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Fiche 1

Le patrimoine et les biens

I. ­L’existence du patrimoine
II. La présence de biens

Définitions

Le patrimoine est un ensemble de biens et d ­ ’obligations à valeur pécuniaire


dont est titulaire un individu.
Un bien est un droit sur une chose ayant une valeur patrimoniale et susceptible
­d’appropriation.
Le droit des biens est le droit qui s­ ’applique aux richesses servant à ­l’usage des
hommes ; il est ainsi étroitement lié à la notion de patrimoine ­puisqu’il en définit
le contenu.

I. ­L’existence du patrimoine

La notion de patrimoine, déjà connue en droit romain, a été construite au


xixe siècle par Aubry et Rau. Leur théorie, appelée « classique », a été contestée sans
toutefois être réellement remise en cause. Dans cette vision classique, le patrimoine
est assimilé à « ­l’ensemble des rapports de droit appréciables en argent, qui ont pour
sujet actif ou passif une même personne et qui sont envisagés comme formant une
universalité juridique ».
­C’est ainsi que le patrimoine est ­d’une part, une universalité juridique ­c’est-­à‑dire
­qu’il contient tout ce qui a une valeur pécuniaire pour une personne. Il est constitué
­d’un actif (ses droits, plus précisément ses biens) et ­d’un passif (ses obligations, ses
dettes). L­ ’un et ­l’autre se compensent au sein du patrimoine (par exemple, si vous
devez une somme d­ ’argent, elle sera payée en prenant sur une partie de votre actif)
et constituent, pour les créanciers, l­’ensemble sur lequel ils pourront exercer leur
droit de gage général (l’article 2284 du Code civil prévoit ­d’ailleurs que ce droit de
gage ­s’exercera sur tous les meubles et immeubles du patrimoine, que ceux-­c i soient
présents ou à venir, donc sur ­l’actif).
Cette universalité de droits est, ­d’autre part, une émanation de la personnalité
juridique. En effet, la notion de patrimoine est étroitement liée à la personne.

