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La Comptabilité des sociétés d’assurances dans la zone CIMA

Définition

La comptabilité est le recensement et la mesure économique de l'activité et du


patrimoine d'une entité économique (entreprise, collectivité, association, État,
administration publique, etc.).
Ce recensement est fait chronologiquement par inscription dans des documents dits «
comptables ».
Le plus souvent la tenue d'une comptabilité résulte d'obligations juridiques, sociales ou
fiscales. C'est un outil d'information financière tant pour l'entité elle-même que pour
l'extérieur.

I – La Réglementation des Sociétés d’assurances


La ratification du Code CIMA du 22/09/1992 par les Etats membres.

1.1. Objectifs : La Protection des Tiers


L’article 300 du code CIMA stipule que le contrôle des entreprises d’assurances
s’exercice dans l’intérêt des assurés, souscripteurs et bénéficiaires de contrat
d’assurance et de capitalisation

1.2. Contenus : Les règles comptables et légales


Les entreprises d’assurances des Etats membres doivent établir leur comptabilité dans
la forme prévue par le code CIMA.

1.3. Moyen : le Contrôle des entreprises


Les entreprises des Etats membres sont soumises au contrôle. Ce contrôle est exercé
par la commission régionale de contrôle. Cette commission peut demander la
communication de tous documents comptables aux entreprises qui sont tenues de les
fournir, sous peine de sanctions disciplinaires (art. 309 à 312).

2. Les règles Comptables


2.1. Principes Généraux (art. 400 à 429)
La comptabilité doit faire apparaître par exercice et par catégorie les principaux
éléments des affaires brutes de cessions et des affaires cédées
Les entreprises doivent conserver les livres et documents et toutes pièces justificatives
de leurs opérations pendant 10 ans.
L’inventaire annuel comprend l’estimation détaillée de tous les éléments qui entrent
dans la composition de chaque année

2.2. Livres, documents et registres comptables


Les livres et documents obligatoires sont :
a) Un livre Journal Général relié sur lequel sont reportés les récapitulations
périodes des différentes opérations. Il est tenu par ordre chronologique, sans
blanc ni lacunes
b) Un Grand Livre Général dans lequel sont tenus
 tous les comptes principaux, conformément au plan comptable des entreprises
d’assurances,

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 tous les comptes nécessaires à l’établissement du bilan, du compte d’exploitation
et du compte de pertes et profits
c) un livre des balances trimestrielles. Ces balances, arrêtées au dernier jour de
chaque trimestre civil, doivent récapituler les soldes de tous les comptes ouverts
au grand livre général. Elles doivent êtres établies dans les trois mois suivant
l’arrêté
d) un livre relié des inventaires annuels
e) un dossier des opérations d’inventaires réunissant les documents justificatifs de
la comptabilité
f) les livres de caisse, de banques et de chèques postaux ainsi que les relevés
journaliers des avoirs en trésoreries.
g) Les titres mobiliers, immeubles et prêts font l’objet d’un inventaire permanent à
partir de relevés individuels et de registres de mouvements ;
h) Les registres des contrats ou des assurés : les entreprises peuvent, soit délivrer
des polices sous un numérotage continu, soit affecter aux assurés des numéros
continus
i) Le registre des sinistres : les sinistres faisant jouer ou susceptibles de faire jouer
au moins une des garanties des contrats sont enregistrés dès qu’ils sont connus
sous un numérotage continu.
j) . cet enregistrement est effectué par exercice de survenance. Par ailleurs, les
informations synthétiques relatives aux sinistres doivent être enregistrées sur un
document pouvant facilement être consulté

2.3. Tenue des documents


La comptabilité est tenue en partie double.
La tenue au grand livre des comptes divisionnaires et sous-comptes dérivés d’un même
compte de rang supérieur dispense d’y ouvrir ce dernier. La tenue de comptes ou sous-
comptes nécessaires à l’établissement des états prévus à l’article 422 est obligatoire,
mais sous une forme laissée au libre choix des entreprises
Pour les placements, les relevées individuels sont établis par valeur, dans l’ordre prévu
au plan comptable, sur un registre ou sur des fiches. Chaque relevé doit comporter les
indications suivantes :
 pour les valeurs mobilières : la désignation du titre, les dates d’entrée/sortie, le
nombre de titres achetés, vendus ou remboursés , les soldes en nombre, les prix
d’achat nets de frais d’acquisition, les prix de vente ou de remboursement , les
prix de sortie, etc.. Les écritures doivent être enregistrées au plus tard le
lendemain de la réception dans l’entreprise de l’avis d’opéré
 pour les immeubles : la date des opérations ; à l’entrée, les sommes versée en
indiquant si besoin est, le principal et les frais d’acquisition ; à chaque inventaire ,
les amortissements, à la vente, le prix de vente et les sommes encaissées
 pour les prêts, la désignation du placement, la date et le montant, le taux
d’intérêt, les échéances des intérêts et des remboursements partiels ou total
Les livres et documents peuvent être établis par tous moyens et procédés conférant
par eux-mêmes un caractère d’authenticité aux écriture comptables et permettant le
contrôle de la comptabilité. Les entreprises doivent être à même d’apporter la
justification de toutes leurs écritures comptables y compris celles relatives à
l’étranger.
A partir des données comptables, il doit être possible de reconstituer, à tout
moment, les éléments des comptes, états et renseignements soumis à vérification
ou à l’inverse, à partir de ces comptes, états et renseignements, de retrouver les
données.

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2.4. Dispositions particulières
Les traités de réassurances sont enregistrés par ordre chronologique dans un registre
qui peut être à feuillets mobiles.
Les opérations de coassurances sont enregistrés en comptabilité pour la quote-part
souscrite comme les affaires directes et sont soumises aux mêmes règles.

2.5. Compte Rendus et documents pour Contrôle


Les entreprises doivent établir un compte rendu annuel comprenant les comptes
suivants établis selon le plan comptable CIMA.
 le compte d’exploitation générale (80).
 le compte général de pertes et profits (87).
 le compte de réparation et d’affectation des résultats (88).
 le bilan (89) complété d’un extrait de la classe 0 et par le tableau des
renseignements concernant les filiales et participations
Ce compte-rendu doit être adressé en cinq exemplaires au ministre de tutelle ainsi
qu’à la commission de contrôle, dans les trente jours qui suivent l’approbation des
comptes par l’assemblée générale et au plus tard le 1er août de chaque année.
Le compte-rendu doit être délivré à toute personne qui en fait la demande
moyennant une somme de 1.000 f Cfa.
Les entreprises doivent également établir chaque année les états C énumérés à
l’article 422. Ces états permettent d’analyser l’évolution de l’entreprise notamment
par catégorie.
Dans les mêmes conditions que pour le compte-rendu, les entreprises doivent
remettre en trois exemplaires un dossier annuel, certifié par la direction de la
société, comprenant :
 des renseignements généraux (art. 426) ;
 les documents énumérés à l’article 422 ;
Les renseignements généraux sont relatifs à l’ »état civil » et aux principales
caractéristiques de l’entreprise, ainsi qu’aux opérations spécifiques effectuées dans
l’année.
Les éléments statistiques nécessaires à l’établissement des états C1, C10a et C10b
doivent être tenu à la disposition des commissaires contrôleurs quinze jours au
moins avant la réunion de l’assemblée générale.
.
Pour l’automobile, des états provisoires C10a et C10b de l’exercice clôt, doivent être
adressés au ministre de tutelle et à la commission de contrôle au plus tard le 31
Mars de l’année suivante.

2.6. Le plan Comptable des entreprises d’assurances


Le plan comptable CIMA est un document qui codifie les règles et terminologies de
l’ensemble des comptes classés dans un cadre comptable et apporte des précisions
relatives aux méthodes de détermination des résultats et la présentation des
comptes.d’assurances.

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2.7. Le cadre comptable

Les comptes proposés par le plan comptable sont répartis en 9 classes numérotées de
1 à 8 et la classe 0

Compte de Bilan Classe 1 – Compte de capitaux permanents


(Classe 1 à 5) Classe 2 – Compte de valeurs immobilières
Classe 3 – Compte de provisions techniques
Classe 4 – Compte de tiers
Classe 5 – Compte financiers
Comptes de Gestion : Comptes de Charges par nature
(Classe 6 et 7) Comptes de produits par nature
Comptes des résultats Classe 8 –Comptes des résultats
Comptes spéciaux Classe 0 – Comptes spéciaux

Le numéro de chacune des classes constitue le premier chiffre des numéros de tous les
comptes de la classes considérée. Chaque classe est divisée en comptes principaux
dont le deuxième chiffre est numéroté de 0 à 9. Les comptes principaux sont eux-
mêmes subdivisés en comptes divisionnaires numérotés de 0 à 9. Chaque compte
divisionnaire peut se diviser en sous-compte qui peuvent, si nécessaire, être eux-
mêmes subdivisés.
Ainsi par exemple, pour enregistrer le paiement de congés payés à un salarié, on
utilisera le sous-compte.

Classe Comptes Comptes Divisionnaires Sous Comptes


Principaux
Classe 6 60 – Prestations
(Charge par 61–Frais Personnel 610 – Salaires Administratifs
nature) 62–Impôts et Taxes 612–Rémunérations Personnel
63 – T.F.S.E Productif
613 – …/614 – …/615…
616 – Charges connexes 6160 – Personnel
617 – … /618 … Administratif
61600 – Congés
payés

(1 chiffre) (2 chiffres)- (3 chiffres) (4 chiffres)


(5 chiffres)

A l’inverse, il suffit de connaître le numéro d’un compte pour savoir à quel compte
principal il appartient et de ce fait à quelle classe il se rattache.
L’article 431 du code CIMA donne la liste détaillée des comptes principaux,
divisionnaires et sous-comptes à utiliser par les entreprises. Cette liste n’est pas
limitative et si besoin est, une entreprise peut créer les sous comptes dont elle aura
l’utilité.
Il faut remarquer que les opérations à l’étranger sont enregistrées dans des comptes
principaux à dissidence 9 ; à l’intérieur de ces comptes principaux, le classement est
effectué comme normalement.

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2.8. La terminologie explicative (art. 432)
Le code CIMA indique pour chacun des comptes les principaux types d’opérations que
l’on doit y voir figurer. Cette terminologie n’est pas exhaustive et d’autres mécanismes
peuvent découler de la pratique comptable, d’autres obligations du code CIMA, de la
fiscalité, etc
Les comptes de bilan expriment la situation patrimoniale de l’entreprise. En cours
d’exercice, ceci permet de vérifier l’existant des biens détenus et des dettes
contractées. En fin d’exercice, les régularisations relatives à l’inventaire qui constatent
la dépréciation des biens et enregistrent l’évaluation des dettes futures, permettent de
déterminer de façon aussi proche que possible de la réalité la nouvelle situation
patrimoniale.
Les comptes de gestion sont destinés à prendre en charge les variations issues
d’opérations exceptionnelles ou ne concernant pas directement l’exploitation normale
de l’entreprise.

2.9. Les modalités de fonctionnement


La section IV, relative aux états modèles donne la configuration des comptes de bilan,
d’exploitation, de pertes et profits et de résultats en instance d’affectation.

La conception du bilan fait ressortir les particularités suivantes :

 les postes de l’actif sont classés par ordre croissant de liquidité, ceux du passif
par ordre croissant d’exigibilité. Les valeurs mobilières qui pourraient être
considérées comme plus liquides, sont néanmoins classées en valeurs
immobilières car elles représentent des engagements à long terme
 les amortissements cumulés et les provisions pour dépréciation figurent à l’actif
en diminution des postes concernés. La dépréciation globale du portefeuille
déterminée par l’application de l’article 335-12, figure en dernière ligne des
valeurs immobilisées ;
 les provisions techniques qui représentent les engagements de l’assureur envers
les contrats figurent au passif.

Le compte d’exploitation fait ressortir les particularités suivantes :

 les opérations techniques résultant d’exercices antérieures sont considérées


comme relevant de l’exploitation générale. Les variations des provisions
techniques d’un exercice sur l’autre, les émissions et les sinistres des exercices
antérieurs figurent en diminution des opérations brutes.

Le compte général des pertes et profits fait ressortir les particularités suivantes :

 les autres charges ou produits des exercices antérieurs ne participant pas à des
opérations techniques seront enregistrées dans les comptes de pertes et profits ;
 les provisions pour moins value du portefeuille placement sont constituées et
reprises intégralement dans ce compte.

L’importance de chaque famille d’opérations dans une entreprise peut nécessiter la


création de comptabilités divisionnaires suivantes :

 caisse de trésorerie : enregistre les opérations relatives aux espèces, aux


banques.

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 agences et courtiers : enregistre les opérations avec les agents et courtier ;
 placements : enregistre les opérations sur les valeurs,immeubles et prêts,
compte tenu des règles spécifiques de cette comptabilité
 réassurances : qui peut être divisée en cessions et acceptation ;
 étranger : enregistre les opérations à l’étranger, établit les bilans et comptes de
résultats qui sont incorporés au stade final à la comptabilité générale.

3. La comptabilité des opérations courantes


Nous rappelons que le produit principal d’une société d’assurances est constitué par les
primes d’assurances qu’elle émet et qui correspondent aux « Ventes » d’une entreprise
classique. De même, les sinistres, principale charge d’une société d’assurances,
remplacent les « achats ».
Nous allons étudier l’enregistrement de ces opérations selon le type de société.

3.1. Cas des sociétés sans intermédiaires


Les sociétés qui n’utilisent pas d’intermédiaires (agents, courtiers) ont gardé, la notion
de client assurés. Elles ouvrent un sous-compte pour chacun de leurs assurés, le tout
étant regroupé dans le compte général « 41 – Assurés ».

3.1.1. Les émissions de primes


Les primes sont comptabilisées au moment de l’émission et non lorsque l’assuré paye
réellement.
Exemple : l’échéance du 10 Mai, une compagnie envoie une quittance de 2.00 F. à un
assuré. La société va donc enregistrer, dès le 10 Janvier, cette écriture !

41 – ASSURES 70 – PRIMES
D C D C
(10.5) 2.000 (10.5) 2.000

On pourrait comparer ce processus à une vente à crédit en comptabilité « classique »


où l’on passe, dans ce cas, l’écriture suivante
41 – CLIENT 70 – VENTE
D C D C
(10.5) 2.000 (10.5) 2.000

Le compte de l’assuré sera soldé lorsqu’il fera parvenir son règlement à la compagnie.

