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IVANEZ Clarisse

HAMANN Manon

Sujet : Etude d’un personnage qui s’ est engagé pour des droits et des
valeurs

Personne étudié : Samira Belil

« L’enfer des Tournantes » : Un témoignage capital et courageux


Biographie Samira Belil :

Samira Belil née le 24 Novembre 1972 à Alger ( Algérie), était une


jeune Maghrébine, qui a vécu dans la banlieue. C’est à l’âge de 13ans,
qu’elle a été violé au cours d’une « tournante ».
Ce n’est que en 2002, qu’elle raconte toutes ces souffrances, en
publiant son livre « l’enfer des tournantes » .
Par la suite, Samira Belil a été la marraine du mouvement « ni putes,
ni soumises » une organisation qui veut défendre le droit des jeunes
filles à se faire respecter.

Elle s’ est éteinte à l’âge de 33 ans, à la suite d’ un Cancer .

Introduction :

Samira Belil est une jeune écrivaine et animatrice, elle a publié


« Dans l’enfer des tournantes » en 2002.
Ce livre est un témoignage de son adolescence qui fut très difficile.
Notamment , par sa vie, ces parents, l’indifférence des ces parents face
au cauchemar de leur fille, sa lutte contre les violes et
l’incompréhension de toute la citée face ce témoignage.
Dans un premier temps, nous allons décrire dans quelles conditions
Samira Belil a vécu, ses origines ainsi que sa lutte contre toutes les
formes de violences infligées aux femmes et aux jeunes filles.
Puis nous parlerons, du contexte général de son engagement. Ainsi
que ces conséquences sur elle, sur d’autres femmes et jeunes filles. Si,
après la publication de son livre, il y a eu des changements.
Pour clore notre sujet, nous allons expliquer les raisons de notre choix.

1- Enfance et Formation

Samira Belil a vécu la plus grande partie de son enfance dans la


banlieue Nord de Paris dans une famille maghrébine tournée vers la
religion musulmane. Lorsqu'elle a 1 an, sa mère l'envoie dans une
famille d'accueil en Belgique. Son mari est alors en prison, la guerre
d'Algérie est terminé et elle doit travailler pour payer son logement.
Samira y vivra jusqu'à l'âge de 5ans. Elle explique dans son livre :
"Grâce à ces gens, j'ai su que le bonheur existait".
Aînée de 2 sœurs, battue et incomprise par ses parents eux même
marqués par l'éducation rigide qu'ils ont reçu au "bled", elle trouve
une place dans la rue et déclare "Un jour, je n'ai plus supporté les
coups. Et c'est la rue qui m'a ouvert les bras". Dans la rue justement
elle doit se faire une réputation : elle ne veut pas être une "taspé des
caves" mais refuse d'être une "fille bien" et de ne sortir que pour aller
à l'école . A 13 ans elle devient la petite amie de Jaïd, âgé lui de 19ans
il est le "caïd" de la cité celui qui terrorise les gens. Un soir, il l'attire
dans les sous sol d'un immeuble où quelques heures plus tard elle est
battue et violée à 3 reprises et subit les pires humiliations. Elle cherche
refuge chez ses amies qui terrorisées par "la bande" vont peu à peu
l'abandonner. Lorsque ses parents apprennent les faits, son père la
renie et la met à la porte car elle n'est plus vierge, en lui expliquant
qu'elle le dégoûte. Sa mère comme la plupart des personnes chez qui
elle cherchera de l'aide lui fait comprendre que si elle a été violée,
c'est qu'elle l'a mérité. Samira, humiliée, sombre alors dans la drogue
et l'alcool et souffre du regard qu'on ne lui donne pas.

Cour résumé du livre :

Dans ce récit, ni larmoyant ni apitoyé, l'auteur raconte les viols


collectifs qu'elle a subis à 13 ans dans sa cité de banlieue, mais aussi
sa vie faite de violence dès l'enfance, les coups donnés par son père, la
faiblesse de sa mère, la drogue, les "embrouilles" avec les autres filles
de la cité qu'elle prend parfois pour des alliées. Elle dit aussi sa
rancœur contre la justice des pauvres.
Elle va payer cher le fait d'avoir porté plainte contre l'organisateur de
la "tournante" et sa bande, envoyée en prison. A la cité, on ne lui
pardonne pas, sa mère met du temps à la comprendre, son père ne
l'accepte jamais en "violée".
Elle a été rongé par la culpabilité et le dégoût, détruite par le manque
de soutien de sa famille ainsi que ses amis, détruite par la rumeur qui
s’est vite propagée dans sa cité. Elle s’est débrouillée comme elle a
pu, elle s’est réfugiée dans la drogue ( Cannabis) et l’alcool comme
beaucoup de gens qui vivent dans le malheur.
Il a fallut beaucoup d’années à Samira pour sortir de son malheur.
Pendant de nombreuses années elle a suivit une thérapie avec une
psychothérapeute compréhensive et à son écoute . Sa thérapie qui s’est
achevée par la publication de son livre qui représente pour elle sa
« délivrance ».

