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LES TROIS LOIS DE NEWTON

Cette leçon comporte six paragraphes.

1- CENTRE D'INERTIE D'UN SOLIDE

L'étude, dans le référentiel terrestre, du mouvement d'un solide lancé


puis soumis à la seule action de son poids montre que les mouvements
des points constituants le solide sont complexes. Un seul point a un
mouvement plus simple que les autres : le centre d'inertie G qui, en
l'absence de frottement, décrit une verticale ou une parabole.

Remarque :Tout système matériel est formé de particules quasi


ponctuelles A1, A2, ... de masse m1, m2, ...

Le centre d'inertie de ce système coïncide avec son barycentre G


défini par :

(1)

O étant un point quelconque (généralement origine d’un repère) on


peut montrer que :

(2)

Cas particuliers :

Pour un disque homogène le centre d'inertie G coïncide avec le


centre du disque. (3)

Pour tout solide homogène possédant un centre de symétrie, le


centre de symétrie coïncide avec le centre d'inertie de ce solide. (4)

2- PREMIERE LOI DE NEWTON (principe de l'inertie)


2-1 Principe de l’inertie

Un référentiel Galiléen est un référentiel dans lequel le principe de l’inertie


est vérifié :

Dans un référentiel Galiléen, si la somme = des forces


extérieures appliquées à un solide est nulle alors le vecteur
vitesse du centre d'inertie de ce solide ne varie pas. (5)

De façon équivalente, on peut énoncer :

Dans un référentiel Galiléen, si la somme des forces extérieures


appliquées à un solide est nulle alors le centre d’inertie de ce solide
est soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme. (6)

La réciproque est vraie :

Dans un référentiel Galiléen, si le vecteur vitesse du centre


d'inertie d'un solide ne varie pas alors la somme = des forces
extérieures appliquées au solide est nulle. (7)

De façon équivalente, on peut énoncer :

Si, dans un référentiel Galiléen, le centre d’inertie d'un solide est soit
au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme, alors la somme
vectorielle des forces extérieures appliquées à ce solide est
nulle. (8)

Rassemblons les énoncés de la première loi de Newton :

Dans certains référentiels, appelés référentiels Galiléens, si la somme des


forces extérieures appliquées à un solide est nulle alors le centre d’inertie G
de ce solide est soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme, et
réciproquement. (9)

On peut écrire :

reste constant en direction, sens et norme (dans un


référentiel Galilen). (10)

Remarque :

Contrairement à ce que croyaient les anciens, un solide peut donc


se déplacer bien que la somme des forces appliquées à ce solide soit
nulle. Le véritable opposition n'est pas entre mouvement et repos mais
entre mouvement rectiligne uniforme (le repos n'est qu'un cas
particulier) et les autres types de mouvement. C'est un des mérites de
Newton (1642-1727) d'avoir bien compris cela.

Si la somme des forces extérieures appliquées à un solide est nulle


on dit que ce solide est pseudo-isolé. (11)

Comme cela a été rappelé en haut de page, un référentiel est un


solide. Il est déterminé par la donnée de quatre points non coplanaires.
On prend souvent un solide très concret comme une table
d'expériences (référentiel du laboratoire). On peut également être
amené à prendre un "solide" moins concret; c'est ce que l'on fait en
particulier quand on choisit le référentiel de Copernic, "solide" construit
à partir du centre du système solaire et de trois étoiles.

Le référentiel Galiléen absolument parfait n’existe pas. (12)

Le référentiel Héliocentrique (solide formé par les centres, non


coplanaires, du soleil et de trois autres étoiles) peut être considéré
comme étant Galiléen pour étudier les voyages interplanétaires
(Terre →Mars par exemple) ou pour étudier le mouvement des
planètes autour du Soleil. (13)

Le référentiel Géocentrique (solide formé par les centres, non


coplanaires, de la Terre et de trois étoiles) est considéré comme étant
Galiléen pour étudier le mouvement des satellites terrestres. (14)

Le référentiel terrestre (référentiel du laboratoire, solide Terre) peut


être considéré comme étant Galiléen pour les expériences dont la
durée est courte par rapport au jour sidéral, ce qui est le cas de la
plupart des expériences de mécanique réalisées sur Terre. (15)

Tous les référentiels en mouvement de translation rectiligne et


uniforme par rapport à un référentiel Galiléen sont eux-mêmes
Galiléens. (16)

2-2 Exemples

Exemple n° 1 : Mouvement du centre d'inertie d'un solide pseudo-


isolé dans un référentiel Galiléen.

Nous prenons comme référentiel spatial le solide Terre.

Lançons sur une table à coussin d'air horizontale un palet autoporteur


muni d'un éclateur axial.
Les frottements étant nuls, les deux seules forces agissant sur le palet
sont :

le poids (essentiellement action gravitationnelle de


la Terre sur le mobile)

la force (action verticale de la table sur le mobile)

En absence de frottement la somme des forces agissant sur le mobile


est nulle :

(17)

L'éclateur laisse sur le papier une trace concrétisant sa trajectoire. La


trajectoire du centre d'inertie, située juste au-dessus de l'éclateur est
semblable à celle de l'éclateur.

Cette trajectoire est la suivante :

(18)

Exemple 2 : Mouvement du centre d'inertie d'un solide pseudo-isolé


dans un référentiel non Galiléen.

On reproduit l'expérience précédente mais on agite le chariot


supportant la table à coussin d'air pendant que le palet se déplace.

Par rapport au référentiel "chariot agité" la trajectoire du centre d'inertie


est maintenant la suivante :

(19)
Le solide chariot n'est pas, ici, un référentiel Galiléen car, bien que la
somme des forces agissant sur le palet soit nulle, son centre d'inertie
n'est pas animé d'un mouvement rectiligne uniforme.

Dans le paragraphe suivant nous allons examiner, d'un point de vue


semi-quantitatif, ce que l'on peut dire de la somme des forces
appliquées à un solide si la vitesse de son centre d'inertie par
rapport à un référentiel Galiléen varie (c'est à dire si ce centre d'inertie
G se déplace d'un mouvement qui n'est pas rectiligne uniforme).

3- DEUXIEME LOI DE NEWTON (principe fondamental de la


dynamique)

3-1 Définition de la quantité de mouvement d'un système

Le vecteur quantité de mouvement d'un système est égal au produit de la


masse m du système par le vecteur vitesse du centre d'inertie =m
. La quantité de mouvement s'exprime en kg m / s. (20)

3-1 Deuxième loi de Newton (principe fondamental de la dynamique)

Il est facile de constater, dans le référentiel terrestre supposé Galiléen,


qu'une force peut ralentir ou accélérer le mouvement d'un solide.

La 2° loi de Newton fait intervenir le vecteur quantité de mouvement =


m du système étudié.

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à


un système est égale à la dérivée par rapport au temps de son vecteur
quantité de mouvement :

= (21)

En mécanique classique, on identifie la masse inertielle figurant


dans cette loi de Newton et la masse gravitationnelle qui intervient
dans la force de gravitation.
On peut considérer cette deuxième loi de Newton comme un principe
justifié par toutes les conséquences qu'on en tire.