Dans notre exemple, la société reçoit le 15 Mai, un chèque de l’assuré

41 – ASSURES 70 – BANQUE
D C D C
(10.5) 2.000 (15.5.) 2.000 (15.5.) 2.000

Il existe, administrativement, deux sortes d’émissions de primes

- les primes au comptant : il s’agit des primes émises pour des affaires nouvelles
ou des avenants. Elles sont comptabilisées à la signature des contrats ou
avenants.
- Les primes à terme : ce sont les primes émises sur les contrats déjà en
portefeuille à la société. Chaque mois, la société procède au quittancement des
contrats arrivant à échéance dans le mois.

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Comptablement, ces deux types d’émission s’enregistrent strictement de la même
façon.

3.1.2. Les taxes et accessoires de primes


La prime payée par l’assuré est majorée du montant des accessoires et coûts de police,
ainsi que des taxes sur les contrats d’assurances :
 les accessoires et coûts de police sont un produit pour la compagnie et sont
donc comptabilisés dans le compte « 70 – Primes Emises » comme la prime
elle-même.
 Les taxes sur les contrats d’assurances sont perçues par la société pour le
compte de l’état et sont réservées périodiquement à celui-ci. On enregistre, à
l’émission, cette taxe due à l’état au crédit du compte « 435 – Etat »

Exemple : Une prime de 1.000 F (accessoires et coûts de police compris), à


échéance du 20 Mai est envoyée à un assuré. La taxe sur ce contrat est 10%. Le 20
Mai, la compagnie va comptabiliser :

41 – ASSURES 70 – PRIMES
D C D C
(20.5) 1.100 (20.5) 1.000

435 – ETAT - T AXES DUES


D C
(10.5) 100

Le compte « Etat » sera soldé lors du reversement par la compagnie de cette taxe à
l’Etat, par le crédit du compte « Banque »

3.1.3. Les annulations de primes


La société peut être amenée à annuler des quittances (changement de contrat,
résiliation, etc..) Dans ce cas, on comptabilise l’écriture strictement inverse, sans
omettre de reprendre la taxe dans le compte « 435 – Etat – Taxes Dues ». Supposons
que la compagnie annule le 31 Mai, le contrat émis le 20 Mai.

41 – ASSURES 70 – PRIMES
D C D C
1.100 (31.5) 1.100 (31.5) 1.000 1.000

435 – ETAT - T AXES DUES


D C
(31.5) 1.00 100

Les comptes « Primes », « Etat » et « assurés » sont donc bien soldés après cette
contre passation.

3.1.4. Les sinistres et Recours


Lorsqu’un assuré déclare un sinistre à sa compagnie, celle-ci va ouvrir un dossier, mais
ne comptabilisera rien à ce moment. En effet, l’évaluation de ce sinistre peut-être
relativement longue et difficile quant à son montant.
On ne comptabilise les sinistres qu’au moment du paiement

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Exemple : Un assuré déclare un sinistre le 30 Juin « N » à sa compagnie. Celle-ci paye
effectivement le 5 Janvier de l’année suivante, 4500 F.
Le 30 Juin de l’année « N », la compagnie ouvre un dossier sinistre, mais ne
comptabilise rien à ce moment. Le 31 Décembre « N» , elle évaluera le montant
probable à payer qu’elle inscrira dans ses charges (nous verrons ce processus lors de
l’étude des Provisions techniques). En revanche, le 5 Janvier N + 1, elle enregistre :

41 – BANQUE 60 – SINISTRES
D C D C
(5.1) 4.500 (5.1) 4.500

Egalement, on enregistre les recours lorsque la compagnie les encaisse. Ces recours
sont une diminution de charges pour la société et sont donc comptabilisés au crédit du
compte « 60 – Sinistres » ou, pour mieux les distinguer, au crédit d’un sous compte de
celui-ci « 6029 – Recours ». Ce compte étant regroupé dans le compte principal « 60 –
sinistres » en fin d’année
Exemple : sur un sinistre du 30 Juin « n » ; le 20 Janvier n + 1, la compagnie encaisse
un recours de 900 F.

56 – BANQUE 6029 – SINISTRES


D C D C
(20.1) 900 (20.1) 900

En fin d’année le compte 6029 – Recours sera soldé par le crédit du compte « 60 –
Sinistres » et viendra donc diminuer ceux-ci.

3.2. Cas des sociétés avec intermédiaires


Ainsi que nous l’avons souligné, beaucoup de sociétés utilisent des intermédiaires :
agents, courtiers etc.…
La comptabilisation des opérations vues ci-dessus ne diffère pas essentiellement dans
les principes, mais le compte assurés est remplacé par le compte « - C/C – agents »,
puisque pratiquement la majorité des opérations va transiter par ceux-ci.

La divergence principale réside dans le fait que ces intermédiaires sont rémunérés à la
commission qui est proportionnelle aux primes qu’ils encaissent.

3.2.1. Les agents


D’une part, les primes sont également comptabilisées au moment de l’émission par la
compagnie et non lorsque l’assuré paye l’agent.

D’autre part, on calcule le montant de commission allouée à l’agent sur la montant de


prime nette. Cette commission est une charge pour la compagnie et est enregistrés au
débit du compte « 65 – Commissions » par le crédit du compte « 41 – C/C Agents »

Exemple : Une prime de 1.000F (accessoires et coûts de police compris), à échéance


du 20 Mai est envoyée à un assuré. La taxe sur ce contrat est de 100F et la
commission de 200. Le 20 Mai, la compagnie va comptabiliser :

41 – C/C AGENTS 70 – PRIMES


D C D C
(20.5) 1.100 (20.5) 200 (20.5) 1.000

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65 – COMMISSIONS 435 – ETAT – TAXES DUES
D C D C
(20.5) 200 (20.5) 1.00

Dans un premier temps, nous avons calculé la taxe que nous avons ajoutée au montant
de la prime ;
Dans un second temps, nous avons calculé la commission de l’agent sur la prime hors
taxe et hors accessoires et coûts de polices, puis nous avons constaté cette
commission dans les charges de la compagnie d’assurances.
Les annulations de primes donnent lieu bien évidemment, à une reprise de la
commission versée à l’agent. Il faudra donc calculer celle-ci et reprendre la commission
par une écriture du type :

65 – COMMISSIONS 41 – C/C AGENTS


D C D C
(20.5) 200 (….5) 200 (….5) 200

Les autres opérations ne diffèrent pas de ce que nous avons vus en 2.1. ; Sauf qu’elles
transitent par les comptes « Agents » au lieu d’ «assurés »

3.2.2. les courtiers


Les opérations effectuées avec les courtiers sont identiques comptablement avec celles
des agents. On utilise des sous-comptes du compte 41.

Exemple : Emission de prime à terme pour un courtier. Prime 2.000 F. taxe de 10% et
commission au courtier 20%.

- à l’émission de la prime :

41– COUTIER 70 – PRIMES


D C D C
2.200 400 2.000

65 – COMMISSIONS 435 – ETAT – TAXES DUES


D C D C
400 200

- au paiement de la prime par l’assuré

562 – BANQUE 41 – COURTIER


D C D C
2.200 2.200

- au paiement de la commission au courtier

562 – BANQUE 41 – COURTIER


D C D C
400 400

De même, les autres opérations vont transiter par ce compte COURTIER selon les
mêmes modalités que celles étudiées précédemment.

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Nous rappelons que les taxes sont calculées sur les primes hors taxes et qu’elles
doivent être rajoutées à celles-ci, car c’est le montant toutes taxes comprises que
les assurés payent.

4. La comptabilité des Placements


La comptabilisation des achats de valeurs est faite au prix d’achat, les frais d’achat sont
enregistrés au compte 675 – Frais d’achat des titres.
Pour les immeubles, les frais d’acquisition sont portés au compte 204 – Frais
d’acquisition des immobilisations (compte d’actif fictif) qui doit être « amorti » en totalité
la première année ou par fraction sur cinq ans au maximum.

4.1. Comptabilisation des Entrées et Sortie de Valeurs


Le plan comptable CIMA retient pour les sorties de valeurs : la méthode du premier
entrée / premier sorti (ou « P.E.P.S ») pour les titres acquis (art. 410)
Une fiche, ou relevé individuel, est tenu pour chacun des titres possédés. L’ensemble
des fiches compose le Grand Livre Divisionnaire des Placements ».

4.2. Exemple Les opérations suivantes, concernant les titres TROCK, ont été
effectuées pendant le mois de mai :
- 05 Mai : achat de 100 titres à 140 F l’un. Frais 120
- 07 Mai : achat de 50 titres à 150 F l’un. Frais 200
- 08 Mai : Vente de 50 titres à 170 F l’un
- 15 Mai : Vente de 70 titres à 160 F l’un
- 17 Mai : achat de 50 titres à 165 F l’un. Frais 150

Action Trock
Entrées Sortie + ou Stocks
Dates P P P. P. – P
Quantité Montant Quantité Quantité Montant
Unit Unit Total Vente value Unit
05/05 100 140 14.000 100 140 14.000
07/05 50 150 7500 100 140
21.500
50 150

08/05 50 140 7.000 8.500 +1500 50 140


14.500
50 150

15/05 50 140
10.000 12.500 +1.200 30 150 4500
20 150

17/05 50 165 8.250 30 15


50 165
12.750

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La comptabilisation au journal divisionnaire se fera de la façon suivante :
0505/9….
23 Valeurs mobilières 14.000
675 Frais d’achat des titres 200
56 Banque 14.200
Achat de 100 actions TROCK
07/07/9….
23 Valeurs mobilières 7.500
675 Frais d’achat des litres 120
56 Banque 7620
Achat de 50 titres
08/06/9…
56 Banque 8.500
23 valeurs mobilières 7.000
845 Profit provenant de la réalisation des 1500
placements
Vente de 50 titres
15/05/9…
56 Banque
23 A valeurs mobilières 11.200
845 Profit provenant de la réalisation des 10.000
placements
Vente de 70 titres 1.200
17/05/9…
23 Valeurs mobilières 8 250
675 Frais d’achat des titres 150
56 Banque 8 400
Achat de 50 titres

5. Les Provisions Techniques

Le 31 Décembre de chaque année, date obligatoire de clôture des comptes imposée


par la loi, les compagnies d’assurances doivent évaluer les engagements pris envers
leurs assurés et bénéficiaires des contrats. Ces évaluations font partie, pour les
compagnies d’assurances, des travaux d’inventaires effectués en fin d’années.
Les engagements techniques évalués, appelées Provisions techniques, sont une
charge de l’exercice et figurent en contrepartie au passif du bilan.
 Les provisions mathématiques en
assurance vie
 La provision pour risques en

}
cours
 La provision pour sinistres à En assurance Dommage
payer

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Nous étudierons ici les principes qui régissent ces provisions, ainsi que leur
enseignement en comptabilité.

5.1. La Provision pour risques en cours


La plupart des sociétés d’assurances dommages émettent leur contrat en cours
d’année au moment de la souscription pour une durée généralement d’un an. Elles
reçoivent donc à la souscription puis à la date anniversaire d’échéance des contrats, le
montant de prime pour un an.
Enfin d’année, il faut donc évaluer la fraction de prime qui correspond à la couverture
du risque jusqu’à la prochaine date anniversaire d’échéance du contrat, et que l’on va
« mettre de côté » pour l’année suivante : on constitue une provision.
Certaines sociétés émettent tous leurs contrats à échéance du 31 Décembre, les
assurés venant en cours d’exercice ne payent qu’un prorata de prime jusqu’à la fin de
l’année. Dans ce cas, elles n’ont pas à constituer de provisions pour risques en cours
puisque tous les contrats sont échus en fin d’exercice.

La provision pour risque en cours est calculée pour chacune des catégories dommages,
catégories par catégories.
Deux méthodes de calcul sont imposées pour évaluer cette provision pour risques en
cours (pour simplifier, on n’envisagera tout d’abord que le cas des primes annuelles).
8.1.1. La méthode de 36%
L’article 334.10 du code des assurances stipule que la provision pour risques en
cours doit au minimum être égale à 36% des primes émises dans l’exercice, dont les
échéances dépassent le 31 Décembre.
En revanche, l’article 334,9 stipule que cette évaluation est suffisante aux conditions
suivantes :

 La répartition des émissions de primes doit être homogène tout u long de


l’exercice
 La décomposition statistique des primes dans la catégorie doit être conforme à
l’hypothèse ci-après

Pour une prime de 100 francs, la ventilation statistique est la suivante

- Commissions d’apport et de gestion 20


- Fais d’établissement (ou de quittancement des contrats 8
Total des frais dépensés à l’émission du contrat 28
(ou chaque année à la date anniversaire d’échéance)

- Prime pure (sinistres payés ou restant à payer 66


- Fais de gestion courant pendant la durée du contrat 6
Total des frais courant pendant la durée du contrat 72

Total de la Prime 100


Il ressort de cette ventilation que les frais dépensés lors de l’établissement du
contrat ou lors de son quittancement à l’échéance annuelle sont de 28%, alors que
ceux courant jusqu’à la prochaine sont de 72%.

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Si l’on suppose qu’une société puisse réunir dans une catégorie les deux conditions –
répartition et décomposition des primes, on se retrouve devant la cas de figure suivant :
si ses émissions de primes sont réparties uniformément dans l’exercice, elle a besoin,
pour couvrir les risques des contrats de « mettre de côté » pour l’année suivante, la
moitié des primes émises ou, plus simplement 36% des primes émises de l’année.
Cette règle des 36% correspond à des conditions qui ne se trouvent guère dans
la réalité, mais la loi indique qu’il s’agit d’un minimum ; il faut donc le calculer.

5.1.2. La méthode de l’article 334.9


Lorsque des conditions requises pour l’application de la méthode des 36% ne sont pas
réunis, ce qui est toujours le cas (on imagine difficilement une société émettre
exactement autant de prime chaque jour de l’année), les compagnies d’assurances sont
en outre, tenues de calculer la provision pour risque en cours en tenant compte :

 de l’inégale répartition des primes de l’année.


 de la décomposition statistique de la prime dans la catégorie.

Si la société est dotée de moyens informatiques adaptés, elle va pouvoir calculer,


contrat par contrat le nombre de jours exacts qui dépassent le 31 Décembre et donc
déterminer précisément le prorata de primes à reporter sur l’exercice suivant.
Il ne lui restera alors, qu’à appliquer à ce montant de primes à reporter, le taux qui est
nécessaire pour couvrir les risques jusqu’à leurs échéances. Ce taux, nous l’avons vu,
tient compte du montant de prime pure afférent au risque augmenté des frais de gestion
courant pendant la durée du contrat.
Avant, peu de sociétés étaient équipées de moyens informatiques adaptés pour
calculer contrat par contrat le montant de primes à reporter. On avait recours alors à la
méthode de calcul qui permettait de déterminer approximativement ce repport de
primes sur l’exercice suivant : il s’agit de la méthode dite de 1/24eme.

