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Fiche N°6

Intitule du cours : La Technologie du bâtiment.

Présentation
Etre un acteur du bâtiment, c est pouvoir comprendre celui-ci au niveau de
tous ces aspects. Le cours de technologie du bâtiment, est tout d’abord pour l’
apprenant, la maitrise de la connaissance du bâtiment, tant au niveau de son
anatomie [description formelle], que de sa physiologie [connaissance et
comportement des organes qui lui permettent de fonctionner en partie,
comme dans l’ensemble].Ensuite , ce cours pourvoie a l’enseignement de
l’ensemble des techniques, des procédés scientifiques qui servent et concourent
a la mise en œuvre d’un bâtiment, d’un édifice selon les règles de l’art.

Pré- requis :( les cours de dessin technique générale et de dessins techniques du


bâtiment- les cours de béton arme et/ou de matériaux.)

Objectifs

Les Objectifs généraux

Emmener l’apprenant a un niveau de connaissance globale et spécifique du bâtiment, afin


de lui permettre de mieux comprendre l’objet bâtiment.

Les Objectifs spécifiques

- La connaissance formelle [anatomie] et fondamentale [physiologie] du bâtiment.

- La Connaissance des grandes étapes de la construction et leur composante ;

Les préliminaires, (l’étude du sol - l’abattage- le dessouchage- le


débroussaillage- le décapage- le terrassement- l’implantation- les voies et réseaux
divers- l’organisation et la gestion du chantier.)

Le gros-œuvre(les pieux- les puits de fondation-les longrines- les excavation-


les fouilles- les trous –les fondations- les semelles- le dallage-les poteaux- les poutres-
les dalles-les chainages verticaux et horizontaux- les linteaux- les jambages-les liaisons
verticales-la toiture. L’assainissement.)

M. YOH Patrick-Architecte DESA-Enseignant à l’INPHB


Le second-œuvre(les murs ou maçonnerie- la plomberie- l’électricité- les
enduits ciment- la menuiserie- serrurerie-les vitrages-les sciences du bâtiment- les
revêtements- les enduits peinture- la peinture.)

Les abords et aménagements (les cunettes- les caniveaux- les chemins- les
espaces verts – les murs ; murets et clôtures.)

-La maitrise technique, l’ingénierie des matériaux et l’assemblage de ceux-ci au


niveau des différentes composantes d une construction.

- La notion de maitrise d’œuvres, c’est à dire la mise en œuvre d’un bâtiment en tous
travaux [travaux neufs, réhabilitations, rénovations, restaurations, réparations…
etc.] et selon tout corps d’état en présence. La Maitrise de la ligne de construction, le
sens et les méthodes de construction.

- La notion de devis et leur établissement

Les objectifs pédagogiques

Le cours de technologie du bâtiment est la pierre d’angle de l’apprenant


Concernant la formation spécifique et spécialisant du métier du bâtiment.
L’étudiant devra acquérir cet enseignement qui lui permet d’avoir une vue à la fois
d’ensemble et voire spécifique de la maitrise d’œuvre au niveau de cette
industrie. Cela étant fondamental a un cursus de connaissance de base crucial en
ce domaine ; autant pour exercer et éventuellement se spécialiser ; ou parfaire
son cursus.

Intérêts
Cours de base et transversal pour les apprenants aux métiers du bâtiment, il
est aussi prépondérant pour la compréhension de cours spécifiques relatifs au bâtiment
[pathologie, acoustique, thermique…etc.], et de cours connexes (Organisation des
chantiers, voies et réseaux divers, procèdes généraux de construction.. etc.)

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Sommaire du cours

Introduction Général

− Presentation du cours
− Objectifs
− Notion général

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE: LA TECHNOLOGIE DU BATIMENT (DEFINITION ET


NOTION)

Chapitre I : DEFINITION

I. 1- Le bâtiment
I. 2-La technologie
I. 3-La technologie du bâtiment

Chapitre II : LE BATIMENT ET SA
CONSTITUTION

II. 1- 1-Généralité
II. 1-2-La notion d’infrastructure
II. 1-3- La notion de superstructure
II. 2-Les systèmes de construction
II. 3- Les VRD et le bâtiment

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Chapitre III : LA NOTION DE CORPS D’ETAT
ET DE DEVIS

III. 1-La notion de corps d’état


III. 1-1- Définition
III. 1-2- Les corps d’état dans la construction
a) Les préliminaires
b)Le gros œuvre
c) Le second œuvre
d)Les abords et aménagements
III. 2- La notion de devis
III. 2-1- Définition
− Le devis descriptif
− Le devis quantitatif
− Le devis estimatif
− L’établissement du tableau du devis
descriptif, quantitatif et estimatif
(DQE)

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DEUXIEME PARTIE : LA TECHNOLOGIE DU BATIMENT (LE BATIMENT
ET SA REALISATION)

Généralités
2.1 Les préliminaires
-La reconnaissance
-L’abattage
-Le débroussaillage
-Le décapage
-Les terrassements
o Les remblais et des apports de
o Les remblais mixtes
o Le déblayage
o Les remises
- L organisation générale du chantier [O.G.C]
- L’implantation
- Les voies et réseaux divers. [V.R.D]

2.2 Partie : Le gros- œuvre


- Les fouilles
- Les fondations
- Les bétons
- La maçonnerie
- L’ossature et la structure
- Les poteaux
- Les poutres
- Les dalles
- Les chainages
- Les linteaux
- Les liaisons verticales
La toiture
La toiture traditionnelle
La toiture terrasse
- L’assainissement

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3ème Partie : Le second- œuvre (enveloppe et finitions)
- La maçonnerie (élévations)
- Les enduits ciments
- La plomberie
- L’électricité (courant fort, courant faible)
- La menuiserie
- Le revêtement
- Les sciences du bâtiment
- La peinture

4ème Partie : Abords et aménagement


- Les cunettes et caniveaux
- Les chemins (pierre, béton, terre)
- Les jardins

Conclusion

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Première partie: LA TECHNOLOGIE DU BATIMENT

Chapitre I : Définitions

I. 1-La technologie

C'est l'étude des techniques, de la mise en œuvre, des outils, des


composants techniques (électronique, électrique, technique)

En ce qui concerne spécifiquement le bâtiment, c'est l'étude et


l'emploi des techniques scientifiques pour la réalisation (mise en
œuvre) d'un bâtiment même si les structures dépendaient de la
nature des lieux et des matériaux utilisés.

I. 2-Le bâtiment

C'est une construction immobilière réalisées par intervention


humaine destinée a:

-Servir d'abris

-Se protéger des intempéries

-A protéger ses biens

-A servir pour des activités diverses

-A manifester leur permanence comme fonction sociale (Prison,


Eglise,.....) culturelle, cultuelle, politique, historique......etc.

Ainsi, le bâtiment est un espace conçu pour abriter les hommes


et les choses a des fins de travail, de repos, d'activités diverses.
C'est pourquoi, il devra être bien élabore pour résister aux
différentes aux différentes pressions et utilisations dont il est
l'objet.

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GENERALITES

La constitution du bâtiment se base en général sur un schéma fonctionnel


structurant laissant entrevoir un squelette de soutien eu égard au squelette
humain appelé STRUCTURE qui détermine sa stabilité. En effet, le bâtiment est
composé de deux (02) parties qui sont:

 L’infrastructure
 La superstructure
II.1. LA CONSTITUTION GENERALE DU BATIMENT
II.1.1. La notion d’infrastructure

1- Définition

On appelle infrastructure, toute la partie du bâtiment se trouvant enterré dans


le sol qui le porte et dont l’étude ne devrait jamais être oblitérée.

2- Les sols et leurs natures


a) Définition

Le sol est l’élément qui sert de support au bâtiment.

b) La nature des sols

Pour un bâtiment, il est très important de déterminer la nature du sol afin de


connaitre le type de fondation approprié. Le sol et la nature nous permet d’avoir
différentes emprises sur celui-ci.

- Les sols bons jusqu’à 2m → fondations superficielles


- Les sols bons jusqu’à 5m → puits de fondations
- Les sols bons de 5 à 30m → pieux de fondations peu profondes
- Les sols bons jusqu’à 100m → pieux de fondations profondes.

En générale le sol est bon à partir de 4bars et on qualifie un sol de très bon
lorsque la contrainte de ce sol atteint les 30 bars (les roches)

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3- Les fondations et leurs natures
a) Définition
On appelle fondation, la base de l’ouvrage (bâtiments, ponts…) qui se
trouve en contact direct avec le terrain d’assise.

La réalisation des fondations permet d’assurer la stabilité de


l’ouvrage (équilibre de la construction, pas de tassement, pas de
poinçonnement…) et la durabilité de l’ouvrage (sécurité des
habitants).

Il existe différents types de fondation :

 Les fondations par semelles filantes ou isolées (sous murs et


poteaux)
 Les radiers généraux
 Les fondations semi-profondes (puits), et profondes (les
pieux).

b) Rôles
Les fondations sont destinées à transmettre au bon sol, le poids
propre de l’ouvrage et les surcharges utiles et accidentelles
(meubles, personnes, le vent, la pluie…)

Parmi les charges à transmettre, on distingue :

 Le poids propre ou charges permanentes : couverture,


charpente, murs, cloisons, planchers, poutres, poteaux…)
 Les surcharges ou charges d’exploitation : pluies, personnes,
le mobilier, les marchandises…)

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c) La nature des fondations

Les fondations superficielles

Il s’agit de fondations à faibles profondeur (en surface) sans ou avec peu


d’armatures. Les fouilles sont exécutées soit en rigole, soit en fouilles peu larges
et peu profondes, ce sont des fondations dont la profondeur est ≤ à 1.00m (avec
˃16) B étant la largeur de semelle et D la profondeur de fouille.

Les caractéristiques de ces fondations réalisées au niveau de ces ouvrages


sont :

 Les semelles filantes sous murs

 Les semelles filantes sous poteaux

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 Les poteaux isolés

 Les radiers (simples ou généraux)

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 Les longrines

Aussi, les fondations superficielles peuvent être faites en :

- Gros béton

- en béton cyclopéen
- Emploi : ouvrage de faible importance (villas-construction légères-garages)

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Les fondations semi-profondes

Lorsque les fondations ne peuvent être faites (c’est-à-dire que le sol à ce niveau
n’est pas adéquat) alors l’on peut admettre la faisabilité des fondations semi-
profondes avec la réalisation de puits de fondations (les puits de fondations sont
moins couteux à ce niveau que les radiers et les semelles massives)

- Caractéristiques de réalisation

Profondeur : 1 ˂ x ˂ 8.00 mètres

Tête de puits : diamètre 1.00 à 1.50 m

Forme de tête : circulaire- rectangulaire-carré selon le modèle de forage

Distances entre axe de puits : quatre (04) à huit (08) mètres et dépend

 Des efforts supportés


 De la section des puits
 Des sections des longrines

Positionnement des puits

- Angles extérieures ou intérieures


- Intersection (murs intérieurs)
- Aux descentes des poteaux en BA (d’angle de rive)
- En dessous des trumeaux en BA

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Etablissement de l’infrastructure

Les têtes de puits sont arasées. Les poutres de liaisons (longrines) qui
chevauchent les têtes de puits y reposent simplement (appuis simples).

 Les longrines non encrées peuvent ainsi glisser sans donner au puits une
flexion dangereuse.
 Les longrines forment alors un plan de quadrillage
 Et peuvent servir à encrer les poteaux ou à supporter les murs.
 La … directe d’un poteau sur un puits peut se faire en réalisant une
semelle incorporée à la tête du puits.

Encrage

- Les puits s’encastrent de 20 à 50 cm dans le sol jugé résistant.


- Augmente la surface portante par la disposition dite en patte d’éléphant.
(à condition que la cohésion des terres soit satisfaisante)

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Ce qui implique le nombre de puits résultera d’un compromis d’exigence en
conflits

- D’une part, le terrassement et le remplissage en béton pour les puits.


- De l’autre, la portée et la section des longrines dépendantes des puits

Ce qui implique que le choix doit se baser sur l’aspect technique et économique.

Les fondations profondes

Elles sont destinées à reporter les charges de vingt (20) à quarante (40) mètres
et plus les charges au sol.

Les pieux sont groupés par 2, 3, 4, 5 et plus réunir en tête par une semelle très
épaisse afin de répartir les charges sur chacun des pieux.

Principe de fonctionnement

Les pieux agissent sur le sol soit :

- Par frottement latéral


- Par effet de pointe
- Par effet de deux (02) actions

Et ils doivent résister généralement à l’effet

 Des charges verticales


 Des poussées horizontales ou obliques

Les fondations spéciales (parois moulées- radiers-cuvelage)

Il s’agit de fondations particulières, établies pour parer et régler des problèmes


importants.

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4- Les structures
- Le Béton Armé
 Les poteaux (amorces)
 Le chaînage
 Le dallage
 Longrines
 Pieux de fondation
 Puits de fondation
- La maçonnerie
 Le sous-bassement

On appelle maçonnerie en sous-bassement, toutes celles qui se trouve en dessous


du plancher du Rez-de-chaussée (R.D.C.), et contact direct avec le terrain.

Ces murs en sous-bassement doivent assurer, la stabilité de l’ouvrage en


transmettant aux fondations les charges et surcharges, et aussi assurer le
confort dans l’habitat en empêchant la pénétration de l’eau de pluie ou l’eau du
sol, à travers les maçonneries en sous-sol et en élévation.

Ils sont constitués de :

 Agglos pleins de 15 ou 20cm d’épaisseur


 Béton banché armé ou non armé

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II.2. LA NOTION DE SUPERSTRUCTURE

La superstructure est constituée des éléments du gros œuvre et du second


œuvre

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1- Les poteaux

a- Définition

Un poteau est un élément vertical ou incliné fait en béton armé, en acier, en bois
ou en matériaux qui supportent et transmettent les charges aux fondations qui à
leur tour vont les transmettre au sol.

b- Rôle

Ils constituent des éléments porteurs de la structure. Ils permettent la


transmission des charges vers les fondations et le sol. Ainsi :

- Ils supportent les charges verticales (effort de compression)


- Ils participent à la stabilité transversale par le système poutre poteau
(combat les efforts horizontaux)
 Combat les effets éoliens (80 à 100 daN/m2)
 Combat les efforts de dissymétrie des charges
 Combat les efforts d’amplitude thermique (variation de température)
- Servent de chaînages verticaux et de raidisseur
- Réduisent l’encombrement (surface de section du poteau)

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On a h/e 15 ce qui donne h 15

EXERCICE 1

Pour un mur de 7m de hauteur, faire le chaînage pour des agglos de 15, de 12, de
10

EXERCICE 2

Donner l’épaisseur d’un poteau (ou raidisseur) pour raidir un mur de 7m et un mur
de 3m

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EXERCICE

On a un poteau de 20*20cm2. Trouver la section As des aciers.

- Distance maximale entre deux aciers longitudinaux : a + 10cm


- Longueur de recouvrement : 24Øl pour acier HA, 30Øl pour les ronds lisses
- Les aciers transversaux : 5mm ≤ Øt ≤12mm

c- Nature des efforts sur les poteaux


- L’effet de la charge verticale centrée (compression)
- L’effet de la charge verticale et horizontale (flexion)

Le poteau de ce fait travail comme une poutre verticale.

d- Coffrage, implantation de poteaux

e- Géométrie des poteaux

Les poteaux peuvent êtres ronds, ovales, trapézoïdales, quadrilatères…

f- Les raidisseurs ou chainages verticaux

Souvent pris comme des poteaux, ils jouent plutôt le rôle de chainages verticaux,
d’éléments d’assemblage, de liaison d’éléments maçonnés afin de leur permettre
de mieux fonctionner (au niveau des murs).

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En définitive, ils servent de couture aux éléments maçonnés, les stabilisent
contre d’éventuels désordres. Ainsi conçus, les raidisseurs permettent la
transmission partielle des charges aux éléments appropriés (chainages, poutre,
semelles filantes…)

2- Les chainages
bas et hauts
a- Définition

Ce sont des éléments en


béton armé permettant des liaisons (horizontales ou verticales) des murs, des
poteaux, des jambages et qui donne la stabilité verticale des murs sous l’action
du poids. Ils sont nécessaires chaque fois que la hauteur du mur met en péril son
écrasement ; chaque fois que la formule h/e 15 tend à ne pas être vérifiée.

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b- Rôle

Ils sont continus en béton armé et ceintures les façades à chaque étage au
niveau des planchers (où sont coulées les dalles) ainsi qu’aux couronnements des
murs qui sont reliés aux droits des refends ou par des raidisseurs. Ils sont
dimensionnés en fonction.

Pourquoi alors faut-il mettre des chainages ?

Il faut mettre un chinage parce que les murs sont sollicités par des poussées :

 Horizontales (consécutives à la flexion des planchers)


 Obliques (par exaction des charpentes)
 Efforts de traction (dilatation des terrasses, des toitures métalliques,
effet de soulèvement du vent.

La mise en traction des maçonneries peut entrainer :

- des fissurations
- la pénétration de l’air et de l’eau de pluie
- des désordres pathologiques
- l’amoindrissement des résistances mécaniques des fondations

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2- Les poutres
a- Définition

Ce sont des éléments structurants linéaires de différentes formes et très


souvent en position horizontale qui assurent la réception et la transmission des
forces suivantes :

- la transmission des charges verticales provenant :


 des murs de façade et de refend
 des cloisons
 des planchers
 des escaliers
 des surcharges d’exploitation
- la transmission des poussées horizontales
 des poussées de vents
 des poussées de terres
 la dissymétrie des charges

b- Nature et formes des poutres


- les formes des poutres

Elles peuvent être :

 carrées

 rectangulaires

 en forme de T

 en forme de L

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 en forme de r

 en forme de I

 en forme de U

 trapézoïdales

- nature
 les poutres incorporées (au niveau de la dalle, poutre plate)
 les poutres consolent
 les poutres avec gousset
 les poutres à retombée

 les poutres très hautes et très étroites

- le coffrage des poutres

Selon leur emplacement et leur rôle, on distingue dans la construction :

 les poutres de rive


 les poutres principales
 les poutres secondaires
 les poutres avec joint de dilatation (exemple : tablier des ponts)

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- liaison des poutres
 poutres simples
 poutres continues
 poutres isolées
 poutres encastrées
 V sur appuis simples
- Nature des efforts sur la poutre
 Les charges permanentes (celles des masses propres des éléments
intervenant)
 Les surcharges (fixées selon les conditions d’exploitation)
 Les surcharges climatiques (neige et action du vent)
 Les effets de températures et de retraits

- Qualités d’une poutre


 Stabilité et facilité de réglage précis
 Résistance de la masse propre de l’armature de l’élément
 Résistance aux effets dynamiques
 Etanchéité du moule
 Facilité de décoffrage et de réemploie
 Rotation de coffrage outil
 Sécurité en cours d’exécution

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c- L’implantation des poutres

L’implantation des poteaux et des poutres s’effectue à partir des plans


d’exécution d’un plan de coffrage qui fournit :

- Le numéro de la poutre
- La section
- La portée les axes des poteaux et poutres

Les hauteurs sont déterminées à partir du trait du niveau tracé à 1m du sol fini.

Une courte flèche de 1/500 est prévue pour les fonds de COFFRAGE

3- Les linteaux
a- Définition

Le linteau est une traverse horizontale au-dessus d’une baie (ouverture) courbe
ou rectiligne. Il peut être en en bois, en pierre, en fer ou en béton armé et
s’appuie sur deux (2) jambages de la baie.

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b- Rôle du linteau

Il limite et détermine l’ouverture d’une baie en partie supérieure en prenant


appui sur les jambages.

- Il relie les jambages éventuellement et contribue à leur stabilité ;


- Il supporte les charges :
 D’une partie de la maçonnerie
 D’une partie du plancher
 D’une partie de la force d’une poutre ;
 Il maintient par pression les éléments ouvrants d’une baie
 Il sert aussi d’élément décoratif.

c- Nature des efforts sur les linteaux

Du fait de la présence du chainage haut, le linteau est faiblement sollicité.

Nature de linteaux

- Linteaux chainage
- Linteaux préfabriqués
- Linteaux en coffrage perdu
- Linteau pour volets roulants.

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II.1. LES SYSTEMES DE CONSTRUCTION
1- GENERALITES

Depuis le néolithique (apparition et développement de l’agriculture), les


peuples chasseurs et cueilleurs ont commencés à s’abriter (sédentarisation) au
moyen de bâtiment construit.
Ce bâtiment à cette époque avait déjà des fonctions :
 Bâtiment familial
 Bâtiment de service (grenier, cuisine, poulailler…)
 Bâtiment cultuel (case fétiche)

Le bâtiment rassemblant quel que soit les lieux, les mêmes fonctions n’avaient
pas selon le culturel les mêmes formes. Les peuples aussi construisaient selon la
qualité et la persistance des matériaux.
De la hutte en feuilles des pygmées à l’igloo des esquimaux en passant par les
différentes cases en géo matériaux des différents peuplades d’Afrique et du
moyen orient, le bâtiment présente déjà à cette époque s’est développé à
travers l’Europe. La constitution n’en n’est pas moins globalement reste la même,
même si les structures dépendaient de la nature des lieux et des matériaux
utilisés.