I-Origines de ses engagements

Samira Bellil a vécu la plus grande partie de son enfance dans la


banlieue Nord de Paris dans une famille maghrébine tournée vers la
religion musulmane. Lorsqu'elle a un an, sa mère l'envoie dans une
famille d'accueil en Belgique. Son mari est alors en prison, la guerre
d'Algérie est terminée et elle doit travailler pour payer son logement.
Samira y vivra jusqu'à l'âge de cinq ans. Elle explique dans son livre :
"Grâce à ces gens, j'ai su que le bonheur existait".
Aînée de deux sœurs, battue et incomprise par ses parents eux même
marqués par l'éducation rigide qu'ils ont reçu au "bled", elle trouve
une place dans la rue et déclare "Un jour, je n'ai plus supporté les
coups. Et c'est la rue qui m'a ouvert les bras". Dans la rue justement
elle doit se faire une réputation : elle ne veut pas être une "taspé des
caves" mais refuse d'être une "fille bien" et de ne sortir que pour aller
à l'école . A 13 ans elle devient la petite amie de Jaïd, âgé lui de 19ans
il est le "caïd" de la cité celui qui terrorise les gens. Un soir, il l'attire
dans les sous sol d'un immeuble où quelques heures plus tard elle est
battue et violée à 3 reprises et subit les pires humiliations. Elle cherche
refuge chez ses amies qui terrorisées par "la bande" vont peu à peu
l'abandonner. Lorsque ses parents apprennent les faits, son père la
renie et la met à la porte car elle n'est plus vierge, en lui expliquant
qu'elle le dégoûte. Sa mère comme la plupart des personnes chez qui
elle cherchera de l'aide lui fait comprendre que si elle a été violée,
c'est qu'elle l'a mérité. Samira, humiliée, sombre alors dans la drogue
et l'alcool et souffre du regard qu'on ne lui donne pas.

II- Contexte général de son engagement

Lorsque Samira subit ces viols, dans les années 80, elle vit dans la
banlieue parisienne. Elle doit respecter comme tous les autres, la loi de
la cité, c'est à dire la loi de la jungle, en somme la loi du plus fort.
L'effet de bande et du "caïd" y règne avec la violence et la peur que
cela entraîne. Faire "tourner" sa copine est un titre de gloire.
Dans ces cités où la terreur règne, il est difficile de donner sa place à
la femme. Certains jeunes sont pris entre la contradiction du rigorisme
de leurs origines culturelles et un environnement culturel érotisé. Les
relations garçons filles sont basées sur le schéma
domination/soumission et la seule éducation sexuelle que reçoivent
ces jeunes est celle des films pornographiques. La réputation est une
chose primordiale, Samira en donne la signification : "Statut attribué à
une personne par un bouche à oreille fulgurant; cette image
indissociable de l'être qui dans tous les cas brise des vies, que tu sois
un bandit, un bouffon ou une taspé des caves." Les filles ont donc
deux possibilités, être une fille "bien" et se condamner à rester chez
soit, faire le ménage, s'occuper de ses frères et sœurs, s'habiller en
"jean baskets" et ne sortir que pour aller à l'école, ou être une "taspé
des caves", sortir, traîner en bande comme les garçons, se maquiller,
oser porter des vêtements un peu féminins. Ces rapports de force
deviennent banal, et lorsqu'une fille reçoit des insultes, des
commentaires sur sa tenue vestimentaire ou des crachats elle ne réagit
plus et se rend coupable de ces actions : elle l'a cherché. Par ailleurs
lorsqu'elle subit des agressions, elle reçoit des menaces violentes par
téléphone, par courrier, ou par des gens et ainsi par peur de
représailles, la plupart des victimes se taisent. Les gens sont terrorisés,
et quand Samira demande de l'aide dans un des RER de la banlieue,
parce qu'elle reçoit des coups du dénommé K, ils détournent le regard
effrayés.
Parallèlement, cet enfer, cette violence qui oppresse les banlieusards et
les jeunes filles particulièrement, tous ces faits sont occultés par la
société qui ne réalise pas la gravité de la situation. Le système
judiciaire notamment, qui ne comprend pas ces jeunes femmes
humiliées et qui les rendent coupables. Le viol a été aux yeux de la loi
considéré comme un crime qu'à partir de 1980. Cela explique peut être
le scepticisme de certains agents de police que décrit Samira dans son
témoignage...
Il faut également noter que les mentalités demeuraient à cette époque
encore "anciennes", l'égalité des droits et des femmes dans le
monde du travail et des études étaient récents de 10 ans à peine.
III- L’engagement qu’a t’il fait ?

