Vous êtes sur la page 1sur 44

ÉCOLE SUPÉRIEURE DE GESTION

ET D’ADMINISTRATION DES ENTREPRISES


Agrément définitif par Arrêté n°4677/MES/CAB du 05 Juillet 2017
Accréditée par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES)
BP : 2339 – Brazzaville – CONGO
E-mail : esgae@esgae.org Site web : www.esgae.org

Département Licence

MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES À
L’INFORMATIQUE

Parcours
Licence 1 – Programmation

Enseignants
Equipe pédagogique
MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES À
L’INFORMATIQUE

Niveau : 1ere année Licence Informatique


Année académique : 2021-2022

Support de cours de l’étudiant


COURS DE MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES À L’INORMATIQUE

Objectif général : Cet enseignement vise à apprendre aux étudiants des méthodes mathématiques utilisées en
Informatique.

Objectifs spécifiques : À l’issue de cet enseignement, l’étudiant doit être capable de:
- Expliquer les différentes approches relatives à la logique mathématique ;
- Appliquer les notions d’algèbre de Boole
- Aborder des aspects plus pratiques qui apportent plus de précision sur l’apport des mathématiques en
informatique
- Maitriser les vecteurs, et les matrices

Contenu pédagogique

Chapitre1 : Les ensembles


Section 1 : Notions d’ensembles
Section 2 : Diagramme de Venn
Section 3 : Lien entre deux ensembles
Section 4 : Propriétés des opérations sur les ensembles
Section 5 : Simplification à l’aide des propriétés

Chapitre 2 : Logique et Algèbre de Boole


Section 1 : Opérations logiques
Section 2 : Énoncés conditionnels et biconditionnels
Section 3 : Les opérations bit à bits
Section 4 : Circuits et portes logiques
Section 5 : Propriétés des opérations logiques
Section 6 : Simplification Booléenne

Chapitre 3 : Systèmes de numérotation et opérations


Section 1 : Systèmes de numérotation
Section 2 : Conversions
Section 3 : Opérations dans les systèmes
Section 4: Codes binaires

Chapitre 4 : Données en mémoire


Section 1 : Représentation des nombres en mémoire
Section 2 : Mémoire d’un ordinateur
Section 3 : Limites de précisions
Section 4: Choix de la bonne représentation

Chapitre 5 : Mesures des angles


Section 1 : Mesure des angles
Section 2 : Les triangles
Section 3 : Les vecteurs

Chapitre 6 : les vecteurs


Section 1 : Définition de vecteurs et de matrices
Section 2 : Image vectorielle et image matricielle
Section 3 : Taille et dimension d’une image numérique
Section 4: Rapport d’affichage d’une image
Section 5: Définition et résolution d’une image numérique
Section 6: Codage des couleurs
Section 7: Poids d’une image numérique
Chapitre 1 : Les ensembles
3


Mathématiques appliquées à l’informatique

Chapitre 1
LES ENSEMBLES

1.Définitions et notation
1.1. Notions d’ensemble
Un ensemble est un regroupement ou une collection d’objets. Ces objets sont ; des êtres humains, des
nombres, des choses ou encore des concepts.
1.2. Éléments
Un élément d’un ensemble est un des objets appartenant à un ensemble.
On utilise une lettre majuscule comme notation pour l’ensemble et une lettre minuscule pour
l’élément.
Exemple :
𝐴 = {0, 2, 4, 6, 8, … , 16, 18} ; 𝑎 = 0 / 𝐵 = {"𝑎", 𝑒, 𝑖, 𝑜, 𝑢, 𝑦} ;
𝑖 ∈ 𝐵 ;𝑛 ∉ 𝐵
Rappels : Ensemble des nombres
Naturels :
Entiers :
Décimaux :
1 −7 25
Rationnels : { , 3, , ,…}
2 6 4

Irrationnels : ' : Ce sont les nombres qui ne peuvent pas s’écrire sous la forme d’une fraction
Réels : ℝ : Tous les nombres de et de '

1.3. Écriture d’un ensemble


1.3.1. Extension
On liste entre accolades {…} tous les éléments de l’ensemble :
𝐴 = {0, 2, 4, 6, 8, 𝑖, 𝑜 , 𝑢 , 𝑦} ; ℕ= {0, 1, 2, 3, …}
1.3.2. Compréhension
On décrit les éléments à l’aide d’une courte phrase :
ℝ− = {𝑥 ∈ ℝ | x > 0}

𝐵 = {𝑠𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙′𝑎𝑛𝑛é𝑒}

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


4
1.4. Ensembles particuliers
1.4.1. Ensemble vide
Il ne possède aucun élément : 𝑆 = { } = ∅
1.4.2. Ensemble universel
Contient tous les éléments associés à un contexte. On l’appelle aussi l’Oméga :
Si on parle des ℝ :
U= ℝ
1.5. Types d’ensembles
1.5.1. Ensemble fini
Contient un nombre fini d’éléments.
A = {a, e, i, o, u, i, y }
B = {1 , 4, 7, 23 }
1.5.2. Ensemble infini
Contient un nombre infini de d’éléments.
= {0, 1, 2, 3,…}
= {…,-3, -2, -1, 0, 1, 2, 3,…}

2. Diagramme de Venn
On utilise le diagramme de Venn pour représenter les ensembles.

• Pour représenter un ensemble on dessine une ligne fermée appelée diagramme de Venn et
on met les éléments de l’ensemble à l’intérieur de cette ligne, les autres à l’extérieur.
Exemple : E= {c ; t ; r ; p}

• Pour représenter deux ensembles sur un même diagramme de Venn, il faut prévoir un
endroit pour les éléments qui appartiennent aux deux ensembles à la fois, pour les éléments
qui n’appartiennent qu’à un seul des deux ensembles et pour ceux qui n’appartiennent à
aucun des deux ensembles. Chaque élément ne doit en effet figurer qu’une seule fois sur un
diagramme!
Exemple : A= {1 ; 4 ; 6}et B= {2;3; 4; 5}

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


5
3. Lien entre deux ensembles
3.1. L’égalité
Soient A et B, deux ensembles. S’ils possèdent exactement les mêmes éléments, ils sont égaux.
On note A=B
B

3.2. Sous-ensemble
Soient A et B, deux sous-ensembles. Si tous les éléments de B se trouvent également dans A, B est
sous-ensemble de A.
On note B⊆ A ; On dit "B est inclus ou égal à A".