2- PRINCIPES ET OBJECTIF

Ces systèmes répondent à diverses fonctions du bâtiment selon les


interdépendances entre exigences attendues selon leurs natures, leurs échelles
et leurs durées.
• diverses natures: essentielles (fondement même du bâti, rôle d'abri), selon
les usages (aspects culturels, sociologiques, individuels), contextuels (données
du lieu et du contexte)
• diverses échelles (impacts sur l'environnement global – planétaire, sur
l'environnement local: site, contexte ou impacts sur l'environnement intérieur)
• durabilité ou longévité, quelle durée de vie du bâtiment, type et fréquences
d'entretien et de maintenance.

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3- EXIGENCE ET FONCTION

Les exigences "essentielles" sont:


 Assurer la sécurité (stabilité, feu et utilisation): résistances mécaniques
et stabilité, sécurité incendie et sécurité d'utilisation (chutes, chocs,
fluides)
 Préserver la santé et assurer le confort: "environnement intérieur"
Aspects physiques et dynamiques: Hygiène – santé – confort (aspect
hygrothermiques, olfactifs, visuels, acoustiques); concept énergétiques
des installations (chaleur, éclairage, ventilation, sanitaire); variations selon
les rythmes jour, saisons; la tenue dans le temps, etc.)
 Préserver l'environnement (extérieur): préserver les ressources
(ressources énergétiques, épuisement de ressources solides, Eau), Réduire
les pollutions (air, eau, déchets, pollutions, nuisances)
 Assurer l'usage: commodités, utilisation, flexibilité locaux et équipements,
sécurité, adaptabilité et flexibilité du bâtiment.

4- LES SYSTEMES DE CONSTRUCTION

Au travers des temps et des constructions, se sont établis des systèmes


fondamentaux de constructions ; Ce sont :

 Le traditionnel ou le vernaculaire (qui sont aussi variés que les peuples)


 Le système poteaux-poutres
 Le système préfabriqué (tous les éléments sont préfabriqués et
assemblés)
 Le système modulaire
 Le système bâtard
 Le système hybride

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5- PRINCIPES STRUCTURELS
a) Schéma

b) Choix des systèmes de construction

Incidences spatiales

Incidences constructives

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c) Tableau des types de contraintes et leurs types de solutions

TYPES DE CONTRAINTES TYPES DE SOLUTIONS

Ecrasement Murs non porteurs : maçonnerie


de remplissage

Charges excentriques verticales Murs porteurs : murs épais

Charges excentriques Murs minces avec contrefort


horizontales

Flambement

Charges horizontales : Pression Murs minces avec chaînage


uniforme (vent)

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Pression concentrée : (séisme) Maçonnerie armé

6- STABILITE – STRUCTURE

Lorsque la structure porteuse verticale est constituée de murs, on aura tendance


à repartir la charge des planchers sur tout le linéaire de murs donc ne pas
concentrer les charges sur les appuis de poutres.

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Lorsque la structure porteuse verticale est ponctuelle (poteaux), il faut
nécessairement ramener les charges des planchers en ces points, le plus souvent
par des poutres, c’est le système poutres-poteaux

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7- SCHEMA DES TYPOLOGIE DES SYSTEMES DE
CONSTRUCTION

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II.3. LES VRD ET LE BATIMENT

Définition

On désigne par VRD l’ensemble des réseaux d’alimentation de votre


habitation réalisé par des travaux permettant aux réseaux de
distribution collectifs des fluides de raccorder le bâtiment. Cela
concerne essentiellement les xxxxxx de gaz, d’électricité, de
chauffage, de téléphone, des évacuations d’eaux usées, des voiries de
desserte, les espaces verts et xxxxxx et la clôture du terrain. Les
réseaux sont la plupart du temps enterrés et soumis à des règles
précises quant à leur profondeur, l’espacement et les matériaux
utilisés.

II.3.1. GENERALITES

Pour un projet donné, il est important que l’on projette des voiries et
des réseaux divers si cela n’existent pas et pour se faire, il faut :

 Evaluer les besoins


 Déterminer les éléments à prendre en compte

 Structurer les infrastructures

II.3.1.1. Evaluation des besoins

Il existe deux types de besoin qui sont :

 Les besoins quantitatives qui concernent le nombre de


personnes concernées, la population qui va être touchée
 les besoins qualitative qui concernent l’impact du projet, la
facilité d’obtention, le coût et les possibilités de contrôle sur
la gestion

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Les besoins

Les besoins sont les suivants :

- Accessibilité

 L’adduction en eau potable - Quantité

 le transport des personnes et des marchandises ;

 le désenclavement  diminution et facilitation du transport ;

 l’assainissement des zones habitables ;

 l’adaptation de l’urbanisation du site ;

 l’installation sur un terrain sain ;

 l’évacuation des ordures ménagères ;

 l’électricité, l’éclairage public, le téléphone, les NTIC, etc.…

II.3.1.2. Détermination des éléments à prendre en compte

 Localisation du site

 Reconnaissance du site

- Topographie
- Hydrologie
- Géotechnique
- Pédologie
- Cartographie
- Hydrographie
Ces éléments permettent de faire des choix techniques.

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II.3.1.3. Structuration des infrastructures

Pour structurer les infrastructures, il faut :

 Les hiérarchiser

- Infrastructures primaires : Echelle de la ville, de


l’agglomération,
- Infrastructures secondaires : Echelle du quartier,
- Infrastructures tertiaires : ou de desserte
 Les agencer correctement

 Les adapter aux normes

 Rechercher à éviter ou réduire les conflits entre piétons et

véhicules

 Organiser les parkings d’accès,

 Organiser la desserte des transports en commun,

 Etudier l’évolutivité besoins minimaux aux équipements plus

importants

 Prévoir la gestion et la maintenance (très important)

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II.3.2. DESCRIPTION ET FONCTIONNEMNT DES
INFRASTRUCTURES

II.3.2.1. La voirie

C’est le support de déplacement des véhicules et des personnes ainsi

que des biens.

Elle se caractérise par :

- Vitesse de base
- Caractéristiques géométriques
 Des normes

 Son profil en travers  du point de vue géométrique (chaussée,

accotements, etc.…)

 Sa capacité (à évacuer le trafic)

 Le type de trafic (lourd, léger…)

 Le type de revêtement

II.3.2.2. L’adduction d’eau


Il faut :

- Maintien en état de la source ou nappe


- Protection des nappes
 Assurer la protection des ressources
- Les réseaux d’adduction sont toujours enterrés
 Planifier l’emplo - On les met sous pression pour éviter des infiltrations

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II.3.2.3. L’assainissement
Il consiste en :

 La collecte

 Le transport

 Le traitement (éventuellement)

 L’évacuation dans le milieu naturel

Des eaux pluviales (EP) et eaux usées (EU)

Les exutoires sont :


- épandage
 Le réseau de surface - bassin d’infiltration

 Le sol et les nappes souterraines

Les différents types de réseaux

- Le réseau d’EP est distinct du réseau d’EU


 Le réseau séparatif

 Le réseau unitaire : EU et EP sont dans le même réseau.


- Une partie des EP est déversée dans le réseau d’EU
 Le réseau pseudo séparatif

a. Réseau d’EP
Il peut être :

 Superficiel :caniveaux, cunettes, bordures et fossés en terre,

 Enterré : Gravitaire (selon le TN)

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b. Le Réseau d’EU
Il peut être :

 Eaux ménagères : pas de traitement particulier

 Eaux vannes : traitement avant rejet dans le milieu naturel

II.3.2.4.La Collecte et le traitement des ordures

ménagères

Elles peuvent être traitées :

 Directement au niveau de la parcelle

 Par collecte dans un lieu près des habitations par les habitants

(poubelles collctives), puis évacuées ensuite par des camions

vers les dépôts ( ou décharges) ou des centres de traitement

 Par collecte individuelle au niveau de chaque parcelle, évacuées

ensuite vers les décharges ou des centres de traitement

II.3.2.5. Énergie électrique

 Amenée en HT et MT par les lignes aériennes à partir des

centres de production (centrales électriques, thermiques,

hydrauliques,…)

 La MT ou HT est transformée en BT par des transformateurs

de dimunition de tension

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II.3.2.6. L’ Éclairage public (domaine relativement luxueux)

 Pour la sécurité des personnes

 Pour la visibilité correcte du trafic ou de la circulation

II.3.2.7. Autres réseaux

 Le gaz

 Le téléphone

 Les NTIC

 Etc…

VOIRIES

Chaussée

C’est la partie d’une voie de communication affectée à la circulation des


véhicules. Elle est composée de voie

VRD ET TERRASSEMENT

Les terrassements sont exécutés dans la plupart des réalisations des VRD. Il est
nécessaire de faire intervenir des engins de terrassement (pelle, tractopelle…)
pour creuser les tranchées qui peuvent être longues. La pose des tuyaux
d’évacuation se fera sur un lit de sable, de graviers fins (grains de riz).

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Schéma de disposition des VRD

Désignation Profondeu Couleu Chaussée Allée Espace Espace


s r r trottoi collecti privatif
r f
(m) (grille)

Eaux
pluviales
1.00 Possible Oui Oui Possible

Eaux usées
0.90/1.50 Possible Oui Possible

Grille
Eau potable bleu
0.80 1.20 Déconseillé Oui Déconseillé
Rouge e e

Electricité Jaune
0.75
Vert Déconseillé Possible
e
Gaz
0.80
Possible
Interdit
Téléphone
0.75
Interdit
Déconseillé
Chauffage
0.50 e oui oui
Possible

Possible

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Espacement des réseaux

Désignations Eaux Eau Electricité GAZ Téléphone Chauffage


pluviales potable
& usées

Eaux usées 20 cm

Eaux 60 cm HT
pluviales
2à cm de
BT

Eau potable
20 cm 50 cm 20 cm

Electricité
20 cm 20 cm 50 cm en
ll

Gaz 20 cm en
20 cm 50 cm
+
50 cm

Téléphone
40 cm 40 cm 50 cm
30 cm

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Le pavé

Définition

Un pavé est un bloc en pierre ou en béton utilisé pour le revêtement des


chaussées. De nos jours ils sont souvent utilisés pour les voies piétonnières…

Il y a des pavés simples, des pavées auto bloquant

Usages

Les pavées sont utilisés dans le domaine de la construction pour le revêtement


de sols ou de chaussées par pavage (Les voies romaines étaient pavées)

Types de pavées

Les différents types de pavées sont :

 Les pavées mécanique, en béton, moulés et de forme


régulière qui se posent généralement sur du sable. Ils s’encastrent
parfaitement les uns dans les autres et rend inutile le jointement au
mortier.
 Les pavées de pierres, les pavées taillés dans la
pierre, sont posés depuis l’antiquité dans les villes. Ils sont de tailles
diverses et de forme suivant les chaussées et les traditions locales. la
nature des roches environnant ; les villes où on les pose.

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GROUPE 3 : SANOGOH – DIALLO

Chapitre 3 : LA NOTION DE CORPS D’ETAT ET DEVIS

3.1 LA NOTION DE CORPS D’ETAT

3.1.1 Définition

3.1.2 Les corps d’Etat dans la construction

 Les préliminaires
 Le gros-œuvre
 Le second œuvre
 Les abords et aménagements

3.1.3 Le tableau des corps d’état

3.2 LA NOTION DE DEVIS

3.2.1 Définition

a. Le devis descriptif
b. Le devis quantitatif
c.Le devis estimatif
3.2.2 L’établissement du tableau du devis quantitatif et
estimatif (DQE)

Remarque

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Chapitre 3 : LA NOTION DE CORPS D’ETAT ET DEVIS

3.1 LA NOTION DE CORPS D’ETAT


3.1.1 Définition

"Un corps d’état" désigne dans la technique de construction et dans


l'architecture les volumes construits homogènes distincts et d'un seul tenant
dans l'ouvrage bâti. C’est aussi un ensemble de corps de métiers.

De plus un corps d’état désigne chacune des spécialités du bâtiment, ainsi que
ceux qui la mettent en œuvre (menuiserie, plomberie, etc.).

Le bâtiment au niveau de sa réalisation se résume en quatre (04)


parties :

 Les préliminaires : c’est l’ensemble des travaux à


réaliser, le terrassement et l’organisation et gestion
du chantier (OGC) qui permet l’implantation du
bâtiment. Les préliminaires sont représentés par différents
corps de métiers (l’abattage, le dessouchage etc.)
 Le gros-œuvre : c’est l’ensemble des ouvrages
constituant la structure qui assure la stabilité, la
résistance et la sécurité.
Le gros-œuvre commence par les structures en fondations
pour se terminer par la toiture (la mise hors dos du
bâtiment). Citons comme exemple l’implantation du bâtiment,
les fondations etc.

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 Le second œuvre : c’est l’ensemble des travaux de finitions
et d’embellissement du bâtiment. Il permet aussi et de plus
en plus de doter le bâtiment en intelligence pour la pratique
de celui-ci.
 Les abords et aménagements : ce sont les travaux qui
permettent les aménagements en plantation(les
arbres), en espace vert(le gazon) et en espaces
pratiques (piscines, ruelles, appâtâmes…) du terrain
construit y compris la clôture ainsi que les voies et
réseaux divers(VRD).

3.1.2 Les corps d’Etat dans la construction

 LES PRELIMINAIRES
- L’abattage
- Le dessouchage
- Le débroussaillage
- Le décapage
- Le terrassement
- L’organisation et gestion de chantier

 LE GROS ŒUVRE

La partie infrastructure

- La maçonnerie béton armé


- La maçonnerie
- L’assainissement
- Les enduits ciment

La partie superstructure

- La maçonnerie béton armé


- La maçonnerie
- La charpente-Toiture

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 LE SECOND ŒUVRE
- La menuiserie bois-alu
- La vitrerie
- La plomberie
- L’appareillage
- L’électricité
- La peinture

 LES ABORDS ET AMENAGEMENTS


- Les luminaires
- L’engazonnement
- Les pelouses

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3.1.3 Tableau des corps d’état

N° DESIGNATIONS ET OUVRAGES UNITES


(U)

1  LES PRELIMINAIRES

1.1 L’abattage U

1.2 Le dessouchage U

1.3. Le débroussaillage m2

1.4 Le décapage m3

1.5 Le terrassement m2

1.6 L’organisation et gestion de chantier m2

2  LE GROS ŒUVRE

La partie infrastructure

2.1 implantation du bâtiment For.

2.2. fouille (trou pour poteau, trou pour puits de fondations, m3


excavations)

2.3 les fondations m3

2.4 Maçonnerie béton armé

2.4.1 béton de propreté dosé à 150 Kg/m3 m3

2.4.2 béton pour semelle dosé à 350 Kg/m3 m3

2.4.3 béton de masse dosé à 200kg/ m3 m3

2.4.4 béton pour amorces de poteau dosé à 350 Kg/m3 m3

2.4.5 béton pour chainage bas dosé à 350 Kg/m3 m3

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2.4.6 béton pour longrines dosé à 350 Kg/m3 m3

2.4.7 béton pour plot dosé à 200kg/ m3 m3

2.4.8 béton pour dallage dosé à 250 Kg/m3 m3

2.5 Armatures

2.5.1 diamètre 6 Kg

2.5.2 diamètre 8 Kg

2.5.3 diamètre 10 Kg

2.5.4 diamètre 16 Kg

2.5.5 diamètre 20 Kg

2.5.6 treillis soudés Kg

2.6 Maçonnerie

2.6.1 parpaing pleins (20 ; 15 ; 12 ; 10 ; 7) m3

2.6.2 parpaing creux (20 ; 15 ; 12 ; 10 ; 7) m3

2.6.3 remblai de fouilles m3

2.6.4 remblai sous dallage m3

2.6.5 Pose de fibre film polyane m2

2.7 Assainissement

2.7.1 Agglos pour regard m3

2.7.2 Agglos pour fosse septique m3

2.7.3 béton pour fosse septique m3

2.7.4 béton pour regard m3

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m3

2.8 Enduit ciment

2.8.1 enduit au ciment sur mur extérieur dosé à 300Kg/m3 m3

2.8.2 enduit au ciment sur mur intérieur dosé à 250 Kg/m3 m3

La partie superstructure

2.9 Béton m3

2.9.1 Béton pour poteaux dosé à 350kg/m3 m3

2.9.2 Béton pour linteaux dosé à 350kg/m3 m3

2.9.3 Béton pour chainage haut dosé à 350kg/m3 m3

2.9.4 Béton pour poutre dosé à 350kg/m3 m3

2.9.5 Béton pour dalle dosé à 350kg/m3 m3

2.10 Armatures

2.10.1 diamètres 6 Kg

2.10.2 diamètres 8 Kg

2.10.3 diamètres 10 kg

2.10.4 diamètres 16 kg

2.10.5 diamètres 20 kg

2.10.6 treillis soudés kg

2.11Maçonnerie

2.11.1 parpaing creux (15 ; 12 ; 10) m3

2.11.2 parpaings creux 12 pour cloisons m3

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2.11.3 entrevous m3

2.11.4 enduits au ciment sur mur intérieur dosé à 250 Kg/m3 m3

2.11.5 enduits au ciment sur mur extérieur dosé à 350 Kg/m3 m3

2.12 Charpente-Toiture

2.12.1 Charpente

2.12.1.1 Ferme U

2.12.1.2 chevrons U

2.12.1.3 Panne U

2.12.1.4 liteaux U

2.12.1.5 volige U

2.12.1.6 Planche de rive U

2.12.1.7 Lamellé collé U

2.12.2 Toiture

2.12.2.1 vert tuile m2

2.12.2.2 bac alu zinc m2

2.12.2.3 shingles m2

2.12.2.4 tuile canal m2

2.12.2.5 Tuile romane m2

2.12.2.6 Ardoise m2

2.12.2.7 Bois m2

2.12.2.8 Paille m2

2.12.2.9 Bac à paille m2

2.12.2.10 Etanchéité m2

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3 U
 LE SECOND ŒUVRE
3.1 Menuiserie bois-alu U

3.1.1 Cadre pour porte et fenêtre U

3.1.2 Porte pleine U

3.1.3 Porte iso plane U

3.1.4 Narco pour fenêtre U

3.1.5 Ouvrant pour fenêtre à la française U

3.1.6 Ouvrant pour fenêtre à l’anglaise U

3.1.7 Ouvrant pour fenêtre coulissant U

3.1.8 Ucerie pour porte U

3.1.9 Ucerie pour fenêtre U

3.1.10 Plinthes bois U

3.1.11 Plafonnage U

3.2 Vitrerie

3.2.1 5mm m2

3.2.2 7mm … m2

3.3 Plomberie

3.3.1 Installation

3.3.1.1 Tuyauterie ᶲ110 pour eaux vannes ml

3.3.1.2 Tuyauterie ᶲ115 pour eaux usées ml

3.3.1.3 Tuyauterie ᶲ100 pour eaux p ml

3.3.1.4 Tuyauterie ᶲ32 pour évacuation lavabo ml

3.3.1.5 Coudes ml

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3.3.1.6 T ml

3.3.1.7 COLLES U

3.3.1.8 Réduction U

3.4 Appareillage

3.4.1 Siphon U

3.4.1.2 Lavabo U

3.4.1.3 Evier U

3.4.1.4 w-c U

3.4.1.5 Miroir U

3.4.1.6 Flexible U

3.4.1.7 Robinet de puisage U

3.4.1.8 Vanne d’arrêt U

3.4.1.9 Robinet de cuisine U

3.4.1.10 Baignoire etc… U

3.5 Electricité

3.5.1 Installation ml

3.5.2 Appareillage U

3.6 La peinture

4
 LES ABORDS ET AMENAGEMENTS

4.1 luminaire U

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4.2 engazonnement m2

4.3 pelouse m2

3.2 LA NOTION DE DEVIS

3.2.1 Définition

Le devis peut se définir comme la description des travaux à exécuter de manière


descriptive, quantitative et estimative. Il apparait clairement que le devis
s’établie en trois(03) parties :

- le devis descriptif

- le devis quantitatif

- le devis estimatif

a. Le devis descriptif

C’est la description de tous les ouvrages demandés ; il doit être


complet et ne pas favoriser l’interprétation pour permettre, dans le
cadre de la concurrence, des prix comparable pour un même volume
de travaux. Il est établi sous la direction du maître d’œuvre.

b. Le devis quantitatif

C’est le classement résumé de l’avant-métré quantitatif, indiquant


par nature de travaux, les quantités d’ouvrages élémentaires à la
réalisation de la construction envisagée, avec précision des unités
œuvre employées.

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c.Le devis estimatif

Document dans lequel on applique à chaque quantité du devis


quantitatif, les unitaires correspondant, afin d’obtenir la valeur
totale du projet.

Remarque : le Devis descriptif, le devis quantitatif et le devis


estimatif peuvent être réunis dans un seul document appelé le devis
descriptif-Quantitatif- Estimatif (DQE).

