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DE LA MESURE DE L'INTELLIGENCE AU DÉVELOPPEMENT

MENTAL : LA MOBILITÉ ÉPISTÉMOLOGIQUE D'ALFRED BINET

Bernard Andrieu

P.U.F. | Enfance

2001/1 - Vol. 53
pages 101 à 107

ISSN 0013-7545

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Pour citer cet article :
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Andrieu Bernard , « De la mesure de l'intelligence au développement mental : la mobilité épistémologique d'Alfred
Binet » ,
Enfance, 2001/1 Vol. 53, p. 101-107. DOI : 10.3917/enf.531.0101
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De la mesure de l’intelligence
au développement mental :
la mobilité épistémologique d’Alfred Binet
BERNARD ANDRIEU

LA MOBILITÉ ÉPISTÉMOLOGIQUE D’ALFRED BINET

Bernard Andrieu1

RÉ SU M É

La science pédagogique était-elle le projet d’Alfred Binet ou seulement un terrain


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de circonstance pour une théorie cognitive plus holistique ?

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Le défaut de la pédagogie expérimentale, même si elle ne consiste pas en un exer-
cice séparé, est de présenter une théorie analytique du fonctionnement de l’esprit. Les
différents examens pédagogiques et mesures de la croissance physique, de la vision, de
l’audition, de l’écriture, de la lecture ou de l’orthographe s’avèrent pertinents en eux-
mêmes mais ils séparent l’intelligence des phénomènes de sensibilité, d’émotion et de
volonté. A. Binet 1, celui qui collabore avec Th. Simon, Vaney ou encore Belot, étudie
le développement mental à partir du modèle anthropométrique de manière partielle,
précise et discontinue. La coupe est ici synchronique produisant d’instantanées et légi-
timant la pédagogie comparée. Un A. Binet 2, pour autant que ce soit un second Binet
dans le temps, à moins que ce ne soit un dédoublement A. Binet 1 pratique A. Binet
théorie, est le résultat d’une mobilité épistémologique : celle de rechercher une théorie
synthétique du développement mental sans modèle biologique.
Mots clés : Intelligence, Développement mental, Temporalité du modèle.

SU M M ARY

From intelligence measurement to mental development : Alfred Binet’s epistemolo-


gical mobility.

Was educational science A. Binet’s plan or was it only a chance ground for a
more holistic cognitive theory ?
The flow of experimental educational methods, even if not a separate exercise, is
to present an analytical theory of the mind functionning. The different educational
exams and measurements of physical growth, vision, audition, writing, reading or spel-

1. MCF Épistémologie IUFM de Lorraine. ACERPH IRIST-CNRS EP 2016, Université


Nancy 2, 23, boulevard Albert I er, BP 3397, F-54015 Nancy Cedex. bernard.andrieu@wana-
doo.fr.
ENFANCE, n o 1/2001, p. 101 à 107
102 BERNARD ANDRIEU

ling are relevant by themselves but they separate intelligence from the phenomenons of
sensitivity, emotion or will. A. Binet 1, the one who works with Simon, Vaney or
Belot, studies mental development from the anthropometric model, in a partial
developement from the anthropometric model, in a partial, precise and discontinuous
way. We suppose that as the result of an epistemological mobility, there is an
A. Binet 2. who researches a synthetic theory of mental development with no biologi-
cal model.
Keywords : Intelligence, Mental development, Temporality of the model.

