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Maternal and Child Survival Program (MCSP)

Democratic Republic of Congo (DRC)

Rapport d’analyse préliminaire d’évaluation


approfondie des structures de santé ciblées pour la
mise en place de Centre Modèle de Formation à
Kinshasa, en République Démocratique du Congo
Juillet - Décembre 2017
Soumis par : MSP/RDC
Soumis à : MCSP/RDC
Table de matières

Table de matières 2

Acronymes et Abréviations 1

Plan de presentation 2

Introduction 3

2. Déroulement de l’évaluation 8

3. Principales observations 37

4. Conclusion 38

5. Recommandations générales 38

6. Annexes 39
Acronymes et Abréviations
AP Association Professionnelle
AQA Assistance Qualifiée d’Accouchement
CMF Centre Modèle de Formation
CPN Consultation Pré – Natale
CPoN Consultation Post - Natale
D10 Direction de la Santé de la Famille et des Groupes spécifiques
DPS Division Provinciale de Santé
DRC République Démocratique du Congo
GATPA Gestion Active de la Troisième Phase d’Accouchement
IST Infection Sexuellement Transmissible
MACAT Member Association Capacity Assessment Tool
MCSP Maternal and Child Survival Program
MILD Moustiquaire Imprégné à Longue Durée
MSP Ministère de la Santé Publique
PICAL Participatory Institutional Capacity Assessment and Learning Index
PF Planification Familiale
PNIRA Programme National de Lutte contre les Infections Aigues
PNSR Programme National de la Santé de la Reproduction
PPFP Post Partum Family Planning
PTME Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
SENN Soins Essentiels du Nouveau - Né
SOE Soins Obstétricaux Essentiels
SONU Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence
SCOGO Société Congolaise de Gynécologie et d'Obstétrique
SOPECOD Société de Pédiatrie du Congo Démocratique
STTA Short-Term Technical Assistance
SVS Survivant de Violence Sexuelle
TPI Traitement Préventif Intermittent
VIH Virus d’Immunodéficience Humain
UNAAC Union Nationale des Accoucheurs et Accoucheuses au Congo
USAID U.S. Agency for International Development
ZS Zone de Santé

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Plan de presentation

1. Introduction
1.1 Contexte général et sanitaire de la RDC
1.2 Contexte et justification pour la mise en place de Centre Modèle de Formation
1.3 Méthodologie
1.3.1 Type d’évaluation
1.3.2 Outils de collecte de données utilisés
2. Déroulement de l’évaluation
2.1 Visite des structures de soins
2.1.1 Préparation
2.1.2 Séance de travail avec le comité directeur de structures
2.1.3 Collecte de données
2.1.4 Vérification des données
2.2 Résultats préliminaires de l’évaluation
2.2.1 Caractéristiques et profils des structures sanitaires évaluées
2.2.2 Saisie des données
2.2.3 Prélèvement de fréquences
2.2.4 Résultats préliminaires par module
2.3 Synthèse des résultats préliminaires de l’évaluation
2.3.1 Graphiques
2.3.2 Liste des besoins réels
3. Principales observations
3.1 Forces
3.2 Faiblesses
3.3 Difficultés rencontrées
3.4 Leçons apprises
4. Conclusion
5. Recommandations/prochaines étapes
6. Annexes

2
Introduction

Dans le cadre de la mise en place du Centre Modèle de Formation (CMF) en soins de la mère y compris
la planification familiale (PF) et les soins du nouveau – né, le Ministère de la Santé Publique (MSP) en
collaboration avec le programme de survie de la mère et de l’enfant (MCSP en sigle anglais), a
organisé une évaluation approfondie des trois structures de soins ciblées à cet effet d’avoir la
connaissance et la maitrise des données sur base desquelles sera bâti le CMF de la Maternité de
Kintambo, la clinique LIBOTA LILAMU et le service de pédiatrie de l’HGR de Kintambo afin de
contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile à travers le renforcement des
capacités des prestataires de soins, des stagiaires et des élèves des institutions médicales.

Certes, cette introduction a pour but de présenter succinctement quelques aspects géographiques,
administratifs et sociodémographiques de la République Démocratique du Congo (RDC) en relation
avec la situation sanitaire actuelle de la mère et du nouveau - né. Il situe la problématique dans son
contexte général et permet aussi d’appréhender les résultats de l’évaluation

En effet, il existe un lien intrinsèque entre la santé de la mère et du nouveau-né, les soins de santé
qu’une mère reçoit au cours de sa grossesse, au moment et immédiatement après l’accouchement sont
très importants, non seulement pour sa survie et son bien-être, mais aussi pour celui de son nouveau-né.
Et, les interventions efficaces pour prévenir et combattre les principales causes de la mortalité
néonatale sont souvent couplées à celles de la mère.

Tout en montrant le bien-fondé de l’évaluation de trois ces structures CMF, les résultats de cette
évaluation permettront de produire un plan de redressement de structures ciblées qui sera mise en
œuvre à travers le renforcement des capacités des prestataires de soins, des stagiaires et des élèves des
institutions médicales.

De façon succincte, ce rapport présente tour à tour, le contexte et la justification de l’évaluation, la


méthodologie utilisée, les résultats de l’évaluation approfondie et l’identification des besoins pour une
meilleure prise en charge du couple mère – enfant d’une part et d’autre part de l’apprentissage des
étudiants stagiaires et prestataires de soins en paquet intégré des soins obstétricaux et néonatals
d’urgence (SONU), Soins Obstétricaux Essentiels (SOE) et Soins Essentiels du Nouveau – né (SENN)
ainsi que la planification familiale.

I.1 Contexte général et sanitaire de la RDC

La RDC est située en Afrique Centrale dans la Sous-région de Grands Lacs. Elle s’étend sur une
superficie de 2.345.410 Km2. Sa population est estimée à environ 85.026.000 habitants, la densité est
de 36 habitants au Km² (1). Le taux de croissance du PIB pour l’année 2017 se situerait entre 2% et 4%
selon les grandes Institutions financières (2) et 4,9% selon la Banque Centrale du Congo (3) et les taux
de scolarisation, d’alphabétisation et d’achèvement ont légèrement progressé de 2015 à 2016, même si
la qualité des enseignements requiert encore davantage d’améliorations.

Les taux net et brut de scolarisation dans le primaire ont atteint respectivement une moyenne de 81% et
106.8%, le taux d’alphabétisation des jeunes âgés de 15 à 24 ans a franchi la barre de 83% et le taux
d’achèvement du primaire est demeuré quasi-stable à 69.1% (2). Environ 60% de la population
congolaise habitent le milieu rural et vivent principalement de l’agriculture traditionnelle, de la chasse
et de la pêche artisanale (4).
3
La RDC est un Etat unitaire fortement décentralisé qui comprend vingt-six provinces dont la ville
province de Kinshasa est la capitale administrative et politique. Ce pays demeure le seul pays africain
qui partage ses frontières (9.165 Km de frontière) avec neuf pays voisins (la République du Congo, la
République Centre Africaine, le Soudan du Sud, le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, la
Zambie et l’Angola) (1).

Située à cheval sur l’équateur, la RDC jouit d’une gamme de climats : chaud et humide au Centre,
tropical au Nord et au Sud, tempéré des montagnes dans la partie Est (1).

Vu son étendue parsemée de beaucoup de cours d’eau rendant l’accès difficile des populations vis à vis
des services de santé, le contact de la plupart des provinces se font par avion, ce qui augmente le coût
d’implémentation et de supervision des activités.

Le pays compte quelques 40 ethnies et plus de 400 tribus qu’on peut catégoriser en quatre principaux
groupes ethniques, à savoir : les Bantous (majoritaires), les Nilotiques, les Soudanais et les Pygmées
engendrant une diversité culturelle ayant un impact sur la santé maternelle et néonatale (5).

La RDC a accompli des progrès considérables sur le plan de la croissance économique et de la stabilité
macroéconomique de 2010 à 2014 avec un PIB moyen de 7,7% par an, le pic étant de 9% en 2014 ( 6),
Cette forte croissance n’a pas entraîné un développement des capacités productives ni une
transformation structurelle de l’économie. Ce taux a décliné, de 6.9% en 2015 à 2.5% en 2016 ( 2), et le
PIB par habitant est passé de 514$ en 2014 à 494,6$ en 2016 (7).

Les indices de pauvreté multidimensionnelle qui mesurent l’intensité des privations des ménages dans
les domaines de l’éducation, de la santé et du niveau de vie, publiés dans le rapport de développement
humain en Afrique 2016, montrent que plus de 50.8 % de la population congolaise vivraient encore
dans la pauvreté multidimensionnelle, près de 36.7 % seraient dans la pauvreté multidimensionnelle
sévère, et environ 18.5% dans une situation proche de la pauvreté multidimensionnelle (2,8).

Le marché de travail congolais reste trop étroit et caractérisé par des fortes inégalités, en particulier
envers les jeunes, les personnes vulnérables et les femmes. Suivant les données récentes du ministère
du Travail, le taux de sous-emploi excède les 50% et le taux de chômage des jeunes (15-24 ans)
dépasse les 35%. La structure des emplois reste dominée par le travail informel, qui représente près de
88.6% du total, dont 59.7% dans les activités agricoles et 28.9% dans le secteur non agricole.

Le secteur formel emploie tout au plus 11.4% du total, distribué inéquitablement entre l’Administration
publique (5.7%), le parapublic (2.9%) et le privé formel (2.8%) donc, l’économie informelle reste un
secteur très important ce qui rend difficile l’organisation des mécanismes de couverture de risque (2).

Le pays est aussi potentiellement riche en minerais (le cuivre, le cobalt, le zinc, le diamant, l’or,
l’uranium, le fer, le coltan,…) et en produits agricoles (le café, le coton, le cacao, le bois, la banane, les
arachides, le riz …) (1).

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Figure 1: Carte administrative de la RDC

Du point de vue sanitaire, la santé de la mère en RDC demeure préoccupante. Le ratio de mortalité
maternelle est de 846 décès pour 100 000 naissances vivantes (4). Le risque de mortalité maternelle au
cours de la vie reproductive est de 1/30. Les causes directes de cette mortalité maternelle sont
essentiellement: les hémorragies, l’éclampsie, les infections, l’anémie et les avortements clandestins.
La faible qualité des soins prénatals, de l’accouchement assisté et des soins post natals constitue le
principal goulot en matière de santé maternelle, reproductive et néonatale. Les couvertures des
interventions à haut impact chez la mère pendant les CPN demeurent faibles, notamment : le
Traitement Préventif Intermittent 14%, la supplémentation en fer 58,9%, VAT 43% et l’analyse d’urine
53,1% (4).

Sur l’ensemble du pays, seulement 12% de Centre de Santé (CS) offrent les Soins Obstétricaux
d’Urgence de Base et 47% d’Hôpitaux Généraux de Référence (HGR) fournissent les Soins
Obstétricaux Complets sur les 89 % de FOSA disposent de services d’accouchement selon SARA-
2014.

Bien que la couverture en accouchement assisté soit élevée, 80% (4), la qualité des interventions liées à
l’accouchement reste très faible notamment la surveillance de travail à l’aide d’un partogramme
correctement remplis, 10% (9). De même la couverture en CPoN demeure faible (48 %) ainsi que la
prévalence contraceptive 7,8 %(4).

La mortalité néonatale reste élevée même si elle a évolué de 49 pour 1000 naissances vivantes à 28
pour 1000 naissances vivantes entre 2001 et 2013. Une proportion importante des décès de nouveau-
nés qui surviennent dans la période néonatale se produit dans les 48 heures qui suivent l’accouchement
(4).

Les trois principales causes responsables de plus de 80 % de décès néonatals en RDC sont : les
complications de la prématurité, l’asphyxie et le sepsis néonatal.

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I.2 Contexte et justification pour la mise en place de CMF

Le Centre Modèle de Formation en soins de la mère y compris la planification familiale (PF) et les
soins du nouveau – né, est l’une de stratégies que MCSP veut intégrer dans son appui au MSP en vue
de contribuer au renforcement des capacités techniques des prestataires de soins des stagiaires et des
élèves des institutions médicales pour une meilleure prise en charge des mères.