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3.2.2 L’établissement du tableau du devis quantitatif et
estimatif (DQE)

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4 DEVIS DESCRIPTIF-QUANTITATIF-ESTIMATIF
N° DESIGNATION DES OUVRAGES UNITES QUANTITES PRIX UNITAIRES PRIX TOTAUX
0 TERRASSEMENT
001. Décapage m3 356,215 1 000 356 215
002. Fouilles en rigole m3 31,211 1 950 60 861
003. Transport des terres m3 129,944 750 97 458
004. Remblai m3 23,707 1 190 28 211
Total Terrassement 542 746
100 OUVRAGES EN BETON
101. Béton de propreté dosé à 150kg de
CPA m3 1,486 52 095 77 413
102. Béton armé pour semelles dosé à
300kg CPA m3 4,459 70 930 316 277
103. Béton armé pour amorce de
raidisseurs dosé à 350kg CPA m3 0,102 77 797 7 935
104. Béton de chaînage bas dosé à
350kg CPA m3 1,836 77 336 141 989
105. Béton pour dallage dosé à 300kg m3 5,612 70 930 398 059
106. Béton de chaînage haut dosé à
350kg CPA m3 1,836 77 336 141 989
107. Béton armé pour raidisseurs dosé
à 350kg CPA m3 0,346 77 797 26 918
Total béton 1 110 580
200 MACONNERIE
201. Murs de soubassement en agglos
15cm pleins m² 39,1 12 797 500 363
202. Murs porteurs en élévation en
agglos 15cm creux m² 209,45 7 714 1 615 697
203. Cloisons en agglos 10cm creux m² 16,46 6 047 99 534
Total maçonnerie 2 215 594
300 COFFRAGE
301. Coffrage de dallage m² 70,15 1 795 125 919
302. Coffrage de chainage haut m² 122,4 5 580 682 992
303. Coffrage de raidisseurs m² 9,24 3 638 33 615
Total coffrage 842 526
400 ENDUIT ET CHAPE
401. Enduit au ciment dosé à 300kg m² 306,36 1 990 609 656
402. Chape au ciment dosé à 400kg m² 70,15 2 210 155 032
Total 764 688
500 MENUISERIE-QUINCAILLERIE
501. Porte pleine+cadre U 1 34 152 34 152
502. Portes 90 iso planes+cadre U 4 31 875 127 500
503. Portes80 iso planes+cadre U 4 30 440 121 760
504. Fenêtre persienne 150*120 +
cadre U 2 35 248 70 496
505. Fenêtres persiennées130*120
+cadre U 4 31 870 127 480
506. Fenêtre persienne 60*60 + cadre U 1 13 520 13 520
507. Paumelles U 19 5 000 95 000
508. Serrures U 9 10 104 90 936
509. Plafond m² 70,15 4 057 284 599
Total 965 443
600 PLOMBERIE-SANITAIRE
601. Evier inox double bac 120*60 U 1 521 986 521 986
602. Robinet mélangeur U 3 45 124 135 372
603. Colonne de douche flexible U 2 19 171 38 342
604. siphon de sol U 2 5 969 11 938
605. Lavabo U 2 114 083 228 166
606. Ensemble miroire et tablette U 2 47 341 94 682

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607. Cuvette WC à l'anglaise U 2 210 324 420 648
608. Robinet de puisage U 4 7 639 30 556
Total 1 481 690
700 ELECTRICITE
701. Prise de courant U 6 7 857 47 142
702. Prise de téléphone U 1 6 918 6 918
703. Prise de télévision U 2 4 244 8 488
704. Interrupteur simple allumage et
étanche U 6 4 244 25 464
705. Interrupteur va et vient U 8 5 613 44 904
706. Réglettes fluo mono de 120 U 3 37 189 111 567
707. hublot U 10 24 623 246 230
708.Tableau général avec disjoncteur U 1 125 560 125 560
709. Mise à la terre U 1 53 891 53 891
Total 670 164
800 PEINTURE
801. peinture d'imperméabilisation U 306,36 1 526 467 505
802. peinture vinylique U 612,72 1 451 889 057
803. peinture glycérophtalique U 194,58 1 911 371 842
Total 1 728 404

TOTAL HORS TAXES 10 321 835


TVA 1 857 930
TOTAL TOUTES TAXES COMPRISES 12 179 765
Arrêté le présent devis à la somme de douze millions cent-soixante-dix-neuf-milles-sept
Cent-soixante-cinq (12119765) francs

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LES ESCALIERS
GENERALITE

Dans le bâtiment diffèrent planchers sont reliés par des liaisons. Elles peuvent être
obliques (rampe) ou verticales (monte-charges, ascenseurs).

Nous nous intéressons pour ce cours à la liaison.

I- DEFINITION

C’est une suite de série de marche (niveaux différents et consécutifs échelonné pour
monter ou descendre. C’est une liaison entre paliers au niveau de la maison qui peut être
oblique ou verticale et qui permettent de gravir une distance verticale entre palier.

L’escalier est un moyen qui nous permet d’accéder d’un niveau à un autre.

II- THERMINAISON ET CARACTERISTIQUES


DIMENSIONNELLES

1-Terminologie (voir schéma ci-après)


 La marche : partie ou l’on pose le pas. Elle doit vérifier les dimensions selon la
relation de BLONDEL 2h + G = 60 a 64 cm

H : la hauteur de la marche

G : le giron

 La contremarche : partie verticale qui limite les marches


- Pour les habitations on a 16,5 à 17.5 cm
- Pour les caves on a 18 à 20 cm
- Pour les perrons (escalier devant les églises) on a 8 à 15 cm

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 Le nez de marche : c’est l’intersection entre la marche et la contre marche
 L’emmarchement : c’est la largeur du passage que prend la marche. Il se définit, se
détermine en unité de passage.
- Pour les ERP (Etablissement Recevant du Public) on a l’emmarchement de
0,60 m. une unité de passage fait 0,60. Mais deux unités de passage font
1,40
- Pour les maisons individuelles 0.80 m
- Pour les immeubles collectifs 1,2 m
- Pour les hôpitaux cela dépend de la technologie

 La volée : ensemble de marche qui compose u. Une volée ne doit pas excéder 25
marches pour un homme.ne partie de l’escalier de moitié ou d’une certaine quantité.
Elle est limitée par un palier intermédiaire et commence par un autre.
Si la volée excède 25 marches il faut mettre un palier.

 Le palier de repos ou palier intermédiaire : il limite les volées et en intermédiaire


il permet le repos du marcheur.
Sa profondeur doit est supérieurs a 1,2 l (avec l : largeur de la marche)

 La paillasse : c’est le support en béton armé sur lequel évoluent les marches.
 L’échappé : c’est la hauteur libre au-dessus des nez de marche. elle doit être
1,90m
 La ligne de foulé : c’est la trajectoire d’une personne qui descend l’escalier en
tenant la rampe. Elle est :
- Au milieu si l’emmarchement ≤ 1m
- A 0,5 si l’emmarchement 1,5m

 Le jour : c’est l’espace qui est situé entre les volées.


 La ligne de jour : c’est l’axe de cet espace (l’axe du jour)
 La rampe : c’est le support sur lequel s’appuient les personnes qui montent ou
descendent.
La hauteur de la rampe sur le palier doit être h 90cm et suivant l’inclinaison
h 1m.

Les espacements des barres suivant l’inclinaison doivent être

Les espacements des barres verticales de la rampe doivent être

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2-Caractéristiques dimensionnelles

Nombre d’usagers Nombre d’escalier Unite de passage

21 à 50 1 02

50 à 101 2 02

101 à 200 2 03

200 à 300 2 04

Escaliers Hauteur des marches Giron

Escaliers perron 15,5 à 17 cm 30 à 32 cm

Escaliers d’étage 16,5 à 17,5 cm 27 à 30 cm

Escaliers de cave 17,5 à 19 cm 20 à 28 cm

III- INCLINAISONS ET LIAISONS VERTICALES

Les escaliers selon leur utilisation et leur nature varient de 15ᵒ à 60ᵒ soit une moyenne
de 37,5ᵒ.

- Les rampes : de 0 à 15ᵒ


- Les escaliers de plan incliné : de 15 à 20ᵒsoit une moyenne de 17,5ᵒ
- Les escaliers à marches : de 20 à 45ᵒsoit une moyenne de 32,5ᵒ
- Les escaliers de machine (usine) : de 45 à 60ᵒ soit une moyenne de 52,5ᵒ
- Les échelles : de 60 à 75ᵒ soit une moyenne de 67,5ᵒ
(Voir schéma des inclinaisons)

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IV- LES TYPES D’ESCALIERS

Il faut savoir que nous avons trois (3) types d’escalier.

- Les escaliers droits : ce sont les plus rependus, ils sont conçus que quand
il y a assez de place. Ils offrent de ce fait le plus grand confort
d’utilisation, diffèrent par la forme et le nombre de volée.

- Les escaliers balancés :Ce sont les escaliers que l’on conçoit quand on a
moins d’espace (ils sont réalisés dans les maisons individuelles) car leur
réalisation permet un gain d’espace appréciable. D’une réalisation plus
facile en béton armé, ils sont souvent réalisés en bois.
Le plus difficile dans leur réalisation c’est de concevoir leur tracé.

- Les escaliers hélicoïdaux ou les escaliers colimaçons :ils se font sur un


encombrement minimal (par ex : dans les bateaux…). Ils permettent de
réaliser une liaison verticale là où l’on ne peut faire ni un escalier droit, ni
un escalier balancé. Peu confortable, ces escaliers sont essentiellement
utilisés dans deux (2) cas :

 Comme escalier de secours dans le logement collectif


 Comme escalier de communication entre 2 niveaux d’un même
appartement ou d’une même pièce.

Les matériaux de fabrication des escaliers

Les escaliers sont réalisés soit :

- En maçonnerie
- En béton
- En métal
- En bois

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V- CALCUL DES ESCALIERS

1- Règle :

Outre son emplacement la réalisation d’un escalier est déterminée par son calcul :

- Le calcul et la conception de ses différents composants formels


(marche, contremarche, giron, palier, inclinaison)
- Le calcul de structure (pas de notification pour ce cours)

Remarque : le calcul des marches des escaliers considère la hauteur verticale à


franchir.

Disposition constructives

Les différents éléments d’un escalier doivent respecter des dimensions minimales en
fonction de son utilisation.

- Emmarchement ‘’ l ’’ :
Maison individuelle et escalier de service l

Immeuble collectif et bâtiment public l

- Palier
Doit permettre le passage des objets volumineux tels qu’un brancard. Si
l’on appelle ‘’p’’ la largeur du palier, p

- Volée
Le nombre de marche d’une volée ne doit pas excéder 25 marches.

- Les marches
La relation suivante lie les hauteurs de marche ‘’h ‘’ aux girons ‘’G’’

2h + G = 60 a 65 (relation de BLONDEL)

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2- Tracé

Exemples de calcul

a- Les escaliers droits

Données :

Soit une cage d’escalier de largeur= 2,5m ; de longueur= 3,5m et une hauteur verticale à
franchir= 2,80m. (à 2 volées)

Calcul

Etape Calcul

Définir l’utilisation de l’escalier Immeuble collectif

L 16,5 h 17,5

Déterminer la hauteur ‘’H’’ à franchir 2,80m (donnée)

Choisir la hauteur moyenne d’une marche Soit h= 17cm

Calculer le nombre de hauteur de marche = 16,47 hauteur de marche

Arrondir au nombre entier de marche le Hauteur de marche = 16cm


plus proche. Un nombre paire de
préférence pour les escaliers deux volées
parallèles

Recalculer la hauteur réelle d’une marche

Calculer le giron en appliquant la relation G + (2 × 17,5) = 64


de BLONDEL.
 G= 64 – 35
prendre [G + 2h= 64]  G= 29cm

Calculer la longueur des volées escalier a 2 Nb de giron par volée 16 – 2 /2 = 7


volées parallèles
Longueur d’une volée 7 × 29 = 2,03m
Nb de giron = Nb de hauteur – 2

Déduire la largeur ‘’p’’ du palier 3,5 – 2,03 = 1,47 ≃ 1,50m

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Vérifier que la largeur du palier est au p= 1,20 × 1,2 = 1,44 ≃ 1,50m
moins égale a 1,2 l

Conclusion : h= 17,5cm ; G= 29cm ; l= 1,20m ; p= 1,50m

Tracé de l’escalier :

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b- Les escaliers balancés
 en U

Préliminaires

- Définir l’utilisation de l’escalier


- Déterminer la hauteur ‘’H’’ à franchir
- Choisir la hauteur moyenne d’une marche
- Calculer le nombre de hauteur de marche
- Arrondir au nombre entier de marche le plus proche. Un nombre paire de
préférence pour les escaliers deux volées parallèles
- Recalculer la hauteur réelle d’une marche
- Calculer le giron en appliquant la relation de BLONDEL.
prendre [G + 2h= 64]

- Calculer la longueur des volées escalier a 2 volées parallèles


Nb de giron = Nb de hauteur – 2

- Déduire la largeur ‘’p’’ du palier


- Vérifier que la largeur du palier est au moins égale à 1,2 l
Trace de la herse

- Tracer la ligne de foulée et y reporter les girons égaux (la diviser par le nombre
de marche déjà calculé)
- Tracer l’axe de la cage XX’
- Déterminer le nombre de marches à balancer (le balancement commence en
principe à partir de la troisième (3e) marche)
- Tracer sur un axe vertical de développement de la ligne de foulée AA’
- Tracer sur un axe horizontal de développement de la ligne BB’ ligne de collets
- Joindre les division du segment AA’ au point B’
- Tracer à partir de B un arc de cercle de rayon BB’, on obtient un point C’
- Les intersections des droites issues de B’ avec l’oblique BC’ déterminent les
largeurs de collets
- Reporter les segments sur la ligne de jour et joindre aux points correspondants de
la ligne de foulée jusqu’au mur d’échiffre, ils le coupent en des points
d’intersection
- Etablir le tableau de mesure

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nᵒ des 4 5 6 7 8
marches

Nature

des lignes

Collet

Foulée identique

Echiffre

Tracer l’escalier

 en L

Préliminaire (Idem)

Trace de la herse

- Déterminer le nombre, la hauteur et le giron des marches


- Tracer la ligne de foulée et y reporter les différents girons et les
numéroter
- Tracer le segment MO qui est le milieu du quartier tournant. Le
balancement se fera en deux (2) étapes par rapport à cet axe.
- Déterminer le nombre de marche à balancer en projetant le centre (o) sur
la ligne de foulée (o’)

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Règle : le balancement comment trois (3) marches au moins avant le point (o’)

- Reporter sur l’axe vertical de la herse les divisions de la ligne de foulée


entre A et A’
- Reporter sur l’axe horizontal la longueur de la ligne de jour (collet) entre B
et B’
- Joindre toutes les divisions de l’axe vertical au point B’
- De B pour centre tracer le ¼ de cercle de rayon BB’ qui coupe le dernier
segment de la herse en B’’
- Joindre BB’’, on obtient des segments
- Reporter les segments sur la ligne des collets et tracer les nez de marches
- Procéder de même pour la partie droite

Règle : Les marches de départ et d’arrivée doivent être droites.

- Etablir le tableau des mesures des marches

nᵒ des 4 5 6 7 8
marches

Nature

des lignes

Collet

Foulée (Girons identiques)

Echiffre

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Trace de l’escalier

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GROUPE 4 : KOUAKOU MAXIME

TECHNOLOGIE
DU
BATIMENT :
Les préliminaires

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SOMMAIRE

CH4 : LES PRELIMIMAIRES

INTRODUCTION

4.1- ABATTAGE

4.2 DESOUCHAGE

4.3 DESHERBAGE

4.4 TRANSPORT DES DETRITUS

4.5 DECAPAGE

4.6 TERRASSEMENT

4.6.1 Les différentes opérations du terrassement


 sondage
 nivellement
 Déblais
 Remblai

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4.7 IMPLANTATION DU CHANTIER

(Certains postes de travail)

 Poste de stockage de gravier et de ciment


 Poste de ferraillage
 Poste de coffrage

4.8 IMPLANTATION DU BATIMENT

Définition

A ) méthode de réalisation

B ) mise en place des chaises

C ) comment implanté ?

D ) documents d’exécution

E ) devis descriptif

CONCLUSION

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CH4 : LES PRELIMIMAIRES

INTRODUCTION

Les préliminaires sont des travaux à réaliser, terrassement et OGC


qui permette l’implantation du bâtiment.

Elle part de l’abattage des arbres jusqu’à l’implantation du bâtiment.


C’est un procédé et est suivi par la réalisation du gros œuvre.

Dans notre exposé nous essayerons de présenter ces différentes


étapes et les détailler le plus possible.

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4.1- ABATTAGE

Il intervient lorsque nous sommes sur un terrain vierge ou des


travaux neuf. Par définition c’est l’action d’abattre. Il consiste à
débarrasser le terrain des arbres et branchages qui font obstacle à
la construction de l’ouvrage.

4.2LE DESOUCHAGE

La souche est le bas du tronc qui reste dans la terre lorsque l’arbre a
été abattu. Le dessouchage est donc l’action d’enlever les souches
après l’abattage des arbres. Il se réalise généralement avec une
pioche ou une pelle.

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4.3LE DESHERBAGE

Tout comme l’abattage et le dessouchage, le désherbage prépare le


terrain à recevoir l’ouvrage (le bâtiment).

C’est l’action d’enlever les herbes. Il peut être effectué de deux (2)
façons :

- Manuellement : à la seul force des bras,


- Chimiquement : par l’utilisation de produit désherbant.

4.4LE TRANSPORT DES DETRITUS

Les actions effectuées ci-dessus (abattage, désherbage,


dessouchage) composent les détritus qui se doivent d’être évacuer du
terrain.

Le transport de ces détritus se réalise au moyen de camion de


différent tonnage ou manuellement par le biais de brouettes.

4.5 LE DECAPAGE (engazonnement)

Le décapage consiste à enlever d’un sol la terre végétale. En effet


cette terre vue en surface est remplie d’impuretés (ordures), n’est
pas suffisamment compacté et s’avère inapproprié pour servir de
support au bâtiment.

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4.6 TERRASSEMENT

Le terrassement est une mise en forme du terrain selon le niveau


demandé par le concepteur.

Mettre en forme un terrain ou le modeler par un terrassement est


nécessaire tout en gardant à l’esprit que trop de modification sur un
terrain peuvent nuire à sa qualité ; de plus les remblais mal disposés
ne peuvent causer des glissements de terrain ou des retenues d’eau.

Opération de terrassement et de transport des gravats

REMARQUES

Seul un géologue ou un terrassier ayant une bonne expérience pourra


vous donner des conseils avisés.

Le terrassier. Ce professionnel qui fera la mise en forme de votre


terrain est équipé de gros matériel, comme les tractopelles, les
camions. Il devra accéder à votre chantier pour amener et emmener
si nécessaire les déchets ou gravats de démolition. Il est probable

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qu’il préparera lui-même l’accès au chantier s’il n’existe pas déjà ; là
commence le terrassement.

4.6.1 Les différentes opérations du terrassement

Dans la plupart du temps, on à recours aux engins mécanique, même


pour les simples maisons d'habitation, le travail à la main
provoquerait des inégalités du terrien.
Lors du terrassement on exécute des opérations de :

 Sondage : est réalisé pour la reconnaissance de la nature du sol,


appelée reconnaissance géotechnique.

 Nivellement : est l'ensemble des actions d'aplanir le terrain,


généralement on utilise la niveleuse qui facilite ces actions.

 Déblai : c'est l'ensemble des terres retirées du sol lors des


divers travaux de terrassement

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 Remblai : c'est la quantité des terres rapportées sur le terrain
pour combler une cavité ou pour créer une plate-forme.

Au cours de ces opérations le phénomène de foisonnement des


terres est observé : on dit que la terre foisonne si la quantité de
terre extraite des fouilles occupe un volume plus grand que quand
elle était en place. Le foisonnement de terre est le rapport entre les
volumes après et avant la réalisation fouille.

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4.7 IMPLANTATION DU CHANTIER (Certains postes de travail)

Il consiste à l’organisation du chantier et la disposition des


différents postes de travail sur la plateforme réalisé.

 Le Poste de stockage de gravier et de ciment :


C’est une surface aménagée pour entreposer le gravier et le
ciment (en vrac ou en sacs de 50kg). Il faudra harmoniser la
fréquence et l’importance des livraisons en fonction des
surfaces disponibles.

Le poste de stockage de gravier et de ciment doit être installé


à proximité de l’ouvrage pour une facilité d’accès aux ouvriers.
Il doit aussi être bien aéré pour éviter le durcissement du
ciment, ce qui le rend de mauvaise qualité.

 Le Poste de ferraillage

Son objectif est de fabriquer les armatures nécessaires à la


réalisation des ouvrages ou parties d’ouvrages en béton armé.

Ce poste comporte 5 sous-postes : parc des aciers, zone de débit


(espace de coupage), aire de façonnage, aire de montage, aire de
stockage des armatures assemblées.

Remarque : Au moins le sou-poste de stockage des armatures


assemblées doit l’air de balayage de la grue.

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 Le Poste de coffrage
Il produit les éléments de coffrage nécessaire à la réalisation
des ouvrages ou parties d’ouvrage en béton armé. Il définit les
options de coffrage, les parements et le matériau constitutif
adapté (bois, métal).

Au moins le sou-poste de coffrage des armatures assemblées


doit l’air de balayage de la grue. S’il y en a.