« Ce qu’on cherche à voir et ce qu’on ne voit guère


dans les traités actuels, c’est l’ensemble, la synthèse, c’est-à-
dire la manière dont la machine mentale fonctionne ; je
crois qu’il serait important de chercher à comprendre com-
ment les pièces différentes de la machine exercent leur
action réciproque ; c’est là ce qu’on peut appeler la psycho-
logie synthétique. »
Alfred Binet (L’Année psychologique, 1911, XI).
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Connu pour la mesure de l’intelligence (E. Chapuis), ou ses travaux sur
la suggestibilité (J. Carroy, 1991 ; R. Plas, 2000) Alfred Binet ne saurait
être résumé à un seul aspect de son œuvre. Replacé dans son projet intellec-
tuel (G. Avanzini, 1999), A. Binet (Andrieu, 2000) cherchait la psychologie
synthétique plutôt, comme Daniel Lagache (B. Andrieu, 1999), que la syn-
thèse de la psychologie. La psychologie synthétique, même si sa mort pré-
maturée l’aura empêché de la réaliser, est définie par les différents axes de
ses recherches. Décrire l’homme mental exigeait de fonder la psychologie en
dehors du modèle physiologique strict de la psychologie scientifique alle-
mande, sans pour autant renoncer à la correspondance entre le corps et
l’esprit. La variété des objets d’étude n’est pas le signe d’une dispersion
épistémologique mais d’une déclinaison thématique : chaque thème est un
mode d’étude d’un modèle intégratif de l’homme mental. Or, ne disposant
pas de science de synthèse, comme aujourd’hui les sciences cognitives pour
les psychologues, A. Binet dégage la cognition du naturalisme et de la phy-
siologie dans un volet critique, la psychométrie, et dans un volet positif,
l’introspection provoquée (Richard, 2000).

MODÉLISER LE DÉVELOPPEMENT

Le modèle en psychologie ne doit plus être, pour A. Binet, statique ou


cristallisé par la référence à une science unificatrice de tous les phénomènes.
Il doit décrire le mouvement et la temporalité de la cognition à travers la
sensation, la perception et l’intellection. La perspective reste l’étude de
LA MOBILITÉ ÉPISTÉMOLOGIQUE D’ALFRED BINET 103

l’homme dans sa totalité. Les tests mentaux ne sont que des étapes objecti-
vant le devenir de l’intelligence. Pourtant, les objets d’étude d’A. Binet ne
parviennent jamais à être synthétisés dans un modèle unique et définitif :
toujours en chemin et en recherche de cohérence, A. Binet discute, comme
en témoignent les comptes rendus de lecture de La Revue Philosophique et
de L’Année Psychologique et sa correspondance, la légitimité des modèles
établis sans parvenir à affirmer son modèle de l’homme mental. Une des
raisons de cette absence, au-delà de l’ouverture et de la gestion des nou-
veaux chantiers de la psychologie qu’il aura créés, se trouve dans la tempo-
ralité du modèle recherché. Dès lors que l’homme mental est toujours en
mouvement par ses interactions avec le monde sensible, l’interprétation psy-
chologique rend visible des coupes et des instantanés de sa dynamique
cognitive et psychomotrice (E. A. Fleishman, 1957). A. Binet ne résout pas
la contradiction temps-éternité, il la maintient comme principe méthodolo-
gique, sans parvenir, comme Piaget, Gesell ou Wallon à une théorie du
développement. Entre deux siècles, A. Binet reste exemplaire d’un de ces
travaux de transition, de passage, de sélection et de fondation qui aura été
nécessaire pour fonder le XXe siècle.
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René Zazzo ne s’y est jamais trompé. Il n’a eu de cesse1, jusqu’à son
dernier manuscrit, Psychologie et idéologie, d’avancer l’hypothèse de la cou-
pure épistémologique introduite par A. Binet : « Avec Binet la coupure
épistémologique est consommée. Il sera le premier à appliquer la mesure
non pas à des phénomènes élémentaires, mais aux fonctions supérieures de
l’esprit qui se manifestent dans la complexité de nos conduites » (R. Zazzo,
1996). L’argument de la coupure épistémologique s’appuie sur la différence
entre la première version du test (1905) et la seconde (1908) et celle de 1911,
toutes publiées dans L’Année Psychologique. Dans le chapitre 1 de la Nou-
velle échelle métrique de l’intelligence, publiée en 1966 mais parue en 1949
dans la revue Enfance2, R. Zazzo (1943, 1966) démontre combien les étapes
de la construction, de 1905 à 1911, prouvent l’éloignement progressif de
Binet des références de l’asile psychiatrique pour adapter son échelle aux
enfants des écoles. Cette transformation (M. Huteau, J. Lautrey, 1999) s’est
produite entre 1905 et 1908. La première échelle métrique ne comporte
aucune indication d’âge et son but est un diagnostic rapide d’arriération.
L’influence clinicienne de Simon ne doit pas faire oublier qu’Alfred Binet
emploie pour la première fois l’expression d’échelle métrique en 1897 mais
devait être mise en œuvre au cours de l’observation continue de ses propres