Site de formation et de stage des étudiants et des prestataires dans différents domaines des soins
maternels et du nouveau-né et de la PF postpartum/après avortement, le CMF servira de cadre de
démonstration technique et de stage clinique des stagiaires pour les soins du couple mère – enfant.

En effet, à la suite d’une alerte du département de la pédiatrie de l’Hôpital Général Provincial de


Référence de Kinshasa adressée à l’USAID sur la mauvaise prise en charge des cas nécessitant des
soins d’urgence et de qualité du couple mère et nouveau – né, une équipe composée de l’USAID,
MCSP niveau global et MCSP niveau local, a effectué des visites au sein de cette structure afin de
palper du doigt la réalité de l’organisation des services pour les soins de la mère et du nouveau - né. 

La visite l'hôpital général de référence de Kinshasa a relevé des défis importants dans l'organisation des
services de maternité et de néonatologie, des équipements et outils inadaptés ou non fonctionnels, le
manque de salles de conférence ou de réunion. Ces résultats ont été partagés et discutés avec le
leadership de l'hôpital. MCSP a conclu que le coût de habilitation de ces services était élevé et
demanderait beaucoup plus de temps pour les améliorer avec comme résultat le retard dans la mise en
place du centre de formation modèle. Pour cela, MCSP a décidé d'évaluer trois autres structures de
santé afin d'explorer la possibilité d'établir le centre de formation modèle sur l'un de ces sites.

Le processus de cette mise en place, se déroule en plusieurs phases dont la première réalisée avec
l’appui technique de MCSP a consisté à l’évaluation initiale de trois structures de soins à Kinshasa
(Centre Hospitalier Roi Baudoin, Hôpital Général d Référence de Makala et la Maternité de Kintambo)
au cours de laquelle évaluation, la Maternité de Kintambo a été retenue comme CMF parce répondant
au profil recommandé à cet effet.

A cette structure, il a été ajouté la clinique LIBOTA LILAMU et le service de pédiatrie de l’HGR de
Kintambo respectivement pour les aspects sur la planification familiale et les soins du nouveau – né par
rapport à leurs rôles joués dans la référence des mères et nouveaux –nés et aussi pour avoir le paquet
complet d’intervention pour ces deux cibles.

La deuxième phase est celle de l’évaluation approfondie de ces trois structures ciblées pour le CMF
afin d’identifier leurs besoins réels de renforcement technique et logique d’améliorer la planification et
la pratique en matière de l’offre de services en SONU, SOE et SENN pour une meilleure mise en
œuvre des activités CMF. Le but poursuivit étant de connaitre le niveau des connaissances et la
maitrise des données sur base desquelles sera bâti le CMF.

La saisie des données collectées a été réalisée par un consultant recruté par MCSP, et cela s’est fait
dans un masque de saisie Excel. L’équipe MCSP a procédé au prélèvement des fréquences des données
pour une analyse sommaire en vue d’identifier les gaps à combler pour rendre les structures ciblées un
centre modèle de formation.

I.3 Méthodologie
6
I.3.1 Type d’évaluation

L’évaluation de structures de soins ciblées pour la mise en place de CMF est semi – qualitative.
Certes, les données collectées dans chacun des modules sont en majorité quantitatives et une
partie et certaines sessions de modules ont produits des données purement qualitatives. Ces
dernières ont permis une bonne compréhension des informations collectées.

I.3.2 Outils de collecte de données utilisés

L’équipe conjointe MSP et MCSP a sectionnée au cours d’un atelier préparatoire de la descente
dans les structures de soins ; des outils pertinents pour la collecte des données.

Au total cinq modules d’évaluation ont été administrés au comité directeur et aux prestataires de
soins. Il s’agit de :
Module 1 : Informations générales
Module 2 : Enquête des prestataires
Module 3 : Soins maternels
Module 4 : Soins maternels et néonatals intégrée
Module 5 : Soins des nouveaux – nés avec problèmes

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2. Déroulement de l’évaluation

2.1 Visite des structures de soins

2.1.1 Préparation
Durant deux jours de travail intense sur la préparation des descentes dans les structures, l’équipe
conjointe MSP (D10, PNRA, PNSR, DPS et ZS de Kintambo) et MCSP, a passé en revue les
outils de collecte des données (module d’évaluation) partagé par MCSP/HQ. Il s’est agi de
présenter le résumé de l’évaluation initiale des structures, réalisée en mars 2017, de lire, enrichir
et adopter les 5 modules d’évaluation.
L’objectif poursuivi était celui de réaliser un état de besoin réel des structures des soins ciblées
pour la mise en place du CMF, cette première phase a permis non seulement de planifier les
visites mais également de s’imprégner des documents de travail.

2.1.2 Séance de travail avec le comité directeur de structures


Une séance de travail était tenue dans chaque structure visitée afin de briefer le comité directeur
sur l’activité qui devait se réaliser d’une part et d’autre part sur la planification des activités
durant la période d’évaluation.
Notons que l’implication du comité directeur a été d’une très grande importance dans la collecte
des données.

2.1.3 Collecte de données


La collecte des données au niveau des structures CMF s’est réalisée pendant huit jours et a
permis de connaitre leur niveau des connaissances et la maitrise des données sur les soins de la
mère et du nouveau - né.
Au total, cinq modules d’évaluation ont été administrés de la manière suivante :
 3 copies de module 1 administrés aux 3 comités directeurs de toutes les 3 structures ciblées
 67 copies de module 2 administrés aux prestataires de toutes les 3 structures ciblées
 8 copies de module 3 administrés aux prestataires de la maternité de Kintambo
 12 copies de module 4 administrés aux prestataires de la maternité de Kintambo et pédiatrie
de l’HGR de Kintambo
 15 copies de module 5 administrés aux prestataires de la pédiatrie de l’HGR de Kintambo

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2.1.4 Vérification des données

La vérification des données a été réalisée au huitième jour de collecte des données dans les trois
structures avec les chefs des différents services évalués et du comité directeur afin de s’assurer
de la qualité des données collectées et de corriger les données aberrantes.
Cet exercice a permis à l’équipe d’évaluateur d’avoir une première tendance des besoins urgents
pour le CMF.

2.2 Résultats préliminaires de l’évaluation

2.2.1 Caractéristiques et profils des structures sanitaires évaluées

Les trois structures de soins ciblées sont étatiques, situés toutes dans le milieu urbain et ayant
une bonne accessibilité géographique.

2.2.2 Saisie des données

Les données collectées lors de l’évaluation approfondie des structures CMF (Maternité de
Kintambo, Clinique LIBOTA LILAMU et Pédiatrie de Kintambo) ont été saisies et sont
présentées dans un masque de saisie clair et compréhensif permettant son analyse.

Les indicateurs du masque de saisie ont été disposés de manière à permettre leur lecture et
analyse facile par la majorité des logiciels d’analyse des données. Pour cela, il a été créé des
variables à partir du questionnaire (Module) d’évaluation dans un fichier Excel. Ce fichier a 5
feuilles représentant chacune un module d’évaluation. Les variables ont été présentées en
colonne, c’est – à – dire les premières lignes des feuilles du fichier Excel comprenaient les
noms des variables et les autres lignes ont constitué les données (les réponses recueillies lors de
l’évaluation).

Signalons qu’une documentation (dictionnaire) des variables a été créée en utilisant le codage
numérique de ces variables (exemple 1=Masculin, 2=Féminin, …).

2.2.3 Prélèvement de frequencies/analyse préliminaire

La base des données a permis à l’équipe MCSP de prélever les fréquences et de procéder à une
analyse préliminaire, laquelle analyse a conduit à l’identification de besoins réels des structures
CMF du point de vue de renforcement des capacités techniques et logistiques des prestataires et
des leurs structures de soins. Ces besoins identifiés ont été soumis à une analyse approfondie
pour laquelle a découlé l’élaboration du plan d’action chiffré (coût) qui a permis la
budgétisation des activités au niveau de CMF.

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2.2.4 Résultats préliminaires par module

Module 1 : Informations générales

Les trois structures de soins ciblées sont étatiques, situés dans le milieu urbain et disposent d’un
service de consultation externe (ambulatoire) séparé à l’exception de la Clinique LIBOTA
LILAMU ne fonctionnant pas 24h/24, les deux autres fonctionnent chaque jour et cela 24h/24.

Avec une capacité de 110 lits dans la salle pour l’hospitalisation en obstétrique, la Maternité
Kintambo a une seule salle d’opération pour les césariennes, 2 lits pour l’accouchement, 3 lits dans
la salle de travail, 7 lits pour la salle d’observation, 80 lits pour l’hospitalisation (16 dans la salle 1,
16 dans la salle 5, 15 dans la salle 3, 13 dans la salle 6 et 20 dans la salle 4), 6 lits dans la salle post-
partum immédiat et 3 lits dans la salle de réanimation. Les consultations externes ou en ambulatoire
sont offerts dans la clinique LIBOTA LILAMU, y compris la CPN, la CPoN, et la PF ; ce dernier
service fonctionne de 9h00 à 15h00.

L’Hôpital Général de Reference de Kintambo dispose d’une salle séparée pour l’hospitalisation des
nouveau-nés ayant une capacité de 22 lits. Signalons que l’âge auquel les bébés sont admis dans la
salle pour nouveau-nés n’est pas connu et le département ne connait pas la durée réglementée des
soins pour bébés à l’Unité de Soins Intensifs Néonatals. Ne disposant ni d’une salle séparée pour
l’hospitalisation des cas de nouveau-nés “infectieux” (salle d’isolement), ni d’une salle séparée
pour l’hospitalisation des nouveau-nés nés hors de leur formation sanitaire, ceux-ci impliquent que
le suivi des malades n’est pas bien assuré. L’HGR ne dispose pas d’une salle pour les soins mère
Kangourou.

Concernant la source d’alimentation électrique et en eau courante, les trois structures disposent
dans différentes salles de prestation (salle d’hospitalisation, de travail, de réveil,
d’accouchement…) de sources sûr d’électricité mais la Maternité de Kintambo et la Clinique ne
disposent ni de mesures de secours en cas de coupure de courant électrogène ni des dispositifs pour
se laver les mains avant toute prestation.

Par rapport aux ressources humaines, les catégories de personnel de santé œuvrant dans chacune de
structures cibles ne répondent pas aux normes pays (2 sages – femme pour 1000 naissances
(source : SOWMY 2011), 5 infirmiers pour 5000 habitants et 1 médecin pour 10.000 habitants).

Comparés aux normes internationales, qui sont de 6 sages – femme pour 1000 naissances (source :
SOWMY 2011), 1 infirmier pour 5000 habitants et 1 médecin pour 10.000 habitants), il existe
donc une insuffisance des sage – femme dans les deux structures de prise en charge des mères et
enfants et une pléthore en infirmiers dans les mêmes structures. Cependant il faudra noter que la
pédiatrie de l'HGR de Kintambo n'a aucun néonatologue pour son service de néonatologie et que la
Maternité de Kintambo a une bonne répartition de personnel.

Il faudra noter que l’idéal serait de renforcer les capacités de toutes les personnes qui sont au chevet
des cibles CMF mais vu le pléthore qui existe dans les différentes structures ciblées, il sera difficile
de le faire d’où un accompagnement dans le transfert des compétences de ceux formés à leurs
collègues de service lors de démonstrations aux mannequins et stage clinique.

10
A la clinique Libota LILAMU, un seul Médecin Généraliste dans la clinique réalise le Counseling
sur la PF, peut fournir des méthodes temporaires de PF, est capable d'insérer et retirer l’implant
contraceptif, insérer le DIUPP et le DIU d’intervalle et c'est le seul qui est formé en PFPP.

Seule la Clinique LIBOTA LILUMA a des infirmiers L2. Cinq sur huit de ces infirmiers formés
sont capables de réaliser l'Aspiration Intra-utérine Manuelle (AMIU) ou électrique, la Réanimation
néonatale avec ballon et masque, le Counseling sur la PF ainsi que de fournir de méthodes
temporaires de PF et procéder à l'Insertion et retrait de l’implant contraceptif, du DIUPP, du DIU
d’intervalle et sont également formés en TETU, PFPP et SSRJA. Signalons que les sages-femmes
(Accoucheuse G3)  ne se retrouvent que dans la Clinique LIBOTA LILAMU.