Cette méthode des 1/24e consiste à dire qu’on peut supposer que tous les
contrats émis au cours d’un mois sont uniformément répartis dans ce mois. C’est
comme si on avait émis une seule prime (égale au total du mois) le 15 du mois.
A partir de ce postulat, on peut dire que toutes les primes annuelles émises au
cours du mois de Janvier sont considérées comme étant une seule prime émise le 15
Janvier, et qui doit donc « courir » jusqu’au 15 Janvier de l’exercice suivant. Le 31
décembre, il faudra calculer 15 jours de prorata de prime à reporter sur l’exercice
suivant pour les contrats annuels émis en Janvier.
Or, 15 jours (ou un demi mois), par rapport à une prime annuelle, égalent
1/24 . Il suffira donc multiplier les primes annuelles de Janvier par 1/24 e pour obtenir
eme

le prorata de prime à reporter jusqu’au 15 janvier de l’année suivante.


De même, pour les primes annuelles émises en février, on considère qu’il s’agit d’une
prime émise le 15 février reporter 1 mois 15 jours des primes de Février sur l’exercice
suivant :
Pour les primes de Mars il faudra reporter
Mois et jours (ou demi mois) soit 5/24e , pour celles d’Avril 3 mois et 15 jours, soit
7/24e ; et ainsi de suite, jusqu’aux primes émises en Décembre qu’il faudra reporter sur
11 mois et 15 jours, soit 23/24e .

Exercice 1997 Exercice 1998


Janv. Fev. Mars Avril Janv. Fev. Mars Avril

13
Après avoir calculé le montant total des primes à reporter à l’exercice suivant, il faut
appliquer à ce montant le taux de report nécessaire pour couvrir les risques et les frais
de gestion de la catégorie concernée et déterminer ainsi le montant de Provision pour
risque en cours
Cette provision pour risques en cours calculée avec cette méthode est à comparer avec
celle déterminée par la méthode des 36%. On retiendra le montant de Provision pour
risque en cours le plus élevé.
5.1.3. Exemple de calcule des primes annuelles
Nous allons illustrer cette double évaluation par les deux méthodes, des 36% et des
1/24e en prenant un exemple
Une compagnie d’assurance, pour une catégorie dommage, a émis les primes
annuelles suivantes pendant l’année

Montant
Mois
(en millier)
Janvier 480
Février 480
Mars 960
Avril 1.20
Mai 2.400
Juin 1.800
Juillet 1.200
Août 480
Septembre 1.440
Octobre 2.400
Novembre 2.400
Décembre 3.600
TOTAL 18.840

Calcul du minimum de Provision pour risque en cours à constituer selon la méthode des
36% :
18.840 (milliers de F.) X 36% = 6.784.400 F
C’est ce montant qui doit normalement être retenu s’il est plus élevé que celui que nous
allons déterminer par la méthode des 1/24e
Pour calculer selon la méthode des 1/24e, on va multiplier chaque mois par le nombre
de 24e nécessaire, sans effectuer à chaque fois la division par 24, il suffira de diviser le
total des nombres obtenus une fois par 24, pou arriver au même résultat
On détermine les nombres de 1/24e selon la démarche expliquée plus haut :

Montant Nbre de 1/24 Montant X


Mois
Nbre de 1/24
Janvier 480 1 480
Février 480 3 1.440
Mars 960 5 4.800
Avril 1.20 7 8.400
Mai 2.400 9 21.600

14
Juin 1.800 11 19.800
Juillet 1.200 13 15.600
Août 480 15 7.200
Septembre 1.440 17 24.480
Octobre 2.400 19 45.600
Novembre 2.400 21 50.400
Décembre 3.600 23 82.800
TOTAL 18.840 282.600

Primes à reporter…….. 282.600 / 24 = 11.775 (milliers de F.)


Après avoir déterminer le montant des primes à reporter sur l’exercice suivant , il faut lui
appliquer le taux nécessaire pour couvrir le risque dans cette catégorie.
On indique que pour cette catégorie le montant des sinistres représente 70% des
primes et que le taux des frais de gestion courant pendant la durée du contrat, est de
8%. On va donc multiplier les primes à reporter par 70% + 8% = 78%, pour obtenir la
provision pour risques en cours
11.775.000 X 78% = 9.184.500 F.
On retiendra ce montant car il est plus élevé que celui déterminé par la méthode des
36%.
Remarque Importante : Le taux à appliquer aux primes à reporter calculés selon la
méthode de l’article 334.9, ne doit jamais être inférieur à 72%, même si la
décomposition de la prime dans la catégorie est très inférieure à ce taux.

5.1.4. Comptabilisation de la provision pour risque en cours


L’évaluation des provisions techniques fait partie des travaux d’inventaire des sociétés
d’assurances et leur enregistrement en comptabilité s’effectue en fin d’exercice, après
établissement de la balance avant inventaire, au moment du regroupement des
comptes de gestion dans le compte d’exploitation générale (CEG en abrégé).
La provision pour risques en cours nous l’avons vu, est destinée à couvrir les risques
des contrats jusqu’à leur prochaine échéance dans l’exercice suivant. Il s’agit de
reporter à l’année suivante la fraction des primes dépassant le 31 Décembre de
l’exercice en cours. En fin d’exercice, on met en quelque sorte « de côté » des produits
qui seront repris l’année suivante.
Au compte d’Exploitations Générale, il faut donc « soustraire » des primes émises, ce
montant pour le mettre en « provision pour risques en cours ». dans notre exemple, ceci
se présentera de la façon suivante :

80 – Exploitation Générale
Charges Produits
Exploitation Générale 18.840.000
A déduire
Provision pour risques en cours à la clôture 9.184.500
de l’exercice

Comme nous en comptabilité à partie double, cette déduction au crédit du CEG


équivaut à un Débit : le crédit contrepartie est le compte 320 – Provision pour risque en
cours qui figurera comme compte créditeur au Passif du bilan. L’écriture
correspondante au journal est la suivante :

15
0505/9….
80 Exploitation Générale 9.184.500
(déduction du crédit = débit)
320 Provision pour risques en cours à la 9.184.500
clôture de l’exercice
Constitution de la provision au 31
Décembre

Mais à la fin de l’exercice précédent la société avait également constitué une provision
pour Risques en Cours (à moins d’avoir démarré son exploitation pendant l’année). Il
faut reprendre dans les produits de cette année la provision constituée à la fin de
l’exercice précédent
En supposant, dans notre exemple que la provision constituée l’an passé était de
8.576.400, le CEG se présentera en fait de la façon suivante :

Charges Produits
Primes Emises (Total) 18.840.000
A déduire
Provision pour risques en cours à la clôture 9.184.500
de l’exercice
A ajouter
Provision pour risques en cours à l’ouverture 8.576.400
de l’exercice
Primes d l’exercice 18.231.900

Vous remarquerez que le sous-total « Primes de l’exercice » correspond bien à ce qui


appartient réellement à l’exercice puisque :
 d’une part, on déduit des primes émisse dans l’nnée la provision à constituer
pour l’exercice suivant,
 d’autre part, on rajoute la provision provenant de l’exercice précédent
l’écriture de reprise de l’ancienne provision au journal est la suivante :

320 Provision pour risques en cours 8.576.400


(déduction u crédit = débit)
Exploitation Générale 8.576.400
Reprise de l’ancienne provision au 1/1/n

Le compte « 320 – Provision pour risques en cours » fonctionne donc une fois par an,
en fin d’exercice, d’une façon identique, à celle du compte « 37 – Stocks de
Marchandises » en comptabilité classique. Après passation des écritures, il se présente
de la manière suivante.

320 – Provision pour Risques en Cours

Débit Crédit
Virement au CEG de 8.576.400 8.576.400 (Provision constituée en fin
l’ancienne provision) d’exercice précédent)

9.184.500 9.184.500 Constitution de la nouvelle


provision en fin d’exercice)
17.760.900 17.760.900
16
Le solde du compte a bien été rectifié et c’est ce nouveau montant de provision qui
figurera en fin d’exercice au Passif du bilan.
5.1.5. Cas des Primes Semestrielles

Dans le cas des primes semestrielles, le principe de calcul de la provision pour risques
en cours ne diffère pas fondamentalement de ce qui vient d’être étudié.
Ce dont il faut se souvenir impérativement, c’est ce la provision pour risques en cours
n’a lieu d’être calculée que pour les primes dont l’échéance dépasse le 31 Décembre
Ceci exclue les primes semestrielles émies avant le 1er Juillet de l’exercice.
On ne commencera donc à calculer le prorata de primes à reporter sur l’exercice
suivant que pour les primes semestrielles émises après le 30 Juin de l’exercice.
D’autre part, le prorata de primes calculé selon la méthode des 1/24e est à rapporter à
une peine semestrielle et non plus à une prime annuelle.
Par exemple, pour une prime semestrielle émise en Juillet, qui court jusqu’au 15 Janvier
de l’exercice suivante prorata est donc de 15 jours (ou un demi mois), rapporté à une
prime de 6 mois, ceci représente 1/12e de la prime ou 2/24e si l’on effectue tous les
calculs en 24e, pour des questions de commodité.
De même, une prime semestrielle émise au mois d’août court jusqu’au 15 février : le
prorata de prime à reporter est de 3 fois 15 jours, reporté à6 mois, soit 3/12 e ou 6/24e,
ainsi de suite
5.1.6. Exercice d’application (Corrigé en fin de fascicule)
Pour une catégorie dommage, une société d’assurances a émis les primes annuelles et
semestrielles suivantes, au cours de l’exercice 1997.

Primes
Mois
Annuelles Semestrielles
Janvier 1.200 1.500
Février 960 1.100
Mars 1.440 950
Avril 2.400 740
Mai 2.400 740
Juin 720 490
Juillet 1.200 1.440
Août 1.440 1.200
Septembre 4.800 1.320
Octobre 2.640 960
Novembre 2.400 720
Décembre 3.600 480
TOTAL 25.200 11.810

On vous indique que dans cette catégorie, le montant des sinistres représente 62% des
primes et les frais de gestion courant pendant la durée des contrats s’élèvent à 6%.
Travail à Faire
1) Calculer le montant de provision pour risques en courts à constituer au
31/12/1997
2) Présenter l’extrait du CEG faisant ressortir le montant de « Primes de
l’exercice », sachant que la provision pour risques en cours constituée au
31/12/96, s’élevait à 12.290.000 F

5.2. La Provision pour Sinistres à Payer

17
A la clôture de l’exercice, il reste des sinistres à payer en plus de ce qui déjà été payé
dans l’année. En effet, il existe toujours un délai plus ou moins long entre la date de
survenance d’un sinistre et son paiement par la compagnie. Celle-ci doit donc indiquer
dans ses dettes, au passif du bilan, le montant de tous les sinistres qu’elle doit au 31
décembre, c’est à dire tous les sinistres survenus avant cette date et qu’elle n’a pas
encore payées.
Il faut donc ajouter aux sinistres payés, une provision pour sinistres restant à payer
à la date de clôture de l’exercice. La constitution de cette provision est une charge de
l’exercice.
L’évaluation de cette provision présente quelques difficultés car les sinistres ne sont
pas forcément connus avec précision quant à leurs montants en fin d’année. On peut e
trouver devant les cas de figure suivant :
 les sinistres peuvent être réglés mais restant à payer, c’est à dire
qu’administrativement ils sont évalués quant à leur montant, mais reste à payer
effectivement ;
 il peut s’agir de sinistres non réglés, c’est à dire qu’ils sont survenus et que la
compagnie en a connaissance mais pour lesquels on ignore le montant qu’il y
aura à payer : ils feront l’objet d’une évaluation ;
 il peut s’agir de sinistres non connus, c’est à dire que la société n’en a pas
connaissance et qu’il va falloir estimer.
La provision pour sinistres à payer (PSAP en abrégé) se calcule pour chacune des
catégories dommages, par exercice de survenance, c’est à dire que l’on regroupe
par année que l’on regroupe par année les sinistres survenus dans un même
exercice. Par exemple, au 31 décembre 1997, dans la catégorie « dommages
auto », on évaluera séparément la provision à constituer pour les sinistres survenus
en 1997, celles ^pour les sinistres survenus en 1996, celles pour lres sinistres
survenus en 1995, etc…
L’évaluation de cette provision s’effectue sans tenir compte de la réassurance ni des
recours éventuels.
Selon les catégories, différentes méthodes d’évaluations peuvent être exigées. Nous
en étudierons ici que les principes généraux.

5.2.1. la méthode de base : dossier par dossier


Cette méthode consiste à recenser tous les dossiers de sinistres de la catégorie et à
évaluer pour chacun leur coût en frais et principal. Une récapitulation est effectuée
par exercice de survenance.
Le total des évaluations de la catégorie est majoré d’un chargement de gestion de
5% minimum. Le montant total, majoré du chargement de gestion, s’appelle alors la
provision pour sinistres à payer.
La méthode dossier par dossier doit être calculée pour chacune des catégories
dommages.
Remarque Importante :
Les méthodes ci-après peuvent être utilisées et retenues pour les deux derniers
exercices de survenance, après accord de la commission de contrôle.

5.2.2. La Méthode des Coûts Moyens


Il s’agit de déterminer, par exercice de survenance, le coût moyen des sinistres de la
catégorie. Pour les exercices précédents, il suffit de diviser le montant des sinistres
payés, augmenter de l’évaluation des sinistres restant à payer, par le nombre des
sinistres survenus dans chaque exercice
A partir des coûts moyens des exercices de survenance antérieurs, on extrapole le
coût moyen probable des sinistres de l’exercice qui se clôt. Il suffit de multiplier ce

18
coût moyen par le nombre de sinistres survenus dans l’année pour obtenir le coût
total prévisionnel de l’exercice.
Le montant ainsi déterminé sera comparé avec l’évaluation selon la méthode
dossier par dossier : on retiendra l’évaluation la plus élevée.

5.2.3 La Méthode de la Cadence des Règlements


Statistiquement, pour une catégorie donnée on observe que les paiements de
sinistres s’échelonnent dans le temps d’une façon sensiblement constante.
Il suffit donc de connaitr cette statistique pour l’appliquer aux données de l’exercice
qui se clôt et obtenir ainsi une évaluation de ce qui devrait être payé dans l’avenir
Exemple : Une société d’assurances constate pour une catégorie dommage pour
100% de sinistres payés concernant un exercice donné, 30% sont payés dans
l’année même, 35% l’année suivante, 25% au bout de 2 ans et 10% au bout de 3
ans.
A la clôture de l’exrcice 1997, le montant des sinistres payés dans l’année s’élevait à
227.200 au total. Ceci correspondait aux sinistres des exercices de survenance :

- 1997 78.000 - 1995 60.000


- 1996 74.200 - 1994 15.000

Si on suppose la statistique valable, on peut en déduire que pour 1997, les 78.000 F
payés représentent 30% du total des sinistres à payer pour cet exercice, et qu’il faut
mettre en provision 35% + 25% + 10% = 70% de ce total soit :
78.00 / 30% x 70% = 182.000 F

Pour 1996 les 74.200 représentent 35% du total des sinistres à payer pour cet
exercice, et qu’il faut mettre en provision 25% + 10% = 35% de ce total, soit :
74.200 / 35% = 74.200 F

Pour 1995, les 15.000 F représentent 10% du total des sinitres à payer pour cet
exercice, mais d’après la statistique, il ne doit plus rien y aavoir à mettre en
provision pour cet exercice.

