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Université Ibn-Tofail

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion


Kénitra

Etude de marché

La finance participative au Maroc :


Bilan des produits alternatifs et
perspectives des banques participatives

Travail réalisé par :


El Ghrabli Youssef
Faik Anass
Goubraim Hassan
Handir Chaimae
Rhoumdane Hamza

Encadré par Monsieur Benyoussef Hatim

Semestre 6 – Mai 2014


Etude de marché Finance participative

Table des matières


I. Présentation générale du projet................................................................... 2
II. Etude documentaire ...................................................................................... 5
1. La finance islamique au monde ................................................................... 6
a. Les motifs d’apparition de la finance islamique ...................................................... 6
b. Evolution historique ................................................................................................. 7
c. Les principes de la finance islamique : .................................................................... 8
d. L’évolution des actifs islamiques dans le monde : ................................................ 11
2. La finance islamique au Maroc.................................................................. 12
a. Les premiers signes et l’apparition des produits alternatifs au Maroc : ................ 12
b. Les facteurs environnementaux explicatifs de l’apparition de la finance islamique
au Maroc :......................................................................................................................... 13
c. Cadre juridique et règlementaire : projet de loi 103-12 ......................................... 14
d. L’offre .................................................................................................................... 15
e. La demande ............................................................................................................ 19
III. Etude qualitative ......................................................................................... 20
Introduction ...................................................................................................... 21
Objectifs de l’étude .......................................................................................... 21
1. Première Partie : Présentation de la finance participative ......................... 22
2. Deuxième partie : Bilan des produits alternatifs ....................................... 23
3. Troisième partie : Les perspectives des banques participatives ................ 24
Synthèse : ......................................................................................................... 26
IV. Etude quantitative ....................................................................................... 27
1. Raisons d’émergence la finance islamique ................................................ 29
2. Bilan de la première introduction .............................................................. 31
3. Les perspectives des banques participatives .............................................. 35
V. Conclusion.................................................................................................... 39
VI. Annexes ........................................................................................................ 41

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Dans la situation de discrédit que connait la majorité des banques conventionnelles


de la place, et dans une conjoncture où la débancarisation est le mot d'ordre de la plupart
des placeurs de fond. Bank Al-Maghrib, une personne morale publique dotée de
l’autonomie financière et dont l’une de ses fonctions est d’assurer le bon fonctionnement
du système bancaire et de veiller sur l’application des dispositions législatives, cherche
à réanimer la machine économique et monétaire par tous les moyens.

Ainsi, la banque centrale constate, à travers ses rapports, que l’introduction des
banques islamiques officiellement nommées banques participatives, qui se distinguent
par leur engagement ferme envers les valeurs islamiques et s’engagent à perpétuer
l’emploi qu’elles font de leurs richesses dans des actifs productifs, des investissements,
des transactions et dans la création de valeur pour la société dans sa totalité, se révèle
d'une importance vitale pour sauver ce qui peut toujours l’être. Elle se pose ainsi la
question de mesurer la capacité de ces banques à concourir à la redynamisation du
système monétaire par une amélioration du taux de bancarisation.

Chargés d’effectuer cette étude, nous étudiants de l’Ecole Nationale de Commerce


et de Gestion de Kénitra, proposons de soulever la problématique qui s’articule autour
de la détermination du bilan de l’introduction des produits alternatifs d’une part, et de
tracer l’avenir des banques participatives d’autre part. Le traitement de ladite
problématique se basera sur des questions de recherche auxquelles on essaiera
d’apporter des éléments de réponse pour comprendre le degré de connaissance de ces
produits par les marocains, leur disposition à les adopter et finalement le bilan qu’ils
font de ces nouveaux produits.

Pour se faire, il s’avère indispensable d’adopter, en plus d’une étude documentaire,


un certain nombre de méthodes de recherche à la fois de nature qualitative telle que des
entretiens avec des professeurs, experts et professionnels mais aussi quantitatives sous
forme de questionnaires distribués et auto-administrés à fin de sortir avec une idée
consistante susceptible d’orienter les décisions de notre commanditaire .

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Tableau récapitulatif

Bank Al-Maghrib : créée par le dahir n° 1-59-233 du 23 hija 1378


(30 juin 1959), est une personne morale publique dotée de
Commanditaire l’autonomie financière dont l’objet, les fonctions, les opérations
ainsi que les modalités d’administration, de direction et de
contrôle sont arrêtés par la loi n° 76-03.

Le bilan des produits alternatifs et les perspectives des banques


Problématique
participatives

 Les marocains connaissent-ils les produits et services des


banques participatives ?
Questions de  Sont-ils prêts à adopter ce nouveau système de banque ?
recherche  Quel bilan font-ils des produits alternatifs ?
 Qu’attendent-ils de l’entrée en vigueur du système de la
finance participative ?

 Etude documentaire : Toutes informations émanant des


sources officielles (Journalistiques, Etatiques, Rapports
d’études) existantes sur internet, en bibliothèque…
 Etude qualitative : Entretiens avec des professionnels,
Outils de recherche
experts …
 Etude quantitative : Analyse d’une base de données établie
grâce aux questionnaires distribués auprès d’un
échantillon représentatif.

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L’islam est une religion dont le nombre des fidèles à travers le monde ne cesse
d’accroitre depuis presque un demi-siècle. En effet, avec 1.6 milliards de personnes, la
communauté musulmane représente le un cinquième de la population du monde avec et
comme véritable volonté, le retour vers les valeurs islamiques fondamentales.

Ainsi, l’émergence d’un nouveau système financier islamique, dont la


prédétermination primordiale et de garantir la réalisation des transactions financière
avec la prise en considération et le respect des préceptes religieux, constitue la
concrétisation de la volonté de cette communauté en évolution constante.

1. La finance islamique au monde

a. Les motifs d’apparition de la finance islamique

Dès qu’on évoque le terme de la finance islamique, ça passe rarement inaperçu,


puisqu’il fait référence à un système de valeur qui cherche à répondre à des contraintes
et exigences réglementaires tout en se conformant à des principes qui lui sont propres.
Toutefois, avant d’expliciter les principes sur lesquels repose ce système, il s’avère
important de mettre l’accent sur les motifs de son apparition.

En effet, on peut imputer l’apparition de la finance islamique dans les pays arabes à
de nombreux facteurs tels que le potentiel important d’investissement de la part des pays
producteurs de pétrole qui cherchent à islamiser les opérations financières. Aussi, on
peut citer en guise de facteur explicatif le nombre important de musulmans qui affirment
leurs besoins d’utiliser des services financiers conformes à la sharia et finalement la
compétitivité des produits islamiques eux-mêmes.

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b. Evolution historique

Source : Regards, No 2, Novembre 2012

L'émergence des discussions théoriques sur l'économie et la finance islamique n'a


été concrétisée dans la réalité qu'en 1963 à Mit Ghamr en Egypte. Cette première
banque jouait essentiellement le rôle d'une banque d'épargne basée sur le système du
partage des profits et des pertes mais ne projetait cependant aucun dessein religieux.
Cette expérience se poursuivit jusqu'en 1967, temps auquel plus de neuf succursales
s'étaient implantées à travers tout le pays, étant donné le succès grandissant qu'avait
connu l'application d'un système en conformité avec la Chari'a. Peu de temps après la
cessation de l'activité de cette première banque apparut, en 1971, la Nasser Social Bank,
qui opérait également sans intérêt et dans les statuts de laquelle n'apparaissait aussi
aucune référence à la Chari'a.

