux autres formes d'hébergement touristique.
Oi relative aux établissements touristiques et aux autres formes d'hébergement touristique s'inscrit
dans le cadre de la vision stratégique du secteur du tourisme « vision 2020 », et vise la réalisation
des principaux objectifs suivants l'amélioration de la compétitivité et de la qualité des prestations au
sein des établissements touristiques; l'alignement. De l'offre touristique nationale sur les standards
internationaux en intégrant les meilleures pratiques et en l'adaptant à l'évolution des exigences des
touristes en termes de qualité, de sécurité, d'hygiène et de développement durable ; l'amélioration
de la visibilité de l'offre nationale en adaptant le système de classement hôtelier à l'évolution et à la
diversification de l'offre en hébergement touristique. Afin d'atteindre les objectifs précités, les
principaux changements introduits par ce projet de loi s'articulent autour de 02 principaux piliers :
1. Le périmètre de classement : recouvre les différents types d'hébergement touristique pouvant
exercer au maroc ;
. Le processus d'autorisation et de classement :
désigne l'ensemble des démarches administratives entreprises par les promoteurs en vue d'obtenir
le classement hôtelier et ouvrir leurs établissements.
1. Le périmètre de classement
le périmètre de classement a été réaménagé de façon à accroître la lisibilité de l'offre touristique
marocaine sur le plan international, tout en assurant une représentation exhaustive du parc actuel et
des ' concepts phares (ex. Riad, kasbah.) Et des concepts qui pourraient se développer dans le futur
(hébergement chez l'habitant, hébergement alternatif). Par souci de simplification, le périmètre de
classement recouvre désormais : les établissements d'hébergement touristique : hôtel, hôtel club,
résidence de tourisme, maison d'hôtes, , kasbah, gîte, pension, camping. Les autres formes
d'hébergement touristique : bivouac, hébergement chez l'habitant, hébergement alternatif.
2. Le processus d'autorisation et de classement : afin d'assouplir les procédures administratives
relatives à l'attribution du classement et les rendre plus efficaces, les principales innovations
suivantes ont été introduites: la fusion du classement technique provisoire avec la procédure d'octroi
du permis de construire : cette procédure réduira le temps de traitement et d'obtention des deux
décisions administratives tout en garantissant le respect des critères en matière d'urbanisme, de
construction, de sécurité et des standards dimensionnels et fonctionnels hôtéhers ; les
problématiques relatives à l'hygiène et à la sécurité seront désormais séparées du processus de
classement hôtelier. Cette séparation garantira la distinction et la responsabilisation de chaque
intervenant dans le processus de contrôle ; l'instauration d'une autorisation d'exploitation avant
l'ouverture de tout établissement d'hébergement touristique, conditionnée par la délivrance d'un
classement provisoire et la conformité aux aspects relatifs à l'hygiène et la sécurité. L'instauration
d'une nouvelle démarche au niveau du classement d'exploitation permettant de mieux appréhender
la qualité de service. Dans ce sens, l'opération de classement d'exploitation se déroulera en deux
phases successives : la première est réalisée par un corps d'auditeurs spécialisés et assermentés
prenant comme référentiel de nouvelles normes de classement élaborées avec l'assistance de
l'organisation mondiale du tourisme (omt) et intégrant en plus des critères dimensionnels, des
critères permettant l'évaluation de la qualité des prestations hôtelières. Lesdits auditeurs seront les
seuls habilités par le ministère du tourisme à procéder au classement et au contrôle des
établissements touristiques. La deuxième phase, dite audit mystère, est complémentaire au contrôle
réalisé par le corps d'auditeurs spécialisés. L'audit mystère sera effectué par des clients mystères
pour le compte du ministère du tourisme. Ce type de contrôle permettra de vérifier la permanence
du respect des normes de la qualité de service. Par ailleurs, et en complément des innovations
introduites au niveau du système de classement, les établissements d'hébergement touristique et
autres formes d'hébergement seront amenés à déclarer l'état des arrivées et des nuitées au niveau de
leurs structures à travers un nouveau procédé, dénommé télé-déclaration, permettant d'améliorei la
collecte des données statistiques et d'assurer un meilleur suivi du développement du secteur. Enfin,
et pour assurer la mise en conformité de l'ensemble du parc national aux nouvelles normes de
classement, le projet de loi prévoit une période transitoire. Ainsi, les établissements touristiques
classés existants à la date de publication de la présente loi, disposeront d'un délai de 24 mois à
compter de la date de publication des textes réglementaires pour s'y conformer.

Article premier les établissements touristiques comprennent :

■ les établissements d'hébergement touristique;

■ les restaurants touristiques.

Des établissements d'hébergement touristique


Est considéré comme établissement d'hébergement touristique, tout établissement à caractère
commercial, qui reçoit une clientèle de passage ou de séjour et lui fournit une prestation
d'hébergement et des prestations, en totalité ou en partie, de restauration et d'animation.
L'établissement d'hébergement touristique peut comporter des installations et des équipements
permettant d'offrir à la clientèle, outre la prestation d'hébergement, d'autres services notamment de
cures, de repos, de sport ou de congrès.
Les établissements d'hébergement touristique comprennent les types d'établissements répondant aux
définitions suivantes :
1-hôtel : l'hôtel est un établissement d'une capacité minimale fixée par voie réglementaire, qui offre
en location de l'hébergement meublé et équipé sous forme de chambres, de suites, de chalets ou de
villas. L'hôtel assure également, pour certaines catégories, un service de restauration.
2- hôtel club : l'hôtel club est un établissement d'hébergement et de loisirs qui offre dans des unités
de logement isolées ou groupées, une prestation globale composée de services d'hébergement, de
restauration et d'animation, adaptée à ce type d'hébergement.
3- résidence de tourisme : la résidence de tourisme est un établissement d'hébergement à vocation
touristique qui offre en location des unités de logement meublées et dotées d'une cuisine. La
résidence de tourisme peut être conçue sous forme d'unités de logement isolées ou groupées. Les
résidences immobilières de promotion touristique, régies par la loi n°01-07 édictant des mesures
particulières relatives aux résidences immobilières de promotion touristique sont assimilées pour
leur classement à des résidences de tourisme.
4- maison d'hôtes : la maison d'hôtes est un établissement commercial prenant la forme de villa ou
maison, d'une capacité d'hébergement en chambres, minimale et maximale, fixée par voie
réglementaire et offrant en location des chambres et/ou suites équipées et accessoirement des
services de restauration et d'animation.
5- riad : le riad est une maison caractérisée par une architecture et une décoration traditionnelles
marocaines qui offre un service d'hébergement et accessoirement des services de restauration et
d'animation.
6- kasbah : la kasbah est un établissement d'hébergement conçu sous forme de demeure fortifiée,
intégrée dans son paysage, caractérisée par une architecture historique et utilisant des matériaux
spécifiques dans sa construction.
7- gîte : le gîte est un établissement de capacité d'hébergement réduite, fixée par voie réglementaire,
situé en zone rurale et respectant l'aspect architectural de la région.
8- pension : la pension est un établissement d'hébergement touristique et accessoirement de
restauration, destiné à une clientèle de séjour ou de passage. L'exploitation d'une pension peut revêtir
un caractère familial et permanent.