On compare, pour chacun des deux derniers exercices de survenance, entre les
méthodes dossier par dossier, coûts moyens de sinistres et cadence des
règlements.

On retient le montant le plus élevé de ces méthodes pour les deux derniers
exercices de survenances.
Important
Le total des évaluations brutes définies par ces méthodes doit être majorés de 5%
minimum à titre de chargement pour la gestion des dossiers de sinistres.
Il ne faut pas confondre ce chargement de gestion avec le taux de frais de gestion
courant pendant la durée des contrats utilisés pour le calcul de la provision pour
risques en cours.

5.2.4. La Comptabilisation de la Provision pour Sinistres à Payer


Cette provision constate en fait, qu »en plus des sinistres déjà payés, la compagnie
aura par la suite d’autres paiements à effectuer concernant l’exercice en cours et
ceux précédents. C(est donc une charge qu’il faut ajouter aux sinistres payés, en
contrepartie, on inscrira cette provision pour sinistres à payer au passif du bilan

19
Exemple : En reprenant l’exemple utilisé en 5.2.3 , on saiyt que l société a payé
dans l’année, pour cette catégorie dommages 227.200 de sinistres. L’évaluation
selon la méthode dossier par dossier (hors chargement de gestion) s’élève par
chacun des exercices de survenance aux montant suivant :

Exercices de Survenance Evaluations


- 1997 180.000
- 1996 75.000
- 1995 25.000
- 1994 1.000

La société désire retenir le montant le plus élevé entre les deux évaluations. On
compare par exercice de survenance entre les deux méthodes et on retiens, pour les
deux exercices de survenance, le montant le plus élevé

Evaluation selon les Méthodes


Exercices de Montants à
Dossier par Cadence des
Survenance Retenir
Dossier Règlements
- 1997 180.000 182.000 182.000
- 1996 75.000 74.200 75.000
- 1995 25.000 XXX 25.000
- 1994 1.000 XXX 1.000
- Total des Evaluations à Retenir 283.000

Il ne faut pas omettre d’ajouter le chargement de gestion de 5% minimum


PSAP à constituer = 283.000 + (5% x 283.000) = 297.150

80 – Exploitation Générale
Charges Produits
Sinistres payés (total) 227.200
A ajouter :
Provision pour Sinistres à Payer à 297.150
la Clôture de l’exercice

Comme nous sommes en comptabilité à partie double, le fait d’ajouter un montant au


débit du CEG entraîne un crédit en contrepartie au compte 325 – Provisions pour
sinistres à Payer qui figure comme compte créditeur au passif du bilan.
L’écriture correspondante au journal est la suivante :

31/12/97
80 Exploitation Générale 297.150
325 Provision pour Sinistres à Payer 297.150
Constitution de la provision au 31 décembre

Mais la fin de l’exercice précédent la société avait également constitué une provision
pour sinistres à payer (à moins d’avoir démarré son exploitation cette année). Il faut
reprendre en déduction des charges de cette année la provision constituée à la fin de
l’exercice précédent qui n’a plus de raison d’être puisque la provision constituée fin
1997 comprend tous les sinistres qui restent à payer, y compris ceux des exercices
précédents.

Charges Produits
20
Sinistres payés (total) 227.200
A ajouter :
Provision pour Sinistres à Payer à 297.150
la Clôture de l’exercice
A déduire :
Provision pour sinistres à payer 273.8000
l’ouverture de l’exercice
Charges de Sinistres de l’exercice 250.550

Cette déduction dans un débit correspond donc à un crédit. La contrepartie, (débit au


compte 325 – Provision pour Sinistres à Payer) représente l’annulation de la provision
au 31 Décembre précédent.
Vous remarquerez que le sous total « Charges des sinistres payés dans l’année la
provision à constituer en fin d’exercice et d’autre part, on retranche la provision
constituée à la fin de l’exercice précédent.
L’écriture de reprise de l’ancienne provision au journal est la suivante

31/12/97
325 Provision pour Sinistres à Payer 273.800
80 Exploitation Générale 273.800
Reprise de l’ancienne provision au 1/1/97

Le compte 325 – Provision pour sinistres à payer » fonctionne donc une fois par an, en
fin d’exercice, d’une façon identique à celle du compte « 37 – Stocks de Marchandise »
en comptabilité classique. Après passation des écritures , il se présente de la manière
suivante :

Débit Crédit
(Virement au CEG de l’ancienne 273.800 273.800 Provision constituée en fin
provision) d’exercice précédent
Solde Créditeur 297.150 297.150 Constitution de la nouvelle
provision en fin d’exercice
570.950 570.950

Le solde du compte a bien été rectifié et c’est le nouveau montant de provision qui
figurera en fin d’exercice au passif du bilan.

5.2.5. Exercice d’application


Pour la catégorie incendie, on vous donne les chiffres suivants extraits de la
comptabilité d’une société d’assurances :
Sinistres payés en 1997, par exercice de survenance :

- exercice de survenances 1997 700.000


- exercice de survenances 1996 680.000
- exercice de survenances 1995 340.000
- exercice de survenances 1994 85.000

La cadence des règlements observée dans cette catégorie est la suivante


 33% sont réglés dans l’exercice de survenance
21
 35% sont réglés la 2e année
 27% sont réglés la 3e année
 5% sont réglés la 4e année
L’évaluation selon la méthode dossier par dossier pour cette catégorie donne les
montants de sinistres restant à payer suivants :

- 1.330.000 Pour l’exercice de survenance 1997


- 412.000 Pour l’exercice de survenance 1996
- 82.000 Pour l’exercice de survenance 1995
- 5.000 Pour l’exercice de survenance 1994

Les provisions pour sinistres à payer au 31/12/1996 était de 1.912.250 F.


La société a obtenu l’accord de la commission de contrôle pour utiliser la méthode
statistique de la cadence des règlements
Travaux à faire
1) Déterminer la provision pour sinistres à payer selon la méthode de la cadence
des règlements, par exercice de survenance.
2) Déterminer le montant total de provision pour sinistres à payer à constituer selon
le Code Cima
3) Présenter l’extrait du compte d’exploitation générale faisant ressortir le sous
total : « Charge de Sinistres de l’exercice »
4) Enregistrer au journal de la société , l’écriture de variation de provision
5) Présenter le compte « Provision pour sinistres à payer »

5.3. La provision pour annulation de primes


Il s’agit d’une estimation, basée sur la statistique des annulations des années
précédentes, destinées à prendre en compte les annulations probables sur les
primes arriérées à la fin de l’exercice. Comme les provisions précédentes, si le
calcul en est effectué. Nous ne donnerons donc ci-après que les grands principes
qui permettent d’effectuer une estimation aussi proche que possible de la réalité.
La provision pour annulation de primes doit figurer dans le compte « 3209 » en net
de commission, mais brut de cession en réassurance, comme pour la provision pour
risques en cours.

5.3.1. Exemple de Calcul

5.3.2. Comptabilisation de la provision pour annulation de primes


Nous rappelons Comptabilisation de la provision pour annulation de primes
Nous rappelons que les primes sont enregistrés dans les comptes de produits au
moment de l’émission des contrats. La provision pour annulation de primes, nous
l’avons vu, est destinée à couvrir les risques d’annulation de ces primes
En fin d’exercice, il s’agit de diminuer les produits de l’entreprise. Au Compte
d’Exploitation Générale, comme pour la provision pour risques en cours, il faut donc
« soustraire » ce montant des primes émises. Dans notre exemple, ceci se présentera
de la façon suivante :
80 – Exploitation Générale
Charges Produits
Primes émises, nettes d’annulations XXXXXX
A déduire
Provision pour annulation de primes à la 5.640.000
clôture de l’exercice

22
Cette déduction au crédit de CEG équivaut à un Débit : la contreprtie se trouve au
compte « 3204 – Provision pour annulation de primes » qui figurera comme compte
créditeur au Passif du bilan
L’écriture correspondante au journal est la suivante :

31/12/n
80 Exploitation Générale 5.640.000
(déduction du crédit = débit )
3204 Constitution de la provision au 31 décembre 5.640.000

Mais à la fin de l’exercice précédent, la société avait également constituée une


provision pour annulation de primes. Or les annulations réelles effectuées ne sont pas
comptabilisées en diminution de cette provision puisque celle-ci est déterminée de
façon statistique. Il faut donc reprendre dans les produits de cette année , la provision
constituée à la fin de l’exercice précédent.
En supposant, dans notre exemple que la provision constituée l’an passé était de
5.500.000, le CEG se présentera en fait de l façon suivante :

80 – Exploitation Générale
Charges Produits
Primes émises, nettes (total) XXXXXX
A déduire
Provision pour annulation de primes à la 5.640.000
clôture de l’exercice
Provision pour annulation de primes à la 5.500.000
clôture de l’exercice

L’écriture de reprise de l’ancienne provision au journal est la suivante :


320 Provision pour annulations de primes 5.500.000
(déduction du crédit = débit)
320 Exploitation générale 5.500.000
Reprise de l’ancienne provision au 1/1/n

3204 – Provision pour Annulation de primes


Débit Crédit
(Virement au CEG de 5.500.000 5.500.000 Provision constituée en fin
l’ancienne provision) d’exercice précédent
Solde Créditeur 5.640.000 5.640.000 Constitution de la nouvelle
provision en fin d’exercice
11.140.000 11.140.000

Le solde du compte a bien été rectifié et c’est ce nouveau montant de provision qui
figurera en fin d’exercice au Passif du bilan.
On remarque que cette provision fonctionne dans le même sens que la provision pour
Risques en Cours : on fera donc figurer l’ensemble de ces deux provisions sur une
même ligne au CEG et au bilan, sous l’appellation « Provision de Primes ». nous
aurons alors :
23
80 – Exploitation Générale
Charges Produits
Primes émises, (total) XXXXXX
A déduire
Provision de primes à la clôture de l’exercice 5.640.000
‘à ajouter
Provision de primes à l’ouverture de l’exercice 5.500.000
Primes de l’exercice XXX

5.4. Les Provisions Mathématiques


Dans les sociétés travaillant en vie – capitalisation, le risque est fonction de temps. En
effet, l’assuré en cas de décès par exemple, devrait normalement payer une prime
croissante avec sa probabilité de décès. Ceci ne serait pas très commercial, ce serait
lui rappeler qu’il vieillit et qu’il a plus de probabilité de décéder que l’année précédente.
Les sociétés ont remplacé la prime croissante par une prime nivelée, c’est à dire qu’on
ajoute à la prime de risque, une prime d’épargne variant en sens inverse.
L’actualisation et la rentabilité financière de ces primes d’épargne font l’objet de calculs
financiers complexes et nombreux dans les compagnies, c’est le travail du service
actuariat. Ce service indique en fin d’année à la comptabilité générale, le montant de
provisions mathématiques à constituer.
Ces provisions sont ajoutées aux charges (sinistres, capitaux, arrérages et rachats
payés dans l’exercice, en contrepartie, elles figurent au passif du bilan
De même que pour les provisions pour sinistres à payer, l’ancienne provision constituée
en fin d’exercice précédent, qui n’a plus de raison d’être, est reprise en déduction des
charges.
Exemple :
Un extrait de la balance avant inventaire d’une société Vie – Capitalisation donne les
comptes suivants à la fin d’un exercice :
Nos Comptes Débit Crédit
3104 Provisions 12.152.000
Mathématiques
6010 Sinistres 1.086.000
6012 Capitaux Echus 214.000
6013 Arrérages Echus 206.000
6014 Rachats 211.000
70 Primes Emises 3.766.000
Le service actuariat indique que les provision mathématiques à constituer au 31
Décembre s’élèvent à :13.966.000 F
80 – Exploitation Générale
Charges Produits
Sinistres 1.086.000 Primes Emises 3.766.000
Capitaux Echus 214.000
Arrérages échus 206.000
Rachats 211.000
1.717.000
 Provisions 13.996.000
Mathématiques à la
clôture de l’exercice
‘à déduire
 Provisions 12.152.000

24
Mathématiques à
‘ouverture de l’exercice

Le compte 3104 – Provision Mathématiques se présentera ainsi

3104 – Provisions Mathématiques


Virement au compte 12.152.000 12.152.000 Montant à l’ouverture
variation de l’ancienne
provision
Solde créditeur qui 13.996.000 13.996.000 Création de la nouvelle
s’inscrira au Passif du bilan provision pour le compte
variation de provision
26.148.000 26.146.000

5.5 Les autres Provisions techniques


Nous nous bornerons ici à les énumérer en indiquant brièvement leur objet.
 Provision pour risques croissants
En maladie et invalidité, différence des valeurs actuelles des engagements de
l’assureur et de l’assuré. La prime est constante mais le risque s’aggrave avec le
vieillissement de l’assuré
 Provision pour Egalisation
Pour les risques cycliques tels que le grêle
 Provisions pour Ristournes à Payer aux assurés
 Provision pour Appareils de Prothèse
Destinées à faire face au renouvellement des appareils de prothèse alloués par
décision judiciaire dans les assurances accidents du travail
 Provisions pour participation aux excédents
Destinées à prendre en charge les participations dans le résultats alloués ux
assurés et non versées à l’inventaire dans le cas où cette provision de participation
obligatoire des assurés vie (loi du 1er janvier 1967) n’a pas été incorporée à la
provision mathématique.

 Provisions de recours à encaisser


Ce sont des provisions négatives. Légalement facultatives,elles préviennent en fait
une réintégration fiscale encaissée au titre de l’exercice par rapport aux sinistres à
charge (paiement – provisions) au titre de ce même service, ne peut être supérieure
à celle constatée lors de l’inventaire (à la fin de l’exercice) les trois derniers
exercices de survenance précédents.
Exception faite de la participation aux excédents, la comptabilisation de ces
provisions techniques diverses se fait conformément au principe habituel des
provisions techniques par annulation au crédit, puis reconstitution au débit du
compte variations des provisions
5.6. Présentation au bilan des provisions
La dotation technique, qui est une charge de l’exercice s’enregistre comme nous
l’avons vu, en contrepartie dans des comptes de la classe 3 qui figurent au passif du
bilan des compagnies ‘assurances.
Ces provisions représentent les engagements des assureurs envers les assurés et
bénéficiaires des contrats : ce ne sont pas des capitaux propres de l’assureur et ce
sont pas non plus des dettes au sens classique du terme. Elles vont donc figurer en
dehors de ces deux rubriques au passif du bilan

 Capitaux Propres
25
Capital social XXXXX
Réserves XXXXX
Total des capitaux propres et réserves XXXXX
 Provisions Techniques
Provisions techniques de primes XXXXX
Provisions techniques de sinistres XXXXX
Total des Provisions Techniques XXXXX
 Dettes
Etc..

