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1. Rappels et Définitions : 3.

Environnement Marin :
 Un environnement peut être caractérisé par un Ecosystème de taille A. Facteurs Abiotiques :
variable lui-même caractérisé par :
 Chimisme de l’eau :
- Biocénose : Ensemble d’être vivants coexistant dans un espace défini.
- Biotope : Ensemble des caractères Physico-Chimiques caractérisant un - Le chimisme de l’eau est lié aux apports des dorsales
milieu donné. océaniques ainsi que des apports des grands fleuves (apports
- Biomasse : Masse totale des organismes vivants dans un Biotope donné. des carbonates et silice).
- Biosphère : L’ensemble des êtres vivants occupant la surface du - Au cours de l’évaporation de l’eau de mer on a précipitation de:
Globe Terrestre 78% Nacl
- Niche Ecologique : Unité d’Environnement occupée par une espèce dans 18% chlorures+ sulfates K, Mg
un Biotope et déterminée par l’Alimentation et les relations de cette 2.5% sulfates de carbonates
espèce avec les autres espèces en Présence. 0.3% de carbonates

2. Environnement Continental :
- Le Mg et le Ca jouent un rôle important dans la distribution des
 Il peut être subdivisé en : Milieu Aquatique/ Terrestre / Mixte.
organismes.
 Les milieux continentaux sont sous la dominance d’un facteur majeur
« Température » qui est liée au Climat.
 Salinité :
 Le milieu continental n’est pas très favorable à la Conservation des
restes d’Organismes sauf dans le cas d’Enfouissement Exceptionnel. - C’est le caractère essentiel de l’eau de mer.
 Milieu Lacustre : La sédimentation peut être argileuse ou gréseuse. - La salinité moyenne de l’eau de mer est de 36%0.
 Milieu Eolien : Caractérisé pas des dépôts sableux à grains de ronds et - En surface la salinité est fonction du rapport évaporation/
mats ainsi que des galets façonnés par le Vent. précipitation.
 Milieu Glaciaire : Peut montrer des paysages caractéristiques, vallée - En profondeur, elle va dépendre de la proximité des fleuves et
en V, sédiments particuliers, moraines, et aussi des Glaciaire, la Faune des océans.
0 à 0.5%0 = eau douce
est rare, quelques Vertébrés et Microorganismes sont Représentés.
0.5à 30%0 = eau saumâtre

30à 40 %0 = eau de mer

> À 40%0 = eau hypersaline


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 Hydrodynamisme :
Selon l’aptitude des organismes à tolérer les variations de
- L’hydrodynamisme est un facteur important car il a une
la salinité des :
influence sur la répartition des organismes benthiques étant
eaux, on va distinguer des organismes: donné qu’il :
 Entretient l’oxygénation de l’eau.
Sténohalins Euryhalins
 Est la source de la dissémination des larves et du
Qui ne tolèrent pas les Qui tolèrent les variations de plancton.
variations de la salinité ou la salinité.  Entretient le renouvellement des particules
bien encore qui sont strictes alimentaires en suspension dans l’eau.
EX : Lingules, bivalves, - Dans les zones à hydrodynamisme élevé c’est à dire soumises à
par rapport à la quantité de
ostracodes... l’action des vagues, les animaux s’enfouissent dans le substrat
Nacl présente dans l’eau.
ou se fixent à ce dernier. Ce dernier mode de vie indique un
EX : Ammonites, échinodermes, mode de nutrition suspensivore ex: coraux.
brachiopodes....
- Les organismes détritivores ont eux besoin d’eaux calmes
favorables à la décantation des particules alimentaires.
- La salinité des eaux peut être observée sur les coquilles: - La morphologie des squelettes donnent des informations sur
 Taille plus réduite. l’hydrodynamisme qui règne dans leur milieu de vie. Exemple
 Ornementation plus faible. des coraux.
 Epaisseur inférieure à la normale. Coraux branchus eaux calmes
- Les organismes de grande taille des eaux sur salées ou
saumâtres ont une taille inférieure à ceux des eaux à salinité Coraux massifs eaux moyennement agitées
normale.
Coraux encroûtant eaux très agitées