9- camping : le camping est un établissement situé sur un terrain aménagé, clôturé et gardé qui
propose en location des emplacements destinés à l'accueil de tentes, de caravanes, de campings cars
ou de résidences mobiles de loisirs. Il peut également proposer en location des habitations légères,
sans que le nombre de celles-ci dépasse un pourcentage de la capacité totale du camping tel que fixé
par voie réglementaire. On entend par habitation légère une construction démontable ou
transportable destinée à une occupation temporaire à usage de loisirs.
L'ouverture d'un établissement d'hébergement touristique est subordonnée à une autorisation
d'exploitation délivrée selon les modalités fixées par voie réglementaire. L'autorisation
d'exploitation ne peut être accordée que lorsque l'établissement d'hébergement touristique a fait
l'objet d'un classement provisoire dont les modalités sont fixées par voie réglementaire et que
l'exploitant dudit établissement a souscrit le contrat d'assurance prévu à l'article 16 ci-dessous. Le
classement provisoire est prononcé en fonction des normes d'équipement dimensionnelles et
fonctionnelles fixées par voie réglementaire.
Tout établissement d'hébergement touristique ayant obtenu l'autorisation d'exploitation doit faire
l'objet d'un classement d'exploitation prononcé en fonction des normes dimensionnelles,
fonctionnelles, de production des services et de qualité de service fixées par voie réglementaire. A
cet effet l'exploitant de l'établissement d'hébergement touristique notifie à l'administration
l'ouverture de son établissement au public dans les soixante jours qui suivent cette ouverture
Le classement d'exploitation est prononcé suite à une visite d'une commission régionale de
classement dont la composition est fixée par voie réglementaire.
Aucun établissement d'hébergement touristique ne peut afficher une catégorie autre que celle qui lui
a été attribuée lors de son dernier classement d'exploitation.
La durée de validité du classement d'exploitation ainsi que les modalités de son renouvellement sont
fixées par voie réglementaire. Toutefois, pendant la durée de validité du classement d'exploitation
d'un établissement d'hébergement touristique, l'administration se réserve le droit de procéder à des
contrôles dudit établissement conformément aux modalités fixées par voie réglementaire.
Dans le cadre des contrôles prévus par l'article 8 ci-dessus, et lorsque les conditions d'exploitation
d'un établissement d'hébergement touristique justifient un 4 changement de classement, l'autorité
chargée du classement peut modifier le classement attribué audit établissement. Elle peut également
décider la radiation de l'établissement concerné du classement s'il est constaté que ses
caractéristiques ne répondent plus aux normes de classement de la plus basse catégorie d'un type
d'établissement d'hébergement touristique. Cette radiation emporte, de plein droit, retrait de
l'autorisation d'exploitation.
Le classement provisoire ou d'exploitation ne dispense pas l'établissement d'hébergement touristique
des procédures en vigueur pour l'obtention de toute autre autorisation ou licence requise par la
législation et la réglementation en vigueur.
Le classement d'exploitation attribué à un établissement d'hébergement touristique s'impose, en tant
que classement officiel, aux éditeurs de guides, de brochures ou d'annuaires de tourisme et à tout
organisme de publicité. Ces documents, quelle qu'en soit la forme, ne doivent contenir aucune
indication susceptible de créer une confusion sur la nature ou le classement de l'établissement
d'hébergement touristique concerné.
Tout établissement d'hébergement touristique doit être exploité, en permanence, toute l'année.
Toutefois, en cas de besoin et sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en
vigueur, notamment celles de la législation du travail, l'exploitation d'un établissement
d'hébergement touristique peut être saisonnière.
L'exploitant d'un établissement d'hébergement touristique doit faire usage sur tous ses imprimés et
correspondances du type, de la dénomination et, le cas échéant, de la catégorie, indiqués dans la
décision de classement.
Tout établissement d'hébergement touristique doit avoir un directeur déclaré à l'administration.
Lorsque c'est l'exploitant qui assure les fonctions de directeur, il doit en informer l'administration.
Toute vacance du poste de directeur doit être notifiée à l'administration dans la semaine qui suit la
cessation des fonctions du directeur. L'exploitant de l'établissement d'hébergement touristique doit
engager un directeur dans un délai maximum de 3 mois à partir de la date du départ du directeur
sortant.
Tout exploitant d'un établissement d'hébergement touristique est tenu de contracter une assurance
contre les risques d'incendie, de vol des effets des clients et de responsabilité civile et procéder
régulièrement à son renouvellement. Il est tenu de présenter, pour vérification, le contrat de ladite
assurance à l'occasion des contrôles prévus à l'article 8 ci-dessus.
Tout exploitant d'un établissement d'hébergement touristique est tenu de :
- soumettre à l'avis des autorités désignées par voie réglementaire toute demande de fermeture ou
de réouverture de l'établissement d'hébergement touristique ;
- respecter les dispositions législatives et réglementaires, notamment en matière de liberté des prix
et de la concurrence, d'hygiène, de travail, de sécurité et d'environnement ; veiller constamment à la
qualification, à la bonne tenue, et à la moralité du personnel;
- veiller constamment au parfait état de fonctionnement de toutes les installations de l'établissement
d'hébergement touristique ; appliquer une bonne gestion des réservations et respecter tous les
engagements pris en cas de réservation confirmée ; fournir au client l'ensemble des prestations
résultant du classement qui lui est attribué et dans la qualité correspondante ;
- assurer la publicité des prix des prestations de services notamment par leur affichage à la réception,
dans chaque chambre et dans les salles de restaurants pour les établissements assurant ce service ;
Délivrer à chaque client une facture dûment datée portant la raison sociale et l'adresse de
l'établissement et comportant le détail des prestations fournies et des prix appliqués ; apposer de
façon apparente, à l'entrée de l'établissement, le panonceau officiel délivré par l'administration
indiquant son classement d'exploitation; mettre à la disposition de la clientèle la possibilité d'émettre
des suggestions par tout moyen; respecter les règles d'usage et de déontologie admises par la
profession.
Des restaurants touristiques
Tout établissement de restauration peut être classé « restaurant touristique » en fonction des normes
minimales dimensionnelles, fonctionnelles, d'hygiène, de production de service et d'exploitation
fixées par voie réglementaire. Le classement est prononcé conformément aux modalités fixées par
voie réglementaire.
Le restaurant touristique peut accessoirement aux services de vente de repas et de boissons, offrir
un service d'animation
Tout restaurant touristique doit être exploité, en permanence, toute l'année. Toutefois, en cas de
besoin et sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment celles
de la législation du travail, l'exploitation d'un restaurant touristique peut être saisonnière.
Tout exploitant d'un restaurant touristique est tenu de : - contracter une assurance contre les risques
d'incendie et de responsabilité civile et procéder régulièrement à son renouvellement ;
Soumettre à l'avis des autorités désignées par voie réglementaire toute demande de fermeture
provisoire ou définitive ou de réouverture de l'établissement ; respecter les dispositions législatives
et réglementaires, notamment en matière d'hygiène, de travail, de sécurité et d'environnement; -
veiller constamment à la qualification, à la bonne tenue, et à la moralité du personnel; - veiller
constamment au parfait état de fonctionnement de toutes les installations de l'établissement ;
appliquer une bonne gestion des réservations et respecter tous les engagements pris en cas de
réservation confirmée ; assurer la publicité des prix de façon apparente à l'entrée de l'établissement ;
délivrer à chaque client un ticket de caisse ou une facture dûment datés portant la raison sociale et
l'adresse de l'établissement et comportant le détail des prestations fournies et des prix appliqués ;
respecter les règles d'usage et de déontologie admises par la profession.
Des autres formes d'hébergement touristique
On entend par « autres formes d'hébergement touristique », les formes d'hébergement répondant aux
définitions suivantes :
1- bivouac : tout campement destiné à recevoir de manière temporaire des touristes et qui est : soit
établi provisoirement dans une étape de randonnée itinérante en montagne, dans le désert ou dans
tout site rural présentant un intérêt touristique ; soit installé, dans des sites réservés à cet effet, en
dehors des agglomérations, à bonne distance de tous les points d'eau, puits, rivières et lacs. Ces sites
et les modalités dans lesquelles les bivouacs y sont installés sont définis par voie réglementaire.
2- hébergement chez l'habitant : l'hébergement chez l'habitant est une forme d'hébergement sous
gestion familiale qui permet à un particulier d'accueillir dans l'habitation où il élit domicile une
clientèle touristique pour une ou plusieurs nuitées. Le nombre maximum de chambres à
commercialiser dans le cadre de cette forme d'hébergement est défini par voie réglementaire.
3- hébergements alternatifs : les hébergements alternatifs regroupent des formes d'hébergements qui
ne présentent pas d'aspects communs avec les types et les formes définis au niveau de la présente
loi et pouvant être installés en montagne, dans le désert ou dans tout autre site présentant un intérêt
touristique.
L'exploitation de l'une des formes d'hébergement prévues au présent chapitre est subordonnée à une
autorisation assortie d'un cahier des charges. Les modalités de délivrance de l'autorisation
d'exploitation, la durée de sa validité ainsi que le modèle du cahier des charges sont fixés par voie
réglementaire.
Les formes d'hébergement prévues dans le présent chapitre sont soumises, pendant la durée de
validité de l'autorisation de leur exploitation, aux contrôles de l'administration selon les modalités
fixées par voie réglementaire. Lorsqu'il s'avère à l'issue du contrôle que les conditions d'exploitation
d'une forme d'hébergement touristique ne sont plus conformes au cahier des charges prévu à l'article
30 ci-dessus, l'administration peut retirer l'autorisation d'exploitation.
Tout exploitant d'une des formes d'hébergement touristique prévues au présent chapitre est tenu de :
respecter les dispositions législatives et réglementaires, notamment en matière de liberté des prix et
de la concurrence, d'hygiène, de travail, de sécurité et d'environnement ; veiller constamment à la
qualification, à la bonne tenue, et à la moralité du personnel; veiller constamment au parfait état de
fonctionnement de toutes les installations; appliquer une bonne gestion des réservations et respecter
tous les engagements pris en cas de réservation confirmée ; apposer de façon apparente, à l'entrée
de l'établissement, le panonceau officiel délivré par l'administration indiquant son autorisation
d'exploitation, à l'exception du bivouac ; mettre à la disposition de la clientèle la possibilité d'émettre
des suggestions; respecter les règles d'usage et de déontologie admises par la profession.
De la déclaration des arrivées et des nuitées dans les établissements d'hébergement touristique et
dans les autres formes d'hébergement touristique
Tout exploitant d'un établissement d'hébergement touristique ou d'une autre forme d'hébergement
touristique est tenu, dans le respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à la
protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel, de
déclarer quotidiennement auprès de l'administration, par procédé électronique dénommé
télédéclaration, les données relatives à sa clientèle de séjour ou de passage, le jour de son arrivée
dans l'établissement. Les modalités de ladite déclaration sont fixées par voie réglementaire.
Constatation des infractions et sanctions
Outre les officiers de la police judicaire, sont habilités à rechercher et à constater les infractions aux
dispositions de la présente loi et des textes pris pour son application, les agents de l'administration
spécialement habilités et commissionnés à cet effet. Les agents précités sont assermentés
conformément à la législation en vigueur et sont astreints au secret professionnel sous peine des
sanctions prévues à l'article 446 du code pénal.
Les propriétaires, exploitants ou directeurs des établissements d'hébergement touristique et autres
formes d'hébergement touristique sont tenus de faciliter la mission des agents visés à l'article 39 ci-
dessus, de leur permettre l'accès aux différents services de l'établissement et de mettre à leur
disposition les documents et informations nécessaires à l'accomplissement de leur mission.
Est puni d'une amende de 50.000 à 500.000 dirhams quiconque procède à l'ouverture d'un
établissement d'hébergement touristique ou exploite une autre forme d'hébergement touristique sans
l'obtention des autorisations d'exploitation prévues respectivement aux articles 5 et 30 ci-dessus.
Est puni d'une amende de 50.000 à 500.000 dirhams tout exploitant d'un établissement touristique
ou d'une autre forme d'hébergement touristique qui s'abstient de souscrire ou de renouveler le contrat
d'assurance prévu aux articles 16, 28 et 34 de la présente loi. Les montants minimum et maximum
de l'amende prévue à l'alinéa précédent sont réduits respectivement à 10.000 à 100.000 dirhams
lorsque l'auteur de l'infraction est un exploitant de la forme de l'hébergement chez l'habitant. La
juridiction saisie peut, en outre, ordonner la fermeture provisoire de l'établissement pour une période
qui ne peut excéder six mois. La réouverture de l'établissement est subordonnée à la production d'un
contrat d'assurance.
Est puni d'une amende de 50.000 à 100.000 dirhams, toute personne responsable de l'exploitation
d'un établissement touristique sous une catégorie supérieure à celle qui lui a été attribuée dans
l'autorisation d'exploitation ou lors du classement d'exploitation. La juridiction saisie peut, en outre,
ordonner la fermeture provisoire de l'établissement pour une période qui ne peut excéder six mois.
Elle peut également ordonner la publication de son jugement.
Est puni d'un emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de 50.000 à 100.000 dirhams
ou de l'une de ces deux peines seulement, tout exploitant d'un établissement d'hébergement
touristique ou d'une autre forme d'hébergement touristique qui ne s'acquitte pas de ses obligations
de déclaration et d'archivage, telles que prévues aux articles 36, 37 et 38 de la présente loi.

A2. Consulter des sites internet


A3. Consulter les sites gouvernementaux relatifs à la réglementation des entreprises hôtelières

• Normes de classement des hôtels (site ministère du tourisme)


Arrêté du ministre du tourisme n° 1757.02 du 23 chaoual 1424( 18 décembre 2003) modifiant l'arrêté
n°899 - 84 du 22 rabia i 1407(25 novembre 1986) fixant les normes de classement des établissements
touristiques.

1. Normes d’accessibilité aux personnes handicapées………… 1 - 2 2. Hôtels


luxes………………………………………………………….3 -11 3. Hôtels
5*……………………………………………………………12 - 19 4. Hôtels
4*……………………………………………………………20 - 27 5.
Hôtels3*…………………………………………………………… 28 - 34 6. Hôtels
2*……………………………………………………………35 - 38 7. Hôtels
1*……………………………………………………………39 - 42 8. Motels 1ère
catégorie………………………………………………..43 - 45 9. …….2ème
catégorie………………………………………………. .46 - 48 10. Résidences touristiques
1ère catégorie………………………… 49 - 54 11.……………………………2ème
catégorie…………………………55 - 60 12.……………………………3ème
catégorie…………………………61 - 64 13. Villages de vacances 1ère
catégorie…………………………..65 - 72 14.……………………….2ème
catégorie……………………………. 73 - 80 15.……………………….3ème
catégorie……………………………. 81 - 86 16. Auberges 1ère
catégorie……………………………..…………….87- 89 17. …………2ème
catégorie………………………………………… 90 - 92 18. Maisons d'hôtes 1ère
catégorie……………………………… 93 - 99 19.…………………2ème
catégorie…………………………………100 - 105 20. Pensions 1ère
catégorie…………………………………………106 - 107 21.………..2ème
catégorie………………………………………….108 - 109 22. Camping - caravaning
international …………………… 110 - 113 23.……………………….1ère
catégorie…………………………..114 - 116 24.……………………….2ème
catégorie………………………….117 - 119 25. Restaurants 1
fourchette…………………………………… 120 - 122 26.……………2
fourchettes…………………………………… 123 - 125 27.……………3
fourchettes…………………………………… 126
28.……………Luxe…………………………………………… 127 29.
Relais…………………………………………………… 128 - 130 30. Gîtes et refuges 1ère
et 2ème catégorie……………………… 131 - 133 31. Centres et palais de
congrès…………………………………134 - 138 32. Bivouacs
………………………………………………… 139 -140

1- Normes d'accessibilité aux personnes handicapées


Au sens du présent arrêté, sont réputées accessibles aux personnes handicapées à mobilité réduite
toutes les installations offrant à ces personnes notamment celles circulant en fauteuil roulant, la
possibilité d'y pénétrer, d’y circuler et d’en sortir dans des conditions normales et de bénéficier
de toutes les prestations offertes au public en vue desquelles ces installations ont été conçues et
qui ne sont pas manifestement incompatibles avec la nature même du handicap. Une partie du
parking ou des espaces réservés pour le stationnement des véhicules devant tout établissement
touristique doit disposer d’emplacements signalisés, réservés exclusivement aux personnes
handicapées à mobilité réduite à raison d’un emplacement par tranche de 50 places.