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Aubry et Rau ont démontré tout d­ ’abord que seule une personne a un patri-
moine dont la totalité demeure incessible de son vivant. Sa transmission en totalité
­n’est, en effet, concevable ­qu’à la suite de son décès. On dit alors q­ u’il est transmis
à titre universel ; cela signifie que tout son contenu est transmis – l’actif et le passif.
Pendant la vie, il ­n’est donc possible de transmettre ­qu’une partie de son patrimoine
(par exemple, une personne cède à un de ses enfants une voiture, de son vivant).
Toutefois, exceptionnellement, le droit des successions permet à un héritier qui
devrait recevoir tout le patrimoine ­d’un défunt une simple acceptation à concurrence
de ­l’actif net. Un inventaire est alors dressé afin ­d’éviter « une confusion de ses biens
personnels avec ceux de la succession » (art. 791, 1° du Code civil).
Ensuite, une personne est toujours titulaire ­d’un patrimoine même si celui-­ci est
vide de dettes et de droits ; dans cette hypothèse, le patrimoine a vocation à contenir
ces dettes et ces droits (par exemple, le nouveau-­né, ayant acquis une personnalité
juridique, a un patrimoine, précisément vide mais constitué de ­l’aptitude à être rempli).
Enfin, selon la théorie de ­l’unité du patrimoine développée par Aubry et Rau, toute
personne ­n’a ­qu’un seul patrimoine. Il est admis que dans la conception classique
du patrimoine, celui-­c i est indivisible. Une personne a donc un unique patrimoine,
ce qui est générateur de difficultés dans le domaine économique. En effet, en appli-
cation de cette théorie, une personne ayant une activité économique possède un
seul patrimoine. Si cette activité entraîne des dettes, celles-­c i seront supportées
par le patrimoine de la personne ­puisqu’elle ­n’a q­ u’un seul patrimoine mélangeant
à la fois l­’actif et le passif personnels et ­l’actif et le passif professionnels. Ainsi, la
conception classique du patrimoine a-­t‑elle été critiquée, comme trop stricte puisque
ne tenant aucunement compte du but recherché dans la constitution du patrimoine.
Pour éviter ces inconvénients, le législateur a, dans un premier temps, introduit des
nuances à ce principe afin d­ ’essayer de répondre aux exigences de la vie économique.
Ainsi, des lois se sont-­elles succédées, créant des sortes ­d’artifices pour permettre
finalement ­l’existence de plusieurs patrimoines. Une loi du 11 juillet 1985 a créé
les EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) et EARL (entreprise
agricole à responsabilité limitée). C­ ’est ainsi une nouvelle personne – la personne
morale – qui possède un patrimoine, distinct de celui de la personne physique (la
séparation des deux patrimoines étant fréquemment remise en question, dans le
cadre des crédits, par ­l’exigence ­d’un cautionnement). De même, la reconnaissance
juridique des fondations autorise des personnes à affecter de manière irrévocable
leurs « biens, droits ou ressources à la réalisation ­d’une œuvre d­ ’intérêt général » ;
là encore, la création d ­ ’une personne morale permet la constitution d ­ ’une sorte
de patrimoine d­ ’affectation. Le caractère personnel du patrimoine n ­ ’est, dans ces
situations, plus effectif. En outre, la loi du 1er août 2003 sur ­l’initiative économique
a autorisé l­’entrepreneur individuel à déclarer insaisissable sa résidence principale
(art. L. 526-1 du Code de commerce). ­D’où la formation ­d’une partie séparée, sorte de
patrimoine affecté à la résidence et qui subit alors un régime juridique distinct du
reste du contenu du patrimoine. Dans cette hypothèse, le patrimoine ne constitue
plus une universalité juridique – puisque son contenu peut être séparé. Cette atteinte

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à la théorie classique du patrimoine se retrouve en matière de surendettement
des particuliers. En effet, ­l’article L. 742-14 du Code de la consommation permet,
sous conditions, de prononcer la liquidation judiciaire du patrimoine du débiteur

Fiche 1 • Le patrimoine et les biens


surendetté en excluant de cette liquidation les biens meublants nécessaires à la vie
courante et les biens non professionnels indispensables à ­l’activité professionnelle.
Dans un second temps, ­l’idée ­qu’une personne puisse avoir plusieurs patrimoines
­s’est développée, permettant de garantir les activités économiques privées. La
doctrine s­ ’est alors référée à la théorie du « patrimoine d ­ ’affectation », ­d’origine
allemande. Le patrimoine ­n’est plus seulement un ensemble de droits et ­d’obligations ;
il est affecté à un but particulier. Une personne peut alors avoir plusieurs patri-
moines, constitués chacun d­ ’actif et de passif, mais affectés dès lors à des objectifs
différents : personnel, professionnel, etc. La théorie du patrimoine d­ ’affectation
a été officiellement reconnue par le législateur dans deux situations distinctes : la
fiducie et l­’EIRL. La fiducie est un mécanisme par lequel une personne transfère une
partie de ses biens à une autre personne pour que celle-­c i les gère ou les administre.
­L’article 12 de la loi n° 2007-211 du 19 février 2007 créant la fiducie (art. 2011 et s.
du Code civil) mentionne que « les éléments ­d’actif et de passif transférés dans le
cadre de l­ ’opération (de fiducie) forment un patrimoine d­ ’affectation ». Quant à ­l’EIRL
(entreprise individuelle à responsabilité limitée), créée par la loi n° 2010-658 du
15 juin 2010, sa reconnaissance met fin à ­l’unité des patrimoines ­puisqu’elle admet
­qu’une personne physique puisse avoir deux patrimoines, ­l’un à titre personnel, ­l’autre
au titre de son activité professionnelle (art. L. 526-6, al. 1 du Code de commerce).
La notion de patrimoine étant précisée, il convient de comprendre ce que sont
les biens, ceux-­c i entrant, au titre de l­’actif, dans le patrimoine.