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- métabolisme de certains animaux .Ex: coraux hermatypiques qui
sont sténothermes ( T°>18°c).
 Bathymétrie :
 L’oxygène :
- C’est un facteur qui varie entre la bordure des continents et le fond
- Il a une double origine:
des bassins océaniques.
 Il provient d’une part de la dissolution de l’O2
- De la bathymétrie dépendent de nombreux facteurs: Eclairement,
atmosphérique résultantdu brassage des eaux sous
température, hydrodynamisme, pression, apports sédimentaires et
l’action des vagues
donc la répartition des organismes.
 D’autre part, il provient de la photosynthèse, elle-
même dépendante de la lumière.
 Températures :
- Cette dernière est présente dans la zone photique ou
- Elle varie d’une Latitude à une autre, dans les régions équatoriales« euphotique.
28 – 30°», et 0° dans les Zones Polaires - Les algues sont présentes dans les zones dont la profondeur est
- La Température peut être également modifiée par l’Ensoleillement, inférieure à 200 m mais elles ne sont abondantes que dans les
Vent, Courants, Proximité des Masses Continentales, Variations zones à profondeurs inférieures à 50 m.
Journalières « Sont faibles à l’exception des Eaux Superficielles ». - La teneur en O2 diminue depuis la surface jusqu’aux tréfonds.
- En Profondeurs, les Modifications de la Température sont liées aux - La quantité moyenne de l’oxygène dans l’eau de mer varie entre
Courants Océaniques. 6 et 1 ml/l.
- Dans toutes les Mers, on constate une Chute Brutale des - Il est consommé par l’oxydation de la matière organique. On
Températures, en effet, la Température chute de 25 à 5°entre 10 et distingue :
1000m.
 Un milieu aérobique où la quantité d’O2 est > 1 mg/l.
- La Zone de Transition Rapide entre les Eaux Superficielles « Chaudes
 Un milieu dysaérobique 0.1<O2<1mg/l.
» et les Zones Profondes « Froides » est appelée Thermocline
 Un milieu anaérobique où la quantité d’ O2 est < 0.1
Permanente.
ml/l.
- Les températures élevées favorisent la précipitation des carbonates.
- On a constaté que la quantité d’oxygène diminue entre 200 et
- Les températures basses favorisent la précipitation de la silice.
1000 m de 25 à 5% et constitue de ce fait une zone dite
- Remarque: la température peut être déterminante pour le
d’oxygène minimum.

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 Ex : organismes encroûtant ( bryozoaires, serpules...)et des
organismes lithophages (éponges, vers, bivalves,crustacés
 Pression: cirripèdes)
- La pression augment avec la profondeur, elle a une influence sur
la répartition des organismes mais également sur la Substrats meubles
morphologie de leur squelette, notamment chez les
 Sables / Vases, sont pauvres en Organismes Epibiontes, par contre
ammonites.
les Endobiontes sont abondants, leur présence est marquée par
- La nature des coquilles en grande profondeur ne va pas être
des Terriers.
diversifiée car au dessus d’un seuil les carbonates sont dissous:
 Dans les Substrats Meubles, on distingue différentes
c’est ce qu’on appelle le niveau de compensation des
Communautés selon la Granulométrie du Sédiment :
carbonates et qui se trouve entre 3000 et 5500 m de
 Gravelines → occupant les graviers.
profondeur.
 Sabulicoles → occupant les sables.
-
 Vasicoles → occupant les vases.
 Qualité du substratum :
Le mode de vie des organismes benthiques dépend de la
 Les nutriments :
qualité du substratum, étant donné qu’il leur sert d’habitat.
- Les organismes marins ont besoin pour leur développement de
Substrats durs ou indurés nutriments, ces derniers peuvent être d’origine organique ou
minérale.
 Constitués essentiellement de fonds rocheux ou par des - Les plantes ont besoin pour leur développement de N (azote)
exosquelettes d’autres organismes. P(phosphore), Si (silicium) et de Fe (fer), le N étant nécessaire à
 La diversité de ce support, qui présente une surface non uniforme la fabrication des acides aminés et le P à la croissance et au
est favorable à l’installation de benthos sessile ou vagile. métabolisme des plantes.
 Un substrat meuble peut se durcir s’il y a une interruption Le Sodium « N » abondant dans l’Atmosphère n’est pas
prolongée de la sédimentation. Ces surfaces peuvent également utilisable par les Plantes qu’à l’état de Nitrates.
présentées des minéralisations superficielles. Le passage Azote – Nitrates, est réalisé grâce à
l’Activité Bactérienne.