L’engagement de Samira Belil, qui consiste à se battre contre les


violences physiques infligées aux femmes, permis à l'association « ni
putes ni soumises » de vraiment de se développer et de s'affirmer dans
la société ainsi que de trouver sa place. Elle fait même parti du
membre consultatif du conseil économique et social de l'ONU. Le
financement de l'association provient essentiellement de subventions
publiques. Samira Belil trouve enfin sa place.
De plus, son engagement a encouragé les jeunes filles à dénoncer leurs
tortionnaires, à ne pas se sentir coupable d'avoir été violée, battue et
HUMILIEE. Samira est le courage incarné, elle est la preuve que l'on
peut s'en sortir et ne pas sombrer comme l'ont fait beaucoup de
victimes dans l'alcool, la drogue, la prostitution...
Et enfin, son combat, a ouvert les yeux des gens, cette violence existe,
elle et réelle, grave et ils ne doivent pas l'accepter sous prétexte qu'il
s'agit d'une culture. Ces filles sont des VICTIMES et ne méritent
certainement pas ces horreurs.
Le but de cet engagement est de changer les comportements de la loi
de « la jungle » dans les banlieues et de se laver de ses humiliations,
son objectif a été en quelque sorte atteint... Elle a fait la lumière sur les
banlieues, la société à travers son livre et ce qu'elle a vécu.
Elle a écrit ce livre, pour elle, pour essayer de tourner la page et de
témoigner. Mais elle la aussi écrit pour les autres, pour que les
femmes osent témoigner et que les gens voient ce qui se passe
vraiment dans les banlieues. Les tensions qui y règnent à cause de
quelques bandits.

L’association « Ni putes Ni soumises est un mouvement féministe


français, fondé en 2003, qui a acquis en quelques mois une audience
importante auprès de l'opinion publique, des médias et des
mouvements politiques. Ce mouvement lutte contre plusieurs forment
de violences, contre les violence infligées aux femmes, le racisme,
contre la pressions pour porter le voile, la pression pour le mariage
forcer … etc.
IV- Conséquence de son engagement pour elle et pour les autres

L’engagement de Samira Belil a eu beaucoup de conséquences,


qu’elles soient positives ou négatives.
Dans un premier temps, il a permis a beaucoup de jeunes filles de
parler, de ne plus culpabilisé et de se libérer. Son livre est un
témoignage bouleversant qui brise la loi du silence pour combattre les
stéréotypes, la soumission, la culpabilité et libérer la parole des
femmes victimes de ces atrocités"
Son témoignage est apporté un grand soutient aux près de beaucoup
de femmes.
Dans un second, cet engagement a permis à cette jeune fille de
banlieue de se libérer, de tourner la page face à ce cauchemar.
Ce témoignage est une façon pour elle de s’exprimer, de dénoncer la
justice, pour dire ce qu’il se passe vraiment dans les cités, les
pressions sexuelles, morales sans oublier la honte et les humiliations
qui sont le vrai quotidien des filles des banlieues. Elle veut, par le
billet de son témoignage, briser la loi du silence .
Pour elle se fut un grand soulagement.

V- Avis personnel qui explique les raisons du choix du


personnage.

Nous avons décidé de nous concentrer sur Samira Bellil tout d'abord,
parce que nous partageons toutes les deux un intérêt commun pour les
témoignages de femmes ayant subi les vices de leur culture ou de leur
milieu social.
Nous admirons ces femmes qui souhaitent changer de façon
intelligente et légitime les conditions de la Femme dans le monde et
particulièrement dans le monde Musulman. Certains livres que nous
avons lu nous ont touché et nous ont orienté vers ce "type de
personnage". Samira nous semblait un bon choix: elle incarne selon
nous le courage, la détermination, la rage de vivre, le refus d'abdiquer.
Elle s'est battue, jusqu'au bout et a refusé ce que les autres auparavant
s'étaient contraints d'accepter. Malgré tout ce qu'elle a vécu et subit
elle est sortit triomphante de cette bataille qui aura duré plus de 10
ans. Son témoignage a permis d'une part à l'association "Ni putes, ni
soumises" de faire valoir les droits des femmes et d'autre part
"matérialiser" ce pourquoi cette association se bat et montrer ainsi à la
France entière ce qui se passe non pas en dehors mais à l'intérieur de
ses frontières.
En outre nous souhaitions travaillé sur Samira Bellil, parce que son
témoignage nous avait réellement touché.

« Je voudrais faire un livre pour que tout cela ne me soit pas arriver pour rien,
je voudrais dire à celles qui ont subi ce que j’ai subi qu’il y a toujours de
l’espoir de s’en sortir »

SAMIRA BELLIL
Adresses utilisées :

http://leslecturesdemademoisellefanfan.over-blog.com/article-
32475817.html

http://www.annuaire-au-feminien.net/bioBELILsamira.html

http://www.chiendegarde.com/article.php3?id_article=239

http://www.niputesnisoumises.com/mouvement-presentation/