A ces différents postes cités, nous pouvons ajouter qu’il existe


d’autres postes tel que : le poste de bétonnage, le poste de levage, le
poste de préfabrication, les airs de stockages etc…

En somme on peut retenir que l’utilisation d’un poste dépend de la


nature du chantier et du besoin qui se fait sentir.

4.7.2 IMPLANTATION DU BATIMENT

Définition

C’est un repérage en plan et en altitude d’un ouvrage pour sa


réalisation sur le sol.

Cela consiste à matérialiser sur le terrain les tracés géométriques du


projet. Cette exécution se manifeste par :

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 La mise en place des chaises
 Les différentes excavations à l’exécuter
 Les fouilles et délimitations en rigoles
 Les fondations profondes (puits et pieux…)
 Le tracé des murs (façades, pignons, refends, trumeaux, poteau)

Station total LEI

a) Méthode de réalisation
 Soit par appareillage
 Station totale robotique
 Appareil classique (chaise…)

 Soit de façon manuelle


 Point de référence

Ce référer à un point connu

 Borne de SODECI
 Limites de voiries (réseau électricité, d’eau)
 Bornes du lot

 Alignement (ligne directrice)

Choisir en fonction des éléments alentours

 Alignement aux édifices existants sur le terrain ou en dehors


 Axe de la voie publique proche
 Repère fixés à la demande des constructeurs
b) La mise en place des chaises

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 Enveloppe et masse général du bâtiment

 Distance entre en X et la position de la chaise. 1m minimum

 Mise en place pour permettre l’activité d’exécution des fouilles


et le montage de maçonnerie

 Passage pour les brouettes et les ouvriers (espace de travail)

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Chaise : confectionnée en bois (Chevron + Planche)

1- Pointe d’axe
2- Pointe limitant les murs
3- Pointes limitant les limites de la fouille
4- Planche 15/4
5- Chevrons 8/8 placés en piqué

 Les poteaux et semelles sont implantés suivant les axes

c) Comment implanté ?

 Tracé à partir des lignes directrices

 Placé les chaises

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 Reporter les cumulatives

 Tracé au sable suivant les cordes tendues.

d) Documents d’exécutions

 Plan de fondation cotée selon les cotations d’implantation (aux


axes des murs)

 Plan de masse

e) Devis descriptif

 Cordeau

 Pointes (8-10-12 …)

 Planches (14/4)

 Chevron (8/8)

 Masse (10 kg)

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 marteau

CONCLUSION

Etant à la fin de notre exposé nous pouvons affirmer que les


préliminaires sont un ensemble d’opérations à exécuter en vue de la
réalisation de notre ouvrage.

Il est donc nécessaire de les mener avec grande minutie pour une
construction réussit et respectant les règles de l’art.

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GROUPE 5 : ABO ARNOLD – KOMBATE JULES

CHAPITRE 5 : LE GROS ŒUVRE

INTRODUCTION

Un bâtiment est un produit généralement unique (situation,


contextes, usages, …), qui n'est pas que la somme des parties mais
avant tout un assemblage constituant des systèmes cohérents ayant
des interactions avec les systèmes existants (naturels globaux et
locaux, culturels, patrimoniaux, infrastructures type VRD, transports
en commun, la composition (mixité) sociale, etc.). C’est dans cette
optique que nous sommes à effectuer un exposé de technologie du
bâtiment précisément sur le gros œuvre.
De ce fait, il est important en tant que technicien connaître et
maitriser la mise en œuvre du gros œuvre.

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Définition

Le gros œuvre désigne l’ensemble des ouvrages formant l’ossature


d’un bâtiment en assurant la stabilité, la résistance et la protection
d’une construction (fondations, murs porteurs, planchers, dalles,
toitures etc.…)

Le gros œuvre comprend deux parties :

- La partie infrastructure
- La partie superstructure

5.I- PREMIERE PARTIE : La partie infrastructure

On appelle infrastructure, toute la partie du bâtiment se trouvant


enterré dans le sol qui le porte et dont l’étude ne devrait jamais être
oblitérée.

1- les Fouilles
On donne l’appellation de fouille au creux qu’on obtient lorsqu’on
exécute un déblai.
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Il existe différentes formes de fouille, on distingue :

- Les fouilles en rigole


- Les fouilles en tranchée
- Les fouilles en excavation ou fouilles en pleine masse
- Les fouilles en puits
- Les fouilles en trou

TERMINOLOGIE DES FOUILLES

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LE COFFRAGE

Définition

Le coffrage est une enceinte provisoire destinée à contenir un


matériau de construction (béton, pisé) utile pour maintenir ce
matériau en place, en attendant sa prise puis son durcissement.

Rôle du coffrage

Le coffrage à pour rôle de :

 Donner la forme souhaitée au béton


 Maintenir la bite du matériau jusqu'à sa prise
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 Donner un état de surface au béton (déterminant si le béton
est apparent)
Choix du coffrage

Les éléments à prendre en compte pour le choix d'un type de


coffrage sont :

 L'économie : compromis pérennité/amortissement (Représente


40 à 60 % du prix du BA)
 L'adaptation aux formes prévues et la modularité
 La facilité de mise en œuvre et de réglage
 La disponibilité dans l'entreprise ou sur le marché de la location
 Le poids du coffrage, nécessitant ou non des moyens de levage
 La sécurité des salariés lors des phases de coffrage, de
ferraillage et de bétonnage
 Le parement à obtenir (béton brut, soigné, enduit, lasure,
architectonique...)
 Les spécifications éventuelles du contrat
 Les possibilités de réutilisation (pérennité)
 Le taux de rotation

Actions principales à prendre en compte lors d'un calcul de


coffrage :

Pour les éléments plans :

 Poids propre des éléments constitutifs des coffrages


 Poids propre du béton
Pour les éléments verticaux :

 Pression du béton (attention : pression non hydrostatique, sauf


dans le cas particulier du coffrage des colonnes)
 Vent
Autres :

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 Stabilité : contraintes et en particulier le contreventement
 Les déformations dues à la poussée du béton (très important)
 Qualité des parements : réduction des flèches, bullage limité,
étanchéité (peu de fuite de laitance)
 Réglage : horizontalité et verticalité
 Positionnement correct par rapport aux armatures métalliques
(minimum de 2 cm),
 Sécurité Protection, passerelle de service, échelles, garde-
corps

Exemple de coffrage

COFFRAGE DALLE COFFRAGE BETON

COFFRAGE ESCALIER-COFFRAGE METALLIQUE

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a- Les armatures

Définition

C’est un ensemble en métal utilisé en maçonnerie, béton armé,


charpente, pour augmenter la résistance.

Ainsi, les aciers pour béton armé sont obtenus par tréfilage ou
laminage a chaud. Ce sont des ronds lisses ou des ronds à surface
crénelée ou crantée pour les aciers à haute adhérence. La réalisation
de ces surfaces améliore l’adhérence entre l'acier et le béton et
provoque un écrouissage qui améliore la résistance de l'acier. Ils sont
livrés :
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. En barres de 12 m
On a dans ce cas :
- ɸ6
- ɸ8
- ɸ 10
- ɸ 12
- ɸ 14
- ɸ 16
- ɸ 20 etc.…

. En rouleaux pour les petits diamètres


. En panneaux ou en rouleaux de treillis soudés.

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Rôle des armatures

Sous l’effet d’une charge (effort de compression) :

- Le poteau peut céder soit par gonflement (poteau court) ou par


flambage (poteau long).
Pour pallier ces phénomènes, on incorpore dans le poteau, une
armature constituée d’aciers longitudinaux (verticaux) et d’aciers
transversaux.

 Les aciers longitudinaux(verticaux)

Ils sont placés dans les angles et au voisinage des parois


(relativement à l’enrobage).
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- Ils aident le béton à résister aux efforts de compression (dans
les poteaux courts)
- Ils s’opposent au flambage du poteau en résistant au moment de
flexion dans les zones tendues (dans les poteaux longs)

 Les aciers transversaux


- Ils empêchent le béton d’éclater latéralement (résistent au
flambement)
- Ils augmentent la résistance du poteau aux efforts de
compression et au flambage.
- Ils ceinturent les aciers longitudinaux entre eux et assurent
ainsi :
 Leur position adéquate dans les sections des poteaux
 L’enrobage convenable des aciers

NB : dans tous les poteaux en béton armé, les aciers verticaux et


transversaux sont nécessaires.

C- La Maçonnerie

On appelle maçonnerie tout ouvrage dont la constitution duquel entre


deux (2) ou plusieurs matériaux (pieux, briques, parpaings).

C’est l’ensemble des ouvrages à tendance verticale qui sont très


souvent réalisés en éléments composés.

Très souvent ils sont de plus en plus réalisés en éléments continus


(mur en béton banché-parois composites).

Nous avons à cet effet plusieurs sortes d’agglomérés qui entre dans
l’exécution d’un ouvrage en infrastructure, on peut citer :

- Les agglos pleins de 20

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- Les agglos pleins de 15
- Les agglos creux de 15
- Les agglos pleins de 12
- Les agglos creux de 12
- Les agglos creux de 10
- Les agglos pleins de 7
- Les agglos creux de 7

Les Remblais

Définition

Le remblai est le fait de prélever des terres, les transporter pour


combler les cavités ou pour élever le niveau du terrain.

Ainsi, le remblayage désigne un apport de terres ; il existe


différents types de remblai :

- Les remblais ordinaires (terres provenant des déblais du


terrain)
- Les remblais d’emprunt (terres prises en dehors du terrain)
- Les remblais traités (terres sélectionnées ayant subit un
traitement ou un mélange avec d’autres matériaux)

Aussi, il est important de dire que les remblais se font à certains


niveau dans la construction d’un ouvrage on peut citer en exemple :

- Le remblai de fouille
- Le remblai sous dallage etc.…

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Protection des remblais

Pour constituer un remblai durable et stable, il faut lui assurer une


bonne liaison avec le sol naturel.

A cet effet, il faut :

- Préparer le terrain d’assise du remblai : en procédant au


décapage systématique des terres végétales
- Choisir des déblais de bonne qualité pour constituer les
différentes parties du remblai.
- Assurer un bon compactage des terres.
- Assurer surtout la protection des talus contre les intempéries.

2- Les fondations
a- Définitions
On appelle fondations, la base de l’ouvrage (bâtiment-ponts…) qui se
trouve en contact direct avec le terrain d’assise. Ils sont
généralement fonction de la nature des sols et en fonction de cette
nature, on a différents types de fondations :

- Les fondations superficielles


- Les fondations semi profondes (puits de fondation)
- Les fondations profondes (pieux)

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b- Les fondations et leur nature

Rôle

Les fondations d’un ouvrage sont des éléments portant du bâtiment.


Elles assurent la transmission des efforts de la structure sur le sol
(principalement les efforts de pesanteur) et doivent recevoir sans
faillir les actions ascendantes du sol de sorte qu’au plus P+ R = 0

- Les charges permanentes (masse du bâti…)


- Les charges d’exploitation
 Les charges statiques (matériel, meubles, dépôts…)
 Les charges dynamiques (machines, personnes …)
 Les charges climatiques (vent, soleil, neige, pluie.) et
effets induits.

En fonction des sols et de leurs natures, les fondations sont


déterminées et conçues.

Conception d’une fondation

La conception d’une fondation tient à deux (2) aspects :

- Assurer la sécurité des utilisateurs et la stabilité de


l’immeuble (calculs)
- Adapter une solution économique

Types de fondations

Selon le sol et la nature du bâtiment à réaliser, différents types de


fondations peuvent être exécutées.

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b1- Les fondations superficielles

Il s’agit de fondations à faibles profondeur (en surface) sans ou avec


peu d’armatures. Les fouilles sont exécutées soit en rigole, soit en
fouilles peu larges et peu profondes, ce sont des fondations dont la
profondeur est ≤ à 1.00m (avec ˃16) B étant la largeur de semelle

et D la profondeur de fouille.

Les caractéristiques de ces fondations réalisées au niveau de ces


ouvrages sont :

 Les semelles continues sous murs (filants)

 Les semelles continues sous poteaux

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 Les poteaux isolés

 Les radiers (simples ou généraux)

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 Les longrines

Ainsi, les fondations superficielles peuvent être faites en :

 Les bétons de masse


- le Gros béton

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- le béton cyclopéen

Rôles : Supporte de faibles charges (85 x 50 - 50 x 100)

Caractéristiques : sections très souvent rectangulaire

Constitution : gros béton- cyclopéen

Avantages : pas de coffrages / prendre la forme de la rigole

Inconvénients : zones sensibles aux variations de charges. Risque de


tassement différentiel.

- Emploi : ouvrage de faible importance (villas-construction


légères-garages)

 Les fondations semi-profondes

Lorsque les fondations superficielles ne peuvent être réalisées


(c’est-à-dire que le sol à ce niveau n’est pas adéquat) alors l’on
peut admettre la faisabilité des fondations semi-profondes avec la

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réalisation de puits de fondations (les puits de fondations sont
moins couteux à ce niveau que les radiers et les semelles massives)

- Caractéristiques de réalisation

Profondeur : 1 ˂ x ˂ 8.00 mètres

Tête de puits : diamètre 1.00 à 1.50 m

Forme de tête : circulaire- rectangulaire-carré selon le modèle de


forage

Distances entre axe de puits : quatre (04) à huit (08) mètres et


dépend

 Des efforts supportés


 De la section des puits
 Des sections des longrines

Positionnement des puits

- Angles extérieures ou intérieures


- Intersection (murs intérieurs)
- Aux descentes des poteaux en BA (d’angle de rive)
- En dessous des trumeaux en BA (voile de béton)
 En maçonnerie, le voile doit être supérieur à 80 cm
 En BA le voile doit avoir la même section sue le poteau

Etablissement de l’infrastructure

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Les têtes de puits sont arasées. Les poutres de liaisons (longrines)
qui chevauchent les têtes de puits y reposent simplement (appuis
simples).

 Les longrines non encrées peuvent ainsi glisser sans donner au


puits une flexion dangereuse.
 Les longrines forment alors un plan de quadrillage
 Et peuvent servir à encrer les poteaux ou à supporter les
murs.
 La … directe d’un poteau sur un puits peut se faire en
réalisant une semelle incorporée à la tête du puits.

Encrage

- Les puits s’encastrent de 20 à 50 cm dans le sol jugé résistant.


- Augmente la surface portante par la disposition dite en patte
d’éléphant. (à condition que la cohésion des terres soit
satisfaisante)

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Ce qui implique le nombre de puits résultera d’un compromis
d’exigence en conflits

- D’une part, le terrassement et le remplissage en béton pour les


puits.
- De l’autre, la portée et la section des longrines dépendantes des
puits

Ce qui implique le choix doit se baser sur l’aspect technique et


économique.

 Les fondations profondes

Elles sont destinées à reporter les charges de vingt (20) à quarante


(40) mètres et plus les charges au sol.

Les pieux sont groupés par 2, 3, 4, 5 et plus réunir en tête par une
semelle très épaisse afin de répartir les charges sur chacun des
pieux.

Principe de fonctionnement

Les pieux agissent sur le sol soit :

- Par frottement latéral


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- Par effet de pointe
- Par effet de deux (02) actions

Et ils doivent résister généralement à l’effet

 Des charges verticales


 Des poussées horizontales ou obliques
Schémas

Le centre de gravité du triangle

Du triangle équilatéral ABC

Coïncide avec
celui de P1

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Condition de stabilité

L ≥ 2,5 ɸ

nl ≥ n 11 ɸ

( n est le nombre de cotés du polygone).

NOTA : la boue est caractérisée par :

- La rigidité au repos
- La viscosité en mouvement (propriétaire de la thixotropie)

Coupe sur le tirant

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 Les fondations spéciales (parois moulées- radiers-cuvelage)

Il s’agit de fondations particulières, établies pour parer et régler des


problèmes importants.

 Parois moulées

Ce sont des parois verticales et épaisses (0.5 à 1.5m) en béton ou


béton armé, rectilignes ou courbes effectuées sur une grande
profondeur (40 à 50m…) pour la réalisation de fondations et sous sol
ou parking en milieu urbain.

Rôle

Elles assurent :

 Le soutènement des terres limitrophes à l’ouvrage


 Le rôle porteur pour les constructions (fondations et murs)
 l’étanchéité pour les sous sols
 Elles permettent enfin la réalisation de fondations profondes
en milieu urbain (chargé) lorsqu’on doit avoir ou utilisé un sous
sol.
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Principe de réalisation

1- Excavation d’une tranchée verticale étroite et profonde à


partir du niveau du sol sans blindage ni étaiement.
2- Equilibre des parois (soutènement) par la boue thixotropique
qui remplit la tranchée au fur et à mesure de l’excavation
3- Incorporation éventuelles d’une cage d’armatures
4- Remplissage de la tranchée par du béton qui se substitue à la
boue à partir du fond de la tranchée.

- Tirants précontraints destinés à stabiliser la paroi moulée. Ils sont


placés au fur et à mesure des travaux d’excavation.

- Ecran étanche sous la paroi moulée, constitue par un voile injecté


de largeur 3m.

Rôle de la boue utilisée (mélange d’eau et de bentonite)

 Permettre la remontée des déblais


 Maintenir les parois de la tranchée
 Colmater les fissures (rôle du cake)

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 Lubrifier et refroidi l’outil de forage

Le radier

C’est une semelle unique constituant un socle général de répartition


des charges. A cet effet, il exige une grande rigidité, donc de fortes
sections avec des armatures denses.

Justification de la construction

La construction du radier se trouve justifier par :

- La faible capacité portante du sol


- Les charges élevées du bâtiment
- Le rapprochement des poteaux
- La profondeur à avoir un bon sol
- Des difficultés d’établir des pieux
- Des charges exécutées en rives du bâtiment

Construction

- Radier plan épais

- Radier plan nervuré


Dalles ou hourdis, des nervures, des poutres transversales.
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Les nervures sont disposés de façon à former des … des

rectangles peu allongés.

- Radier voûte
La voûte ne subit pas de flexion mais seulement un effort de
compression. Solution économique

- Radier champignon renversé


 Solution élégante facile d’exécution
 Les chapiteaux forment une saillie sur dalle

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Cuvelage

Cuve en béton réaliser pour étancher, stabiliser les parois aux droits
des excavations.

Tirants pour contrer les poussées hydrostatiques

3- Maçonnerie béton armé


b- béton

Le béton de ciment est un matériau connu par l’association de


matériaux composants c'est-à-dire le ciment + le sable + le gravier +
l’eau.

Il est important de souligner que les dosages diffèrent en fonction


du type d’ouvrages qui sera effectué.

- Le béton de propreté est dosé à 150 kg/m3 : 3C 8S 16G


- Le béton pour semelles est dosé à 350 kg/m3 : 7C
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- Le béton pour amorces de raidisseurs dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour amorces de poteaux est dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour chaînages (bas et horizontaux) est dosé à 350
kg/m3
- Le béton pour poutres est dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour dalles est dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour balcons est dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour dallage est dosé à 350 kg/m3
- Le béton de forme dosé à 250kg/m3

 LE PLANCHER

Définition

Les planchers déterminent les différents niveaux au niveau d’une


construction. Ils s’appuient sur :

 Les murs de façade


 Les refends transversaux et murs pignons
 Les refends longitudinaux et murs de façade
 Les poutres de rives
 Les poutres intérieures
 Des points d’appuis isolés
 Les murs et les poutres

Chaque élément de bâtiment possède :

 Un fond (plancher bas)


 Un couvercle (plancher haut)
 Chaque plancher peut constituer ainsi les semelles d’une poutre
 En forme de T
 En forme de I

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 Ou une poutre caisson

C'est un élément essentiel d'une construction représentant la


surface sur laquelle on vit.

Ce porteur horizontal assure les liaisons avec les porteurs verticaux.


Il peut servir de plate-forme horizontale au rez-de-chaussée ou de
séparation entre les étages d'une habitation. En sous-face, on parle
de plafond.

Un plancher est constitué d'une ossature, d'un remplissage, et d'un


ouvrage plan.

-Rôle

Les planchers jouent le rôle :

- De plate forme porteuse pour l’étage considéré


- De toit pour l’étage sous-jacent
- D’écran permettant le confort de l’habitant
- D’élément de stabilité
- Assurent la planéité au niveau d’un ouvrage
- Déterminent les niveaux de bâtiments à plusieurs niveaux

IMPLANTATION COFFRAGE

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-
-

Nature des dalles

Les dalles sont confectionnées soit en dalle pleine, soit en corps creux (hourdi) et
nervures.

Dalle pleine

Dalle constituée en béton armé et ferraillée au max avec une masse non négligeable.

F= 25kg/m2 de surface/cm d’épaisseur → 0,25 KN

Exemple : Dalle de 16cm et de 1m2 de surface

Masse en kg = 25 x 16 x 1 = 400kg/m2

Evaluation des surcharges

- Habitation → 175 kg/m2


- Bureaux → 200kg/m2
- Salle de classe → 250 kg/m2
- E.R.P. / magasin et lieux publics →
2
500kg/m

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Ils sont faits
soit en bois,
métallique ou
en corps
creux ou en
dalle pleine

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 Les poteaux

Définitions

Les poteaux sont des ouvrages porteurs verticaux, généralement en


en béton armé.

