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Par : M.

WANMENE TCHALIKISSAM

PLAN DU COURS
Objectif général
Objectifs spécifiques
Chapitre 1 : Soins infirmier en chirurgie oculaire
Chapitre 2 : Soins infirmier en chirurgie ORL
Chapitre 3 : Soins infirmier en Neuro chirurgie
Chapitre 4 : soins infirmier en chirurgie cardiaque

Objectif Général
L’EIDE3 doit être capable d’apporter les soins nécessaires à un
patient programmé pour une intervention chirurgicale dans les services
de spécialité tel que l’Ophtalmologie, la cardiologie, l’ORL et la
Neurologie.
Objectifs spécifique :
- Assurer les soins à un malade en chirurgie oculaire ;
- Administrer les soins à un patient admis en ORL pour subir une
trachéotomie ou une amygdalectomie ou une adénoïdectomie ;
- Assurer une prise en charge pour un patient admis pour une intervention
chirurgicale dans le trouble cardiovasculaire ou neurologique.

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CHAPITRE I : SOINS INFIRMIER EN CHIRURGIE OCULAIRE
Auprès d’un patient devant subir une intervention oculaire, l’infirmier doit :
 En préopératoire : assurer l’accueil et recueillir les données ;
 En peropératoire : rassembler le matériel opératoire et préparer le
patient ;
 En post-opératoire : assurer les soins immédiats au sortie du bloc les
jours suivants et jusqu’au départ du patient.

A. Rôle de l’infirmier dans les interventions chirurgicales oculaires


I. En préopératoire
 Accueillir le patient et l’installer dans sa salle ;
 Recueillir des données ou un entretient d’accueil qui permet
de cerner le problème de santé, d’apaiser les angoisses ou la
peur de répondre aux questions diverses ;
 La perception et la gestion de la santé par le patient doit-être
évaluer ;
 La nutrition, le métabolisme et l’élimination doivent être
également évaluer. En ce moment l’entretient permet de
mettre en évidence le problème d’incontinence et de proposer
les solutions. L’activité, l’exercice, le sommeil et le repos
doivent également être évaluer.
 L’évaluation des valeurs et croyances, la perception de soi, la
relation avec son entourage, l’adaptation et la tolérance au
stress ;
 Ensuite, l’IDE vérifie ou effectue le bilan sanguin
préopératoire. Il note tous les éléments pouvant contre-indiqué
l’intervention
Le soir, il ne restera qu’à vérifier que le dossier est au complet
(dossier médical, dossier de soins, radio, autorisation parentale si enfant
mineur). Une feuille de liaison service bloc viendra le compléter.
II. Jour opératoire
L’IDE doit assurer que le patient est bien à jeûne depuis minuit. Il a bien
effectué sa préparation locale (site d’opération, désinfection). L’IDE doit veiller
à ce que prothèse dentaire, bijoux, bagues soient enlever ainsi que le vernis. Il
donne la prémédication à l’heure prévue et le note sur la feuille de température. Il
installe le patient, il instille les collyres médiatiques selon la prescription de
l’intervention.

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III. Retour du bloc opératoire
o L’infirmier veille à l’installation du patient dans sa chambre
d’hospitalisation ;
o Il doit surveiller le pouls, la TA, l’état de conscience, la reprise de la
diurèse, le trouble digestif lié parfois au produit anesthésique.
En fonction des prescriptions de l’anesthésiste :
- L’infirmier calme la douleur,
- Il surveille le maintien de la réanimation ;
- Il vérifie que le pansement est bien en place, qu’il est compressif pour
qu’il n’y ait pas de saignement ;
- Il explique au patient qui doit observer le repos au lit jusqu’au
lendemain.

IV. Le jour 1 et le jour suivant


Le premier pansement est effectué par l’infirmier. Si la levé précoce est
autorisée, l’infirmier aide le patient pour ses premiers pas et sa toilette. Tous les
matins, l’infirmier effectue la réfection du pansement oculaire avec nettoyage de
la paupière au sérum physiologique, et instille les collyres prescrit, l’infirmier
éduque le patient à faire ses soins.
V. Au départ de l’hôpital
- L’infirmier évalue les acquis du patient quant à la réfection du pansement
et les collyres (instillation) ;
- L’infirmier donne si possible une fiche mémoire qui traite sur la réfection
du pansement et les activités permises ou déconseillées ;
- L’infirmier remet et explique les différentes ordonnances de sorties, le
prochain rendez-vous de consultation, l’arrêt de travail si nécessaire.