3.3. Ensembles disjoints


Soient A et B, deux sous-ensembles ; S’ils n’ont rien en commun, ils sont disjoints.
A
B

3.4. Applications
Donner le lien entre A et B dans chacun des cas ci-dessous :
1) A = {-3, -1, 1,3} , B = {-3,-1, 1, 3}
2) A = {-3, -1, 1,3}, B = { x ∈ ℝ | x est une solution de l’équation 𝑥 2 + 2𝑥 − 3 = 0
3) A = {-3, -1, 1,3}, B = {1, 3, 5}
4) A = {-3, -1, 1,3}, B = {0, 2, 4}
Corrigés
1) A=B
2) B = {-3, 1} ; B ⊆ A
3) B⊄A
4) A et B sont disjoints

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


6
4. Propriétés des opérations sur les ensembles
4.1. Commutativité des opérations
Une opération est commutative si l’ordre n’a pas d’importance.
Exemple : Dans ℝ ;
𝑥+𝑦 =𝑦+𝑥|1+3=3+1
𝑥. 𝑦 = 𝑦. 𝑥 | 1 × 3 = 3 × 1
L’addition et la multiplication sont commutatives.
Pour les ensembles, l’intersection, l’union et la différence symétrique sont des opérations
commutatives.
Preuve

A B

A⋂B=B⋂A
B

A
A
B
B

A⋃B=B⋃A

A A
B B

A∆B=B∆A

Soient deux ensembles E et F, l’ensemble des éléments qui appartiennent à E et qui n’appartiennent pas
à F est appelé différence de E et de F et est noté 𝐸\𝐹 = {𝑥/𝑥 ∈ 𝐸 𝑒𝑡 𝑥 ∉ 𝐹}
De même 𝐹\𝐸 = {𝑥/𝑥 ∈ 𝐹 𝑒𝑡 𝑥 ∉ 𝐸}

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


7
4.2. Associativité des opérations
Une opération à associative si le résultat reste inchangé, peu importe la façon dont on regroupe les
termes.
Exemple : Dans ℝ
(𝑥 + 𝑦) + 𝑧 = 𝑥 + (𝑦 + 𝑧)
(𝑥. 𝑦). 𝑧 = 𝑥. (𝑦. 𝑧)

L’addition et la multiplication sont associatives dans ℝ


Pour les ensembles, l’intersection, l’union et la différence symétrique sont associatives.
Preuve : (Intersection)

A⋂B=B⋂A C (A ⋂ B) ⋂ C

A B B B
A A

C C C

B B B
A A A

C C C
A B⋂C A ⋂ (B ⋂C)

Donc, (A ⋂ B) ⋂ C = A ⋂ (B⋂ C)

4.3. Associativité des opérations


L’opération * est distributive sur l’opération  si elle affecte chaque élément de l’opération 
individuellement.
Exemple : Dans ℝ*+
𝑥. (𝑦 + 𝑧) = (𝑥. 𝑦) + (𝑥. 𝑧)
La multiplication est distributive sur l’addition dans les ensembles ℝ.
Pour les ensembles, l’intersection est distributive sur l’union et l’union est distributive sur
l’intersection :
𝐴⋂(𝐵⋃𝐶) = (𝐴⋂𝐵)⋃(𝐴⋂𝐶)
𝐴⋃ (𝐵⋂ 𝐶) = (𝐴 ⋃ 𝐵)⋂(𝐴 ⋃ 𝐶)

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


8
Synthèse sur les associations
A ⋂ (B ⋃ C ) = (A ⋂ B ) ⋃ (A ⋂ C)

A A A
B B B

⋂ =

A B⋃C A⋂(B⋃C) C
C C

A
A B
A
B B

⋃ =

C C C

A⋂B A⋂C (A⋂B) ⋃ (A⋂C)

A⋃(B⋂C) = (A⋃B)⋂(A⋃C)

A A
A
B B
B
⋃ =

A C C
B⋂C A⋃(B⋂C) C

A
A
B A B
B
⋂ =

C C C

A⋃B A⋃C (A⋃B)⋂(A⋃C)

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


9
4.4. Élément neutre
Dans un ensemble, pour une opération précise, il existe un élément neutre. Cet élément à la particularité
de n’avoir aucun effet lorsqu’il est utilisé par l’opération sur cet ensemble.
Exemple : Dans ℝ,
𝑥+0=0+𝑥 =𝑥
𝑥. 1 = 1. 𝑥 = 𝑥
Pour les ensembles, on se réfère toujours à ⋃ (ensemble universel) et les éléments neutres des diverses
opérations sont eux aussi des ensembles.
Ces contraintes font en sorte que seules les opérations de l’intersection, l’union et la différence
symétrique possèdent des éléments neutres.
a) Élément neutre de l’intersection
Pour l’intersection, l’élément neutre sera toujours U :

U U

A = A

A
A U

U
A

⋃ = A
A

A ∅ A

Donc, A⋂U= U ⋂ A = A et A ⋃ ∅ = ∅ ⋃ A= A
b) Élément neutre pour l’union
Pour l’union, l’élément neutre sera toujours ∅ (ensemble vide).
c) Élément neutre pour la différence symétrique
Pour la différence symétrique, l’élément neutre sera toujours ∅.

∆ A
A =

A

A

Rappels : A ∆ ∅=∅ ∆ A = {x ∈ A ⋃ ∅ | x ∉ A ⋂ ∅ }

De la représentation ci-dessus, on a : A ⋃ ∅ = A et A ⋂ ∅ = ∅
⇒ A ∆ ∅=∅ ∆ A = {x ∈ | x ∉ ∅} = { x ∈ A} = A

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


10
4.5. Élément absorbant
Dans un ensemble, pour une opération précise, il existe un élément absorbant. Cet élément a la
particularité de ramener l’opération à l’élément absorbant.
Exemple : dans l’ensemble ℝ,
x.0 = 0.x = 0

Pour les ensembles, on se réfère toujours à U et les éléments absorbants sont eux aussi des ensembles.
Seules les opérations d’intersection et d’union possèdent des éléments absorbants.
4.5.1. Élément absorbant de l’intersection
Pour l’intersection, l’élément absorbant sera toujours ∅

A A =

0

∅ ∅
A

Donc, A ∩ ∅=∅ ∩ A = ∅
4.5.2. Élément absorbant de l’union
Pour l’union, l’élément absorbant sera toujours U.

U U

A A
⋃ =
A

A U U

Donc, A ⋃ U = U ⋃ A = U
4.6. Idempotence
Lorsqu’une opération peut être appliquée à l’infini sur un élément sans avoir d’effet sur cet élément,
on obtient l’idempotence.
Seules les opérations d’intersection et d’union sont idempotentes.