En IARD la principale provision technique de primes que nous avons est la provision
pour risque en cours et la provision pour sinistres à payer est la plus importante des
provisions techniques de sinistres
1- LES AUTRES REGULARISATIONS D’INVENTAIRE
De même que les sociétés industrielles et commerciales, les compagnies d’assurances
doivent rattacher à l’exercice les charges et produits étudiés en fascicule s’y rapportant.

Les mécanismes de rattachement des charges et des produits étudiés en fascicule 3, §


4. 2. et 4. 3. sont également utilisés en comptabilité d’Assurances, mais les comptes
sont différents.

1. 1. Régularisations des charges et des produits

1. 1. 1. Produits à recevoir

En fin d’exercice, on crédite le compte de produit concerné par le débit du compte


458 – produits à recevoir.

En début d’exercice suivant l’écriture est contrepassée à la réouverture des comptes.


Enfin, à la réception du produit, l’écriture est comptabilisée normalement.

Néanmoins, certaines opérations sont particulières aux sociétés d’Assurances et


nécessitent une étude plus approfondie : il s’agit essentiellement des primes à recevoir
et des intérêts ( coupons sur emprunts obligatoires à encaisser.

1. 1. 2. Primes à Recevoir

Pour certains contrats, les primes sont émises à termes échu car la police est établie
selon des critères qui ne peuvent être exactement connus qu’à posteriori (salaires du
personnel d’une société, chiffre d’affaires réalisé, etc.). En fin d’exercice, la société
d’assurances évalue le montant approximatif de prime Acquise et Non Emise.

Par ailleurs, d’autres primes peuvent concerner une exercice et, pour des raisons
techniques, ne pas avoir été émises à la date d’inventaire.

En vertu des principes de rattachement à l’exercice des charges et produits y afférents,


la société va comptabiliser dans l’exercice ces primes Acquises et Non Emises ( P. A.
N. E.)

26
Il convient également de calculer la commission due sur ces primes. Le net est porté en
contrepartie au compte de régularisation Actif 468 – Primes Acquises Non Emises.

Exemple :

Evaluation de prime 1 000 f. Commission 20%


L’écriture au journal sera du type :

31 / 12 / n
800
486 - Primes Acquises et Non Emises
65 - Commission sur P. A. N. E. 200

70 Evaluation des P. A. N. E. 1 000

Il est à noter que cette écriture est en même temps une régularisation de charges
(commissions ) et de produits ( Primes ).

Cette écriture sera contre passée à la réouverture des comptes de l’exercice suivant,
afin que l’émission réelle de ces primes donnent lieu à des écritures classiques.

Nous aurons donc, à la réouverture des comptes :

01 / 01 / n + 1

70 - Primes Emises 1 000


486 - Primes Acquises Non Emises 800

65 - Commissions 200

Puis à l’émission normale de la prime :

…/…/n+1

41 Agent, Assurés ou Courtiers 800


65 Commissions 200

70 Primes Emises 1 000

Les comptes 65 – Commissions et 70- Primes Emises ont enregistré dans l’exercice n
les montants y afférents, mais ils sont nuls pour cette opération dans l’exercice n + 1

Le compte 486 – Primes Acquises et Non Emises et un compte d’Actif.

1. 1. 3 Coupons courus au 31 Décembre

Les sociétés d’assurances, nous l’avons vu en fascicule 4, possèdent au minimum un


tiers de leurs placements en obligation. A l’inventaire, on peut se trouver face à deux
possibilités :
27
- le coupon annuel ( l’intérêt servi ) de l’obligation vient d’échoir et n’a pas encore été
encaissé. Dans ce cas, le montant est connu et l’écriture suivante sera comptabilisée :

545 Coupons et intérêt échus et non recouvrés ×

7731 Revenus des Obligations ×

Le compte 545 est un compte d’Actif.

- la date d’échéance du coupon annuel est passée et il convient donc de calculer pour
chaque titre dans ce cas, le prorata d’intérêt couru jusqu'à la date d’inventaire ( intérêt
appartenant à l’exercice ). Dans ce cas, le compte de régularisation Actif 4857 –
intérêts courus et non échus, sera utilisé :

4857 Intérêts courus et non échus ×

7731 Revenus des obligations ×

Cette écriture sera contre-passé à la réouverture des comptes en début d’exercice


suivant de façon à pouvoir comptabiliser normalement l’encaissement du coupon à la
date d’échéance.

Le compte 458 – Produits à Recevoir est un compte d’Actif.

1. 1. 4. Produits constatés d’avance

C’est exactement le même mécanisme que celui étudié en fascicule 3, § 4. 3. 2., mais
le compte utilisé est le suivant : 475 – Produits perçus ou comptabilisés d’avance au
lieu et place de 487 – produits constatés d’avance.

1.1. 5 Charges à paye

Selon le même mécanisme que celui vu en fascicule 3, § 4. 2. 2. , on débite le compte


de charges concerné par le crédit du comptes : 470 – charges à payer au lieu de place
des sous-comptes indiqués en comptabilité générale.
En début d’exercice suivant, l’écriture est contrepassée à la réouverture des comptes et
sur paiement effectif de la charge, l’écriture est comptabilisée normalement.

Le compte 470 – Charges à payer est un compte de Passif

1. 1. 5 Charges constatées d’avance

28
Le compte 486 – Charges constatées d’avance, utilisé en comptabilité générale, est
remplacé par le compte 480 Charges payées ou comptabilisées d’avance en
comptabilité d’Assurances.

Le mécanisme vu en fascicule 3, § 4. 2. 1. , est strictement identique en comptabilité


d’assurances.

Le compte 480 – Charges payées ou comptabilisées d’avance est un compte


d’Actif.

1. 1. 6. Charges à répartir sur plusieurs exercices

Bien que le mécanisme soit sensiblement identique dans l’esprit, la démarche suivie en
comptabilité d’Assurances est légèrement différente.

On enregistre les charges à répartir directement en compte 20 – Frais d’établissement


qui figure à l’Actif en début des comptes d’immobilisations, puis, ce compte est amorti
comme s’il s’agissait d’un bien, mais selon des critère particuliers étudiés plus loin, en
1. 4.

1. 2. Les Provisions Pour dépréciation

Hormis les provisions pour dépréciation étudiées à l’occasion de l’évaluation des


placements en fascicule 4, les autres provisions pour dépréciation d’éléments d’actif
fonctionnent selon les mêmes principes que ceux définis en comptabilité classique (
fascicule 3 ).

Mais ici encore, les comptes utilisés en comptabilité d’Assurances différent de ceux
étudiés en fascicule 3. Les numéros des comptes de provisions pour dépréciation
d’éléments d’actif s’obtiennent en plaçant le chiffre 9 à la fin des numéros des comptes
d’actifs correspondants ( et non en se plaçant en deuxième position à partir de la
gauche ).

Les différents comptes de Dotations aux Provisions seront indiqués au fur et à mesure
des exemples indiqués ci-après.

1. 2. 1. Provision pour dépréciation de valeurs immobilisées

Certaines valeurs de placement telles que terrains, immeubles, titres non cotés en
Bourse, peuvent faire l’objet d’une provision pour dépréciation par suite d’une perte de
valeur par rapport à la valeur d’achat. Cette dépréciation doit être constatée avant
d’effectuer l’évaluation globale des placements selon l’art. R 332- 20 ( voir fascicule 4 ).

C’est donc la valeur nette de dépréciation qui sera prise en compte dans
l’évaluation des placements.

Il s’agit d’une dépréciation hors exploitation. L’écriture sera du type :

29
839 Dotations aux Provisions pour dépréciation ×

2109 (210) – Provision pour


dépréciation du compte …
2129 (212) – Provision pour
dépréciation du compte … ×
2139 (213) – Provision pour
dépréciation du compte …

Remarque : Le compte 839 – Dotation aux Provisions pour dépréciation


exceptionnelle remplace en comptabilité d’assurances le compte 686 – Dotation au
Provisions financières utilisé en comptabilité générale ( cf.
fascicule 3, § 3. 1. 1. )

1. 2. 2. Provision pour dépréciation des placements non admis

Les placements non admis en représentation des engagements règlementés (comptes


51 et 55 ) font l’objet, à l’inventaire, d’une évaluation valeur par valeur comme en
comptabilité générale ( voir fascicule 3, § 3. 1. 2.). Il n’y a pas de compensation
effectuée entre les valeurs en plus value et celles dépréciées.

La constatation de cette dépréciation hors exploitation donnera lieu à une écriture du


type :

839 Dotations aux Provisions pour dépréciation ×

519 (51) – Provision pour


dépréciation du compte …
559 (55) – Provision pour
dépréciation du compte … ×

Remarque : On utilise le compte 839 – Dotation aux provisions pour dépréciation


exceptionnelle au lieu du compte 686 – Dotation aux provisions financières.

1. 2. 3. Provision pour dépréciation des comptes de tiers

Lorsque des créances sur les Agents, Courtiers ou Assures présentent des aléas quant
à leur recouvrement, il convient de le constater en les virant du compte ordinaire au
compte 416 – Créances douteuses. Ceci est à rapprocher du virement des créances
douteuses au compte 416 – Clients douteux étudié en fascicule 3, § 3. 1. 3. 2.

30
L’écriture de dotation aux provisions pour dépréciation du compte de tiers sera du type :

689 Dotations aux Provisions pour dépréciation ×

409 (40) – Provision pour


dépréciation du compte …
419 (41) – Provision pour
dépréciation du compte … ×
459 (45) – Provision pour
dépréciation du compte …
469 (46) – Provision pour
dépréciation du compte …

Remarque : Le compte 689 – Dotation aux provisions pour dépréciation remplace en


comptabilité d’assurances le compte 681 – Dotation aux provisions utilisées en
comptabilité générale.
La provision pour dépréciation des comptes de tiers est une provision d’exploitation.

1. 2. 4. Utilisation des provisions

Quand le montant de la perte réelle est connu ( vente du bien déprécié, en


encaissement de la créance douteuse ), celui-ci est enregistré au compte 820 – pertes
sur exercices antérieurs en contrepartie du compte 416 – créances douteuses. La
provision constituée au compte 419 – provision pour dépréciation est reprise en
contrepartie du compte 829 – Utilisation des provisions et, en cas de surplus de
provision par rapport à la perte réelle, ce surplus est enregistré au compte 828 –
Reprises sur provisions antérieures.

Exemple :

Une société d’assurances possède une créance de 15 000F sur un agent. Une
provision de 2 000F doit être constituée.

31 / 12 / n.

416 Créances douteuses


15 000
410 Compte avec les Agents 15 000

689 Dotation aux Provisions 2 000


419 Provision pour 2 000
dépréciation compte Agent
constitution Provision

1er hypothèses : la compagnie récupère 12 000F


…/…/n+1

31
562 Banque 12 000

820 Pertes sur exercices antérieurs 3 000


416 Créances douteuses 15 000
Paiement de l’Agent x

419 Provision pour dépréciation 2 000


Du compte Agent

829 Utilisation des provisions 2 000


Reprise provision constituée

2e hypothèse : la compagnie recupère 14 000F

…/…/n+1

562 Banque 14 000

820 Pertes sur exercices antérieurs 1000


416 Créances douteuses 15 000
Paiement de l’Agent x

419 Provision pour dépréciation 2 000


Du compte Agent

828 Reprises sur provisions 1 000


antérieures

829 Utilisation des provisions 1 000


Reprise provision constituée

Remarque : Les comptes 828 et 829 remplacent les comptes 78 – Reprises sur
provisions vus en comptabilité générale.

32
1. 3. Les provisions pour pertes et charges

Bien que la dénomination générale de ces comptes soit légèrement différente, ces
provisions ont déjà été étudiées en comptabilité classique sous le titre Provisions pour
Risques et Charges ( voir fascicule 3. § 3. 4. ). Lors de la constitution, on crédite le
compte de Provision intéréssé par le débit des comptes :

- 685 – Dotations aux Provisions, lorsque la charge prévue fait partie de l’exploitation
normale de la société.

- 835 – Dotations aux Provisions pour perte, lorsque la perte prévue est hors
exploitation.

- 87 – Pertes et Profits, lorsque le compte crédité est 150 – Provision pour garantie
des moins- values sur titres gérés ; il s’agit de titres appartenant à d’autres
organismes que la société d’assurance gère, et pour lesquels elle s’est engagée à
répondre de la dépréciation subie.

1. 3. 1. Utilisation des Provisions pour Pertes et Charges

Comme en comptabilité classique, le processus est différent selon qu’il s’agit de


charges d’exploitation ou de pertes hors exploitation ; seuls les numéros et noms des
comptes de pertes et Profits changent par rapport à la comptabilité classique.
1.3.1.1. Provision correspondant à une charge d’exploitation

Deux cas peuvent se présenter :

- Provision constituée inférieure au montant de la charge réelle, même


écriture que vue en fascicule 3 § 3.4.4. ;
- Provision constituée supérieure au montant de la charge réelle, le surplus
enregistré au compte 828 – Reprises sur provisions antérieures.

1.3.2.1. Provision correspondant à une perte hors d’exploitation.

- La perte est enregistrée, au moment du paiement, dans le compte


correspondant de pertes exceptionnelles. La provision constituée est reprise
en contrepartie du compte 829 – Utilisation des provisions pour le moment
de la perte, le surplus éventuel étant enregistré au compte 828 – Reprises sur
provisions antérieures.

Exemple : Provision constituée 20.000F

1ère hypothèse : Perte de 25.000F

84 Pertes exceptionnelles 25.000


562 Banque 25.000
Paiement de la perte

15 Provision pour Pertes et Charges 20.000

33
829 Utilisation des Provisions 20.000
Reprise provision constituée

2ème Hypothèse : Perte de 18.000F

84 Pertes exceptionnelles 18.000


562 Banque 18.000
Paiement de la perte

15 Provision pour Pertes et Charges 20.000


829 Utilisation des Provisions 18.000
828 Reprise sur provisions antérieures 2.000
Régularisation provision constituée

1.4 Les Amortissements

Le principe de l’amortissement fonctionne selon le même principe que celui défini


en comptabilité générale, c'est-à-dire l’incorporation de chaque année dans les
charges d’une fraction de la valeur des biens amortissables en fonction de leur
durée d’utilisation.