Assurance de la qualité des prestations du personnel

La Maternité de Kintambo a un mécanisme de formation du personnel et un plan de formations


appropriées pour le personnel mais ne possède pas un mécanisme pour enregistrer les formations
suivies par les prestataires. Ce qui est contraire pour la Clinique qui ne possède ni mécanisme de
formation du personnel et un plan de formations appropriées pour le personnel. Par contre, le
Service de Pédiatrie de l'Hôpital Général de Référence de Kintambo possède un mécanisme de
formation du personnel sans plan de formation approprié pour le personnel ni mécanisme pour
enregistrer les formations suivies par les prestataires.

Performance

La Maternité de Kintambo ne réalise aucune activité d'assurance qualité. Dans les trois structures
aucun mécanisme pour revoir la performance de tous les prestataires de façon régulière n’existe,
toutes ne fournissent pas le mentorat pour le personnel. Notons qu’aucune affiche murale sur les
prestations n’est affichée dans les trois structures.

Gestion des stages cliniques

Il existe dans les trois structures une coordination des stages cliniques avec des responsables ayant
du temps alloué pour la planification de ces stages. Un système de communication entre la FOSA et
le lieu de provenance du stagiaire ainsi que des documents sources utilisé pour le rapport mensuel
de stage de la FOSA existe. Cependant, les normes pour le nombre de stagiaires autorisés dans
chaque unité à chaque roulement de service n'existent pas. A noter aussi que les indicateurs de soins
Maternel, Néonatal et infantile, et PF ne sont pas affichés aux murs et aucun mécanisme de révision
de ces indicateurs existent pour permettre la prise de décisions pour améliorer les services.

Dossiers médicaux/archivages des dossiers médicaux

Dans toutes les trois structures, il se pose un problème réel de remplissage et d'archivage des
dossiers médicaux. Les armoires/étagères pour conserver les dossiers n’existent pas et s’ils existent
c’est en mauvais état, d’où l’archivage manuel est mal organisé. Les structures ne possèdent pas un
système d’archivage électronique par manque des ordinateurs. Seuls quelques personnels ont des
ordinateurs personnels qui ne peuvent pas archiver les dossiers de malades mais qui servent de
présentation lors des formations.

Statistiques maternelles et néonatales


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Au niveau de la Maternité de Kintambo, certaines données (Maternel et Perinatal/néonatal) ont été
collectées et d’autres n’étaient pas collectées, ceci soit parce que non disponibles ou soit encore non
repris dans les registres des malades. Pour les 6 derniers mois avant l’évaluation.
Les données les plus collectées sont celles en rapport avec les activités de prise en charge de VIH,
les accouchements et les complications d’accouchements telles que :
 Nombre de femme ayant été dépistée et traitée pour syphilis 1000
 Nombre des femmes testées VIH+ 16
 Accouchement par voie basse 1724
 Accouchement par Césariennes 450 sur 1724 soit 26%
 Proportion de femmes recevant de l’ocytocine immédiatement après la naissance du bébé
100
 Proportion de femmes souffrant de dystocie 10,5
 Nombre de femmes ayant présenté une dystocie mécanique 127 sur 1724 soit 7%
Ces données reflètent une forte prévalence du VIH chez les femmes enceintes, plus de ¼ des
femmes accouchent par césarienne (EDS 2013 – 2014)…

Les données non collectées ou non disponibles par les structures sont celles des accouchement_par
Ventouse, par Forceps, le nombre d’accouchements de grossesses n’arrivant pas à terme (<37
semaines, < 32 semaines et < 28 semaines), le nombre de femmes ayant souffert d’une pré-
éclampsie et l’éclampsie…
Etant une maternité qui réfère les nouveaux – nés vers le service de néonatologie de l’HGR de
Kintambo, les données sur le nombre d’accouchements: <37 semaines < 32 semaines< 28 semaines
restent importantes afin de connaitre le statistique des prématurés dans la structure et d’assurer le
suivi des soins vers les structures de référence.
Notons que, le nombre de mortinaissances_Mort nés macérés (58) et de mortinaissances_Mort nés
frais (24) sont notifiés dans un canevas de rapport pour discussion lors de réunions de staff et
investigation. Par contre, le nombre de naissances vivantes et de nouveau-nés à faible poids (<2500
g) est enregistré dans les fiches individuelles des accouchées et registre de la maternité de façon
régulière.
Les données sur le nombre de nouveau-nés à très faible poids (<1500 g), à poids extrêmement
faible (<1000g), de bébé souffrant d’asphyxie à la naissance, de cas d’infection néonatale, de
nouveau-nés transférés, ne sont pas disponibles à la Maternité.
La durée moyenne de séjour pour un accouchement par voie basse ou pour un accouchement par
voie base avec extraction instrumentale est de 3 jours et celle en cas de césarienne de 10 jours.

Nombre des patients, décès et taux de mortalité


La moyenne de femmes enceintes (y compris les femmes de moins de 19 ans) qui ont consultées
durant les 2 dernières années avant l’évaluation était de 7126. Près de 2721 femmes enceintes (y
compris les femmes de moins de 19 ans) ont été hospitalisés dans la période allant de 2015 à 2016.
Environs 2348 femmes enceintes (y compris les femmes de moins de 19 ans)_ont accouché dans la
même période dont 7 cas décès soit 0,02%

Revues/Audits des décès

12
Notons que pour les trois structures, les décès maternels, périnatals et néonatals ne sont pas bien
documentés. Signalons quand même que des réunions périodiques du personnel sont organisées à la
Clinique LIBOTA LILAMU et Pédiatre de Kintambo pour discuter des aspects organisationnels et
de la révision des protocoles en la matière.

Référence/Contre – référence

L'orientation d'un département à l'autre au sein de la même structure ainsi que le système de
référence et contre - référence d'une structure à l'autre ne fonctionnent pas correctement entre les
trois structures. Les nouveaux – nés référés à l’HGR de Kintambo ne bénéficient presque pas de
suivi de personnel de la Maternité de Kintambo.

Laboratoire

Les trois structures possèdent des dispositifs de laboratoire permettant de réaliser certains examens
essentiels (GE, FL…), mais en quantité insuffisante et certains matériels sont en état de
délabrement avancé. Aussi, il n’existe presque pas des réactifs pour certains examens en urgence
(glycémie..).

Informations sur les infrastructures, équipement et matériels

Des infrastructures ; dans toutes les trois structures, il existe différentes salles pour la prise en
charge des patients mais ne répondant pas aux normes recommandées/Internationales.

La salle d'accouchement de la Maternité de Kintambo, a une source de lumière suffisante pour


effectuer les tâches durant la journée et les nuits. Le pèse-bébé, la table d'accouchement, la table
pour soins néonatals, la table pour instruments sont disponibles et fonctionnelles mais en quantité
minime pour des urgences reçues.

La salle d'hospitalisation de la Maternité de Kintambo contient au total 110 lits disponibles et près
de 70 lits sont en bon état avec des matelas usés non couverts.
La salle de travail de la Maternité de kintambo a une source de lumière suffisante pour effectuer les
tâches durant la journée et nuit mais dont les quantités ne sont pas connues. Par contre il n’existe
pas de lit de prélèvements dans les deux structures (Maternité et HGR).

Au niveau de l’HGR, l’unité de néonatologie a une source de lumière suffisante pour effectuer les
tâches durant la journée et les nuits. La table chauffante/irradiante, la table avec source de chaleur,
le pèse-bébé, l’aspirateur à pression négative existe mais en mauvais état.

Le service de néonatologie de l’HGR de Kintambo ne dispose pas d’unité de soins mère Kangourou
pour la prise en charge des nouveaux – nés de faible poids de naissance stabilisés.

L’unité de néonatologie de l’HGR de Kintambo a une source de lumière suffisante pour effectuer
les tâches durant la journée et les nuits. Elle possède 2 couveuses ordinaires dont l’une est
fonctionnelle et l’autre est en mauvais état, trois concentrateurs d’oxygène dont deux sont en
mauvais état et un parfois en bon état (en panne par moment).
Par rapport aux équipements, le service de néonatologie de l’HGR de Kintambo a une horloge
bien visible avec aiguille des secondes, fixé sur le mur dans la salle de soins des NN, un
13
saturomètre (oxymètre) en bon état. Par contre, la Maternité a un saturomètre (oxymètre) mais en
mauvais état.
La Maternité de Kintambo dispose d’un Échographe mais en mauvais état, des fœtoscopes dont la
quantité n’est pas connu, un stéthoscope, un tensiomètre, un thermomètre, un mètre ruban
disponible pour la salle d’accouchement en bon état.

En plus, elle contient sept boîtes d'accouchement (3 en bon état et 4 mauvais état), une seule boîte à
curetage, trois boîtes à épisiotomie/sutures dont une seule est complète et en bon état et les deux
autres sont en mauvais état, une seule boîte à aspiration manuelle intra-utérine en mauvais état, cinq
ciseaux en bon état…
Des pinces à pansements, Spéculum vaginal de type Sims, Spéculum vaginal de type Cusco, taille
adulte tous en mauvais état ou réparables lors de leur utilisation.

Le service de néonatologie de l’HGR et la Clinique Libota LILAMU disposent chacun d’un


stéthoscope fonctionnel. L’HGR dispose également d’un ballon auto gonflable (ambu, 240-500 ml)
en bon état sans Masque N°0 ou 1, un aspirateur manuel ou électrique en mauvais état, un Chariot à
instruments en mauvais état, trois plateaux à instruments en bon état… Ceci prouve à suffisance
que les soins donnés aux NN peuvent être de bonne qualité mais l’environnement et les matériels de
travail constituent des obstacles pour une meilleure prise en charge des NN malades et de faible
poids de naissance.

Il faudra noter que toutes les trois structures disposent de fauteuil roulant et chariot brancard en état
délabrement avancé.

Concernant les médicaments, au niveau de la Maternité de Kintambo, tous les médicaments


antiviraux_Névirapine (pour la mère et le nouveau – né), antiviraux_ Traitement prophylactique
post exposition au VIH, ARV combinés pour la mère, ARV combinés pour le nouveau-né sont
disponibles mais on note cependant de rupture intempestive de stock.

Les différents vaccins à la naissance sont disponibles et administrés selon le protocole PEV en
vigueur (Vaccin BCG, Vaccin contre l'hépatite B, Vaccin contre la poliomyélite).

Par contre les médicaments anti- paludiques nécessaires selon le programme de lutte contre le
paludisme_MILD, les médicaments cardio- vasculaires, l’insuline et autres antidiabétiques, les
comprimés de misoprostol Ocytociques et antiocytociques et autres spécialités ne sont toujours pas
disponibles au niveau de la Maternité et une prescription médicale est remis aux accompagnants des
patientes pour leur achat en dehors de la Maternité.

Les solutés Glucose, Chlorure de sodium isotonique 0,9%, eau pour injection produits injectables
sont disponibles dans toutes les trois structures CMF.

Au niveau de la Clinique libota LILAMU, les contraceptifs_DIU au cuivre, DIU au lévonorgestrel


Contraceptifs_Implant, Contraceptifs_POPs, Contraceptifs_COCs, Contraceptifs_DMPA (Sayana
Press), Contraceptifs_Préservatifs masculins, Contraceptifs_Préservatifs féminins,
Contraceptifs_Pilule contraceptive d’urgence sont disponibles et un service permanant travaille de
8h à 16h pour l’insertion des contraceptifs de choix de la patiente.
Intrants

14
Dans les trois structures, il n’existe pas des gants chirurgicaux, gants longues et gants de ménage ni
vêtements de protection non stériles à la maternité et HGR en stock mais plutôt des gants
d’examen.
Les dispositifs de lavage des mains sont placés à chaque entrée ou dans les salles de prestations
(avec savon liquide et/ou Antiseptiques).

Les dispositifs de gestion de déchets (récipient de décontamination Chlore liquide ou en poudre


Solution désinfectante préparée, poubelle ordinaire, poubelle avec couvercle pour déchets
contaminés, contenant imperforable pour objets pointus/tranchants…) existent dans toutes les 3
structures mais en quantité insuffisante.

Certains intrants d’urgence ne sont pas disponibles dans les pharmacies de toutes les trois
structures, il faudra par contre noter que le service de pédiatrie manque plusieurs médicaments
essentiels pour les premiers soins de nouveaux – nés.