Pour un solide on peut simplifier l'énoncé de la 2° loi de Newton :

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à


un solide est égale au produit de la masse m du solide par

l'accélération = de son centre d'inertie G :

=m (22)

Remarque : Si = alors = et, par conséquent, reste


constant en direction, sens et norme (on retrouve la première loi de
Newton). (23)

4- TROISIEME LOI DE NEWTON (principe des actions réciproques)

4-1 Interaction de deux corps

On dit que deux corps A et B sont en interaction si l'état de mouvement ou


de repos de l'un (A) dépend de l'existence de l'autre (B). Une interaction entre
deux corps A et B suppose toujours deux actions réciproques : celle de A sur
B et celle de B sur A. (24)

4-2 Troisième loi de Newton (Loi des actions réciproques) :

A une interaction entre un objet A et un objet B correspondent deux forces : l'une


exercée par A sur B, notée A / B, l'autre exercée par B sur A, notée B / A . Les
deux forces associées à une même interaction sont toujours égales et opposées :

A/B =- B/A (25)


4-3 Exemples

Exemple n° 1 : Interaction à distance Terre / Lune.


La Terre attire la Lune avec une force . Réciproquement, la Lune
attire la Terre avec une force égale et opposée à :

=- (26)

(27)

Exemple n° 2 : Interaction de contact solide / sol.

Un solide, immobile par rapport à la Terre, appuie sur le sol horizontal


avec une force . Réciproquement, le sol soutient le solide,
avec une force , telle que :

=- (28)

(29)

Remarque :

Le vecteur est différent du vecteur poids du solide (leur


point d'application, notamment, est différent). Le vecteur existe
même en l'absence du sol. Si on confond le poids appliqué au
centre de gravité G avec la force de Newton exercée par la Terre sur
le solide, l'action réciproque représentant l'action du solide sur la Terre
serait appliquée au centre de la Terre.

Sur le solide S s'exercent deux forces extérieures :

(poids) : essentiellement action gravitationnelle de la


Terre sur le solide S (force à distance) (30)

: action verticale du sol sur le solide S(force de


contact) (31)
(32)

Comme le solide est au repos dans le référentiel terrestre (Galiléen),


on peut, d'après le principe de l'inertie, écrire :

+ = (33)

4-4 Exercice : Inventaire des forces agissant sur un solide

Enoncé : Un joueur lance verticalement vers le haut un médecine-ball


(ballon rempli de sable, de masse voisine de 1 kg).

a- Représenter sur un schéma les interactions entre le ballon et les


autres objets pendant le lancer, la montée, la descente, la réception.

b- Pour chacune des quatre phases on précisera les forces extérieures


agissant sur le ballon (faire quatre figures).

On négligera la poussée d'Archimède s'exerçant sur le ballon mais on


tiendra compte des frottements entre le ballon et l'air.

Solution :

a- Représentons sur un diagramme les interactions entre le ballon et


les autres objets pendant les quatre phases du mouvement du ballon
par rapport au référentiel terrestre, supposée Galiléen.

Les objets en interaction sont représentés par des ellipses. Une


interaction est représentée par un trait avec une flèche à chaque
extrémité .
(34)

b- Pour chacune des quatre phases précisons, sur un schéma, les


forces extérieures agissant sur le ballon. Les forces sont tracées à
partir de centre d'inertie G du ballon.

est la force exercée par la Terre sur le


Terre / ballon
ballon que l'on confond avec le poids du ballon. (35)

main / ballon est la force exercée par la main du joueur sur


le ballon. (36)

air / ballon est la force de frottement exercée par l'air sur le


ballon. (37)

On néglige la poussée d'Archimède par rapport aux autres


forces. (38)

(39)

Lancer : La somme des forces extérieures agissant sur le ballon est


verticale, orientée vers le haut. Le vecteur accélération = / m est
également vertical, orienté le haut (2° loi de Newton). Le
vecteur dirigé vers le haut a une norme croissante (mouvement
accéléré). (40)

Montée : La somme des deux forces extérieures agissant sur le


ballon est verticale, orientée vers le bas. Le vecteur
accélération = / m est également vertical, orienté le bas (2° loi de
Newton). Le vecteur dirigé vers le haut a une norme
décroissante (mouvement retardé). (41)

Descente : La somme des deux forces extérieures agissant sur le


ballon est verticale, orientée vers le bas. Le vecteur
accélération = / m est également vertical, orienté le bas (2° loi de
Newton). Le vecteur dirigé vers le bas a une norme
croissante (mouvement accéléré). (42)

Réception : La somme des forces extérieures agissant sur le ballon


est verticale, orientée vers le haut. Le vecteur accélération = /
m est également vertical, orienté le haut (2° loi de Newton). Le
vecteur dirigé vers le bas a une norme décroissante (mouvement
retardé). (43)

5- LE VECTEUR QUANTITE DE MOUVEMENT D'UN SYSTEME

5-1 Définition

Le vecteur quantité de mouvement d'un système est égal au produit de la


masse m du système par le vecteur vitesse du centre d'inertie =m
. (44)

Dans le cas fréquent où la masse du système reste constante la 2° loi de

Newton s'écrit = =m (45)

5-2 Propulsion par réaction

Exemple : Une personne avec des patins à glace se touve immobile sur une
piste horizontale verglacée. Sa une masse est m1 = 50 kg. Elle touche un
sac posé sur la glace de masse m2 = 5 kg. Elle pousse le sac vers l'avant
avec une vitesse V2 = 4 m/ s. Montrer qu'elle part vers l'arrière avec une
vitesse V1 à calculer.

On considère le système personne et sac Il est soumis à 2 forces extérieures


qui s'annulent : poids total et réaction de la piste. Ce système est pseudo
isolé : = (46).
Sa quantité de mouvement nulle avant le lancer le reste après (47).

Sur un axe orienté dans le sens de on a :

0 = m1 V1 + m2 V2 (48)

m1 V1 = - m2 V2

V1 = - m2 V2 / m1 = - 5 x 4 / 50 =

V1 = - 0,40 m / s (49)

En lançant le sac vers l'avant, le patineur est propulsé vers l'arrière.

Fusée et avion à réaction : C'est sur ce modèle que fonctionne la propulsion


des fusées ou des avions à réaction. Une turbine expulse une grande masse
de gaz à grande vitesse. La fusée ou l'avion se mettent en mouvement en
sens inverse. (50)

6- CONCLUSION

Rassemblons, pour terminer cette leçon, les 3 lois de Newton qui gouvernent
la mécanique classique.

Première loi de Newton (Principe de l’inertie)

Dans certains référentiels, appelés référentiels Galiléens, si la somme des forces


extérieures appliquées à un solide est nulle alors le centre d’inertie G de ce solide
est soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme, et réciproquement. (51)

On peut écrire :

reste constant en direction, sens et norme (dans un référentiel


Galilen). (52)
Deuxième loi de Newton (Principe fondamental de la mécanique classique)

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à un solide


est égale au produit de la masse m du solide par l'accélération de son centre
d'inertie :

(53)
Troisième loi de Newton (Principe des actions réciproques)

A une interaction entre un objet A et un objet B correspondent deux forces : l'une


exercée par A sur B, notée A / B, l'autre exercée par B sur A, notée B / A . Les
deux forces associées à une même interaction sont toujours égales et opposées :

A/B =- B/A (54)

Des applications des lois de Newton sont données sous forme d'exercices
ci-dessous et dans la leçon 10.