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Le Sodium « N », peut être également apporté par les
Cours d’eau. B. Facteurs biotiques :
Le Phosphore « P » est également d’origine 1/- Autoécologie :
Continental. - Equivalente de l’Analyse Morphonctionnelle, la
- Selon la Quantité de Nutriments présente dans les mers, on Morphologie d’un Organisme étant liée à son milieu de
distingue : vie, l’Autoécologie est surtout valable pour les Fossiles
 Dans les mers oligotrophes la biomasse est généralement faible d’Ere Tertiaire, car au fait on les compare aux
mais la biodiversité élevée, les organismes qui y ont évolué ont Organismes Actuels.
développé une stratégie originale dite stratégie « K ». - Les Bivalves à Coquilles plates et Coniques résistent à
 Dans les mers eutrophes la biomasse est généralement élevée l’Hydrodynamisme elevé.
mais la biodiversité faible et où il y a gaspillage des ressources. - Les Organismes de Grandes Profondeurs ont Tendance à
Les organismes qui y ont évolué ont développé une stratégie être Ovoïdes / Sphériques, Pour résister aux Grandes
originale dite stratégie « r». Pressions.
- Quand on étudie un Individu, on doit définir Son :
Caractéristiques des espèces Caractéristiques des espèces → Mode de Vie.
à stratégie ‘’K’’ à stratégie ‘’r’’ → Mode de Reproduction.
→ Habitat.
- Croissance rapide → Mode de Fixation :
- Maturité sexuelle précoce  Epines « Bivalves ‘’ Spondylus ‘’ /
- Croissance lente
- Taille réduite
- Maturité sexuelle tardive Brachiopodes ‘’ Productus, Richtofenia ‘’ »
- Courte durée de vie
- Grande taille  Pédoncule « Majorité des Brachiopodes
- Forte descendance
- Longue durée de vie Articulés»
- Peu ou pas de soins
- Faible descendance
parentaux  Byssus « Moules ».
- Soins parentaux aux jeunes
- Forte compétition
- Régime alimentaire large  Cimentation « Rudistes / Exogyres / Coraux ».
(euryphage). → Mode de Déplacement :
- Faible compétition  Nage / Appendices locomoteurs.

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3/- La taphonomie :

2/- Synécologie :  C’est la reconstitution de l’histoire post-mortem des organismes


dans les sédiments, c’est donc l’étude des processus
biologiques, physico-chimiques et diagenètiques qui
On se sert de l’Ensemble des Espèces pour caractériser un interviennent entre la mort de l’organisme et son
environnement, on parle d’Assemblage Fossiles en enfouissement définitif, et qui conduisent à sa fossilisation.
Paléontologie.
 Potentiel de fossilisation:

- La fossilisation est un phénomène exceptionnelle, en effet


Une communauté : généralement les organismes et plus particulièrement leurs
Population :
parties molles disparaissent après la mort suite à la combinaison
Est un groupe d’individus de la Est l’ensemble des populations de plusieurs processus à savoir l’oxydation, la dissolution, de
même espèce occupant un d’un même milieu qui vivent destruction mécanique ou biologique.
territoire particulier à une dans les mêmes conditions de - Les organismes ont un potentiel de fossilisation variable qui est
période donnée. milieu et au voisinage les uns fonction de la nature des tissus et des squelettes.
des autres.
 Facteurs de fossilisation :

La fossilisation ne peut se réaliser que si certaines conditions


sont réunies ou bien qu’après interventions de différents
événements

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Arrivés de - Suite à une crue ou à une tempête les eaux peuvent être chargées en particules argilo-silteuses ou sableuses, ces
dernières vont asphyxier les organismes à l’emplacement même de leur site de vie ou d’activité.

phénomènes parmi lesquels on peut avoir :


enfouissement peut se réaliser suite à des
terrigènes en
Un enfouissement rapide des organismes
- Les organismes meurent et sont enfouis en position de vie.
Enfouissement rapide in situ d’un

atmosphériques ou biologiques. Cet


milieu
soustrait ces derniers aux agents
- Ce phénomène est une cause fréquente de fossilisation massive chez les organismes benthiques et plus
aquatique particulièrement les formes fouisseuses qui sont piégées dans leur terrier par l’arrivée massive de terrigène.
Eruption - Toute éruption volcanique produit des gaz toxiques et des cendres qui conduisent à la mort et
volcanique l’ensevelissement rapide d’animaux ou de végétaux exemple fossiles humains de Pompéi
organisme

- L’eau, sursaturée en silice, propulsée par les geysers, peut entrainer des inondations dans les marécages
pouvant se situer en contrebas.
Geyser
- La silice sous la forme d’un gel va imprégner les organismes présents dans ces marécages et les protéger
ainsi de toute dégradation et permet leur fossilisation instantanée et in situ. Exemple : Chert de Rhynie
- De fortes pluies ou un séisme peuvent provoquer le détachement de larges portions de terrain, ces
Ensevelissement
derniers ensevelissent in situ les végétaux de toutes tailles et les animaux qui sont à proximité.
s détritiques
continentaux

- Les organismes épibenthiques fixés tels que les coraux, les huîtres, les rudistes et les archéocyathes restent sur place après leur mort,
Accumulation de générations in

les nouvelles générations de ces animaux s’installent sur les squelettes des générations qui les précèdent.
→ Ces générations in situ peuvent également résulter de l’accumulation passive, c’est-à-dire sans bioconstruction, de certaines plantes.
- Les hard grounds ou fonds marins durcis, résultant d’arrêts de sédimentation plus ou moins importants, constituent d’excellents
supports pour l’implantation des organismes encroûtant tels que les bryozoaires, cirripèdes, huîtres et serpules ainsi que les mollusques
situ

lithophages ou des éponges de type cliones qui y laissent des perforations.