Les liquides pour la désinfection de surface et désinfection des personnes sont en rupture
intempestive.

Outils 

Outils de collecte des données : Au niveau de la maternité de Kintambo, il existe en stock de


copies de partogramme, différents registres et fiches (CPN, d'accouchement, CPoN, CPS, PF,
PTME…) par contre il n’existe ni fiche technique SONU, de revue des décès maternels, de revue
des décès néonatals, ni fiches du NN malade, d’hémovigilance, de gestion de stock des produits
sanguins et protocole de prise en charge. Aussi, dans le service de Pédiatrie de l'HGR de
Kintambo ; il existe un registre des nouveaux - nés malades mais sans fiche technique en soins du
nouveau – né, ni affiche murale HBS...

Supports éducatifs : les supports éducatifs sur la santé du nouveau-né (cartes conseils, boites à
images, recueil des messages) n’existent pas dans la Maternité et l’HGR. Seuls les supports
éducatifs sur la santé de la mère (boites à image, affiches) existe dans la clinique Libota Lilamu.

Outils de formation : les différents protocoles de soins, modules de formations, manuels


d’orientation ou ordinogramme n’existent pas dans les trois structures de soins.

Conclusions :

 Les trois structures disposent dans différentes salles de prestation (salle d’hospitalisation, de
travail, de réveil, d’accouchement…) une source d’alimentation électrique et une source en
eau courante, mais la Maternité de Kintambo et la Clinique ne disposent de mesures de
secours en cas de coupure de courant électrique.

 Les trois structures disposent d’une coordination des stages cliniques avec des responsables
ayant du temps alloué pour la planification de ces stages et d’un système de communication
entre la FOSA et le lieu de provenance des stagiaires.
 Les données sur les soins des nouveaux – nés sont peu ou pas collectées au niveau de la
maternité et parfois non disponibles au service de néonatologie de l’HGR de Kintambo.

15
 La faible documentation des décès maternels, périnatals et néonatals dans les trois structures
CMF.
 Le faible rapportage des données dû à un réel problème de remplissage et d'archivage des
dossiers médicaux.
 Le faible fonctionnement de l'orientation d'un département à l'autre au sein de la même
structure ainsi que le système de référence et contre - référence d'une structure à l'autre.
 Le faible suivi des nouveaux – nés référés à l’HGR de Kintambo par le personnel de la
Maternité de Kintambo.
 Les trois structures possèdent des dispositifs de laboratoire permettant de réaliser différents
examens essentiels, mais en quantité insuffisante et il n’existe presque pas des réactifs pour
certains examens en urgence.
 Les trois structures CMF ne sont pas bien équipées en matériels de prise en charge de la
mère et du NN.
 La rupture intempestive de stock des médicaments de première nécessité et non disponibilité
des médicaments de spécialité au niveau de la Maternité.
 L’inexistence dans les trois structures, en stock (dans leurs pharmacies) des intrants de
protection et d’urgence.
 Les outils de collecte des données existent dans les trois structures en quantité insuffisante
mais non utilisés, les supports éducatifs et les outils de formation  n’existent pas dans la
Maternité et l’HGR.

Suggestion :
 Appuyer les structures à mettre en place un mécanisme d’assurance qualité.
 Appuyer les structures dans l’organisation de stages cliniques selon les normes pays :
nombre de stagiaires requis, horaire de roulement, communication avec les établissements
de provenance…
 Appuyer les structures avec les ordinateurs pour archivage électronique des dossiers de
malades.
 Appuyer les structures en source d’alimentation de secours en cas de coupure de courant
électrogène.
 Appuyer le MSP dans la remise à niveau des prestataires en :
o documentation des décès maternels, périnatals et néonatals dans les trois structures
CMF.
o collecte et rapportage des données : remplissage et archivage des dossiers médicaux.
o orientation des cas d'un département à l'autre au sein de la même structure ainsi que le
système de référence et contre - référence d'une structure à l'autre.
o le suivi des NN référés à l’HGR de Kintambo par le personnel de la Maternité…
 Approvisionner les trois structures en matériels de prise en charge de la mère et du NN, des
médicaments de première nécessité, des intrants de protection et d’urgence, dispositifs de
laboratoire, certains réactifs d’examens en urgence, les supports éducatifs et les outils de
formation (recommandations faites par MCSP au pays).

16
Module 2 : Enquête des prestataires

Le module 2 a consisté à l’évaluation des besoins en renforcement de capacité des prestataires sur
les interventions visant les soins de la mère, de l’enfant et du nouveau-né.
Ainsi, l’évaluation a porté sur les différentes formations en Soins Maternel, Néonatal et de l’Enfant
(SMNE) que les prestataires ont suivi dans les 2 dernières années précédant l’enquête.

A. Formation en santé maternelle et néonatale (en Application des précautions universelles


de prévention des infections)

Soins obstétricaux d’urgences

Parmi tous les prestataires interrogés, 19% seulement affirment avoir été formés en Référence à
temps des cas des grossesses / le post-partum avec complications, 25% seulement ont été formé en
Prise en charge de l’hémorragie du post-partum, 21,3% ont reçu une formation en Prise en charge
de la pré-éclampsie sévère et de l’éclampsie, 19,15% des prestataires seulement savent assurer les
Soins après avortement, 14,58% sont formés Prise en charge du sepsis maternel, 21,28% formés en
Prise en charge du travail de l’accouchement prolongé / obstrué, 2,13% des prestataires seulement
disposent des compétences en extraction instrumentale avec ventouse et forceps, 22,45% seulement
sont capable d’assurer une prise en charge de l’accouchement prématuré, et 20% seulement sont
formés en Sécurité transfusionnelle.

Conclusion : Tenant en compte les 10 éléments constituant les Soins obstétricaux d’urgences, nous
observons en moyenne, 18,29% des prestataires interviewées seulement ont reçu des formations
adéquates.

Suggestion : Appuyer le MSP dans la formation des 82% des prestataires (soit 54 sur 66 des
prestataires qui ont participés à l’évaluation) en application des soins obstétricaux d’urgences

Soins néonataux d’urgences

Parmi tous les prestataires interrogés, 33,3% seulement affirment avoir été formés en Référence à
temps des cas des nouveau-nés avec complications, 37,29% disposent des compétences en prise en
charge de l’asphyxie du nouveau-né, 25,42% ont des compétences sur les soins mère kangourou,
35,59% seulement savent prendre en charge des infections majeures du nouveau-né et 16,95% ont
reçu une formation en prise en charge des anomalies identifiées du nouveau-né.

Conclusion : Il ressort que seulement 29,7% des prestataires interviewées ont reçu des
formations en soins néonataux d’urgences.

Suggestion : Appuyer le MSP dans la formation des 70,3% des prestataires (soit environ 47 sur 66
des prestataires qui ont participés à l’évaluation) en soins néonataux d’urgences.

17
Consultation prénatale (CPN)

Concernant les activités relatives à la consultation prénatale, seulement 19,15% des prestataires ont
déjà reçu une formation en Elaboration du plan d’accouchement, 12,77% sont formés en
élaboration du plan en cas de complications, 12,77% seulement sont formés en CPN
recentrée,15,22% ont reçu une formation en vaccination de la femme enceinte, 10,64% disposent de
capacité en Dépistage et traitement de la syphilis, 17,39% en Diagnostic et traitement des Infections
sexuellement transmissibles (IST), 10,64% en Dépistage et prise en charge précoce des problèmes
dépistés, Détection des signes de danger, 19,57% Dépistage et prévention du paludisme pendant la
grossesse (TPI, MILD), 19,57% PTME du VIH et 10,87% seulement des prestataires ont reçu la
formation en prise en charge des femmes enceintes séropositives du VIH.

Conclusion : Les structures enquêtées ne disposent pas suffisamment de ressources humaines


formées sur les composantes de la CPN. En moyenne seulement 15% des prestataires interviewés
ont bénéficié de ces formations spécifiques.

Suggestion : Appuyer le MSP dans la formation des prestataires chargés de conduire les activités
ayant trait à la CPN.

Assistance qualifiée à l’accouchement (AQA)

Quatorze différentes activités ont été identifiées pour mesurer le niveau de formation des prestataires
en assistance qualifiée à l’accouchement. Il est à noter que seulement 12,7% des prestataires sont
formés en dépistage et prise en charge précoce des problèmes dépistés, 7,4% en PTME, 2,1% en
surveillance du travail à l’aide du partogramme, 14,8% en administration de la Prophylaxie
antibiotique pour les femmes en travail, 19,1% savent conduire les accouchements, 23,4% pour la
formation en GATPA, 17,0% pour la surveillance de l’état de santé de la mère et du bébé en post
partum, 12,0% pour les soins essentiels au nouveau-né, 19,1% pour les soins essentiels de
l’accouchée, 21,1% concernant l’administration des conseils et service planification familiale, 8,5%
concernant l’administration des conseils à l’accouchée et aux parents, 12,7% pour la prise en charge
des femmes séropositives du VIH, 20,4% pour la prise en charge des bébés nés des femmes
séropositives du VIH et 16,3% pour la prophylaxie antibiotique pour les nouveau-nés

Conclusion : Il ressort que ces structures enquêtées ne disposent pas suffisamment de ressource
humaine qualifiée pour assurer des accouchements de qualité. En moyenne seulement 16,16% des
prestataires interviewés ont bénéficié de toutes les formations relatives à l’assistance qualifiée à
l’accouchement.

Suggestion : Appuyer le MSP dans la formation des prestataires chargés de conduire les activités
ayant trait à l’assistance qualifiée à l’accouchement.

Consultation postnatale (CPoN)

Dix différentes activités ont été identifiées pour mesurer le niveau de formation des prestataires en
consultation postnatale. Il est à noter que seulement 8,51% des prestataires savent élaborer un plan
en cas de complications postnatales, 12,77% seulement reçu une formation en Vaccination de la
femme et du nouveau-né, 6,38% formés en éléments des visites CPoNs (pour la femme et le
nouveau-né), 14,89% en Conseils et service planification familiale (PF), 8,51% en dépistage et
18
prise en charge précoce des problèmes dépistés, 10,64% en prise en charge des femmes
séropositives du VIH, 18,37% en prise en charge des bébés nés des femmes séropositives du VIH,
19,57% en prise en charge des problèmes de l’allaitement, 18,75% en prise en charge de l’infection
mineure du nouveau-né et 10,64% seulement ont été formés en dépistage et prise en charge des
problèmes maternels.

Conclusion : Il ressort que ces structures enquêtées ne disposent pas suffisamment de ressource
humaine qualifiée pour assurer des activités de CPoN. En moyenne seulement 13% des
prestataires interviewés ont bénéficié de toutes les formations adéquates.

Suggestion : Appuyer le MSP dans la formation des prestataires chargés de conduire les activités
ayant à l’organisation de CPoN.

Planification familiale (PF)

Parmi tous les prestataires interrogés, 20,75% savent fournir des Conseils et des méthodes de
planification familiales dans le post-partum, 23,08% savent donner Conseils adéquats en PF,
13,46% disposent de capacité d’administration des méthodes PF de courte-durée, 15,69% en
administration des méthodes PF de longue-durée, 15,38% sont formé en distribution à base
communautaire des contraceptifs, 6% savent assurer des Visites à domicile des ménages et 8% ont
été formés en recrutement pour la consultation préscolaire.

Conclusion : Nous observons que les prestataires du Service de Pédiatrie de l'Hôpital Général de
Référence de Kintambo et ceux de la maternité de Kintambo ont besoins de bénéficier d’un
renforcement de capacité en activités liées à la planification familiale. Alors que les agents de
clinique Libota Lilamu ont suffisamment des capacités.

Suggestion : Appuyer le MSP dans la formation des prestataires du Service de Pédiatrie de


l'Hôpital Général de Référence de Kintambo et ceux de la maternité de Kintambo en conduite des
activités de planification familiale.

Eu égard à ce qui précède, les besoins de formation en application des précautions universelles de
prévention des infections s’avèrent indispensables et se présentent comme décrits sur le tableau et
graphique ci-dessous.