Au sens du présent arrêté, sont réputées accessibles aux personnes handicapées à mobilité réduite
toutes les installations offrant à ces personnes notamment celles circulant en fauteuil roulant, la
possibilité d'y pénétrer, d’y circuler et d’en sortir dans des conditions normales et de bénéficier
de toutes les prestations offertes au public en vue desquelles ces installations ont été conçues et
qui ne sont pas manifestement incompatibles avec la nature même du handicap. Une partie du
parking ou des espaces réservés pour le stationnement des véhicules devant tout établissement
touristique doit disposer d’emplacements signalisés, réservés exclusivement aux personnes
handicapées à mobilité réduite à raison d’un emplacement par tranche de 50 places. 1-1 ) les
circulations : les cheminements ou une partie des cheminements usuels que les personnes
handicapées doivent pouvoir emprunter, doivent conduire le plus directement possible et sans
discontinuité aux espaces ou installations ouvertes au public et doivent avoir une largeur
minimale de 1,40 m et de 1,20 m (s’il n’y a pas de mur de part et d’autre) ; le sol doit être non
meublé, non glissant et sans obstacle à la roue ; les pentes ne doivent pas excéder un seuil de
tolérance de 5% d’inclinaison par rapport à la surface du palier ; les paliers de repos, de longueur
minimale de 1,40 m horizontaux, hors débattement des portes, sont nécessaires ; si les couloirs
et les circulations disposent de ressauts ou de chanfreins, ces derniers doivent être arrondis à une
hauteur maximale de 2 cm par rapport au niveau du palier pour les premiers et moins de 4 cm
pour les seconds. Les pentes comportant des ressauts successifs dits « dos d’âne » sont interdites.
1-2 ) les escaliers : les escaliers doivent être utilisables par des personnes à mobilité réduite ayant
des difficultés pour se déplacer (sauf s’ils sont doublés par un ascenseur). Les escaliers de
secours et les escaliers principaux doivent obligatoirement être munis de mains courantes
(rampes). La largeur minimale des escaliers doit être de 1,20m s’ils ne comportent aucun mur,
de 1,30 m s’ils comportent un mur d’un seul coté et de 1,40 m s’ils sont entre deux murs. La
hauteur maximale des marches est de 16 cm et de largeur minimale de 28 cm. Les escaliers
franchissant un dénivelé de plus de trois marches doivent comporter des mains courantes
(rampes) préhensiles de part et d’autre. 1-3 ) installations téléphoniques : hauteur appareil : 0,80
m x 1,30 m. 1-4) ascenseurs : largeur de la porte : 0,80 m au minimum. Dimension de la cage
ascenseur : 1,30 m x 1,00 m. Deat/det 09-2003 3 1-5) les chambres : toutes les chambres doivent
être aménagées et équipées de manière à permettre aux personnes handicapées une totale liberté
de mouvement autour du mobilier ainsi que l’accès aux différents équipements des habitations,
d’une largeur minimale de 0,90 m libre de tout obstacle. Une aire de 1,50 m de diamètre est
prévu pour permettre la rotation en dehors de l’emplacement du mobilier à l’intérieur de la
chambre. Le nombre de chambres à aménager pour les personnes handicapées est d'une chambre
pour 20 chambres et de deux chambres pour 50. Portes d’accès des chambres : largeurs
autorisées entre 0,80 et 0,90 m la salle de bain : elle doit avoir les mêmes caractéristiques que
les chambres (aire de rotation de 1,50 m de diamètre entre les équipements). Hauteur cuvette :
entre 0, 46 et 0,50 m espace 0,80 x 1,30 m, espace entre sanitaires : 0,80 m x 1,30 m hauteur
douche : 0,80 m x 1,80 m (hors obstacles et débattement de porte), en sus de la zone d’assise et
barres d’appuis. 1-6) divers : les poignées de portes, les boutons d’interrupteurs électriques, les
robinets et les différents dispositifs de commande et de service mis à la disposition du public
doivent être accessibles aux personnes handicapées à une hauteur minimale de 1,30 m et
maximale de 1,40 m. Les divers écrans de lecture ou dispositifs d’information doivent être
orientés convenablement pour en avoir une parfaite vision en sachant que la hauteur moyenne
des yeux d’une personne en fauteuil roulant se situe entre 1,10 m et 1,25 m. Remarques les
normes d'accessibilité aux personnes handicapées sont applicables à l’ensemble des
établissements touristiques.

2 - hôtels classés luxe

L’hôtel classé « luxe » est un établissement situé soit dans un quartier de grand standing, soit
dans un site de haute valeur touristique. Il est caractérisé par la très haute qualité de ses services
et de ses équipements, la pluralité de ses installations, la qualification et la correction de son
personnel. L’hôtel classé dans la catégorie « luxe » doit disposer : - d'une entrée indépendante,
spacieuse, éclairée, distincte de l’entrée de service, abritée des intempéries et dégageant un
aspect particulièrement luxueux, - d’un garage et d’un parking abrité d’une capacité d’un
emplacement pour trois chambres et comprenant une aire de stationnement pour autocars et un
service pour assurer le transfert des clients. L’accès aux restaurants devra s’effectuer aussi bien
de l’intérieur que de l’extérieur du bâtiment, si toutefois la structure de l’hôtel le permet. Les
matériaux de construction, les installations, les équipements et le mobilier doivent dégager un
aspect luxueux et être fait à partir de matériaux nobles. Toutes les dispositions techniques
doivent être prises pour assurer une isolation thermique et phonique au niveau de l’ensemble des
locaux et dépendances de l’établissement et notamment au niveau des chambres.

3 - hôtels classés cinq étoiles (5*) a - conditions générales : l’hôtel classé dans la catégorie «5
étoiles » est un établissement caractérisé par le luxe et le confort de l’édifice et des équipements
de même que par la qualité de ses services, la qualification et la correction de son personnel. Il
doit disposer : - d’une entrée indépendante, spacieuse, éclairée, distincte de l’entrée de service,
abritée des intempéries et dégageant un aspect particulièrement luxueux. - d’un garage et d’un
parking abrité d’une capacité d’un emplacement pour quatre chambres et comprenant une aire
de stationnement pour autocars et un service pour assurer le transfert des clients. L’accès aux
restaurants devra s’effectuer aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur du bâtiment si toutefois
la structure de l’hôtel le permet. Les matériaux de construction, les installations, les équipements
et le mobilier doivent dégager un aspect luxueux et être fait à partir de matériaux nobles. Toutes
les dispositions techniques doivent être prises pour assurer une isolation thermique et phonique
au niveau de l’ensemble des locaux et dépendances de l’établissement et notamment au niveau
des chambres.