Le début des années 70 fut la scène d'un véritable changement politique et


idéologique dans le paysage arabo-musulman. L'indépendance économique et politique
face à la mainmise occidentale était de plus en plus marquée, et permit à la population
de ces différents Etats d'exprimer et de pratiquer librement sa foi. Ce regain religieux se
manifestait à tous les niveaux de la population et dans tous les domaines, en particulier
dans celui de l'économie et de la finance. Ceci nous conduit à la deuxième phase dans
laquelle les contours d'un système bancaire alternatif rejetant l'intérêt et conforme aux

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objectifs de la Chari'a furent dessinés pendant différents séminaires et conférences tenus


à cette époque.

En 1974, un premier pas dans la concrétisation de ce système va être la constitution


de la Banque Islamique du Développement, la BID, à jeddah. La BID, considérée
comme le point de départ de l'essor des banques islamiques, est une banque
intergouvernementale qui fournit les fonds nécessaires à des projets de développement
dans ses 54 pays membres.

De la même manière, plusieurs banques islamiques, tant dans la lettre que dans
l'esprit, vont apparaître dans les années 70 au Moyen-Orient. Ainsi, on peut citer la
Dubaï Islamic Bank (1975), la Faysal Islamic Bank du Soudan (1977), la Faysal Islamic
Bank d·Egypte (1977), la Banque Islamique de Bahreïn (1979), pour ne mentionner que
celles-ci.

Par ailleurs, à partir de 1990, on commence à assister à une structuration et


normalisation des transactions islamiques notamment après la création d’un certain
nombre d’organisations telle que L’OAAIFI et L’IFSB qui vont faciliter l’intégration de
ce mode de financement dans des régions où la population musulmane est minoritaire
et dans des pays occidentaux.

c. Les principes de la finance islamique :


Si la finance dite « conventionnelle » se propose simplement de mettre en relation
les agents économiques dégageant une capacité de financement et ceux qui, à l'inverse,
présentent un besoin de financement dans l'optique d'une allocation efficiente des
ressources financières ; la finance islamique, quant à elle, admet une définition toute
autre de l'efficience, incluant notamment des critères moraux inhérents à l'éthique
musulmane et en se basant sur des principes considérés comme restrictifs et d’autres
positifs.

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 Principes restrictifs

 P1 : Interdire l’usure et l’intérêt

L’intérêt ou la « ribâ », se définit du point de vue de la Sharia comme étant un


avantage ou surplus perçu par l'un des contractants sans aucune contrepartie acceptable
et légitime.

En effet, cette notion de l’intérêt est interdite au niveau du système de la finance


islamique, inspirée de la religion musulmane, qu’il soit excessif ou non pour prévenir
l’injustice et garantir le principe de la solidarité. Une interdiction qui trouve son
justificatif dans le fait que : « si l’emprunteur est en difficulté, il faut attendre que sa
situation s’améliore » Sourate Al Baqarah.

 P 2 : Interdire l’incertitude et délaisser la spéculation

L’incertitude dans une optique islamique se concrétise dans la notion de «gharar »


et qui peut être définit comme étant tout flou non négligeable au niveau d'un des biens
échangés et/ou qui présente en soi un caractère hasardeux et incertain. En effet, Le
système de la finance islamique stipule que Les contrats ne doivent pas contenir de «
gharar » sinon ils sont réputés nuls. Les contrats doivent être les plus clairs et
transparents possible (notamment en matière de prix, d’objet, d’identité des parties et de
délais).

Aussi, Il est illicite de parier ou de s’adonner à des jeux de hasard dans le but de faire
un profit facile sans création de richesse par le travail dans le cadre la notion de « maysir
» qui désigne toute forme de contrat dans lequel le droit des parties contractantes dépend
d'un événement aléatoire. Ceci implique à titre d’exemple que les produits dérivés en
tant que source de profit principale soient prohibés.

 P 3 : Ne pas financer des activités illicites

La Sharia exige également que tout musulman ne peut traiter des biens jugés illicites
ou Haram. Par conséquent il est interdit, dans le cadre de la finance islamique, interdit
d’investir dans des secteurs illicites contraire à la morale islamique («haram ») ce qui
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exclut notamment l’alcool, les jeux de hasard, l’industrie du porc, la pornographie,


l’armement (exception faite pour les Etats).

 Principes positifs

 P 4 : Partager les pertes et profits (règle des 3 P) :

La finance islamique est souvent qualifiée de « participative », à partir du


fonctionnement des contrats de participation. Elle a mis en place un système basé sur le
Partage des Pertes et des Profits (appelé communément le principe des « 3P »). Ce
système permet d'associer le capital financier au capital humain, et exige que la
participation doit être fixée dans une proportion et non par un bénéfice à la signature du
contrat.

 P 5 : Adosser les investissements à des actifs tangibles (« asset-backing »)

Toute transaction doit être adossée à un actif tangible et identifiable. La finance


islamique pousse ainsi les investisseurs à s’engager dans l’économie réelle et
productive.

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d. L’évolution des actifs islamiques dans le monde :


La finance islamique prend de l’ampleur au fur et à mesure que ses pratiques sortent
des confins des pays où l’islam est religion officielle, bien qu’elle ne représente qu’un
grain de sable dans les transactions financières traditionnelles.

Source : Regards, No 2, Novembre 2012

Par ailleurs, bien qu’ils accaparent seulement 1% de la finance classique, l’ensemble


des actifs issus de la finance islamique atteignaient, en 2009, un montant de 822
milliards de dollars. En 2012, ce chiffre avait quasiment doublé pour atteindre la valeur
de 1540 milliards de dollars (comprenant les actifs des banques islamiques ainsi que les
actifs issus d’activités « islamiques » de banques traditionnelles).Aussi, le secteur
continue à connaitre une croissance de 16%, soit la plus forte croissance annuelle de
l’ensemble des actifs bancaire et par conséquent des prévisions d’atteindre plus de 4500
milliards de dollars en 2020.

Ainsi, on note que même à l’extérieur du monde islamique (dont l’arabie saoudite,
Iran, Koweit restent les leaders du secteur), certaines des plus grandes banques
mondiales ont ouvert des filiales dédiées à ce secteur porteur. Longtemps raillé pour être

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un système financier très peu lucratif, la banque islamique apparait désormais comme
un refuge pour les banques occidentales malmenées par la crise.

2. La finance islamique au Maroc

a. Les premiers signes et l’apparition des produits alternatifs au


Maroc :

 La tentative avortée de Wafabank en 1985

En 1985, et selon des témoins de l’époque, l’Association marocaine d’études et de


recherches en économie islamique (Asmeci) avait approché feu Moulay Ali Kettani, son
président, qui était sensible à la question. M. Kettani ouvrira les bras aux initiateurs de
ce projet et accueillera favorablement l’idée. Une équipe projet fut constituée et l’ancien
président de Wafabank donnera ses instructions pour que ses troupes suivent une
formation dédiée aux produits islamiques.

Feu Sami Mahmoud, palestinien d’origine et spécialiste de la banque islamique, fut


sollicité pour superviser la formation des cadres de Wafabank, appuyé dans sa mission
par plusieurs chercheurs marocains.

Bank Al Maghrib fut aussi saisie par écrit. Tout était prêt. Le premier jour de la
campagne de communication, M’hammed Sekkat, alors gouverneur de Bank Al
Maghrib, intervient en demandant le report de l’opération.