Tableau 1: Besoins de formation en application des précautions universelles de prévention des


infections
Besoin en formation
Interventions
(N=66)
Soins obstétricaux d’urgences 82%
Soins néonatals d’urgences 70%
Consultation prénatale (CPN) 85%
Assistance qualifiée à l’accouchement (AQA) 84%
Consultation postnatale (CPoN) 87%
Planification familiale (PF) 77%

19
Graphique 1 : Besoins de formation en application des précautions universelles de prévention des
infections

Besoin de formation enApplication des précautions


universelles de prévention des infections (N=66)
Planification familiale (PF) 77%
Consultation postnatale (CPoN) 87%
Assistance qualifiée à l’accouchement (AQA) 84%
Consultation prénatale (CPN) 85%
Soins néonatals d’urgences 70%
Soins obstétricaux d’urgences 82%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%

B. Autres formations

Prise en charge des survivants des violences sexuelles (SVS)


Concernant la prise en charge des survivants des violences sexuelles, seuls 10,87% des prestataires
ont bénéficié de cette formation.

Prise en charge des adolescents et jeunes


Parmi tous les prestataires concerné dans l’évaluation, 14,9% ont suivi une formation en approche
conviviale pour les adolescents, 17,2% ont bénéficié de la formation en Communication pour la
promotion de comportements favorables à la santé chez l’adolescent et le jeune, 14,9% disposent
de compétence en prise en charge des problèmes de santé sexuelle et de la reproduction des
adolescents et jeunes dans des services de santé adaptés aux adolescents et jeunes.

Dépistage du cancer gynécologique

27,7% Détection précoce du cancer gynécologique, 17% Prise en charge précoce du cancer
gynécologique

Gestion des ressources


Cinq différentes activités ont été identifiées pour mesurer le niveau de formation des prestataires
en gestion des ressources. 35,48% des prestataires ont affirmé avoir été formés en Gestion des
Ressources humaines compétentes, 19,35% en Gestion des Ressources humaines compétentes en
approche conviviale pour les adolescents et Jeunes, 17,74% en Gestion et approvisionnement en
médicaments, notamment ceux parmi les 13 qui sauvent les vies des femmes et des enfants et
autres intrants, 19,35% en Acquisition et gestion des équipements et matériels et 37,1% en Gestion
des données.

Gestion des formations cliniques

Nous retenons ici que 39,68% des prestataires ont été formés en Gestion des stagiaires dans la zone
clinique, 25,4% en Mentorat clinique, 7,94% en Formation par simulation, 35,48% en Formation
axée sur les compétences, 7,94% en Gestion d’un centre de simulation

20
Couverture universelle

Concernant la couverture universelle des soins, 38,1% des prestataires sont formés sur l’Accès
géographique aux soins, 38,1% sur l’Accès socio-culturel, 32,26% sur l’Accès financier et 38,1%
sur Accessibilité effective.

Synergie

Notons ici que 24,49% des prestataires ont les compétences en Implication de l'homme, 17,39%
en Ampliation des interventions de santé en milieu occupationnel et 22,86% en Collaboration
multisectorielle.

Conclusion : Nous observons un gap dans beaucoup d’aspects. Ce qui demande un investissement
sur la formation des prestataires non encore formés sur différentes thématiques.

Tableau 2 : Besoins en autres formations


Besoin en formation
Interventions
(N=66)
Prise en charge des survivants des violences sexuelles 89%
Approche conviviale pour les adolescents 85%
Prise en charge des adolescents et jeunes 84%
Dépistage du cancer gynécologique 78%
Gestion des ressources 74%
Gestion des formations cliniques 77%
Couverture universelle 63,36%
Synergie 78,42%

21
Module 3 : Soins maternels

Circuit de patientes

La totalité (100%) des prestataires interviewés reconnaissent que le service d'urgence dans la
maternité n’est pas bien organisé.
Le manque d'équipement nécessaire pour une prise en charge de qualité a été relevé par 88.9%.La
même proportion (88,9%) avoue que la zone de prise en charge des urgences n'est pas distincte des
services normaux de consultation externe des patients.
66% reconnaissent la difficulté quant à l'organisation d'un système de référence et contre référence
avec les structures voisines, seuls 33% des clientes se présentent avec le bon de référence dans la
structure.

Organisation et structure des soins d’urgence

100% des prestataires interviewés reconnaissent que le tri des clientes qui présentent les troubles
les plus sévères n’existe pas au sein de l’unité, 78% de prestataires de l’unité n’est pas formé en
TETU (tri évaluation et traitement d'urgence) malgré la disponibilité de 88.9% de prestataires
qualifiés dans la maternité. La totalité des prestataires ont décrié l'absence d'un kit d'urgence, le test
essentiels de laboratoire et l'équipement adéquat pour les situations d'urgences dans l'unité sans
compter l'absence des ordinogrammes et guide thérapeutique pour gérer les complications
obstétricales.

Services de maternité

Hygiène et prévention des accidents

88% de mères sont placées dans la même salle que leurs bébés, ce qui est recommandé. Il se pose
un problème d'hygiène par manque de toilette pour les patientes (78%), la propreté fait défaut à
cause du manque de l'eau courante (44%) ni propre pour se laver (11%). Nous notons également
que les lits sont propres et possèdent des matelas par endroit plastifiés (89%). Toutes les
patientes ont avoué qu'elles n'ont pas accès aux draps propres (100%). Il n'existe pas de lavabos
pour se laver les mains (0,3%) et l'espace manque dans les salles où se trouvent les mères et leurs
bébés pour se laver les mains (78%).

La FOSA a rendu disponible de moustiquaires pour les patientes (67%) et les services sont propres
(78%). Par contre, la FOSA ne prend pas de dispositions pour prévenir les accidents, car les objets
tranchants ne se retrouvent pas entreposés dans un réceptacle spécial (33,3%).

Attention apportée aux malades les plus graves

La FOSA n'a pas prévu de zone de prise en charge des urgences à proximité de la salle des
patientes, ont déclaré 8 répondants soit 89%. Les réponses données dans cette rubrique montrent
qu'une faible attention est apportée aux malades gravement atteints. Ceci se remarque lorsque 78%
disent qu'il n'y a pas de salle réservée où une attention étroite leur est portée. Il n'y a pas non plus de
source de chaleur dans le service (89%).

22
Lutte contre l’infection et soins de soutien

Lutte contre l’infection au sein de la maternité - Hygiène des mains


Dans la FOSA, les dispositions de lutte contre les infections et le soutien sont largement observées
(hygiène des mains et lavage chirurgical soit 100%). Neuf répondants soit 11%, avouent que le
savon et le désinfectant à base de l'alcool existent en quantité suffisante et de manière permanente
dans la FOSA.

Lutte contre l’infection au sein de la maternité - Utilisation des gants

La FOSA fait des efforts pour lutter contre les infections par le port et l'utilisation des gants stériles.
En effet 100% de personnes interviewées ont déclaré utiliser les gants lors des interventions
chirurgicales, des examens vaginaux, des accouchements, de la section du cordon, de l’extraction
manuelle du placenta, de la suture de l'épisiotomie ou la déchirure du périnée, du prélèvement du
sang. Il en est de même lorsque le prestataire entre en contact avec le sang. Le gant est remplacé
après usage auprès d'un patient. 100% de prestataires utilisent le gant pour manipuler les
instruments souillés ou les déchets contaminés.

Lutte contre l’infection au sein de la maternité - Pratiques de lutte contre l’infection

En matière de pratique de lutte contre l'infection, 78% des prestataires change des vêtements et des
chaussures, en application de la politique de lutte contre l'infection. Par contre 67% des prestataires
effectue le pansement sur plaie aseptique/cathetere IV chaque jour. Les visiteurs peuvent
contaminer les patients (22%) par oubli d'appliquer la politique de lutte contre l'infection au niveau
de la FOSA. On note également l'absence d'une lampe ultra-violette pour la désinfection en routine
(100%).

Soins

Besoins nutritionnels des patientes hospitalisées : Les besoins nutritionnels des patientes
hospitalisés sont satisfaits à 89% (les familles apportent la nourriture aux malades selon les
instructions des prestataires) tandis que 7 répondants sur 9 ont tenu compte de l'apport calorique du
glucose IV qui ne devait pas servir plus de 24 heures, soit 78%.

Utilisation de solutés par voie intraveineuse : Les instructions reçues par les prestataires sont
observées à 100% en ce qui concerne l'utilisation de solutés par voie intraveineuse (selon les
directives, le débit surveillé et solutés appropriés choisis).

Traitement médicamenteux : Pour ce qui concerne le traitement médicamenteux, 100% des


prestataires administrent les médicaments suite au diagnostic établi et avec une indication claire.
56% sont informés qu’il ne faut pas administrer les médicaments dont l'efficacité n'est pas prouvée.
78% ont avoué qu'il n'est pas indiqué d'utiliser systématiquement les sédatifs ou les
antihistaminiques.

Transfusion sanguine : En matière de transfusion sanguine, seul 11% des prestataires semblent
ignorer les indications en matière de sang testé.

23
Prise en charge des cas maternels

Prise en charge de la pré-éclampsie et de l’éclampsie : La prise en charge de pré-éclampsie et de


l'éclampsie est effectuée par 89% du personnel qualifié et prêt à intervenir 24h/24h. Une trousse
pour la prise en charge est prête (100%). Les diurétiques ne sont prescrits que par 22% de médecins
en cas d'éclampsie avec œdèmes pulmonaire ou insuffisance cardiaque congestive.

Prise en charge de la pré-éclampsie modérée : 89% des cas sont pris en charge selon les normes
et critères fixés par la FOSA en ce qui concerne la pré-éclampsie et l'éclampsie modérée.

Prise en charge de la pré-éclampsie sévère et de l’éclampsie : La totalité du personnel soignant


reconnait la définition de la pré-éclampsie et éclampsie/ Seuls 33% du personnel soignant
respectent l'administration de la perfusion et des solutés IV tels que recommandé dans le cas de la
prise en charge de la pré-éclampsie sévère et de l'éclampsie.

Normes et critères relatives à la prise en charge des cas maternels : Le personnel est au courant
des normes et directives de prise en charge de la pré éclampsie et éclampsie, tandis que
l'administration des produits prescrits n'est effectuée que par 67% des prestataires.il faut noter aussi
que les structures ne disposent pas du sulphate de magnésuim, une prescription médicale est remise
en famille en cas de besoin.

Prévention et prise en charge des infections pendant la grossesse


La situation de la prévention et la prise en charge des infections pendant la grossesse retient
l'attention du personnel soignant qui observe les normes et les critères allant de 78% à 89% des
cas.

Dépistage et prise en charge du VIH chez la femme enceinte


En général les normes et critères sont respectés par 89% du personnel soignant. Seuls 67 % ne
proposent pas le test au troisième trimestre, pendant et après l'accouchement à cause du risque de
contamination par l'infection à VIH très élevé. En plus 11% des prestataires déclarent que les
femmes enceintes VIH+ bénéficient pas des prestations supplémentaires.

Prise en charge du paludisme sévère chez la femme enceinte


Les femmes bénéficient d'un traitement approprié du paludisme 89%, le diagnostic parasitologique
est effectué par 67% du personnel.

Prévention et prise en charge du travail prématuré


La prise en charge des prématurés est en général bonne 89%. Ce qui est inquiétant c'est que les
directives et protocoles écrits ne sont pas disponibles. Le besoin de réanimation anticipé a été
observé auprès de 22% des prestataires interviewés.

En général, les corticostéroïdes posent problèmes quant à leur utilisation adéquate par les
personnels soignants 67%.

24
Césarienne
Césarienne en urgence
Un anesthésiste, un chirurgien et le personnel de la salle d’opération étaient disponibles en cas de
césarienne en urgence. 78% du personnel seulement connaissent les directives et un protocole écrit
pour césarienne en urgence. En général 89% des médecins dans la FOSA sont au courant des
dispositions préalables à la césarienne.
Moment approprié pour la césarienne et consentement éclairé
Les normes et critères sont observés par les médecins à 89% pour ce qui concerne le consentement
éclairé auprès des femmes césarisées et après 39 semaines d'aménorrhée pour le cas de la
césarienne non urgente.

