Vous êtes sur la page 1sur 11

République Algérienne Démocratique Populaire

Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université des Sciences et de le Technologie Houari Boumediene

Faculté de Génie Mécanique et de Génie de Procédés


Ingénierie de Fabrication Mécanique

171731048841

Mars 2020 _ 2021


 Introduction:

Pendant des millénaires, l’assemblage des métaux s’est fait par forgeage. La
rupture est intervenue à la fin du XIXe siècle, lorsqu’il est devenu possible d’obtenir
des températures de flammes suffisantes en mélangeant des gaz comme l’oxygène
et l’acétylène désormais stockables en toute sécurité et que sont apparus des
procédés de soudage, comme le soudage par résistance et le soudage à l’arc,
utilisant l’électricité comme source d’énergie. Avec ces procédés, la montée en
température provoquée par une source thermique intense était bien plus rapide que
la dissipation à l’intérieur de la pièce à souder. Le bain de métal en fusion obtenu se
solidifiait en refroidissant pour constituer le joint unissant les deux pièces à souder.
Le soudage à l’arc, le soudage par résistance et le soudage sous protection gazeuse
ont tous été inventés avant la Première Guerre mondiale. (1)

MÉTALLURGIE :
Le travail du soudeur s’effectue sur une vaste gamme de métaux. Afin d’être en
mesure de choisir ou de justifier le choix d’un procédé de soudage et d’un métal
d’apport approprié, on doit évidemment connaître les propriétés et la soudabilité de
la pièce à souder. C’est là que des notions de métallurgie trouvent toute leur utilité.
Ce premier chapitre propose donc un aperçu des propriétés physiques de différents
métaux et présente, plus particulièrement, les métaux les plus communément
soudés.
Propriétés des métaux :
Les métaux se distinguent en fonction de différentes caractéristiques qui leur
confèrent des propriétés spécifiques. Celles-ci déterminent non seulement leur
soudabilité, mais aussi la fonction du métal dans un assemblage.
Fragilité La fragilité désigne la caractéristique d’un métal qui se brise facilement
sous l’effet d’un choc ou d’une déformation.
Ductilité À l’opposé, la ductilité représente la capacité d’un métal à se déformer sans
se rompre.
Ténacité Elle correspond à la capacité des matériaux à résister aux chocs sans ne
se briser ni s’écailler.
Malléabilité Est une caractéristique qui permet au métal de se laisser façonner.
Élasticité Elle désigne la capacité d’un matériel à reprendre sa forme originale après
avoir subi une déformation.
Dureté Est la capacité d’un corps à résister à la pénétration d’un corps plus dur que
lui.
Résistance à l’abrasion Les matériaux durs présentent aussi une bonne résistance
à l’abrasion, c’est-à-dire qu’ils ne s’usent pas facilement par frottement (sont plus
difficiles à meuler).
Résistance à la corrosion La résistance à la corrosion désigne la capacité d’un
matériau à ne pas se dégrader sous l’effet de la combinaison chimique de l’oxygène
et du métal.
Magnétisme Est une propriété caractéristique des métaux ferreux, qui les rend
sensibles aux aimants.

Caractéristiques thermiques et électriques En soudage :


Le comportement d’un matériau sous l’effet de la chaleur permet de déterminer sa
soudabilité, car la plupart des procédés de soudage impliquent l’application locale de
chaleur. Voyons ici trois propriétés thermiques importantes des métaux.
Dilatation et contraction (ou retrait) thermiques : Lorsqu’un matériau est chauffé, il
s’étire un peu ; c’est ce qu’on appelle la dilatation. À l’opposé, il subit un
raccourcissement sous l’effet du froid ; c’est la contraction ou le retrait.
Le niveau de dilatation et de retrait d’un métal influe sur sa soudabilité. Plus le métal
s’étire ou se raccourcit, plus le risque que des fissures ou des déformations
apparaissent est élevé.
Point de fusion Le point de fusion indique la température à laquelle un métal passe
de l’état solide à l’état liquide. Le point de fusion est un facteur important pour
déterminer la soudabilité d’un métal. Ainsi, plus le point de fusion d’un métal est bas,
moins la chaleur nécessaire pour le souder sera élevée.