 L’introduction des produits alternatifs en 2007

Il aura fallu attendre 22 ans plus tard pour que l’arrivée au Maroc des techniques
bancaires, conformes aux préceptes de l'islam, devienne, désormais, une réalité. Bank
Al-Maghreb a enfin annoncé l'introduction de nouveaux produits bancaires conformes
à la Charia dès le mois d'octobre 2007, cette annonce a été faite par le wali du Bank Al-
Maghreb Abdellatif Jouahri lors d'une conférence de presse tenue à Rabat mardi 23 Mars
2007.

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L'introduction de ces produits « "Ijara", "Moucharaka" et "Mourabaha" » devrait


permettre d'élargir la gamme de services bancaires et de contribuer à une meilleure
bancarisation de l'économie.

 Projet de loi n°103-12 sur la finance islamique 2014

Considéré comme un pas important pour l’essor de la finance islamique


« participative ». Le projet de loi définit le statut de la banque islamique, les produits
qu’elle peut diffuser, les organes de contrôles et instaure un fond de garantie.

b. Les facteurs environnementaux explicatifs de l’apparition de la


finance islamique au Maroc :

 Facteurs économiques :

Plusieurs sont, les facteurs d’ordres économiques, qui expliquent le développement


de la finance islamique au Maroc. En effet, l’adaptation de l’environnement marocain
aux attentes de gros investisseurs de golfe ainsi que les perspectives d’amélioration du
taux de bancarisation et finalement la maitrise des transferts massifs des résidents vers
l’étranger , constituent les principaux facteurs à ce niveau.

 Facteurs politiques :
Certains observateurs expliquent que l’adoption du texte relatif aux banques
participatives est l’une des conséquences des pressions exercées par les pays du Golfe
qui souhaitent investir au Maroc tout en ayant un système financier conforme aux
principes de l’Islam.

D’ailleurs, il semble que plusieurs banques des pays du Golfe se sont déjà
positionnées pour s’implanter au Maroc. On cite notamment : Al Baraka Bank
(Bahreïn), Qatar National Bank (Qatar), Kuwait Investment Bank (Koweït), etc. Les
banques saoudiennes et émiraties également seront certainement intéressées par une
présence au Maroc.

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 Facteurs sociaux

l'introduction des produits participatifs va certainement encourager une catégorie de


citoyens qui ont des convictions religieuses contraires aux principes des banques
conventionnelles, pour acheter leurs propres maisons, par des produits bancaires comme
«MiftahAlKheir» et «Miftah Al Fath», qui répondent à leurs attentes, et de cette façon
on va remédier au moins partiellement à la crise d’habitat qui peut engendrer des
problèmes sociaux, qui menace la stabilité sociale du pays, notamment les bidonvilles
que le Maroc combatte avec voracité .

Aussi, la finance islamique vise à empêcher la formation au sein de la société d'une


classe détentrice des capitaux et d'une autre misérable qui travaillerait pour le bien être
de la première, et c'est le but de la « mucharaka» qui va créer une complémentarité entre
ces deux classes pour le bien de la société toute entière.

c. Cadre juridique et règlementaire : projet de loi 103-12


Depuis leur installation dans les pays du Golfe, les produits bancaires islamiques ont
pu s’imposer dans le circuit économique et financier mondial. Cependant, le Maroc était
le dernier des pays arabes à avoir initié en 2007 l’introduction de quelques produits
financiers alternatifs. Cette expérience Marocaine est restée limitée, (moins de 1
Milliard de dhs de CA/an) d’une part, en raison de la commercialisation d’un seul
produit parmi trois autorisés (Mourabaha), et d’autres part à cause de plusieurs facteurs
ayant freiné l’évolution de ces produits, à savoir : (i) Une fiscalité non neutre qui a
engendré des coûts élevés, comparés aux produits traditionnels similaires, (ii) des cadres
non spécialisés en la matière qui n’arrivent pas à «vendre» ces produits, et (iii) une seule
banque a opéré dans ce domaine via une filiale dédiée et donc une clientèle de base
limitée.

Ainsi, et suite à ces insuffisances il est devenu indispensable de procéder à des


réformes en phase avec ces nouvelles variantes. A cet effet, et en vue de répondre à des
nécessités de mobilisation de l’épargne et de l’inclusion financière, l’amendement de la
loi bancaire actuelle s’est avéré nécessaire, avec l’objectif, entre autres, d’introduire les
banques islamiques dites participatives. Le nouveau projet de loi bancaire marocain a

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comporté, un ensemble de réformes touchant principalement l’instauration d’un cadre


juridique spécial régissant les banques participatives, l’élargissement du champ
d’application du présent projet de loi pour comprendre tous les services bancaires, y
compris les services d’investissement réservés auparavant exclusivement aux
établissements de crédit, le renforcement de la supervision des activités des
établissements de crédit, l’instauration des dispositifs de prévention et de gestion des
crises, et le renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux. Par
ailleurs, Le projet de loi a consacré tout un chapitre au cadre applicable aux banques
participatives, ce dernier définit les activités et les produits de financement pouvant être
proposés par ces banques, ainsi que leur cadre institutionnel, ce qui leur confère un statut
indépendant.

d. L’offre
La déclinaison des principes fondamentaux de la finance islamique en instruments a
donné lieu à l’apparition de produits et concepts qui lui sont spécifiques. Ceux-ci ont
joué un rôle prépondérant dans l'évolution croissante de la finance islamique.

Ainsi, en vertu de l’article 58, Les banques participatives peuvent procéder au


financement de la clientèle à travers notamment les produits ci-après :

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 Mourabaha :

Tout contrat par lequel une banque participative acquiert un bien meuble ou
immeuble en vue de le revendre à son client à son coût d'acquisition plus une marge
bénéficiaire convenue d'avance. Le règlement de cette opération par le client est effectué
selon les modalités convenues entre les parties.

 Ijara :

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Tout contrat selon lequel une banque participative met, à titre locatif, un bien meuble
ou immeuble déterminé et propriété de cette banque, à la disposition d'un client pour un
usage autorisé par la loi.

L'Ijara peut revêtir l'une des deux formes suivantes :

 Ijara tachghilia qui consiste en une location simple ;


 Ijara wa iqtinaa qui consiste en une location assortie de l'engagement
ferme du locataire d'acquérir le bien loué à l'issue d'une période convenue
d'avance.

 Moucharaka :

Tout contrat ayant pour objet la participation, par une banque participative, à un
projet, en vue de réaliser un profit.

Les parties participent aux pertes à hauteur de leur participation et aux profits selon
un prorata prédéterminé.

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Etude de marché Finance participative

La Moucharaka peut revêtir l'une des deux formes suivantes :

 la Moucharaka Tabita : les parties demeurent partenaires jusqu'à


l'expiration du contrat les liant ;
 la Moucharaka Moutanakissa : la banque se retire progressivement du
projet conformément aux stipulations du contrat.

 Moudaraba :

Tout contrat mettant en relation une ou plusieurs banques participatives (Rab el Mal)
qui fournissent le capital en numéraire et/ou en nature et un ou plusieurs entrepreneurs
(Moudarib) qui fournissent leur travail en vue de réaliser un projet. La responsabilité de
la gestion du projet incombe entièrement aux entrepreneur(s). Les bénéfices réalisés sont
partagés selon une répartition convenue entre les parties et les pertes sont assumées
exclusivement par Rab el Mal, sauf en cas de fraude commise par le(s) Moudarib.