MOUVEMENT SUR UNE TABLE A COUSSIN D'AIR

Rappel : Champ de pesanteur terrestre

En un point donné M, au voisinage de la Terre, le poids d'un objet de


masse m peut s'écrire :

=m où est, par définition, le vecteur champ de pesanteur terrestre


au point M considéré.

Ce vecteur champ de pesanteur terrestre possède :

une origine : le point M

une direction : la verticale passant par M

un sens : du haut vers le bas

une valeur : l'intensité g de la pesanteur au point M

La valeur de l'intensité g de la pesanteur dépend de la latitude du point M


où l'on opère (g = 9,78 N / kg à l'équateur, g = 9,83 N / kg au pôle Nord, au
niveau de la mer) et de son altitude (diminution d'environ 1 % tous les 30
km).

Champ de pesanteur uniforme :

Dans un domaine restreint au voisinage de la Terre (dimensions de l'ordre


de quelques kilomètres), on peut considérer que le champ de pesanteur est
uniforme : le vecteur champ de pesanteur a même direction, même sens
et même valeur en tout point de ce domaine restreint.
EXERCICE : Mouvement rectiligne sur une table à coussin d'air

Le mobile autoporteur utilisé pour réaliser l'expérience schématisée ci-


dessous, sur la table à coussin d'air, a une masse m = 615 g.

On néglige tous les frottements, ainsi que la masse de la poulie.

Une étincelle jaillit toutes les 40 ms et marque les points G0, G1, G2,
G3, etc. On pose t = 40 ms = 0,040 s.

On peut déterminer avec une bonne précision les vitesses aux points
G1, G2, G3, etc.

La vitesse VG1 est


assimilée à
G0G2 / (2 t) :

VG1 = G0G2 / (2
t) = (0,0175 +
0,0275) / (2 x
0,040) = 0,563 m /
s

On calcule de
même :
VG2 = G1G3 / (2
t) = 0,813 m / s

VG3 = G2G4 / (2
t) = 1,063 m / s

VG4 = G3G5 / (2
t) = 1,313 m / s

1 Représenter le graphe associé à v = f (t).

2 Déterminer le vecteur accélération du centre d'inertie.

3 Enoncer la deuxième loi de Newton. En déduire la valeur des


forces extérieures s'exerçant sur le mobile autoporteur.

4 Calculer la valeur des forces extérieures s'exerçant sur le solide


suspendu à l'extrémité de la portion verticale du fil.

On donne g = 9,80 N / kg.

SOLUTION :

1 Représentons le graphe associé à V = f (t)


Nous remarquons que lors de l'enregistrement de la trace Go, à la date
to = 0 s, le mobile possédait déjà une vitesse Vo voisine de 0,32 m/s.

2 Déterminons le vecteur accélération du centre d'inertie.

Le vecteur accélération s'écrit :

=a (1)

Calculons sa valeur :

a= (2)

La valeur de a est égale au coefficient directeur de la tangente à la


courbe v = f(t). Ici, la tangente est confondue avec la droite tracée.

a = np / mn = 0,905 / 0,146
a = 6,20 m / s² (3)

3 Calculons la valeur des forces extérieures s'exerçant sur le mobile


autoporteur (palet).

Référentiel Galiléen : le solide Terre.

Système étudié : le mobile autoporteur.

Le mobile est soumis à 3 forces extérieures :

: poids (essentiellement action gravitationnelle de la


Terre sur le mobile).

: action normale de la piste sur le mobile. Ici, grâce au


coussin d'air, on néglige les frottements.

: action du fil sur le mobile.


Les 3 forces sont
représentées au
point G. En fait :

est appliquée en
G.

est appliquée au
centre de la surface
de contact palet /
table.

est appliquée au
point de contact
palet / fil.

Appliquons la deuxième loi de Newton :

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures


appliquées à un solide est égale au produit de la masse m du solide
par l'accélération de son centre d'inertie.

Ici, nous écrirons donc :

+ + =m (4)

Projetons sur les vecteurs de base :

Px + R x + Tx = m a x (5)

Py + Ry + Ty = m ay (6)

Soit, en remarquant que : ay = 0 m/s² , Tx = T, Ty = 0 N, Px = 0


N, Rx = 0 N, Py = - P, Ry = R

0 + 0 + T = m ax (5 bis)

-P+R+0=0 (6 bis)

(T, P et R désignent les normes positives des vecteurs forces)

On en déduit :

T = m ax = 0,615 x 6,20 = 3,81 N


R = P = m x g = 0,615 x 9,80 = 6,03 N

Finalement :

T = 3,81 N (7)

R = 6,03 N (8)

P = 6,03 N (9)

4 Calculons la valeur des forces extérieures s'exerçant sur le solide


suspendu à l'extrémité de la portion verticale du fil.

Sur le solide suspendu à l'extrémité de la portion verticale du fil


s'exercent deux forces :

: essentiellement action gravitationnelle de la Terre sur


le solide.

: action du fil sur le solide.

Si la poulie est de masse négligeable et si les frottements sont


négligeables, alors le fil est tendu de la même façon avant et après la
poulie :

T ' = T = 3,81 N (10)

De plus, les deux solides de masse m et M ont, à chaque instant, même


valeur de l'accélération :

a ' = a = 6,20 m / s² (11)

La deuxième loi de Newton s'écrit pour le solide de masse M :

+ =M (12)
Projetons sur la verticale descendante :

P' - T' = M x a' (13)

M x g - T' = M x a'

M x 9,80 - 3,81 = M x 6,20

M (9,80 - 6,20) = 3,81

M = 3,81 / 3,60 = 1,06 kg (14)

Finalement les deux forces extérieures agissant sur le solide de masse


M sont :

P ' = M x g = 1,06 x 9,8 = 10,4 N (15)

T ' = 3,81 N (16)

Si la masse de la poulie n'était pas négligeable, alors T ' serait


supérieur à T = 3,81 N.

CHUTE VERTICALE D'UNE BILLE DANS UN LIQUIDE

Rappel : Poussée d'Archimède et force de frottement fluide

La surface d'un solide immergé dans un fluide (liquide, gaz) est constamment
"frappée" par les molécules de ce fluide. Ces chocs sont à l'origine de
la poussée d'Archimède. De plus, si ce solide se déplace par rapport au
fluide, il apparaît des forces de "frottement fluide" sur toute la surface du
solide.

A- Poussée d'Archimède

La poussée d'Archimède est une force de contact répartie sur la surface de


contact solide-fluide. On la représente par un vecteur qui possède :

une origine : le centre d'inertie C du volume de fluide déplacé

une direction : la verticale passant par C


un sens : du bas vers le haut

une valeur : = fluide . V.g égale au poids du fluide déplacé

Unités :

La poussée d'Archimède s'exprime en newton (N)

La masse volumique du fluide fluide s'exprime en kilogramme par mètre cube


(kg / m3)

Le volume de fluide déplacé V s'exprime en mètre cube (m3)

L'intensité de la pesanteur g s'exprime en newton par kilogramme (N / kg) ou


en (m / s²)

Remarque : Le centre d'inertie C du volume de fluide déplacé peut être


différent du centre d'inertie G du solide. C'est le cas, notamment, si le solide
n'est que partiellement immergé dans le fluide ou s'il n'est pas homogène.