La conductivité thermique est la capacité d’un matériau à conduire ou à transférer


la chaleur, Elle est importante parce qu’elle permet de déterminer le niveau de
préchauffage nécessaire et la quantité de chaleur requise pour le soudage.
La conductivité électrique Est définie par la capacité d’un matériau à transmettre
l’électricité, d’où son importance lorsqu’on a affaire à des procédés de soudage
électriques. En general, la conductivité électrique diminue avec la temperature. (2)

Les métaux:
Métaux ferreux : Les métaux ferreux contiennent du fer ; la plupart sont
magnétiques. En soudage, l’intérêt pour les métaux ferreux est grand, car cette
catégorie contient tous les aciers. En effet, l’acier est essentiellement composé de fer
auquel on a ajouté un faible pourcentage de carbone.
Les aciers alliés : Sont des aciers contenant des éléments d’alliage supplémentaires
qui permettent d’obtenir des propriétés supérieures : augmenter leur dureté, leur
résistance à la corrosion, leur élasticité, leur résistance à l’usure, ou encore obtenir
une augmentation de leur température critique. On parle d’aciers fortement alliés si
les éléments d’alliage comptent pour plus de 5 % de leur composition ; sinon, on les
appelle aciers faiblement alliés.
Les fontes : sont des alliages de fer et de carbone, dont la quantité de carbone
excède 2,11 %. Elles sont dures, mais fragiles, et sont plus faciles à mouler (par
coulage) que l’acier, mais plus difficiles à souder.
 On distingue quatre catégories d’aciers non alliés en fonction de leur teneur
en carbone, comme le montre le tableau suivant

Figure (1)
Caractéristique et propriétés des aciers :

Figure (2)
Structure et traitements des aciers :
Les traitements thermiques de l’acier modifient la forme des composés fer-carbone à
l’intérieur de sa structure et, par le fait même, ses propriétés.
Trempe Les aciers : peuvent être soumis à un traitement thermique, soit la trempe,
qui augmente leur dureté. Lorsqu’on trempe un acier, on le chauffe à une
température assez élevée pour changer sa structure interne, suivi d’un
refroidissement rapide amène l’acier à durcir.
Le revenu : est un traitement thermique qui est souvent associé à la trempe. On
l’utilise pour augmenter la résistance aux chocs de l’acier trempé, tout en conservant
sa dureté.
Le recuit : Il vise l’effet contraire de celui de la trempe. On chauffe l’acier à une
température un peu moins élevée et on le refroidit lentement. Cela permet de
retrouver la structure initiale.
La normalisation : vise à rendre la structure de l’acier plus homogène et est tout
indiquée après un soudage ayant requis beaucoup de chaleur, et ce, dans le but
d’éliminer les tensions internes. Pour normaliser une pièce, on la chauffe à 40 ou 50
ºC au-dessus de sa température de transformation et on conserve cette température
une heure pour chaque 25 mm d’épaisseur de la pièce. Ensuite, on la laisse
simplement refroidir à l’air libre.
Les métaux non ferreux : sont multiples, mais certains sont nettement plus utilisés
que d’autres. En règle générale, les métaux non ferreux ne sont pas magnétiques et
ils résistent à la corrosion.
Aluminium : L’aluminium pur est très malléable et relativement mou (ex. : le papier
d’aluminium). Il est généralement utilisé sous forme d’alliage avec d’autres métaux
pour fabriquer divers objets
Un alliage d’aluminium-magnésium : est encore plus léger que l’aluminium pur.
Magnésium : Le magnésium est un métal blanc argenté qui s’enflamme facilement.
Les alliages de magnésium sont surtout utilisés dans l’industrie des transports
(pièces d’avions ou d’automobiles).
Le cuivre : est un métal rougeâtre très ductile et malléable, en plus d’être un
excellent conducteur d’électricité. Il possède aussi une bonne résistance aux
intempéries et de bonnes caractéristiques mécaniques.
Les procédés de souage les plus courants : Il existe près de 140 procédés de
soudage et de coupage différents. Le soudage consiste à joindre des pièces de
même nature en fusionnant leurs bords avec ou sans métal d’apport, le métal de
base et le métal d’apport se mélangent par dilution pour former un cordon de
soudure.
Le brasage : il consiste à joindre des pièces de même nature ou non, sans fusion
intime des bords, (sans dilution), avec l’addition d’un métal d’apport complémentaire.
On peut également braser par couches successive afin de rebâtir une pièce de
métal. Il existe plusieurs procédés de brasage qu’on devise en deux catégories : le
brasage tendre et le brasage fort.
C’est un soudage par flamme (proche du collage) ou la température de fusion
est inferieur a la température de fusion du métal
Le coupage thermique : consiste à faire fondre le métal pour provoquer sa coupure
Figure (3) : Les procédés de souage les plus courants

Figure (4) : Organigramme des procédés de soudage les plus répandus


Le soudage à l’arc
Le soudage a l’arc avec électrode enrobée (SMAW) ou soudage ‘à la baguette’
Est l’un des procédés les plus utilises. L’équipement nécessaire au soudage à l’arc
avec électrode enrobée peut être utilise pour des travaux sur la machinerie agricole,
dans les stations-services et les ateliers autant que sur les grands chantiers de
construction et les pipelines.
Les sources d’alimentation peuvent produire un courant de soudage alternatif (c.a),
continu (c.c) ou les deux.
Un poste (SMAW) comprend une source de courant, un câble de soudage relie au
porte-électrode ainsi qu’un deuxième câble de soudage relie à la prise de masse

