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Document 1 : APPROCHE ECONOMIQUE ET SOCIALE DE L’ENTREPRISE

APPROCHE ECONOMIQUE DE L’ENTREPRISE

A- L’entreprise est une unité de production

L’entreprise est une réalité. Elle comprend :


- Des bâtiments, des machines : ce sont des moyens de production (capital technique) ;
- Des personnes qui y travaillent : ce sont les salariés (capital humain)

Elle combine des facteurs de production (ressources naturelles, capital, travail) pour produire des biens ou
des services destinés à la vente. Elle apparait comme un ensemble de moyens techniques et humains,
coordonnés, organisés dans ce but.

Les biens produits sont destinés à la consommation des ménages (biens périssables tels que les aliments
ou durables tels que les voitures) ou destinés à d’autres entreprises (biens intermédiaires comme la farine
pour le boulanger ou bien de production durables tels que les matériels). Dans tous les cas, Il s’agit de
production même pour les biens immatériels ou les services (transport, publicité, assurance, etc.)

L’entreprise recherchera la combinaison des facteurs de production qui lui permettra d’obtenir la plus
grande valeur ajoutée possible. Cette dernière est la différence entre la valeur des biens ou services
produits et celle des consommations intermédiaires (matières premières, par exemple).

B- L’entreprise est une unité de répartition

L’entreprise crée de la richesse et ce surplus est réinjecté dans le circuit économique.


Le produit de la vente permet à l’entreprise de payer :
- Les facteurs de production utilisés (consommations intermédiaires) dus aux fournisseurs ;
- Les salaires et avantages sociaux dus au personnel, versés en contrepartie de leur participation à la
production ;
- Les cotisations sociales et les impôts dus à la sécurité sociale et à l’État, versés en contrepartie
d’une protection sociale ou de services non marchands ;
- Les intérêts dus aux prêteurs (exp les banques)
- Des dividendes peuvent être versés aux actionnaires qui ont placé leurs capitaux dans l’entreprise
et une part mise en réserve par l’entreprise lui permettra de renouveler ou d’améliorer son matériel
et de financer sa croissance : c’est l’autofinancement.

L’APPROCHE SOCIALE DE L’ENTREPRISE

A-L’entreprise, cellule sociale

L’entreprise est un groupement humain, rassemblant des hommes et des femmes aux compétences et aux
attentes diverses qui travaillent ensemble. Pour eux, elle à deux rôles :

- Un rôle économique : le versement de salaires permet de satisfaire les besoins de consommation du


personnel

- Un rôle social : l’entreprise permet aux individus d’être actifs, de communiquer, de faire partie d’un
groupe, d’y être utiles et de s’y sentir intégrés.

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B-L’entreprise, centre de décision autonome

L’entreprise se fixe des objectifs, détermine les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre. C’est aussi
un pôle d’échange de biens, de services, de flux financiers, d’information mais elle reste autonome même si
elle a des relations avec ses fournisseurs et clients, les apporteurs de capitaux, l’État et les collectivités
locales…

Questions
1. Donner une définition de l’entreprise et expliquez la différence entre l’entreprise et les autres
formes d’organisation de l’action collective ?
2. Montrez l’importance de l’entreprise pour l’économie d’un pays ?
3. Dresser un tableau ou vous indiquez les agents économiques qui bénéficient de la richesse créée
par l’entreprise ?
4. Pourquoi l’entreprise est reliée à plusieurs groupes aux attentes et aux intérêts divergents ?