3- Hôtels classés quatre étoiles (4*) a - conditions générales : l’hôtel classé dans la catégorie
«quatre étoiles » est un établissement caractérisé par le grand standing et le confort de ses
installations et de ses équipements. Il doit être physiquement autonome par rapport à d’autres
bâtiments ou parties de bâtiments et doit disposer : - d’une entrée indépendante, spacieuse,
éclairée, distincte de l’entrée de service, abritée des intempéries et dégageant un aspect de
grand standing. - d’un garage et d’un parking (*1) abrité d’une capacité d’un emplacement
pour cinq chambres et comprenant une aire de stationnement pour autocars. - les matériaux de
construction, les installations, les équipements et le mobilier doivent être de qualité supérieure.
- pour pallier les nuisances sonores, les suites, les appartements et les chambres de l'hôtel situé
en milieu urbain (centre ville) doivent être équipés d’un système de double vitrage au niveau
des baies vitrées. Toutes les dispositions techniques doivent être prises pour assurer une
isolation thermique et phonique au niveau de l’ensemble des locaux et dépendances de
l’établissement et notamment au niveau des chambres.
5 - hôtels classés trois étoiles (3) a - conditions générales : l’hôtel classé dans la catégorie
«trois étoiles » est un établissement qui doit être physiquement autonome par rapport à d’autres
bâtiments ou partie de bâtiments et doit disposer : - d’une entrée indépendante, éclairée,
distincte de l’entrée de service et abritée des intempéries ; - d’un parking gardé à proximité de
l’hôtel ou d’un garage d’une capacité d’un emplacement pour six chambres et d’une aire de
stationnement pour autocars (*1) ; - d’un ascenseur de capacité suffisante, si l’hôtel dispose
de plus de trois étages ; toutes les dispositions techniques doivent être prises pour assurer une
isolation thermique et phonique au niveau de l’ensemble des locaux et dépendances de
l’établissement et notamment au niveau des chambres. Pour pallier les nuisances sonores, les
suites, les appartements et les chambres de l'hôtel situé en milieu urbain (centre ville) doivent
être équipés d’un système de double vitrage au niveau des baies vitrées
6 - hôtels classés deux étoiles (2*) a - conditions générales : l’hôtel classé dans la catégorie
«deux étoiles » est un établissement qui se caractérise par le confort et la commodité de ses
installations et de ses équipements et doit disposer : - d’un parking gardé à proximité de l’hôtel
ou d’un garage d’une capacité d’un emplacement pour 07 chambres ; - d'une installation de
chauffage central et d’eau chaude en permanence ; - l’entrée des clients doit être spacieuse,
bien éclairée et abritée des intempéries ; - les couloirs et les circulations en dehors des
chambres doivent être bien éclairées à la lumière naturelle ou artificielle et munis d’un
revêtement constitué de tapis ou de moquette ou d’un revêtement spécial (carrelage, mosaïque,
linoléum …) Assurant ainsi l’insonorisation verticale ; - la prestation du petit déjeuner est
obligatoire dans les hôtels de catégorie deux étoiles situés hors des zones urbaines ; - un ou
éventuellement plusieurs ascenseurs ( plus de 03 étages et grande capacité d’hébergement).
Celui-ci doit être doté d’un appel prioritaire en cas de sinistre ; toutes les dispositions
techniques doivent être prises pour assurer une isolation thermique et phonique au niveau de
l’ensemble des locaux et dépendances de l’établissement et notamment au niveau des
chambres.
7- hôtels classés une étoile (1*) a - conditions générales : - l’hôtel classé «une étoile » est un
établissement caractérisé par la simplicité de ses locaux et de ses équipements, mais qui offre
un minimum de confort et de commodités. - l’hôtel classé dans la catégorie «une étoile » doit
avoir une entrée indépendante (*1), bien aménagée, éclairée et abritée des intempéries. - l’eau
chaude doit être assurée en permanence, - la prestation du petit déjeuner est obligatoire dans
les établissements de cette catégorie situés hors des zones urbaines.
A - conditions générales : le motel classé en 1ère catégorie est un établissement caractérisé
par le grand confort de ses installations et de ses équipements. Il doit présenter les
caractéristiques suivantes: - etre situé sur un axe routier, hors des agglomérations ou à leur
périphérie, - etre constitué d'unités d'hébergements isolées sous forme de pavillons, - avoir un
accès facile et bien signalé, - avoir de l'eau chaude en permanence, - le chauffage est
obligatoire, - la climatisation froide est obligatoire si les conditions climatiques l'exigent, - la
norme d'emploi est de 0.5 employé par chambre ; le directeur et les responsables doivent être
issus d'une école de formation hôtelière, ou d’un institut de tourisme. - le personnel de la
réception doit être qualifié, et en tenue impeccable. Il doit parler, outre la langue arabe, une
ou deux langues étrangères au moins, - l'ascenseur, est obligatoire si l’établissement comporte
plus de 3 étages.
9 – motels 2ème catégorie a - conditions générales : le motel classé en 2ème catégorie est un
établissement caractérisé par le confort de ses installations et de ses équipements. Il doit
présenter les caractéristiques suivantes: - etre situé sur un axe routier, hors des agglomérations
ou à leur périphérie, - etre constitué d'unités d'hébergement isolées sous forme de pavillons, -
avoir un accès facile et bien signalé, - avoir de l'eau chaude en permanence, - avoir le
chauffage, - avoir la climatisation, - la norme d'emploi est de 0.3 employé par chambre, le
directeur et les responsables doivent être issus d'une école de formation hôtelière ou d’un
institut de tourisme.
10 - résidences touristiques «première catégorie» a) conditions générales : la résidence
touristique classée en «première catégorie » est un établissement d’hébergement caractérisé
par le grand confort de ses installations et de ses équipements. Elle doit être physiquement
autonome par rapport à d’autres bâtiments ou parties de bâtiments et doit présenter les
caractéristiques suivantes : - avoir une situation bien sélectionnée et un aspect particulièrement
luxueux, - l'entrée des clients doit être spacieuse, bien signalée et bien éclairée la nuit et abritée
contre les intempéries. Elle doit être distincte de l’entrée de service, - avoir de l'eau chaude en
permanence, - avoir un système de climatisation chaud et froid qui doit être installé au niveau
de tous les locaux communs (restaurants, bar, salons, …Etc.), - le parking (*1) doit être assuré
à 70% au moins de la clientèle de l'établissement et doit lui être exclusivement réservé, - le
garage (*2) doit être assuré à 30% au moins de la clientèle de l'établissement.
11 - résidences touristiques deuxième catégorie a - conditions générales : la résidence
touristique classée «deuxième catégorie » est un établissement d’hébergement qui doit être
physiquement autonome par rapport à d’autres bâtiments ou parties de bâtiments et
caractérisée par le confort de ses équipements et de ses installations. Elle doit présenter les
caractéristiques suivantes : - avoir une situation bien choisie, - avoir un aspect confortable, -
le chauffage et la climatisation (froid) sont obligatoires si les conditions climatiques l'exigent,
- un service de blanchisserie doit être assuré (*1), - l'eau chaude doit être assurée en
permanence. - le parking (*2) doit être assuré à 50 % au moins de la clientèle et doit lui être
exclusivement réservé. - le garage (*3) doit être assuré à 20% au moins de la clientèle. -
l’entrée des clients doit être spacieuse, signalée, bien éclairée la nuit, abritée contre les
intempéries et distincte des entrées de service.
12 - résidences touristiques «troisième catégorie» a/ conditions générales : la résidence
touristique classée en «troisième catégorie » est un établissement d’hébergement caractérisé
par le confort de ses installations et de ses équipements. Elle doit présenter les caractéristiques
suivantes: - avoir un aspect confortable ; - le chauffage est obligatoire si les conditions
climatiques l'exigent ; - l’eau chaude doit être assurée en permanence ; - le parking doit être
assuré à 20% au moins de la clientèle et doit lui être exclusivement réservé (*1) ; - le garage
doit être assuré à 10% au moins de la clientèle(2*) ; - l'entrée des clients doit être spacieuse,
signalée, bien éclairée la nuit, abritée contre les intempéries et distincte des entrées de service.
13 - villages de vacances «première catégorie» a) conditions générales : le village de vacances
«première catégorie » est un établissement d’hébergement et de loisirs caractérisé par le grand
confort de ses installations et de ses équipements ainsi que par la variété et la richesse de ses
activités d'animation. Il doit présenter les caractéristiques suivantes : - avoir une situation bien
choisie et un accès sur la plage avec vue sur la mer dans le cas d'un balnéaire ; - la climatisation
(chaude et froide) est obligatoire au niveau des chambres et des locaux communs ; - la densité
d'édification ne doit pas dépasser 50% de la superficie totale de l'établissement ; - 15% de la
superficie totale doit être réservée aux zones vertes avec arbres, jardin, parcours piétons…Etc.)
; - l'entrée doit être spacieuse, signalée, bien éclairée la nuit, distincte des entrées de service et
abritée contre les intempéries ; - le garage doit être prévu pour 20% au moins de la clientèle
(*1) ; le parking est obligatoire, il doit être abrité avec revêtement en dur d'une capacité égale
à 01 emplacement pour deux chambres. Des emplacements additionnels de stationnement
doivent être prévus pour les autocars.
14 - villages de vacances «deuxième catégorie» a) conditions générales : le village de vacances
"deuxième catégorie" est un établissement d’hébergement et de loisirs caractérisé par le
confort de ses installations et de ses équipements ainsi que par la variété de ses activités
d'animation. Il doit présenter les caractéristiques suivantes : - avoir une situation bien choisie
et un accès sur la plage avec vue sur mer, s'il s'agit d'un balnéaire ; - la climatisation (chaude
et froide) est obligatoire ; - avoir de l’eau chaude en permanence ; - la densité d'édification ne
doit pas dépasser 50% de la superficie totale de l’établissement ; - 15% de la superficie totale
du village doit être réservée aux zones vertes avec arbres, parcours piétons…Etc. ; - le garage
(1*) doit être assuré pour 20% au moins de la clientèle ; - le parking est obligatoire, il doit être
abrité d’une capacité égale à 01 emplacement pour 3 chambres. Des emplacements
additionnels de stationnement doivent être prévus pour les autocars ; - l’entrée doit être
spacieuse, signalée, bien éclairée la nuit, distincte des entrées de service et abritée contre les
intempéries.
15- villages de vacances «troisième catégorie» a) conditions générales : le village de vacances
"troisième catégorie" est un établissement d’hébergement et de loisirs caractérisé par le confort
de ses installations et de ses équipements et qui présente les caractéristiques suivantes : - s’il
s’agit d’un établissement balnéaire, il doit avoir un accès à la plage ; - avoir une climatisation
(chaude et froide) ; - avoir de l'eau chaude en permanence dans l’ensemble de l’établissement
; - la densité d'édification ne doit pas dépasser 50% de la superficie totale de l'établissement ;
- 15% de la superficie totale du village doit être réservée aux zones vertes avec arbres et jardins
- un parking abrité, d'une capacité égale à un emplacement pour 5 chambres. Des
emplacements additionnels de stationnement doivent être prévus pour les autocars ; - l'entrée
doit être spacieuse, bien éclairée, signalée et abritée contre les intempéries.
16 - auberges «1ère catégorie» a - conditions générales : l’auberge classée «1ère catégorie»
est un établissement d’hébergement et de restauration caractérisé par le grand confort de ses
installations et de ses équipements. Elle doit présenter les caractéristiques suivantes : - être
implantée hors des agglomérations urbaines, dans un cadre naturel ; - avoir un service de
restauration à caractère gastronomique de grande qualité ; correspondant à un restaurant classé
dans la catégorie 2 fourchettes ; - avoir le chauffage et la climatisation ; - avoir de l'eau chaude
en permanence ; - avoir un nombre de chambres qui ne doit pas être inférieur à 15 ; - disposer
d’un parking abrité, gardé et dont la capacité correspond à celle de l'établissement ; - avoir une
entrée clients qui doit être spacieuse, signalée, bien éclairée la nuit, abritée des intempéries et
séparée de l’entrée de service ; - disposer d’un ascenseur si l’établissement comporte plus de
3 étages ; - les couloirs et passages entre les différents bâtiments et chambres doivent avoir
une largeur minimum de 1.20 m. ; - offrir des services de distraction, notamment des salles de
jeux.
17 - auberges «2ème catégorie» a- conditions générales : l’auberge classée en 2ème catégorie
est un établissement d’hébergement et de restauration caractérisé par le confort de ses
installations et de ses équipements. Elle doit présenter les caractéristiques suivantes : - être
implantée dans un site naturel, hors des agglomérations urbaines ; - avoir un service de
restauration à caractère gastronomique de bonne qualité correspondant à un restaurant classé
1 fourchette ; - être dotée d’un système de chauffage et de climatisation ; - avoir de l'eau
chaude en permanence ; - avoir un nombre de chambres qui ne doit pas être inférieur à 10 ; -
avoir un parking abrité, gardé et dont la capacité correspond à celle de l’établissement ; - avoir
une entrée pour clients qui doit être spacieuse, signalée, bien éclairée la nuit, abritée des
intempéries et séparée de l'entrée de service ; - être dotée d’un ascenseur si l’établissement
comporte plus de 3 étages ; - les couloirs et passages entre les différents bâtiments et chambres
doivent avoir une largeur minimum de 1.20 m.
18 - maisons d'hôtes « première catégorie » a) conditions générales : la maison d’hôtes classée
«première catégorie » est un établissement caractérisé par son architecture marocaine
traditionnelle, sa décoration et son ameublement de style typique marocain. Les prestations et
le confort doivent être de qualité. Le service du petit déjeuner est obligatoire. Les chambres,
suites et les locaux communs doivent dénoter un aspect luxueux sur le plan de l’aménagement
et de l’équipement. La maison d’hôtes « première catégorie » doit également présenter les
caractéristiques suivantes : - avoir une situation bien sélectionnée ; - avoir une entrée
accueillante, bien éclairée la nuit et signalée par un panonceau portant le nom et la catégorie
de l’établissement ; - disposer d’un parking gardé jour et nuit (*1).
19 - maisons d'hôtes «deuxième catégorie» a) dispositions générales : la maison d’hôtes
classée «deuxième catégorie » est un établissement caractérisé par son architecture
typiquement marocaine, par sa décoration et son ameublement de style traditionnel marocain.
Les prestations et le confort doivent être de qualité. Le service du petit déjeuner est obligatoire.
La maison d’hôtes «deuxième catégorie » doit: - etre facile d’accès ; - avoir une entrée bien
éclairée la nuit et signalée par un panonceau apparent portant le nom et la catégorie de
l’établissement ; - disposer d’un parking gardé jour et nuit (à proximité de l’établissement ou
plus loin) (*1).
20 - pensions «1ère catégorie» a - conditions générales : la pension 1ère catégorie est un
établissement d’hébergement caractérisé par le grand confort et la commodité de ses
installations et de ses équipements. Elle peut occuper un ou plusieurs étages d’un immeuble.
Elle doit présenter les caractéristiques suivantes : - avoir de l’eau chaude en permanence, et
un système de climatisation chaud et froid ; - la norme d'emploi est de 0, 4 employé par
chambre ; - avoir un minimum de 15 chambres ; - l’entrée des clients doit être signalée et bien
éclairée la nuit ; - l'ascenseur est obligatoire si l'établissement est situé au delà du 2ème étage
; - un restaurant (facultatif), s'il existe, il doit répondre aux normes requises pour les restaurants
classés «deux fourchettes» ; - une cafétéria pour servir le petit déjeuner ; - les couloirs ou
passages entre les chambres doivent avoir une largeur minimale de 1.50 m et doivent être
dallés et éclairés.
21 - pensions «2ème catégorie» a - conditions générales : la pension 2ème catégorie est un
établissement d’hébergement caractérisé par le confort, la commodité de ses installations et
de ses équipements. Elle peut occuper un ou plusieurs étages d’un immeuble. Elle doit
présenter les caractéristiques suivantes : - avoir de l’eau chaude en permanence et un système
de climatisation chaud et froid , - la norme d'emploi est de 0,3 employé par chambre, - avoir
un minimum de 10 chambres, - l’entrée des clients doit être signalée et bien éclairée la nuit, -
l'ascenseur est obligatoire si l'établissement est situé au – delà du 3ème étage, - un restaurant
(facultatif), s'il existe, il doit répondre aux normes requises pour les restaurants classées «une
fourchette», - une cafétéria pour servir le petit-déjeuner, - les couloirs ou passages entre les
chambres doivent avoir une largeur minimale de 1.20 m, et doivent être dallés et éclairés.
22 - camping - caravanning international a - conditions générales : le camping - caravaning
«international» est un établissement caractérisé par le grand confort de ses installations et de
ses équipements. Il peut être situé dans des espaces à prédominance naturelle ou dans un
quartier de grand standing. La superficie du camping est calculée à raison de 200
emplacements par hectare. Les emplacements doivent être numérotés et délimités. La distance
entre les piquets de tentes ou entre les caravanes ne doit pas être inférieure à 2m. Il doit
présenter les caractéristiques suivantes : - avoir un accès facile par la route, - être clôturé,
ombragé, abrité et gardé en permanence, - etre divisé en secteurs gazonnés, - avoir de l’eau
potable en permanence, - lorsque l'établissement est ouvert au public de façon intermittente,
le gestionnaire doit, dans le mois précèdent de chaque ouverture, procéder à une purge
complète des canalisations et faire effectuer une analyse de vérification de la qualité
microbiologique de l'eau par un laboratoire agréé par l’etat ; - les équipements sanitaires
doivent être raccordés au réseau public, dans le cas ou le raccordement est impossible, les eaux
et matières usées doivent être stockées dans des fosses septiques ; - assurer l'éclairage
électrique dans toutes les parties communes, les postes de sécurité, les emplacements et les
allées réservées aux véhicules, - avoir des poubelles munies de sacs en plastiques étanche
d'une capacité minimale de 75 litres, placées à une distance de 30 m au maximum les unes des
autres et installées à proximité des emplacements des campeurs. Ces poubelles doivent être
vidées au moins deux fois par jour et désinfectées régulièrement par un produit désinfectant.
23 - camping – caravaning 1 ère catégorie a - conditions générales : le camping - caravaning
«1ère catégorie» est un établissement caractérisé par le grand confort de ses installations et de
ses équipements. Il est situé soit dans un quartier de standing, soit dans un site naturel de
valeur. La superficie du camping est calculée à raison de 250 emplacements par hectare. Les
emplacements doivent être numérotés et délimités. La distance entre les piquets de tentes ou
entre les caravanes ne doit pas être inférieure à 2m. Il doit présenter les caractéristiques
suivantes : - avoir un accès facile par la route, - être clôturé et gardé en permanence, - avoir
de l’eau potable en permanence, - lorsque l'établissement est ouvert au public de façon
intermittente, le gestionnaire doit, dans le mois précèdent de chaque ouverture, procéder à une
purge complète des canalisations et faire effectuer une analyse de vérification de la qualité
microbiologique de l'eau par un laboratoire agréé par l'etat ; - les équipements sanitaires
doivent être raccordés au réseau public, dans le cas où le raccordement est impossible, les eaux
et matières usées doivent être stockées dans des fosses septiques ; - assurer l'éclairage
électrique dans toutes les parties communes, les postes de sécurité et les emplacements des
véhicules - avoir des poubelles munies de sacs en plastiques étanche d'une capacité minimale
de 75 litres, placées à une distance de 30 m au maximum les unes des autres et installées à
proximité des emplacements des campeurs. Ces poubelles doivent être vidées au moins deux
fois par jour et désinfectées régulièrement par un produit désinfectant.
24 - camping - caravaning 2 ème catégorie a - conditions générales : le camping - caravaning
«2ème catégorie» est un établissement caractérisé par le grand confort de ses installations et
de ses équipements. Il doit être situé dans un quartier ou un site reposant. La superficie du
camping est calculée à raison de 300 emplacements par hectare. Les emplacements doivent
être numérotés et délimités. La distance entre les piquets de tentes ou entre les caravanes ne
doit pas être inférieure à 2m. Il doit présenter les caractéristiques suivantes : - avoir un accès
facile par la route ; - être clôturé et gardé pendant la nuit ; - avoir de l’eau potable en
permanence ; - lorsque l'établissement est ouvert au public de façon intermittente, le
gestionnaire doit, dans le mois précèdent de chaque ouverture, procéder à une purge complète
des canalisations et faire effectuer une analyse de vérification de la qualité micro biologique
de l'eau par un laboratoire agréé par l'etat ; - les installations sanitaires doivent être raccordés
au réseau public, dans le cas où le raccordement est impossible, les eaux usées et matières
usées doivent être stockées dans des fosses septiques ; - assurer l'éclairage électrique dans
toutes les parties communes et au niveau des postes de sécurité ; - avoir des poubelles munies
de sacs en plastiques étanche d'une capacité minimale de 75 litres, placées à une distance de
40 m au maximum les unes des autres et installées à proximité des emplacements des
campeurs. Ces poubelles doivent être vidées au moins deux fois par jour et désinfectées
régulièrement par un produit désinfectant ; - avoir une pharmacie de secours.