Indications relatives à la césarienne et politiques de réduction de la fréquence des césariennes


inappropriées
En ce qui concerne les indications relatives à la césarienne et politiques de réduction de la
fréquence des césariennes inappropriées, les médecins interviewés les observent. C'est ainsi que
89% d'entre eux passent en revue l'indication de césarienne, tout comme un médecin qualifié est
toujours impliqué dans la décision y afférente.
Les médecins ne proposent pas l'option d'une version céphalique par manœuvre externe aux
femmes avec une présentation du siège, d'après les directives standards (78%). 67% des médecins
acceptent la demande d'une césarienne à la mère y compris dans les circonstances très spécifiques.

Procédures liées à la césarienne


En général, on note le manque de matériel d'oxygène, aspiration et réanimation (67%). 89% de
normes et critères sont observés tant pour les principes des soins, les protocoles, les techniques de
césarienne, que pour le contrôle de l'état de la césarisée. 67% des prestataires méconnaissent
l’administration de la dose unique d'antibiotiques prophylactiques après que le cordon est clampé
et coupé.

Soins post-césarienne immédiats


Les soins post césarienne immédiats sont administrés à 89% sauf pour le non-retrait de la sonde
préconisé par 11%. La sonde est retirée après 24H00.

Soins après les premières 24 heures et sortie de l’hôpital après la césarienne


La norme relative au suivi de la femme césarisée à domicile après 24h ne devrait pas être
encouragée (67%). Les informations appropriées sont fournies 89% selon les normes et critères
après les premières 24h et à la sortie de l'hôpital après la césarienne.

Hémorragie du post-partum (HPP)

Peu de prestataires connaissent les directives et le protocole en matière de HPP (22%). Il en est de
même de la disponibilité des médicaments (67%). Il n'existe pas de moyens fiables pour mesurer la
perte de sang dans la salle d'accouchement (11%). 33% du personnel ignorent le protocole écrit
pour la transfusion sanguine et faire appel à d'autres personnels en cas d'urgence.

Contrôle et suivi
25
Suivi de l’évolution
Au suivi de l'évolution des patientes, on note 89% des répondant pour la mise en place d'un plan de
surveillance des patientes, le tableau de suivi standard et des signes de risque clés pour les
pathologies sévères associées à la grossesse.la mise en place d'un plan de surveillance des patients
est nécessaire pour améliorer la PEC.

Réévaluation et surveillance par les infirmiers / les sages-femmes


La réévaluation et la surveillance par les infirmières et sages-femmes représentent 89% (les doses et
l'heure dans la fiche de traitement, le contrôle spécial supplémentaire et l'alerte aux médecins en cas
d'aggravation des cas.

Réévaluation par les médecins


La FOSA a confirmé que 89% de médecins passent en revue les parturientes jusqu'à l'amélioration
de leur état de santé, y compris les nouvelles parturientes admises. Cette réévaluation par les
médecins est satisfaisante à 89%.

Suivi
En matière de suivi, 22% de prestataires ont avoué avoir assuré une visite de suivi au près des
accouchées de l'établissement, une note de sortie en rapport avec leur état de santé ainsi que des
informations sur la PF. En revanche, 89% de prestataires le FOSA le plus proche n’organisent pas
le suivi des accouchées venues d'ailleurs.

Planification familiale

Counseling sur la PF
67% de prestataires n’effectuent pas le counseling pendant la phase de latence du premier stade du
travail. Une attention particulière pour se rendre compte que la femme a choisi une méthode
contraceptive n’est pas d'application (89%) dès l'arrivée à la maternité pour la CPN et avant sa
sortie de la FOSA.

Insertion post-placentaire du DIU


78% de prestataires ne recherchent pas les contre-indications pour le DIU post-placentaire avant
l'insertion tandis que 89% des prestataires ont déclaré l’absence de DIU dans la salle
d'accouchement de la FOSA sous étude. La même proportion est observée lors de la signature d'un
accord sur le consentement éclairé ne se réalisant pas suivant les normes.

Fourniture des méthodes de PF avant la sortie de la FOSA après l’accouchement


En PFPP, les prestataires ne conseillent pas les femmes sur la MAMA, et n’insèrent pas les
implants et le DIU selon les normes (89%). Le counseling en PEIGS n'est pas effectué par 78%
des prestataires dans la FOSA. 78% des prestataires n'administrent pas les méthodes PF aux
femmes allaitantes avant la sortie de la FOSA. Besoin de former les prestataires en PPFP et rendre
disponible les intrants.

26
Module 4 : Soins mères et nouveaux nés intégrés

Soins perpartum et postpartum immédiat

 Travail normal et accouchement par voie basse

Les équipes de la salle de travail utilisent la liste OMS de l'accouchement sans risque, la prévention
des infections par le personnel, des outils de travail et l’environnement de travail est assurée à près
de 80% selon les réponses des personnes évaluées (réponses collectées dans le module administré)
et l’observation des évaluateurs. Il s’agit de la propreté de surface, stérilisation des matériels,
désinfection de personnel, soins des patientes…

La température de la salle est maintenue à un niveau adéquat (près de 25°C) car, il n’existe pas un
thermomètre dans la salle de travail, mais les prestataires estiment que la température à l’intérieure
de la salle est presqu’ambiante, certains test de dépistage s’effectuent automatiquement (CDV et le
test de dépistage VIH et le test de dépistage de la syphilis), la vie privée et la confidentialité sont
assurées car, il existe une salle appropriée et réservée pour counseling où les patientes sont reçues à
cet effet mais que le consentement de la femme sollicité pour la présence de personnes autres que le
personnel n’est pas donné.

Cependant, il faudra noter que les documents normatifs (normes SRMNEA, Politique nationale de
la santé, protocole de prise en charge d’une femme accouchée, prise en charge de l’éclampsie…)
qui sont disponibles dans les différents services ne sont presque pas utilisés. Certains matériels
essentiels pour les soins du bébé existent mais en quantité insuffisante.

Conclusion : Il existe un personnel qualifié, compétent, travaillant dans certaines conditions


acceptables mais qui ne se réfèrent pas aux documents normatifs disponibles dans les salles de
travail pour bien travailler. Les matériels essentiels (voir module 1) pour les premiers gestes de la
femme en travail et de la prise en charge de bébé sont en faible quantité avec risque de manquer
lors des accouchements ultérieurs.

Suggestions :
o Organiser un briefing des prestataires sur les documents normatifs en matière de la santé de
la mère ;
o Approvisionner quelques matériels essentiels pour l’accouchement en quantité suffisante en
se référant à la moyenne des enfants admis à la structure et selon les normes pays.

 Soins de soutien pendant le travail

La permanence pendant le travail et l'accouchement est assurée par au moins un prestataire de soins
qualifié et une personne pour accompagner la femme est autorisée à rester avec elle durant cette
période.

Dans la quasi-totalité de cas, le prestataire prend soins d’expliquer à toutes les parturientes les
démarches, étapes, procédures, les résultats des différents examens effectués ainsi que la
progression du travail dans une atmosphère de soutien et d’encouragement. Et les conseils pour une
bonne poursuite de travail en termes d’exercice à faire pour stimuler le travail et des interdits sont
donnés aux femmes dans près de 60% (réponses des personnes questionnées). Ce qui signifie que
27
cela n’est pas systématique et vu le nombre des parturientes reçues à la Maternité, les prestataires
disent que parfois le temps manque pour le faire.

Cependant, dans 40% de cas (estimation des prestataires questionnés), les femmes ne reçoivent pas
des conseils sur la préparation à l’accouchement en termes de choix de la position, sur la mobilité
pendant la première phase du travail dans la salle de travail ce qui pourrait aussi faire avancer le
travail mais aussi le choix de position de la femme à prendre pendant chaque phase du travail et de
l’accouchement n’est ni expliqué aux parturientes ni approuvé par le prestataire si cela était
demandé par la femme. Mais par contre, les prestataires parlent de la PF tout au long de cette
première phase de la GATPA.

Conclusion : Les soins humanisés sont donnés aux femmes mais non pas de façon structurée. Les
positions que doivent prendre les femmes lors du travail et de l’accouchement ne sont ni connues,
ni expliquées et ni approuvées par les prestataires.

Suggestions :
o Organiser un briefing sur les soins humanisés, le counseling des femmes pendant le travail
et lors de l’accouchement sur choix de position…;
o Assurer un suivi régulier, permanant et complet de toutes les femmes pendant le travail et
l’accouchement. Pour cela, il faudra mettre à la disposition de prestataire de boite à image
car le MSP possède quelques images mais, l’idéal serait d’avoir la boite au complet pour
expliquer les femmes de position, de démarches, étapes, procédures à suivre pour une
meilleure poursuite de travail.

 Soins pendant la première phase du travail

Des directives pour un accouchement sûr et des complications d’accouchement sont disponibles,
connues et utilisées par des accoucheurs qualifiés. Le respect de temps, des actes posés sur la
femme pendant la surveillance est effectif. L’évaluation de travail se fait de manière appropriée et
les mesures adéquates selon les normes pays et tous les éléments sont notés dans la fiche de travail
et le partogramme.

Signalons que certains prestataire environs 70% (éléments recueillis dans certains partogrammes à
notre possession de janvier en juin 2017).collectent, enregistrent et interprètent les informations
fournies par le partogramme et les utilisent parfois comme aide à la décision pour intervenir en
cours de travail.

Signalons également que pour certaines complications, les prestataires ne savent pas prioriser des
urgences et n’anticipent pas prendre en charge la dystocie des épaules ceci due à la non utilisation
des directives mises à leur disposition.

 Soins pendant la deuxième phase du travail

Le prestataire affirme dans 70% (réponses des personnes évaluées) de cas qu’un suivi intense de la
mère et du bébé est assuré selon les normes pays et les résultats du suivi sont enregistrés dans le
partogramme. L’accouchement est dirigé selon les normes et les soins essentiels du nouveau – né
sont donnés à tous les bébés à la naissance.

28
Cependant, les indications d’épisiotomie (données non existantes) sont rarement suivies et la
femme également ne bénéficie pas d’aide pour la prise de position de son choix pour accoucher.

 Soins pendant la troisième phase du travail

Cette troisième phase de la GATPA est bien comprise et réalisée dans la Maternité de Kintambo.
La surveillance de la mère et du bébé est effectuée selon le protocole en vigueur par près de 70%
des prestataires. Les partogrammes et fiches de naissance à notre possession l’ont confirmé. Aussi,
les prestataires entre eux pensent que certains collègues au moins 30% ne surveillent presque pas
complètement la mère et son bébé et avancent comme raison que parfois ils sont débordés et que si
les deux sont bien portants, vaux mieux les laisser et s’occuper des autres cas à problème. Et
souvent, ces derniers présentent quelques difficultés dans l’application des manœuvres de la
GATPA, surtout ceux qui ne sont pas formés (3eme phase).

Le reste de prestataires présentent quelques difficultés dans l’application des manœuvres de la


GATPA.

Notons que seuls les prestataires formés en PF proposent systématiquement aux femmes les
différentes méthodes de contraception. Aussi pour ceux qui le font, ils présentent des difficultés à
insérer en post-placentaire immédiat du dispositif intra-utérin (DIU) : Les manœuvres d’insertion et
la position à prendre lors de l’insertion.

Conclusion : La surveillance et l’évaluation de temps durant les trois phases de travail sont
effectives à la Maternité de Kintambo. Néanmoins, il faudra noter que certains prestataires
n’utilisent pas des directives car cette dernière ne se présentant pas sous forme d’images et souvent
les prestataires n’ont pas le temps de lire les documents vu les urgences reçues. Aussi, les
indications d’épisiotomie sont rarement suivies. La femme ne bénéficie pas d’aide pour la prise de
position de son choix pour accoucher. Enfin, seuls les prestataires formés en PF proposent
systématiquement aux femmes les différentes méthodes de contraception, mais présentent des
difficultés à insérer en post-placentaire immédiat du DIU.

Suggestions :
o Appuyer le MSP dans la conversion des directives d’écritures en images pour un meilleur
suivi des femmes dans les maternités;
o Organiser des séances de briefing, de démonstrations et de stage clinique sur le suivi d’une
femme durant les trois phases de la GAPTA ;
o Former les prestataires sur la planification familiale en post-partum.