Document 2 : Classement d'entreprises : les plus riches, les plus profitables

Les entreprises aux plus gros chiffres d'affaires

En 2016, pour la quatrième année consécutive, Walmart est au sommet du podium des entreprises générant le
plus de chiffre d'affaires. Comme en 2015, le groupe énergétique chinois State Grid occupe la seconde position du
classement. Un changement est à noter au pied du podium : le groupe pétrolier et chimique chinois Sinopec prend
la troisième place à son concurrent national China National Petroleum.
Comme il y a un an, les entreprises chinoises occupent trois des cinq premières places du classement. Mais avec
six entreprises présentes dans le top 15, les Etats-Unis restent la nation la plus représentée. Le premier groupe
européen est l'allemand Volkswagen qui se classe 6e. La première entreprise tricolore, Axa se classe 25e du
Global 500 avec un chiffre d'affaires de 143,722 milliards d'euros.
Notons que sur les 15 premières entreprises du classement établi par Fortune deux font leur apparition : le
groupe d'assurances UnitedHealth Group (13e) et la chaîne de pharmacies CVS Health (14e)

Les 10 plus grandes entreprises du monde, par chiffre d'affaires


Rang Entreprise Chiffre d'affaires 2016 (milliards $)
1 Walmart 485,873
2 State Grid 315,199
3 Sinopec Group 267,518
4 China National Petroleum 262,573
5 Toyota Motor 254,694
6 Volkswagen 240,264
7 Royal Dutch Shell 240,033
8 Berkshire Hathaway 223,604
9 Apple 215,639
10 ExxonMobil 205,004
Source : Fortune

En 2016, le chiffre d'affaires des 500 plus grosses entreprises mondiales s'établissait à 27 700 milliards de
dollars, contre 27 600 milliards de dollars en 2015. 34 pays font partie du classement des 500 entreprises avec le
plus gros chiffre d'affaires. Au total, ces entreprises emploient 67 millions de salariés.
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Les entreprises au plus grand nombre de salariés

En 2016, deux entreprises peuvent se targuer d'employer plus d'un million de collaborateurs. L'immuable
distributeur américain Walmart, comme en 2015, trône très largement en première position avec 2,3 millions de
salariés. Loin derrière suit le chinois China National Petroleum (1 512 048 salariés).
Parmi les 10 entreprises embauchant le plus grand nombre de salariés, l'étude Global 500 révèle
que 5 entreprises sont chinoises et deux sont américaines. Le premier groupe européen, Volkswagen est 7e. La
France place une entreprise dans le top 20 des entreprises qui comptent le plus grand nombre de salariés. Il s'agit
de Sodexo qui, selon le classement établi par Forbes, emploie 425 572 personnes.

Les 10 plus grandes entreprises du monde, par le nombre d'employés


Rang Entreprise Nombre de salariés
1 Walmart 2 300 000
2 China National Petroleum 1 512 048
3 China Post Group 941 211
4 State Grid 926 067
5 Hon Hai Precision Industry 726 772
6 Sinopec Group 713 288
7 Volkswagen 626 715
8 US Postal Service 574 349
9 Compass Group 527 180
10 Aviation Industry Corp. of China 501 368
Source : Fortune

https://www.journaldunet.com/economie/magazine/1159250-classement-entreprises/#les-entreprises-
aux-plus-gros-chiffres-d-affaires

Exploitation de tableaux de chiffres

Exploitez les tableaux à partir des questions ci-dessous.

1. Quels sont les principaux secteurs présents dans les deux classements ?
2. Quelles entreprises sont présentes dans les deux classements ?
3. Comment le critère retenu influence-t-il le classement des entreprises ?

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Document 3 : L’entreprise selon l’approche fonctionnelle