Restaurants - peuvent être classés restaurants de tourisme, les établissements de restauration


répondant aux normes citées ci – après :
C’est un restaurant – snack ou self service caractérisé par la bonne qualité de ses repas et la
simplicité de sa cuisine et qui répond aux normes suivantes : a - salle à manger : elle doit être
bien aérée, éclairée et décorée ; elle doit être climatisée ; la superficie requise ne doit pas être
inférieure à 0.80 m² par couvert ; la distance entre les tables ne doit pas être inférieure à 0.50
m ; les tables doivent être molletonnées et revêtues de polyester ou de nappes. Les nappes,
napperons et serviettes doivent être en tissu et en parfait état de propreté et changés au départ
de chaque client ; la vaisselle, la verrerie et les couverts doivent être de bonne qualité et en
bon état d’entretien et de propreté.
26 - restaurants classes «2 fourchettes » le restaurant classé « 2f » est un établissement de
restauration caractérisé par la bonne qualité de ses repas, de ses services et de son équipement
et qui répond aux normes suivantes : a) salle à manger : - elle doit être dotée d’un système
d’aération et de climatisation, d’une décoration bien étudiée et d’un ameublement en bon état..
- la superficie requise ne doit pas être inférieure à 1 m² par couvert . - la distance entre les
tables ne doit pas être inférieure à 0.70 m . - le sol doit être revêtu de moquette de bonne qualité
ou de tapis . - les tables doivent être molletonnées et munies de nappes, napperons et serviettes
en tissu, en parfait état de propreté et changés au départ de chaque client . - des vestiaires
clients doivent être gardés et aménagés dans des endroits facilement accessibles.
27 - restaurants classes «3 fourchettes» les restaurants de tourisme répondant aux normes
requises pour les restaurants «2 fourchettes» et à celles énoncées ci - après, sont classés dans
la catégorie «3 fourchettes». A) salle à manger : superficie : 1.20 m² par couvert . Couverts en
métal argenté et verrerie fine . Vaisselle en porcelaine d'excellente qualité . Tables roulantes
de présentation . Décoration bien étudiée . Mode de service : sur guéridon (un guéridon par
tranche de 20 couverts). B) cuisine : un local pâtisserie dûment équipé, aéré et séparé avec un
système de climatisation. Tables chaudes. Chambre froide supplémentaire. Extracteur d'air
mécanique. C) divers : bar isolé. Installations générales bien entretenues. Service effectué
rapidement. Personnel de salle qualifié et parlant, outre la langue arabe, deux langues
étrangères au moins dont le français .
28 -restaurants classes «luxe» les restaurants de tourisme répondant aux normes requises pour
les restaurants classés dans la catégorie «3 fourchettes» et à celles énoncées ci - après sont
classés dans la catégorie «luxe». A) entrée : l'entrée des clients doit être séparée de l'entrée du
service. B) salle à manger : superficie : 1.30m² par couvert. Couverts en métal argenté, verrerie
en cristal. Vaisselle en porcelaine de qualité supérieure avec monogramme. Nappes, napperons
et serviettes en tissu de haute qualité. Système de climatisation (chaud et froid). Présentation
d'une grande carte gastronomique et une carte de boissons. Présentation d'une carte, des
spécialités marocaines raffinées. Chauffe – assiettes. Service apéritifs et digestifs. C)
personnel : le chef de cuisine doit être issu d'une école de formation hôtelière et ayant une
expérience professionnelle de cinq années, ou justifiant d'une expérience de dix années à un
poste similaire dans un établissement touristique. Un chef de partie saucier, un chef de partie
rôtisseur, un chef de partie pâtissier. Un maître d'hôtel, deux chefs de rangs et deux commis
par tranche de 30 tables. D) cuisine : armoire frigorifique, sorbetière, grill, bain - marie. E)
divers : un bureau de tabac. Une cabine téléphonique insonorisée. Un parking pour 50% de la
clientèle.
29 - relais catégorie unique le relais est un établissement de taille moyenne situé hors des
agglomérations urbaines, sur un itinéraire touristique, offrant des services d'hébergement et de
restauration et disposant soit au sein de l’établissement soit à proximité d'une station service
et accessoirement d'un petit atelier mécanique pour l'entretien des véhicules. A - dispositions
générales : l'établissement doit disposer : - d'un minimum de 15 chambres (1*) ; - d'un parking
ou d'un garage d'une capacité d'un emplacement pour 05 chambres et d'une aire de
stationnement pour autocars ; - de l'eau chaude en permanence ; - du service du petit déjeuner
qui doit être assuré ; - d'un ascenseur qui doit être doté d’un appel prioritaire en cas de sinistre,
si l’établissement dispose de plus de trois étages.
30 – gîtes et refuges 1 ère et 2ème catégorie a- dispositions communes le gîte est un
établissement touristique d’hébergement implanté en milieu rural, de capacité réduite (30
places maximum), situé sur des circuits de randonnées ou à proximité de sites touristiques. Il
peut offrir des repas simples ou permettre aux clients de cuisiner leur nourriture.
31 - centres et palais de congrès le centre de congrès : le centre de congrès est un établissement
aménagé principalement pour recevoir et servir des congressistes. Il doit comporter les
équipements nécessaires pour offrir toutes les prestations techniques exigées pour
l'organisation et le déroulement de conférences et congrès nationaux ou internationaux. A -
conditions générales : le centre de congrès doit être bien éclairé et facilement accessible, il
doit être doté d'un parking comprenant une aire de stationnement pour autocars et un service
pour assurer le transfert des congressistes (shuttle-bus), tout l'établissement doit être doté d'un
système de climatisation chaud et froid. Les matériaux de construction, les installations et les
équipements doivent être conformes aux normes de sécurité en vigueur.
32 - bivouacs a - conditions générales : le bivouac est un campement installé provisoirement
dans une étape de randonnée itinérante en montagne, dans le désert ou dans tout site rural
présentant un intérêt touristique et réservé à cet effet. Le lieu d'implantation du bivouac est
situé à l'écart des agglomérations et à distance acceptable de tous les points d'eau, sources,
puits et lacs.
• Formes juridiques courantes de l’entreprise hôtelière

Types d’entreprises au maroc selon leur statut juridique


Si l’on considère la forme juridique, il existe différents types d’entreprises au maroc, bien que les
plus connues soient la société anonyme (sa) et la société à responsabilité limitée (sarl). Les
différentes formes juridiques des entreprises sont les suivantes :

• Entreprise individuelle
• Société anonyme (sa)
• Société à responsabilité limitée (sarl)
• Société anonyme simplifiée (sas)
• Société en commandite simple (scs)
• Société en commandite par actions (sca)
• Société en participation
• Société en nom collectif (snc)
• Groupement d'intérêt économique (gie)

On peut décliner ces types d’entreprises en deux catégories :

• Des sociétés de personnes où le facteur personnel est prédominant à l’instar des sociétés en
commandite simple, des sociétés en nom collectif ou encore des sociétés en participation.
• Des sociétés de capitaux comme les sociétés anonymes (sa), les sociétés à responsabilité
limitée (sarl) et les sociétés en commandite par actions.

1- l’entreprise individuelle
Ce type d’entreprise est exploité directement par une personne physique en son nom personnel.
Elle se caractérise principalement par sa simplicité de création et de fonctionnement, ainsi que par
la liberté d’action du chef d’entreprise dont la responsabilité est illimitée.
Ce type d’entreprise n’est pas considéré comme une société, cette dernière nécessitant un
formalisme juridique plus complexe.
L’entreprise individuelle n’a par ailleurs pas besoin d’un capital.
Ces éléments donnent certes, une grande liberté à l’entrepreneur, mais le limitent quant au
développement de son activité dans ce cadre, car la taille de son entreprise et l’absence de fonds
propres la rendent fragile et vulnérable.
2- la société anonyme (sa)
La société anonyme est une société commerciale qui nécessite au moins 5 actionnaires. La
responsabilité de ces derniers dans l’entreprise est déterminée par le montant de leur apport. Cette
responsabilité concerne également les dettes.
Le capital minimum d’une société anonyme est de 300.000 dh, ce montant passe à 3.000.000 dh si
la société désire faire appel public à l’épargne.
A la constitution, le capital peut être libéré au quart, le surplus dans un délai de 3 ans sur décision
du conseil d’administration ou du directoire.
Le fonctionnement de ce type d’entreprises est en général lourd et assez complexe.

3- la société à responsabilité limitée (sarl)


Une sarl est une société commerciale qui présente un modèle intermédiaire entre les sociétés de
personnes et les sociétés de capitaux. Elle acquière la personnalité morale en étant enregistrée au
registre du commerce. Une sarl peut être constituée par un associé unique comme par plusieurs
actionnaires à condition de ne pas dépasser 50 personnes.
Le montant du capital est librement fixé par les associés. Le capital n’est pas bloqué tant qu’il ne
dépasse pas les 100000 dh. Au-delà de ce montant, les parts représentant des apports en numéraires
doivent être libérées d’au moins le quart de leur montant.