Par contre, dans le cas fréquent d'un solide homogène totalement immergé
dans le fluide, le centre d'inertie C du volume de fluide déplacé est confondu
avec le centre d'inertie G du solide.

B- Force de frottement fluide

Si un solide se déplace dans un fluide, il apparaît des forces de "frottement


fluide" sur toute la surface du solide.

Ces forces de frottement fluide peuvent être résistantes (chute d'une bille
ralentie par la présence d'air ou d'eau) ou motrices (feuille emportée par le
vent).

Dans le cas d'un solide homogène animé d'un mouvement de translation


dans le fluide, on les modélise par un vecteur de sens opposé au
mouvement si les frottements sont résistants. Comme on étudie le
mouvement du centre d'inertie G, on reporte en ce point toutes les forces
extérieures agissant sur le solide, notamment .

La valeur f de la force de frottement dépend de la la nature du fluide. Elle


dépend également de la vitesse V du solide en translation, de sa forme, de
son état de surface.

Dans les exercices qui suivront, cette valeur de la force de frottement sera
modélisée par une expression de la forme :
f = k.V n (par exemple f = k.V pour les vitesses faibles ou f = k.V 2 pour
des vitesses plus importantes).

On peut aussi être amené à choisir une expression de la forme f = k1.V +


k2.V 2 + ...

C'est l'expression qui donne la meilleure adéquation entre les prévisions


théoriques et les résultats expérimentaux qui, bien évidemment, doit être
retenue.

EXERCICE : CHUTE VERTICALE D'UNE BILLE DANS UN LIQUIDE

ENONCE :

Une bille en verre (masse volumique , rayon r) est lâchée, sans vitesse
initiale, à la surface d'un tube vertical contenant de l'huile de ricin (masse
volumique o).

1 - Exprimer, en fonction de l'intensité de la pesanteur terrestre g, du rayon


r de la bille et des masses volumiques et o , le poids P et la poussée
d'Archimède  exercée par le liquide sur la bille.

2- Etablir l'équation différentielle du mouvement de la bille sachant que,


dans le domaine de vitesse étudié, la force de frottement fluide peut s'écrire
sous la forme :

=-6  r (1) (relation de Stokes, valable lorsque la vitesse reste


faible)

est le coefficient de viscosité du liquide

est le vecteur vitesse de la bille en translation rectiligne

r est le rayon de la bille

3- Déterminer, en fonction g, et o, l'accélération initiale de la bille.

4- Déterminer, en fonction g, , o, r et , la vitesse limite de la bille.

5- Calculer numériquement le coefficient de viscosité de l'huile de ricin


sachant que la vitesse limite de la bille est Vlim = 0,71 mm / s.
On donne :

r = 1 mm = 2600 kg / m3  = 970 kg / m3 g=
9,81 N / kg

SOLUTION :

1 - Exprimons, en fonction de l'intensité de la pesanteur terrestre g, du


rayon r de la bille et des masses volumiques et o, le poids P et la
poussée d'Archimède 

Le volume de la bille est :

v= r3 (2)

Sa masse est :

m=v  (3)

m= r3  (4)

Son poids s'exprime sous la forme :

P=mg= r3 g (5)

La poussée d'Archimède exercée par le liquide sur la bille est égale au


poids du liquide déplacé par la bille :

=v  g (6)

=v  g= r3  g (7)

2- Etablissons l'équation différentielle du mouvement de la bille sachant


que, dans le domaine de vitesse étudié, la force de frottement fluide peut
s'écrire sous la forme :

=-6 r (8) (relation de Stokes, valable lorsque la vitesse reste


faible)
Référentiel Galiléen : le solide Terre. On lui associe le repère ( O, ).

Système étudié : la bille.

Forces extérieures s'exerçant sur la bille :

Le poids , essentiellement dû à l'action gravitationnelle de la Terre sur


la bille.

La poussée d'Archimède exercée par le liquide sur la bille.

La force de frottement fluide = - 6 r = - 6 r V (9)


également exercée par le liquide sur la bille ( vitesse V > 0 ).

Appliquons la deuxième loi de Newton:

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à


un solide est égale au produit de la masse m du solide par
l'accélération de son centre d'inertie :

(10)

Ici, ce théorème s'écrit :

+ + =m (11)

Utilisons les expressions :

= r3 g (5 bis)

=- r3  g (7 bis) (g >0)


=-6 r V (9) (V varie mais reste > 0)

Il vient, avec =m (12) :

r3 g - r3  g -6 r V =m (13)

Soit :

r3 ( − ) g-6 r V = m (14)

Utilisons la relation donnant la masse de la bille m = r3 :

r3 ( − ) g-6 r V = r3   (14 bis)

Divisons des 2 cotés par r3

( − ) g/ −V 9 / (2 r ) = (14 ter)

Soit, en plaçant le terme constant dans le second membre :

+V9 / (2 r ) = g (1 -  / ) (15)

+ =C (16) avec

= 2 r 2 / 9 (17) et C = g (1 -  / ) (18)

Unités internationales : les trois termes de l'équation (16) doivent avoir la


même unité (m / s²).

t et dt en (s) V et dV en (m / s) en (s) C en (m/ s²)

Remarque : est souvent appelée constante de temps associée au


montage.
3- Déterminons, en fonction g, et o, l'accélération initiale ao = ( )o de
la bille.

A l'instant du départ t = 0 s, l'énoncé dit que la vitesse est nulle V0 = 0 m / s.

Portons dans l'équation différentielle + = C (16) On obtient : (


)0 + 0 = C avec C = g (1 -  / ) (18 ci-dessus)

ao = ( )o = C = g (1 -  / ) (19)

4- Déterminons, en fonction g, , , r et , la vitesse limite Vlim de la


bille.

Initialement nulle, la force de frottement f augmente proportionnellement à la


vitesse. Le moment vient où la force motrice motrice est compensée par
la somme des deux forces résistantes + lim . La somme des forces
+ + lim est alors nulle (20) et, d'après la deuxième loi de Newton,
l'accélération limite est également nulle :

lim = (21) .

La relation + =C (16) donne alors, avec ( ) lim = 0 m / s² :


Vlim = xC = (2 r 2 / 9 )xg(1-  / )

Vlim = 2 g r 2 ( − )/ 9 (22)

5- Calculons numériquement le coefficient de viscosité de l'huile de ricin


sachant que la vitesse limite de la bille est Vlim = 0,71 mm / s.