LES SOINS INFIRMIERS SPECIFIQUES A UNE CATHARATE


Il s’agit d’une intervention programmée. A la veille de l’intervention,
l’infirmier instille sous prescription médicale un collyre AINS qui diminue
l’œdème en post-op et favorise l’action de médiatique instiller une heure avant
intervention.
- La prévention des complications post-op, consiste en la surveillance
locale : surveiller la présence des douleurs, rougeurs ou
l’larmoiement. L’infirmier doit effectuer un pansement compressif ;

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la durée du pansement est de deux (02) à trois (03) jours et en accord
avec le chirurgien, l’infirmier programme le rendez-vous qui est
généralement de 15 jours.
- Le délai pour une intervention sur le second œil est de deux (02) à
trois (03) mois selon la décision du chirurgien.

B. SOINS INFIRMIER EN CAS DU DECOLLEMENT DE LA RETINE


APRES UN TRAUMATISME

I. Hospitalisation en urgence
Le patient doit accepter cette hospitalisation d’urgence qui conditionne le
pronostic. L’infirmier informe le patient de façon claire et précise les différentes
étapes du traitement, il doit rappeler de la survenu possible d’une cécité, il donne
au patient des moyens de se mettre en famille, l’infirmier participe au prélèvement
sanguin de laboratoire.
II. Assurer un repos à l’œil déficient
L’infirmier doit s’assurer de l’existence de la prescription des
mydriatiques ; il doit expliquer au patient les effets de ses collyres et
l’éblouissement à la lumière et au gène à la lecture.
III. Instituer une immobilisation
L’immobilisation doit être rigoureuse, pour cela, l’infirmier doit disposer
des objets à la portée des mains pour éviter le déplacement du patient, il doit
résoudre les problèmes de dépendance liés à l’immobilisation, pour cela, il doit
aider le patient de se lever ou à faire sa toilette au lit, il doit veiller à la prévention
d’escarre lié à l’immobilisation.
IV. En post-opératoire
- Surveillance des paramètres ;
- Administration des soins prescrits par l’ophtalmologue ;
- Surveiller l’apparition des complications sur l’œil opérer : la douleur, la
rougeur, l’œdème des paupières ;
- L’infirmier doit veiller au respect de la position du patient. La durée de
l’hospitalisation est de huit (08) à dix (10) jours et la levée est progressive.

V. Soins infirmier spécifique à une plaie oculaire


L’accueil du patient est une étape essentielle. Le patient arrive en urgence
et doit être fortement rassurer. Si cela est possible, l’infirmier effectue les recueils

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des données puis il fait appel à l’anesthésiste qui programme l’heure de
l’intervention avec le chirurgien qui prescrit en même temps le bilan pré-op en
urgence. L’infirmier vérifie si le patient a été vacciner contre le tétanos, dans le
cas contraire l’ajourner. Le patient est laissé à jeûne et effectuer sa préparation
pré-op. L’infirmier pose un cathéter et administre les ATB en IV et donne la
prémédication prévue par l’anesthésiste.
Dans les jours suivants, les soins infirmiers sont identique à ceux pratiquer
pour les autres interventions avec une évaluation de l’acuité visuel.
L’hospitalisation est de 5 à 8 jours, le traitement est poursuivi à domicile, un
rendez-vous de rappel de vaccination et un rendez-vous de consultation 15 jours
après la sortie, des consigne d’arrêt de travail et de repos.

CHAPITRE II : SOINS INFIRMIER EN CHIRURGIE ORL


I. Objectif de soins
Il existe trois (03) :
 Réduire au plus cours le délais d’hospitalisation (produisant les soins de
qualité aux patients, le suivi, l’asepsie, administration des produits…), en
assurant de soins infirmier de qualité afin de déceler et ou prévenir
d’éventuelle complication, en veillant a atténué la rupture avec le milieu
familial pour les enfants et le milieu habituel pour les adultes ;
 Assurer une surveillance efficace du malade :
 En s’informant du dossier médical ;
 En transmettant les données cliniques aux autres praticiens ;
 En anticipant sur le site opératoire et les soins infirmiers qu’il faut
prioriser en fonction de l’intervention ;
 En surveillant les prescriptions médicamenteuses.
 Eviter la régression et favoriser leur autonomie :
 En faisant participer les adultes à leurs propres soins ;
 En adaptant les modalités de traitement selon le type d’intervention
tout en pensant au mode de vie du sujet ;
 En débutant au plus tôt une rééducation vocale après laryngotomie.