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Etude de marché Finance participative

e. La demande
L’analyse de la demande sur les produits financiers conformes à la Shari’à, fait
ressortir les éléments suivants :

 Une Demande croissante d’une population soucieuse de respecter les préceptes


de la charia au regard des transactions financières.
 Une demande des investisseurs du Golf qui accompagne la croissance de leurs
investissements au Maroc, même si ces investissements sont en recul en raison
de la crise économique mondiale.
 Une demande en évolution des entreprises marocaines. En effet, Sur 1500
entreprises : 6% ont besoin de produits islamiques, 20% ont confirmé leur
disposition à se convertir et 25% affirment la possibilité d’opérer avec le secteur.

En guise de conclusion, on peut dire que pour le cas marocain, bien que
l’introduction des produits bancaires islamiques (alternatifs) cherche à conserver
l’équilibre social et de contribuer au développement économique du pays, ceux-ci sont
confrontés à la problématique de la cherté due à des causes directes et des causes
indirectes.

Les causes directes : la mensualité est plus élevée que dans le cas d'un prêt
immobilier conventionnels, par ex si l'immeuble coute 300.000DH il doit payer 8192DH
par mois pendant une durée n'excédant pas 12 mois, et donc le montant de cette vente
va être de 980.000DH ce qui est énorme. Cela est expliqué par la double transaction à
faire dans le cadre du contrat, (achat de la banque puis revente au client, ce qui va induire
beaucoup de frais à savoir les honoraires de notaires, les taxes d'enregistrement et
d'inscription foncière...) et aussi par les frais d'assurance vie et incendie.

Les causes indirectes : comme on a dit c'est seulement Attijariwafa bank, qui a osé à
commercialiser ces produits, alors que les autres banques sont soit des réticents, soit des
refusant à ces produits. Pour les premiers ils attendaient à voir le comportement des
clients, avant d'entrer pour commercialiser ces nouveaux produits, mais après ce premier
mauvais résultat ils n'ont pas pu s'aventurier, ce qui a contribué au maintien de cette
hausse de prix, pour défaut de compétitivité entre les banques.
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Etude de marché Finance participative

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Etude de marché Finance participative

Introduction
Dans le cadre de notre étude de marché portant sur le bilan des produits alternatifs
et les perspectives des banques participatives, et après avoir entrepris une étude
documentaire qui nous a renseigné sur le secteur financier au Maroc, nous avons trouvé
utile de mener une étude qualitative en vue d’obtenir de plus amples informations
concernant le fonctionnement de l’actuel système et sa compatibilité avec l’introduction
d’une finance participative.

Pour ce faire, nous avons effectué des entretiens individuels et collectifs avec des
experts de renom et des gens avisés sur le sujet.

Nous avons donc établi un guide d’entretien réparti en trois parties : Présentation
de la finance islamique, bilan des produits alternatifs puis les perspectives des banques
participatives.

Objectifs de l’étude
1. Avoir une idée générale sur la finance islamique.
2. Dessiner un profil de la déclinaison de cette finance au Maroc.
3. Etablir le bilan d’activité des produits alternatifs proposés au Maroc.
4. Comprendre les raisons d’échec ou de succès de cette expérience.
5. Décortiquer les éventuelles retombées de l’introduction de la finance
participative.
6. Prédire les perspectives de cette introduction.

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Etude de marché Finance participative

1. Première Partie : Présentation de la finance participative


La plupart des interviewés s’accordent sur le fait que la finance participative est
une finance éthique qui privilégie un système de valeurs bâti sur la nécessité d'éviter
tout ce qui est interdit. Elle recouvre l’ensemble des transactions et produits financiers
conforme au principe de la charia et regroupe six composantes phares qui sont : Zakate,
al wakf, la microfinance, Takaful, les instituts de finance islamique et les marchés des
capitaux.

C’est une discipline qui repose sur des principes clairs et concis :

 Le principe de partage des profits et des pertes


 L’interdiction de l’intérêt
 La nécessité de commercer dans des actifs et des investissements licites
 L’interdiction de l’incertitude
 La nécessité de faire des transactions sur des actifs réels (Asset banking)

Ils voient en les points suivants les principaux motifs qui ont favorisés l’apparition de
ce système :

 La demande d'une population soucieuse de respecter les préceptes de la


sharia.
 Le caractère compétitif de beaucoup de ces produits, qui attirent les
investisseurs, musulmans ou non.
 Les crises consécutives enregistrées par la finance conventionnelle.
 La conquête de la finance internationale par les fonds souverains des pays du
Golfe.

Les experts affirment l’inexistence d’une finance participative proprement dite


mais on a assisté à une volonté de tester la plateforme marocaine et sa compatibilité avec
ce mode de financement. Bank Al-Maghrib, à travers une circulaire unique et exclusive,
a permis l’introduction en 2007 de quelques produits alternatifs qui sont la Mourabaha,
Ijara et la Moucharaka.

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Etude de marché Finance participative

2. Deuxième partie : Bilan des produits alternatifs


L'analyse des réponses des interviewés révèle que, le premier objectif de
l'adoption des produits alternatifs est de répondre à une demande accrue de la part des
détenteurs de capitaux principalement en provenance des pays du GOLFE. Suivi d'une
forte volonté de la part des institutions financières de liquéfier davantage l'économie
marocaine en intégrant les fonds colossaux se trouvant hors circuits bancaires
appartenant à une population averse et se prononçant clairement sur son insatisfaction
envers les services proposés par les banques de la place.

A travers les éclaircissements apportés par nos experts, on peut dégager


clairement une tendance générale allant pour un échec total des produits proposés. Ceci
expliqué essentiellement par la non-conformité totale aux préceptes de la Sharia
(absence d'un système financier islamique en intégralité), l'exemple qui peut être donné
dans ce cas est celui du non accompagnement de la Murabaha d'une
couverture/assurance islamique à son tour : TAKAFUL. Le manque pour ne pas dire
l'absence de communication sur de genre de produits, une réglementation très en
défaveur de cette expérience, instaurant par l'occasion un genre de double imposition
faisant des produits alternatifs, supposés être compétitifs et défiants les prix du marché,
des produits plus chers que ceux conventionnellement proposés.

D'après les propos collectés, "trois banques ce sont lancés dans ce domaine mais
deux se sont retirés du marché, je qualifie cela d’une part que le cadre légal ne
permettait pas d’y évoluer mais je pense que c’est dû essentiellement à un manque de
volonté.", confirme Monsieur Mohamed Talal Lahlou, Expert en finance islamique et
Directeur du MFI Consulting.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 23 | P a g e


Etude de marché Finance participative

3. Troisième partie : Les perspectives des banques participatives


Le nouveau projet de loi (103-12) rallie les opinions des experts quant au retard
accusé dans sa livraison et le timing choisi pour sa présentation qui coïncide avec
l'avènement d'un gouvernement a vision islamique. Ledit projet "a consacré tout un
chapitre au cadre applicable aux banques participatives" révèle Monsieur Samir
Chaqri, Administrateur au sein du Secrétariat Général du Gouvernement. "Le texte de
loi dans sa dernière version n'est pas mal mais il reste quelque lacunes car c’est un texte
relativement timide en termes de propositions parce qu’il ne fait que proposer quatre
produits principaux, en plus qu’on ne dit pas de qui sera composé le conseil des
oulémas, l’expérience et les compétences requises pour pouvoir être membre du comité
d’audit interne dans les banques, on ne dit rien du tout de l’expérience internationale
qui a 50 ans et dont on doit profiter. Il y a un produit qui fait divergence qui a été adopté
dans ce texte de loi. C’est Ijara wa Iqtina (leasing avec option d’achat) dont lequel la
promesse d’achat est contraignante ce qui est contraire aux directives notamment
internationales. C'est à dire que la promesse doit être indicative et le contrat de cession
doit être différent du contrat de location, au niveau du cadre fiscal et assuranciel pour
l’instant on n’a pas beaucoup de nouvelles (on n’a pas une évolution synchronisée de
tous ces éléments).", ajoute Monsieur Mohamed Talal Lahlou.