II. La présence de biens

Après avoir expliqué ce q­ u’est un bien, il sera nécessaire de préciser les diffé-
rentes catégories de biens. À ­l’origine basé sur la notion de corporéité, le droit des
biens s­ ’est d­ ’abord attaché à régir les biens corporels sans toutefois écarter les biens
incorporels puisque cette dichotomie était connue du droit romain. Au fil du temps,
la prise en compte de ­l’incorporel par le droit des biens ­s’est accrue en raison du
développement de ­l’activité économique et de ­l’importance prise par les nouvelles
technologies de communication.

A. La notion de bien
Au sens courant, les biens sont des choses dont les hommes se servent (une
voiture est un bien par exemple). Les biens sont alors des choses corporelles, des
objets que l­’on peut voir, toucher, matérialiser. La notion de bien en droit est plus
difficile à appréhender. Le législateur, comme la jurisprudence, ne définit pas la
notion de bien.

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C­ ’est la doctrine qui s­ ’est emparée de cette question mais sans en dégager une
notion claire. Pour certains auteurs, le bien, au sens juridique, recoupe le bien du
sens commun : une chose matérielle utile à ­l’homme et ­qu’il peut ­s’approprier (telle
est la première définition donnée par le « Vocabulaire juridique » de Cornu ; V. égale-
ment Atias, Les biens, Litec, 12e éd., 2014, n° 2). D ­ ’autres recourent à une définition
plus complexe mais qui reflète plus exactement la réalité : les biens sont des droits,
liés au patrimoine ­d’une personne donc des droits évaluables en argent. Selon cette
conception – la plus largement répandue, le bien est un droit portant sur une chose
possédant une valeur économique puisque seule une chose ayant une utilité a une
valeur économique. La seconde définition donnée par le « Vocabulaire juridique »
est révélatrice p­ uisqu’elle intègre les deux significations données ci-­dessus, un bien
étant tout élément mobilier ou immobilier composant le patrimoine, à savoir les
choses matérielles et les droits dont une personne est titulaire.

Attention

Il faut garder à ­l’esprit que, l­orsqu’on parle de bien, en droit, on s­ ’intéresse à un
droit lié à une chose et non à la chose elle-­même.

Exemple

Une maison, en soi, ­n’a pas de valeur ; elle ­n’en obtient ­qu’eu égard au droit que
l­’on a sur elle : le droit de propriété ; ­c’est lui qui constitue le bien.

Il est vrai q­ u’il existe fréquemment, matériellement, une confusion entre le droit
et la chose sur lequel il porte (quand on évalue le prix d­ ’une maison, on le fait par
rapport au droit de propriété ­qu’a une personne sur elle) ; mais, sur le plan juridique,
­c’est effectivement ce droit qui est essentiel.
Si ce droit porte sur une chose corporelle, il s­ ’agira d­ ’un droit réel. ­S’il concerne
une activité, on parlera de droit intellectuel. Si une personne a un droit vis-­à‑vis
­d’une autre personne, un droit de créance – droit personnel – sera caractérisé. Chacun
de ces droits – réels, personnels et intellectuels – sera qualifié de bien dès que son
évaluation en argent sera possible.

B. Les biens corporels

Les biens corporels existent physiquement. On peut les constater matériellement


en les touchant, en les regardant. Leur caractéristique est q­ u’il est possible de les
appréhender physiquement (par exemple, on peut prendre une chaise et la déplacer,
on habite une maison, etc.).