Rôles des poteaux

Les poteaux ont pour rôles essentiels ;

- De Servir de points d’appui aux poutres supportant les


planchers
- De Supporter des charges verticales concentrées (efforts de
compression
- De Servir de chaînages verticaux
- De Transmettre ces charges aux fondations

Ils sont appelés suivant leur emplacement dans le bâtiment :

- Poteau en rive
- Poteau d’angle
- Poteau intérieur

Ils peuvent être construits :

- Isolés, alignés ou non sur des semelles isolées ou continues


- Incorporés dans l’épaisseur du mur, ils se comportent ici comme
des raidisseurs
-

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 Réalisation des poteaux
 Le coffrage
Le coffrage est constitué, en général, de panneaux raidis par des
traverses. Il peut être réalisé :

- En bois (coffrage traditionnel en planches)


- En métal
- En bois et métal (coffrage mixte : bois et peau coffrante)

 Opérations élémentaires de réalisation

-implantation des poteaux suivant leurs axes (définis sur le plan)

- Réalisation d’une amorce de cinq (5) à huit (8) cm de hauteur en


béton dosé à 350 kg de CPA/ m3 (pour faciliter la mise en place du
coffrage)

- Mise en place de la cage d’armature, ligaturée sur les attentes et


munie de cales en béton ou distancier pour faciliter l’enrobage.

- Mise en place du coffrage (serrage des joues, calage, plombage et


étaiement).

- tracé du trait de niveau de façon à prévoir l’arrêt du béton

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- coulage du béton, dosé environ à 350 à 400 kg de CPA/m3 et
vibration par couches successives.

- décoffrage après début du durcissement (12 à 24 heures)

 Poutres
Définition

Les poutres sont des ouvrages porteurs horizontaux, en béton armé,


bois ou métallique qui ont pour rôles de :

- Transmettre les charges et surcharges de la construction, aux


éléments porteurs verticaux (murs porteurs-poteaux).
- Assurer la liaison des appuis isolés (les poteaux), ou des appuis
continus (les murs).
- Participer à la stabilité et à la résistance mécanique des
ouvrages élémentaires associés (poteaux, planchers)…

Nature et formes des poutres (voir chapitre 2)

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 Réalisation des poutres
 Coffrage des poutres
Dispositions générales

L’implantation des poteaux et des poutres s’effectue à partir d’un


plan de coffrage qui fournit :

- Le numéro de la poutre
- La portée et la section de la poutre
- Les axes d’implantation des poteaux et des poutres

(Voir schéma chapitre 2)

Les qualités essentielles résident en :

- La stabilité et au réglage précis


- La résistance à la masse de l’armature et du béton
- La résistance aux effets dynamiques (chute du béton et
vibration, circulation des ouvriers)
- La facilité de décoffrage et de réemplois des éléments
- La sécurité en cours de travaux

Matériels et matériaux utilisés

- Des panneaux de contreplaqué pour des parements propre brut


de décoffrage
- Des planches pour des parements à enduire.
- Des chevrons, bastaings et madriers, pour le calage,
- Des étais métalliques
- Des serre-joints…

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COFFRAGE DE POUTRE EN BETON ARME

Coupe schématique

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Exemple de poutres bois

Exemple de poutres métallique

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 LE DALLAGE
 Définition-rôles
Un dallage est une dalle en béton armé ou non réalisée sur un
remblai compacté (ou terre-plein) et qui est destiné
essentiellement à :

- Isoler les usagers de l’humidité du sol


- Recevoir les divers revêtements de sol (carrelage, moquette…)
- Supporter et répartir au sol les charges et les surcharges
(cloisons, mobiliers, personnes)

 Qualité essentielles d’un dallage

Pour les dallages intérieurs pour maison d’habitation :

Le dallage doit :

- Avoir une surface plane, non humide


- Etre résistant à l’usure, aux chocs, aux charges…
- Etre esthétique

Pour les dallages à usage industriel (magasins, usines marchés…)

En plus des qualités requises pour les dallages à usage d’habitation, le


dallage à usage industriel doit être :

- Résistant à la circulation des engins lourds.


- Résistant au passage intensif des personnes.
- Résistant aux produits corrosifs

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Constitution d’un dallage

TABLEAU

Eléments constitutifs Constitution des Rôles des éléments


éléments

A- Forme stabilisée Constitué de :

Ou terre-plein -Cailloux- graviers-


sable
(remblai compacté) Sert de surface
- mélangés ou tout horizontale d’appui du
venant+une couche dallage (c’est la
sable fondation du dallage)

- terre
compacté+couche de
sable

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Epaisseur ≥ 15 cm

B- Ecran d’étanchéité Film polyane Assure la protection


de la dalle l’humidité
du sol

C- Dalle en béton En béton dosé de 150 kg


à 350 kg de ciment /m3,
(armé ou non) armé de treillis soudés

Epaisseur : de 6 à 12 cm

5. II- DEUXIEME PARTIE : La partie superstructure

Définitions

On appelle superstructure, tout ce qui, dans une construction, est


situé au dessus du sol, des terrassements, d’une autre construction.

En d’autres termes c’est la partie surélevée d’un bâtiment.

A l’instar de l’infrastructure, elle se décompose comme suit :

1- Maçonnerie béton armé


a- Béton
A ce niveau nous avons le :

- Le béton pour dalles dosé à 350 kg/m3


- Le béton pour linteau dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour poteaux dosé à 350 kg/m3
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- Le béton pour raidisseurs dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour poutres dosé à 350 kg/m3
- Le béton pour chaînages (verticaux et horizontaux) dosé à 350
kg/m3

 ETUDE DE LINTEAU
Définition

Le linteau est un élément en béton armé qui limite l’ouverture de la


baie à sa partie supérieure, en prenant appui sur les jambages.

Il est peut être isolé au dessus de la baie, continu sur plusieurs


baies, ou même incorporé au chaînage horizontal.

Les dispositions constructives relatives au linteau sont les mêmes


que pour les chaînages horizontaux. (Voir étude sur chaînages)

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 Les chaînages

Définitions et rôles

Les chaînages (verticaux et horizontaux) constituent une ceinture


continue en béton armé, qui couronne les murs porteurs –façades,
pignons et refends).

Ils ne sont pas dimensionnés comme dans le cas des poteaux ou des
poutres mais comportent toujours une armature minimale disposé
dans la section de béton comme des poteaux ou poutres.

Ils sont situés :

- Au niveau des planchers de chaque étage (chaînages verticaux)


- Au couronnement des murs
- Aux intersections des murs porteurs
- Dans les angles saillants et rentrants en maçonnerie

Leurs rôles principaux sont qu’ils :

- Contribuent à la stabilité du bâtiment


 Avec les chaînages verticaux, ils relient les murs entre
eux et donc empêchent leur écartement éventuel.
 Ils repartissent de façon uniforme le poids et les charges
du plancher sur les murs porteurs
 Réduisent les risques de fissurations dans la maçonnerie
 Résistent aux efforts de traction

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4-Coffrage des chaînages horizontaux

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Armatures

A l’instar de l’infrastructure, les armatures qui seront utilisés en


superstructure seront les mêmes ce sont :

- ɸ6
- ɸ8
- ɸ 10
- ɸ 12
- ɸ 14
- ɸ 16
- ɸ 20 etc.…

Maçonnerie

Pour la maçonnerie en superstructure on utilise :

- Les agglos creux de 15


- Les agglos pleins de 12
- Les agglos creux de 12
- Les agglos creux de 10
- Les agglos pleins de 7
- Les agglos creux de 7

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4-LA TOITURE
La toiture (charpente +couverture) est un ensemble d’éléments qui
recouvre le bâtiment, et il peut être en béton, en bois, en métal ou
tous autres matériaux adéquats.

Formes

Les formes de toit sont diverses et dépendent de l’architecture des


lieux et du concepteur. Dans certaines traditions, la forme du toit
reprend les idées symboliques de l’univers de la cosmogonie locale.

Exemple :

La pagode en Chine

Les temples d’Extrême-Orient

Les toits d’Eglise avec cloches

Pente de toit

Dépend des conditions climatiques.

- Régions peu pluvieuses et ensoleillée  Toiture terrasse non


accessible si sa pente atteint 10% ; il s’agit d’un toit rampant.
- Région xxx, pluvieuse ou neigeuse, le toit est traditionnellement
plus pentu. La pente est fonction de la couverture mise en
place !
- Cependant le toit peut être une toiture-terrasse à pente faible
3% - 1% (nulle) indépendante de la région.

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Terminologie

Avant-toit (débord de toiture) partie qui déborde et fait saillie xxx


du mur, sa taille dépend de la protection que l’on veut apporter à la
bâtisse (voire ensoleillement, xxx)

Rive de toit :

Extrémité du toit côté pignon (Rive droite) on rive biaisée (si elle
n’est pas en saillie).

Noue :

Ligne de rencontre, endroit où se rejoignent deux pans de toiture qui


forme un creux-versants (et non une saillie) à leur jonction.

L’angle rentrant formé par ces deux cors pans de toiture xxx être
soit brutal (ligne brisée) soit xxxx dont le rayon peut être plus ou
moins grand

L’arête

Une arête est une ligne, un endroit où se rejoignent deux cors pans
de toiture qui forment une saillie (et non un creux) à leur jonction. Au
niveau de la charpente, l’arête est marquée par un arêtier .

La croupe

Partie du toit ; coté pignon est triangulaire en un pan, ou en deux (2)


pans inclinés dont un triangle et l’autre un trapèze.

Leur pente est relative à leur couverture, cette pente ainsi édifiée
permet l’écoulement des eaux.

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Comme dit plus haut, la toiture se compose de deux (2) éléments
distincts, ce sont :

- La charpente, représente l’ossature, la


structure porteuse de la toiture.

Elle peut être :

 En bois (fermes, chevrons, pannes,


liteaux, voliges, madriers, bastaings, lamellé-collé)
 En métal pour ossature métallique (IPN,
HEA, HEB etc.…)
 En acier, structure porteuse assemblée
pour ossature de plancher dalle (poutres, poutrelles, treillis
soudés, barres chapeaux)

- La Couverture

Définition

C’est la surface couvrant la partie supérieure d’un édifice. Il protège


son intérieur des intempéries, de l’humidité.

La toiture est une couverture supportée par une charpente.

Les propriétés recherchées : Etanchéité, esthétique, solide,


légèreté, résistance mécanique, écoulement rapide des eaux pluviales.

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Quelque soit le mode de charpente les différentes couvertures
peuvent être posées ce sont :

 la Tuile
 L’ardoise
 les Bardeaux de bois ou d’asphalte
 L’acier
 Les plaques de Zinc, de plomb
 Le cuivre (verte quand il est oxydé)
 La tôle bac alu ou zinc
 La tôle ondulée alu ou zinc
 Les couvertures en fibrociment
 Les matières plastiques (fibres synthétiques)

Traditionnellement

 Le chaume (la paille)


 Les lauzes (minéral de grès micocé utilisé comme dans le sud de
la France)
 Les tavaillons (morceaux de sapin refendu, pour couvrir les
maisons)
 Le bois

On a les toitures végétales (pays scandinave… et Européen en


Allemagne)

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La toiture traditionnelle
Définition

Généralement en bois, elle est composée d’une charpente appelée


ferme et de la couverture. La charpente c’est l’ossature porteuse et
transmetteuse sur laquelle va se déposer la couverture et la
charpente se dépose sur les poteaux afin de leur transmettre les
charges. On a ;

 La toiture mono pente,


 La toiture à pente,
 La toiture complexe

La charpente

Elle est composée d’un ensemble de fermes juxtaposées plus ou moins


simplement et qui lui confère un aspect de toiture simple ou complexe

La ferme

Définition

Une ferme est un élément porteur composé de pièces élémentaires


suivant une disposition qui permet le repos des pannes et chevrons.
Ce faisant elle transmet sur les structures les charges reprises. Elle
doit être indéformable et fait l’objet d’une conception judicieuse où
sont étroitement liés les impératifs économiques et esthétiques.

C’est donc un assemblage de pièces de bois ou métallique qui forme


une pièce triangulée formant un élément structuré s’apparentant à
une poutre.

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Les types de ferme

La ferme latine

Inventé par les romains et la plus représentative et courante des


fermes.

Portée : Neuf (09) mètres avec une ferme latine.

L’appentis

C’est une ferme sur deux (02) appuis. Monopente souvent faible,
utilisée généralement pour les extensions d’habitat (dépendances) et
souvent à partir d’un mur existant.

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La ferme en A

L’ensemble de ces arbalétriers et de son entrait retroussé forme un


A. Elle doit se faire avec une pente importante.

Les fermes à entrait retroussés

Distincte de la ferme en A par le fait qu’elle comporte des jambes de


force destinées à soulager la partie vif… et éventuellement les partie
supérieure.

La jambe de force doit être supérieure à 75°.

Les fermes Palladio

Du nom de l’architecte Italien du 16°, elle est très peu utilisée. Elle
peut être employée dans les hangars agricoles.
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La ferme sur blochet

C’est une ferme à entrait retroussé spéciale. Elle est très utilisée en
France dans les régions où la pente est assez forte à partir de 35°.
Elle libère un espace assez important.

Les fermes boiteuses

Ferme dissymétrique dans sa forme (présente une forte dissymétrie.


Un des appuis étant dénivelé (hauteur d’un étage). On évite de
dépasser dix (10) mètres de portée. La plus grande pente doit être >
à 70° ou 35°. Tandis que la pente la plus faible à la pente minimum
des matériaux de couverture utilisée.

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La ferme à la Mansarde

Du nom de son architecte créateur. Elle constitue l’enveloppe idéale


pour un comble habitable puisqu’elle offre un maximum de volume
pour un minimum de matériaux.

Cependant l’inconvénient moyen réside dans la difficulté d’assurer la


stabilité des fermes dans leurs plans sans réduire le comble
intérieur.

On détermine alors, trois (03) types de conception

- Traditionnel

- Semi-traditionnel

- Triangulé

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Constitution
Fixation de la ferme sur la structure porteuse

La fixer par des ferrures

Constitution de la ferme selon la couverture

Couverture longue

SCHEMA

Couverture courte

Schema
Couverture plus courte

Remarque :

La distance entre fermes d’axes en axe ne doit pas dépasser 3,50 m

Les pannes

Les pannes se placent au moins à chaque 0,9m pour les tôles


ordinaires et à chaque 1m ou 1m20 pour les tôles bacs.

La panne se met dans le sens le plus long orthogonalement à


l’ensemble triangulé de l ferme.

Elle est souvent stabilisée par un échantignole avec des planches


10/8.

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Les chevrons

Ils sont placés orthogonalement par rapport aux pannes.

La distance maximale entre chevron est de 1m.

Les liteaux

Ce son des baguettes de bois de section 4/4.

Ils sont placés orthogonalement par rapport au chevron.

Ils sont espacés invariablement de 40 cm d’axes en axes

La planche de rive

De dimensions 25/4 ou 30/4, elle se fixe au droit de la panne


sablière et de la fin de l’ossature de la ferme.

Elle ceinture ainsi et borde la couverture, pour en cacher les


extrémités de la structure portante.

Elle embellie la toiture

Les voliges

Elles sont posées orthogonalement par rapport aux liteaux. Ce sont


des lames de bois ou de larges feuilles de contreplaqué d’épaisseur
15mm qui sont posés jointement sur toute la surface de la couverture
à poser.

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PARAMETRES DE CONCEPTION

I. DEFINITION

C’est un réseau « organisé » en vue du port d’une


couverture.

II. PRINCIPES

 Divisions des surfaces à couvrir par des


réseaux travaillants
 Report des charges selon la hiérarchie
des charges en réseaux
 Regroupement des efforts sur des
points particuliers, assure la descente des charges

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Le choix d’une charpente se fait en fonction du problème qui se
pose.

a. Destination du comble

Sur quel type d’ouvrage va se faire la charpente ? (voir


différents réglementations industrielles)

b. Comble perdu ou accessible


Perdu : On peut imaginer une conception autant rationnelle
que possible.

Accessible : Conception de charpente particulière, s’assurer


des objets stock és dans le comble.

c. Comble habitable
Problème de charpente xxxxx ou non

d. Des charges et surcharges


Charge ≠ appareillage

Surcharge (se référer aux normes)

e. De la dimension de l’ouvrage
12 à 15.00 m '(xxx)

Xxxx variable : 18 à 20m

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Faire attention à la distance entre axes des éléments
porteurs.

f. Les pentes
Influence la forme, joue avec les surcharges climatiques
xxxxx sur les efforts dans les barres.

Ainsi une pente différente conduit à des conception


différentes.

Exemple :

Pour 45% de pente, Soit Gv= 2000kg

Effort en ❶→ 4870 kg

Effort en ❷→ 4440 kg

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Effort 2990 kg

Effort 2220 kg

CAS DES FERMES EN APPENTIS

Ce sont des structures qui reposent sur deux (02) appuis


quelconque. Elles ont une pente unique.

Disposition structurelle

Les appuis : la matière d’appui la conception est régie par deux


(02) règles.

 Une surface d’appui suffisante


 L’axe d’appui doit être situé dans le 1/3
(tiers) intérieur du mur.

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Prendre garde à la conception

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La portée n’est pas importante

1er cas :La force F1 du vent est perpendiculaire à la toiture

2ème cas : à la même structure, on applique des charges courant


(charges horizontales), les réactions s’appuis se décomposent
de la manière suivante

RY= Réaction verticale

RH= Réaction horizontale qui s’oppose au glissement.

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La conception est alors

différente

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III. ETUDE DU FONCTIONNEMENT DE LA
FERME (SCHEMATIQUE)

Soit une toiture, représentée par le schéma suivant :

Les forces en présence sont

 Gy= résultats des forces en bout


(réaction d’appuis aux efforts de compression)
 Poussée : crée un effort
d’encastrement en fondation

Ainsi en connaissant les forces, l’on va :

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 Poser une barre : Elle élimine les
poussées, on a alors une seule réaction qui sont
les composantes verticales
 Mais sous l’effet d’une charge, une
barre aura tendance à fléchir.

Elle peut alors se comporter de deux (2) manières selon deux (2)
situation :

 Situation de fléchissement (elle-même


en flexion)
 Traction

On lui tend une barre verticale qui élimine la traction. L’effet de


flexion étant toujours apparut mais moindre ; On la compare alors à
une poutre posée sur trois (03) appuis.

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Supposons cette nouvelle définitivement chargée, comment se
comportera t- elle ?

REMARQUE : On aura une flexion sur les barres (arbalétrier)

Comment la corrige-t-on ?

Cette flexion sera corrigée par des barres diagonales (contre


fiches)

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Ainsi sont résolus la plupart des problèmes de force au niveau
d’une ferme.

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REALISATION JUDICIEUSE DES FERMES TRIANGULEES

 Terminologie de la triangulation

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 Règles générales

Les nœuds d’assemblages doivent être canoniques (les axes des


divers pièces doivent être constamment en même point.)

 La triangulation doit être symétrique de


préférence!

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La relation B=2N-3 doit être vérifié pour avoir
un système indéformable.

Avec B= nombre de barres

N= nombre de nœuds

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EXERCICES :

a/

B = 2N - 3

B = 2x12 – 3

B = 21

21>20

C’est le cas où B < 2N-3

Ainsi nous sommes en présence d’un système de sous triangulation

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b)

B = 2N – 3

= 2(15) – 3

= 30 – 3

B = 27

C’est le cas où B > 2N-3

Ainsi nous sommes en présence d’un système de sur-triangulation

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B = 2N – 3

= 2(14) – 3

= 28 – 3

B = 25

C’est le cas où B = 2N-3

Ainsi nous sommes en présence d’un système statique

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Détermination de la hauteur d’une ferme

Elle se détermine comme déjà vue par la pente mais elle peut aussi
s’estimer par des valeurs moyennes et maximales.

Aussi si L est la longueur totale de la ferme

en moyenne

Ou en valeur maximale

Poutre de Warren

en moyenne

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Ou en valeur maximale

Poutre métallique à treillis simple dont la disposition des montants


verticaux ont la forme d’un V.

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4.2- LES TOITURES TERRASSES

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GENERALITE

La réalisation des toitures-terrasses dépend de leur utilisation.

On distingue les terrasses par leur fonctionnalité ou non.

En cela il existe deux sortes de toitures terrasses :

 Les toitures terrasses inaccessibles


 les toitures terrasses accessibles (on peut y mener une activité
et elle a été calculée comme telle).

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DEFINITIONS

Les toitures terrasses sont des toitures relativement planes qui sont
construites en maçonnerie (béton armé)

 Béton armé (plein) dalle pleine


 Hourdis (corps creux) corps creux

De par leur utilisation on peut distinguer deux (02) familles.

 Les toitures terrasses accessibles


 Les toitures terrasses non accessibles

(Les fermes proviennent de la relation faite à leur fonction)*

Les toitures-terrasses sont définies principalement par leur pente


qui est inférieure à 5 %. Ces dernières ne sont pas des formes
architecturales nouvelles.

Elles sont utilisées dans les constructions de pierres depuis


l’Antiquité. Ces toitures sont plus adaptées aux climats
méditerranéens, de faible pluviométrie, qu’aux climats tempérés et
pluvieux. Mais, avec l’arrivée du béton, matériau peu perméable à
l’eau permettant de réaliser des surfaces continues, et la mise au
point de systèmes d’étanchéité performants, il a été possible de les
construire à des prix compétitifs et de les adapter à tous climats.