Selon la logique fonctionnelle, qui complète l’approche économique, l’entreprise est un organe
autonome doté de plusieurs fonctions, à la fois différentes et interdépendantes. De la qualité de ses
fonctions et de leur synergie dépendent la réalisation des objectifs économiques et commerciaux de
l’entreprise.
La métaphore biologique est très utile pour comprendre l’approche fonctionnelle de l’entreprise.
L’entreprise ressemble, en effet, au corps humain. Ce dernier est doté d’un ensemble d’organes ayant
chacun une mission spécifique (les fonctions pour l’entreprise). En outre, le fonctionnement optimal du
corps humain nécessite la mise en commun des effets singuliers de tous ces organes (la nécessaire
coordination entre toutes les fonctions). En l’absence d’une interaction dynamique entre les organes, le
corps humain s’essouffle. Enfin, il y a lieu de remarquer que tous les organes poursuivent un objectif
commun : celui de la survie de l’individu (la performance de l’entreprise).
L’entreprise conçoit ses fonctions au regard non seulement de ses objectifs et de ses priorités
d’action mais également de ses moyens, de son marché et de son environnement. Il n’existe pas de modèle
général de fonctions à appliquer systématiquement, quelle que soit l’entreprise ; la décision de création
d’une fonction varie de fait selon le contexte, les spécificités de l’entreprise et les représentations de ses
gestionnaires. Cependant, au-delà de la diversité des entreprises et de la vision de leurs dirigeants, les
fonctions suivantes sont souvent représentées : GRH, marketing, production, finance et R&D.
1. Les principales fonctions de l’entreprise
1.1. La fonction gestion des ressources humaines
Considérée comme l’une des fonctions cruciales de l’entreprise, la gestion des ressources humaines
(GRH) prend en charge le management du capital humain de l’entreprise. Le facteur humain est
aujourd’hui un élément déterminant dans l’équation de compétitivité de l’entreprise. Sur des marchés
hyperconcurrentiels, les entreprises se démarquent désormais par la compétence et l’intelligence que
recèlent leurs ressources humaines. La fonction GRH s’articule autour de trois politiques clefs :
l’acquisition, le développement et la fidélisation du capital humain.
Dans un premier temps, l’acquisition du capital humain revient à planifier les besoins réels de
l’entreprise en termes d’effectifs et de compétences. Cela passe par une réflexion profonde sur l’évolution
des activités et des métiers de l’entreprise et sur la structure des qualifications et des compétences qu’elle
possède réellement. En ciblant ses besoins, l’entreprise se prémunit contre les travers des recrutements
mal préparés, souvent coûteux pour le fonctionnement optimal de l’organisation. En outre, réussir sa
politique d’acquisition du capital humain appelle l’entreprise à mettre en œuvre un processus de
recrutement rigoureux qui prend en considération le besoin de l’entreprise, ses contraintes budgétaires
ainsi que les compétences demandées et offertes. Enfin, il est à signaler que les entreprises s’orientent de
plus en plus vers le recrutement d’employés à hauts potentiels intellectuels. Dotés de compétences
analytiques et résolutoires avancées et d’une créativité importante, de tels employés formeront dans
l’avenir le noyau central des entreprises performantes.
Ensuite, la politique de développement du capital humain consiste à promouvoir les compétences
des employés et à développer leurs capacités professionnelles. Pour ce faire, les managers des RH
disposent d’une panoplie de pratiques comme la formation professionnelle continue, la gestion des
carrières ou encore l’évaluation des employés selon le rendement et la compétence. Acquérir un capital
humain de valeur n’est pas toujours suffisant pour en faire un argument concurrentiel. Il est impératif de
former les personnes aux compétences spécifiques de l’entreprise afin de renforcer leur capacité à créer de
nouvelles connaissances et à innover.
Enfin, les gestionnaires des RH doivent mettre en œuvre des pratiques visant la fidélisation des
meilleurs employés afin d’éviter leur départ pour la concurrence. Il s’agit de concevoir des programmes
d’action permettant d’améliorer la motivation des employés et leur satisfaction au travail. La
rémunération, la gestion dynamique des carrières ou encore les programmes de bien-être au travail sont
autant de leviers d’action possibles.