 Soins à la femme dans l’heure qui suit l’accouchement

La surveillance de l’accouchée et de son nouveau-né est effective pour presque toutes les patientes
(90%) selon les personnes interviewées et les accouchées visitées.
Les soins post accouchement sont assurés selon les normes pays dans les 60 minutes qui suive la
naissance du bébé. Mais signalons une faiblesse dans le suivi tardif post accouchement au-delà de
24h (faible surveillance de lochies, des signes vitaux de la mère…) due au nombre élevé
d’accouchement.

29
 Soins au nouveau-né dans l’heure qui suit la naissance

Les soins essentiels sont donnés à tout nouveau – né selon les directives pays. La surveillance des
bébés est systématique. L’initiation à l’allaitement et allaitement exclusif sont démarré et le
prestataire aide la mère à reconnaître les signes de faim du bébé ainsi que les signes de danger.

Notons néanmoins que les mères poursuivent rarement selon les réponses des prestataires
interviewés, les soins peau à peau après l’accouchement si recommandé et la vitamine K n’est pas
systématiquement administrée à tous les bébés.

Conclusion : Soins à la femme et de son bébé dans l’heure qui suit l’accouchement sont bien
développé à la Maternité de Kintambo et devra faire l'objet d'une priorité dans la salle
d'accouchement et en post-partum immédiat.

Suggestion : Renforcer et maintenir le suivi en post partum immédiat de l'accouchée et de son bébé
à travers des séances de sensibilisation des prestataires et accouchées.

Soins avant la sortie de l’établissement

 Soins à l’accouchée

Les prestataires gardent ensemble l’accouchée et son nouveau-né et la surveillance de ce couple est
réalisée à près de 95% selon les personnes évaluées l’ont confirmé et notre observation également.
Les soins post - partum sont assurés selon les personnes évaluées qui l’ont confirmé mais
également notre observation, l’allaitement au sein est apprécié au moins 3 fois par jour, certaines
analyses essentielles (dosage de l’Hb) sont faites, certains tests de dépistage sont effectués au
besoin les conseils sur l’alimentation et la prévention des maladies de la mère et son bébé sont
prodigués, le choix de la méthode de contraception PF appropriée.

Conclusion : Les soins post - partum immédiat sont assurés à toutes les mères et leurs bébés dans
les premières heures après naissance mais relâchés dans les heures suivantes. Les femmes
respectent rarement les soins peau à peau après l’accouchement si recommandé.

Suggestions :
o Organiser des séances de briefing, de démonstrations et de stage clinique sur le suivi d’une
femme dans la salle d’accouchement.
o Accompagner les prestataires dans la mise en application des normes et directives en
rapport avec les soins post – partum immédiats et tardifs.

 Soins au nouveau – né : non collecté

30
Module 5 : Soins des nouveaux nés avec problèmes

Au cours de l’évaluation approfondie des structures CMF, l’HGR de Kintambo, retenu pour les
soins du nouveau – nés, a reçu l’équipe conjointe MSP et MCSP pour administrer le module 5 sur
les soins de nouveaux – nés avec problème. Au total, 15 personnes ont répondus aux questions dont
4 hommes et 11 femmes, près de la moitié des prestataires ont été des infirmiers et le reste se
regroupe en Médecin, sage –femmes, accoucheuses et administrateur gestionnaire.

Les éléments essentiels de l’analyse des données recueillies se résument en quelques points ci-
dessous :

 De l’organisation du service de la pédiatrie :

o Les directives/Normes (SRMNEA) et protocoles sur la prise en charge des nouveaux nés à
réanimer sont disponibles dans tous les services (néonatologie, urgence, enfants malades…)
de la pédiatrie de l’HGR de Kintambo, connus et couramment utilisés par près de 2/3 de
personnel dont les médecins, les infirmiers, les sages–femmes.

o Les réponses des personnes évaluées ainsi que les horaires de rotation affichés au mur
montrent qu’il existe un personnel qualifié et disponible 24 heures sur 24 pour prendre en
charge le nouveau-né à problème.

 De soins aux nouveaux - nés avec asphyxie à la naissance

Un endroit approprié est mis à la disposition de personnel dans la salle d’accouchement avec
chauffage et matériel prêt à l’emploi pour la réanimation du nouveau – né. Cependant les soins aux
nouveaux - nés avec asphyxie à la naissance posent un sérieux problème du point de vue de la
bonne utilisation de protocole et de la maîtrise de technique de réanimation.
Près de la moitié de prestataires ne connaissent pas le schéma ou l’enchaînement logique de
technique de réanimation. Le responsable du service de néonatologie reconnait que le personnel
œuvrant dans ce service n’a jamais été formé en HBS (HBB et ECSM) et que les quelques notions
apprises en faculté sont celles utilisées pour prendre en charge les NN à problème.
Signalons également que quelques matériels de réanimation disponibles (ballon Ambu opérationnel
avec soupape de sûreté opérationnelle, masques avec les tailles appropriées) existent mais en
quantité insuffisante (1 seul ballon d’ambu).

o Les techniques de réanimation sont comprises seulement par environ 50% de prestataires
questionné mais nécessitent une mise à jour sur les nouvelles recommandations de l’OMS et
une formation avec démonstration sur mannequin et stage clinique pour le reste de
prestataires qui prennent en charge les nouveaux – nés.

o La succession des techniques, les indications et le temps requis de changement de technique


d’aspiration à la ventilation, de la ventilation au massage cardiaque ne sont pas bien
maîtrisés par la quasi-totalité de prestataires, d’où nécessité d’une formation en paquet
complet soins des nouveaux – nés en urgence (SONU).

31
o Le positionnement de matériels de réanimation (ballon d’Ambu, masque…) ainsi que le
choix du matériel approprié à la taille de l’enfant ne se font pas correctement soit par
manque de connaissance et/ou soit par manque de matériel approprié. (Masque n°1 ou 0).

o Le temps pour réévaluer l’enfant après plusieurs tentatives de réanimation n’est ni connu ni
respecté. D’où aucune notion sur la minute d’or, car tous les prestataires de la pédiatrie de
l’HGR de Kintambo n’ont jamais été formés ni en paquet SONU, SENN et SOU, ni en HBS
ni encore en SRMNEA.

Conclusion : Les résultats de ces analyses montrent que les prestataires de la pédiatrie de l’HGR de
Kintambo n’ayant pas été formés en paquet SONU, SENN et SOU, en HBS et en SRMNEA ;
expliquent la faible maîtrise de techniques de réanimation.

Suggestions :
o Organiser une formation en paquet SONU, SENN et SOU, ni en HBS et en SRMNEA selon
l’approche par compétence et par mentorat ;
o Planifier de séances de démonstration de technique de réanimation lors de réunion de staff
sous forme de matinée scientifique et instaurer les démonstrations sur mannequins en dehors
des heures de service ou pendant les heures de repos ;
o Approvisionner quelques matériels de réanimation selon la liste des besoins identifiés en
quantité suffisante en se référant à la moyenne des enfants admis à la structure et selon les
normes pays.

 Soins aux nouveau-nés prématurés et à faible poids à la naissance

Les directives et protocole pour la prise en charge des nouveaux nés à petit poids à la naissance sont
disponibles. Seules les directives sur l’utilisation de l’oxygène chez les bébés prématurés sont
couramment utilisées par le personnel (80% de cas). Mais le protocole sur la prise en charge des
nouveaux nés à petit poids à la naissance bien que disponibles et connus, ne sont pas utilisés par
manque d’une unité soins mère Kangourou.

Il existe selon les personnes évaluées, un personnel qualifié 24 heures sur 24 pour prendre en
charge le nouveau-né de petit poids à la naissance et les horaires de rotation sont affichés au mur.
Un local approprié pour la prise en charge des nouveaux - nés prématurés est disponible mais pour
laquelle la température ambiante n’est pas maintenue entre 25 et 28 C.

La méthode kangourou n’est pas pratiquée de manière structurée à la pédiatrie de l’HGR de


Kintambo ce qui fait que les normes en la matière ne sont pas connu des prestataires, les critères de
classification du nouveau-né à petit poids à la naissance, la classification basée sur le poids du bébé,
les critères d’éligibilité pour la mise du PPN sous méthode kangourou, les critères d’éligibilité de la
mère pour la mise du PPN sous SMK, les critères de suivi du PPN en soins ambulatoires, les
critères de sortie du PPN des SMK ne sont ni définis et ni affichés dans le service.
Signalons que les mères reçoivent un counseling et une préparation pratique avant le démarrage des
soins SMK (leur consentement est requis) et à la sortie de l’Unité SMK, les étapes du placement du
PPN sous SMK sont respectées et que tous les nouveau-nés prématurés et à faible poids à la
naissance reçoivent des soins supplémentaires et sont systématiquement mis sous surveillance.

32
La prise en charge des prématurés et PPN est bien assurée, les quantités de lait à donner selon le
poids et l’âge du PPN sont disponibles et affichés dans la salle de prématurés et PPN.
Par contre, il n’existe pas une unité SMK mais just’une salle pour les soins de prématurés et petits
poids de naissance.

La surveillance des activités n’est pas bien définie, seule, la température du PPN est régulièrement
surveillée en touchant le front ou le pied au moment des tétées (toutes les 3 ou 4 heures).

Il n’existe aucun dispositif pour la continuité du contact peau à peau lorsque la mère doit se baigner
ou veut se détendre (présence d'un substitut SMK; présence d'une couveuse dans la salle de
prématurés et de petit poids de naissance et pas de salle SMK appropriée).

Les supports d’éducation pour les mères kangourou (posters, brochures, vidéos, cartes conseils, etc)
n’existent pas ce qui fait que service n’organise pas des séances d’éducation sanitaire avec les
mères et accompagnants des enfants sur l’importance de la méthode SMK.

Certaines outils de suivi des activités SMK (cahiers d’entrée et de sortie de l’Unité SMK, registre
ou fiches de suivi, registre ou cahier de surveillance, carnet de consultation post natal, fiche de
sortie du PPN) sont disponibles dans le service mais les données sont mal archivées.
Le système de référence ou de suivi pour soins avancés ne fonctionnent pas correctement par
manque des directives claires à cet effet.

Conclusion : Les résultats de ces analyses montrent que la pédiatrie de l’HGR de Kintambo ne
dispose ni d’une unité SMK, ni d’un paquet complet SMK et aucun prestataire n’a été formé en
SMK.

Suggestions :
o Equiper une salle pour les soins mères Kangourou selon les normes pays;
o Organiser une formation en paquet SMK selon l’approche par compétence et par mentorat ;
o Rendre disponible des normes et directives pays pour les SMK ;

o Planifier de séances de démonstration de mise sous méthode kangourou en dehors des


heures de service ou pendant les heures de repos ;
o Approvisionner quelques matériels essentiels suivant les besoins identifiés lors de
l’évaluation et cela en quantité suffisante pour le SMK en se référant à la moyenne des
enfants admis à la structure et selon les normes internationales ;
o Revisiter les outils de suivi des activités SMK ;
o Redynamiser le système de référence ou de suivi pour soins avancés.

 Soins aux nouveaux - nés présentant une septicémie néonatale ou une infection localisée

33
Des directives et un protocole pour la prise en charge des nouveaux nés avec une septicémie
néonatale ou une infection localisée sont disponibles, connus et couramment utilisés par le
personnel.
Un personnel qualifié pour prendre en charge le nouveau-né avec une septicémie néonatale ou avec
une infection localisée est disponible 24 heures sur 24 selon les réponses recueillies des prestataires
interviewés.

Il existe un local approprié pour la prise en charge des nouveaux nés malades. Ce local est séparé
de celui des nouveaux - nés bien portants et d’autres nouveaux - nés dans le service et les mères
sont séparées de leurs nouveaux nés, ne restent pas avec leurs enfants dans la même pièce.

Conclusion : Les bébés présentant une septicémie néonatale sont bien pris en charge dans la
pédiatrie de Kintambo dans environ 85% de cas. Mais ceux de PPN et prématurés ne bénéficient
pas des soins appropriés.

Suggestions :
o Renforcer la prise en charge des nouveaux – nés malades dans le service de pédiatrie de
Kintambo à travers une formation en paquet HBS ;
o Rendre disponible un protocole national de prise en charge des nouveau-nés maladies, des
prématurés et des faible poids de naissance à la structure.