- Les tourbières sont constitués de l’accumulation de sphaignes(mousses) , plantes très fines possédant des ramifications
quivs’enchevêtrent , il en résulte un épais matelas qui piège les sédiments fins, l’accumulation de multiples générations de plantes
conduisent à la formation d’un faciès carboné et réducteur appelé tourbe. Ces dernières sont un lieu privilégié pour la fossilisation des
organismes qui s’y enlisent.

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- Les cadavres s’accumulent là où les eaux sont en perte de régime (diminution de leur force). Cette
quelques dizaines de mètres de profondeur, elles y déciment le

également favoriser la fossilisation massive d’organismes avec


accumulation peut conduire à la formation:
Les tempêtes, en milieu marin, peuvent avoir un impact sur

Accumulation des  Accumulation de coquilles sur la plage :


pélagos et arrachent les épibenthiques. Elles peuvent

cadavres sur la  De calcaires coquillers: sédiments très riches en débris de mollusques divers.
plage, les rives ou les  De lumachelles : accumulation plus riches en coquilles entières qu’en sédiments.
méandres  De bones beds: accumulation de restes de vertébrés.
Accumulation par transport

 De lentilles de lignite: accumulation de macro restes de végétaux: fragments de troncs, des


branches et des feuilles.
différentes tendances:

Accumulation de - Dans les zones marines à fort hydrodynamisme, il peut y avoir des apports squelettiques qui après
débris d’organismes fossilisation donneront des lumachelles, des bones beds, mais également des calcaires bioclastiques
dans les chenaux et lorsque le sédiment est très riche en débris de mollusques, bryozoaires, échinodermes et dents de
les dunes sous poissons.
aquatiques
- Tempêtes et courants (de marée, ou sous- marins) peuvent emporter loin des côtes divers organismes , ces
Transport et
derniers peuvent s’accumuler soit en bordure de récifs, soit en rupture de pente ou bien encore en bout de
accumulation vers le
courses des eaux de fond. Après fossilisation, ces organismes donneront des accumulations particulières
large telles que : marnes à spatangues, calcaires à entroques
- En milieu fluviatile, les eaux charrient des cadavres qui seront préférentiellement accumulés dans des
Accumulation après pièges sédimentaires : fissures, cavités ou gouffres. On a souvent des poches karstiques où il y a
transport dans des concentration de restes de vertébrés fossilisés (Ours, rongeurs, cervidés et humains fossiles).
pièges sédimentaires

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Paléobiocénoses, thanatocénoses et taphocénose

 Pour faire de la taphonomie, il est nécessaire de savoir si les fossiles présents dans le gisements sont le reflet
des anciennes communautés de vie et si le milieu de fossilisation est identique au milieu de vie. En d’autres
termes, il s’agit de dire si les fossiles présents forment une paléobiocénèse ou une taphocénèse

1. Biocénoses et paléobiocénoses : 3. Critères paléontologiques et taphonomiques :

- Une biocénose peut être définie comme l’ensemble des populations A-Etat de conservation des fossiles :
vivant un même moment dans le même environnement, soumis
ainsi au mêmes facteurs abiotiques et biotiques.  Désarticulation:
- une paléobiocénose est une biocénose fossilisée sur place ou à - Destruction des ligaments et muscles qui relient les éléments
proximité immédiate de son milieu de vie. Le contenu d’une squelettiques.
paléobiocénose peut ne pas être celui de la biocénose d’origine, car - Cette désarticulation peut être rapide, les agents qui l’assurent
au cours de la fossilisation il y a perte de certains organismes peuvent être :
notamment ceux à corps mou d’une part et d’autre part la Biochimiques à partir d’enzymes
contemporanéité des espèces ne peut être vérifiée dans une Biologiques à partir des charognards, fouisseurs et des
paléobiocénose comme dans une biocénose. bactéries, l’activité de ces dernières est fonction de la teneur en
O2 présent.
2. Thanatocénose et taphocénose : Milieu aérobie destruction bactérienne très rapide
Milieu anaérobie destruction lente
- La thanatocénose est l'ensemble des êtres vivants morts, dont les Mécanique : courants, transport…
restes peuvent être trouvés en un même site.
- La taphocénose est l’assemblage d’organismes ou restes
d’organismes ayant été fossilisés au même endroit.