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1.2. La fonction marketing
Analyse, programmation, politique de prix et de promotion, conditions (vente à crédit, avec remises,
etc.) et canaux de distributions, … toute action de gestion permettant de promouvoir et d’augmenter les
ventes des biens et/ou services de l’entreprise relève de la fonction marketing. Une fonction d’autant plus
cruciale pour le développement de l’entreprise que son environnement est marqué par une compétition
accrue entre producteurs. Théoriciens et praticiens s’accordent sur le fait qu’une entreprise qui réussit est
une entreprise qui sait vendre, qui fidélise ses clients et qui assoit sa réputation sur le marché. Dans cette
perspective, les gestionnaires sont appelés à maîtriser davantage les subtilités de la vente que les
techniques de production : si le machinisme et l’automatisation ont grandement amélioré la qualité et les
délais de production, vendre à une clientèle de plus en plus regardante sur la qualité et sur le prix est
autrement plus délicat. Ne faut-il d’ailleurs pas vendre avant même de produire, comme le soulignent de
nombreux managers ? Anticiper les besoins des clients, répondre au mieux et au plus vite à leurs attentes,
être en permanence à leur écoute, tout en veillant à la mobilisation des vendeurs, constituent aujourd’hui
les objectifs phares de la fonction commerciale. Dans ce cadre, cinq politiques sont élaborées et mises en
œuvre :
 la politique de produit/service vise à définir la nature, les composantes et le design du produit ou
service au regard des besoins du client ;
 la politique de prix est conçue compte tenu de la concurrence, du pouvoir d’achat et du prix de
revient du produit/service ;
 la politique de promotion est fixée avec divers moyens d’attraction et de fidélisation de la clientèle
(publicité, offres promotionnelles, facilités, remises, etc.) ;
 la politique de distribution précise les modalités d’acheminement du produit vers le client dans les
meilleures conditions, en déterminant les lieux et les circuits appropriés ;
 la politique de gestion de la force de vente permet à l’entreprise de sélectionner, former, développer
et conserver une équipe commerciale performante et efficace.
1.3. La fonction production
La fonction production assure la production de biens ou de services en respectant les contraintes de
production. Ces contraintes sont essentiellement : la qualité du produit/service, le budget de production, le
coût de production et les délais de fabrication. Le responsable production gère, supervise et coordonne les
ateliers, outils, agences et/ou lieux de production. La fonction production vise ainsi à élaborer et à exécuter
les études et les projets de production, à choisir les équipements adéquats et à prendre toute disposition
nécessaire pour produire dans les meilleures conditions de prix, de qualité et de délais. Dans le secteur
industriel, la production, essentiellement matérielle, s’effectue dans des usines ou ateliers et est supervisée
par des ingénieurs et des techniciens. Les employés sont divisés en plusieurs catégories : agents de
maîtrise, contremaîtres, employés qualifiés et agents d’exécution. Dans les ateliers de confection,
d’assemblage de voitures ou de production de câbles électriques, la fonction production se déroule
généralement de la même manière. Avec la mécanisation et l’avènement des robots et automates, les
machines tendent à remplacer les ouvriers sur les chaînes.
1.4. La fonction financière
La mise en œuvre d’une politique financière équilibrée est l’objectif principal du responsable
financier de l’entreprise. En effet, une entreprise qui utilise plus de ressources financières qu'elle n’en crée
est amenée, à terme, à disparaître. Le responsable financier de l’entreprise est appelé à résoudre les
difficultés associées aux schémas de financement des investissements de l’entreprise, à la préservation de
son équilibre financier et à la sécurisation, à terme, des ressources financières de l’organisation. Comment
évaluer et prévoir les besoins en financement ? Où trouver les ressources nécessaires à la couverture de
ces besoins ? A quel coût ? Comment sécuriser les financements disponibles afin d’optimiser la structure
du capital de l’entreprise et en garantir l'équilibre ? Comment utiliser au mieux les fonds investis et en
faire un usage efficient ? Quels sont les défis financiers actuels et les moyens d'y faire face ? Les outils de
mesure sont-ils pertinents ou faut-il les renouveler ? Toutes ces questions sont posées et analysées par la
fonction financière de l’entreprise, les gestionnaires financiers étant chargés de trouver les réponses
appropriées. D’autre part, de plus en plus d’entreprises intègrent les activités de la comptabilité générale
et analytique dans les prérogatives du responsable financier.
Ainsi, la fonction financière a pour mission de veiller à la disponibilité des ressources financières