L'énoncé donne :

r = 10 - 3 m = 2600 kg / m3  = 970 kg / m3 g = 9,81 N / kg Vlim =


0,71 mm / s = 7,1  10 - 4 m / s
La relation Vlim = 2 g r 2 ( − )/ 9 (23) peut aussi s'écrire :

= 2 g r2 ( − )/ ( 9 Vlim ) (24)

= 2 x 9,81 x 10 - 6 x ( 2600 - 970 ) / ( 9 x7,1 x 10 - 4 )

= 19,62 x 10 - 6 x 1630 / ( 63,9 x 10 - 4 )

= 5,00 SI = 5,00 N.s / m² = 5,00 Pa.s (25) L'unité pour se déduit de la


relation =-6 r (8)

MOUVEMENT D'UNE BILLE POSSEDANT UNE VITESSE INITIALE


VERTICALE

ENONCE :

L'expérience a lieu sur la Lune où le vecteur pesanteur a pour intensité g =


1,66 N / kg.

Un cosmonaute lance verticalement, vers le haut, une petite bille de masse


m, à partir d'un point A situé 1,5 m au-dessus du sol lunaire. La vitesse de la
bille au départ de A, à l'instant où on déclenche un chronomètre, est de 2 m
/ s.

La position M de la bille est repérée par son altitude z à l'aide du


vecteur = z où désigne le vecteur unitaire d'un axe vertical dirigé
vers le haut et dont l'origine O est située sur le sol lunaire.

1 - Ecrire l'équation différentielle régissant la vitesse de la bille.

2 - Déterminer, à chaque instant, la vitesse V (t) et la position z (t) de la


bille.

3 - Calculer la hauteur maximale atteinte par la bille et la durée de la


montée.

4 - A quelle date et avec quelle vitesse la bille repasse-t-elle par son point
de départ A ?
5 - A quelle date et avec quelle vitesse la bille arrivera-t-elle sur le sol
lunaire ?

6 - Déterminer l'énergie de la bille dans le champ de pesanteur lunaire.


On donne m = 12 g.

7 - On refait l'expérience en lançant, à partir du même point A et avec la


même vitesse initiale, une bille de masse deux fois plus importante.
Répondre brièvement aux mêmes questions que ci-dessus.

SOLUTION :

1- Etablissons l'équation différentielle régissant la vitesse de la bille.

Référentiel Galiléen : le solide "Lune". On lui associe le repère ( O, ).

Système étudié : la bille.

Une seule force extérieure s'exerce sur la bille :

Le poids =m (1) essentiellement dû à l'action gravitationnelle de la


Lune sur la bille.

La bille a la même masse m = 12 g sur la Terre ou sur la Lune. Par contre,


son poids sur la Lune est quasi six fois plus faible sur la Lune que sur Terre
car l'intensité de la pesanteur à la surface de la Lune est près de six fois plus
faible que l'intensité de la pesanteur à la surface de la Terre.
La Lune ne possède pas d'atmosphère. Par conséquent la bille n'est soumise
à aucune autre force (pas de poussée d'Archimède ni de force de frottement
sur la bille).

Appliquons la deuxième loi de Newton :

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à


un solide est égale au produit de la masse m du solide par
l'accélération de son centre d'inertie.

La bille a un mouvement de translation. Tous les points ont donc le même


mouvement. On peut donc parler tout simplement de l'accélération de la
bille et écrire :

=m (2)

(on confond la masse gravitationnelle et la masse inertielle)

Divisons par m. On obtient :

= (3)

az = gz (4)

az = gz (5)

On sait que az = (6).

De plus, ici, gz = - g (7) (avec g = 1,66 N / kg).

La relation (5) s'écrit donc :

=-g (8) (avec g = 1,66 N / kg)

C'est l'équation différentielle relative à la vitesse de la bille.

Nous allons chercher à résoudre cette équation différentielle du premier


ordre.

2 Déterminons, à chaque instant, la vitesse Vz (t) et la position z (t) de la


bille.
Recherchons la primitive de =-g (8)

La fonction Vz (t) qui admet - g comme dérivée est :

Vz = - g t + C1 (9)

La constante C1 est la valeur prise par la vitesse V à la date 0.

L'énoncé donne C1 = V(o) = + 2 m / s.

Vz = - g t + V (o) (10) Vz = - 1,66 t + 2 (10 bis)

La relation (10) s'écrit aussi :

= - g t + V (o) (11)

Recherchons maintenant la primitive de = - g t + V (o) (11)

La fonction z qui admet - g t + V (o) comme dérivée est :

z=- g t ² + V (o) t + C2 (12)

La constante C2 est la valeur prise par z à la date 0. L'énoncé donne C 2 = z

(o) = + 1,5 m.

z=- g t ² + V (o) t + z (o) (13) z = - 0,83 t ² + 2 t + 1,5 (13)

En résumé et avec les unités internationales ( t en s, z en m, Vz en m/s


et az en m/s2 ), les équations horaires du mouvement sont donc :

z=- g t ² + V (o) t + z (o) (14) z = - 0,83 t ² + 2 t + 1,5 (14 bis)

Vz = - g t + V (o) (15) Vz = - 1,66 t + 2 (15 bis)

az = - g (16) az = - 1,66 (16 bis)


Conventions :

V (o) est la valeur de la vitesse à l'instant o.

VO est la valeur de la vitesse au point O.

On dit que la bille est animée d'un mouvement rectiligne uniformément


accéléré (le vecteur accélération ne change pas).

3 Calculons la hauteur maximale atteinte par la bille et la durée de la


montée.

La bille monte avec une vitesse qui diminue jusqu'au sommet S de la


trajectoire.

En S la vitesse s'annule VS = 0 m / s (17)

La relation Vz = - 1,66 t + 2 (15) permet de calculer tS :

0 = - 1,66 tS + 2

tS = 2 / 1,66

tS = 1,205 s (18)

Portons cette valeur de tS dans l'équation z = - 0,83 t ² + 2 t + 1,5 (14) :

zS = - 0,83 1,205 ² + 2 1,205 + 1,5

zS = 2,705 m (19)

Rassemblons ces résultats :

VS = 0 m / s (17)

tS = 1,205 s (18)

zS = 2,705 m (19)

Remarque : La distance parcourue par la bille durant la montée est, en valeur


algébrique :

AS = AO + OS = - 1,5 + 2,705 = 1,205 m (20)


4 En descendant, la bille repasse son point de départ A. Calculons la
date et la vitesse correspondantes.

Au point A, on a zA = 1,5 m (21) . Portons dans l'équation (14) :

z = - 0,83 t ² + 2 t + 1,5 (14)

1,5 = - 0,83 tA ² + 2 tA + 1,5

0 = tA ( - 0,83 tA + 2)

La première solution (= 0 s) correspond à l'instant du départ de A (t A-départ =


0 s) . La solution qui correspond à la date de passage par A, lors de la
descente, est :

tA = 2 / 0,83

tA = 2,41 s (22)

On remarque que tA = 2 tS

Au point A, la vitesse est donnée par la relation (15) :

Vz = - 1,66 t + 2. (15)

VA = - 1,66 tA + 2 = - 1,66  2,41 + 2

VA = - 2 m / s (23)

Lors du passage de la bille par le point A, durant sa descente, on a donc


:

zA = 1,5 m (21)

tA = 2,41 s (22)

VA = - 2 m / s (23)

La bille repasse par A avec une vitesse égale mais opposée à celle qu'elle
avait lors de son départ de A. Cela peut aussi être montré très simplement
en appliquant le théorème de l'énergie cinétique étudié en classe de
première.
5 Calculons la date et la vitesse de la bille lorsqu'elle arrive sur le sol
lunaire.