II. Différents types d’intervention

A. Soins infirmiers en chirurgie de l’Oreille

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1. Préparation du malade
 L’accueil du malade est fondamental ;
 Sauf urgence, le malade est hospitaliser la veille de l’intervention et doit
bénéficier d’un bilan pré-op ;
 S’il présente une otorrée, un prélèvement sera adressé au laboratoire
d’analyse de bactériologie ;
 Préparer le champ opératoire par un nettoyage de la région péri-auriculaire
avec de l’iode povidol/bétadine, l’instillation auriculaire biquotidien d’un
antiseptique ;
 Le patient doit-être à jeûne depuis minuit à la veille de l’intervention ;
 Le jour de l’intervention préparer le malade, vérifie qu’il est bien à jeûne,
et le faire uriner et prendre sa TA une heure avant l’intervention ;
 Oter bijoux et prothèse, voir montre et bague.

2. Pendant l’intervention
 Préparer la salle de l’opération ;
 Vérifier le bon fonctionnement de l’appareil et répartir les tâches.

3. Soins post-opératoire
 Surveillance classique du réveil d’un patient pendant les trois premières
heures ;
 Réfection du pansement après 48h ou plus tôt en cas de douleur, il s’agit
souvent d’un pansement de propreté, la mèche intra-auriculaire n’est pas
touchable ;
 Application pendant deux mois d’un système de protection de l’oreille
contre un bruit fort surtout si le patient a été opéré d’une otospongiose ;
 Les fils autour de l’oreille sont retirés par moitié 7e jour et le reste plus tard
en absence de problème de cicatrisation, la mèche intra-auriculaire sera
retirée par le chirurgien au 8e jour sauf en cas de complication. Le patient
peut-être libérer au 2e jour en post-op et la suite du pansement sera fait en
ambulatoire.

4. IEC
 Prévenir le patient auditif qu’il peut mettre quelque temps à guérir et
prévoir un control audiométrique et une consultation ORL en terme de deux
mois.
 Eduquer le malade à éviter les milieux brûlant ou à introduire quoi
que ce soit dans l’oreille.

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B. Soins infirmier en Amygdalectomie/adénoïdectomie
1. Avant l’intervention
Si l’adénoïdectomie seul est engagé une hospitalisation de quelques heures
suffit, le sujet à jeûne arrivé une heure avant l’intervention, il est habillé.
S’il s’agit d’une amygdalectomie plus ou moins complète, le sujet se rendra
à l’hôpital la veille. Il faut rappeler que adénoïdectomie intervient lorsqu’elle
devient obstructive et qu’elle persiste au-delà de 10 ans chez l’homme. Les
végétations adénoïdale à l’origine des différentes pathologies (laryngite, trachéite,
rynite, otite, ronflement nocturne persistant) ; ce qui nécessite souvent l’exérèse
chirurgicale. L’amygdalectomie est indiquée en cas d’angine répétitive des
bronchopathies chroniques, des infections ganglionnaires cervicales trainante, des
complications d’origine amygdalienne (rhumatisme articulaire aigüe,
glomérulonéphrite aigüe ou chronique).
2. A la veille de l’intervention
 L’infirmier vérifie qu’aucun n’indice absolue ou temporaire s’oppose à
l’intervention ;
 Il prépare le bilan biologique. Autrement dit, le bilan hépatique, le
fonctionnement rénal, la radiographie pulmonaire chez l’adulte ;
 Avec l’anesthésiste, l’infirmier s’assure de la consultation préopératoire et
débute avec les soins locaux (la désinfection nasopharyngier).

3. Le jour de l’intervention
 Préparation du malade :
 Toilette oropharyngier avec brossage des dents suivit d’une
désinfection nasopharyngier ;
 Prise des paramètres ;
 S’assurer que le patient est à jeun et que le dossier médical est
complet ;
 Une demi-heure avant l’intervention, apprêter la prémédication et
installer le patient.