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nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, à les développer et à les contrôler dans un souci
d’efficience.
1.5 La fonction Recherche & Développement (R & D)
L’accentuation de la concurrence, l’accélération du progrès technique et des innovations en matière
de gestion et de technologie ont fait de la recherche et du développement un enjeu central pour
l’entreprise. Rechercher les informations les plus pertinentes et développer de nouveaux outils, techniques
ou procès favorisent la création d’une niche de production et l’appropriation d’avantages comparatifs.
Mieux outillée, l’entreprise voit son fonctionnement perfectionné, améliorant d’autant la qualité de ses
produits et le niveau de ses ventes. Pour survivre, l’entreprise doit être en état de veille permanent.
S’ouvrir à son environnement, en scruter3 les signaux et s’informer de son évolution augmentent les
chances de pérennité de l’entreprise. Cependant, cette capacité de veille et d’anticipation suppose la
création d’une fonction recherche et développement qui se consacre prioritairement à la collecte et à
l’analyse de toute information ou donnée, développant ainsi une meilleure connaissance de ce qui se
produit aujourd’hui et de qui se prépare demain. La recherche et le développement visent en définitive la
formation d’une aptitude conférant aux acteurs une sensibilité et une intelligence affinées du milieu et de
sa mouvance. En enrichissant continuellement son capital-connaissance, en développant les compétences
de chacun et en mutualisant les pratiques et expériences réussies, l’entreprise parvient à identifier et
emprunter les meilleures voies pour sa croissance.
Le fonctionnement d’une unité de recherche et développement nécessite des experts à haut
potentiel, des équipements onéreux et les budgets conséquents. Parfois, seules les grandes entreprises (en
l’occurrence les multinationales) peuvent financer de tels départements. Étant donnée la recrudescence de
la concurrence, des entreprises comme IBM, GENERAL ELECTRIC ou SAMSUNG, considèrent la fonction
recherche et développement comme vitale. Même les entreprises de taille moyenne, en dépit de ressources
limitées, sont inexorablement acculées à la constitution d’une fonction recherche et développement.
2. Importance des mécanismes de coordination entre les fonctions
Diviser le travail entre les différentes fonctions et leur accorder des missions et prérogatives spécifiques
est une décision d’organisation nécessaire, mais insuffisante. Les entreprises sont de plus en plus appelées
à créer les mécanismes de coordination nécessaires entre les différentes fonctions. Revenons encore une
fois à la métaphore du corps humain. L’interrelation entre les différents sous-systèmes constituant notre
corps est une condition sine qua non pour son fonctionnement optimal. En l’absence de liens clairs et
permanents entre les différents organes, tout le corps peut basculer dans le chaos. Pareillement, une
entreprise ne peut fonctionner de manière optimale que lorsque des liens clairs, permanents et prévisibles
cimentent toutes ses fonctions. En l’absence de ces liens, des conflits peuvent naître à tout moment. Le
conflit «classique» entre les fonctions « production » et marketing » lors d’un échec sur le marché rend
compte des effets néfastes de l’absence de mécanismes de coordination entre les fonctions. De la même
manière, plusieurs enseignes de grande distribution éprouvent du mal à gérer des relations souvent
conflictuelles entre les départements « achat » et « commercialisation ». De telles tensions sont
généralement expliquées par l’absence de mécanismes de coordination qui font que les deux départements
travaillent de manière collective et harmonieuse. Ainsi, il incombe aux responsables de l’entreprise de
créer ces mécanismes de coordination qui permettent de cimenter toutes les fonctions et de favoriser la
synergie du travail collectif. Dans le chapitre relatif à la structure, des éclairages complémentaires sont
portés sur ces mécanismes et leur apport au fonctionnement efficient de l’entreprise.
3. L’externalisation des fonctions
La globalisation des économies a eu un effet important sur le nombre et la nature des fonctions
assurées par l’entreprise. En effet, sous les effets conjugués des contraintes budgétaires et des impératifs
de flexibilité (agilité et réactivité de l’organisation), la tendance actuelle est à l’externalisation des
fonctions considérées comme non stratégiques, afin de ne garder au sein de l’entreprise que ce qui
constitue son cœur de métier, ce qui représente ce qu’elle sait faire de mieux et sa source principale de
distinction sur le marché (la source de son avantage concurrentiel durable). Ainsi, les fonctions
secondaires sont confiées à des prestataires spécialisés extérieurs. Par ce processus d’externalisation, les
entreprises cherchent à réduire leurs coûts, à s’assurer les services de sous-traitants spécialisés et à se
focaliser exclusivement sur leur cœur de métier afin d’y puiser un avantage concurrentiel. Pour les
fabricants d’automobiles, les entreprises de l’industrie pharmaceutique, les banques ou les hypermarchés,