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 Abrasion :
TYPE DE SQUELETTE EXEMPLES - C’est l’usure physique des coquilles, qui leur donne une allure
- Eléments squelettiques plus ou moins arrondie et efface l’ornementation.
dispersés dans un tissu mou. - Cette abrasion est fonction:
Spongiaires, Holoturies, algues
- Dispersion des éléments après
De l’énergie du milieu
destruction du tissu mou.
- Squelette segmenté. De la nature de l’abrasif: plus le sédiment est grossier et plus
- Destruction de la matière Algues, vertébrés, crinoïdes la coquille sera abrasée
organique:éléments séparés. Taille de la coquille et sa densité.
- Squelette branchu, il se brise
au niveau des points de Coraux, algues
moindre résistance.
- Squelettes massifs: résistants
pouvant être détruits par des Tabulés, coraux
bio-perforants.
Squelettes encroûtant. Lithothamniées,Bryozoaires,
coraux  Bioérosion :
- Elle se manifeste par des traces d’activités dues à des
 Fragmentation : bioperforants, cela peut être :
- Peut être due à: Traces de nutrition Perforations dues à des gastéropodes
 Impact mécanique : choc carnivores.
Activités des prédateurs: morsures, bioperforations Traces d’habitat Organismes qui vivent sur d’autres.
- Elle se fait le long des zones de faiblesse des coquilles et elle est
fonction de la nature et structure de ces dernières Plus
l’environnement est agité plus la fragmentation est intense.

Remarque : La bioérosion est très importante dans les


environnements côtiers actuels, en effet les algues et les éponges
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peuvent détruire jusqu’à 20 % des mollusques.
 Corrosion- dissolution :  Méthode semi quantitative: comptage des fossiles
- C’est l’altération par réaction chimique, la corrosion et
dissolution sont liées à l’eau présente soit dans le milieu  Abondance :
aquatique, soit dans le sédiment. - Une espèce est qualifiée d’abondante quand elle est
- Les bioturbations augmentent la quantité d’O2 présente dans le nombreusement représentée dans une communauté, un
sédiment, ce qui a pour effet son enrichissement en acides pourcentage de présence en rend compte Pe= ne/ NE *100.
faibles qui augmentent la dissolution. Pe: présence de l’espèce (ne nombre d’échantillons
représentant l’espèce).
Ne : nombre total d’échantillons

Communauté Espèce
Pe > 50% Dominante
25 < Pe < 50% Caractéristique
10 < Pe < 25% Compagne
10% < Pe Fortuite
Remarque: La stabilité des squelettes est fonction de leur
composition chimique Du plus stable au moins stable, on a:
 Densité :
Squelette phosphaté, siliceux, calcitique magnésien, calcitique,
- C’est la distribution des individus dans les bancs, 3 cas sont
+
aragonitique - possibles :

X X X XXXXXXXX
B- Critères d’abondance, de dominance et de densité: XXXXXXX XXXXXXXX
X XXXXXXX XXXXXXXX
Il y a deux manières pour étudier ces critères: les méthodes Individus isolés Individus en Peuplements
quantitatives et semi quantitatives groupements compactes

Densité élevée
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 On peut évaluer le rapport dominance/ abondance sous forme  Orientation:
de diagrammes circulaires.
 Exemple on a: 50 brachiopodes, 200 tétracoralliaires, 25  Position de vie :
bryozoaires et 150 ostracodes 425 fossiles qui représentent - Peuplements benthiques: formes fixées au substrat soit par le
100%. byssus, soit par les épines, squelette, racines, etc. ou bien
encore enfouies partiellement dans le substrat, ceci leur
permet d’avoir une orientation privilégiée souvent en relation
avec le mode trophique suspensivore Ex coraux, crinoïdes,
brachiopodes, rudistes, spongiaires.

- Diagramme à plusieurs portions → peuplement diversifié.


- Diagrammes avec peu de portions → peuplement peu
diversifié.
- Les tétracoralliaires sont abondants et dominant.