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LA CONSTITUTION D’UNE TOITURE-TERRASSE

Une toiture-terrasse moderne se compose de quatre (4) ouvrages de


base :

 L’ÉLÉMENT PORTEUR
C’est un ouvrage de structure, mis en œuvre pour supporter le poids
de la toiture ainsi que les charges d’exploitation éventuelles et les
sollicitations climatiques (la neige, la pluie…)

 LE SUPPORT D’ÉTANCHÉITÉ
Il est destiné à recevoir le revêtement d’étanchéité. Ce rôle peut
être directement joué par l’élément porteur mais dans la plupart des
cas, il s’agit d’un ouvrage spécifique.

 LE REVETEMENT D’ETANCHEITE
Il est destiné à recevoir l’étanchéité de l’eau.

 LA PROTECTION DE L’ETANCHEITE
Elle peut être directement incorporée au revêtement d’étanchéité ou
rapportée.

A ces ouvrages principaux s’ajoutent selon les cas, des éléments


ayant des rôles spécifiques, tels que l’isolation thermique, l’écran
pare-vapeur et l’acrotère.

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L’UTILISATION

En fonction de leur utilisation, les toitures terrasses son dites :

- Inaccessible lorsque, seul le personnel d’entretien de la toiture-


terrasse peut y accéder
- Accessibles aux piétons, aux véhicules légers ou lourds
- Techniques lorsqu’elles accueillent des équipements et
comportent des accès aux zones de travail nécessaires aux
interventions d’entretien ou de réparation.

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LA CONCEPTION

Conception générale

Conception particulière

 CONSTITUTION D’OSSATURE DES DALLES

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Problèmes de ces toitures

Du fait de la RDM B.A. la toiture terrasse à tendance à fissurer


sous nos tropiques, donc à être constamment perméable, ce qui
peut emmener à créer des désordres, des pathologies.

Mise en œuvre des toitures (constitution)

Les protections

En général, une toiture en BA accessible doit être hermétiquement


protégée des intempéries.

Schémas

Les produits

L’on distingue essentiellement deux types de produits.

 Les bitumes armés


a) Les types
Trois (03) types en fonction de la masse d’un rouleau du
produit.

Type 30

Type 40

Type 50
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b) Les armatures
Trois sortes d’armature

- T.J.  (Tuile de juste)


- T.V.  (Tuile de verre)
- T.J.  (Tuile de verre)

 Les feutres bitumés

a/ Les types

Quatre 04 types en fonction de la masse d’un rouleau du produit.

- Type 18s
- Type 27s
- Type 36s
- Type 45s

b/ Les armatures

On distingue trois (03) sortes d’armatures

- C.F (carton de feutre)


- T V.V (Voile de verre)
- P.Y (Polyester)

NB

HR : indique un produit de haute résistance

T.M : une autoprotection par feuille métallique

G.m. : Une autoprotection par granulés minéraux

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Exemples :

36 SVV-HR : désigne un feutre bitumé 36s armé par voile de verre et


de haute résistance.

40TV-TH : une bitume armé de type 40 armé par tissus de verre et


auto-protégé par feuille métallique.

 Les enduits
- E.I.F (enduit d’imprégnation à froids)
- E.A.C (Enduit d’application à chaud) pour collage à chaud
des différentes couches  (15Kg/m²)

 Le pare-vapeur

C’est une science de protection contre la migration de la vapeur


d’eau. Il se place sous l’isolation (thermique) et est généralement
constitué de la manière suivante.

- 1 E.I.F
- 1 E.A.C
- 1 36s (CF) (W-HR)

1 E.A.C. pouvant servir au colla de l’isolant.

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La composition des revêtements

Elle dépend de quatre (4) critères principaux

 La pente
 Le support (Maçonnerie / Bois / Métal)
 L’accessibilité : inaccessible (Maçonnerie / Bois/ Métal)
 Protection : lourde enautoprotection

PATHOLOGIE DES TOITURES (TERRASSE)

Le fait d’être constamment sous de fortes températures et sous


diverses intempéries. Les toitures terrasses subissent des
agressions qui peuvent être vue sous deux formes.

a/ Les fissurations (les fissurations préjudiciable du béton)

b/ L’éclatement du béton

a/ Les fissurations de béton

Description

Autre que les fissurations de mise en œuvre du béton qui peuvent


être atténuées par le respect des règles de l’art, le béton est mis
à rude épreuve chaque fois que l’ouvrage est terminé et qu’il se
met en travail ; surtout sous les tropiques.

Ainsi la fissuration du béton xxx en dalle (terrasse) et souvent


due aux dilatations thermiques. En effet les variations périodiques
de T° produisent dans la masse du béton des efforts internes à la
suite desquelles le système de microfissure est simplifié.

T° le béton se dilate par couches successives en commençant par la


surface si bien que le couche extérieure est le siège d’efforts de
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compression et la couche xxx inférieure le siège d’efforts de
traction.

En même temps dans chaque couche se produisent à l’échelle


réduite des phénomènesde dilatations thermiques différentielles
et la pellicule du liant qui enrobe les éléments du granulat se
fissure.

Quand T° baisse et surtout quand cet abaissement est brusque se


produisent des phénomènes inverses à ceux qui ont lieu pendant
l’échauffement.

Exemple des bétons routiers

Après nuit froide la plaque est exposée à l’isolation su sa face


supérieure tandis que la face inférieure reste en contact avec la
fondation froide  seule se dilate la couche supérieure de la
plaque ce qui provoque une déformation de la plaque.

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Après le coucher du soleil, la face supérieure de la plaque se
refroidit plus vite que la face inférieure ce qui provoque une
déformation inverse !

 Donc après débute sur le béton sur phénomène de dégradation.


Fissuration  entrée de gaz (CO2)  entrée d’O2
(oxydation)  sels surplante.

b/ l’éclatement

Cette fois ci cela est du à l’agressivité du milieu. Cette


pathologie se voit souvent en façade de bâtiments surtout au
niveau des acrotères.

Tout béton jeune coulé à des aciers passivés

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Le béton est jeune et le milieu est agressif. L’eau pénètre les
pores contenant la chaux qui en est

éjecté.

Les pores étant vides de chaux, xxx l’immigration de gaz (CO2,


O2 ...) surtout le CO2 qui attaque la chaux sur l’acier (dé
passivation  couleur blanchâtres) Mais l’acier reste toujours
protégé par le béton.

Le béton n’étant plus solide par ces pores vides commence à


éclater, des parties xxx jusqu’à laisser apparaître les
armatures entre l’acier dé passivé l’O2 rentre en action pour
oxydation de l’acier ( – brune …)

L’acier est tendu, les armatures aussi !

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L’acier est mis à nu car au fur et à mesure de l’agressivité des
pores par l’eau le béton affaibli se fissure et éclate. L’acier
s’oxyde de …

Ces phénomènes nous emmènent entre autre à protéger les


toitures.

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CONCLUSION

Au terme de notre étude, il est important de souligner que le gros


œuvre va des fondations jusqu’à la toiture et constitue l’ossature
même du bâtiment, donc son étude doit être faite avec attention en
respectant les règles de la construction.

C- LA CHARPENTE TRADITIONNELLE

I. DEFINITION
II. PRINCIPES
 Division des surfaces
 Report des charges
 Regroupement des efforts
III. FONCTIONNEMENT (SCHEMATIQUE)
IV. PARAMETRES DE CONFECTION
 Accessibilité des combles
 Combles habitables
 Dimension de l’ouvrage
 Les pentes
 Dispositions structurelles
 Différents types de fermes
 Détermination de la hauteur
 Réalisation judicieuse des fermes
 Eléments de composition d’une charpente et disposition
constructive

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 Construction de fermes selon la toiture
 Tableau de pannes
 Terminologie de la charpente
 Toiture
 L’architecture des toits (forme fonctionnel)

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GROUPE 6 : DOUMBIA – KOUROUMA

SOMMAIRE

CHAPITRE VI : SECOND ŒUVRE

VI.1) MENUISERIE

VI.1.1) Définition
VI.1.2) Les baies
a) Les portes
b) Les fenêtres
c) Les cadres pour les portes et fenêtres
d) Les serrures
e) Les paumelles
f) L’huisserie

VI.1.3) les faux plafonds

VI-1-3-1) Définition

VI.1.3.2) Le rôle du faux plafond

VI.1.3.2) les différents types de faux plafond

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VI.2) VITRERIE

VI.2.1) Le verre dans le bâtiment

VI.2.2) Le Rôle

VI.2.3) Les différents types de vitrerie

VI.3) LA PEINTURE

VI.3.1) 1ère partie : définition et nature des supports

VI.3.1) 2ème partie : les travaux de peinture

VI.4) LES REVETEMENTS

VI.4.1) Définition

VI.4.2) Les carrelages

VI.5) PLOMBERIE SANITAIRE

VI.5.1) Définition

VI.5.2) L’installation

VI.5.3) Les canalisations

VI.5.4) Les appareillages

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VI.6) L’ELECTRICITE

VI.6.1) Définition

VI.6.2) L’installation

VI.6.3) Les appareillages

VI.7) L’ENDUIT CIMENT

VI.7.1) Définition

VI.7.2) La composition des enduits

VI.7.3) La mise en œuvre de l’enduit

VI.7.4) Les différentes étapes d’un crépissage

VI.7.5) L’Outillage

VI.1) MENUISIERIE

VI.1.1) Définition

C’est le travail du bois pour la fabrication de meubles simples et de


pièces utiles à l'agencement des bâtiments

VI.1.2) Les baies

Définition
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On appelle baie, une ouverture pratiquée dans un mur extérieur et
destinée à recevoir une menuiserie qui peut être un châssis, une
croisée, une porte, une porte fenêtre…

a) La porte

Définition

une porte est une ouverture assurant le passage pour entrer dans
l'édifice ou pour circuler dans ses pièces, passage pouvant être
fermé par un élément d'huisserie menuisée que l'on fait pivoter (le
battant) ou glisser sur le côté (le coulissant).

Nous allons en citer deux sortes : la porte ouvrant à la française et


celle ouvrant à l’anglaise.

 Porte ouvrant à la française

Une porte ouvrant à la française est une ouverture battante dont le


vantail s'ouvre vers l'intérieur sur un axe vertical. La porte ouvrant à
la française deux vantaux accepte tous les modèles de volets et est
idéale pour une ouverture sur façade posée sur un mur d'allège.
Cette porte est spécialement faite pour un accès d'entrée principale
et accès vers une autre pièce.

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Un exemple de porte à la française

Son avantage est que les battants restent à l'abri et ne gênent pas la
circulation devant l'ouverture dans le cas d'une porte-fenêtre.

L'inconvénient majeur réside dans le fait qu'un espace libre est à


respecter pour le pivotement des battants à l'intérieur de la pièce.

 Porte ouvrant à l’anglaise

La différence avec la porte à la française est que la porte ouvrant à


l’anglaise est une ouverture battante dont le vantail s'ouvre vers
l’extérieur.

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Croquis d’une porte à l’anglaise

Son avantage est de dégager entièrement l'espace intérieur de la


pièce. L'inconvénient est qu'on ne peut accéder aux volets éventuels
en étage. Ce type de croisées est surtout utilisé dans les pays anglo-
saxons.

Ces deux types de porte peuvent être façonnés soit en âme pleine ou
en isoplane.

 La porte à âme pleine

 Définition

Une porte à âme pleine est une porte dont l'ensemble de la structure
doit être du même matériau, de la même essence, sans jour, sans
espace ou autre bardage. Souvent utilisées dans le cadre des bureaux
et des diverses institutions, les portes à âme pleine assurent une
exigence élevée quant à la résistance des vantaux.

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Exemple de porte à âme pleine en vue éclatée

 La porte isoplane

 Définition

C’est une porte intérieure dont les deux parements sont fixés de
part et d’autres d’un cadre en bois. L’âme peut être alvéolaire, pleine
ou isolante. Les parements sont des panneaux minces de contreplaqué
ou de fibre de bois. La porte peut être munie d’un oculus ou d’un
hublot.

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 La composition d’une porte isoplane

Les éléments qui entrent dans la composition d'une porte


isoplane : la porte isoplane ou plane est composée d'un
cadre, d'une âme et d'une paroi. Maintenus par collage,
généralement fait « à chaud », les composants sont
variables.
L'huisserie est en bois ou en métal, mais cela peutvarier.

CADRE ÂME PAROIS

 Bois  Alvéolaire  Contreplaqué


massif  Pleine : la composition
 Panneau de
 MDF dépend de la fonction de la fibre
(Medium) porte.  MDF

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Porte isoplane

b) La fenêtre
 Définition

Une fenêtre, châssis en français canadien, est une baie, une


ouverture dans un mur ou un pan incliné de toiture, avec ou sans
vitres. Sa différence avec la porte réside dans le fait qu'elle ne

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descend pas jusqu'au sol mais jusqu'à

l'allège.

Fenêtre du côté intérieur

Il y a différentes sortes de fenêtres parmi lesquelles nous en


citerons deux : la fenêtre à la française et l’anglaise.

 Fenêtre à la française

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Elle possède la particularité d'être constituée le plus souvent d'un ou
de deux battants maintenus par des charnières installées
verticalement. De fait, la fenêtre à la française s'ouvre de manière
verticale, vers l'intérieur de l'habitation. Tenant dans un seul cadre,
la fenêtre elle-même est très simple à installer, bien qu'elle soit de
grande taille. En revanche, les charnières sont les éléments les plus
fragiles de l'ensemble et nécessitent un entretien régulier, afin
d'éviter les grincements ou les problèmes d'ouverture. Rendant
possible une ouverture large, ce type de fenêtre permet un
renouvellement rapide de l'air, mais sa forme verticale n'empêche
pas la pluie ou d'autres éléments extérieurs de pénétrer. C'est
pourquoi on lui préfère souvent, sur les toits, des fenêtres à
ouverture verticale, plus protectrices.

Fenêtre à la française vue du coté extérieur

 Fenêtre à l’anglaise

En effet, elle en reprend le principe : un ou deux battants verticaux


retenus par des charnières situées aux extrémités du cadre.

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Cependant, à la différence de la fenêtre à la française, la fenêtre à
l'anglaise s'ouvre vers l'extérieur et non vers l'intérieur.

 Autres types de fenêtres

Fenêtre basculanteœil de bœufFenêtre pivotante

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Fenêtre coulissante

 L’importance des portes et fenêtres

Elles jouent le rôle d’interface entre l’intérieur de la maison et le


dehors. Outre leurs valeurs esthétiques, elles ont un rôle à caractère
isolant des ouvrages, dont l’isolation thermique, l’isolation acoustique
et la gestion du climat interne. Par ailleurs elles nous protègent des
regards indiscrets. En effet le caractère opaque de la porte et les
éléments additionnels de la fenêtre, tels que les volets ou les rideaux
assurent ce rôle. Pour l’aspect sécuritaire des portes et des
fenêtres, il faut savoir qu’elles représentent les seuls moyens
d’entrer dans la maison, il donc est nécessaire que ces ouvrages
présentent une certaine résistance contre les effractions.

c) Les cadres pour (portes et fenêtres)

 Définition

Ce sont des bordures de bois ou de métal dans lesquelles on place une


porte ou une fenêtre.

 L'assemblage du cadre

- Présentez la porte dans sa feuillure et repérez la position


des gonds (ou paumelle).

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- A ce stade vous pouvez prévoir la mise en place de la gâche de
serrure, vous pouvez également la poser une fois le cadre mis
en place.
- En partie basse, utilisez le surplus de longueur pour positionner
une traverse de maintien de l'ensemble pendant l'assemblage
du cadre.
- Contrôlez l'équerrage de l'ensemble avant le serrage définitif,
puis laissez sécher.

 Les étapes de l’assemblage en images

Les pièces sont au sol pour un assemblage à blanc.

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Présentez la porte dans sa feuillure et repérez la position des gonds.

Vous pouvez maintenant procéder au collage de la traverse sur les


montants. Encollez les lamelles ainsi que lasurface d'appui sur
la coupe d'onglet.

Positionnez votre traverse correctement, puis au moyen


d'une sangle, serrez l'ensemble en veillant à ce que les pièces ne
glissent pas sur la coupe à 45°.

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Le surplus de longueur est utilisé pour créer une traverse de maintien
pendant l'assemblage du cadre.

Le collage de la traverse se fait sur les montants. Les lamelles et la


surface d'appui sont accolées sur la coupe d'onglet.

Positionnez votre traverse correctement.

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La sangle permet le serrage de l'ensemble.

La mise en place du cadre de porte

Une fois le cadre positionné, il faut le fixer.

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Comblez les espaces encore creux entre la cadre et la porte à
l'enduit ou à la mousse polyuréthane et laissez sécher.

d) Les serrures

C’estle système de verrouillage mécanique fixe que l'on actionne


grâce à une clé ou à une combinaison. En menuiserie du bâtiment, elle
est utilisée pour le verrouillage de l’ouverture des portes. Une
serrure comprend :

 Une partie fixe solidaire de l’huisserie de la porte, appelée


gâche :
 Une petite boîte métallique fixée sur la porte. Cette pièce,
appelée coffre ; renferme le mécanisme de fermeture dont les
éléments mobiles, les pênes, actionnés par la poignée et la clé,
pénètrent dans la gâche. Les schémas ci-dessous nous
présentent quelques types de serrure.

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Serrure en applique

Serrure à larder à bec Ensemble de porte pour


de cane à serrure à bec de cane
condamnation

Ensemble de porte pour Ensemble de porte pour serrure


serrure à deux pêne à bec de cane à condamnation
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e) Les paumelles

C’est un accessoire de rotation des portes et fenêtres, composé de


deux branches, l’une mâle et l’autre femelle. Il y en a plusieurs types
entre autres, les paumelles ordinaires ou paumelles contre coudée
pour menuiserie en bois, les paumelles en aluminium etc.

Paumelle en aluminium

f) L’huisserie

 Définition

En bois, en PVC ou en métal, une huisserie est un encadrement de porte ou

de fenêtre fixé à la maçonnerie ou à une cloison. Elle est constituée de deux


montants, d'une traverse et d'un seuil. Un ensemble composé d'une porte et d'une
huisserie s'appelle un bloc-porte.

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 Description d’une huisserie

 Une huisserie peut comporter une gâche lorsque la porte est


munie d'une serrure. Il s'agit d'une pièce en métal intégrée à
l'huisserie pour recevoir les pennes (éléments de la serrure
bloquant la porte). Elle est également munie de paumelles
(gonds) sur lesquelles est fixée la porte et peut être équipée de
joints pour garantir l'étanchéité de l'ensemble. La plupart des
huisseries proposées par les fabricants ont une dimension de
72/55 millimètres.
 Elles sont fixées dans leurs emplacements grâce à des pattes à
scellement. Il faut que des trous aient été faits au préalable
dans la cloison ou le mur pour laisser place à ces fixations.

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L’huisserie est la partie qui encadre la porte. L’ensemble forme un
bloc-porte

 Huisserie pour porte

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 Huisserie pour fenêtres

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VI.1.3)Le faux plafond
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VI.1.3.1) Définition

Le faux plafond ou plafond suspendu, sont des éléments de


revêtements, crépi ou similaire, fixé à distance de la dalle porteuse
au moyen d’un système de suspension.

VI.1.3.2) Le rôle du faux plafond

Le faux plafond comporte un double avantage : il est


extrêmement esthétique mais aussi isolant, d'où son grand succès
actuel dans les intérieurs.
Le faux plafond vient recouvrir un plafond d'origine soit trop
endommagé soit trop haut ou incorrectement isolé.
Il contribue à la décoration d'une pièce : différents types de
finitions sont possibles pour habiller le faux-plafond (corniches, leds
intégrées...).
Il contribue à la décoration d'une pièce : différents types de
finitions sont possibles pour habiller le faux-plafond (corniches, leds
intégrées...).
En abaissant le plafond d'origine, le faux-plafond permet également
de jouer avec les volumes pour donner une plus belle harmonie à votre
pièce.
Enfin, il isole du bruit et du froid, ce qui constitue une composante
technique indéniable.

VI.1.3.3) Les différents types de faux-plafond

Il existe deux méthodes pour la mise en œuvre d'un faux plafond : le


plafond suspendu ou le plafond tendu.
Voici un tableau explicatif de ces deux techniques :

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Plafond suspendu Plafond tendu

Le plafond est accroché à une


structure métallique légère et Le plafond est constitué
Technique rapportée, composée de d'une toile appelée velum,
suspentes et de fourrures (ou tendue entre les murs.
rails).

Il est constitué de :

 lames de bois ou de PVC,


lambrisplafond,

 plaques de plâtre,
 Toile en matières
 de briques à plafond en
plastiques.
Matériaux terre cuite ou en
céramique : elles sont  Mise en œuvre très
maintenues par des délicate.
crochets qui s'imbriquent
entre elles.

La finition est réalisée avec un


enduit au plâtre.

 Ce type de plafond
permet de libérer un
Très esthétique, convient
espace (appelé le plénum)
particulièrement bien aux
Avantages qui peut accueillir
intérieurs modernes et
isolation et câbles
électriques. contemporains.

 Idéal pour la rénovation.