A son arrivée sur le sol lunaire l'altitude est zO = 0 m (24).

Portons dans la relation (14) :

z = - 0,83 t ² + 2 t + 1,5 (14) qui s'écrit alors :

0 = - 0,83 tO ² + 2 tO + 1,5 (25)

Calculons le discriminant :

 = b² - 4ac = 2² - 4 (- 0,83) 1,5 = 8,98 (26)

Les deux racines du trinôme du second degré sont :

t'O = = (- 2 + 2,997) / (- 1,66) = - 0,60 s (27)

t''O = = (- 2 - 2,997) / (- 1,66) = 3,01 s (28)

Seule la racine positive convient :

t''O = 3,01 s (28)

A son arrivée au point O, d'altitude zO = 0 (29) , la vitesse est donnée par


:

Vz = - 1,66 t + 2 (15)

V0 = - 1,66 t''O + 2 = - 1,66 3,01 + 2

V0 = - 2,997 m / s (30)

A l'arrivée sur le sol lunaire :

zO = 0 m (29)

t''O = 3,01 s (28)

V0 = - 2,997 m / s (30)
6 Déterminons l'énergie de la bille dans le champ de pesanteur lunaire.
On donne m = 12 g.

Rappelons un résultat de la classe de première :

Théorème : La somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle d'un solide


seulement en interaction avec la Terre (ici la Lune) se conserve.

Cette somme Em = Ec + Ep = m V² + m g z (31) est parfois


appelée énergie mécanique du solide en interaction avec la Lune.

Ici, la bille est bien seulement en interaction avec la Lune.

Son énergie mécanique dans le champ de pesanteur lunaire se conserve.

Elle est la même en tout point du trajet A S O.

EmM = EmA = EmS = EmO (32)

Calculons, par exemple EmO :

EmO = EcO + EpO = m VO² + m g zO = 0,012 ( - 2,997)2 + 0 = 0,0539


J (33)

En tout point M de la trajectoire, l'énergie mécanique de la bille seulement


en interaction avec la Lune reste constante :

EmM = 0,0539 J (34)

7 On refait l'expérience en lançant, à partir du même point A et avec la


même vitesse initiale, une bille de masse deux fois plus importante.
Répondons brièvement aux mêmes questions que ci-dessus.

Les équations horaires ne dépendent pas de la masse de la bille :

z=- g t ² + V (o) t + z (o) = - 0,83 t ² + 2 t + 1,5 (14)

Vz = - g t + V (o) = - 1,66 t + 2 (15)


az = - g = - 1,66 m / s² (16)

Convention :

V (o) est la valeur de la vitesse à l'instant o.

VO est la valeur de la vitesse au point O.

On retrouve donc dans cette deuxième expérience :

VS = 0 m / s (17)

tS = 1,205 s (18)

zS = 2,705 m (19)

zA = 1,5 m (21)

tA = 2,41 s (22)

VA = - 2 m / s (23)

zO = 0 m (29)

t''O = 3,01 s (28)

V0 = - 2,997 m / s (30)

Par contre l'énergie mécanique de la bille en interaction avec la Lune


dépend de la masse.

On aura donc maintenant :

EmM = EmA = EmS = EmO avec :

EmO = EcO + EpO = m VO² + m g zO = 0,024 ( - 2,997)2 + 0 = 0,1078


J (35)

L'énergie mécanique de la bille en interaction avec la Lune est donc doublée.

Le cosmonaute, dans cette deuxième expérience, devra fournir un travail


deux fois plus important.

PENDULE SIMPLE
Bac 2013 - Pondichery - Exercice 3 (5 points)

ENONCE :

Un pendule simple est constitué d'un solide de masse m de petite taille

suspendu à un fil de masse négligeable et de longueur très supérieure à la


taille du solide.

Ecarté de sa position d'équilibre un pendule simple oscille périodiquement


après avoir été lâché. La période des oscillations s'exprime par la relation :

T=

Données :

Intensité de la pesanteur sur Terre : g = 9,81 m.s- 2.

Une coudée vaut 0,57 m.

1- Les pendules de Galilée


Document
Discours concernant deux sciences nouvelles – Galilée (1638)

J'ai pris deux boules, l'une en plomb et l'autre en liège, celle-là au moins cent fois
plus lourde que celle-ci, puis j'ai attaché chacune d'elles à deux fils très fins, longs
tous deux de quatre coudées ; les écartant alors de la position perpendiculaire, je les
lâchais en même temps [...] ; une bonne centaine d'allées et venues, accomplies par
les boules elles-mêmes, m'ont clairement montré qu'entre la période du corps pesant
et celle du corps léger, la coïncidence est telle que sur mille vibrations comme sur
cent, le premier n'acquiert sur le second aucune avance, fût-ce la plus minime, mais
que tous les deux ont un rythme de mouvement rigoureusement identique. On
observe également l'action du milieu qui, en gênant le mouvement, ralentit bien
davantage les vibrations du liège que celles du plomb, sans toutefois modifier leur
fréquence ; même si les arcs décrits par le liège n'ont plus que cinq ou six degrés,
contre cinquante ou soixante pour le plomb, ils sont traversés en des temps égaux.

1-1 Citer deux expressions employées dans le texte pour désigner une
oscillation.

1-2 Comment Galilée désigne-t-il la position d'équilibre du pendule ?

1-3 Répondre aux trois questions suivantes en justifiant à partir du document


ci-dessus.

1-3-1 La masse m de la boule suspendue a-t-elle une influence sur la


période du pendule ?

1-3-2 Le pendule en plomb est-il plus, moins ou autant sensible aux


frottements que le pendule en liège ?

1-3-3 La période des oscillations dépend-elle des frottements ?

1-4 Pourquoi peut-on admettre que les pendules décrits dans le texte sont
assimilables à des pendules simples ?

1-5 Calculer la valeur de la période des pendules de Galilée.

2- Un pendule dans un champ magnétique

Pour vérifier l'influence de l'intensité de la pesanteur sur la période d'un


pendule simple, il est difficile d'envisager de se déplacer sur une autre
planète.

En revanche, il est relativement simple de placer un pendule, constitué d'un


fil et d'une bille en acier, à l'intérieur d'un dispositif créant un champ
magnétique uniforme vertical dans une zone suffisamment large pour
englober la totalité de la trajectoire de la bille du pendule pendant ses
oscillations.

La bille en acier située dans cette zone est soumise à une force magnétique
verticale.

2-1 Expliquer pourquoi ce dispositif expérimental permet de simuler une


variation de l'intensité de la pesanteur.

2-2 Comment doit être orientée la force magnétique exercée sur la bille pour
simuler un accroissement de la pesanteur ? Justifier.

2-3 Comment peut-on simuler un affaiblissement de l'intensité de la


pesanteur ?

2-4 Si le dispositif a été correctement installé pour simuler un accroissement


de la pesanteur, comment cela se traduit-il sur l'évolution de la période du
pendule ? Justifier.

2-5 Le système utilisé ne permet pas de simuler une forte variation de la


pesanteur mais il permet cependant de constater une variation de la période,
à condition de choisir un protocole optimisant la précision de la mesure.