Remarque: La composition taxinomique peut aider à expliquer Remarque: Quand l’environnement est calme et le taux de
l’abondance et la densité et ce par le comportement écologique sédimentation élevé, ces communautés peuvent être enfouies
de l’animal Exemple mode de vie grégaire, mode de vie en position de vie.
coloniale. - Les coquilles peuvent subir un basculement avant d’être
- L’abondance peut être due à un processus sédimentaire lié au fossilisés in situ, ce basculement est dû à une orientation qui est
transport et au dépôt Exemple les dépôts de tempêtes. fonction du courant, c’est ce qu’on appelle une position de
- L’abondance peut être due à un processus chimique, c’est ce rhéotropisme.
qui se produit au cours de la diagenèse, la compaction et la - Pour faire la différence entre rhéotropisme et position de vie, il
dissolution pouvant réunir des coquilles préalablement faut comparer la surface de la base de fixation des squelettes. Si
séparées par du sédiment.
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cette surface est petite, on à affaire à une position de vie si  Cas des corps cylindriques ou fusiformes :
cette surface est grande on a affaire à un rhéotropisme. Exemples: les fusulines et praealveolines
- Lorsque ces tests roulent sur le fond, le grand axe se place
 Orientation post mortem : perpendiculairement au courant, lorsque le courant diminue
- Après la mort de l’organisme, la coquille peut être transportée leur grand axe tend à se placer parallèlement au courant.
par un courant, par gravité ou encore par glissement le long des
pentes.  Cas des coquilles concaves ou convexes :
- L’orientation va être directement liée à la morphologie des Exemples: bivalves, brachiopodes
organismes. - La convexité vers le haut ou convexe up correspond à la position
de vie.
 Cas des corps allongés : - Pour les benthiques si on a + 60% de convexes up, il s’agit d’un
Exemples: gastéropodes, belemnites, orthoceres. milieu soumis à des courants ou à des tempêtes= milieu agité.
- Première possibilité: Pas d’orientation privilégiée→ milieu - Concavité vers le haut = concave up est la position qui
calme, les organismes sont disposés au hasard correspond à une chute libre par gravité.
- Deuxième possibilité: Orientation privilégiée → le grand axe est
parallèle à la direction du courant et la pointe du cône indique
l’amont du courant (là d’où vient le courant).

 Positions aberrantes :
Quelques fois, on peut voir des positions aberrantes qui ne
correspondent pas aux positions d’équilibre des squelettes et qui
peuvent avoir des interprétations particulières: fixation sur des
racines disparues ou accumulation mécanique contrariée par un
obstacle.

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 Position déduite à partir des encroûtements et des  Critères dimensionnels :
perforations : - Sur le terrain, on note l’homogénéité ou l’hétérogénéité des
- La position des organismes peut être déduite de la présence ou populations.
de l’absence d’encroûtements, de bioperforations qui ne se - L’hétérogénéité peut être due à des populations contenant des
développent que sur les parties qui se trouvent en dehors du jeunes et des adultes ou bien des populations montrant un
sédiment. dimorphisme sexuel.
- L’homogénéité peut être due à des populations contenant que
des adultes ou que des jeunes.
→ Dans une tanathocénose l’homogénéité témoigne d’un bon
classement après transport.

4/- Autécologie :

 On observe chez certains invertébrés marins des morphologies


 Morphologie des squelettes et taux de sédimentation : liées aux facteurs abiotiques à savoir la bathymétrie,
- La morphologie de coquilles est en étroite relation avec le taux l’hydrodynamisme, salinité etc.
 A chaque facteur correspondra une morphologie particulière
de sédimentation, en effet les coquilles évasées se trouvent
ou une écomorphologie.
milieu à faible taux de sédimentation (1) contrairement aux
coquilles tubulaires(2) et hélicoïdales (3) qui se trouvent dans  Ammonites et paléoprofondeurs :
des milieux à taux de sédimentation élevé.
 Le modèle Tintant et Ziegler :
- Selon ces deux paléontologues et bien d’autres, les importants
changements de profondeur impliquaient des coquilles
résistantes. Les plissements de la ligne de suture auraient eu
alors un double effet:

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 Un effet mécanique avec renforcement de la résistance de la - Les formes antérieures au Jurassique, en l’occurrence les
coquille à la pression. cératites, avaient une ligne de suture très simple et
 Un effet physiologique, en favorisant le pompage du liquide occupaient des milieux peu profonds plus ou moins fermés.
intra-caméral. - A l’inverse les formes du Crétacé sont des formes déroulées
- La complexité de la ligne de suture implique que les formes étaient ou à enroulement partiel et étaient particulièrement
adaptées soit aux grandes profondeurs soit à des déplacements abondantes dans les milieux ouverts des plates formes et en
verticaux de grande amplitude. milieu océanique épipélagique.
- Au Jurassique 5 grands groupes ont été distingués en liaison avec leur
environnement:
Groupe Caractéristiques
- formes globuleuse et à tours très recouvrant.
- Ligne de suture pouvant être très plissée.
Sphérocônes - ornementation absente ou limitée à de simples côtes.
- Adaptée aux eaux profondes mais également aux déplacements
verticaux au sein d’une importante tranche d’eau.
- Coquille globuleuse comprimée.
Cadicônes
- Même ligne de suture et mêmes aptitudes que les sphérocônes.
- Coquille discoïdale.
- Ligne de suture généralement simple.
Platycônes - Ornementation bien développée: carènes, côtes épaisses,
tubercules.
- Occupaient la plate forme continentale à profondeur modérée
- Coquilles lenticulaires.
- Ligne de suture de complexité variable: soit très complexe
Oxycônes indiquant un milieu de vie profond, soit peu complexe indiquant
un milieu littoral.
- Ce sont des ammonites de la pente et du talus
- Suture très complexe.
Serpenticônes - Milieu de vie pélagique mais superficiel avec possibilité
d’importants déplacements verticaux

