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MOTION
DE
LA
CONFERENCE
DE
DELEGUES


D’ETABLISSEMENTS
REUNIS
A
PARIS
LE
26
MAI
2011


Plus d’une centaine de délégués d’établissements, régis par les Conventions Collectives de la Branche Associative du
secteur Sanitaire, Social et médico-social (C.C.N.T. du 31/10/51 – C.C.N.T.66 – Croix Rouge Française – Centres de
Lutte Contre le Cancer – Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) et de la Branche de l’Aide à Domicile, se
sont réunis au siège de la Cgt-FORCE OUVRIERE à PARIS le jeudi 26 mai 2011.

Ils ont dénoncé la situation alarmante de l’ensemble du secteur professionnel. Cette situation est aujourd’hui amplifiée
par la politique de réduction des déficits publics chère à l’Union Européenne, politique de rigueur sans précédent, que le
gouvernement veut rendre permanente dans le cadre de la réforme de la Constitution. Les employeurs du secteur
cèdent à la pression du politique et ont engagé des processus de révision/destruction des différentes Conventions
Collectives dans le but de réduire la masse salariale, de supprimer tous les acquis conventionnels dégradant les
conditions de travail des salariés et la qualité d’accueil ou de prise en charge des bénéficiaires. Cela conduit dans les
établissements et services à des mesures de « restructuration » allant jusqu’à des licenciements économiques.

Au sujet de la révision de la CCNT 51, les délégués d’établissements considèrent que sa défense est un enjeu majeur
dans la situation actuelle. Aucune organisation syndicale défendant les intérêts des salariés ne peut signer une
telle révision-régression. C’est pourquoi ils se félicitent des orientations prises par F-O qui ont permis l’existence d’un
front de 3 organisations syndicales de salariés (F-O, CFTC, CGT) qui réclame l’arrêt de la révision et s’oppose à toute
dénonciation. Ce combat rejoint celui qui est mené dans la CCNT 66 et dans toutes les autres Conventions Collectives
qui sont attaquées.

Face à une situation qui ne cesse de se dégrader dans les établissements au niveau des emplois et des
conditions de travail, nous, délégués d’établissements, continuons à nous opposer à l’idée d’une Convention
Collective Unique qui n’a d’autre but que de mettre en place des conditions minimales d’embauche pour tous
les salariés de la Branche professionnelle.

Face à la volonté des employeurs de continuer leur offensive et qui menacent de faire passer en force leurs projets, par
le chantage à la dénonciation des Conventions Collectives et accords collectifs de travail, les délégués réunis ce jour
rappellent avec détermination les revendications de FORCE OUVRIERE :

RETRAIT DES PROJETS PATRONAUX DE REVISION DE LA C.C.N.T. 51 ET DE LA C.C.N.T. 66


NON À TOUTE DENONCIATION
MAINTIEN ET AMÉLIORATION DES CONVENTIONS COLLECTIVES DU SECTEUR
AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES

Alors que les négociations salariales sont toujours bloquées et que la baisse du pouvoir d’achat s’accentue, les
délégués réunis ce jour décident de renforcer la résistance pour reconquérir tous leurs droits, en s’adressant à
l’ensemble de leurs collègues et aux autres organisations syndicales afin de leur proposer :

♦ De réunir les Assemblées Générales, si possible unitaires, sur la base de ces revendications.
♦ D’engager et d’amplifier une large campagne d’information et de mobilisation, à travers l’ensemble des
départements, auprès des salariés concernés.
♦ Dès à présent, de préparer les conditions de la grève massive et reconductible si nécessaire.

Fait à Paris, le 26 mai 2011

FORCE OUVRIERE – UNSSP FORCE OUVRIERE – FNAS


153-155 rue de Rome 7, passage Tenaille
75017 PARIS 75014 PARIS
01 44 01 06 10 01 40 52 85 80