 Le Matériel nécessaire :
Poste à souder : Présente un générateur de courant électrique (transformateur
électrique), abaisse le voltage du courant et amplifie l’intensité

Pince
Porte-
electrode

Pince de
masse

Figures (5) :

Pince porte-électrode : reliée par un câble au poste à souder,


la pince contient des rainures ou l’électrode (baguette)
sera placée sans qu’il bouge
Généralement reliée vers la sortie (-)
Pince de masse : reliée par un câble au poste à souder,
elle se fixe sur la pièce à souder.
Généralement reliée vers la sortie (+)
Figure (6)
L’Electrode : Lorsqu’un arc électrique est généré entre une électrode enrobée et
une pièce à souder, l’extrémité de l’âme métallique et la surface de la pièce fondent
pour former un bain de fusion liquide. Simultanément l’enrobage se décompose en
un gaz faisant écran et des scories qui protègent le bain de fusion solidifié de
l’atmosphère environnante.

Figure (7)
Les types des electrodes:
L'enrobage rutile : E6013 est le plus courant. Il donne en soudage à plat ou en angle
un cordon de soudure de bel aspect. On utilise ce type d'électrode pour les usages
courants de charpente et de serrurerie-métallerie.
L'enrobage basique : E7018 est utilisé par les professionnels de la chaudronnerie et
de la mécano-soudure.
L'enrobage cellulosique : est un enrobage léger et mince utilisé essentiellement sur
les pipes - tuyauteries à pression.
 Pour le soudage de l'inox, de la fonte ou des aciers durs, il existe des
électrodes dédiées à manipuler avec précaution.
L’électrode inox : pâtit d’un collage fréquent. cette électrode peut être employée sur
une soudure mixte - exemple inox-fer ou inox-acier dur etc.
L’électrode fonte : est à manipuler délicatement. Tout comme la pièce à souder, il
faut la préchauffer.

Figure (8) Figure (9)


Savoir lire un étui :

Sur la boite des électrodes on trouve tous les


informations des baguettes mentionnées en
dessus

 Codification et nom du produit


 Le type de l’électrode
 Diamètre, voltage et ampérage
 Propriétés mécanique
 Compositions
 Schéma des directions de soudage

Et ces informations se diffère un peu d’un


producteur a un autre

Figure (10)

Marteau à piquer _ Brosse métallique : pour éliminer le laitier

Figure (11) Figure (12)


Les différentes soudures à l’arc :

Soudage à l’arc bout à bout Soudure à l’arc d’angle intérieur

Figure (13)
Figure (14)

Soudure à l’arc d’angle extérieur Soudure à l’arc plafond

Figure (16)
Figure (15)

Sécurité :
Comme dans le cadre de toute autre activité à risque, l’employeur est tenu de
prendre des mesures de sécurité lors de l’exécution de travaux de soudage.

Tenu/Tablier Lunette/Masque Les gants

Elle protègent le Une protection


soudeur contre les Ils Doivent d’être résistants à la
satisfaisante des yeux chaleur. C’est pourquoi ces
étincelles, projections, est indispensable pour
rayonnements UV et gants sont souvent tissés en fils
souder en toute en KEVLAR. Ces gants
contacts accidentels sécurité. protègent les mains du soudeur
avec la flamme et ses avant-bras contre la
chaleur et les étincelles.
 Références :

(1) https://www.dunod.com/sites/default/files/atoms/files/Feuilletage_861.pdf

(2) http://www.comiteperform.ca/IMG/pdf/guide_d_auto-
apprentissage_soudage.pdf

(3) https://multiprevention.org/wp-content/uploads/2018/11/guide-
multiprevention-soudage-coupage.pdf

(4) Procédé de soudage à l’arc ; (weman klas) Ed 2005 / bibliothèque


universitaire cote 671.52

(5) http://www.zpag.net/Soudure/1958/premiers_exercices_de_soudage.htm

(6) https://www.manutan.be/blog/fr-be/securite-et-hygiene-travail/soudage-en-
toute-securite-conseils-et-moyens-protection/

(7) https://www.castolin.com/sites/default/files/products/docs/EutecTrode-
electrodes-enrobees-soudage-manuel-arc.pdf

(8) https://www.manomano.fr/conseil/comment-choisir-ses-electrodes-de-
soudure-a-l-arc-2615

Vous aimerez peut-être aussi