Tout comme pour la société anonyme, la responsabilité des associés est engagée à hauteur de leurs
apports au capital. Le contrôle de la société se fait par un commissaire au compte si le chiffre
d’affaires d’un exercice dépasse 50.000.000 de dirhams.

4- la société anonyme simplifiée (sas)


Une sas est constituée de deux ou plusieurs sociétés afin de créer ou de gérer une filiale commune
ou de créer une société qui deviendra leur société mère commune. Ce statut est réservé aux grandes
entreprises et les sociétés actionnaires doivent avoir un capital de 2.000.000 de dh.

5- la société en nom collectif (snc)


La snc est une société commerciale dont les associés ont tous la qualité de commerçants et qui ont
une responsabilité indéfinie et solidaire des dettes sociales. Une snc n’exige pas de capital minimum,
elle se caractérise par la simplicité des formalités de sa constitution.

6- la société en commandite simple (scs)


La scs est une société de personnes constituée d’associés commandités et d’associés commanditaires.
Les associés commandités doivent tous avoir la qualité de commerçant, ils participent à la gestion
et à la vie de la société et sont responsables de manière solidaire et indéfinie des dettes sociales.
Les associés commanditaires participent au capital de la société sans pour autant s’investir dans la
vie de l’entreprise et leur responsabilité dans les dettes sociales n’est engagée qu’à hauteur de leur
apport au capital.

7- la société en commandite par actions (sca)


La sca est une société dont le capital est divisé en actions. Elle est constituée par des associés
commandités ayant la qualité de commerçants et d’associés commanditaires qui sont les actionnaires.
Les associés commandités concourent indéfiniment et solidairement aux dettes sociales de
l’entreprise, les associés commanditaires quant à eux, ne sont responsables qu’à hauteur de leur
apport au capital.

8- la société en participation (sep)


La société en participation est une société qui n’existe que dans les rapports entre les associés. Elle
n’est pas assujettie à l’immatriculation ou à aucune forme de publication parce qu’elle n’est pas
destinée à être connue des tiers. Son existence peut être prouvée par tous les moyens.
Il faut minimum deux personnes pour créer une société en participation. Et il faut que chacun des
associés fasse un apport (en numéraire, en nature ou en industrie).
L’objet social d’une sep ainsi que les droits et obligations des associés qui la créent sont définis
librement par ces derniers.

9- le groupement d’intérêt économique


Le groupement d’intérêt économique est une forme intermédiaire entre une association et une
société, mais il ne peut nullement être considéré comme une société.
Il est constitué de deux ou plusieurs personnes morales ou physiques, qui désirent gérer une activité
et générer des bénéfices pour les membres de ce gie.

Caractéristiques des différentes formes juridiques des entreprises au maroc

Types de Nombre Capital minimum Publication des


Responsabilités des associés
sociétés d'associés et/ou maximum comptes

2 minimum
Société à
mais il est Pas de capital La responsabilité est limitée au
responsabilité Non
possible de minimum montant des apports.
limitée (sarl)
constituer une
sarl avec un
associé unique.

300.000 dh pour
Oui si l'entreprise
les sa fermées ou
Societé La responsabilité est limitée au fait appel à
5 minimum 3.000.000 dh
anonyme montant des apports. l'épargne
pour les sa
publique.
ouvertes
Société en
Pas de capital
nom collectif 2 minimum La responsabilité est illimitée. Non
minimum.
(snc)
La responsabilité est illimitée et
Société en
Pas de capital solidaire pour certains et limitée
commandite 2 minimum Non
minimum au montant des apports pour
simple (scs)
d'autres.

Société en 3 La responsabilité est illimitée et


commandite commanditaires Pas de capital solidaire pour certains et limitée
Non
par actions et un minimum. au montant des apports pour
(sca) commandité. d'autres.

Il est à signaler que les formes d’entreprises les plus courantes en hotellerie restent la sart et la sa.

Formalités légales et fiscales

Etape 1: certificat négatif et demande de l’identifiant commun de l’entreprise (ice)

Tout commence par la dénomination de l’entreprise. Le certificat négatif est indispensable pour
l’identification et l’enregistrement de l’entreprise.

Passé un délai d’un mois, les certificats négatifs non retirés seront annulés. Idem pour les certificats
négatifs retirés et non déposés pour inscription au registre du commerce.

Toutes les entreprises sont concernées par le certificat négatif. Seules les entreprises individuelles
qui n’optent pas pour une enseigne échappent à la règle.
La demande de certificat négatif se fait à l’office marocain de la propriété industrielle et
commerciale représenté au sein du centre régional d’investissement.

Quant aux documents demandés ils ne sont pas trop compliqués. Il faut présenter :

• Une demande sur imprimé à retirer auprès du cri


• Carte d’identité nationale ou passeport
• Photocopie de la carte d’identité nationale ou passeport si l’investisseur se fait représenter
par une autre personne

Inutile de rappeler qu’il faut payer :

• 50 dh pour la recherche
• 100 dh pour le certificat négatif
• 20 dh pour le timbre de quittance

Demande de l’ice

L’ice (identifiant commun de l’entreprise) est un numéro qui identifie l’entreprise et ses succursales
de façon unique et uniforme par toutes les administrations, il vient s’ajouter aux autres identifiants
légaux notamment l’identifiant fiscal, le numéro de registre de commerce et le numéro de cnss.
Toutefois, l’ice ne remplace pas ces identifiants qui restent obligatoires. L’ice permettra de : •
fluidifier la communication inter-administrations ; • simplifier les procédures impliquant plusieurs
administrations pour l’accomplissement d’un même service administratif ; • réduire les coûts et
améliorer la fiabilité et la célérité des services administratifs. L’ice concerne les entreprises
personnes morales et leurs succursales ainsi que les personnes physiques. L’ice est un identifiant
composé de 15 positions : • l’entreprise (9 positions) ; • ses établissements (4 positions) ; • des
caractères de contrôle (2 positions). L’ice est attribué : • par l’ompic pour les nouvelles entreprises
personnes morales, lors de la demande du certificat négatif. Il est transcrit sur le document «
certificat négatif » et sera exigible pour les démarches de création de l’entreprise ; • par la dgi pour
les nouvelles entreprises personnes physiques, qui le transcrit sur le «bulletin if/tp » ; • à travers la
plateforme ice sur le site www.ice.gov.ma .

Etape 2: etablissement des statuts


Un investisseur ne peut créer une société sans statuts. Cet acte notarié est indispensable pour
déterminer les détails techniques de ladite entreprise. Ces renseignements sont à définir avec le
cabinet juridique chargé du dossier de la création.

Les organes concernés de l’établissement des statuts des sociétés sont les cabinets juridiques,
fiduciaires, notaires, avocats, experts comptables, les conseillers juridiques, etc.

Quant aux frais, le prix de l’établissement des textes est à décider avec le cabinet concerné. Il entre
dans les honoraires du cabinet juridique. En revanche, les frais de timbres pour la légalisation est
fixé à 20 dh par feuille. Par ailleurs, le droit d’enregistrement est de 1,5% du capital, avec un
minimum de 1000 dh.

Etape 3: etablissement des bulletins de souscription

L’établissement des bulletins de souscription ou des actes d’apport (le cas échéant) concerne les
sociétés commerciales, particulièrement les sa, sas et sca.

A l’instar des statuts, cette mission est à confier aux cabinets juridiques, fiduciaires, notaires, avocats,
experts comptables et aux conseillers juridiques, etc.

Une seule pièce justificative est fournie. Il s’agit du bulletin de souscription signé par les
souscripteurs.

En revanche, les honoraires du cabinet juridique chargé du dossier sont négociables.

Etape 4: blocage du montant du capital libéré

Une société commerciale, notamment une sa, sarl ou une sas, c’est tout d’abord un capital. C’est
pourquoi l’étape du blocage du montant du capital libéré est fondamentale. Elle revêt une grande
importance.

Ainsi, le dépôt doit être effectué dans un délai de 8 jours à compter de la réception des fonds par la
société. Une attestation de blocage de capital libéré doit être délivrée par la banque.

Quant aux pièces justificatives, elles sont :

• Pour sa, sas : les statuts, certificat négatif, pièces d’identité, les bulletins de souscription
• Pour sarl : toutes les pièces sauf les bulletins de souscription.
• Pour sas : blocage total du montant du capital libéré.
• Pour sa et sarl : blocage de 25% du montant du capital libéré.
Etape 5: etablissement des déclarations souscription/versement

Elle concerne les sa, sas et les sca. Les fiduciaires, notaires, avocats, experts comptables et les
conseillers juridiques s’en chargent.

Mais quelles sont les formes juridiques de la déclaration de souscription et de versement? Le


législateur, qui a exigé le dépôt de la déclaration au greffe de tribunal du lieu du siège social, l’a fixé
ainsi :

• Un acte authentique établi par un notaire


• Un acte sous seing privé établi par le cabinet juridique

Les bulletins établis par le notaire et l’attestation de blocage du capital libéré de la banque sont les
seules pièces justificatives délivrées.

Etape 6: dépot des actes de création et formalité d'enregistrement

Les sociétés concernées par cette procédure sont les sa, sarl, snc, scs et les sca. Le dépôt des actes
se fait au niveau de la direction régionale des impôts représentée au sein du centre régional
d’investissement.

Pour ce faire, il faut présenter les documents cités plus haut :

• Pour les toutes les sociétés: dans le mois de l’acte (30 jours) à compter de la date de
l’établissement
• Pour toutes les sociétés : le contrat de bail ou l’acte d’acquisition doivent être enregistrés
dans le mois de leur établissement

Les frais de dépôt varient d’une forme de société à une autre. Ainsi, pour les sa, il faut payer 1,5%
du capital, avec un minimum de 1000 dh. S’y ajoute également un timbre de 20 dh par feuille pour
les statuts de la société. Quant aux frais de pv de nomination du président et de conseil
d’administration, ils sont fixés à 200 dh. Idem pour les autres formes de sociétés.

Pour les snc et les sca, quelque soit le montant du capital, les frais sont fixés à 1000 dh. Sans oublier
les frais de timbres estimé à 20 dh par feuille pour les statuts de la société. Pour toutes les sociétés,
l’enregistrement du contrat de bail coûte 200 dh (délai 30 jours).

Etape 7: inscription a la patente et l'identifiant fiscal


L’inscription à la patente et à l’identifiant fiscal varie d’une entreprise à une autre. Pour les
entreprises individuelles, il faut s’inscrire à la patente, igr et à la tva.

En revanche, à l’exception de la snc sur option, les sociétés commerciales s’inscrivent à la patente,
is et à la tva.

L’enregistrement se fait à la direction régionale des impôts représenté au sein du centre régional
d’investissement.

Pour la patente, il faut délivrer les documents suivants :

• Agrément ou diplôme pour les activités réglementées


• Accord de principe pour les établissements classés
• Le contrat de bail au l’acte d’acquisition ou attestation de domiciliation par une personne
morale

Etape 8: immatriculation au registre de commerce

Toutes les sociétés commerciales sauf la société en participation sont concernées. Le dépôt de la
demande d’immatriculation au registre de commerce se fait au niveau du tribunal de commerce
représenté au sein du centre régional d’investissement.

Cette opération coûte 350 dh pour les personnes morales (dépôt des statuts : 200 dh ; immatriculation
au rc : 150 dh) et 150 dh pour les personnes physiques.

Etape 9: affiliation à la cnss

Toutes les sociétés commerciales doivent s’affilier à la caisse nationale de la sécurité sociale. Cette
opération sans frais se fait au niveau de la cnss représentée au sein du centre régional
d’investissement.

Etape 10: publications officielles

Jadis la publication officielle se faisait uniquement sur le bulletin officiel. Désormais, il est possible
de publier la création sur les journaux d’annonces légales.

Toutes les sociétés commerciales doivent le faire. Pour les sa, sas et les gie, la publication se fait en
deux étapes : la première dans un journal d’annonces légales avant immatriculation au rc et la
seconde dans un journal d’annonces légales et au bulletin officiel après immatriculation. Pour les
autres formes de sociétés commerciales, la publication dans un journal d’annonces légales et au
bulletin officiel se fait après l’immatriculation au rc.