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 Huîtres : sédimentation et paléoprofondeur
- De part la composition de leur coquille, à savoir une large part - On peut donc retenir que les alectryonies munies d’épines, à
de calcite, la coquille des huîtres est presque toujours préservée courbure de coquille en U et à commissure antérieure
à l’état fossile, leur permettant ainsi de résister à la diagenèse fortement indentée marquent des substrats vaseux très mous à
contrairement aux autres bivalves à coquille majoritairement turbides.
aragonitique. - Celles sans épines, à grand rayon de courbure de coquille et à
- Elles sont généralement présentes dans les séries anciennes ce indentations de faible amplitude indiquent des milieux plus
qui fait d’elles des témoins remarquables des écosystèmes stables et plus indurés avec des substrats fermes mais non
benthiques anciens. totalement cimentés.

 Induration du substrat et turbidité des eaux:


- Un groupe d’huîtres très ornementées du nom d’alectryonies
possèdent des aptitudes particulières pour survivre dans des
eaux calmes sur substrat plus ou moins mou.
- Dans un tel milieu, elles utilisent :
-
 Leurs épines latérales qui servent de stabilisateurs en
substrat mou.
 Leur courbure, qui augmente leur portance et permet
de créer un courant exhalent concentrique plus
concentré pour une meilleure évacuation des déchets en
l’absence de courants.
 Leur commissure en zig-zag , qui augmente la surface
d’ouverture par une entrée de courant inhalant optimale
et ainsi se prémunir de l’intrusion de prédateur et /ou de
particules trop importantes.

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 Patelles et coraux massifs: morphologie et hydrodynamisme Nanisme, anoxie et sous-salure
- Les Patelles, gastéropodes à coquille conique, présentent deux
morphologies en fonction de l’agitation de l’eau. - L’anoxie majeur connue à la limite cénomano-turonienne a
- Dans les zones soumises à l’action des vagues leur coquille est entrainé une réduction de la taille adulte chez de nombreuses
conique et épaisse alors que dans les zones calmes la coquille espèces épibenthiques du domaine circalittoral, notamment
est moins élevée et moins épaisse. chez les huîtres de type exogyre et pycnodonte.
- Les Porites, coraux massifs, adoptent la même stratégie face à - Ce nanisme a été également observé chez les oursins qui
l’hydrodynamisme. accompagnent ces huitres, avec des tailles adultes 3 fois plus
- En effet, la colonie est basse et présente peu de branches quand petites que la normale.
le milieu est à turbulence élevée, alors qu’elle est haute et à - Chez les huîtres, on observe une réduction de taille pour les
nombreuses branches quand le milieu est calme. formes qui se trouvent en milieu marin sous influence des eaux
continentales, où on note des sous salures.

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BIOGEOGRAHIE
 Etudes récentes montrent une distribution disjointes des  Géonémie: Etude de la répartition géographique des
taxons: espèces proches phylogénétiquement vivants dans des espèces, des populations, des peuplements….
aires géographiques très éloignées. Ceci constitue la base des  Chororologie: Explication de la répartition en faisant
études biogéographiques actuelles et trouvent deux référence aux conditions climatiques, pédologiques,
interprétations différentes: milieux de vie…
- L’ancêtre commun vivait dans une aire et s’est répandu vers les
autres aires où ses descendants sont présents jusqu’à nos jours  Aires de distributions :
: Dispersion à partir d’un berceau. - une aire de répartition ou de distribution d’un taxon (espèce,
- L’ancêtre répandu sur une aire très étendue qui s’est genre, famille…) est la surface géographique délimitant sa
fragmentée en plus petites aires et où ses descendants ont répartition.
survécus jusqu’à nos jours. - Il existe plusieurs aires de distribution des taxons qui sont
fonction des exigences de ces derniers.

1. Aire cosmopolite :
- Elle correspond à une extension ou distribution maximale, de
taxons, sur l’ensemble de la terre (plus de 50% de la surface du
globe).
- Exemple: Rats, souris (Mus musculus), mouches, moustiques,
Homme, plantes aquatiques.
 Définitions :
- Science qui étudie la répartition géographique des êtres vivants 2. Aire circumterrestre:
Elle fait appel à la: - C’est une aire qui s’étend autour du globe en restant dans les
 Biocénologie: Qui est l’étude des peuplements ou limites latitudinales.
biocénoses.