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certaines fonctions ou tâches aussi variées que la production, le recrutement, l’établissement de la paie, la
comptabilité ou la sécurité et le nettoyage des locaux –considérées comme non stratégiques car ne faisant
pas partie du noyau dur de l’entreprise – sont de plus en plus déléguées à des organismes pour lesquels le
rapport qualité/prix est meilleur. A titre d’exemple, l’entreprise EADS, produisant les Airbus, collabore
avec près de 500 sous-traitants directs, mobilisables sur commande pour satisfaire ses propres besoins en
pièces et autres services.

Question document 3 Complétez le tableau suivant

Fonction Missions
Production
Marketing et vente
Ressources humaines
Recherche et
développement

DOCUMENT 4 : Qu’est-ce que le management ?

Le management est un outil incontournable pour les entreprises. Dans le monde d’aujourd’hui, le monde
des affaires ne cesse d’évoluer. Ainsi, chaque dirigeant se doit de mettre en place un système de
management efficace pour accroitre ses activités.

Le management, c’est quoi ?


Le management est une branche importante pour toutes les entreprises, quelle que soit sa taille. Par
définition, le management est l’ensemble des techniques de gestion, de planification, d’organisation, de
direction et de contrôle mises en œuvre dans une entreprise. Il s’agit d’accomplir les tâches nécessaires
avec d’autres personnes et par leur intermédiaire afin d’atteindre des objectifs précis de l’entreprise. Le
management est à la fois un art et une science. Un bon système de management est la colonne vertébrale
d’une entreprise performante. Les dirigeants d’entreprises sont obligés de mettre en place des stratégies
de gestion efficace s’ils veulent développer et accroitre les activités de leurs entreprises. En d’autres
termes, le management est l’ensemble des principes relatifs aux fonctions de gestion, d’encadrement,
d’administration, de structuration et de suivi au sein d’une entreprise. Il applique tous ces principes pour
exploiter efficacement les ressources physiques, financières, humaines et informationnelles dans le but de
parvenir aux objectifs fixés par l’entreprise.

La définition du management selon les spécialistes


Depuis des années, le terme management a plusieurs définitions tout en gardant les mêmes principes. Les
spécialistes de la gestion ont chacun leur conception du management. Selon Henri Fayol, le management
est l’action de prévoir et planifier, d’organiser, de commander et de contrôler. D’après Kreitner, le
management est l’ensemble des processus de résolution de problèmes permettant d’atteindre
efficacement les objectifs de l’entreprise grâce à l’utilisation à bon escient des ressources à la disposition
de l’organisation. Selon FW. Taylor, le management est l’art de savoir quoi faire, quand faire et voir que
cela s’effectue de la meilleure manière à moindre coût. Selon Harold Koontz, il s’agit de l’art de faire
avancer les choses avec les personnes au sein d’un groupe bien organisé. C’est l’art de créer un milieu dans
lequel les gens peuvent se développer et travailler ensemble pour atteindre les objectifs du groupe. Selon
Van Fleet et Peterson, le management est l’ensemble des activités qui visent à utiliser les ressources de
manière efficace et efficiente dans le but d’atteindre un ou plusieurs objectifs. Megginson, Mosely et Pietri
définissent le management comme une utilisation des ressources humaines, financières et matérielles pour
parvenir aux buts fixés par l’entreprise avec les fonctions de planification, d’organisation, de direction et
de contrôle. En un mot, tous ces penseurs du management se rejoignent sur les principes fondamentaux du
management. Il est également important de savoir qu’un dirigeant possède déjà certaines qualités et
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caractéristiques inhérentes qui l’aident à mettre en place un système de management efficace et à exercer
une influence dominante sur les autres. À savoir que le leadership fait partie intégrante du management. Il
joue un rôle important dans les activités de management, tandis que ce dernier fait partie intégrante des
processus techniques et sociaux. Il est utile de rappeler que le management existait depuis des siècles.
C’est son appellation qui a changé au fil du temps, mais les principes restent les mêmes.