4.6.1. Idempotence de l’intersection

A
A A
⋂ =

A A A

⇒ A ⋂ A= A

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


11
4.6.2. Idempotence de l’union

A A A

=

A A
A

⇒ A ∪ A= A
4.7. Propriétés du complément
4.7.1. Complément du complément

U U

A ⇒

A A A=A

Donc, A = A
4.7.2. Union avec son complément

U U
U

A ⋃ A = A

A A U
Donc, A ∪ A = A
4.7.3. Intersection avec son complément

U U U


A A = A

A A ∅

⇒ A ∩ A= ∅

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


12
4.7.4. Complément de ∅

A
⇒ A

∅ ∅=U

Donc, ∅ = A
4.7.5. Complément de U

U U

A ⇒ A

U
U=∅
Par conséquent, U = ∅
4.8. Lois de De Morgan
4.8.1. Complément de l’intersection

A B
U
A B U

A∩B A∩B

A B U A B U A B U

⋃ =

A B A∪B

Par conséquent, A∩B=A∪B

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


13
4.8.2. Complément de l’union

A B U A B U

A∪B A∪B

A B U A B U A B U

∩ =

A B A∩B

Par conséquent, A∪B=A∩B

4.9. Écrire la différence ou la différence symétrique à l’aide de l’intersection ou l’union

Ayant peu de propriétés sur ces opérations, il peut être utile de simplifier l’écriture à l’aide de
l’intersection ou l’union.

4.9.1. Différence avec l’intersection

U A U A U
A

=

B B
B

A B A∩B=A\B

Donc, A \ B = A ∩ B

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 1 : Les ensembles

Mathématiques appliquées à l’informatique


14
4.9.2. Différence symétrique avec l’intersection et l’union

U U A U
A A

\
=

B B B

A∪B A∩B (A ∪ B) \ ( A ∩ B ) = A ∆ B

Par conséquent, A ∆ B = (A ∪ B) / (A ∩ B)

5. Simplification à l’aide des propriétés

A ∆ B = (A ∪ B) ∩ (A ∩ B) / Écriture de \ avec ∩

= (A ∪ B) ∩ (A ∩ B) / Loi de De Morgan

= ((A ∪ B ) ∩ A) ∪ ((A ∪ B ) ∩ B) / Distributivité de ∩

= ((A ∩ A ) ∪ ((B ∩ A)) ∪ ((A ∩ B ) U (B ∩ B)) / Distributivité de ∩

= ( ∅ ∪ (B ∩ A )) ∪ (( A ∩ B) ∪ ∅) / Propriétés du complément

= (B ∩ A ) ∪ ( A ∩ B)

Ce qu’il faut retenir…

- Les différents ensembles


- Les Propriétés et les opérations sur les ensembles
- Lois de De Morgan

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


15
Chapitre
 2
LOGIQUE ET ALGÈBRE DE BOOLE

1. Opérateurs logiques ET, OU, NON, OU exclusif


a. Notion de variable booléenne
Une variable booléenne est une variable pouvant être soit « VRAIE » ou « FAUSSE ».
Exemples de commutateurs
Ouverts
A = 0 (Faux)

A = 1 (Vrai)

Entrée Commutateur Sortie

L’état des commutateurs dicte le signal obtenu à la sortie.

En mathématiques, les commutateurs (variables booléennes) sont appelées « propositions »

b. Notion de proposition
Une proposition est une phrase qui est vraie (1) ou fausse (0)

Exemples : Identifier les propositions dans les phrases suivantes


- L’ESGAE est située à Moukondo. (Vraie)
- Quelle heure est-il ? (Ce n’est pas une proposition)
- Le soleil est une étoile. (Vraie)
- Mange tes légumes. (Ce n’est pas une proposition)
- L’écran d’un ordinateur est la pièce maitresse de celui-ci. (Faux)
- -5 < -7 (Faux)

1.1. Opérateur ET (Conjonction)


Soit le circuit suivant :
Entrée Sortie
A B

A et B sont des variables booléennes associées aux commutateurs.


Ici, pour obtenir un signal à la sortie, les deux commutateurs doivent êtres fermés. En clair, A et B
doivent être « vraie ». C’est ce qu’on appelle le « ET logique » connu sous le nom de conjonction
également.

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


16
On note : A ∧ B ou A.B

Table de vérité du ET

A B A∧B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1

Exemple : Considérons l’énoncé ci-dessous


« Je possède une XBOX ONE et une Playstation 4 »
Posons :

P = Je possède une XBOX ONE


Q = Je possède une Playstation 4

P Q P∧Q
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1

1.2. Opérateur OU (Disjonction)

Entrée Sortie
B

A et B sont des variables booléennes associées aux commutateurs.

Ici, pour obtenir un signal à la sortie, au moins un des deux commutateurs doit être fermé. En
d’autres mots au moins A OU B doit être « vraie ». C’est ce qu’on appelle le OU logique connu
sous le nom de disjonction également.

On note : A ∨ B
Table de vérité du OU

A B A∨B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


17
1.1. Opérateur NON (Négation)

L’opération du NON logique a pour effet, d’inverser la valeur d’une variable booléenne

Si A est vraie, alors NON-A est fausse, et vice-versa

On note : A

Table de vérité du NON

A 𝐴̅
0 1
1 0

Exemple : Représenter la table de vérité répondant à l’énoncé suivant :


P = « La Playstation 4 est produite par Sony »
𝑃̅= « La Playstation 4 n’est pas produite par Sony »

Corrigé

P 𝑃̅
0 1
1 0

Remarque

L'opération NON, contrairement aux opérations ET et OU, ne concerne qu'une variable


d'entrée. Par exemple, si la variable A est soumise à une opération NON, le résultat X est donné
par l’expression : où le trait de surlignement représente l'opération NON. L'opération NON
porte également le nom d'inversion ou de complémentation. On trouve un autre signe pour
indiquer une inversion : il s'agit de point d’exclamation (!).

Vide laissé volontairement

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


18
1.4. Opérateur OU exclusif (Disjonction exclusive)
Le OU exclusif est une forme du OU régulier un peu plus restreint. En effet, on veut ici qu’un seul des
deux commutateurs soit fermé.

On note : A ⊻ B ou A ⊕ B

Soient A et B deux propositions :

Table de vérité du OU exclusif

A B A⊻B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0

Le défaut du OU exclusif est qu’il est plus difficile de représenter avec un vrai circuit électronique. Une
façon de contourner le problème serait d’utiliser une combinaison d’opérations plus simples.