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VI.2.1)LA VITRERIE

 Le verre dans le bâtiment

Matériau de remplissage ou élément structurel, le verre a connu ces


dernières décennies une évolution technologique spectaculaire afin
d'améliorer les performances et l'esthétique des bâtiments. Il se
met en œuvre grâce à de nouvelles technologies et bénéficie de
l'amélioration des produits qui l'entourent.

 Le Rôle

Le verre occupe une place de plus en plus importante dans le


bâtiment. Matériau très prisé par les architectes pour sa
transparence, il évolue continuellement et de nombreux produits
verriers actuellement sur le marché n'existaient pas il y a quelques
années. Le verre est ainsi passé de la simple vitre aux vitrages
possédant de multiples propriétés : résistance mécanique, sécurité,
isolation thermique et acoustique, contrôle solaire, résistance au feu,
décoration, ... Il habille aujourd'hui des façades entières et les
architectes le proposent également de plus en plus comme matériau
de structure dans de nombreux ouvrages particuliers tels les
marches d'escalier, les dalles de plancher, les vitrines, les garde-
corps, les portes.

 Les différents types de vitrerie de


sécurité dans le bâtiment

Il existe essentiellement deux types de vitrage sécurité : le verre


trempé thermiquement et le verre feuilleté.

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 La vitrerie trempée : Le verre trempé thermiquement est un
verre qui a subi un traitement thermique en vue d’augmenter sa
résistance mécanique (un verre trempé est de 3 à 5 fois plus
résistant qu’un verre recuit ordinaire) et de modifier son mode
de fragmentation. Pour ce faire, le verre est amené aux
environs de 650 °C avant d’être refroidi brutalement par des
jets d’air.

 La vitrerie feuilletée : Le verre feuilleté est obtenu par


assemblage de deux ou plusieurs feuilles de verre collées sur
toute leur surface par un ou plusieurs intercalaires. Il s'agit
généralement de films de butyral de polyvinyle, communément
appelé « PVB », mais d’autres matériaux peuvent être utilisés.
Le verre feuilleté est un matériau composite combinant les
propriétés du verre aux propriétés de l’intercalaire utilisé
(adhésion au verre, élasticité, résistance à l’impact).
La convention de codification des verres feuilletés est la
suivante : les premiers chiffres indiquent l’épaisseur de chaque
feuille de verre utilisée. Le chiffre après le point indique le
nombre de films de PVB de 0,38 mm d'épaisseur. Ainsi un
vitrage 66.2 consiste en deux feuilles de verre de 6 mm
séparées par deux films de PVB de 0,38 mm.

VI.3) LA PEINTURE

VI.3.1)Ière partie : définition et nature des supports

 Définition
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C’est l’action d’appliquer sur un subjectile un produit qui le rend lisse
et embellissant.

La peinture est un produit artificiel qui se présente soit en phase


aqueuse (diluable dans l’eau) soit en phase solvant (diluable ou white
spirit, diluant).

Subjectile : désigne toute surface nue ou éventuellement revêtue sur


laquelle on envisage de faire des travaux de peinture. Ces subjectiles
sont de deux natures car de par leur nature, les matériaux de
construction ont des porosités différentes. Deux sortes de
porosités.

 Les subjectiles à la porosité ouverte


(mur en maçonnerie)

Les matériaux sont munis de pores, de capillaires qui communiquent


entre eux par des canaux (ciment, plâtre et dérivée, terre cuite…).

Au niveau des matériaux de construction tel que le plâtre et ses


dérivées, les ciments, la terre cuite, la porosité ouverte est due à
l’évaporation de l’eau de gâchage ou de construction.

La nature de la porosité des matériaux sr lesquels le peintre est


appelé à travailler est très importante et il devra en tenir compte au
moment d’entreprendre les travaux.

- La perméabilité

Ces matériaux sont perméables c’est-à-dire qu’ils se laissent


traverser par les fluides et les gaz (eau et vapeur d’eau, vapeur…).
Cette particularité peut avoir des effets néfastes taux de peinture.

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- La capillarité : L’eau remonte dans ces matériaux par
capillarité. Elle se déplace par les canaux. Plus les
canaux sont fins, plus la capillarité est importante.
- L’absorption : ce sont aussi des matériaux absorbants.
Plus la porosité est importante, plus l’absorption est
conséquente.

 Les subjectiles à porosité fermée(fer,


plastique,métaux)

Les pores ne communiquent pas entre eux. Elles ne posent de


problème particulier au moment de leur mise en peinture.

Tableau de porosité des matériaux et mise en œuvre

nature Porosité Capillarité Absorption Impression


(enrobage)
matériaux

Métaux Fermée Non Non Non

Matières Fermée Non Non Non


plastiques
(P.V.C)

Bois
tendres

(sapin – bois Ouverte Oui faible Oui Impression


blanc) importante importante unie ou ½
grasse

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Bois dur Ouverte Oui Oui Impression
(chêne – unis ou
moyenne importante Importante
sipo - maigre
niangon) (fluide)

Plâtre coupé Ouverte Oui Oui Impression


importante grasse ou
importante importante
enduit gras.
Encollage (P.
Peint)

Plâtre lissé Ouverte Oui Oui importe Impression


(carreaux universelle
moyenne importante
de plâtre – ½ grasse.
Stif) Encollage (P.
Peint)

Plaque de Ouverte Oui Oui Impression


plâtre importante importante universelle
½ grasse

Ciment et Ouverte Oui Oui Impression


dérivé importante importante spéciale ou
enduit
garnissant

VI.3.2) IIème partie :les travaux de peinture (la préparation)

 Les étapes immuables

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Pour qu’ils soient durable, de qualité et conformes aux normes (A. T.
U), les travaux de finition doivent être réalisés sur des supports
propres, seins et secs. Afin d’obtenir ces résultats, la peinture doit
effectuer une série de tâches indispensables en fonction de l’état de
surfaces du subjectile (support) et de la finition demandée.

 Les travaux préparatoires

En effet pour éliminer l’inutile et assurer l’adhérence il faut :

- Egrener, à l’aide d’un abrasif à sec ou à l’eau pour rendre les


fonds lisses ou dépolir les surfaces brillantes.
- Lessiver pour nettoyer les salissures et dégrainer, puis rincer.
- Gratter la peinture qui choque ou qui décolle.
- Décaper, pour mettre le subjectile à nu lorsque l’épaisseur de la
peinture est trop importante.
- Décoller ou arracher l’ancien papier ou revêt mural.
- Ouvrir les cuirasses.
- Faire le raccord de plâtre ou ciment éventuellement.

 Les travaux d’apprêt

Effectuer pour améliorer l’état de surface des subjectiles, il faut


une couche de perle de chaux.

- Imprimer, c’est-à-dire appliquer une couche de peinture


d’impression pour réduire et régulariser l’absorption du support
et favoriser l’adhérence des couches futures.
- XXX ou ébaucher, c’est-à-dire reboucher les cavités
importantes.
- Reboucher les petits défauts ou rayures.

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- Enduire, c’est-à-dire appliquer une panne d’enduit ou effectuer
un enduit repassé (cuirassé).
- Encoller, c’est-à-dire passer une couche de colle sur les
supports absorbants avant la pose d’un papier peint.

 Tavaux de finitions

Ils sont effectués pour obtenir l’aspect souhaiter il faut :

- Peindre, appliquer le produit de finition (ponçage et application


entre chaque couche).
- Poser éventuellement e papier peint ou le revêtement mural
selon le (D.T.U). il y a trois (3) sortes finitions.

ETAT PEINTURE REVÊTEMENT

A Aspect poché Revêtement posé et


aspect de finition
reflétant celui du
subjectile.

B Aspect poché La planéité générale


initiale n’est pas
modifiée, des altérations
accidentelles sont XXX

C Aspect finement poché L’aspect est uniforme,


ou lisse de faibles fautes ont
tolérées

 Le bois
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Le bois est un matériau vivant à structure fibreuse, ce qui lui confère
une instabilité dimensionnelle.

 Particularité

Le bois est un matériau hygroscopique c’est-à-dire capable


d’absorber et de rejeter de l’eau suivant l’atmosphère qui l’environne,
modifiant ainsi sa dimension. De cette hygroscopicité découle :

- La porosité ouverte, sa capacité à absorber des liquides et des


gaz.
- La capillarité du bois, phénomène tel que l’absorption qui dépend
de son essence.

Ainsi pour le bois, capillarité et porosité se mêlent pour maintenir


une certaine quantité d’eau dans le bois. Cette eau peut se mesurer,
se quantifier ; c’est l’hydrographie du bois (par un humidimètre).

 Les normes hydrographiques du bois


- Intérieur (idéal) de 08 à 12 au maximum 15 .
- Extérieur (idéal) de 15 à 18 au maximum 20

 Les problèmes spécifiques au bois


- Contre l’incendie : partout où es locaux bois sont employés en
grande quantité pour des locaux (E.R.P), il faut ignifuger (anti-
feu) les bois avec des produits intumescents qui gonflent au
contact des flammes et empêchent l’oxygène à alimenter la
combustion par étouffement. On peut utiliser d’autres produits
ignifuges (peintures ou vernis qui évitent l’embrasement.
- Contre l’exsudation : sur les bois résineux, des problèmes
d’exsudation peuvent se présenter. L’écoulement de résine crée
le décollement de peintures ou de vernis. Pour prévenir ce genre
d’incidents, il faut provoquer l’exsudation en chauffant.
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 Constat et approche de traitement de bois

Puisque le bois a une hygrométrie variable, il faut l’isoler du milieu


ambiant pour l’empêcher d’être sujet à ce phénomène (hygroscopie).
Il faut traiter toutes les faces.

En ambiance humide et chaude, la teneur du bois favorise la


prolifération d’insectes (xylophages) et de micro-organismes
(cryptogames). Ainsi doit-on dans de nombreux cas, utiliser des
produits spéciaux préventivement à ces attaques !

 Traitement et protection du bois


- La protection préventive : utilisation du xylophène (produit de
toute efficacité) par le badigeonnage ou par trempage.
 Le badigeonnage consiste à nourrir le bois jusqu’à
saturation, c’est-à-dire qu’il faut passer et repasser du
produit tant qu’il est absorbé, le xylophène devant rester
sur en surface !
 Le trempage : c’est une méthode très simple et plus
efficace. Dans une grande auge bien ferme (étanche par
des films polyanes) y utiliser le xylophène en solution
aqueuse et y mettre le bois à traiter et de le laisser
tremper au moins quarante-huit heures.
- La protection curative : après sondage du bois atteint (frapper
les métaux avec un marteau ou quelque chose de similaire… ; la
serre déposée par le creusement des galeries par les insectes,
des larmes de capricornes en particulier vont s’échapper. Il
faut le faire car à première vue la surface extrême du bois à
sonder ne montre pas de signes évidents de pathologies. Dans le
cas d’espèce, deux solutions curatives se présentent à nous :

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 Soit remplacer totalement la structure (bois) totalement
détruit par les insectes.
 Soit faire des injections de xylophènes au cœur du bois
qu’on peut encore sauver (P ; moyens pneumatiques) ou
par les terres d’insectes ! (pistolet édutrique moyen).

 La protection du bois à l’utilisation

L’utilisation des produits lasures (peinture et vernis)

 Définition

Ce sont des produits d’imprégnation pour les menuiseries les plus


courants (hors charpente).

Ils se présentent comme des produits semi-pelliculaires, insecticides


et fongicides qui protègent les boiseries des cytoplasmes
(fongicides) et les xylophages. Ils sont sous forme de peinture et de
vernis.

 Propriétés

Ce sont des produits :

- Hydrofuges c’est-à-dire imperméables aux eaux de


ruissellement.

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- A microporosité orientée c’est-à-dire qu’ils laissent passer la
vapeur d’eau au travers de leur film vers l’extérieur.
- Insecticide c’est-à-dire qu’ils détruisent les insectes !
- Fongicides : ils anéantissent les cytoplasmes.

 Utilisation

Le déployer à l’intérieur comme à l’extérieur du bois (dur ou demi-


dur), ne pas dépasser deux (2) couches, sinon l’effet respirant du
produit serait supprimé.

Ils sont essentiellement d’aspect satiné et fascinants (monocouches).

- Le rustol et les nouveaux produits : produits résiniques sans


pigments ayant des propriétés inhibitrices de rouille, c’est un
produit similaire le « frametaux ». c’est aujourd’hui de nouveaux
produits, des vernis antirouille qui ne sont pas très XXX (faible
épaisseur).
- La mise en peinture des métaux
 Les métaux non ferreux (cuivre aluminium). Il faut
dégraisser et les désoxyder en les frottant avec de
la laine d’acier fine, puis les peindre ou les vernir
normalement.
 Le métal galvanisé (fer recouvert de zinc), doit être
dégraissé puis protégé par un antirouille spécial qui
est employé pour le zinc.
 Les métaux ferreux : si le métal s’est oxydé, le
brosser à la brosse métallique sur les parties plus
fortement oxydées, marteler les décollements. On
peut aussi sabler le métal soit pour le désoxyder,
soit pour le décaper.
- Les vernis lasures : ils sont plus fréquemment utilisés, le
plus connu commercialement est BONDEX. ils servent à
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protéger les bois tout en conservant leur aspect naturel, seule
la couleur peut être modifiée. Le vernis lasure s’applique
uniquement en deux (2) couches de vernis satiné.
Le vernis lasure s’applique uniquement en deux (2) couches pour
garantir l’effet « respirant » du matériau.

 La mise en peinture du bois

Il faut suivre les mêmes processus que tous les travaux de peinture :

 Les travaux préparatoires


 Les travaux d’apprêt
 Les travaux intermédiaires
 Les travaux de finition

 Les travaux préparatoires

La catégorie A, B ou C il faut ;

- Brosser pour supprimer les éventuelles projections de plâtres


de ciment et autres.
- Epousseter pour supprimer les grains et poussières.

 Les travaux d’apprêt

Pour exécuter en peinture lasure (1) ou peinture satinée Glycéro (2) il


faut :

- Poncer (si vous ne mettez qu’une couche)


- Imprimer (régulariser l’absorption)
- Poncer puis épousseter

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- Enduire une passe pour améliorer la planéité
- Réviser les défauts qui pourraient subsister
- Peindre en première couche

 Les travaux de finition


- Peindre en une seule couche ; mais si les arêtes du bois ne sont
pas suffisamment couvertes, mettre une seconde couche.
- Peindre en couche finale

Remarque

- En finition de catégorie (A), il faut doubler les pans d’enduit et


poncer à l’eau entre les deux (2) couches pour une finition
brillante (dans ce cas, il est impossible d’utiliser une peinture
lasure).
- Pour les finitions en vernis lasure, les travaux préparatoires
sont identiques. Ils consistent au brossage et époussetage. Les
travaux d’apprêt doivent reboucher les défauts en creux, les
trous à corriger avec des mastics spéciaux de la couleur du bois
à vernis (bouche-pores). Poncer après masticage et entre les
deux (2) couches de vernis.

Finition 3 : c’est la finition courant, les travaux d’apprêts sont


exécutés normalement sans excès.

support N° Taches Renseignement – technique

01 Egrener

Enduit 02 Epousseter Eliminer la poussière

03 Reboucher Eliminer les cavités

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De 04 poncer

05 Epousseter

Plâtre 06 imprimer

07 poncer bien épousseter

Lissé 08 Enduire une passe pour améliorer la planéité et


rendre le support
09 poncer
en première couche
10 Peindre
En couche finale
11 Peindre

- La finition de catégorie A : c’est la finition soigné, les apprêts


doivent particulièrement soignés car cette catégorie de
travaux emploie souvent des peintures brillantes qui amplifient
les refants.

Support N° Tâche Renseignement- technique

01 Egrener

Enduit 02 Epousseter
de
03 Reboucher

04 Ebaucher
plâtre
05 Poncer

06 Imprimer
lissé
07 Poncer

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08 Enduire

et 09 Réviser Les anomalies d’enduits et les


éventuels défauts substantiels en
10 Peindre
première couche pour protéger.
assimilé 11 Poncer

12 Peindre

 Les subjectiles métalliques

On rencontre en construction différents subjectiles métalliques, le


zinc, le cuivre, l’aluminium, le fer l’acier… les métaux sont utilisés
pour construire des dalles (acier) des poutrelles en acier (IPN) ponts,
planchers.

Ils sont aussi employés pour fabriquer des portes persiennes, balcons
en fer, frontières en zinc. Tous les tuyaux de descente d’eaux
pluviales ou usées, en fonte, etc. Ces matériaux ne réagissent pas de
la manière face à l’environnement, c’est-à-dire l’air ambiant.

La réaction face à l’environnement

Air= mélange de gaz + H2O (vapeur)

Au contact des matériaux, il attaque leur état de surface


(oxydation).

Fer (fouillé) brun rouge – plomb (oxyde de plomb) gris verdâtre

Cuivre (oxyde de cuivre) bleu verdâtre – alumine (oxyde d’alumine)


anthracite.

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- Dans les métaux utilisés dans le bâti, il y a les métaux ferreux
et non ferreux.
- Les métaux non ferreux ne s’oxydent que superficiellement,
leur oxyde forme une couche imperméable qui les protège.

Les métaux ferreux sont plus sensibles, ils subissent l’attaque


chimique pour se transformer en oxyde ferrique. Celui-ci gonfle et
forme des couches de métal lamellaire. C’est la corrosion ou
destruction du métal ferreux. Le quart de la production mondiale des
aciers et détruits par la corrosion.

 La protection des métaux ferreux

Elle peut se faire par différente manière.

- En usine la glave noplastie (enrobage) du métal par la maitrise


plastique.
- Galvanisation (consiste à recouvrir le fer d’une couche de zinc
ou encore de cuivre, de laiton, de chrome etc.
- On peut aussi protéger le fer par des peintures émaillées
(peinture comte à huile qui nécessite un séchage au four)

 Les peintures primaires antirouille

Ce sont des peintures inhibitrices de rouille.

 Le minium de plomb couleur orange


 Chromate de zinc jaune pâle
 Le minium de fer brun rougeâtre
 Plombâtes de calcium, offre une palette de couleur (blanc, gris
claire, gris foncé vert noir bleuet etc. (choisir en fonction du
ton de finition)
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 L’isolation par un feuil sec
L’épaisseur du feuil sec permet d’atteindre une réelle efficacité
de protection.

 Le plâtre

Obtention : il est par cuisson à partir de la pierre à plâtre appelée


gypse. Il est employé pour enduire, construire des cloisons (canaux
de plâtre) et fabriquer des de plaques de parement de plâtre à
épiderme cartonné (doublage du mur, plafond suspendu et cloison…)

Porosité : le plâtre lors de son séchage évapore une grande quantité


d’eau qui va créer des pores en surface et un réseau de canaux
capillaires dans son épaisseur. Ces canaux liés entre eux vont
absorber les liquides. C’est la porosité : on dit qu’elle est ouverte, car
elle provoque une perméabilité du plâtre ainsi qu’une capillarité.

 Subjectile en plâtre
- Enduit de plâtre coupé
- Enduit de plâtre lissé
- Canaux de plâtre
- Plâtre de staff
- Plaque de parement en plâtre épidermique cartonnée

 Préparation du support

Elle se fait en quatre (04) planes


a) Les travaux préparatoires
Supprime tout ce qui pourrait altérer l’adhérence, la résistance et
l’esthétique de production matières d’œuvres utilisés d’où la
préparation.

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VI.4) LES REVETEMENTS

VI.4.1) Définition

Ce sont des travaux du second œuvre qui donne un aspect fini au


bâtiment et l’embellisse, ce sont : qui permettent de revêtir des
zones ou des parties maçonnées :

Les revêtements souples :

 les moquettes
 les plastiques
 les tissus
 le liège
 le gerflex

Les revêtements durs :

 le carreau
 les bois (lambris, parquet)
 le verre et le miroir

Ils sont plus représentés dans le bâtiment par le carrelage ; les


revêtements.

VI.4.2)Les carrelages

Définition

Les carrelages sont de revêtements de sols ou de murs constitué de


carreaux de :

 grès cérames
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 faïence
 terre cuite
 pâte de verre
 carreau de ciment
 de la pierre (marbre, granite…)
 La pose des carreaux
 La chape et les supports

Les chapes, qui sont de formes relativement maigre de béton en


épaisseur sont reçues par les planches béton ou la dalle mère (dalle
de support). Ce sont alors des éléments de finition destinés à
protéger le gros œuvre (dalle support) des infiltrations des corps et
impacts divers capable de les dégrader. Elles reçoivent la pose des
revêtements des sols. Ainsi elles sont destinés à :

 Recevoir les revêtements


 A protéger en même temps le support de toute agression
chimique et solide

Selon leur mode construction, elles sont adhérentes ou flottantes.

Forme courante de ces chapes

 Lit

(A) lit de sable, de classe 0,08/ 5mm de 2cm d’épaisseur maximale


employé à l’état sec

(B) lit en peins concassés dit grain de riz, de granulométrie de 2 à


5mm, de 2 cm d’épaisseur maximale

(C) lit de sable de classe 0,08/ 5mm de 3 à 5 mm d’épaisseur


maximale stabilisée par 100 à 150 kg de liant hydraulique par m3 de
sable.