Source http://www.cap-rh.fr/management/quest-ce-que-le-management/2018/

L’importance du management pour l’entreprise

Chaque entreprise en quête de la réussite se doit de mettre en place un système de management efficace.
Le management se définit comme une tâche fondamentale garantissant la croissance d’une organisation.
Cet article met l’accent sur l’importance du management pour l’entreprise.

Le management : un outil de première nécessité pour atteindre les objectifs


Chaque entreprise comprend plusieurs personnes qui travaillent en groupe avec leurs tâches respectives.
C’est la direction qui a pour rôle de les aider à atteindre les objectifs fixés pour chaque groupe en leur
donnant une directive commune à l’effort individuel. Pour atteindre efficacement ces objectifs, le
management est l’outil incontournable qui entre en jeu. Il faut utiliser le management pour organiser les
facteurs de productions, regrouper, planifier et gérer les ressources de manière efficace pour parvenir aux
buts fixés. Le management est un outil de première nécessité pour orienter les efforts du groupe vers la
réalisation des objectifs préalablement fixés. Ainsi, les dirigeants sont obligés de définir clairement les
objectifs de l’entreprise pour s’assurer qu’il n’y ait aucune perte de temps, d’argent et d’effort. Le
management est le seul outil permettant de bien coordonner les ressources d’hommes, de machines et
d’argent. Grâce au management, il est possible de coordonner, de diriger et de contrôler ces ressources de
manière à ce qu’elles rapportent des bénéfices à l’entreprise. Par exemple, l’objectif d’un salarié est de
gagner plus d’argent et l’objectif de l’entreprise est de maximiser la production. Les salariés peuvent donc
atteindre leurs objectifs en maximisant les résultats. Cela contribue également à l’atteinte des objectifs de
l’entreprise. Et c’est l’utilité du management, car c’est ce que les dirigeants d’entreprises s’efforcent de
réaliser.

Le management permet de réduire les coûts et optimiser les bénéfices


En plus de l’atteinte des objectifs, l’objectif des dirigeants d’entreprise est de minimiser les coûts tout en
augmentant les résultats. Avec le management, cela peut se faire grâce à une planification, une
organisation, une direction, un recrutement et un contrôle. Il est important pour chaque dirigeant de
savoir que l’efficacité d’une entreprise augmente lorsque les ressources déployées sont moindres et que les
avantages augmentent. Grâce à une planification appropriée, il est possible d’obtenir le maximum de
résultats avec un minimum de ressource. Un bon système de management permet d’utiliser les ressources
physiques, humaines et financières de manière à obtenir la meilleure structuration possible. Le
management constitue l’outil idéal pour rendre les efforts des individus au sein de l’entreprise coordonnée
et sans se superposer de façon inutile. Mettre en place une structure organisationnelle rationnelle en
accord avec l’objectif de l’entreprise est l’un des objectifs du management. Pour ce faire, il faut bien définir
qui sont les supérieurs et qui sont les subordonnés. Il faut que chaque individu au sein de l’entreprise soit
au bon poste, disposant des compétences, de la formation et des qualifications requises. Un bon système de
management conduit mène l’entreprise à une meilleure production et participe à l’accroissement du bien-
être des employés. En un mot, le management facilite la tâche et évite le gaspillage des ressources.