Considérons la proposition : (𝐴̅ ∧ B) ∨ ( A ∧ 𝐵̅ )

̅ ∧ B) ∨ ( A ∧ 𝑩
Table de vérité de (𝑨 ̅)

A B 𝐴̅ 𝐵̅ 𝐴̅ ∧ B A ∧ 𝐵̅ A⊻B
0 0 1 1 0 0 0
0 1 1 0 1 0 1
1 0 0 1 0 1 1
1 1 0 0 0 1 0

1.5. Tautologie, contradiction et équivalence

a. Tautologie : Proposition qui est toujours vraie


b. Contradiction : Proposition qui est toujours fausse
c. Équivalence : Deux propositions sont équivalentes si elles ont la même table de vérité

Exemple : P ∧ ( ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑃 ∨ 𝑞) est une contradiction

P q P∨q ̅̅̅̅̅̅̅
𝑃∨𝑞 P∧( ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑝 ∨ 𝑞)
0 0 0 1 0
0 1 1 0 0
1 0 1 0 0
1 1 1 0 0

La proposition est toujours fausse

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


19
(P ∧ q) ∨ ( ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑃 ∨ 𝑞 ) est une tautologie :

P q P∨q ̅̅̅̅̅̅̅
𝑃∧𝑞 (P ∧ q) ∨ ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑝 ∧ 𝑞)
0 0 0 1 1
0 1 1 1 1
1 0 1 1 1
1 1 1 0 1

C’est une tautologie car c’est toujours « vraie »

• Cas de trois (3) variables booléennes

P ∨ ( ̅̅̅̅̅̅̅
𝑞 ∨ 𝑟) ⇔ (P ∨ 𝑞̅ ) ∧ (P ∨ 𝑟̅)

P q r q∨r ̅̅̅̅̅̅̅
𝑞 ∨𝑟 P ∨ ( ̅̅̅̅̅̅̅
𝑞 ∨ 𝑟)
0 0 0 0 1 1
0 0 1 1 0 0
0 1 0 1 0 0
0 1 1 1 0 0
1 0 0 0 1 1
1 0 1 1 0 1
1 1 0 1 0 1
1 1 1 1 0 1

𝑞̅ 𝑟̅ (P ∨ 𝑞̅ ) P ∨ 𝑟̅ (P ∨ 𝑞̅ ) ∧ (P ∨ 𝑟̅)
1 1 1 1 1
1 0 1 0 0
0 1 0 1 0
0 0 0 0 0
1 1 1 1 1
1 0 1 1 1
0 1 0 1 1
0 0 0 1 1

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


20
2. Énoncés conditionnelles et biconditionnelles
2.1. Hypothèse-Conclusion

En informatique, il peut être nécessaire de vérifier qu’une condition est satisfaite avant d’effectuer une
action.

En mathématique, c’est ce que l’on appelle un énoncé conditionnel. L’énoncé conditionnel prend la
forme :
« SI p alors q »
(If […] then [… ])
On dit également p implique q

P est l’hypothèse de l’énoncé


q est la conclusion de l’énoncé

On note : P → q

Exemple
P : « Si mon réveil sonne »
q: « Je me réveille à temps »
Représenter P → q

P q P→q
0 0 1
0 1 1 Si l’hypothèse est vraie et que la
1 0 0 conclusion est fausse, P → q est
fausse
1 1 1

2.2. Double implication


Il arrive que 2 événements soient tellement interreliés que l’hypothèse et la conclusion doivent être
satisfaites pour que l’énoncée soit vrai.

En mathématique, on appelle cet énoncé « double implication ».


On dira dans ce cas :

« P si et seulement si q »
On note : P ↔ q

Exemple :
P : « Charles occupe un emploi »
q: « Charles reçoit un salaire »

Donc, P q P→q
P ↔ q : « Charles occupe un emploi si et seulement si Charles reçoit un salaire »
0 0 1
0 1 0
1 0 0
1 1 1

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


21
2.3. L’implication en informatique

En informatique, les énoncés conditionnelles sont utilisés dans deux types de structures :

Si conditionnel : SI [énoncé vrai] ALORS


(IF/THEN) [ opération à effectuer]
FINSI

SI/SINON Conditionnel : SI [énoncé vrai] ALORS


(IF/THEN/ELSE) [Opération à effectuer]
SINON
[Opération alternative]
FINSI

Exemple
Vous voulez coder un programme qui lit un nombre et le multiplie par 2 s’il est positif et impair.

Étapes nécessaires pour effectuer le travail


- Lire le nombre (fichier, entrée clavier)
- Vérifier si le nombre est positif (x > 0) et impair
- Multiplier x par 2

Code
LIRE x
SI [ x > 0 ] ET [ x impair ] ALORS,
y=2*x
FINSI

2.4. Réciproque et contraposée

Réciproque : q → P est la réciproque de p → q

Contraposée : 𝑞̅ → 𝑃̅ est la contraposée de p → q

Exemple : Considérons l’énoncé suivant :


« Si la figure est un carré, alors la figure a quatre côtés. »

q → P : « Si la figure a quatre côtés, alors la figure est un carré. »


𝑞̅ → 𝑃̅ : « Si la figure n’a pas quatre côtés, alors la figure n’est pas un carré. »

3. Les opérations bit à bit

Il est possible d’effectuer des opérations directement sur des chaînes de 0 et de 1.


3.1. Symboles utilisés en C

Opération Symbole
ET &
OU |
OU EXCLUSIF ⌃
NON ~

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


22
Exemples

a)

1 0 0 1 1 1 0 1
&
0 0 0 1 0 1 1 0
0 0 0 1 0 1 0 0

b)

1 1 0 1 0 0 0 1

|
0 0 0 0 1 1 1 1
0 0 0 1 0 1 0 0

c)

0 1 1 0 0 1 1 0


1 1 1 0 1 0 0 1
1 0 0 0 1 1 1 1

d)
~ 1 1 0 0 1 0 1 0
1 0 0 0 1 1 1 1

3.2. Application en cryptographie

L’un des avantages du OU exclusif est le fait cette opération est sa propre réciproque. En d’autres termes,
il est possible d’utiliser la même expression à répétition afin d’annuler les effets du OU exclusif. Cette
propriété est très utile en cryptographie.

En effet, grâce au OU exclusif, il est possible d’encrypter et de décrypter un message avec la même clé
de cryptage.

Si M est un message en binaire, et K est une clé de cryptage de la même longueur que M, on peut
obtenir le message crypter C en appliquant un Ou exclusif :

C=M⊻K

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


23
Or, observons ce qui se passe si on applique le OU exclusif une nouvelle fois :

C ⊻ K = (M ⊻ K) ⊻ K
= M ⊻ (K ⊻ K )
=M⊻0
=M
En conclusion, C ⊻ K = M

Exemple :
M=1011 0100 1111 0001 et K= 1010 1110 0100 1110

C=M⊻K

1 0 1 1 0 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1


1 0 1 0 1 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0
0 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1

On obtient donc, C= 0001 1010 1011 1111

C⊻K =M

0 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1


1 0 1 0 1 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0
1 0 1 1 0 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1

4. Circuits et portes logiques

Dans un circuit logique, on trouve des portes logiques qui permettent de bloquer le courant ou de le
laisser passer selon la même logique relative aux opérations logiques.