Les frais d’annonces varient d’un journal à un autre selon le nombre d’espace acheté.

Le processus d’autorisation et de classement

Afin d’assouplir les procédures administratives relatives à l’attribution du classement et les rendre
plus efficaces, les principales innovations suivantes ont été introduites:

• La fusion du classement technique provisoire avec la procédure d’octroi du permis de construire :


cette procédure réduira le temps de traitement et d’obtention des deux décisions administratives tout
en garantissant le respect des critères en matière d’urbanisme, de construction, de sécurité et des
standards dimensionnels et fonctionnels hôteliers, à édicter par un règlement de construction
spécifique aux établissements d’hébergement touristique ;
• Les problématiques relatives à l’hygiène et à la sécurité seront désormais séparées du processus de
classement hôtelier et en constitueront des prérequis. Cette séparation garantira la distinction et la
responsabilisation de chaque intervenant dans le processus de contrôle ;
• L’instauration d’une autorisation d’exploitation avant l’ouverture de tout établissement
d’hébergement touristique, conditionnée par la délivrance d’un classement provisoire et la
conformité aux aspects relatifs à l’hygiène et la sécurité.
• L’instauration d’une nouvelle démarche au niveau du classement d’exploitation permettant de mieux
appréhender la qualité de service, par l’introduction de la notion d’audit mystère. Dans ce sens,
l’opération de classement d’exploitation se déroulera en deux phases successives :

• La première est réalisée par un corps d’auditeurs spécialisés et assermentés prenant comme
référentiel de nouvelles normes de classement élaborées avec l’assistance de l’organisation
mondiale du tourisme (omt) et intégrant en plus des critères dimensionnels, des critères
permettant l’évaluation de la qualité des prestations hôtelières. Lesdits auditeurs seront les
seuls habilités par le ministère du tourisme à procéder au classement et au contrôle des
établissements touristiques.
• La deuxième phase, dite audit mystère, est complémentaire au contrôle réalisé par le corps
d’auditeurs spécialisés. L’audit mystère sera effectué par des clients mystères pour le compte
du ministère du tourisme. Cet audit permettra d’évaluer la qualité de service perçue par le client
et constitue une nouveauté dans le dispositif de classement.
Aussi, cette refonte du système de classement est une occasion pour mettre les problématiques liées
à la durabilité au cœur des innovations apportées par la nouvelle loi n°80-14 relative aux
établissements touristiques et aux autres formes d’hébergement touristique, publiée au bulletin
officiel n°6404 en octobre 2015. Ainsi, des critères de durabilité seront intégrés au niveau des textes
d’application de la loi précitée. D’une part, le règlement de construction spécifique aux
établissements d’hébergement touristique intégrera les critères liés à la construction, notamment en
matière d’efficacité énergétique et de la rationalisation de l’utilisation de l’eau. D’autre part, les
normes de durabilité liées à l’exploitation seront intégrées au niveau des arrêtés d’application de la
loi précitée.

Par ailleurs, et en complément des innovations introduites au niveau du système de classement, les
établissements d’hébergement touristique et autres formes d’hébergement seront amenés à déclarer
l’état des arrivées et des nuitées au niveau de leurs structures à travers un nouveau procédé,
dénommé télé-déclaration, permettant de simplifier et de moderniser le dispositif de collecte des
données statistiques et d’assurer un meilleur suivi du développement du secteur.

Aussi, la loi n°80-14 détermine les conditions nécessaires pour qu’un établissement de restauration
soit classé « restaurant touristique ». Les textes d’application fixeront les normes minimales
dimensionnelles, fonctionnelles, d’hygiène, de production de service et d’exploitation, à respecter.

Enfin, et pour assurer la mise en conformité de l’ensemble du parc national aux nouvelles normes
de classement, la loi prévoit une période transitoire.

Ainsi, les établissements touristiques classés existants à la date de publication de la loi, disposeront
d’un délai de 24 mois à compter de la date de publication des textes réglementaires pour s’y
conformer.

B.2 caractériser l’environnement légale relatif à la gestion d’un établissement hôtelier

Contrat d’hotellerie
Il s’agitt d’un contrat de nature commerciale conclu entre un voyageur et un hôtelier ayant pour
objet la mise à disposition par l'hôtelier, dans son établissement ,de locaux meublés, dont il conserve
la surveillance et la clef, la garde des biens déposés par le voyageur à l'hôtel et la fourniture de
prestations de services, moyennant un prix dépendant de la qualité et de l'importance des services.

Le contrat d’hôtellerie est le contrat par lequel l'hôtelier s’oblige, suivant les stipulations de la
convention et les usages locaux, à fournir à son client le gîte, éventuellement la subsistance pendant
le séjour à l'hôtel et le transport. C’est un contrat synallagmatique, conclu à titre onéreux dont les
obligations sont interdépendantes.

• Obligations et responsabilités de l’hôtelier

L’hôtelier est tenu à l’obligation de sécurité, l'hôtelier est responsable des dommages corporels que
ses clients peuvent subir durant l'exécution du contrat. Ainsi, durant tout le séjour du client, l’hôtelier
est tenu de fournir le gite(logement, abri convenable), lui fournir de subsistance c’est-à-dire le
nourrir et assurer son transport en mettant à sa disposition un moyen de déplacement. Par ailleurs,
l’hôtelier est responsable des dommages corporels (ex : blessure), subis par le client.

L'hôtelier répond de la disparition et des détériorations des effets apportés par le client qui loge dans
l'établissement. Il doit apporter des soins aux effets du client selon les règles de l'art. Sauf en cas de
force majeure, le fait que le dommage ait été causé par un tiers, n'exonère pas l'hôtelier de sa
responsabilité.

L’hôtelier est exonéré de sa responsabilité qu’en cas de force majeure, c’est-à-dire à la survenance
d’un événement imprévisible extérieur, irrésistible et insurmontable aux parties. Ex : incendie,
catastrophe etc.

En revanche, pour les effets précieux de toute nature que le client a apportés dans l'hôtel sans les
déposer entre les mains de l'hôtelier, la responsabilité de celui-ci est limitée. Ex : de l’or, diamant
etc.
De ce fait, toute clause contraire à cette limitation légale de responsabilité est réputée nulle.

Contrat de restauration :
Le contrat de prestation de service de restauration est conclu entre un prestataire et un client. En
vertu de ce contrat, le prestataire s'engage à délivrer un service au client en contrepartie d'une
rémunération.

En tant que restaurateur, vous pouvez fournir à votre client des services variés : création et
proposition de menus, préparation de plats, mise en place des tables, service des plats aux usagers,
rangement et nettoyage des salles et des cuisines,...

En contrepartie, votre client devra vous payer le prix convenu dans le contrat. Il pourra également
mettre à votre disposition des locaux et le matériel nécessaire pour cuisiner. Ceux-ci devront
respecter la réglementation en vigueur en matière d'hygiène et de sécurité.

Signer un contrat de prestation de service va donc créer de nombreuses interactions entre vous et
votre client. Vous gardez cependant chacun votre autonomie et aucun lien de subordination ne doit
exister entre vous, sous peine de voir vos relations requalifiées en un contrat de travail.

En vertu du contrat que le prestataire a signé avec son client, il est tenu de réaliser la prestation
demandée (obligation de faire, à moins qu’il existe une clause de confidentialité). Il doit aussi la
mener à bien, au risque d’encourir des sanctions. Dans cette optique, il s’engage aussi à couvrir
les vices cachés, susceptibles de rendre la prestation impropre à sa destination.

De cette convention naissent aussi des droits. Par exemple, la clause peut autoriser le professionnel
de la restauration à établir le menu du jour selon la saisonnalité des produits et les contraintes
liées à l’approvisionnement. Encore faut-il que les repas cuisinés conservent leur valeur
nutritionnelle.

Quant au client, il doit rémunérer son prestataire. C’est la raison pour laquelle nombre de
conventions comprennent des clauses de garanties d’insolvabilité, de manière à ce que la
prestation soit payée, même en cas de défaillance de l’établissement. Le contrat peut aussi imposer
au client le renouvellement des équipements de cuisine en mauvais état de marche et des
ustensiles de cuisine manquants. En effet, le client doit mettre à la disposition du restaurateur tous
les moyens nécessaires à l’exécution de la prestation

• Relations hôtel/agence de voyage

Une agence de voyages est une entreprise commerciale qui compose et vend des offres de voyages
à ses clients. Elle joue le rôle d'intermédiaire et/ou d'agrégateur de services entre les clients et les
différents prestataires sur le marché du tourisme : compagnies aériennes, hôteliers, loueurs de
voiture, compagnies d'assurances, etc.

Les agents de voyages peuvent utiliser les brochures des tour-opérateurs et les systèmes de
réservation informatique ou gds (global distribution systems) pour composer une offre adaptée à
leurs clients. De plus en plus, les agences de voyages se passent de ces intermédiaires pour composer
elles-mêmes leurs produits en assemblant les différentes prestations utilisées pour cette composition.
Les agences de voyages sont traditionnellement rémunérées par une commission sur les prestations
vendues. De plus en plus, la rémunération des agences ne vient plus des fournisseurs mais de leurs
clients (voyageurs) qui doivent payer des honoraires de conseil et de réservation. Apparues avec
l'aviation commerciale et la croissance du tourisme de masse, les agences de voyages souffrent
aujourd'hui de la concurrence d'autres canaux de distribution comme internet qui permet aux
voyageurs d'organiser directement leurs voyages, et voit émerger des concurrents entièrement en
ligne comme les précurseurs degriftour et travelprice.com rachetés par lastminute.com (en 2000 et
2002) en france. Depuis 2005 de nouveaux modèles d'agences de voyages apparaissent comme
ecotour.com qui a développé son propre système de réservation pour réduire les interventions
humaines et traiter de très gros volumes à faible marge, ou voyage privé qui s'est inspiré du modèle
de vente privée appliqué à la revente de voyages, hôtels et locations. L'activité de réseau intégré
d'agences de voyages comme thomas cook, ou nouvelles frontières (havas voyages) relève autant de
la distribution que du tour operating

Un hôtel est un établissement offrant un service d’hébergement touristique payant (chambre


d'hôtel ou suite), généralement pour de courtes périodes.

Outre l'hébergement, les hôtels offrent souvent plusieurs autres services à leur clientèle, tels que la
restauration ou la garde d’enfants, ainsi que l'usage d'équipements comme une piscine, un sauna,
etc. Certains offrent des services de conférence en proposant la location de salles de réunion, incitant
les groupes à y tenir des congrès et des réunions.

Etymologiquement, le terme hôtel désigne tout bâtiment destiné à recevoir des hôtes. Si ceux-ci sont
de passage, on parle d’hôteltouristique. Mais le terme d’hôtel peut également s’appliquer
aux mairies des grandes villes (hôtel de ville), aux hôpitaux (hôtels-dieu), aux hôtels particuliers

La relation entre les agences de voyage et les hôtels :

C’est le «contrat hôtelier » est un contrat selon lequel l’hôtelier convient avec un agent de voyages
de fournir des prestations hôtelières à un prix donné à un voyageur ou un groupe de voyageurs
Contrat de management des chaînes hôtelières

Le modèle d’exploitation d’un hôtel ne se choisit pas à la légère. Il doit correspondre au contexte du
projet, aux objectifs du propriétaire et au degré de contrôle qu’il souhaite exercer. Dans une optique
d’aide à la prise de décision, voici un portrait de quatre modèles d’affaires ainsi que leurs principaux
avantages et inconvénients.

Etablissement indépendant

Un hôtel indépendant est financé et géré par le même individu (ou groupe d’individus). Ce statut
permet au propriétaire de garder une autonomie et un contrôle de la gestion de son établissement.
La flexibilité des procédures et standards facilite la personnalisation des services offerts à la clientèle.
Les ressources humaines étant limitées et moins hiérarchisées, la prise de décision se fait rapidement,
que ce soit pour des enjeux opérationnels ou financiers.