Les numéros de compte correspondants d’amortissements des éléments d’Actif


s’obtiennent en plaçant le chiffre 8 à la fin du numéro des comptes d’Actif
correspondants.

20 - Frais d’établissement 208 - Amortissements des Frais


d’établis
212 – Constructions
2128 - Amortissement des Constructions
214 - Matériel et Outillage
2148 – Amortissement du Mat et Outil
215 - Matériel de Transport
216 - Autres immobilisations 2158 – Amortissement du Mat de
corpor Transport
2160 - Mobilier, Mat de Bureau
2162 - Agencements, 2168 – Amortissements des Autres
Aménagements, immobilisations corporelles
Installations

218 - Immobilisations incorporelles 2188 – Amortissements des


2183 - Brevets d’invention Immobilisations incorporelles

Ce qui diffère essentiellement de la comptabilité générale, ce sont les taux à


appliquer d’une part et, d’autre part, l’amortissement de l’Actif fictif.

34
1.4.1. Amortissement des Frais d’Etablissement

Outre les de recherche, d’études, de constitution, d’acquisition des


immobilisations, dans les compagnies d’assurances ce compte peut enregistrer
des commissions payées d’avance et des frais d’acquisition des contrats
précomptés (art.R322-9 et 76 et R332-33).

Pour ce qui concerne les frais de recherche, d’études, de constitution et ceux


d’acquisition des immobilisations, ils sont amortis, comme en droit commun au
maximum en cinq ans par l’intermédiaire du compte 680- Dotations aux
Amortissements.

Pour les commissions et frais d’acquisition de contrats, le délai peut être porté à dix
ans sur autorisation du Ministère des Finances. Le compte de dotations aux
amortissements est un sous – compte du compte 65-Commissions. Il s’agit du
compte 658- Amortissement des Frais d’acquisition précomptés.

En fait, cette procédure n’est utilisée pratiquement que par les sociétés qui
débutent et qui n’ont pas de moyens financiers suffisants pour incorporer ces
charges directement dans l’exercice.
1.4.2 Amortissement des Autres Eléments d’Actif
Les immeubles sont amortis sur cent ans, aux taux de 1%. Ce taux est également
applicable pour les parts et actions de sociétés immobilières et non cotées qui sont,
dans ce cas, assimilées à des immeubles. Certains immeubles à dépréciation rapide
peuvent être amortis plus rapidement (supermarchés, bâtiments industriels)
Le matériel et le mobilier sont amortis au taux minimum de 10% par an.
Le compte principal de dotation est le compte 681 – Dotation aux amortissements
des immobilisations
1.5. Présentation des Comptes d’une Société d’Assurances
Compte tenu des particularités évoquées jusqu’à présent, le processus de
regroupement des comptes d’une société d’assurances s’effectue selon les mêmes
principes généraux que ceux étudiés pour la comptabilité classique avec la
particularité de dresser un compte général supplémentaire regroupant les éléments
exceptionnel (hors exploitation)
 établissement de la balance avant inventaire, en fin d’exercice
 calcul des provisions techniques, des amortissements et autres provisions
 enregistrement des écritures d’inventaire relatives aux provisions, aux
amortissements et aux régularisations des comptes de gestion.
 Etablissement du compte d’Exploitation Générale, du Compte Perte et Profits
et du Bilan
Pour mieux illustrer notre propos, nous allons, dans un premier temps, vous
donner les représentations des CEG, compte PP et Bilan agrémentés de
commentaires sur leur contenu puis, au travers d’un exercice synthétique, mettre
en application ce qui a été énoncé précédemment.
Enfin nous verrons au chapitre 4 que la présentation qui est donnée ci-après n’est
qu’indicative puisqu’elle ne tient pas compte des particularités de présentation
dues à l’incidence de la réassurance.
1.5.1. Présentation du Compte d’Exploitation
Nous avons étudié dans le fascicule 4, les provisions techniques et leur présentation
au CEG, nous ne reviendrons donc pas sur ce point

35
En ce qui concerne les comptes de charges, ceux-ci sont présentés comme la
Charge de Sinistres en sous –groupes :
 commissions versées aux intermédiaires qui, outre les comptes de
commissions versées, regroupent les comptes d’amortissement des frais
d’acquisition des contrats :
 autres charges qui regroupent les comptes de charges 61 à 66 inclus, ainsi
que les dotations aux amortissement et Provisions des valeurs autres que
celles de placements admis en couverture :
 charges de placements qui outre, les frais financiers, regroupent les dotations
aux amortissements enregistrés dans les comptes de la classe 8. en effet,
ceux-ci sont regroupés dans le compte général de Pertes et Profits étudiés en
1.5.2.
Nous vous présentons ci-après un compte d’Exploitation Générale d’une société
d’Assurances IARD en indiquant les comptes qu’il regroupe :
Compte d’Exploitation Générale.

N° N° Compte
Compte
 Prestations et frais payés 60  Primes Emises 70
A ajouter : Provision de 325 A déduire : Provision de 320
Sinistres à clôture primes à la clôture
A déduire : Provision de 325 A ajouter : Provision de 320
sinistres à l’ouverture primes à l’ouverture
Charge de Sinistres Sous Primes de l’exercice Sous total
total
- Commissions 65 Produits Financiers 77
(y compris 658)
- Autres Charges
- Frais de Personnel 61
- Impôts et Taxes 62
- T.F.S.E 63
- Transports et Déplac 64
- F.D.G. 66
- Dotations aux Amort et 680-681
Provisions
(autres que placements 685-689
admis)
Sous total autres Charges
Commissions et autres
charges
- Charges des Placements
- Frais Financiers 67
- Dot aux amortissements 681
des valeurs de
placements
- Solde Créditeur Total - Solde Créditeur Total
-
-
-

36
1.5.2. Présentation du Compte Pertes et Profits
Comme indiqué précédemment, on y regroupe les comptes se résultats de la classe 8.
Il reprend à son débit les pertes, les dotations aux provisions hors exploitation et les
dotations aux réserves (voir chapitre 3), l’impôt sur les bénéfices ainsi que les
provisions pour moins-values des placements à la clôture déterminées selon les articles
R 332-19 et 20 (voir fascicule 4, chapitre 4)
A son crédit, il reprend les profits, les reprises et utilisations de provisions constituées,
ainsi que les provisions pour moins values des placements à l’ouverture, déterminées
selon les art. R332-19 et 20. en fait, le compte général de Pertes et Profits, en ce qui
concerne cette provision des art. 332-19 et 20, joue le rôle de compte de dotations
selon le même principe que celui étudié en comptabilité d’assurances (fascicule 4) pour
la constitution et la reprise des provisions techniques
Compte Général des Pertes et Profits
N° N° Compte
Compte
 Pertes d’exploitation de 80  Profits d’exploitation 80
l’exercice
 Pertes sur exercices 820  Profits sur exercices 822
antérieurs antérieurs
 Provision pour moins 192  Provisions pour moins- 192
values des placements à la values des placements
clôture à l’ouverture
 Dotation de l’exercice aux 831  Reprises sur provisions 828
Réserves Diverses antérieures
 Dotation de l’exercice aux 831  Utilisation des 829
Réserves Réglementaires provisions
précédemment
constituées pour couvrir
des pertes
 Dotation aux Provisions pour 833  Profits Exceptionnels 845
dépréciation
 Pertes Exceptionnelles 835 
 Impôts sur les Bénéfices 839 
 Bénéfice (Solde Créditeur) 840  Perte (Solde Débiteur)
 Total  Total

Vous noterez que les comptes 840 et 845 enregistrent les Pertes et Profits
exceptionnels au lieu et place des comptes 65, 67 et 77 en comptabilité générale.
1.5.3. Le Bilan
Il se présente pratiquement comme un bilan classique avec, bien sûr, la particularité
de ne pas avoir de stocks de marchandises, la classe 3 étant utilisée au PASSIF
pour les Provisions Techniques
Vous remarquerez également qu’il n’y a pas de grands regroupements de postes
comme la comptabilité générale, à savoir : actif immobilisé, circulant, dettes etc..
Il n’y a pas de compensation des créances et dettes envers les tiers. Ainsi, si une
société a à la fois des créances sur les agents et des dettes envers les agents, les
créances figureront intégralement à l’actif, de même les dettes au Passif

(Voir Bilan – type pages suivantes)


Actif
Montants Amort. et Montants

37
bruts Provisions Nets
Comptes
20 Frais d’Etablissement
Frais d’acquisition immobilisation 204 2048
Frais d’acquisition des contrats 205 2058
Total des Frais d’Etablissement ----------- -----------

21 Immobilisation en France
Immeubles 210-212 21.8-21.9
(terrains et constructions) 213-219
Matériel, Mobilier 214-215
Installations 216
Immobilisation en cours 22 22.9

23 Autres Valeur Immobilières en


France
A Valeurs Mobilières Admises 23 239
27 Prêts et Effets assimilés 24 249
Titres de participation 25 259

19 Provision pour dépréciation des 1920 – 1921 1920 – 1921


immobilisations et titres (192)
Total des Valeurs Immobilisées nettes ----------- ----------

4 Valeurs Réalisables à Court Terme ou


disponibles
Créances sur les Agents 41 (y compris416)
419
Créances diverses 46 469
Comptes de régularisation Actif 48 ----
Titres de placement non admis 55 559
Banque et C.C.P. 56 ---
Caisse 57 ---

Total des comptes de tiers et des comptes financiers

87 Résultat (Perte de l’exercice)


Total
Général

Comptes N°
Capitaux Propres et Réserves
0 - Capital 10
1 - Réserves 110 à 119
3 - Réserves Réglementées 130 à 135
2 - Report 12
38
Total Capitaux Propres et Réserves

5 - Provision pour pertes et Charges 15

6
et Dettes
8
- Total des Provisions et Dettes à Long X
Terme

1
a - Provisions Techniques
8
- Primes 310 – 320 – 330
- Sinistres 315 – 325 – 335
Total X

4
et Dettes à Court Termes
5
- Compte avec les agents 41
- Personnel 42
- Etat (taxes dues) 43
- Compte de régularisation 47
Total des dettes à court terme X

7 - Bénéfice avant affectation X


Total Général X

1.5.4. Exercice d’application Synthétique


On vous donne la balance avant inventaire de la société d’assurances Dommages
ASSURIX au 31 Décembre 1983
N° Comptes Soldes
10 Capital Débit Crédit
112 Réserves statutaires 100.000
113 Réserves Spéciales des plus values nettes 20.000
à long terme
12 Report à Nouveau 50.000
134 Réserves pour fluctuation de charges 2.000
157 Provisions pour charges à répartir 28.000
192 Provisions pour dépréciation des titres 3.000
204 Frais d’acquisition des immobilisations 45.000
2048 Amortissement des frais d’acquisition des 10.000
immobilisations
205 Frais d’acquisition des contrats 6.000
précomptés
2058 Amortissement des frais d’acquisition des 25.000
contrats
210 Terrains 35.000
212 Constructions 200.000

39
2128 Amortissement des constructions 35.000
215 Matériel de Transport 86.000
2158 Amortissement du Matériel de transport 43.6000
2160 Mobilier, Matériel de Bureau 20.000
2168 Amortissement du Mobilier, Matériel de 10.000
Bureau
23 Valeurs Mobilières 2.050.000
24 Prêts et effets assimilés 746.000
25 Titres de participation 78.000
320 Provisions Techniques de Primes 512.000
325 Provisions Techniques de Sinistres 2.450.000
410 Dettes envers les Agents 12.000
411 Créances sur les Agents 245.000
416 Créances douteuse ( Agents) 10.000
419 Provision pour dépréciation des comptes 6.000
Agents
42 Dettes envers le Personnel 13.000
43 Etat (taxes dues) 25.000
46 Créances diverses 23.700
55 Titres de placements non admis 80.000
562 Banque 85.000
57 Caisse 6.000
602 Prestations et frais payés 1.430.000
61 Frais de Personnel 192.800
62 Impôts et Taxes 12.300
63 YTFSE 30.000
64 Transports et Déplacements 10.900
65 Commissions 423.100
66 Frais divers de Gestion 52.000
67 Frais Financiers 48.500
702 Primes Emises 2.252.800
77 Produits Financiers 221.500
820 Pertes sur Exercices antérieurs 15.000
845 Profits Exceptionnels 65.000
Totaux 5.914.900 5.914.900
On vous indique par ailleurs les renseignements suivants :
 la provision pour pertes et charges correspond à une charge d’exploitation
d’environ 9.000 F à payer en 1984.
 Les frais d’acquisition des immobilisations correspondent à des frais de
mutations sur un immeuble acheté début 1980. la commission figurant au
compte 205 sont des commissions à amortir sur cinq ans. Elles ont été payées
en 1980
 Le mobilier est amorti au taux minimum.
 Le matériel de transport est amorti de 20% l’an. Aucun mobilier ni matériel de
transport n’a été acheté en 183.
 L’évaluation des valeurs de placement indique qu’il convient de constituer, fin
1983, une provision de 6.000 F avait été constituée, vient de régler 5.000 F
ces jours-ci par chèque. Aucune écriture n’a tét comptabilisée
 L’Agent Y vient d’être mis en faillite ce mois-ci et la société pense récupérer
60% de la créance qu’elle avait sur lui. Le solde de son compte courant était

40
débiteur de 10.000 F. Tous les clients de cet agent lui avaient payé leur
quittance. Aucune écriture n’a été enregistrée.
 L’agent Z, sur lequel la société avait une créance de 4.000 F, a disparu. On
peut considérer cette créance comme définitivement perdue.
 Une expertise des terrains donne une évaluation de 32.000 F
 Un des titrese de placements non admis est évalué à 5.000 F en prime. La
commission est de 15%
 Tous les coupons échus ont été encaissés, en revanche , les intérêts courus et
non échus des obligations se montent à 5.000 F
 Il reste à payer des Provisions Techniques donne au 31 Décembre 1983 les
montants suivants
 Provisions pour risques en Cours : 2.533.200 F
 Prévisions pour Sinistres à Payer 2.620.500 F
TRAVAIL A FAIRE
1) Calculez les amortissements et provisions à effectuer
2) Enregistrer les écritures d’inventaire au journal
3) Etablissez le compte d’exploitation Générale, le Bilan et le compte de Pertes et
Profits
NB : Profitez de cet exercice d’application pour vous familiariser avec les comptes
du Plan comptable d’assurances

41
42
Société ASSURIX Bilan au 31 Décembre 1983
(avant affectation du Résultat)