4.1. Portes logiques de base

Note
Afin d’être conforme, à la notation utilisée, en
électronique digitale, nous utiliserons dorénavant
la notation suivante :
A∨B =A+B
A ∧ B = AB

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


24

A B C ̅
𝑨 BC ̅ + BC
𝑨
Exemple :
0 0 0 1 0 1
𝐴̅ + BC
0 0 1 1 0 1
0 1 0 1 0 1
0 1 1 1 1 1
1 0 0 0 0 0
1 0 1 0 0 0
1 1 0 1 0 0
1 1 1 1 1 1

4.2. Porte OU exclusif X- OR

Exemple :
(𝐴̅ ⊕ 𝐵) + (𝐴 ⊕ 𝐶̅ )

4.3. Portes NON ET (NAND), NON OU (NOR), NON OU exclusif (X-NOR)

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


25
5. Propriétés des opérations sur les ensembles
5.1. Commutativité

Rappel : On dit qu’une opération est commutative si on peut l’effectuer dans n’importe quel sens.
On dit que la multiplication dans ℝ est commutative puisque 𝑥. 𝑦 = 𝑦. 𝑥

5.1.1. Commutativité pour l’opération ET


L’opération ET logique est commutative puisque faire A.B équivaut à B.A. On peut sen convaincre à
l’aide des commutateurs et des tables de vérité.

1er cas : A.B


A B A.B B.A
0 0 0 0

2e cas : B.A 0 1 0 0
1 0 0 0
1 1 1 1

5.1.2. Commutativité pour l’opération OU


L’opération OU logique est commutative puisque aire A + B équivaut à B + A. On peut s’en convaincre
à l’aide des commutateurs et des tables de vérité.
1er cas : A+ B
A B A +B B+A
0 0 0 0
0 1 1 1

2e cas : B + A 1 0 1 1
1 1 1 1

5.1.3. Commutativité pour l’opération OU exclusif


L’opération OU exclusif est commutative, puisque faire A ⊕ B équivaut à B ⊕ A. On peut s’en
convaincre à l’aide des tables de vérité :

A B A⊕B B⊕A
0 0 0 0
0 1 1 1
1 0 1 1
1 1 0 0

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


26
5.2. Associativité

Rappel : On dit qu’une opération est associative si on peut déplacer nos parenthèses.
La multiplication dans ℝ est associative puisque (𝑥. 𝑦). 𝑧 = 𝑥. (𝑦. 𝑧).
En effet, (2.3).4 = 2.(3.4) = 24
5.2.1. Associativité pour l’opération ET
L’opération ET logique est associative puisque faire (A.B).C équivaut à A.(B.C). On peut s’en
convaincre à l’aide des tables de vérité :
1er cas : (A.B).C

A B C A.B (A.B).C
0 0 0 0 0
0 0 1 0 0
0 1 0 0 0
0 1 1 0 0
1 0 0 0 0
1 0 1 0 0
1 1 0 1 0
1 1 0 1 1

2e cas : A.(B.C)

A B C B.C A.(B.C)
0 0 0 0 0
0 0 1 0 0
0 1 0 0 0
0 1 1 0 0
1 0 0 0 0
1 0 1 0 0
1 1 0 1 0
1 1 0 1 1

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


27
5.2.2. Associativité pour l’opération OU
L’opération OU logique est associative puisque faire (A + B) + C équivaut à A + (B + C). On peut
s’en convaincre à l’aide des tables de vérité :
1er cas : (A + B) + C 2e cas : A + (B + C)

A B C A+B (A + B) + C A B C B+C (A + B) + C
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 1 0 1 0 0 1 1 1
0 1 0 1 1 0 1 0 1 1
0 1 1 1 1 0 1 1 1 1
1 0 0 1 1 1 0 0 0 1
1 0 1 1 1 1 0 1 1 1
1 1 0 1 1 1 1 0 1 1
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

5.2.3. Associativité pour l’opération OU exclusif


L’opération OU exclusif est associative puisque faire (A ⊕ B) ⊕ C équivaut à A ⊕ (B ⊕ C). On
peut s’en convaincre à l’aide des tables de vérité :
1er cas : (A ⊕ B) ⊕ C

A B C A⊕B (A ⊕ B) ⊕ C
0 0 0 0 0
0 0 1 0 1
0 1 0 1 1
0 1 1 1 0
1 0 0 1 1
1 0 1 1 0
1 1 0 0 0
1 1 1 0 1

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


28
5.3. Distributivité
Rappel : On dit qu’une opération est distributive sur une autre si on peut l’appliquer à chaque membre
individuellement.
La multiplication dans ℝ est distributive sur l’addition puisque 𝑥. (𝑦 + 𝑧) = 𝑥. 𝑦 + 𝑥. 𝑧 .
En effet, 2.(3+4) = 2.3 + 2.4 = 14.
En logique, nous verrons que l’opération du ET est distributive sur le OU logique et nous verrons que
l’opération du OU logique est distributive sur le ET logique.
5.3.1. Distributivité du ET sur OU
L’opération du ET logique est distributive sur le OU logique puisque A.(B + C) équivaut à A.B + A.C.
On peut s’en convaincre à l’aide de commutateurs et des tables de vérité :

5.3.2. Distributivité du OU sur le ET


L’opération logique OU est distributive sur le ET logique puisque
L’opération du OU logique est distributive sur le ET logique puisque le système A+ (B.C) équivaut à
(A+B).(A+C). On peut s’en convaincre à l’aide de commutateurs et des tables de vérité :

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


29

5.4. Élément neutre


Rappel : Un élément est neutre pour une opération si celle-ci n’a aucun effet lorsqu’elle lui est
appliquée et ce, peu importe de quel côté.
L’élément 1 est neutre pour la multiplication dans ℝ puisque 𝑥. 1 = 1. 𝑥 = 𝑥.
En effet, 2.1 = 1.2 = 2.
5.4.1. Élément neutre pour l’opération ET
Le commutateur fermé est un élément neutre pour le ET logique car il agit comme un fil dans le circuit
logique. Le ET logique n’a donc aucun impact sur celui-ci :

Si A est fermé, le courant passe dans les


commutateurs fermés

5.4.2. Élément neutre pour l’opération OU


Le commutateur ouvert est un élément neutre pour le OU logique car il agit comme un trou dans le
circuit logique. Le OU logique n’a donc aucun impact sur celui-ci :

Si A est fermé, comme 0 est ouvert, le


courant passe dans la branche de A

5.4.3. Élément neutre pour l’opération OU exclusif


Pour les mêmes raisons que pour le OU logique, le commutateur ouvert est un élément neutre pour le
OU exclusif.

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


30
5.5. Élément absorbant
Rappel : Un élément est absorbant lorsque pour une opération si celui-ci a pour effet de s’approprier le
résultat de l’opération et ce, peu importe de quel côté.
L’élément 0 est absorbant pour la multiplication dans ℝ puisque 𝑥. 0 = 0. 𝑥 .
En effet, 2.0 = 0.2 = 0.
5.5.1. Élément neutre pour l’opération ET
Le commutateur ouvert est un élément absorbant pour le ET logique car il agit comme un trou dans le
circuit logique. Le ET logique ne peut donc jamais être vrai :

Si A est fermé, le courant ne passe pas dans


le commutateur ouvert. Donc, dans le circuit
non plus.