2-5-1 Proposer une méthode expérimentale pour obtenir une mesure la


plus précise possible de la période.

2-5-2 Dans le cas d'un pendule de longueur 0,50 m, on mesure une


période de 1,5 s lorsque les bobines sont parcourues par un courant
électrique.

2-5-2-1 Le dispositif simule-t-il un accroissement ou une diminution de la


•

pesanteur ? Expliquer.

• 2-5-2-2 Déterminer la valeur de l'intensité de la pesanteur apparente.

SOLUTION

1- Les pendules de Galilée

1-1 Citons deux expressions employées dans le texte pour désigner les
oscillations.
Galilée utilise les termes "allées et venues" et "vibrations". (voir le document
ci-dessus)

1-2 Galilée désignel la position d'équilibre du pendule par "position


perpendiculaire". (voir le document ci-dessus)

1-3 Répondons aux trois questions suivantes en justifiant à partir du


document ci-dessus.

1-3-1 La masse m de la boule suspendue a-t-elle une influence sur la


période du pendule ?

Galilée écrit "... tous les deux ont un rythme de mouvement rigoureusement
identique". (voir le document ci-dessus)

Par conséquent la masse m de la boule suspendue n'a aucune influence sur


la période T du pendule.

1-3-2 Le pendule en plomb est-il plus, moins ou autant sensible aux


frottements que le pendule en liège ?

Galilée écrit "... On observe également l'action du milieu qui, en gênant le


mouvement, ralentit bien davantage les vibrations du liège que celles du
plomb, sans toutefois modifier leur fréquence ; même si les arcs décrits par
le liège n'ont plus que cinq ou six degrés, contre cinquante ou soixante pour
le plomb, ils sont traversés en des temps égaux".

Les frottements dus à l'air n'ont aucune influence sur la fréquence f et donc
sur la période T = 1 / f qui est la même pour les 2 pendules. Mais ces
frottements ont une influence sur l'amplitude des vibrations. Cette amplitude
diminue plus vite pour le pendule en liège.

1-3-3 La période des oscillations dépend-elle des frottements ?

Nous venons d'écrire que les frottements dus à l'air n'ont aucune influence
sur la période T des 2 pendules.

1-4 Pourquoi peut-on admettre que les pendules décrits dans le texte sont
assimilables à des pendules simples ?

Ces 2 pendules sont constituées d'un fil long ( = 4 coudées = 4 x 0,57 =


2,28 mètres ) et de petites boules en plomb ou en liège de faibles diamètres.
On peut donc les assimiler à 2 pendules simples.

1-5 Calculons la valeur de la période des pendules de Galilée.


Avec = 4 coudées = 2,28 m et g = 9,81 m / s 2 on trouve :

T = 3,03 s

2- Un pendule dans un champ magnétique

2-1 Expliquons pourquoi ce dispositif expérimental permet de simuler une


variation de l'intensité de la pesanteur.

La force magnétique est verticale comme le poids . Elle simule une


augmentation ou une diminution de la pesanteur selon que les 2 vecteurs
sont de même sens ou de sens contraire.

2-2 Pour simuler un accroissement de la pesanteur la force


magnétique doit être orientée vers le bas comme le poids .

2-3 Pour simuler une diminution de la pesanteur la force magnétique doit


être orientée vers le haut, en sens inverse du poids mais la norme
de doit rester inférieure à la norme de .

2-4 Si le dispositif a été correctement installé pour simuler un accroissement


de la pesanteur, voyons comment cela se traduit sur l'évolution de la période
du pendule.

Si le dispositif a été correctement installé pour simuler un accroissement de


la pesanteur on peut poser = + = m avec norme > norme .

La nouvelle période T ' = devient inférieure à la période initiale T

= .

2-5 Le système utilisé ne permet pas de simuler une forte variation de la


pesanteur mais il permet cependant de constater une variation de la période,
à condition de choisir un protocole optimisant la précision de la mesure.

2-5-1 Proposons une méthode expérimentale pour obtenir une mesure la


plus précise possible de la période.
Pour obtenir une mesure précise de la période on mesure la durée d'une
dizaine voire d'une centaine d'oscillations. La durée mesurée est ensuite
divisée par 10 ou par 100 pour obtenir la période T.

2-5-2 Dans le cas d'un pendule de longueur 0,50 m, on mesure une


période de 1,5 s lorsque les bobines sont parcourues par un courant
électrique. Répondons alors aux 2 questions suivantes :

2-5-2-1 Voyons si le dispositif simule un accroissement ou une diminution


•

de la pesanteur.

Dans le cas d'un pendule de longueur = 0,50 situé seulement dans le


champ de pesanteur terrestre d'intensité g = 9,81 m / s 2.on observerait une
période :

T= = 1,42 s

En présence du champ magnétique, on observe une période T ' = 1,5 s > T.


Le dispositif simule donc une diminution de la pesanteur.

2-5-2-2 Déterminons la valeur de l'intensité de la pesanteur apparente que


•

nous nommerons g '.

La relation T ' = = 0,50 s donne en élevant au carré :

T'2=4 /g'

g'==4 / T ' 2 = 4 x (3,1416)2 x 0,50 / (1,50)2 = 2 x (3,1416)2 / (1,50)2

g ' = 8,8 m / s 2

g ' = 8,8 < g = 9,81 m / s2. Le dispositif simule bien une diminution de la
pesanteur.
MOUVEMENT D'UN PROJECTILE DANS LE CHAMP DE PESANTEUR
SUPPOSE UNIFORME

Cette leçon est traitée sous forme de problème résolu.

RAPPEL : Champ de pesanteur terrestre

Ce rappel est relatif au programme de la classe de première S.

En un point donné M, au voisinage de la Terre, le poids d'un objet de


masse m peut s'écrire :

=m où est, par définition, le vecteur champ de pesanteur terrestre


au point M considéré.

Ce vecteur champ de pesanteur terrestre possède :

une origine : le point M

une direction : la verticale passant par M

un sens : du haut vers le bas

une valeur : l'intensité g de la pesanteur au point M

La valeur de l'intensité g de la pesanteur dépend de la latitude du point M


où l'on opère (g = 9,78 N / kg à l'équateur, g = 9,83 N / kg au pôle Nord, au
niveau de la mer) et de son altitude (diminution d'environ 1 % tous les 30
km).

Champ de pesanteur uniforme :

Dans un domaine restreint au voisinage de la Terre (dimensions de l'ordre


de quelques kilomètres), on peut considérer que le champ de pesanteur est
uniforme : le vecteur champ de pesanteur a même direction, même sens
et même valeur en tout point de ce domaine restreint.
ENONCE : Projectile dans le champ de pesanteur supposé uniforme

Un mobile ponctuel M glisse le long d'une table inclinée d'un angle  = 30°
sur l'horizontale. Il quitte celle-ci, à la date t = 0 s, au point Mo, avec une
vitesse .

1 - Préciser les conditions initiales. Calculer, à t = 0 s, les cordonnées du


vecteur position et du vecteur vitesse dans le repère orthonormé

2 - Déterminer les équations horaires du mouvement. Montrer que le


mouvement a lieu dans un plan.