Le texte de loi apporte une nouvelle dénomination au concept couramment connu


sous "Finance islamique" et la qualifie de "Finance Participative". Ceci n'est pas anodin,
"Le Maroc n’a pas choisi ce concept par hasard, il l’a probablement fait pour ne pas
laisser stipuler que les banques conventionnelles ne sont pas islamiques, donc ne sont
pas halals.», affirme Monsieur Samir Chaqri.

Les retombées d'une réelle instauration de la finance participative en respect avec


toutes ses prérogatives se feront sentir sur plusieurs niveaux :

 Injecter une partie importante de l'épargne dans le circuit économique


 Redonner du sang au secteur immobilier
 Permettre un investissement plus responsable

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 24 | P a g e


Etude de marché Finance participative

 Profiter des fonds potentiels des pays du GOLFE qui lient leurs
investissements au Maroc avec l'existence d'un système financier conforme à
la Sharia
 Redonner du souffle à la bourse de Casablanca à travers la titrisation des
Sukuks

La question qui reste posée après l'analyse de toutes ces réponses est : Quel avenir
tracer à une finance participative. Monsieur Mohamed Talal Lahlou affirme que "tout
dépend de la volonté des acteurs et des législateurs, si ceux qui mettent en place le cadre
de cette finance veulent qu’elle soit timide et étouffée comme ils ont réussi à le faire
aujourd’hui ils ont le faire demain, maintenant si les acteurs sont motivés par une réelle
volonté de réussite et bien sa devrait réussir."

On n'en ne reste pas là, trois scénarios sont envisageables selon Monsieur Samir
Chaqri :

1. Banques nationales : filiales de banques classiques qui vont devenir


islamiques. Et ici se pose la grande question, est ce qu'une banque
conventionnelle peut reproduire un produit islamique ?
2. L’ouverture sur les pays du Golfe (injection d’énormes capitaux), ce qui veut
dire plus de concurrence pour les banques conventionnelles.
3. Le troisième et le meilleur scénario : faire de Casablanca une place financière
islamique internationale, puisque tous les ingrédients sont existants.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 25 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Synthèse :
De ce qui précède, on peut ressortir avec la conviction certaine que l’expérience
des produits alternatifs n’a pas atteint l’objectif escompté au tout début du lancement de
l’opération. Ceci peut être expliqué essentiellement par une aversion des banques
conventionnelles envers la présence sur un marché marocain, en croissance
exponentielle tirée notamment par les forts taux d’intérêt appliqués aux transactions,
d’une finance islamique caractérisée par son respect des normes responsables et éthiques
prônées et largement souhaitées par une grande proportion de la population.

En contrepartie, les entretiens tracent un avenir radieux et prometteur devant les


banques participatives, à condition que ces dernières soient assistées au plus haut niveau
des instances de tutelle qui se doivent d’établir un rapport de force équitable et réaliste
liant les banques conventionnelles à leurs consœurs participatives.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 26 | P a g e


Etude de marché Finance participative

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 27 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Notre étude quantitative se veut un pont important qui va nous permette de


collecter des informations auprès de la clientèle et du grand public auxquels les produits
bancaires conformes aux principes religieux sont destinés.

Ainsi pour pouvoir élaborer une étude consistante, on a choisi d’adresser nos
questionnes à des personnes issue de catégories socioprofessionnelles différentes et dont
les réponses font l’objet d’une analyse en trois parties

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 28 | P a g e


Etude de marché Finance participative

1. Raisons d’émergence la finance islamique

Quel est votre degré de satisfaction envers les produits proposés


par les banques conventionnelles ?
Taux de réponse : 100%

Les 3 modalités les plus citées sont :


Plutôt satisfait
Plutôt pas satisfait
Tout à fait satisfait

La question ressort avec deux constatations majeures, un peu moins de 60% se


disent satisfaits à tout à fait satisfaits des produits financiers proposés par les banques
conventionnelles, contre 33% qui se déclarent plutôt pas satisfaits.

Ce constat trace le tableau d’une part de marché susceptible d’être conquise par
la proposition de nouveaux produits à caractère islamique.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 29 | P a g e


Etude de marché Finance participative

A quel degré considérez-vous que les services actuellement


proposés répondent à vos attentes en termes d'éthique
religieuse ?
Taux de réponse : 100%

Les 3 modalités les plus citées sont :


Très faible
Faible
Moyen

Une très grande proportion des personnes qui utilisent les services proposés par
les banques conventionnelles considère que ces derniers sont loin d’être conformes à
l’éthique islamique.

Ceci démontre une première défaillance du système financier conventionnel en


termes de respect des préceptes islamiques d’où l’émergence d’un système alternatif dit
islamique.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 30 | P a g e


Etude de marché Finance participative

 En plus de l’existence d’une tranche de la population qui se dit insatisfaite


des produits des banques conventionnelles, la défaillance de ces dernières en
termes de respect d’éthique religieuse restent les principales raisons de
l’émergence de la finance islamique.

2. Bilan de la première introduction

Connaissez-vous la présence sur le marché marocain de produits


alternatifs ?
Taux de réponse : 100%

Les 2 modalités les plus citées sont :


Oui
Non

La moitié des personnes interrogées affirment ne jamais entendre de produits


alternatifs sur le marché marocain. Ceci prouve un dysfonctionnement au niveau de
l’introduction et la commercialisation des produits alternatifs au Maroc.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 31 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Comment considérez-vous l'introduction des produits alternatifs


au Maroc ?
Taux de réponse : 100%

Les 2 modalités les plus citées sont :


Succès
Echec

La moitié de l’échantillon interrogé considère l’introduction des produits


alternatifs comme succès, dans la mesure où cette dernière constitue un premier pas vers
l’adoption d’un système financier islamique basé sur les préceptes de la Sharia.
Toutefois, l’autre moitié juge l’expérience comme accusant un échec.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 32 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Si échec, quelles en sont les causes ?


Taux de réponse : 44,55%

Les 3 modalités les plus citées sont :


Communication insuffisante
Coût élevé
Ignorance du principe

L’échec constaté à travers la question précédente peut être expliqué


essentiellement par une communication insuffisante, un coût élevé et une ignorance du
principe des produits alternatifs.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 33 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Croisement de la question "Quelle est votre catégorie


socioprofessionnelle ?" avec "Avez-vous déjà utilisé un service proposé
par une banque islamique ?"

La catégorie socioprofessionnelle ayant le plus utilisée un produit d’une banque


islamique auparavant est la classe des professions libérales.

Ceci peut être expliqué par le fait que cette catégorie est la plus susceptible
d’utiliser ce genre de financement en raison de son activité dépendant largement et en
continu de fonds externes.

 Malgré la résonnance positive de l’introduction des produits alternatifs, ces


derniers restent confrontés à de nombreux problèmes qui ont freiné leur
croissance telle que le manque de communication et le cout supportés.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 34 | P a g e


Etude de marché Finance participative

3. Les perspectives des banques participatives

Si une banque participative est créée au Maroc, seriez-vous prêt


à:
Taux de réponse : 100%

Les 3 modalités les plus citées sont :


Garder votre banque actuelle et ouvrir un autre compte dans cette banque
Changer de banque
Vous n'utiliserez pas ses services

Plus de 80% de l’échantillon interrogé se déclare prêt à adopter les produits


proposés par d’éventuelles banques participatives au Maroc. Alors que les personnes
averses à un tel système ne représentent que 16%.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 35 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Pour quelles raisons changeriez-vous votre banque actuelle pour


une banque participative ?
Taux de réponse : 100%

Les 3 modalités les plus citées sont :


Non-conformité aux principes religieux
Taux d'intérêt
Curiosité

La non-conformité aux principes religieux ainsi que le taux d’intérêt présentent


les principales causes qui peuvent pousser les utilisateurs à opter pour une banque

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 36 | P a g e


Etude de marché Finance participative

participative. A ceci s’ajoute la curiosité d’une proportion non négligeable à essayer les
produits de cette dernière.