5.5.2. Élément neutre pour l’opération OU


Le commutateur fermé est un élément absorbant pour le OU logique car il agit comme un il dans le
circuit logique. Le OU logique est donc toujours vrai :

Si A est fermé, le courant passe dans une


branche comme dans l’autre.

5.6. Idempotence
Rappel : On dit qu’il y a idempotence lorsqu’une opération effectuée sur elle-même n’a aucun effet.

5.6.1. Idempotence de l’opération ET logique et de l’opération OU logique


Les opérations logiques ET et OU sont idempotentes étant donné que lorsqu’elles sont appliquées sur
un même élément, celui-ci reste inchangé.
En effet, 𝐴. 𝐴 = 𝐴 et 𝐴 + 𝐴 = 𝐴

Si A est fermé, le courant passe dans le circuit.

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


31
5.7. Propriétés du complément
En effectuant les opérations logiques ET et OU sur un élément et son complément, on constate deux
propriétés évidentes :
5.7.1. Propriétés du complément
Le ET logique entre un élément et son complément est toujours faux. Le OU logique entre un élément
et son complément est toujours vrai.

En effet, 𝐴. 𝐴̅ = 0 et 𝐴 + 𝐴̅ = 1.

Si A est fermé, le courant passe dans le circuit.

5.8. Complément du ET LOGIQUE et du OU LOGIQUE


Lorsque nous effectuons le complément d’un ET logique ou d’un OU logique, il est possible de
simplifier les opérations à l’aide des propriétés qui sont analogues aux lois de de Morgan sur les
ensembles mathématiques
5.8.1. Complément de la somme booléenne (OU logique)
Si A et B sont deux variables booléennes ou que p et q sont deux propositions mathématiques, alors :
̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐴 + 𝐵 = 𝐴̅. 𝐵̅ et ¬(𝑃⋁𝑞) = ¬𝑝⋀¬𝑞

5.8.2. Complément de la somme booléenne (OU logique)


Si A et B sont deux variables booléennes ou que p et q sont deux propositions mathématiques, alors :
̅̅̅̅̅
𝐴. 𝐵 = 𝐴̅ + 𝐵̅ et ¬(𝑃⋀𝑞) = ¬𝑝⋁¬𝑞.

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 2 : Logique et algèbre de Boole

Logique et algèbre de Boole


32
6. Simplification à l’aide des propriétés
6.1. Propriétés sur les opérations
Commutativité

Idempotence

Constantes

Complémentation

Distributivité

Associativité

De Morgan

6.2. Propriétés sur l’algèbre de Boole

Démontré par de Morgan

Ce qu’il faut retenir …

- Les différentes portes logiques et leurs tables de vérités (ET, OU, NON, X-OR, …)
- Propriétés sur les opérations logiques
- Implication des énoncés conditionnelles et biconditionnelles en informatique
- Importance de l’opération logique X-OR e cryptographie
- Propriétés des opérations logiques
- Lois de De Morgan

Équipe Pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


33

Chapitre
 3
SYSTÈMES DE NUMÉROTATION ET OPÉRATIONS

En quelques lignes …
Le digit est un terme anglais qui désigne tout élément ou toute information comptable du doigt.
Le système décimal est le plus utilisé. Il possède 10 digits (chiffres) allant de 0 à 9 que l’électronique
numérique réduit à 2 (0 et 1).

Le système décimal a pour base 10 car il possède 10 éléments (0,1…,9).

Dans les systèmes automatisés ou dans les calculateurs numériques, on utilise un système électronique
qui possède deux (2) états stables. On affecte à ces deux états logiques la valeur 0 ou 1. Ces deux valeurs
logiques sont appelées bit (binary digit/ élément binaire). Cependant, un nombre écrit en binaire
occupe trois fois plus d’espace qu’un nombre décimal ; C’est pour cette raison que le système
hexadécimal a été créé.

Dans un système hexadécimal, On regroupe par quatre les bits du système binaire pour obtenir la
nouvelle valeur. Chaque groupe est codé séparément pour obtenir le nombre hexadécimal.

1. Forme générale de changement de base


En général, on utilise la base 10 (10 digits) pour représenter les nombres. L’expression générale
permettant de représenter une base quelconque (2, 8, 10, 16) est :

𝑦 = 𝑎𝑛 𝑎𝑛−1 … … 𝑎1 𝑎0 (1), Où a0 est le chiffre des unités.


Illustration :

Dans une base 10, on a n=10 ;


Remplaçant n=10 dans (1), on obtient :

𝑦 = 𝑎10 𝑎9 𝑎8 𝑎7 … … 𝑎1 𝑎0 (2)

Dans (2) a0 étant le chiffre des unités, on a donc 10 chiffres (ou encore 10 digits)

On peut donc représenter chaque base en un sous ensemble, de la manière ci-après :

Base 16 : ai ∈ {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F}
Base 10 : ai ∈ {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9}
Base 8 : ai ∈ {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7}
Base 2 : ai ∈ {0, 1}

Le bit d’un chiffre dépend de sa position dans le nombre. Dans un nombre, le bit de poids fort
se situe à l’extrême gauche et le bit de poids faible à l’extrême droit.
Exemple : Pour le nombre 1001 ;
1 à gauche est le bit de poids fort et 1 à droite est le bit de poids faible

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


34
2. Représentation des entiers et des décimaux
2.1. Représentation des nombres entiers
D’une manière générale, pour une base quelconque, le nombre représenté par une suite de chiffres
𝑎𝑛 𝑎𝑛−1 … … 𝑎1 𝑎0 est déterminé par :

En base 10 par exemple, 2016 : 2.103 + 0.102 + 1.101 + 6.100


En base 2, 1010 s’écrit : 1.23 + 0.22 + 1.21 + 0.20
En base 8, 111 s’écrit : 1.82 + 1.81 + 1.80
En base 16, 19AB s’écrit : 1.163 + 9.162 + 10.161 + 11.160

2.2. Représentation des nombres décimaux


Les décimaux comportent une partie entière et une partie décimale. La représentation d’un nombre
décimal se fait de telle sorte que le nombre soit divisé en deux parties pendant cette représentation. Une
partie entière ayant comportant des exposant positifs et une partie décimale comportant des exposants
positifs.