Source http://www.cap-rh.fr/management/limportance-du-management-pour-lentreprise/2018/
Les différents types de management appliqués en entreprise

Dans le monde d’aujourd’hui, l’environnement dans lequel évoluent les entreprises est soumis à des
changements continus. Pour y faire face, les dirigeants d’entreprise sont obligés de recourir au
management afin de pouvoir donner une situation sécurisante aux personnes qui y travaillent. Cependant,
il faut bien choisir le type de management adapté aux besoins de son entreprise.
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Le management démocratique
Ce type de management, comme son nom l’indique, offre aux employés la possibilité de prendre des
décisions. Pour le management démocratique, toutes les décisions au sein de l’entreprise sont consenties
par tout le monde. Toutes les personnes travaillant au sein de l’entreprise se communiquent facilement,
allant des employés aux employeurs et vice-versa. Ce type de management est bénéfique pour l’entreprise
lors des décisions délicates qui doivent être prises. Il permet d’avoir une variété de solutions. Pourtant, il
est utile de souligner que le management démocratique ralentit la prise de décision étant donné qu’il faut
avoir tous les avis de chaque individu composant la société. Le leader cherche toujours l’accord de la
majorité et s’ouvre à leurs opinions. Pourtant, cette méthode peut être inefficace des fois, notamment lors
d’une décision qui doit être prise dans l’immédiat. En tout cas, il s’agit d’un management basé sur la
collaboration de tous, valorisant le «nous» et apportant une critique constructive pour l’entreprise.

Le management autocratique
Ce type de management est le contraire du management collaboratif. Seuls les leaders autocratiques
prennent les décisions, de manière unilatérale, sans le consentement de leurs subordonnés. Cette méthode
peut être considérée comme un bon système de management dans le cas où les décisions prises sont
bonnes et contribuent à l’amélioration de l’entreprise. Cependant, ce management autocratique crée un
grand écart entre les leaders et les subordonnés. Cela peut éloigner également les employés désirant plus
d’autonomie et désirant apporter leurs points de vie dans la résolution d’un problème au sein de
l’entreprise. Pourtant, cette technique de management est idéale lorsque le temps pour prendre une
décision est limité. Il est utile de souligner que le management autocratique n’est pas très agréable pour les
subordonnées, mais il peut être efficace. Dans ce style de leadership, le dirigeant autoritaire donne des
ordres et attend des résultats. Il est plutôt axé sur les demandes, les menaces et les punitions. Cependant,
cela peut entrainer les mécontentements des employés et conduit au burnout.

Le management participatif
Ce style de management s’apparente au management démocratique. Les salariés sont autorisés à prendre
la majorité des décisions et les dirigeants leur fournissent des suggestions en cas de besoins. Dans ce type
de management, le dirigeant est considéré comme un mentor plutôt que comme un leader. Ce système de
management consiste à déléguer une partie des tâches du dirigeant aux subordonnés pour qu’ils puissent
travailler en autonomie tout en gardant un certain contrôle sur eux. Les responsables sont là pour les
encourager et les conseiller. Si les subordonnés sont motivés, ce style de management fonctionne bien,
mais il peut être moins productif. La majorité des startups et les entreprises de technologie utilisent le
management participatif pour encourager les salariés à prendre part dans la réalisation des objectifs. Ce
principe de management est plutôt axé sur le travail en équipe, la délégation des tâches et l’absence de
critique. Cependant, il peut entrainer des difficultés lors des prises de décisions.

http://www.cap-rh.fr/management/les-differents-types-de-management-appliques-en-entreprise/2018/
Question de Dissertation

Donnez une définition à la notion de management et expliquez pourquoi tout problème de management ne
peut être résolu que s’il prend en compte les deux aspects technique et social d’une entreprise ?

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