Montants Amort. et Montants


bruts Provisions Nets
20 Frais d’Etablissement Capitaux Propres et Réserves
Frais d’acquisition immobilisation 10.000 8.000 2.000 10 Capital 100.000
Frais d’acquisition des contrats 25.000 20.000 5.000 112 Sinistres statutaires 20.000
Total des Frais d’Etablissement 35.000 28.000 7.000 113 Réserve spéciale des plus 50.000
values nette à long terme
12 Report à nouveau 2.000
21 Immobilisation en France 1311 Réserve pour fluctuation de 28.000
change
Immeubles (terrains et constructions) 235.000 40.000 195.000 Total Capitaux Propres et Réserves 200.000
Matériel, Mobilier Installations 106.000 72.800 33.200

23 Autres Valeur Immobilières en France 15 Provision pour Pertes et 6.000


Charges
A Valeurs Mobilières Admises 2.050.000 ---- 2.050.000
27 Prêts et Effets assimilés 746.000 ----- 746.000 31 Provisions Techniques
Titres de participation 78.000 ----- 78.000 à Primes 533.000
38 Sinistres 2.620.500
19 Provision pour dépréciation des immobilisations et titres Total ………………………… 3.153.700
1920 – 1921 1920 – 1921
(192)
Total des Valeurs Immobilisées nettes 3.215.000 158.800 3.056.200 4 Dettes à Court Terme
et Compte avec les Agents 12.000
4 Valeurs Réalisables à Court Terme ou disponibles 5 Personnel 13.000
et Créances sur les Agents 241.000 4.000 237.000 Etat (taxes dues) 25.000
5 Créances diverses 23.700 23.700 Compte de Régularisation 7.200
Passif
Comptes de régularisation Actif (17.000 + 5.000) 22.000 22.000
Titres de placement non admis 80.000 5.000 75.000 Total des dettes à court terme 57.200
Banque (85.000 + 5.000) 90.000 90.000
Caisse 6.000 6.000 87 Résultat (bénéfice avant 100.000
affectation
Total des Comptes de tiers et des comptes 453.700 3.516.900
financiers…………………………………..
Total Général……………… 3.516.900

43
44
2. Les opérations de réassurances
Au cour des chapitres, nous avons été amenés à parler de réassurances sans préciser ce
dont il s’agissait, ceci afin de ne pas perturber la démonstration de l’enchaînement des
opérations comptables d’inventaire.
La réassurance est une technique par laquelle l’assureur direct (appelé dans ce cas cédant)
cède à un Réassureur une partie des sinistres. Cette technique répond à deux objectifs,
d’une part, augmenter la capacité de souscription de l’assureur direct et, d’autre part, diviser
les risques souscrits.
L’incidence de la réassurance sur la comptabilité est très grande ; en effet , il importe de
présenter les comptes de cessions en Réassurance en diminution des comptes
d’exploitation pour conserver l’homogénéité de compréhension des résultats. Par ailleurs,
les contrats de cessions en Réassurance (appelés traités) sont révisables et dénonçables
annuellement ; ceci entraîne l’obligation de calculer des arrêtés de comptes techniques qui
prendront en compte les primes et sinistres qui débordent du traité (entrées et sorties de
Portefeuille)
Enfin, les multiples opérations qui s’effectuent entre assureur et Réassureur ont entraîné la
création de comptes –courants d’une part, et de comptes de dépôts, d’autre part
2.1. Les différentes sortes de traités de Réassurances
Nous vous rappelons ci-après les différents types de réassurance ainsi que leurs
principales caractéristiques. Pour de plus amples précisions, nous vous conseillons de
revoir votre cours de droit des assurances de fin de BP 2 ou BTS préparatoire
Il existe deux catégorie de traités selon qu’ils sont proportionnels ou non
2.1.1. Les Traités proportionnels
Ces traités sont appelés proportionnels car l’assureur cédant donne au réassureur une partie
des primes qu’il a encaissées, en contrepartie, celui-ci lui rembourse la fraction de sinistre
éventuel en fonction du pourcentage de prime que l’assureur direct lui a verse. Il existe deux
sortes de traités proportionnels
- Le traité en participation ou quote-part
C’est la forme de réassurance la plus simple dans le principe : l’assureur direct donne au
réassureur une quote-part identique des primes émises pour les contrats entrant dans le traité.
En contrepartie, le réassureur lui rembourse la même quote-part sur les sinistres afférents à ces
contrats.
Exemple : L’assureur a cédé au réassureur Y 50% des primes émises en incendie risques
simples. Le réassureur prendra en charge 50% des sinistres en incendie Risques simples.
Le Traité en excédent de capitaux
L’assureur et le réassureur définissent, pour la catégorie donnée, le montant de capitaux
garantis conservé par l’assureur direct : c’est le plein de conservation. L’assureur cède au(x)
réassureur(s) la partie dépassant ce plein de conservation. En cas de sinistre, le réassureur
prendra en charge la quote-part correspondant à la fraction de prime perçue portant sur la
partie au-delà du plein de conservation.
La gestion d’un tel type de traité est très lourde puisqu’il convient de déterminer pour chaque
contrat s’il atteint le plein de conservation et, dans ce cas, quel est le montant à céder au
réassureur. En cas de sinistre, la même recherche doit être effectuée. Ceci peut se compliquer
par le fait que la partie cédée dépassant le plein de conservation peut être fractionnée en
plusieurs réassureurs.
Remarque concernant les traités proportionnels
Ces deux traités ne sont applicables qu’aux contrats à capitaux garantis fixés, ce qui exclut les
contrats comportant de la RC.
L’assureur direct cède au réassureur une fraction de la prime. Or nous l’avons vu en étudiant le
provision pour risques en cours (voir fascicule 4, § 3.2.1.), une partie de la prime sert à payer
les dépenses de la société (commissions, frais généraux). L’assureur direct continuant à
assurer la gestion des contrats, le réassureur lui reverse un montant sur la fraction de prime
qu’il perçoit. Ce montant destiné à rembourser à l’assureur direct les frais généraux sur la partie

45
cédée des contrats est appelée Commission réassurance et figure au compte de Produits 75 –
Commission de Réassurance chez l’assureur direct.
Les traités de réassurance sont des contrats révisables annuellement le 31 Décembre. Pour
permettre au réassureur de prendre en charge les sinistres dès le 1 er Janvier, l’assureur direct
verse la partie de primes reportables de l’exercice précédent : c’est l’entrée de portefeuille. De
même, en fin d’exercice, le réassureur réserve à l’assureur direct la fraction de primes
reportables à l’année suivante qu’il a perçue : c’est la Sortie de portefeuille.
La commission de réassurance, définie plus haut, est calculée sur les entrées et sorties de
porte feuille.
2.1.2. Les traités non proportionnels
Alors que les traités proportionnels étaient basés sur la cession par le cédant d’une partie des
primes au réassureur, les traités non proportionnels ne prennent pour base que les sinistres.
Une étude statistique est faite par le réassureur sur une catégorie donnée. En fonction de cette
étude, le réassureur demandera à l’assureur direct une rémunération forfaitaire pour l’année, en
contrepartie, il prendra en charge une partie des sinistres selon les termes du traité.
Le traité excédent de sinistres (Excess-Loss)
Dans ce traité, le réassureur prend en charge la partie des sinistres dépassant un montant
déterminé avec l’assureur en contre partie d’une prime forfaitaire pour l’année. Cette franchise
(ou seuil) est appelée priorité. Cette priorité déterminée en fonction des statistiques de
l’assureur direct. Plusieurs réassureurs peuvent intervenir au-delà de cette franchise.
Comme défini plus haut, ce traité ne s’applique que sur les sinistres de la catégorie définie dans
le traité, ce qui limite les calculs (moins de sinistres que de contrats). Ce type de traité peut
donc s’appliquer aux contrats qui n’ont pas de garanties fixées (RC)
 Le traité excédent de taux de sinistres ( (Stop – Loss)
Le réassureur, moyennant une prime forfaitaire annuelle, rembourse au cédant un certain
montant lorsque le total des sinistres payés ou à payer pour une catégorie représente plus d’un
pourcentage donné du montant des primes acquise de la catégorie (pourcentage
Sinistres/Primes). Ce pourcentage de sinistralité est fixé dans le traité. Plusieurs réassureurs
peuvent intervenir dans ce type de traité.
Exemple : Les traités passés entre l’assureur A et le réassureur X, Y et Z prévoient qu’au-delà
de 80% de sinistralité , X interviendra jusqu’à 110%, Y de 110 à 130% et Z au-delà de 130%.
Chacun de ces réassureurs s’engage à rembourser à l’assureur A, moyennant une prime
forfaitaire pour chacun, un certain montant de telle sorte que les sinistres ne dépasses pas 80%
des primes de la catégorie.
Ce type de traité est de gestion très facile car il se base sur les chiffres annuels de la catégorie.
Il peut s’appliquer aux catégories de contrats sans capitaux fixés (RC)
2.2. Les comptes de Réassurance
Les opérations comptables qui découlent des traités que nous venons d’étudier, sont
regroupées dans les comptes courants tenus, pour chacun des réassureurs, par l’assureur
direct.
N’oubliez pas qu’un assureur peut se réassurer auprès d’autres réassureurs et il est alors
appelé cédant ou réassureur direct. Mais il peut également être le réassureur d’autres sociétés.
Dans ce cas, il perçoit des primes (acceptations) dont la comptabilisation sera effectuée au reçu
des comptes des cédants.
Pour comptabiliser les opérations au compte courant, l’assureur direct établit des comptes
techniques par exercices de références.
2.2.1. Les comptes techniques
Ces comptes sont dressés par le cédant pour le montant réassuré total : la comptabilisation,
pour chaque réassureur intervenant, sera effectuée en appliquant au résultat du compte global
le pourcentage revenant à chacun des réassureurs
Exemple
L’assureur direct X se réassure pour la catégorie incendie – Risques agricoles par un traité en
quote-part auprès de différents réassureurs dont les participations varient selon les exercices :

46
Réassureur A Quote-part : 10% Quote-part : néant
Réassureur B Quote-part : 20% Quote-part : 20%
Réassureur C Quote-part : 10% Quote-part : 20%
Réassureur D Quote-part : néant Quote-part : 10%
Total Cession : 40% Total Cession : 50%

Les renseignements comptables sont les suivants :


- Primes de 1984 comptabilisées en 1984 350.000
- Primes de 1985 comptabilisées en 1985 410.000
- Sinistres de 1985 comptabilisés en 1985 78.000

Les traités indiquent que la commission de réassurance est de 30%. Les entrées et sorties de
portefeuille seront calculées au taux de 40% des primes.
L’assureur X établira, début 1985, le compte technique final de l’exercice 1984 afin que le
réassureur A puisse « sortir ». pour ce faire, il va calculer, selon les termes du traité, le montant
de primes que ce réassureur a reçu dans l’exercice 1984 mais qui dépassent le 31 Décembre
1984. Les primes doivent « revenir » au cédant puisque le réassureur A ne remboursera pas
les sinistres survenus après le 31 Décembre 1984 : c’est la Sortie de portefeuille. Elles sont
évaluées dans cet exemple à 40% des Primes de 1984.
Dans le même temps, l’assureur X remboursera A la commission que celui-ci lui avait versée
(en remboursement des Frais Généraux) sur ces primes, soit ici 30% de la sortie de
portefeuille. Elles sont évaluées dans cet exemple à 40% des primes de 1984. dans le même
temps, l’assureur X remboursera au réassureur A la commission que celui-ci lui avait versée
(en remboursement des frais généraux) sur ces primes soit ici 30% de la sortie de portefeuille.
Le compte est établi pour les chiffres totaux.

COMPTE TECHNIQUE A 100% EXERCICE 1985 EN 1985

- Sortie de Portefeuille
(40% x 350.000) 140.000
- Commissions de Réassurance
(40% x 350.000) 42.000
Solde Technique à 100% 98.000
140.000 140.000

Le réassureur A avait une quote-part de 10% en 1984, il prendra donc en compte 10%
du solde technique, soit : 10% x 98.000 = 9.800 F
Pour les autres réassureurs l’assureur détermine l’entrée de portefeuille ainsi que les
autres éléments de 1985 à 100%
COMPTE TECHNIQUE A 100% EXERCICE 1985 EN 1985

- Entrée de Portefeuille 140.000


(40% x 350.000)
Commissions sur entrée de 42.000
portefeuille (30% x 140.000)
- Prime de 1985 410.000
Commissions sur prime de 1985 123.000
(30% x 410.000)
Sinistre de 1985 78.000
Solde Technique à 100% 307.000
550.000

47
Chaque réassureur prendra la quote-part des soldes techniques qui lui revient :

- le réassureur B :
- à son débit 20% du solde 1984, soit ………… …… 19.600
- à son crédit 20% du solde 1985, soit………………. 61.400
Net à son crédit…………………………………………… 41.800
L’entrée et sortie de portefeuille n’influent pas pour ce réassureur puisque sa quote-part est
identique en 1984 et 1985.
- le réassureur C :
- à son débit 10% du solde 1984, soit ………… …… 9.800
- à son crédit 20% du solde 1985, soit………………. 61.400
Net à son crédit…………………………………………… 51.600

Cette augmentation est normale puisque sa participation passe de 10% à 20%


Le réassureur D ne prendra en compte que le compte technique de 1985, qui, seul, le concerne
- à son débit 10% du solde 1985, soit 30.700

2.2.2. Enregistrement Comptable


En fonction des comptes techniques qu’il a dressés l’assureur direct va comptabiliser
globalement les cessions de primes et de sinistres, le détail des soldes techniques étant imputé
au compte des réassureurs.
Reprenons l’exemple étudié en 2.2.1., les écritures au journal sont les suivantes :

75 Commission de réassurance 4.200


(10% x 42.000)
400 Compte courant de réassureur A 9.800
Part du réassureur A dans les primes 1984 14.000
(10% x 140.000)
Sortie du Réassureur A

Enregistrement des Traités 1985


709 Part des réassureurs dans les primes 205.000
Cession totale - 50% x 240.000)
400 Compte courant des Réassureurs dans les 104.500
sinistres (50% x 78.000)
609 Part des réassureurs dans les sinistres 39.000
( 50% x 78.000)
75 Commission de Réassurance sur primes
(30% x 205.000) 61.500
Cession aux Réassureurs à 50%

Le compte 400 – Compte Courant des Réassureurs Crédité de 104.500 à l’enregistrement des
traités 1985 se ventile ainsi :
- Réassureur B (40% x 104.500) = 41.800
- Réassureur C (40% x 104.500) = 41.800
- Réassureur D (20% x 104.500) 20.900

48
Enregistrement des entrées de portefeuille en 1985
709 Part de Réassurances dans les primes
exercices 1984 14.000
(Augmentation Réass. C – 10% x 140.000)
400 Compte courant du Réassureur C 9.800
75 Commission sur entrée de portefeuille
(30% x 14.000) 4.200
Augmentation quote-part Réassureur C