Croisement de la question "Pour quelles raisons changeriez-vous


votre banque actuelle pour une banque participative ?" avec "A quel
degré considérez-vous que les services actuellement proposés
répondent à vos attentes en termes d'éthique religieuse ?"

80% des répondants, estimant que les services proposés par les banques
conventionnelles ne répondent que très faiblement à leurs exigences en termes d’éthique
islamique, sont prêts à changer de banque en faveur d’une banque participative.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 37 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Croisement de la question "Quel est votre sexe ?" avec "Si votre
banque proposait des produits conformes aux principes religieux, seriez-
vous prêt à les adopter ?"

On constate d’après les résultats de ce croisement qu’il n y a pas une grande


différence pour la disposition d’adoption des produits conformes aux principes religieux
entre hommes et femmes.

 L’avenir des banques participatives s’annonce avantageux avec une


population averse aux défaillances de système bancaire conventionnel et qui
cherche à se conformer avec les principes de la charia.

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 38 | P a g e


Etude de marché Finance participative

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 39 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Ce rapport d’étude, dont le but était principalement d’étudier et d’analyser la


compatibilité du marché marocain avec la mise en place d’un système financier
participatif conforme aux normes islamiques, nous a permis de mettre en pratique nos
connaissance théoriques relatives à l’étude de marché acquises durant ce semestre.

Par ailleurs, et en dehors de la finalité académique susvisée, les questions posées


au début de l’étude ont pu être vérifiées et démontrées, par le biais d’un certain nombre
de techniques dans le cadre d’une première étape documentaire, qui nous a permis de
constituer une idée initiale sur le secteur. S’en est suivie une étude qualitative qui a tracé
les grandes lignes de notre recherche sur le terrain à travers les précieuses clarifications
apportées par des spécialistes et experts ; puis une étude quantitative pour appréhender
la réaction des éventuels consommateurs face aux idées présentées.

De ceci, ressort un certain nombre de constatations qui se présentent dans 3


principales idées :

 Un bilan des produits alternatifs mitigé


 Une promesse d’avenir porteur pour les banques participatives, conditionné par
quelques recommandations :
 Assurer une équité entre les banques conventionnelles et celles participatives
 Mener une communication efficace et réaliste

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 40 | P a g e


Etude de marché Finance participative

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 41 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Annexe 1 : Guide d’entretien Finance


participative
Nom et prénom de l’enquêteur : Date de l’entretien :

Après s’être présenté et avant de commencer l’entretien, rappeler que :


 Tous les éléments permettant d’identifier la personne interrogée ne seront pas communiqués
à des tiers et ne seront utilisés que pour une éventuelle vérification ultérieure ;
 Le but de l’entretien est de connaître les impressions de la personne interrogée sur les produits
participatifs et leur vision à propos de l’avenir des banques participatives au Maroc

Présentation de la personne interrogée :


Nom :
Email :
Téléphone :
Age :
Adresse :

Présentation de la finance islamique


Comment pouvez-vous
définir la finance islamique
?

Selon vous, quels sont les Intérêt


motifs qui ont poussé à
l’apparition de ce système
?

Comment se décline la
finance islamique au
Maroc ?

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 42 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Bilan des produits alternatifs

Après avoir établi une brève définition de la finance islamique, permettez-nous, si vous le
voulez bien, de vous poser quelques questions concernant le bilan des produits alternatifs.

Quel était l’objectif


parcouru par le lancement
des produits alternatifs ?

Quel bilan faites-vous de Problèmes


ces produits ?

Comment considérez-vous Avis personnel


l’expérience des produits
alternatifs ?

Comment qualifiez-vous le Dar Assafae


fait par lequel il n’y avait
qu’une seule société qui
proposait ce genre de
produits ?

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 43 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Perspectives des banques participatives


Le Maroc a permis en 2007 la commercialisation de certains produits alternatifs avec un but
d’évaluer la compatibilité du marché avec ce genre de produits. Janvier 2014, la loi 103-12
relative aux établissements de crédit et organismes assimilés introduisant pour la première fois
la banque participative au Maroc, a été adoptée en conseil de gouvernement et n’attend
maintenant que le feu vert du Parlement. Permettez-nous de vous questionner sur les
perspectives et l’avenir des banques participatives au Maroc.
Comment jugez-vous la Nouveau PJ de loi bancaire
qualité du projet de texte de
loi 103-12 ?

Pourquoi la finance
participative et non pas la
finance islamique ?

Quel est le plus que peut


apporter la finance
participative au système
financier marocain ?

Quelles pourraient être les


retombées d’une telle
introduction ?
Points positifs

Points négatifs

Quel avenir pouvez-vous


tracer à la finance
participative au Maroc ?

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 44 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Annexe 2 : Questionnaire
Dans le cadre d'une étude de marché menée sur le thème de la finance participative, nous,
étudiants au 6ème semestre de l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion, cherchons à
établir un constat des produits alternatifs préalablement proposés et évaluer l'avenir de
l'instauration des banques participatives au Maroc

Le système bancaire et vous


Possédez-vous un compte bancaire ?
Oui Non

Quel usage faites-vous de votre compte bancaire ?


Réception de salaire

Paiement
par chèque Paiement par carte Autre, précisez...

Autre, Virement

précisez...

Quel est votre degré de satisfaction envers les produits proposés par les banques
conventionnelles ?
Pas du tout satisfait Tout à fait satisfait

A quel degré considérez-vous que les services actuellement proposés répondent à vos attentes en
termes d'éthique religieuse ?
Très faible Très satisfaisant

Connaissez-vous la présence sur le marché marocain de produits alternatifs ?


Oui Non

Bilan des produits alternatifs


Avez-vous déjà utilisé un service proposé par une banque islamique ?
Oui Non

Connaissez-vous quelqu'un de votre entourage ayant déjà utilisé ces services ?


Oui Non

Comment considérez-vous l'introduction des produits alternatifs au Maroc ?


Succès Echec

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 45 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Si échec, quelles en sont les causes ?


Ignorance du principe Autre, précisez...
Procédures complexes

Communication
insuffisante Coût
élevé
Autre, précisez...

Perspectives des banques participatives


Si une banque participative est créée au Maroc, seriez-vous prêt à :
Garder votre banque actuelle et
Changer de banque ouvrir un autre compte dans cette Vous n'utiliserez pas
ses services banque

Pour quelles raisons changeriez-vous votre banque actuelle pour une banque participative ?
Insatisfaction envers les services
Taux d'intérêt Autre, précisez...
proposés
Non-conformité aux principes
Curiosité
religieux
Autre, précisez...

Si votre banque proposait des produits conformes aux principes religieux, seriez-vous prêt à les
adopter ?
Oui Non

Parmi ces produits, lesquels connaissez-vous ?

Actions (Halal) Emprunt immobilier (Halal) Emprunt (Murabaha)


Obligations (Sukuk) Emprunt automobile (Halal) Autre, précisez...
Assurance (Takaful) Crédit-bail (Ijara)
Autre, précisez...
Quels sont les produits participatifs par lesquels vous seriez le plus intéressé ?