4. Pendant et après l’intervention


 Pendant l’intervention, l’infirmier peut : soit assister le chirurgien, soit
préparer l’accueil.
 Après l’intervention :
- Assurer la surveillance du réveil ;
- Surveiller les paramètres ;
- Surveillance des risques hémorragiques post-op ;

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- Après l’intervention, le malade peut-être allongé sur le côté pour
limiter au maximum les saignements post-op
L’hémorragie peut devenir très menaçante si elle n’est pas traitée et décelée
rapidement.
*Chez l’adulte le saignement se manifeste par des spectorations régulières et
sanguinolent parfois associer à un état d’agitation.
*Chez l’enfant, il peut s’endormir, le saignement passe inaperçu et ne peut-être
découvert que tardivement.
Dans tous les cas, alerté le chirurgien, faire un prélèvement sanguin pour le
control du taux d’hémoglobine, d’hématocrite et penser à demander
immédiatement le sang iso groupe.
- Surveiller la douleur ; elle est plus intense chez l’adulte que chez
l’enfant, caractérisé par des otalgies ;
- La douleur régresse progressivement en 03 à 04 jours chez l’enfant
et en 08 à 10 jours chez l’adulte.
Eviter tout manœuvre locale en raison des risques désinfections et
d’hémorragie.
- Au réveil, faire sucer le glaçon au malade ou donner un antalgique
de palier 3 ;
- Le processus de cicatrisation complet ce fait en 12 à 15 jours. Pour
cela, il faut lutter contre l’infection, par la désinfection du
nasopharynx et la surveillance de la T° avec un bon ATB de
couverture ;
- La reprise de l’alimentation ce fait à partir du réveil complet :
boisson glacé au début et une crème glacé le soir ; Elle se fera de
même selon l’évolution de la cicatrisation. Elle est liquide, froide ou
semi-liquide le lendemain et sur lendemain.
Au 3e jour, l’alimentation est semi-solide et tiède, fait de bouillie, viande.
Au 6e et 7e jour, une alimentation solide est autorisée et au-delà d’une semaine,
l’alimentation normale est autorisée.
IEC
- Repos à domicile durant la convalescence ;
- Mise en garde des risques hémorragique,
- En cas de fièvre ou de douleur, éviter la prise d’aspirine,
- Ne pas retirer la membrane blanche apparut en lieu et place de l’amygdale ;
- Contrôler la T° matin et soir ;

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- Donner le rendez-vous pour la consultation 15e après la sortie, mais revenir
plutôt en cas de vomissement et crachat sanguinolent.

III. Soins infirmier en Trachéotomie


1. Définition
C’est l’ouverture chirurgicale temporaire ou définitive de la face antérieure
de la trachée jusqu’au niveau de la peau. Elle nécessite le port permanent d’une
canule. Le larynx et la trachée restent en place, elle est différente de la
trachéostomie qui est l’abouchement définitif de la trachée à la peau.
2. Indications
 La respiration assistée prolongée ou répétée pour une insuffisance
respiratoire chronique sévère ;
 L’obstruction de l’anse bronchique en cas d’aspiration bronchique
impossible ;
 L’asphyxie par obstacle pharyngo-laryngier ou trachéale haute ;
 Tout situation rendant impossible l’intubation trachéale (un grand
délabrement maxillo-facial, le corps étranger, trismus cas de tétanos,
tumeur pharyngolaryngée, le corps étranger) ;

3. Les soins
a) Soins préopératoire
 Rassurer le patient et lui expliquer la nature et caractère de l’intervention ;
 Veiller à ce que le malade reste à jeun depuis le réveil ;
 Raser, désinfecter le cou, le menton, des membres inférieurs jusqu’au-
dessus des mamelons ;
 Rassembler tous les données du dossier médical ;
 Vérifier les constantes.
b) En per-op
 Préparer de la chambre d’hospitalisation ou de réveil du malade ;
 S’assurer de la bonne qualité, du bon fonctionnement du matériel et de
l’énergie ;
 Disposer des matériels nécessaires (les canules de rechange, compresse et
gants stériles).
c) Soins post-op
Selon l’intervention, le malade sort du bloc opératoire avec un pansement
cervical plus ou moins large mais qui laisse toujours un accés à la canule de la
trachéotomie. La surveillance d’une trachéotomie est biologique, radiologique et
clinique.

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 Clinique : dépistage de la difficulté respiratoire ou d’une infection (mesurer
la FR, la T°, vérifier les téguments) ;
 Radiologique : la pratique de la radio pulmonaire régulièrement pour
desceller les complications parenchymateuse ou puerpérale ;
 Biologique : la surveillance de l’hémostase, du sang, de l’état
bactériologique, du gaz.
Après la trachéotomie, les aspirations trachéobronchiques sont très
fréquentes car l’intervention et la canule provoquent une hyper salivation et
une hypersécrétion réactionnelle.
L’introduction de la sonde d’aspiration à travers la canule est suivie par
l’observation et l’auscultation clinique.