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- Aires qui s’étendent autour des régions  Facteurs régissant la distribution géographique
boréales ou polaires, elles renferment des des êtres vivants :
Aire circumboréale espèces boréales ou polaires.
- Actuellement les exemples d’animaux sont : - La distribution des êtres vivants ne se fait pas de façon
Pingouin, ours blanc, manchot, Husky, renard,… aléatoire, bien au contraire, elle est contrôlée par plusieurs
Aire - Aire qui comprend le domaine tempéré. facteurs:
circumtempérée Exemple loups, renard roux, chêne… •Les facteurs externes, ou facteurs du milieu ou encore
- Aire qui s’étend entre le tropique du cancer et abiotiques.
Aire
le tropique du capricorne: Palmiers, bananiers, •Les facteurs internes, ou facteurs propres aux organismes ou
circumtropicale
cocotiers
en encore biotiques.
1. Facteurs externes :
3. Aire disjointe:
- Les facteurs externes sont multiples, ils peuvent être
- Aire fragmentée en deux ou plusieurs parties, répartition
géographiques, climatiques, biologiques…
présentant des discontinuités importantes entre les zones
- Ils régissent la limitation d’un groupe zoologique à une aire plus ou
d’installation des espèces ou d’une famille d’organismes.
moins importante.
- Il en résulte que des individus appartenant au même taxon
peuvent être localisés dans des zones géographiquement éloignées.
- En milieu marin le continent, les fosses
Barrières océaniques constituent des barrières.
4. Aire endémique : géographiques - En milieu continental une forêt, un fleuve,
- Aire limitée à un seul territoire dont la surface peut être variable. une mer, un désert constituent une barrière
L’endémisme est le résultat d’un isolement, ce qui fait que les iles - Distribution latitudinales en fonction des
Barrière climatique
(Australie, Madagascar, Nouvelle Zélande), certaines montagnes températures
(Alpes), parfois même les déserts peuvent être riches en espèces Barrière édaphique - La qualité du substrat constitue une barrière
endémiques. - Relation entre organismes: proie- prédateur,
Barrière biotique
symbiose
- Exemples : Koala, Kangourou endémiques à l’Australie Le Kiwi
- Transgression-régression, collision,
(oiseau) endémique à la Nouvelle Zélande Le fennec endémique au Barrière historique
fragmentation des continents…….
Sahara L’arganier arbre endémique au Maroc et l’ouest de
L’Algérie.

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Remarque : Certains facteurs peuvent être favorables à
- Le détroit de Béring a permis le
l’accroissement d’une aire de distribution: les courants marins, le passage, durant la dernière ère
vent, les cours d’eau, la mise en place d’un isthme. glaciaire, de tribus de Mongolie
L’isthme de Panama s’est mis en place il y a environ 3 millions qui auraient peuplé tout le
d’années. continent sud américain et qui
seraient remontés vers le Nord
après le recul glaciaire 8000ans
avant notre ère.

2. Facteurs internes :

- La capacité d’extension géographique d’un taxon dépend de qulques


facteurs qui lui sont propres Ces facteurs sont :

 Capacité de dissémination:
- La capacité de dissémination est liée au taux de fécondité ou
capacité de reproduction ainsi qu’au pouvoir de dissémination.
- En milieu marin La capacité de dissémination des nectoniques est
plus élevée que celle des benthiques vagiles.
- Certaines plantes développent des expansions autour de la graine
ou des pour être déplacées sur de plus grandes distances.

Le grand échange inter-


américain

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 Valence écologique :  Biogéographie actuelle:
- La valence écologique d’une espèce est la capacité de cette - Une classification des aires de distributions a été établie, on y
espèce de peupler des milieux à plus ou moins grande variation distingue de plus grand au plus petit degré hiérarchique ce qui
des facteurs écologiques. suit:
- Une espèce à valence élevée se retrouvera dans des milieux très  L’empire
différents, elle est dite euryèce.  La région
- Une espèce à valence faible se retrouvera dans des milieux à  Le domaine
variation faible des facteurs écologiques, elle est dite sténoèce.  Le secteur
 Le district
- Les auteurs divisent le globe en cinq grands empires terrestres
floristique et faunistique:
 Empire holarctique ou boréal.
 Empire néotropical (Amérique du sud).
 Empire africano-malgache (paléotropical).
 Empire asiatico pacifique.
 Empire antarctique australien.

 Possibilités évolutives :
- La capacité d’occuper un territoire ne reste pas stable, mais
soumise à des variations, car les organismes subissent des
pressions constantes qui les font évoluer en permanence, le
milieu exerçant toujours une pression sélection.
- Mutation : Un changement accidentel ou provoqué de
l’information génétique.
- Hybridation: changement obtenu lors du croisement de deux
espèces.
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