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On retrouve donc dans cette catégorie principalement les biens meubles par nature
ou par anticipation, les biens immeubles par nature ou par destination (V. infra).
Mais y entrent également les biens sans maître qui peuvent être appropriés tels les

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res nullius (un sanglier dans une forêt, une noix de Saint-­Jacques en pleine mer,
etc.) ou les res derelictae qui ont eu un propriétaire mais qui ont été abandonnées.
Enfin, on y ajoute les trésors qui sont des choses cachées et découvertes par hasard.

C. Les biens incorporels

Les biens incorporels, au contraire des biens corporels, ne peuvent pas être
appréhendés physiquement ; ils n ­ ’ont pas d­ ’existence matérielle. Mais ils entrent,
bien entendu, dans le patrimoine – ­puisqu’ils ont une valeur économique. Le droit
a pris en compte ces biens en étendant des règles existant en matière de biens
corporels aux biens incorporels.
Parmi les biens incorporels, on trouve les créances et les droits portant sur
des choses corporelles tels les droits réels – peu importe que ce soit un droit réel
principal ou accessoire – à ­l’exception du droit de propriété. Ainsi, par exemple,
­l’usufruit, ­l’hypothèque sont-­ils des biens incorporels. De même, les droits existant
au titre de la propriété intellectuelle sont des biens incorporels.
Les biens incorporels comportent également les parts sociales et les actions
liées à ­l’existence ­d’une personne morale, les offices ministériels, les fonds (de
commerce, libéral) et surtout la clientèle q­ u’elle soit commerciale ou civile (la
clientèle civile étant reconnue comme un bien incorporel depuis un arrêt rendu par
la première chambre civile de la Cour de cassation le 7 novembre 2000 – V. RTDciv.
2001, pp. 167-174, obs. Revet).

À retenir

• Le droit des biens est indissociable du patrimoine et de l­ ’activité économique.


Il suppose la présence de droits sur une chose, droits dont sont titulaires
les hommes.

Pour en savoir plus


−− V. fiches n°s 3 et 4.
−− Grzegorczyk, « Le concept de bien juridique : ­l’impossible définition », in Les biens et les
choses, Dalloz, coll. « Archives de philosophie du droit », tome 24, 1979, pp. 259 et s.
−− Gutmann, « Du matériel à ­l’immatériel en droit des biens », in Le droit et l­’immatériel,
Dalloz, coll. « Archives de philosophie du droit », tome 43, 1999, pp. 65 et s.
−− Mousseron, « Valeurs, biens, droits », in Mélanges en hommage à André Breton et Fernand
Derrida, Dalloz, 1991, pp. 277-283.

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−− Piédelièvre, « Le matériel et ­l’immatériel. Essai ­d’approche de la notion de bien »,
in Aspects du droit privé en fin du xxe siècle. Études réunies en l­’honneur de Michel de
Juglart, LGDJ, 1986, pp. 55-62.
−− Sériaux, « La notion juridique de patrimoine. Brèves notations civilistes sur le verbe
avoir », RTDciv. 1994, pp. 801-813.
−− Strickler, « Droit des biens : évitons la dispersion », D. 2007.1149.
−− Zenati, « Mise en perspective et perspectives de la théorie du patrimoine », RTDciv.
2003, pp. 667 et s.

POUR ­S’ENTRAÎNER : QUESTIONS

1. Quel lien existe-­t‑il entre patrimoine et bien ?


2. Le droit de propriété est-­il un bien ?
3. Qui a élaboré la théorie classique du patrimoine ?
4. La théorie du patrimoine d ­ ’affectation est-­elle reconnue par le droit
français ?

CORRIGÉ
1. Un bien entre dans le patrimoine d­ ’une personne p­ uisqu’il va constituer
une part de son actif (ayant, bien entendu, une valeur pécuniaire).
2. Oui (c’est un droit sur une chose évaluable en argent).
3. Aubry et Rau (à la fin du xixe siècle).
4. Oui, par le biais de la fiducie et de ­l’EIRL.