Néanmoins, les défis à relever sont nombreux. Tout d’abord, l’accès au financement est difficile, les
banques étant frileuses à accorder un prêt bancaire pour la construction, l’achat ou la rénovation
d’un établissement indépendant. En effet, bon nombre d’entre eux sont de petite taille et disposent
de ressources réduites pour être rentables. Autre élément de difficulté, le possible manque
d’expertise de la part des propriétaires, qui nuit au contrôle des coûts, aux politiques de prix ainsi
qu’aux pratiques commerciales et marketing. Cependant, les agences de voyages en ligne facilitent
à présent leur commercialisation et augmentent leur visibilité sur internet.

Contrat de gestion avec une chaîne hôtelière

Un contrat de gestion est un modèle où le propriétaire octroie la responsabilité des activités


opérationnelles à un exploitant. Le premier conserve la charge des aspects juridiques et financiers,
et assume les coûts d’exploitation de l’hôtel. Ainsi, il dispose d’une équipe de gestion possédant le
savoir-faire opérationnel de la marque et d’outils de systèmes de réservation et de distribution. Si le
contrat débute dès la construction de l’hôtel, une équipe est dépêchée sur place pour contrôler le
respect des normes préalablement statuées.

Dans le cas d’un contrat avec une chaîne hôtelière, le propriétaire de l’hôtel acquiert le droit
d’utiliser son nom. Cela occasionne un apport de clientèle fidèle à la marque, notamment grâce à
l’accès aux programmes de fidélisation. Ces avantages garantissent une meilleure rentabilité, et ce
partenariat réduit les risques financiers des investisseurs.

Le revers de la médaille se traduit tout d’abord par un pouvoir de négociation faible lors de
l’établissement du contrat. De plus, le propriétaire perd de la flexibilité dans ses décisions et doit
respecter les standards de la chaîne, ce qui inclut une mise à niveau de son hôtel au début de l’entente.
Les frais de gestion sont établis de trois façons:

Des frais de base représentant entre 2 et 6% des revenus bruts;

Des frais de base et des frais de performance (ou de bonification) de 1 à 4% du profit


d’exploitation brut;

Des frais de performance de l’ordre de 5 à 10% du profit d’exploitation brut.

Enfin, selon hvs research, la durée de ces contrats se situe entre 17 et 21 ans, la période étant
proportionnelle à la catégorie d’hôtel.

Contrat de gestion avec une société de gestion indépendante

Alors qu’il est difficile pour les petits établissements d’obtenir un contrat de gestion avec une chaîne
hôtelière, les partenariats avec une société indépendante leur sont plus accessibles. Le choix de ce
type de société, sans marque rattachée, se justifie davantage lorsque l’hôtel se situe dans une zone
excentrée, sans autre concurrent. Le contrat est similaire à celui d’une chaîne, mais la durée est
moins longue (entre 11 et 15 ans), les termes sont moins contraignants et la négociation est plus
équilibrée. De plus, ces sociétés sont souvent plus réactives aux aléas du marché et démontrent une
meilleure facilité d’adaptation. Les frais de gestion sont prélevés de la même manière que dans le
cadre des contrats avec les chaînes hôtelières, mais les pourcentages fixés sont plus bas.

Contrat de franchise avec une chaîne hôtelière

Cette entente accorde les droits d’utilisation de la marque d’une chaîne à un hôtelier indépendant en
échange d’une redevance. Deux autres éléments font partie du contrat de franchise: la transmission
du savoir-faire et la mise à disposition d’une assistance commerciale ainsi que du réseau de
distribution du franchiseur. Contrairement au contrat de gestion, le propriétaire est responsable de
l’exploitation et du respect des standards de la chaîne hôtelière. Les frais sont composés des coûts
d’adhésion, selon le nombre de chambres, et des redevances périodiques (pour l’utilisation de la
marque, les frais de marketing, de réservations et de programme de fidélisation), généralement fixés
selon le revenu des chambres. La durée du contrat varie entre 10 et 15 ans.
Ce modèle permet à l’exploitant de conserver un degré d’autonomie tout en étant guidé et sécurisé
par la chaîne. De plus, le propriétaire brise son isolement, puisqu’il accède à un réseau de contacts
(le franchiseur et les autres franchisés) avec qui il peut communiquer. Grâce à la notoriété qu’il
retire de la marque, il peut se permettre d’augmenter ses prix. A l’instar des contrats de gestion, la
franchise contribue à la pérennité financière de l’établissement.

Les chaînes hôtelières telles qu’intercontinental hotels group, accor, marriott international et choice
hotels international sont aussi les plus grands franchiseurs. Elles misent sur ces modèles pour
prendre de l’expansion, cette solution étant moins coûteuse et plus rapide que la construction de
nouveaux hôtels.

C. Déterminer la marge de manœuvre légale d’un établissement touristique.

En cas de litige, et à l’instar de toute entreprise, l’hôtelier pourra recourir à la juridiction


competente, selon la nature du conflit.

Les types de tribunaux au Maroc

Le Maroc compte Quatre types de tribunaux :

• Le tribunal de 1ère instance

• La cour d’appel

• La cour suprême

• Le tribunal militaire

Le tribunal de 1ère instance

Le cercle d’intervention du tribunal de première instance est varié en jugeant toute affaire qui n’a
pas été attribuée à une autre juridiction.

Ce tribunal peut comprendre plusieurs chambres (chambre de famille, chambre civile, etc.…)Le
tribunal de première instance comprend trois magistrats ou juge unique pour certaines affaires.

La cour d’appel

Son rôle est d’examiner les recours en appel des décisions rendues par les tribunaux de première
instance. La cour d’appel est composée de magistrats répartis en chambres (civile, sociale,
criminelle, etc…) et jugent en collégialité de trois magistrats ou cinq selon les affaires tranchées.
La cour d’appel de Rabat a compétence nationale en matière de terrorisme.

La cour de cassation

La cour de cassation exerce sa compétence sur l’ensemble du territoire Marocain, elle est divisée
en chambres (civile, criminelle, commerciale, etc.) que chacune d’un président et de conseillers.
Toute décision rendue en dernier ressort par les tribunaux de première instance ou les cours
d’appel peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation. La Cour de cassation contrôle la conformité
au droit sans avoir besoin de réexaminer les faits, ainsi elle fixe le sens dans lequel la règle de
droit doit être appliquée.

Le Ministère public est représenté auprès de la Cour de cassation par des avocats généraux et par
le procureur général.

C1. Consulter la jurisprudence

La jurisprudence est l'ensemble des décisions habituellement rendues par les


différents tribunaux relativement à un problème juridique donné et qui permettent d'en déduire
des principes de droit.

La jurisprudence reflète la façon dont les tribunaux interprètent le droit et les lois. Elle constitue
l'une des sources du droit et est une référence pour d'autres jugements.

Les tribunaux ne pouvant se substituer au pouvoir législatif ou à celui de l'autorité


administrative pour définir une règle obligatoire, la jurisprudence permet, dans un cas non couvert
par la loi ou lorsque celle-ci est imprécise, à un tribunal de s'appuyer sur une décision prise dans
un cas similaire par une juridiction supérieure (cour d'appel, Cour de cassation, Conseil
d'Etat, Conseil Constitutionnel, éventuellement par une juridiction européenne ou internationale).
L'un des rôles de la Cour de cassation est d'uniformiser la jurisprudence afin d'éviter la disparité des
jugements sur un sujet donné et de limiter les recours en cassation.

C2. Connaître la responsabilité civile et les exonérations découlant des obligations de l'hôtelier

• Responsabilité civile contractuelle de l'hôtelier (hygiène, sécurité)


Si un client de l’hôtel est victime d’un vol sur des biens déposés dans l’hôtel, une présomption de
responsabilité pèse sur l’hôtelier, mais l’étendue de cette responsabilité va être déterminée par les
circonstances mêmes du vol.

L'hôtelier est responsable des vols et des dommages causés aux biens appartenant à ses clients dans
son établissement. Il doit les indemniser si leurs bagages ou leurs vêtements ou leurs véhicules
disparaissent ou sont détériorés. L'hôtelier peut aussi être déclaré responsable en cas d'accident
survenu à un de ses clients au cours d'un séjour dans son établissement.

A noter, toute clause du règlement intérieur de l'hôtel qui dégagerait la responsabilité de


l'établissement hôtelier est considérée comme nulle et n'a donc aucune valeur juridique. Ainsi,
le client victime d'un accident pourra toujours engager des poursuites à l'encontre de l'établissement,
s'il estime être dans son droit.

En cas d’intoxication alimentaire, l’élément temps joue énormément dans la détermination de la


cause, mais il importe peu devant le lien de cause à effet qui doit exister entre le dîner, plus
exactement les aliments que vous avez consommés, et le malaise que vous avez ressenti, qu’on
appelle préjudice ou dommage.
Si je dois commencer par le début de la procédure, il faut tout d’abord garder le ticket ou la facture
que vous avez reçu(e) en contrepartie de votre paiement, ce qui prouve le lien contractuel que vous
avez en tant que cliente avec le restaurant.
Ensuite, le certificat initial de votre médecin traitant ou de l’urgentiste qui vous a reçue dans la
clinique ou l’établissement médical où vous avez été admise.
Ce certificat doit prévoir un diagnostic clair d’intoxication alimentaire, ou une maladie, ou un
malaise dont la cause est la consommation des aliments en question, qui sont fournis par le restaurant.
Si le certificat n’est pas clair sur la question de diagnostic, une expertise ou un rapport médical
détaillé est nécessaire, éventuellement appuyé par les analyses utiles, qui sont à même d’établir la
relation de causalité entre ce que vous avez consommé dans le restaurant et le dommage que vous
avez subi.
Avec le ticket ou la facture, et le rapport médical qui établit un lien de causalité entre les aliments
et le préjudice, vous êtes en droit de mettre en demeure le représentant légal du restaurant et de
l’inviter à prendre en charge éventuellement les frais de votre hospitalisation et des frais médicaux,
si qu’éventuellement une indemnité pour les séquelles que vous avez gardées à cause de cet incident,
à défaut d’acceptation de sa part de régler amiablement cet incident, vous êtes en droit de déposer
une requête introductive d’instance pour demander des dommages et intérêts.
Ceci si le responsable du restaurant ne vous a pas servi des aliments ou des produits périmés, car
cela tombe sous le coup de la loi pénale, et nécessite une plainte entre les mains du procureur du roi.
Cependant, si le responsable du restaurant n’a commis aucune faute, limitez-vous à la demande des
dommages et intérêts, uniquement sa responsabilité civile est engagée.

Cadre réglementaire
(loi n° 28-07 et ses décrets d’application

• Les dispositions de cette loi couvrent toutes les étapes de la production, la manipulation, le
traitement, la transformation, l'emballage, le conditionnement, le transport, l'entreposage, la
distribution, l'exposition à la vente et l'exportation des produits primaires, des produits
alimentaires destinés à la consommation humaine et des aliments pour animaux.

• Est puni de quinze (15) jours à six (6) mois d'emprisonnement et d'une amande de 5.000 à
100.000 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement quiconque, par quelque moyen
que ce soit, s'oppose au contrôle prévu à l'article 7 ci-dessus ou fait obstacle à la recherche
ou la constatation des infractions à la présente loi, en violation des dispositions de l'article
22.

Sans préjudice des dispositions du code de procédure pénale ou de la législation spéciale applicable
aux produits, est puni de deux (2) à six (6) mois d'emprisonnement et d'une amende de 50.000 à
100.000 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement quiconque :

• A mis sur le marché national, importé ou exporté tout produit primaire, produit alimentaire
ou aliment pour animaux dangereux pour la vie ou la santé humaine ou animale ;

• A manipulé, traité, transformé, conditionné, distribué, mis sur le marché ou exporté des
produits primaires, des produits alimentaires ou des aliments pour animaux provenant d'un
établissement ou d'une entreprise dépourvu(e) de l'autorisation ou de l'agrément sur le plan
sanitaire prévu à l'article 5 de la présente loi ou auxquels l'autorisation ou l'agrément a été
suspendu ou retiré ;

• N'a pas respecté les dispositions prévues à l'article 10 ci-dessus alors qu'il avait connaissance
que le produit primaire, le produit alimentaire ou l'aliment pour animaux ne répond pas aux
prescriptions permettant de le qualifier de produit sûr au sens de la présente loi.

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