Actions (Halal) Emprunt immobilier (Halal) Emprunt (Murabaha)


Obligations (Sukuk) Emprunt automobile (Halal) Autre, précisez...
Assurance (Takaful) Crédit-bail (Ijara)
Autre, précisez...

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 46 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Identité
Quel est votre sexe ?
Homme Femme

Quelle est votre tranche d'âge ?


18-25 ans36-45 ans Plus de 60 ans
26-35 ans46-59 ans

Quelle est votre catégorie socioprofessionnelle ?


Etudiant Salarié
Profession libérale
FonctionnaireRetraité

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 47 | P a g e


Etude de marché Finance participative

Annexe 3 : Tableau de mise à plat


Numéro
Première partie : PRESENTATION DE LA FINANCE ISLAMIQUE Seconde partie : BILAN DES PRODUITS ALTERNATIFS Troisième partie : PERSPECTIVES DES BANQUES PARTICIPATIVES
de fiche Définition de la finance islamique Déclinaison de la finance l'expérience des produits présentation des produits par une finance participative / finance le plus de la finance participative
Motifs objectifs des produits alternatifs bilan des produits alternatifs qualité du texte de loi 103-12 les retombées l'avenir de la finance participative
islamique alternatifs banque unique islamique au Maroc
*les marocains n'ont pas
la seule à avoir le courage de conséquence de la pression des
*toujours à un stade primaire d'informations (absence de *les produits n'ont pas été *réanimer le système bancaire positif : la tranche qui tient aux Les banques islamiques ne vont
*les failles du système les autorités ont voulu receuillir proposer ce genre de produits, *retard dans la livraison du texte banques conventionnelles qui
système basé sur les normes de *besoin d'une classe qui pense communication) suffisamment commercialisés *satisfaction d'une clientèle principes de l'islam sera satisfaite pas pouvoir réaliser de bons
1 conventionnel les impressions du public sur les vue la nécessité de ressources *la loi risque de porter atteinte aux voient en l'appellation "finance
la charia que les produits conventionnels *la non-cotation en bourse de *la part du marché qu'occupe attachée aux principes de la négatif : la baisse de l'activité des résultats puisque le segment visé
*aspirations poury faire face produits alternatifs financières, humaines et banques conventionnelles islamique" une menace pour leur
sont haram l'établissement proposant les l'établissement offreur est faible charia banques conventionnelles est très restreint
techniques conséquentes. activité
produits

*Avenir selon 3 scénarios


*Plusieurs retombées surtout
*la demande d'une populain possibles:
*améliorer le taux de *un échec à cause de plusieurs *Plusieurs avantages non positives:
une finance éthique qui préviligie soucieuse de respecter les *Cela se traduit essentiellement *le nouveau projet de loi a 1- filiales de banques classiques
*l'introduction de quelques bancarisation qui stagne encore barrières qui ont freiné le *pour ne pas dire que les seulement sur le système Sur le plan économique
un système de valeurs bati sur la preceptes de la sharia *inaccessibles à la majorité des par une limitation de l'offre, par consacré tout un chapitre au cadre qui vont devenir islamiques
2 produits financiers alternatifs en entre 25% et 30% développement de ces produits banques conventionnelles ne sont financier mais aussi sur plusieurs (augmentation des encours de
nécessité d'éviter tout ce qui est *les principes de cette finance marocains vu leur cherté conséquent une demande limitée applicable aux banques 2- ouverture sur les pays du GOLF
2007 *Attirer les IDE en prevenance des (fiscalité non neutre, offre limitée, pas islamiques domaines (amélioration du taux crédit d'investissement…)
interdit sont les premiers motifs à et des produits trop chers participatives (injection d'énormes capitaux)
pays de GOLF manque de communication…) de bancarisation…) Sur le plan social (l'accessibilité à
l'apparition de ce système 3- faire de casablanca une place
l'habitat…)
financière islamique

*Redonner du sang au secteur


immobilier
*la finance islamique de part ses *Permettre un investissement Points positifs : une relance de
Tout dépend de l'application du
un mode de financement qui principes va nous permettre un *dire qu'ilya unsystème islamique plus responsable l'immobilier+redonner du souffle à
un établissemant de finance arriver à toucher une certaine un bilan négatif : une défaillance * cela est du peut etre au (cadre *un projet de loi très court et projet de loi, la fiscalité, les
répond à une panoplie de investissemant plus va avec que les banques *La perspective de l’implantation la bourse de casa+améliorer le
3 islamique (Dar Assafae) qui existe population qui refusait d'adhérer sur le plan marketing + un un échec du à plusieurs éléments légistlatif, la problématique du beaucoup de choses ne sont pas acteurs du système financier, la
principes que l'on retient de responsables *les défaillances conventionnelles sont illicites des investisseurs du GOLF au taux de bancarisation+encourager
depuis 2007 aux banques conventionnelles système fiscal désavantageux… pionnier…) définies (des ambiguités) réponse des particuliers à ses
l'islam que présente le système (Haram) Maroc les investissments des
produits,
finaancier actuel (crise de 2008) *Redonner du souffle à la bourse particuliers…)
de casablanca (s’il y a titrisation
des sukuks)
*Injecter une partie importante de
les motifs qui ont poussé à
l’épargne dans le circuit
l’apparition de ce système sont *on n’a pas de finance islamique *L’absence de visibilité, non-
*Une demande très faible des *Un échec total : Des produits trop économique *Le succès de la finance
ses caractéristiques, (les produits alternatifs lancés en • L’amélioration du taux de conformité des produits à la *les autorités ont choisi cette *réaliser un développement
La finance islamique est une produits alternatifs (tel qu’ils été chers et qui ne sont pas du tout *insuffisant, tout dépend de son *Profiter des fonds potentiels des participative au Maroc est intiment
essentiellement 2007 ne répondent pas aux bancarisation sharia, des offreurs qui cherchent appellation pour ne pas dire que économique durable à travers
4 finance éthique qui privilégie des conçus) qui est due notamment à conformes à la sharia (la non- application et sa position à pays du GOLF qui lient lié à la mise en place de toutes
*La résistance à la crise normes exigés pour être qualifiés • Profiter des investissements le gain sur sont tous des les produits conventionnels ne notamment les points qu’on vient
valeurs conformes à la sharia. : une fiscalité désavantageuse, existence d’une assurance l’échiquier financier. l’investissement au Maroc avec les composantes du système
*La création de la richesse comme produits financiers éventuels des pays de GOLF éléments qui ont engendré cette sont pas Halals. de citer.
une offre limitée… islamique TAKAFUL…) l’existence d’un système financier financier
*Une finance éthique qui intègre la islamiques) limitation de l’offre.
conforme à la sharia…
morale dans les transactions
Points Positifs :
- Attirer les capitaux du golfe qui
Elle pourra rétablir l’équilibre
Elle recouvre l’ensemble des sont très demandeurs
Le Maroc s’est intéressé ce nouveau projet de loi bancaire Elle peut contribué au financier et économique qui
transactions et produits financiers *Rattachement des personnes à *L'expérience Marocaine est - Accroître le taux de bancarisation
tardivement à la finance *les nouveaux produits bancaires a comporté, un ensemble de développement du pays, surtout manquait, et donner ainsi un
conforme au principe de la charia, la religion. restée limitée qui stagne depuis plusieurs
islamique, plusieurs facteurs islamiques sont jugés par les réformes touchant principalement Cette appellation est utilisé en fait au niveau social et économique, nouveau souffle à l’économie car
qui suppose l’interdiction de *Caractère compétitif de *Plusieurs facteurs ayant freiné années
5 expliquent la timidité de cette - clients, trop onéreux par rapport - l’instauration d’un cadre juridique pour éviter toute référence à la et comme ça conserver l'équilibre l’économie de l’endettement a
l’intérêt, de l’incertitude, beaucoup de ces produits, qui l’évolution de ces produits par - Bonne nouvelle pour les
expérience en particulier aux autres produits dits spécial régissant les banques religion ou à toute autre idéologie social et économiques que l'Etat montré qu’elle avait des limites
l’interdiction d’investir dans des attirent les investisseurs, exemple la fiscalité qui a personnes pieuses refusant de
l’absence d’une approche traditionnels participatives, ce qui leur confère se batte depuis toujours pour le conceptuelles, et qu’elle pouvait
secteurs considérés comme musulmans ou non. engendré des coûts élevés contracter des crédits à intérêt
intégrée de la finance islamique. un statut indépendant. stabiliser devenir une entrave à la
illicites. Points négatifs :
croissance
-Une clientèle de base limitée.
* La finance islamique a six
composantes (Zakate, al wakf, la * Plus de liquidité parcequ’on aura
* Pour l’instant on ne peut pas c’est un plus pour l’économie
micro-finace, Takaful, les institus * le motif d’éthique et de principes beacoup plus de gens en dehors Tout dépend de la volonté des
parler vraiment de finance * Pour des raisons idéologiques, marocaine.
de finance islamique et les (beaucoup de personnes ne se du circuit bancaire qui vont y acteurs et des législateurs, si
islamique parcequ’on est dans *Le texte de loi dans sa dernière les responsables n’ont pas envie * Le seul élément négatif
marchés des capitaux). retrouvaient pas dans la finance rentrer. ceux qui mettent en place le cadre
l’attente d’une loi qui va encadrer * Quand on a lancé ces produits * Le bilan est très mitigé et très * L’expérience est timide et pas du * Un cadre légal qui ne permettait version il est pas mal mais il reste parceque selon eux si on appelle éventuellement c’est que on n’a
Elle a plusieurs piliers parmi les basée sur l’intérêt pour des motifs * plus de liquidité de devises de cette finance veulent qu’elle
6 cette pratique, on a eu une alternatifs on ne voulait pas que timide, c’était casiment un échec tout représentative du potentiel de pas d’y évoluer ainsi qu'un quelque lacunes car c’est un texte cette finance une finance pas trop d’expérience au niveau la
plus importants, on peut citer : religieux de conviction). * parcequ’on aura des soit timide et éttoufée, si les
tentative en 2007 par une sa soit une réussite. tout simplement. la finance islamique. manque de volonté. relativement timide en termes de islamique ça veut dire que l’autre gestion de la liquidité et de la
• l’interdiction de l’intérêt, de La crise financière qui a été un investissements étrangers. acteurs sont motivés par une
circulaire de Bank-Al-Maghrib qui propositions. n’est pas islamique ce qui est vrai relation à la banque centrale ici au
l’incertitude, l’interdiction d’investir coup d’accélérateur à cette * sa peut apporter beacoup plus réelle volonté de réussite et bien
recommandait l’utilisation de la d’ailleurs. Maroc par rapport aux banques
dans des secteurs considérés finance. de stabilité et un nouveau souffle sa devrait réussir.
mourabaha, ijara entre autres. islamiques.
comme illicites.... pour la croissance.