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Fiche 2
Les droits patrimoniaux

I. Les droits personnels


II. Les droits réels
III. La remise en cause de la distinction
classique entre droit personnel et droit réel
IV. Les droits intellectuels

Définitions

Un droit personnel est un lien ­d’obligation en vertu duquel une personne, le


créancier, peut exiger ­d’une autre personne, le débiteur, ­l’accomplissement ­d’une
prestation.
Un droit réel est un droit qui porte directement et immédiatement sur une chose.
Un droit intellectuel est un droit dont est titulaire une personne sur une œuvre
de ­l’esprit.
Le patrimoine est constitué de droits et d ­ ’obligations. Un droit patrimonial
est toute valeur économique susceptible de profiter à une personne, composée
de biens corporels (choses tangibles) et incorporels (dont ­l’existence ­n’est que
juridique, non matérielle). Il existe trois catégories de droits patrimoniaux : les
droits réels, personnels et intellectuels.

I. Les droits personnels

Également appelé droit de créance, un droit personnel est le droit q­ u’a une
personne, le créancier, d­ ’exiger d­ ’une autre personne, le débiteur, ­l’accomplissement
­d’une certaine prestation ou abstention. Il s­ ’agit d­ ’un rapport juridique entre deux
personnes, ­d’un lien de droit, ­d’une obligation. Existent alors un sujet actif, le
créancier qui dispose d ­ ’une créance (qui sera portée à son actif au sein de son
patrimoine) et un sujet passif, le débiteur qui, lui, a une dette (à mettre au passif
de son patrimoine).
­L’objet du droit personnel est une prestation ou abstention ; plus précisément il
correspond au contenu de l­’obligation. On distingue plusieurs types d­ ’obligations.

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A. La classification des obligations d
­ ’après leurs sources

Si ­l’on se place du point de vue de leur origine, on distingue les obligations


conventionnelles, qui naissent d­ ’un accord de volonté entre plusieurs personnes
(par exemple, un contrat) et les obligations non conventionnelles.
Dans ce dernier cas, on différencie tout d ­ ’abord les quasi-­contrats qui sont
des faits volontaires et licites mais sans accord de volonté (par exemple la gestion
­d’affaires) ; ensuite, les délits caractérisés par des faits illicites et intentionnels ;
enfin, les quasi-­délits qui sont des faits illicites et non intentionnels (tel est le
cas ­d’un accident).

Attention

Le terme « délit » ­n’est pas pris ici au sens pénal du terme, au sens d­ ’infraction.
­C ’est de délit civil q­ u’il s­ ’agit.

Exemple

Pendant que les voisins de M. Bienveillant étaient en vacances, une tempête


a provoqué des chutes de tuiles de leur toit ; des pluies importantes étant
prévues, M. Bienveillant a fait réparer le toit et remettre les tuiles pour protéger
leur maison. M. Bienveillant a le droit de leur demander le remboursement des
frais occasionnés ; la gestion d­ ’affaire, quasi-­contrat (art. 1301 du Code civil)
est ici le fondement de ­l’action. Si M. X casse le vélo de S pour se venger de lui,
quasi-­contrat, il commet un délit civil.

B. La classification des obligations d


­ ’après leur objet

Classer les obligations selon leur objet signifie ­qu’on différencie les obligations en
fonction de la prestation à laquelle le débiteur est tenu. Cette classification, issue
de l­’ancien article 1101 du Code civil, distingue les obligations de donner, de faire
et de ne pas faire. Les premières sont des obligations de transférer un droit réel.
Les deuxièmes sont l­’obligation d­ ’exécuter une prestation tandis que les dernières
résultent d­ ’une obligation de s­ ’abstenir de faire quelque chose.

Exemple

Lors d­ ’une vente, existe une obligation de donner qui est l­ ’obligation de transférer
la propriété. Dans un contrat de travail, une obligation de ne pas faire peut être
intégrée : ­l’obligation de non-­concurrence.

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