 Prise en charge des nouveaux - nés avec une septicémie néonatale

Les prestataires reconnaissent les signes de septicémie néonatale chez les bébés et les prennent en
charge selon un schéma adapté pour l’HGR car ne sont jamais formé en Soins Néonatal d’Urgence.
Cependant, les antibiotiques ne sont pas toujours disponibles en stock dans la pharmacie de
l’hôpital. Aussi, le nouveau-né n’est pas continuellement maintenu au chaud en contact avec sa
mère. Aussi, les prestataires prennent soins de prodiguer aux mères des conseils d’hygiène pour
prévenir les infections (lavage des mains, utilisation de linges et ustensiles propres, etc.).

 Prise en charge des nouveaux nés avec une jaunisse

Les directives sur le de dépistage de la jaunisse existent et sont affichées dans le service. Par contre,
les directives sur l’indication de transférer un nouveau-né gravement atteint de jaunisse, sont
disponibles, mais étant un hôpital de référence, ces bébés sont suivis in situ par certains
néonatologues sur demande d’expertise aux Cliniques Universitaires ou sont transférés dans le cas
échéant. Les mères des nouveaux nés avec signes de jaunisse reçoivent des conseils appropriées, en
particulier les conseils d’hygiène, de protection thermique, d’allaitement maternel et de surveillance
des signes de danger. Le labo peut faire l’examen de la bilirubinémie et l’unité de néonatologie
possède un appareil de photothérapie pour prendre en charge les cas de jaunisse.

 Prise en charge des convulsions chez le nouveau-né

34
Les directives sur la prise en charge des convulsions chez le nouveau-né sont disponibles, mais peu
connus du personnel et non affichées dans la salle. Il faudra noter que le schéma de prise en charge
est locale (propre à la structure).

 Prise en charge des nouveaux nés avec une diarrhée

La prise en charges des nouveau-nés avec une diarrhée avec ou sans signe de déshydratation pose
un sérieux problème par manque des directives claires à cet effet, bien que les mères des nouveaux
nés reçoivent des conseils appropriées, en particulier les conseils pour la réhydratation, la
surveillance des signes de danger, l’hygiène, la protection thermique, et l’allaitement maternel.

 Prise en charge des affections localisées chez le nouveau-né (ombilic, peau, yeux, bouche)
Comme pour la diarrhée, les directives sur la prise en charge des infections localisées simples ou
sévères du nouveau-né ne sont pas claires. Les prestataires identifient les signes et soignent les
nouveaux – nés avec infections localisées selon l’ancien protocole pays (2000 – 2001). Et ils
prodiguent également ses conseils aux mères sur le traitement local des infections, les signes de
danger et la consultation immédiate dans une structure proche.

 Surveillance et Suivi des Nouveaux nés malades


Les nouveaux – nés sont correctement suivis dans la pédiatrie de Kintambo mais cependant en cas
de référence vers une structure tertiaire, la pédiatrie est butée à un problème, celui soit de faire
appel à un néonatologue ou transférer immédiatement de cas vu la distance séparant l’HGR de
Kintambo et les Cliniques Universitaires et les conditions de transfert.

Une surveillance intense est assurée pour tout nouveau – né malade, tous les éléments de
surveillance sont consignés dans la fiche de surveillance et le personnel utilise les résultats de la
surveillance des malades pour informer les médecins des problèmes qui se posent ou du
changement de l’état des malades qui doit attirer leur attention. Les conseils sont donnés aux mères
par rapport à leur alimentation et celle de leurs bébés, aux signes de danger et aux médicaments
reçus.

Comme pour la diarrhée et les infections localisées, les directives sur la prise en charge, le suivi et
la surveillance des enfants malades restent une priorité pour la pédiatrie de Kintambo.  Avant la
sortie du nouveau- né malade, les dispositions ne sont pas clairement prises pour qu’il soit suivi par
l’établissement de santé le plus proche de son domicile et le suivi ou la visite à domicile par le
prestataire n’est pas assuré parce que la plupart des mères des nouveau-nés admis ne reçoivent pas
un billet de sortie décrivant clairement l’état de santé de l’enfant et fournissant des informations au
personnel de l’établissement de santé qui va assurer le suivi.

Conclusion : Les directives sur la prise en charge et le suivi des nouveaux nés sont soit disponibles
ou pas, soit pas très bien connu par les prestataires, soit encore existent mais ne sont ni utilisés ni
affichées au mur de service à 40% de cas. Les prestataires prodiguent des conseils aux mères mais
de façon non formelle.

Suggestions :
o Faire appliquer les directives sur la prise en charge et la surveillance des enfants malades à
la pédiatrie de Kintambo ;
35
o Organiser une formation en SONU aux prestataires actifs de la pédiatrie de Kintambo ;
o Planifier de séances de démonstration et de stage clinique en soins du nouveau – né malade
en dehors des heures de service ou pendant les heures de repos ;
o Mettre à la disposition de la pédiatrie les antibiotiques et autres médicaments de prise en
charge de nouveaux – nés malades.

2.3 Synthèse des résultats préliminaires de l’évaluation

2.3.1 Graphiques

Graphique 3 : Besoin en formation des soins intégrés de la mère et du nouveau – né 

Soins au nouveau-né dans l’heure qui suit la naissance


Soins à la femme dans l’heure qui suit l’accouchement
Soins pendant la troisième phase du travail
Soins pendant la deuxième phase du travail
Soins pendant la première phase du travail Besoin technique
Situation actuelle

Soins de soutien pendant le travail

Travail normal et accouchement par voie basse

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Graphique 4 : Besoin en formation des soins des nouveaux - nés avec problèmes

PEC des NN avec avec problème et Surveillance et Suivi des NN malades

Soins aux NN présentant une septicémie néonatale ou une infection localisée

Situation actuelle
Besoin technique
Soins aux NN prématurés et à FP à la Nce

Soins aux NN avec asphyxie à la Nce

Organisation du service de la pédiatrie

2.3.2 Liste des besoins réels des structures : voir annexe 3

36
3. Principales observations

3.1 Forces
o Le bon climat de travail lors de la collecte des données dans les services ciblés ;
o L’implication de comité directeur lors de l’administration des modules d’évaluation reste
un élément positif pour une meilleure collecte des données au niveau des services de
soins ;
o L’appropriation de l’activité par les prestataires.

3.2 Faiblesses
o Le contenu intégré des thèmes/questions et la longue durée d’administration des modules
ne permettaient pas aux prestataires de les finir vu les urgences dans leurs services car ce
sont des structures de référence ;
o Le module 4 sur les soins maternels et néonatals intégrés non approprié pour les 3
structures car les activités n’étant pas intégrées ;
o L’emplacement des cases de réponse devant le libellé de la réponse n’était pas bien
compris par les prestataires lors de remplissage.

3.3 Difficultés rencontrées


o La longue rotation de services (chaque 72 heures) n’a pas permis de revoir les prestataires
pour corriger certains modules mal remplis ;
o Le module d’évaluation contenant beaucoup des questions et qui demandait beaucoup
plus de temps pour le remplir.

3.4 Leçons apprises


o La bonne préparation de la descente dans les structures (révision des modules
d’évaluation, l’information aux structures…) a permis une bonne collecte des données ;
o La collaboration entre le Ministère de la Santé Publique à travers la D10, la DPS, la ZS,
les programmes en regard avec l’activité cible, les structures de soins…) et MCSP; a
permis à l’équipe conjointe de palper des doigts les réalités sur l’organisation et le
fonctionnement de ces trois structures CMF ;
o L’implication de comité directeur de chaque structure lors de l’administration des
modules d’évaluation reste un élément positif pour une meilleure collecte des données au
niveau des services de soins.
o La mise en place d’équipe de saisie, de prélèvement des fréquences et d’analyse des
données, reste une réussite dans la compréhension et dissémination du rapport.

37
4. Conclusion

L’évaluation approfondie de structures CMF, a été un exercice crucial qui a permis d’avoir une
photographie des structures de soins ciblées pour la mise en place de Centre Modèle de
Formation, lieu de formation et stage clinique pour les prestataires, stagiaires, infirmiers, sage –
femmes, médecins stagiaires et autres.

L’analyse des données collectées a été indispensable pour avoir une idée sur le besoin réel en
termes d’appuis techniques et logistiques pour les trois structures CMF.

Le réaménagement de salles de formation, des salles démonstration lors de stage clinique des
prestataires, stagiaires et médecins stagiaires ainsi que la mise en place d’unité SMK à la
pédiatrie de l’HGR Kintambo sont les préalables pour la mise en place de CMF.

L’approvisionnement des structures en matériels, intrants, outils identifiés, sont autant


d’éléments à prendre en compte pour un bon fonctionnement du CMF.

Une analyse approfondie par structure reste importante pour se focaliser sur le besoin réel de
chaque structure.

5. Recommandations générales/prochaines étapes

Aux termes de ce rapport, les suggestions sont les suivantes :

 Finaliser le rapport d'analyse préliminaire d'évaluation approfondie des structures CMF :


MCSP/RDC;
 Recruter un consultant analyste pour une analyse approfondie de l'évaluation de CMF
(l'élaboration pour chaque structure du plan d'action chiffré CMF, plan de formation et plan
d'appui logistique et la rédaction du rapport d'analyse approfondie d'évaluation des structures
CMF) : MCSP/RDC ;
 Organiser le feedback aux structures évaluées : MSP et MCSP/RDC ;
 Organiser la restitution de l'évaluation approfondie au près du MSP : MSP et MCSP/RDC
 Approvisionner les structures CMF en matériels (Valider la liste des matériels CMF, Passer la
commande des matériels CMF et Remettre officiellement les matériels aux structures CMF) :
MCSP/HQ et MCSP/RDC ;
 Préparer et signer les protocoles d'accord (attente, maintien de matériels…) entre MCSP et les
structures CMF : MSP, Structures de soins, MCSP/HQ et MCSP/RDC ;
 Préparer et organiser la cérémonie de lancement officiel des activités CMF : Préparer la
logistique : Visite du lieu de lancement dans une des structures CMF (à identifier), partage
des invités par le MSP, achat matériels ou cocktail cérémonie... : MSP, Structures de soins,
et MCSP/RDC.

38
6. Annexes

6.1 Modules d’évaluation

6.2 Chronogramme/plan de réalisation des activités CMF

6.3 Liste des besoins réels de structures

6.4 Base des données

6.5 Prélèvement de fréquence

6.6 Synthèse des résultats

6.7 Références bibliographiques

1. Ministère du Plan-Institut National de la statistique (INS), 2017. Annuaire statistique


2015.Kinshasa, Ministère du Plan
2. J.M. DIABIRE, E.BAMOU, J.A. MUTUMBI, 2017. Perspectives économiques en
Afrique. BAD, OCDE, PNUD (www.africaneconomicoutlook.org)
3. https://www.investindrc.cd/fr/centre-d-informations/actualites/498-la-croissance-
attendue-a-4-9-9-en-2017-selon-la-bcc
4. Ministère du Plan et Suivi de la Mise en œuvre de la Révolution de la Modernité
(MPSMRM), Ministère de la Santé Publique (MSP) et ICF International, 2014. Enquête
Démographique et de Santé en République Démocratique du Congo 2013-2014 (EDS-
RDC II). Rockville, Maryland, USA MPSMRM, MSP et ICF International
5. Ministère de la Santé Publique (MSP), 2014. Plan national de développement sanitaire
2016-2020 (PNDS). Kinshasa, MSP
6. Groupe de la banque mondiale, 2015. Rapport de suivi de la situation économique et
financière, troisième Edition. Washington, Banque Mondiale
7. IMF, 2017. World economic outlook. Washington, IMF
8. Programme des Nations Unies pour le développement Bureau régional pour l'Afrique
(PNUD), 2017. Rapport sur le développement humain en Afrique 2016. New York,
PNUD.
9. Ministère de la Santé Publique (MSP)-secrétariat général a la santé-cellule d’appui
technique au monitorage amélioré pour action, 2016. Résultats préliminaires des
monitorages améliorés pour action (MAA) organisés dans les 26 DPS de la RDC.
Kinshasa, MSP

USAID MCSP/DRC rapport analyse préliminaire des données CMF : Juillet – Décembre 2017
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