709 Part de Réassurances dans les primes


exercices 1984 14.000
(entrée Réass. D – 10% x 140.000)

400 Compte courant du Réassureur D 9.800


75 Commission sur entrée de portefeuille 4.200
(30% x 14.000)
Augmentation quote-part Réassureur C
Entrée du Réassureur D

Pour le réassureur D, nous retrouvons ce qui a été dit plus haut, soit à son crédit négatif qui
viendra donc au CEG en diminution du compte 70 – Primes Emises.
Les comptes 609 – Part de Cessionnaires dans les sinistres ainsi que le compte 75 –
Commission de Réassurance sont des comptes de charges négatifs qui viendront donc au CEG
respectivement en diminution pour le premier du compte 60 – sinistres payés et, pour le
second, du total des Commissions et autres charges
2.3. Incidence fe la réassurance sur les comptes
Comme nous l’avons indiqué en fascicule 4 lors de l’étude des provisions techniques, celles-ci
doivent être calculées sans tenir compte de la réassurance. Elles doivent figurer en brut de
réassurance au Passif du Bilan (article L111-3)
Or, nous venons de voir en 2.2 qu’un assureur peut céder à des réassureurs une partie de ses
primes, en contrepartie ceux-ci doivent être calculés sans tenir compte de la réassurance. Elles
doivent figurer en brut de réassurance au Passif du Bilan (article L 111-3)
Or, nous venons de voir en 2.2. qu’un assureur peut céder à des réassureurs une partie de ses
primes, en contrepartie ceux-ci prendront en charge une partie des sinistres. Les réassureurs
ont donc une partie des Provisions Techniques à leur charge.
Il convient donc de calculer dans un premier temps les provisions techniques brutes de
réassurances puis, dans un second temps, celles à la charge des réassureurs
Ces provisions techniques à la charge des réassureurs est admise en diminution des
engagements du passif à condition qu ‘elle soit garantie par un nantissement de Valeurs
mobilières
L’assureur direct va donc demander au réassureur de constituer un dépôt de nantissement qui
sera enregistré hors bilan dans les comptes de la classe 0 figurant en bas du bilan
Exemple
07 Valeurs déposées par des tiers X
‘à restituer
07 Enregistrement de restitution de valeurs X

49
2.3.1. Incidence de la Réassurance
Récapitulation
- les provisions techniques brutes figurent intégralement au Passif (art. L11-3)
- la part des réassureurs dans les provisions techniques figure à l’actif
- les opérations techniques figurent dans les comptes – courants
- les dépôts de nantissement est enregistré dans les engagemnts figurant en bas du
bilan

Bilan

21 Immobilisations
à Et valeurs
28 Immobilisées
31
à
38
39 Part des réassureurs
dans les provisions
techniques
400 Compte – Courant 400 Compte – Courant
562 Banque

07 Valeurs déposées 07 Engagement de


Restitution

En reprenant l’exemple utilisé en 2.2.1 et 2.2.2, nous complétons les renseignements en


indiquant que les provisions techniques sont évaluées de la façon suivante :
 Provision pour Risques en Cours : 75% des primes reportables qui sont définies dans
l’exemple à 40% des primes de l’exercice.
 Provisions pour Sinistres à Payer : la méthode d’évaluation dossier par dossier pour
l’exercice de survenance 1985 donne un montant brut de réassurance de 200.000 F
 Pour l’exercice de survenance 1984, le montant brut de la Provision pour Sinistres à
Payer évaluée selon la méthode dossier par dossier est de 80.000 F à fin 1985 et de
140.000 F à fin 1984.
 Pour les exercices de survenance antérieurs à 1984, les évaluations donnent les
montants suivants :

Montant brut Part des Réassureurs
- à fin 1984 100.000 30.000
- à fin 1985 25.000 10.000

 Les montants de PSAP, sont donnés hors chargement de gestion


 Dans un premier temps, nous allons déterminer les provisions techniques brutes de
réassurance fin 1985 et fin 1984.
 provisions pour Risques en Cours
 1985 : 75% x 40% x 410..000 = 123.000
 1984 : 75% x 40% x 350..000 = 105.000
 Provision pour Sinistres à Payer :

50
 à fin 1985 = 200.000 + 80.000 + 25.000 = 305.000
 y compris chargement de Gestion 305.000 x 1.05 = 320.000
 à fin 1984 = 140.000 + 100.000 = 240.000
 y compris chargement de Gestion 240.000 x 1.05 = 252.000
 ce sont ces montants qui figurent au Passif du Bilan
 dans un deuxième temps, nous déterminerons la part des Réassureurs dans les
provisions techniques :
 Provisions pour Risques en Cours
 En 1984, cession à 40% soit 40% x 105.000 = 42.000
 En 1985, cession à 50% soit 50% x 123.000 = 61.500
 Provisions pour Sinistres à Payer
 En 1984, cession à 40%, soit 40% x 140.000 = 56.000 F

Donc 56.000 + 30.000 = 86.000

En 1985
- pour l’exercice de survenance 1984, cession à 32.000
40% soit 40% x 80.000 =
- pour l’exercice de survenance 1985, cession à 100.000
50% soit 50% x 200.000 =
- pour les autre exercices de survenance 10.000
- 142.000

En définissant que les dépôts effectués par les réassureurs se montrent à 110.00 F fin 1984 et
200.000 F pour 1985, les bilans 1984 et 1985 présenteront les particularités suivantes :

39 Part des Réassureurs dans Provisions Techniques


31 à
les Provisions Techniques
38
Primes 42.000 Primes 105.000
Sinistres 86.000 Sinistres 252.000
40 Compte courant réassureur 40 Compte Courant
Réassureur
07 Valeurs déposées 110.000 07 Engagement de restitution 110.000

Bilan 1985

39 Part des Réassureurs dans Provisions Techniques


31 à
les Provisions Techniques
38
Primes 61.500 Primes 123.000
Sinistres 142.000 Sinistres 320.000
40 Compte courant réassureur 40 Compte Courant
Réassureur
07 Valeurs déposées 200.000 07 Engagement de restitution 200.000

2.3.2. Incidence de la Réassurance sur le CEG


Comme nous l’avons dit plus haut, les cessions en réassurance viennent en diminution des
comptes de gestion concernées. Pour ce faire, le CEG se présente pour les Charges et les
Produits, en trois colonnes :
 Opérations brutes, dans lesquelles sont portés les montants figurant dans les comptes
avant cession
 Cessions, dans lesquelles sont portés les montants cédés aux réassureurs
51
 Opérations nettes, dans lesquelles, figurent les différences entre les deux colonnes
définies précédemment
On donne les renseignements complémentaires suivants concernant l’exemple étudié
 les sinistres payés en 1985 au titre des exercices antérieurs se montent à 100.000 F
 les commissions versées par l’assureur direct sont de 64.800F
 le sous total Autres Charges est de 69.700 pour cette catégorie
 les Produits des Placements sont de 22.000 F et la Charge des Placements est de 8.800
F.
Les commentaires que nous pourrions faire sur ce CEG avec réassurances sont les
suivants :
 si la société ne s’était pas réassurée à 50% le CEG aurait dégagé un bénéfice pour cette
catégorie. En effet, la perte est essentiellement due à l’augmentation de la cession d’une
année sur l’autre puisque la société a versé une entrée de portefeuille correspondante.
D’autre part, la commission de Réassurance ne rembourse pas tout a fait 50% du total
des Frais Généraux
 dans ces conditions, on peut supposer que cette perte ne devrait pas se reproduire dans
les exercices futurs, à condition de réajuster la commission de Réassurance et de ne pas
augmenter la cession de cette catégorie
 enfin on peut penser que cette augmentation de cession est inscrite dans une politique
d’expansion de cette catégorie puisqu’elle permet au cédant de souscrire davantage
sans augmenter ses risques.

2.4. Exercice d’application


Soit un traité en participation pour une catégorie IARD dont les caractéristiques sont les
suivantes :

Exercice 1984 Exercice 1985


Conservation 35%
Réassureur A ----- 30%
Réassureur B 50% Cession 20% Cession 70ù
Réassureur C 15% 65% 50%

100% 100ù

Les commissions prévues au traité sont de 30%


Les données comptables sont les suivantes

- Primes de 1985 comptabilisées en 1985 1.000.000


- Sinistres de 1985 comptabilisés en 1985 200.000
- Les entrées et sorties de portefeuille seront calculés au taux de 50
- Les primes de 1984 comptabilisées en 1984 s’élevaient à 800.000
- Les sinistres de 1985 restant à payer fin 1985 s’élevaient à 700.000
- Les risques en cours à la charge des réassureurs sont calculées à
36%
- Les sinistres de 1984 restant à payer à fin 1984 600.000
-

NOTA : Toutes les émissions indiquées concernent des primes annuelles payables d’avance.
Les sinistres restant à payer sont indiqués, hors chargement de gestion de 5%
Travail à Faire

52
1) Présenter les comptes techniques à 100% et les écritures correspondantes au journal de
la cédante
2) Indiquer la quote-part à la charge des réassureurs sont nanties par les titres déposés.
enregistrez les écritures d’ajustement des dépôts à fin 1985.
3. Les réserves
Ces réserves sont appelées réglementaires car elles font l’objet d’une réglementation. Nous
n’en ferons ici qu’une étude succeinte.
3.1.1. La réserve de capitalisation
C’est une réserve destinée à palier la dépréciation des valeurs évaluée conformément à l’article
R 332-19 et également la diminution de leur revenu.
Cette réserve est alimentée par des versements effectués lors de la vente, avec bénéfice, des
valeurs de l’art. R 332-19.
Dans le cadre d’investissement nouveau dans des valeurs de ce type, on prendra sur cette
réserve le montant nécessaire pour acheter suffisamment de titre afin de concerver un
rendement financier identique.

L’écriture de dotation sera du type :


Débit Crédit
8335 Dotation à la réserve de
X
capitalisation
135 Réserve de Capitalisation X

Le prélèvement s’effectue selon le processus inverse.


3.1.2. Réserve de fluctuation de change
Elle prend en charge les plus-values nettes de moins values résultant de la conversion des
monnaies étrangères au jour de l’inventaire et servant à compenser les moins-values nettes qui
pourront apparaître lors des inventaires ultérieurs. Ces plus-values non définitives ne sont pas
acquises à l’exercice mais mises en réserve.

L’écriture de dotation sera de type


Débit Crédit
8334 Dotation aux comptes de réserve
X
pour fluctuation de change
134 Réserve pour fluctuation de change X

Ecriture inverse pour les exercices où l’on enregistre une moins-value.

3.1.3. Réserve pour Remboursement de l’emprunt pour fond d’établissement


Elle permet de remboursement de l’emprunt pour fonds d’établissement lorsque ce
remboursement est inférieur à celui résultant de l’annuité constante.
a) Utilité de l’emprunt
Les sociétés à forme mutuel sont obligées à avoir un fonds d’établissement minimal destiné
à faire face aux dépenses des trois premières années prévu au plan de financement. Ce
fonds doit être entièrement versé dès la constitution définitive de la société . il est le p)lus
souvent constitué par recourt à l’emprunt. Les mutuelles peuvent également emprunter pour
constituer un fonds social complémentaire.
b) Principes de la Réserve
Il est fait obligation à la société emprunteuse de porter chaque année dans les charges de
l’exercice une somme constante correspondant u paiement des intérêts et au
remboursement de l’emprunt ou bien au paiement des intérêts et à la constitution d’une
réserve pour amortissement de l’emprunt.
En fait deux situations sont possibles :
 le remboursement obéit à la formule de l’annuité constante : chaque année on
rembourse les intérêts et une partie du capital emprunté
53
 le remboursement du capital est reporté à la fin du période, les intérêts étant payé
chaque année.
Il est nécessaire dans ce dernier cas de constituer chaque année une réserve pour
remboursement de l’emprunt pour fonds d’établissement.

3.1.4. Provisions pour Investissement


La dotation est effectuée dans la limite des sommes affectées à la participation de l’exercice
précédent.

L’écriture de dotation sera de type


Débit Crédit
8336 Dotation à la provision pour
X
investissement
136 Provision pour investissement X

En cas de non utilisation dans les délais, l’incorporation dans le compte de Pertes et Profits
L’écriture sera de type
Débit Crédit
136 Provision pour investissement X
8336 Dotation à la Provision pour X
investissement

3.1.5. Réserve pour cautionnement à l’étranger (compte 119)


Elle correspond à la part du cautionnement dans un pays étranger qui ne représente pas les
engagements techniques dans ce pays. L’exploitation à l’étranger des sociétés peut, en effet,
être subordonnées au dépôt d’un cautionnement en valeur ou en espèces. (compte 2861).
« Cautionnement Relatif aux opérations d’assurances ».. il ne peut y avoir compensation entre
les excédents de cautionnement sur certains pays et les insuffisances de cautionnement sur
d’autres pays.

L’écriture de dotation sera de type


Débit Crédit
831 Dotation aux réserves diverses X
119 Réserves pour cautionnement à X
l’étranger

Et en cas de perte probable des actifs correspondants, l’écriture sera de type


Débit Crédit
835 Dotation aux provisions pour pertes X
1599 provisions pour pertes de X
cautionnement

Toutes ces réserves sont données par l’intermédiaire des comptes de Pertes et Profits et
viennent donc amputer le résultat à distribuer.

3.2. Les réserves libres


Le résultat qui ressort du compte d e pertes et profits est donc un résultat net d’impôts et
d’obligation l égale particulière des sociétés d’assurances
Nous abordons donc maintenant un processus d’affectation du résultat.
Le résultat du compte de Pertes et Profits augmenté du report à nouveau de l’exercice
précédent et donc réparti conformément aux décisions de l’Assemblée des Actionnaires entre
les différents postes ci-dessous :

54
 Réserves dotées par des impératifs fiscaux
 Réserves correspondant à une exigence des statuts
 Réserves diverses (Réserves facultatives)
 Dividendes aux Actionnaires
 Tantième aux administrateurs

Exercices d’application
Reprenons les résultats qui ressortent du compte général de pertes et profits de l’exercice 1.5.4
soit 100.000
L’assemblée générale des actionnaires décide en juin 1984 de répartir ce bénéfice de la façon
suivante :
 affectation à la réserve des plus-values nettes à long terme : 20.000
 affectation à la réserve statutaire : 400.000
 dividendes distribuées aux actionnaires : 41.000
TRAVAIL A FAIRE
Compte tenu du report à nouveau de l’exercice précédent qui s’élève à 2.000 F
1) Présentez le compte de résultat en instance d’affectation
2) Enregistrez au jour les écritures d’affectation des bénéfices

55

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