1. R. Zazzo, Réflexions sur un demi-siècle de psychologie de l’enfant, Journal de psycho-


logie, 1954 ; Alfred Binet et la psychologie de l’enfant [1957], Psychologie française, no 2,
1958 ; Hommage à Binet méconnu, La raison, no 19, 1957. Les trois articles ont été republiés
dans Conduites et conscience. Psychologie de l’enfant et méthode génétique, Delachaux & Nies-
tlé, 1962.
2. R. Zazzo a rencontré Th. Simon en 1943 pour lui présenter la première rectification
du Binet-Simon.
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enfants, Madeleine et Alice, consignée pendant plus de quinze ans et


publiée en 1903 dans son livre, L’étude expérimentale de l’intelligence (A. de
La Garanderie, 2000).

L’ABSENCE DE THÉORIE BIOLOGIQUE

L’absence de théorie biologique du développement pourrait apparaître


aujourd’hui comme un obstacle à la reconnaissance épistémologie de Binet
dans l’histoire de la psychologie cognitive. Or, comme le rappelle Frank
Wesley (1989), plus Jean-Jacques Ducret (1984), qui insiste sur l’aspect
mécanique de la psychologie de l’action, Binet aura contribué à constituer
le développement cognitif comme tel indépendamment du développement
psychomoteur. En voulant aller de la sensation à la perception, A. Binet
aura placé le mouvement au centre du développement physiologique et
mental. J. Larguier des Bancels (S. Nicolas, 2001), dans son ouvrage dédié
à Alfred Binet, défend cette interprétation en soulignant l’intérêt de « la
méthode psychogénique de Binet » (J. Larguier des Bancels, 1921). Mais
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l’œuvre physiologique de Binet, à l’inverse de celle de Piaget, s’intéresse au

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système nerveux de manière analytique et non pas selon un modèle dyna-
mique. Son article de 1887, sur la vie psychique des micro-organismes
(A. Binet, 1887, 2000) 1, traduit et réuni sous forme de livre en anglais
(1889) et en allemand (1892), s’inscrit dans le contexte qui, depuis 1880
sous l’emprise du biologiste allemand Otto Bütschli (1848-1920), du zoolo-
giste français Édouard-Gérard Balbiani (1822-1899) et de Max Verworn,
liait la physiologie cellulaire aux recherches psychologiques. Mais
l’opposition entre le vitalisme et le mécanisme maintenait le passage du
niveau physiologique à celui psychologique de la conscience dans un saut
qualitatif ou dans une description réductionniste. La thèse que Binet pré-
sente à la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès
Sciences naturelles, intitulée Contribution à l’étude du système nerveux sous-
intestinal des insectes, le 24 décembre 1894, poursuit encore le modèle de la
nutrition de la physiologie française de l’époque. Il reproduit dans cette
thèse son article de la Revue Philosophique de 1892 « Les mouvements de
manège chez les insectes » (A. Binet, 1892). Mais le lien entre physiologie et
psychologie est ténu, pour ne pas dire là inexistant, car le mouvement des
insectes est une illustration pour la première partie de la thèse de lésions des
ganglions cérébroïdes.
Dans les conclusions de sa thèse, A. Binet confirme le trajet des fibres
nerveuses du cylindre-axe dans le protoplasma par une technique de
double coloration qui permet de distinguer la réunion en faisceau de cer-