3 - Etudier la trajectoire aérienne du mobile. Montrer que cette trajectoire,


entre Mo et S, est parabolique

4 - Déterminer les coordonnées du point d'impact S sur le sol ainsi que la


date tS et la vitesse VS du mobile juste avant le choc.

On donne : g = 9,8 N / kg Vo = 0,80 m / s h = OMo = 2 m

SOLUTION :
1 - Précisons les conditions initiales.

A la date t = 0 s, les vecteurs position et vitesse ont pour


coordonnées :

V0x = cos ( , ) = 0,80 cos ( - 30° ) =


x0 = 0 (1)
0,693 m / s (4)
y0 = OMo = h = 2 m
(2) V0y = cos ( , ) = 0,80 cos ( - 120° ) = -
0,400 m / s (5)
z0 = 0 (3)
V0z = 0 m / s (6)


2 - Déterminons les équations horaires du mouvement.

Référentiel Galiléen : le solide Terre auquel on associe le repère


orthonormé (O , ).

Système étudié : le mobile M.


Force appliquée : le poids = m (7) (essentiellement attraction
gravitationnelle de la Terre sur le mobile M de masse m)

Appliquons la deuxième loi de Newton pour déterminer l'accélération du


mobile ponctuel :

Dans un référentiel Galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à


un solide est égale au produit de la masse m du solide par
l'accélération de son centre d'inertie :

(8)

Ici, on écrit :

(9)

L'accélération est donc :

(10)

Les coordonnées du vecteur accélération sont donc, en posant g = :

ax = dVx / dt = 0 (11)

ay = dVy / dt = - g (12)

az = dVz / dt = 0 (13)

Cherchons les primitives de ces trois fonctions. On obtient, avec 3


contantes C1, C2 et C3 , les coordonnées du vecteur vitesse :

Vx = C1 (14)

Vy = - g t + C2 (15)

Vz = C3 (16)

Les 3 constantes C1, C2 et C3 sont déterminées en se plaçant à l'instant


initial. Elles sont égales aux coordonnées du vecteur vitesse , à l'instant
0 (voir ci-dessus). Par conséquent :
Vx = dx / dt = V0 cos ( - 30° ) (17)

Vy = dy / dt = - g t + V0 cos ( - 120° ) (18)

Vz = dz / dt = 0 (19)

Cherchons de nouveau les primitives de ces trois fonctions. On obtient les


coordonnées du vecteur position :

x = V0 cos ( 30° ) t + C4 (20)

y=- g t² + V0 cos ( 120° ) t + C5 (21)

z = C6 (22)

On a tenu compte du fait que cos ( - 30° ) = cos ( 30° ) et que cos ( - 120° )
= cos ( 120° )

Les 3 constantes C4, C5 et C6 sont déterminées en se plaçant à l'instant


initial. Elles sont égales aux coordonnées du vecteur position initiale ,à
l'instant 0 (voir ci-dessus). Par conséquent :

x = V0 cos ( 30° ) t + 0 (23)

y=- g t² + V0 cos ( 120° ) t + h (24)

z=0 (25)

Comme z = 0, la trajectoire est plane. Le mouvement a lieu dans le plan


vertical (xoy). Les équations horaires paramétriques du mouvement sont :

x = V0 cos ( 30° ) t (23)

y=- g t² + V0 cos ( 120° ) t + h = - g t² - V0 sin ( 30° ) t + h (24)

z=0 (25)

Remarque : Tous les calculs précédents peuvent être faits, plus rapidement,
dans un tableau (les normes et sont notées V0 et g) :
Dans le tableau, on a utilisé les relations suivantes :

cos (- 30°) = cos (30°) cos (120°) = - sin (30°) cos (180°) = - 1

3 - Etudions la trajectoire aérienne du mobile. Montrons que cette


trajectoire, entre Mo et S, est parabolique.

L'équation x = V0 cos ( 30° ) t (23) donne t = X / V0 cos (30°) (23 bis)

Portons t = X / V0 cos (30°) dans l'équation y = - g t² - V0 sin ( 30° ) t + h


(24)

On obtient l'équation de la trajectoire aérienne du mobile :

Y=- ( g / V0² cos² 30° ) X² - tan (30°) X + h (26)

Y = - 10,2 X² - 0,577 X + 2 (27)

Entre Mo et S, la trajectoire aérienne du mobile est donc un arc de parabole.

4 - Déterminons les coordonnées du point d'impact S du mobile sur le sol


ainsi que la date tS et la vitesse correspondante VS.
Au point S on a yS = 0 m.

La relation Y = - 10,2 X² - 0,577 X + 2 (27) donne 0 = - 10,2.x² - 0,577.x


+ 2.

C'est un trinôme du second degré de la forme 0 = a x² + b x + c

Le discriminant est  = b² - 4ac = 81,13

Les racines sont = - 0,469 m et = 0,412 m.

Physiquement, la bonne solution est :

xS = 0,412 m (28) associé à yS = 0 m (29)

L'abscisse x1 correspond à un point virtuel (intersection de la parabole,


prolongée du coté x < 0, avec le sol).

La relation x = V0 cos ( 30° ) t (23) donne :

tS = xS / ( Vo cos 30° ) = 0,412 / ( 0,8  cos 30° )

tS = 0,595 s (30)

Les relations :

Vx = V0 cos ( - 30° ) (17)

Vy = - g t + V0 cos ( - 120° ) (18)

permettent de calculer VS x et VS y :

VS x = Vo cos 30° = 0,693 m / s (31)

VS y = - g tS - Vo sin 30° = - 6,23 m / s (32)

On en déduit VS² = V²S x + V²S y = 0,693² + ( - 6,231 )² = 39,31 m² / s² soit :

VS = 6,27 m / s 6,3 m / s (33)


Remarque : Cette dernière question peut aussi être traitée en faisant appel
au cours de première relatf à l'énergie mécanique d'une masse ponctuelle
en interaction avec la Terre

Par définition l'énergie mécanique d'une masse quasi ponctuelle en


interaction avec la Terre est la somme de son énergie cinétique et de son
énergie potentielle de pesanteur :

Emécanique = m V 2 + m g y (34)

Cette expression est encore valable dans le cas d'un solide en translation
(tous les points ont la même vitesse instantanée v)

Principe de conservation de l'énergie mécanique d'une masse ponctuelle


seulement en interaction avec la Terre :

Lorsque la masse ponctuelle seulement en interaction avec la Terre se


déplace sans subir de frottements son énergie mécanique reste
constante :

Emécanique = m v 2 + m g y = Cte (35)

Ici, l'énergie mécanique du mobile dans le champ de pesanteur terrestre est


la même au point Mo d'altitude h et au point d'altitude nulle:

m VMo² + m g h = m VS² + 0 soit :

VS² = 2 g h + VMo² soit

VS² = 2  9,8  2 + 0,80² = 39,84 m² / s²

VS = 6,31 m / s 6,3 m / s (33 bis)

L'écart relatif entre les valeurs de Vs données par les relations (33) et (33
bis) est inférieur à 1/100. Cet écart n'est dû qu'aux approximations faites
dans les calculs.

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