Représentation de 3465,3622(10) : 3.103 + 4.102 + 6.101 + 5.100+ 3.10-1 + 6.10-2 + 2.10-3 + 2.10-4
Représentation de 110,101(8) : 1.82 + 1.81 + 0.80+ 1.8-1 + 0.8-2 + 1.8-3
Représentation de 1101,11(2) : 1.23 + 1.22 + 0.21 + 1.20+ 1.2-1 + 1.2-2

Les données numériques sont représentées par des mots formés d’une suite de bits. La taille
d’un mot varie généralement de 4 à 64 bits selon les applications.
Un mot peut comporter plusieurs groupes de bits ayant chacun une fonction (adresse,
instruction, valeur à traiter, …).
Le terme byte (Octets en français) désigne un mot de huit (8) bits.

Qu’est-ce que le code ASCII

Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) permet de coder du texte
(par exemple les caractères des claviers d’ordinateurs). Il code sur 7 bits (27=128 caractères
différents). Un code appelé "Unicode" est un ASCII comportant 16 bits largement utilisé
actuellement.

Les systèmes logiques font partie de l’informatique. Ils interviennent au cœur des systèmes
électroniques de traitement de l’information. Les principales tâches des systèmes numériques sont :
- Acquérir et communiquer des données digitales ;
- Effectuer des opérations sur des nombres et des données ;
- traiter des signaux (par exemple filtrer) ;
- Contrôler, gérer et commander des processus.

Figure 2 : Représentation
simplifiée d’une
Entrée = {P} Sortie = {P}
action d’entrée\sortie
au niveau d’un
ordinateur

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


35

3. Conversion d’une base quelconque à une autre


3.1. Conversion Binaire-Décimale

Convertir 10101(2) en base 10

1 0 1 0 1
1.24 0.23 1.22 0.21 1.20
16 0 4 0 1

10101(2) = 16 + 4 +1 = 21(10)

3.2. Conversion Décimale-Binaire

Convertir 92(10) en base 2

1ere Possibilité

92(10) = 1x64 + 0x32 + 1x16 + 1x8 + 1x4 + 0x2 + 0x1


= 1x(26)+ 0x(25)+ 1x(24)+ 1x(23)+ 1x(22)+ 0x(21)+ 0x(20)

92(10) =1011100(2)

2e Possibilité

92/2 = 46 reste 0
46/2 = 23 reste 0
23/2 = 11 reste 1
11/2 = 5 reste 1
5/2 = 2 reste 1
2/2 = 1 reste 0

92(10) =1011100(2)

3.3. Conversion Binaire-Octal

Cette conversion se fait en regroupant les bits du nombre en paquet de trois bits en partant du bit
de poids le plus faible puis de convertir ces triplets en leur équivalent en octal.

Convertir 10101101101(2) en base 8

Regroupant en paquet de trois (3) bits en partant du bit de poids le plus faible ; On obtient :

10101101101(2) = 010 101 101 101(2)


= 2 5 5 5 (8)

10101101101(2) = 2555(8)

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


36
3.4. Conversion Octal-Binaire

Cette conversion n’est autre que l’opération inverse de la précédente. On convertit séparément chaque
chiffre en groupe de trois bits et tous les bits obtenus constituent le nombre binaire.

Convertir 7661(8) en binaire :

7 6 6 1

111 110 110 001

7661(8)= 111110110001(2)

3.5. Conversion Hexadécimal-Binaire


Comme pour le système de numérotation Octal, le système de numérotation hexadécimal se veut une
façon abrégée de représenter les nombres binaires. La conversion d’un nombre hexadécimal en un
nombre binaire ne pose vraiment pas de difficulté, puisque chaque chiffre hexadécimal est remplacé par
son équivalent en binaire.

Conversion de AF24E en binaire

A F 2 4

1010 1111 0010 0100

AF24(8)= 1010111100100100(2)

3.6. Conversion Binaire-Hexadécimal


Cette conversion est tout simplement l’inverse de la précédente. Le nombre binaire est divisé en groupe
de quatre bits, puis on substitue à chaque groupe son chiffre hexadécimal équivalent. Au besoin, on
ajoute des zéros à gauche pour obtenir un dernier groupe de 4 bits.

Conversion de 111100001011011(2) en base 16

0111 1000 0101 1011

7 8 5 B

111100001011011(2) = 785B(16)

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


37
3.7. Conversion Décimal-Octal

Il est possible de convertir un nombre décimal entier en son équivalent octal en employant la
méthode de la répétition de divisions, la même utilisée pour la conversion décimal-binaire, mais
cette fois-ci en divisant plutôt par 8 au lieu de 2.

Conversion de 192 en base 8

192/8 = 24 reste 0
24/8 = 3 reste 0

192(10) =300(8)

3.8. Conversion Octal-Décimal

Il est possible de convertir un nombre décimal entier en son équivalent octal en employant la
méthode de la répétition de divisions, la même utilisée pour la conversion décimal-binaire, mais
cette fois-ci en divisant plutôt par 8 au lieu de 2.

Conversion de 501 en base 10

501(8) = 5x(82)+ 0x(81)+ 1x(80)

501(8) = 321(10)

3.9. Conversion hexadécimal-Décimal

Un nombre hexadécimal peut être converti en son équivalent décimal en exploitant le fait qu’à chaque
position d’un chiffre hexadécimal est attribué un poids ; dans ce cas-ci, le nombre 16 élevé à une certaine
puissance. Le chiffre de poids le plus faible a un poids 160 = 1, le chiffre immédiatement à gauche a un
poids de 161= 16, l’autre chiffre immédiatement à gauche, un poids de 162 = 256, et ainsi de suite. Voici
un exemple sur la façon dont fonctionne ce processus de conversion.

Conversion de DE2 en hexadécimal

D12(16) = Dx(162)+ 1x(161)+ 2x(160)

= 13x(162)+ 1x(161)+ 2x(160)

D12(16) = 3346(10)

3.10. Conversion Décimal - hexadécimal


Conversion de 2048 en hexadécimal

2048/16 = 128 reste 0


128/16 = 8 reste 0

2048(10) = 800(16)

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


38
3.11. Conversion hexadécimal-Octal

Conversion de BB15 en Octal

B B 1 5 Base 16

1011 1011 0001 0101 Base 2

001 011 101 100 010 101 Regroupements en paquets de 3

1 3 5 4 2 5

BB15(16) = 135425(8)

3.12. Conversion Octal-hexadécimal


Conversion de 7356 en hexadécimal

7 3 5 6 Base 8

111 011 101 110 Base 2 en paquets de 3

1110 1110 1110 Regroupements en paquets de 4

E E E

7356(8) = EEE(16)

4. Rappels sur l’arithmétique binaire


Les diverses opérations arithmétiques qui interviennent dans les ordinateurs (et les systèmes
numériques) portent sur des nombres exprimés en notation binaire. En tant que telle, l’arithmétique peut
être un sujet très complexe, particulièrement si on veut comprendre toutes les méthodes de calcul et la
théorie sur laquelle elle s’appuie.