*"La vie en rose" pour le


consommateur. Il est dans son
*L'exemple de Dar Assafae qui ne *Placer sur le circuit économique, *Points + : bénéfique à l'économie
intérêt.
fonctionne pas tout à fait avec les *Vus du mauvais œil par les les économies de la partie de la nationale et aux transactions entre
*Introduire la population qui n'a *Deux faces de la même pièce *Tout dépend de la volonté des
Recherche de profit de la part des principes de la finance banques conventionnelles. *Stratégie de la maison mère de *Timing : La présence d'un population qui est averse au le système et les
7 Basé sur la culture populaire pas confiance en la banque - *Volonté de l'Etat de rester neutre entitées présentes sur le marché,
établissements participative. *Barrières posées par ces Dar Assafae gouvernement à vision islamique système conventionnel. consommateurs.
conventionnelle. et assurer une durabilité de la loi. surtout la CGEM et ses principaux
*Elle est la seule à exister sur le mêmes banques. *Attirer les investissements des *Points - : Menaces portées par
dirigeants, qui vont devoir réagir
marché pays du Golfe. les banques conventionnelles.
s'ils constatent que leurs intérêts
sont touchés.
*certains pays islamiques riches *un cout elevé : un prêt islamique *pays du golf qui cherchent à
* raison idéologique : une *concurrence avec les banques
veulent pratiquer la finance halal. * le maroc cherche à se revient plus cher qu'un prêt renouveler leurs économies et les
qualification de la finance classiques
*C'est un nouveau marché, ca positionner sur le marché traditionel sources de leurs croissances, et
*produits islamiques logés dans existante comme un système non * un secteur qui va créer de
permet de financer de grands financier maghrebin * absence de loi qui règlemente *usage limité *un manque d'infrastructure qui donc ils cherchent des placement
la finance pratiquée celon le droit des banques traditionnelles islamique l'emploi
8 projets sur le marché international * sortir du cadre du taux d'interet ce système *produits qui ont manqué de *absence d'un cadre juridique pousse le maroc un s'introduire aux richesses qu'ils tirent du
islamique; selon la chariâa * volonté de créer des banques * ça vient de la "crowd finance" , *volonté politique pour aboutir à
où la finance islamique donne qui est " haram " par la chariâa et *manque des opérations de communication autour au marché à travers les sokoks pétrol
dédiées à la finance islamique l'application des bénéfices d'un ce projet
beaucoup d'opportunités. donc satisfaire les besoins des marketing et de promotions de la * les marocains ont besoins de
projet personnel dans un projet * le défit de réussir l'enjeu du coût
*La crise économique citoyens part des banques pour pouvoir financer leurs projets selon un
associatif qui est relativement élevé
internationale promouvoir la finance islamique système islamique
En fait, la finance islamique est Comme pour la réponse
Elle a était déclinée sous forme Le même avenir qu’elle a eu de
C’est une finance où on ne parle Je pense quelle n’as pas encore une finance participative, sur le D’autres établissements précédente, plus une
Création d’un système bancaire de produit alternatif Tester le train et/ou familiariser la part le monde, ce sont les seules
9 pas de taux d’intérêt, mais plutôt Un fiasco Un fiasco pour les banques été votée, donc attendons ce que plan international, le mot « bancaires avec d’autres services augmentation du taux de
conforme à la chariaa islamique commercialisé par les banques population ??? banques qui n’ont pas été
de participation et de partage. pensent nos parlementaires participative » passe beaucoup et aussi de la concurrence. bancarisation de la population.
Marocaines touchées par la crise …
mieux Côté négatif, je ne vois rien !!!

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 48 | P a g e


Etude de marché Finance participative

La finance participative au Maroc :


Bilan des produits alternatifs et perspectives des banques
participatives

El Ghrabli Youssef, Faik Anass, Goubraim Hassan, Handir Chaimae,


Rhoumdane Hamza

Encadré par Monsieur Benyoussef Hatim

ENCGK – Semestre 6 – Mai 2014

ENCGK ----------------------- Semestre 6 -----------------------Mai 2014 49 | P a g e

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