 Mortier

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(D) Mortier au béton maigre de 4 à6 cm d’épaisseur dosé soit à 175/
200 kg de ciment par m3 ? Soit environ 300 kg de chaux hydraulique
par m3 de sable.

(E) Mortier de ciment de 3 à 5 cm d’épaisseur dosé à environ 300 kg


de sable et éventuellement armé d’un treillis soudé en acier doux à
mailles

(F) Mortier ou béton maigre de 4 à 6 cm d’épaisseur dosé à 300 kg


avec armature de treillis soudé à mailles de 150*150 mm

(G) Béton ou mortier de 4 à 6 cm d’épaisseur dosé à 300 kg/m3 avec


armature de treillis soudé à maille de 50*50 mm

 Forme sur dalle

 Forme sur plancher béton

 Forme sur plancher bois

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La chape rapportée

Une chape adhérente est dite reportée si sa mise en œuvre à lieu


après que le béton de support ait commencé à durcir. Elle remplit les
mêmes conditions qu’une chape incorporée

La chape flottante

C’est une couche de mortier de ciment, à granulométrie fine qui est


appliqué sur le support par l’intermédiaire d’un matériau isolant.

La chape flottante est donc un ouvrage désolidarisée du support et


des murs. La mise en œuvre est analogue à celle d’une chape
incorporée à condition que l’isolation soit suffisamment compressible
et incompressible.

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Exemple : support désolidarisant (non isolant)
Film plastique par couche successive
Lit de sable un an sur le film plastique
Un feutre bitumineux de 365

DALLE FLOTTANTE

La chape incorporée

C’est une couche mortier ou de ciment que l’on applique directement


sur béton (en prise) de la dalle support (avant que celui-ci ne
durcisse). Elle permet la mise a niveau d’un ouvrage de gros œuvre et
la pose d’un carrelage ou d’une moquette. Elle peut rester brute et
apparente.

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NB : Lorsque la surface est supérieur a 60 m2, on réalise des joints
de fractionnements tous les 25 m2 pour les protégés des phénomènes
de dilatation, de retrait, de tassement des gros œuvres en béton.

La préparation du support

Les supports étant confectionnés il faut les préparés à recevoir le


carrelage en faisant certains travaux.

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Le ravivage

C’est un ouvrage réalisé sur le support lorsque celui-ci n’atteint pas la


cote de niveau désirée par le maitre d’œuvre. Parfois aussi
nécessaire pour loger certaines canalisations (plomberie –
électricité…)

Le plan de pose

Etablir toujours un plan de pose à partir du relevé des pièces.


Décider du calpinage

 Faire un relevé de la surface à


 Etablir le plan de pose
 Les couleurs des différents éléments de revêtements

Au sol :

 Le plan de pose à fond perdu

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 Le plan de pose avec Tapis

 Le plan de pose à joints contrariés

 Le plan de pose en diagonale


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 La pose scellée

 La pose à la règle
 La pose collée

Tableau d’utilisation de colle

Courant Epaisseur Spécial

Simple 2à3 kg/m2 3à5 kg/m2 5à6 kg/m2


encollage

Double 3à4 kg/m3 5à7kg/m3 6à10 kg/m3

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encollage

De la nature des supports (pose sur support)

- Pour les supports en maçonnerie (Travaux neufs), il faut


atteindre deux (02) à trois (03) semaines avant la pose.
- Pour les supports en B.A, il faut atteindre deux (02) à trois
mois avant la pose.

Nota :

Les carreaux peuvent être utilisés dans le domaine de la


réhabilitation des sols, soit en remplacement d’un revêtement ancien,
soit en pose superposée sur un ancien carrelage.

Au mur :

Objet : Parois ou murs enduits au mortier de ciment ou de mortier


bâtard

Propriété : Qu’il soit neuf ou ancien le support doit être propre,


exempt de taches.

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 Pour les supports en maçonneries, il faut attendre deux (02) à
trois (03) semaines avant la pose
 Pour les supports en béton armé, il faut attendre deux (02) à
trois (03) mois avant la pose

Les produits de collage

La pose traditionnelle des carreaux se fait au mortier ou au plâtre,


mais de plus en plus de colleurs utilisent les produits synthétiques
prêts. (Les colles) faciles à appliquer.

Il y a trois (03) grandes familles de produit de collage et revêtement


murales

 Les ciments-colles : ils sont utilisés pour coller la faïence sur le


plâtre
 Les adhésifs sans ciment : utilisables pour tous les supports.
Ces produits prêts à l’emploi ont une rapidité d’adhérence qui
empêche les carreaux de glisser. Ils ont aussi un bon
comportement à l’humidité
 Les mortiers-colles : le type courant et le type épais sont
utilisés en revêtement mural sur les parois et murs suivant
 En béton banché ou préfabriqué
 En béton ou élément préfabriqué a base d’argile expansée
enduit de mortier de ciment ou ciment bâtard
 En plaque de parement de plâtre à face cartonnée

Choix d’une colle en fonction du support

Désignation Mortier colle Ciment colle Adhésif sans

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ciment

Béton X
maçonnerie

Enduit ciment X

Plâtre X X

Plâtre cartonné X X

Bois et X
panneaux

Plastique- X
peinture

Carreaux X
émaillés

Carreaux non X X
émaillés

Application de la colle

 Mur intérieur

On applique la colle sur de petites surfaces ne dépassant pas 1m2.


Ensuite avec la spatule crantée on fait des stries puis on pose le
carreau.

 Mur extérieur

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La spatule crantée sert a peignée le mortier colle pour obtenir des
sillons sur lesquels sont posés et maroufler les carreaux. La spatule
doit être adaptée au type de mortier-colle utilisé :

Pose

On appelle carreaux de champs, les carreaux entiers d’un corps


principal de revêtement délimité par les guides. Les carreaux de
champs sont toujours délimités par les guides ; et posé avant les
carreaux de bordures et de coins.

 Le premier carreau est en place dans l’angle droit formé par les
guides. Il faut le presser fortement contre le mur de manière à
écraser les sillons du mortier-colle pour le mettre à niveau
 Poser le croisillon d’espacement
 Maroufler et contrôler le niveau (appuyer sur les sillons du
mortier-colle afin que le mortier remonte sur les bords)
 Ne pas craindre d’enlever un carreau pour ajouter ou retiré de
l’adhésif afin de le remettre à niveau

NOTA :

Les carreaux peuvent-être utilisés dans le domaine de la


réhabilitation des sols soit en remplacement d’un revêtement ancien,
soit en pose superposée ou en ancien carrelage.

Formule assez longue et coûteuse.

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VI.5) LA PLOMBERIE SANITAIRE

VI.5.1) Définition

C’est en amont tout un réseau de distribution de l’eau pour que vous


ayez une alimentation en eau potable.

VI.5.2) L’installation

L’installation commence avec l’alimentation en eau par le réseau de


distribution de votre commune, votre installation débute après le
compteur d’eau.
En installation neuve, l'installation d'équipement sanitaire demande de savoir faire le
montage de la robinetterie et le raccordement des divers appareils.

Les principales installations d'équipement sanitaire :

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 Installer un lavabo passe par le montage de votre robinetterie
et le raccordement du lavabo à l'alimentation en eau et l'évacuation
des eaux usées.
 Installer une baignoire nécessite de monter votre robinetterie
et de raccorder votre baignoire à l'alimentation en eau et
l'évacuation des eaux usées.
 Pour installer une douche, il faut monter votre robinetterie et
raccorder la douche à l'alimentation en eau et l'évacuation des eaux
usées.
 L'installation de votre WC passe par l'installation du réservoir
et de la cuvette ainsi que le montage de la chasse d'eau.
 Pour installer un évier, il faut monter votre robinetterie et
raccorder votre évier à l'alimentation en eau et l'évacuation des
eaux usées.
 Brancher un lave-vaisselle ou un lave-linge : la réalisation du
branchement de vos appareils et le raccordement à l'évacuation des
eaux usées.

VI.5.3) Les canalisation

 La composition d'une canalisation

Une canalisation est composée entre autres :


 De tuyauterie : différents tuyaux existent sur le marché de la
plomberie avec leurs avantages et leurs inconvénients.
 De raccords plomberie : à chaque type de tuyau ses raccords.
 De joints de plomberie : ils assurent l'étanchéité des raccords
mécaniques. Il existe autant de joints que d'usage.
 Les différents tuyaux de canalisation

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En matière de tuyaux de canalisation, le choix est important, vous
avez le choix entre :
 Le tuyau en cuivre qui est le plus classique d'entre eux et
existe sous deux formes :
 le cuivre recuit ;
 le cuivre écroui.
 Le tuyau PVC : il remplace le plomb, qui est interdit. Le PVC est
employé pour les évacuations en particulier.
 Le tuyau PER : il remplace petit à petit le cuivre et il en existe
de plusieurs variétés pour des usages différents.
 Le tube multicouche : dérivés des tubes en PER, ils assurent une
étanchéité parfaite mais leur installation demande un outillage
spécifique.
 La plomberie sans soudure : en PVC surchloré qui ne peut pas
être cintré mais qui a malgré tout des usages très intéressants.
 Le tuyau flexible : pour alimenter et évacuer l'eau dans les cas
difficiles.
Dans l’installation nous avons :
 Tuyaux  110 pour EV
 Tuyaux 75 pour EU
 Tuyaux 120 pour EP
 Tuyaux 32 pour évacuation lavabo
 Tuyaux 25 pour pression

 Les raccords

À chaque type de tuyaux de canalisation ses raccords :


 Le raccord en cuivre : le collet battu est assez simple à réaliser
mais il demande un outillage spécifique.
 Le raccord en laiton : le raccord classique pour l'arrosage
extérieur.

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 Le raccord en PVC : une multitude de raccords traditionnels
plus des raccords spécifiques au PVC.
 Le raccord en PER : exclusivement des raccords spéciaux pour
les tuyaux PER, ils sont conçus pour être vissés sur des équipements
de distribution sanitaire ou de chauffage.
 Le raccord rapide ou raccord bicône / américain, à visser pour
faciliter le raccord des tuyaux de cuivre.
 Le raccord à sertir : il exige un outillage spécifique mais offre
une bonne rapidité de travail.

VI.5.4) L’appareillages

Comme appareillage nous avons :

 WC à la turque
 WC à l’anglaise
 Siphon de sol
 Ensemble évier
 Ensemble lavabo
 Miroir pour lavabo
 Colonne d’eau flexible
 Robinet puisage
 Vanne d’arrêt
 Robinet cuisine
 baignoire

Accessoires : porte-savon, porte-serviette, porte-verre, tablette de


lavabo, glace de lavabo, distributeur de savon liquide, siphon de sol
plastique.

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VI.6) ELECTRICITE

VI.6.1) Définition

C’est en amont tout un réseau de distribution de courant électrique


pour que vous ayez une alimentation en électricité.

VI.6.2) L’installation électrique

C’est toute installation de câblage sous terre, hors terre ou dans le


bâtiment, pour la transmission d’un point a un autre de l’énergie
provenant d’un distributeur d’électricité.

C’est la pose de tous les tubes orange qui vont conduits les fils
électriques, cette installation commence aux bornes du disjoncteur
général :

- la section des fils électriques doit être adaptée à la


puissance des appareils.
- Les câbles doivent être protégés mécaniquement par une
canalisation fixée parois du bâtiment.

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VI.1.3) L’appareillage

C’est le passage des fils plus l’installation des appareillages que sont :

- Disjoncteur général
- Câble électrique
- Coffret à fusible
- Mise à la terre
- Prise de courant
- Point lumineux
- Interrupteurs
- Dismatic

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Les accessoires : machine à laver, fer à repasser, ordinateur, un
frigo, une cuisinière…

VI.7) L’ENDUIT CIMENT

VI.7.1. Définition

Substance molle dont on couvre la surface de certains objets.


Couches de chaux, de plâtre, de mortier, etc., qu’on applique sur les
murs.Les enduits sont traditionnellement des enduits minéraux: des
mortiers de ciment, des mortiers de chaux, et des plâtres.

Propriété :Un enduit doit être résistant mécaniquement, étanche


mais perméable à la vapeur d'eau.

VI.7.2. Composition des enduits

Les enduits sont constitués d'un liant (chaux, plâtre, ciment


Portland ou argile) et de charges minérales (agrégats, ou granulats,
comme le sable ou la poussière de marbre) dans un rapport d'environ
1/3 de liant pour 2/3 de charges minérales. L'adjonction de pigments
(charges colorantes) n'est pas indispensable, elle dépend de l'effet
recherché.

VI.7.3. Mise en œuvre de l’enduit


L'enduit traditionnel préparé sur le chantier est généralement
réalisé en trois couches successives, appliquées à la main ou à la
machine.
La première couche d'un enduit traditionnel ne doit pas être réalisée
avant un délai d'un mois après la fin des maçonneries le supportant,
afin d'éviter toute fissuration et efflorescence. De plus, avant toute
application, il est indispensable d'humidifier le support jusqu'à
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saturation; cet effet est atteint lorsque l'eau projetée n'est plus
absorbée mais ruisselle. Pour les murs extérieurs, donc exposés aux
intempéries, les enduits sont généralement composés ainsi :

1- Le gobetis est une couche semi- liquide jetée sur le mur,


fortement dosée avec une charge de granulométrie importante
(0/4 - 0/6) qui permet d'avoir une bonne accroche. Les sables à
grains ronds (roulés naturels ou artificiels) sont moins sensibles à
l'arrachement que les sables anguleux issus du concassage. Les doses
usuelles sont de 10 volumes de charge pour 5 volumes de chaux
hydraulique
L'épaisseur du gobetis est généralement la même que celle de la
granulométrie du sable (5 ou 6 mm) utilisé. Pour éviter la
transmission des retraits, il est important d'attendre un délai de
deux à trois jours avant l'application de la couche suivante.

2- Le dressage, dit aussi dégrossi, corps d'enduit ou renformis, est


une couche qui permet de rattraper les défauts de planéité. Le
mortier utilisé doit être plastique à mou (granulométrie 0/4), il est
jeté ou appliqué et tiré à la règle.
Les doses usuelles sont de 10 volumes de charge pour 4 volumes de
chaux hydraulique (ou 2,5 pour 1). On laisse volontairement la surface
rugueuse pour favoriser l'accroche de la couche de finition. Cette
couche fait généralement 8 à 12 mm d'épaisseur. Délai d'une semaine
avant l'application de la couche de finition.

3- La finition est la dernière couche. Le mortier, plastique à mou, est


étalé à l'aide d'une liane, d'un platoir ou d'une lisseuse. Le sable ici
doit être assez fin pour obtenir un lissé suffisant selon l'effet
recherché.
Les doses usuelles sont de 10 volumes de charge pour 3 volumes de
chaux hydraulique (3 pour 1). Les finitions sont innombrables :

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taloché (bois, éponge ou plastique), lissé, glacé, gratté, brossé etc.
Cette couche ne fait pas plus de 4 à 7 mm d'épaisseur.
Pour les murs intérieurs la granulométrie est souvent plus petite pour
avoir un mortier très fin et un rendu final très lisse. Une composition
usuelle est :

Le gobetis (l'accroche) 2,5 à 2 volumes de sable pour 1 volume de


chaux.

La couche d'enduit (la charge) 3 volumes de sable (même


granulométrie) pour 1 volume de chaux.

La couche de finition (le lissage) 1 à 1,5 volumes de sable pour 1


volume de chaux.

VI.7.4. Les différentes étapes d’un crépissage

 Etape 1 : la préparation des supports

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• Sur les fonds enduits et poreux, appliquer au préalable une couche
de fixateur.
• Quel que soit le type d’enduit choisi, les supports (brique, parpaing,
béton, etc.) doivent être propres et résistants.
• Brosser le support à l’aide d’une brosse métallique.
• Afin d’obtenir des arêtes parfaitement droites, placer des règles
dans chaque angle et les maintenir en place à l’aide de chevillettes
enfoncées dans le mur. Les règles doivent dépasser du mur d’une
distance égale à l’épaisseur de l’enduit, soit 15 à 20 mm environ,
• Dans le cas de surfaces importantes à enduire, placer des règles
d’appui tous les 2m environ, à l’aide de chevillettes, sauf pour l’enduit
à la tyrolienne (murs lisses).
• Humidifier le support avant l’application de l’enduit, afin d’améliorer
l’accrochage du matériau. En revanche, ne pas appliquer l’enduit sur
un support ruisselant.

 Etape 2 : l'enduit au mortier

1.

• Effectuer une couche d’accrochage ou gobetis avec du mortier


liquide.

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• Projeter le mortier à l’aide d’une truelle sur quelques millimètres
d’épaisseur sur toute la surface.

2.

• Après séchage (3 jours environ), appliquer une couche de mortier


bâtard (ciment + chaux + sable) sur 15 mm d’épaisseur environ.
• Après projection du mortier bâtard sur le mur, «tirer» en «sciant»
le mortier avec une règle droite de bas en haut.
• Quand le mortier est prêt, ôter les règles d’appui et combler leur
logement à la truelle.

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3.

• Egaliser à la taloche.
• Laisser sécher 7 à 10 jours.
• Appliquer l’enduit de finition sur quelques millimètres d’épaisseur.
• Après séchage de l’enduit (2 à 3 semaines), appliquer un crépi
décoratif ou un enduit à la machine à crépir.

4.

• Charger la taloche avec la truelle.


• Etaler l’enduit d’un mouvement rapide et circulaire pour compacter
et enlever le surplus.

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 Etape 3 : l'enduit à la chaux

1.

C’est un produit de finition à appliquer en deux couches. La mise en


œuvre est identique à celle du mortier de ciment. 1ère couche : 5 à 6
mm d’épaisseur.
2ème couche au mortier de chaux. A appliquer sur 15 mm d’épaisseur,
15 jours minimum après séchage de la 1ère couche. Finition «en
gratte»
• Après séchage de la 2ème couche (4 à 24 h suivant les conditions
atmosphériques), frotter la surface talochée lisse avec une taloche à
pointe ou gratton. Effectuer de grands mouvements circulaires.

 Etape 4: l'enduit monocouche

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1.

L’application de cet enduit prêt à l’emploi doit tenir compte des


températures extérieures : 6 à 8°C mini, 35 °C maxi.
• Après gâchage du mortier (suivant la notice du fabricant), réaliser
à la truelle des plots d’enduit de l’épaisseur de l’enduit fini, en guise
de repère d’alignement.
• Utiliser un cordeau posé sur les règles d’appui pour aligner les plots.

2.

• Appliquer à la truelle entre les plots une première couche de faible


épaisseur par «jeté».
• Réaliser la seconde couche de 15 mm d’épaisseur après 30 mn
environ, puis dresser à la règle en prenant appui sur les plots et les
règles d’angles.
• Terminer à la taloche.

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3.

Dans le cas de grandes surfaces à couvrir ne pouvant être enduites


entièrement en une seule fois, arrêter l’application à la truelle en
effectuant un biseau à 45° qui évitera toute trace de raccord.

4.

Finition «en grotte»


Même principe que l’enduit à la chaux.
Finition «jetée» à la truelle
Effectuer cette finition brute et irrégulière sur la couche de
gobetis, en projetant l’enduit avec la truelle (épaisseur minimum 15
mm). Il existe de l’enduit monocouche décoratif à la chaux prêt à
appliquer sur une sous couche d’enduit grossière (gobetis). Epaisseur
conseillée : 10 mm environ.

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 Etape 5 : l'enduit à projeter

1.

• Préparer l’enduit en le mélangeant.


• Effectuer l’application à la machine à crépir : 2 couches croisées,
puis une couche perpendiculaire.
• La grosseur du grain souhaité dépend du réglage de la machine à
projeter.
• Laisser (durcir sans sécher) le crépi entre chaque couche.
• Pour obtenir un travail correct, les trois couches doivent être
exécutées en quelques heures.
• On peut modifier l’aspect du grain en l’écrasant à l’aide d’une
taloche en inox de préférence.
 Etape 6 : le crépi décoratif
1. l’application
Contrairement aux crépis ou enduits cités précédemment, le crépi
décoratif doit être appliqué sur un support sec.
• Appliquer le crépi au rouleau alvéolé.
• Choisir le rouleau en fonction de l’aspect final souhaité, sachant que
ce dernier peut être modifié en écrasant le relief avant la prise du
produit : maximum 30 mn.

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2. L’application à la spatule.

3. L’application au badigeon ou au balai.

4. L’application à l'éponge

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5. L’application à la brosse dure

6. L’application au peigne

7. L’application à la bouteille

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VI.7.5. L’outillage

Nous avons des outils tels que :

 Truelle
 Brouette
 Bac à gâcher
 Perceuse avec malaxeur
 Bétonnière
 Chevillette
 Planche
 Règle
 Brosse métallique
 Tableau lisse en inox
 Taloche à pointe
 Pelle
 Auge
 Rouleau alvéolé
 Spatule
 Echafaudage ou échelle
 Machine à crépir (tyrolienne)
 Niveau à bulle
 Marteau
 gants

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Pour finir cette partie du cours, nous pouvons dire que le second
œuvre ne traite pas du squelette du bâtiment ou de sa durabilité,
néanmoins il demeure presque indispensable pour tout bâtiment si l’on
veut le rendre véritablement fonctionnel.

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COURS DE
PATHOLOGIE DE
BATIMENT

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