Dans cette partie, nous allons comprendre comment les ordinateurs réalisent des opérations
arithmétiques de base. Nous traiterons uniquement les opérations des nombres entiers et fractionnaires.
4.1. Addition binaire
0 1 1 (3) Quelque-soit le rang, il y quatre cas qui peuvent survenir lorsqu’on
+ 1 1 0 (6) additionne deux chiffres deux chiffres binaires :
1 0 0 1 (9)
0 + 0 = 0
0 + 1 = 1
1 + 1 = 10 = 0 + report de 1 sur le rang de gauche
1+1+1 = 11 = 1 + report de 1 sur le rang de gauche

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


39
Autres exemples

1 1 ,0 1 1 1 0 0 1
+ 1 0 ,1 1 0 +
1 1 1 1
1 1 0 ,0 0 1 1 1 0 0 0

4.1.1. Additions Complément à 2


La notation en complément à 1 et la notation en complément en complément à 2 sont très semblables.
Toutefois, la notation en complément à 2 jouit généralement de certains avantages quand vient le temps
de construire des circuits. Nous allons maintenant étudier comment les machines numériques
additionnent et soustraient quand les nombres sont écrits en complément à 2.
a) 1er cas : Deux (2) nombres positifs
L’addition de deux nombres positifs est immédiate.
Soit l’addition de +9 et +4 :

+9 0 1 0 0 1 Cummulande
+4 0 0 1 0 0 Cumulateur
+13 0 1 1 0 1 Somme
Bit de signe

On remarque que les bits de signes du cummulande et du cumulateur sont 0 et que celui de la
somme est aussi à 0, ce qui indique un nombre positif. On fait en sorte que le cummulande et le
cumulateur aient le même nombre de bits. Il faut toujours s’assurer de cela dans la notation en
complément à 2.

b) 2e cas : Nombre positif et nombre négatif plus petit


Soit l’addition de +9 et de -4. Rappelez-vous -4 est exprimé dans la notation en complément à 2. Donc
+4 (00100 doit être converti en -4(11100)

+9 0 1 0 0 1
-4 1 1 1 0 0
+5 1 0 0 1 0 1
Report non considéré

Dans ce cas-ci, le bit du signe du cumulateur est 1. Un report est produit au moment de l’addition du
dernier rang. Ce report est rejeté ; D’où la somme finale est 00101, soit le nombre +5.

c) 3e cas : Nombre positif et nombre négatif plus grand

-9 1 0 1 1 1
+4 0 0 1 0 0
-5 1 1 0 1 1

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


40
d) 4e cas : Cas de deux (2) nombres négatifs

-9 1 0 1 1 1
-4 1 1 1 0 0
-13 1 1 0 0 1 1
Report non considéré

e) 5e cas : Cas de deux (2) nombres opposés

-9 1 0 1 1 1
+9 0 1 0 0 1
-13 1 0 0 0 0 0
Report non considéré

4.1.2. Indicateurs de résultat (Zéro flag ZF, Cary flag CF, Sign flag SF, Overfolw OF)
a) ZERO FLAG (ZF)
Cet indicateur est mis à 1 lorsque le résultat de la dernière opération est zéro. Lorsque l’on vient
d’effectuer une soustraction (ou une comparaison), ZF=1 indique que les deux opérandes étaient égaux.
Sinon, ZF est positionné à 0.

b) CARRY FLAG (CF)


C’est l’indicateur de report (retenue), qui intervient dans les opérations d’addition et de soustractions
sur des entiers naturels. Il est positionné en particulier par les instructions ADD, SUB et CMP.
CF = 1 s’il y a une retenue après l’addition ou la soustraction du bit de poids fort des opérandes.
Exemples (sur 4 bits pour simplifier) :

0 0 1 0 0 0 1 1 0 0
0 0 1 1 0 0 0 1 1 0
0 1 0 1 0 0 1 0 0 1 0
CF=0 CF=1

c) SIGN FLAG (SF)


SF est positionné à 1 si le bit de poids fort du résultat d’une addition ou soustraction est 1 ; sinon SF=0.
SF est utile lorsque l’on manipule des entiers relatifs, car le bit de poids fort donne alors le signe du
résultat. Exemples (sur 4 bits) :

0 0 1 0 0 0 1 1 0 0
0 0 1 1 0 0 0 1 1 0
0 1 0 1 0 0 1 0 0 1 0
SF=1 SF=0

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


41
d) OVERFOW FLAG(OF)
Indicateur de débordement OF=1 si le résultat d’une addition ou soustraction donne un nombre qui n’est
pas codable en relatif dans l’accumulateur (par exemple si l’addition de 2 nombres positifs donne un
codage négatif).

0 1 0 0 1 1 0 0
0 1 1 0 0 1 1 0
1 0 1 0 0 0 1 0
OF=1 OF=0

4.2. Multiplication des nombres binaires


On multiplie les nombres binaires de la même manière qu’on multiplie les nombres décimaux. En réalité,
le principe est simple car les chiffres du multiplicateur sont toujours à 0 ou à 1, de sorte qu’on multiplie
toujours par 0 ou 1. Voici un exemple de multiplication de deux nombres binaires.

1 0 0 0 Multiplicande (9)
x
1 0 0 1 Multiplicateur (11)
1 0 0 0
1 0 0 1 Produits partiels
0 0 0 0
1 0 0 1
1 1 0 0 0 1 1 Produit final

4.2.1. Multiplication en complément à 2


Lorsque l’un des nombres est positif et l’autre négatif, le nombre négatif est d’abord complémenté a
deux pour obtenir une grandeur positive. Le produit est exprimé selon la notation de grandeur exacte.
Cependant, le produit doit être négatif car les nombres multipliés sont de signes opposés. Par conséquent,
on complémente à deux le produit et on ajoute le bit 1.

4.3. Division des nombres binaires


La division d’un nombre binaire (dividende) par un autre (diviseur) est identique à la division de deux
nombres décimaux. En réalité, la division binaire est plus simple car, puisque pour déterminer combien
de fois le diviseur entre dans le dividende, il n’y a que deux possibilités : 0 ou 1.

Exemples :

1 0 0 1 11
0 1 1 011
. . .
(9/3=3)

1 0 1, 0 100
1 0 0 10,1
0 0 1 0 0
1 0 0
(10/4=2,5)

Équipe pédagogique (ESGAE)


Chapitre 3: Systèmes de numérotation et opérations

Mathématiques appliquées à l’informatique


42
Ce qu’il faut retenir …

- Savoir convertir les nombres d’une base quelconque vers un autre


- Savoir effectuer tous types quelconques (addition/multiplication /division) dans n’importe
quelle base
- Savoir identifier les indicateurs d’erreurs (OVERFLOW, CARRY FLAG, SIGN FLAG,
ZERO FLAG, …)

À SUIVRE …

Équipe pédagogique (ESGAE)


BIBLIOGRAPHIE & WEBOGRAPHIE

Vous aimerez peut-être aussi