CHAPITRE III : SOINS INFIRMIER EN NEURO-CHIRURGIE


La neuro chirurgie porte sur l’évacuation d’hématomes sous-duraux,
extraduraux et intra duraux, l’ablation des tumeurs bénignes ou malignes, la cure
de la hernie discale, la greffe osseuse, la réparation des anévrismes.
Le rôle de l’infirmier comme dans les autres spécialités reste indispensable
pendant l’intervention chirurgicale pré, per et post op.
1. Soins préopératoire
L’intervention est soit programmée, soit réalisée en urgence. La préparation
consiste en :
Raser et désinfecter à la bétadine ;
Assurer une bonne préparation psychologique pour les patients conscients ;
Préparer le dossier du patient.

2. Les soins post opératoires


Les objectifs de soins seront :
Maintenir les fonctions vitales ;
Identifier et prévenir les complications. Pour cela, il faut éviter
l’hypercapnie en assurant un apport en oxygène optimal pour une
ventilation correcte du cerveau. Cette ventilation doit être surveiller et
contrôler pour éviter la saturation artérielle ;
Installer le patient la tête surélevée à 30° afin d’assurer un meilleur drainage
du sang veineux intracérébral ;

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Assurer une analgie et une sédation. Elle est réalisée par l’administration
de Benzodiazépine ou de Fentanyl donc les buts sont :
 L’adaptation du patient au respirateur ;
 L’alimentation ou la disparition des grandes manifestations neuro
végétative ;
 L’hypertonie musculaire et de la décérébration.
La surveillance clinique neurologique. Elle est effectuée par le score de
Glasgow, les réflexes photo moteur, la surveillance neuro végétatif grâce à
un système de monitoring ;
L’équilibre hémodynamique surtout en chirurgie crânienne doit être
monitorer afin de surveiller les constantes et les corrigées.

TRAITEMENT PREVENTIF
Il concerne les risques d’aggravations des œdèmes cérébraux, des crises
d’épilepsie et des risques infectieux. On traite l’œdème cérébral par les
corticoïdes ou Mannitol et l’épilepsie par Dépaquine à la seringue électrique et
enfin, assurer la surveillance des complications.

CHAPITRE IV : SOINS INFIRMIER EN CHIRURGIE CARDIAQUE

Les différentes pathologies nécessitant les interventions chirurgicales sont :


Les coronaropathie (le pontage coronarien, l’anévrisme du ventricule
gauche) ;
Les pathologies valvulaires (plastie mitrale et aigüe) ;
Les transplantations cardiaques ;
Les pathologies vasculaires.

I. Soins préopératoire
L’accueil s’effectue deux jours avant l’intervention et consiste en une prise
de contact importante, la présentation des locaux. Cet accueil permet de recueillir
les informations pour élaborer un dossier administratif :
Rassurer le patient, lui apporter les informations afin d’éviter
l’angoisse et la panique ;
Connaître l’histoire de la maladie et les facteurs de risque. A moins
un jour de l’intervention, il faut apprêter le dossier du malade.
La préparation physique consiste à :

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o L’épilation large et minutieuse selon chaque types
d’intervention ;
o Douche d’antiseptique avant et après l’épilation ;
o Badijonnage à la Bétadine ;
o Prémédiquer le patient.

II. Le jour de l’opération


Vérifier les paramètres ;
Se rassurer que le patient est à jeun ;
Enlever les prothèses, bijoux, bracelet et l’habiller en tenue du bloc ;
Se rassurer que le patient est à jeun ;
Rassembler les objets de valeur.

III. Soins post-opératoire


Les soins post-op immédiats en réanimation consiste à :
L’extubation des normalisations des températures et reprise de la
ventilation ;
L’ablation du drain pleural après tarissement des sécrétions ;
Bilan neurologique.
Dans les jours suivants, surveillez les constances dans un système de
monitoring, vérifier la température, le repas sera au départ très liquide. Au
moment de libérer le malade, il devra bénéficier d’une bonne éducation sanitaire
sur les facteurs de risque, une bonne hygiène alimentaire et de vie. Le patient sera
suivi par son médecin traitant jusqu’au rétablissement complet.

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