1. Judy Johns-Schloegel, Henning Schmidgen ont présenté une communication sur


Alfred Binet et l’étude des micro-organismes en psychologie lors des 4es Journée d’études
du GEPHP , le 1er octobre 1999, à l’Université Paris V.
LA MOBILITÉ ÉPISTÉMOLOGIQUE D’ALFRED BINET 105

taines cellules des fibres nerveuses et l’écartement des fibrilles dans


d’autres cellules nerveuses. A. Binet admet l’existence d’un réseau à partir
des cellules nerveuses d’insectes : la majorité sont « piriformes, unipolaires,
et émettent un prolongement d’un calibre régulier, d’où partent latérale-
ment des branches fines qui se ramifient ». A. Binet prend le parti des réti-
cularistes, même s’il reconnaît que la continuité du réseau n’est pas con-
tradictoire avec les différences fonctionnelles des fibres nerveuses. Mais
son propos est de séparer la description nerveuse de toute neuroéthologie
comportementale qui expliquerait la psychologie humaine à partir d’un
modèle animal.
A. Binet indique les limites techniques de ses travaux dans le compte
rendu qu’il consacre lui-même à sa thèse, dans le premier tome de L’Année
Psychologique : « En employant la méthode de Viallanes (hématoxyline et
sulfate de cuivre) et en gardant une coloration par la safranine, j’ai mis en
évidence, ce fait que le prolongement de la cellule nerveuse, chez les crusta-
cés, ne présente pas la même constitution chimique que le protoplasma ; il
se colore en vert et le protoplasma en rouge ; en outre, dans quelques cel-
lules de grande dimension, le cylindre axe, après avoir pénétré dans le pro-
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toplasma, dessine une spire autour du noyau, sans entrer en relation avec
ce dernier. Il est curieux au point de vue de l’histoire scientifique de consta-
ter que plusieurs micrographes, Owsjannikov, Krueger, Freude avaient
entrevu, mais sans le comprendre, ce détail de structure, parce qu’ils
employaient une technique défectueuse » (A. Binet, 1895).
Or ces sciences naturelles se caractérisent dans l’œuvre de Binet par une
absence de darwinisme. Mais si l’évolution est étrangère à l’œuvre de Binet,
la notion de développement établit un point de connexion entre le dévelop-
pement mental de Binet et la théorie psychogénétique de Piaget. Leslie
Smith (1994), à l’inverse de la thèse de R. S. Siegler (1992), démontre com-
bien l’influence entre les deux modèles existe, même si celui de Binet aura
servi de contrepoint à Piaget ; elle propose de distinguer l’influence des tra-
vaux psychologiques, qui est indéniable de l’aveu même de J. Piaget (1976),
des thèmes épistémologiques spécifiques de Piaget. Piaget aurait poursuivi
la psychologie des états mentaux, notamment sur l’assimilation par Binet
de la perception et du raisonnement même s’il va les distinguer dans les sta-
des du développement. Ce n’est pas la thèse défendue par Paul Mengal
pour qui le développement du sujet épistémique, fondée sur une épistémo-
logie génétique « dont le principe de déroulement est calqué sur
l’embryologie » (P. Mengal, 1994) formulé par Ernst Haeckel en 1866,
introduit, à l’instar de W. Preyer, une rupture épistémologique avec la psy-
chologie mentaliste de Binet.
La psychologie individuelle de Binet reste donc descriptive des états
mentaux, tandis que le constructivime de la psychogenèse prétend expliquer
la production des états mentaux.
106 BERNARD ANDRIEU

RÉFÉRENCES

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nerveux des gastéropodes. Thèse des sciences, Paris, no 808, 1894 ; A. Binet, Contribution

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