Vous êtes sur la page 1sur 25

1

Travaux Pratiques d’Electrostatique et Magnétostatique


Année Universitaire 2021 – 2022
Réalisé par Pr. A. LARACH
Responsables du TP : Pr. M. OULCAID & Pr. S. ESSAGHIR

Filière : Première Année Préparatoire au Cycle Ingénieur

1
2

DÉROULEMENT DES TRAVAUX PRATIQUES

Les travaux pratiques s’effectuent par petit groupe. Chaque groupe effectuera 3 TP de 2h qui
sont les suivants :
- boussole et champ magnétique
- Balance électromagnétique
- Capacité d’une Sphère Isolée.
Mode de roulement

Chaque binôme suivra les rotations des TP imposées selon le schéma suivant :

TP1

TP3 TP2

Soin du matériel :

Tout groupe est responsable du soin du matériel dont il dispose durant la


manipulation. La table de manipulation doit être rangée à la fin de la séance de
manipulation.

Présence :

L’assiduité aux TP est obligatoire, la présence sera notée durant chaque séance de
TP.

Déroulement de la séance de manipulation :

Avant toute séance de TP, il appartient à l’étudiant de faire une préparation sérieuse
des manipulations, en assimilant les théories correspondantes, et se référer, au besoin, à
d’autres ouvrages plus complets.
Pour chacune des manipulations, le texte correspondant comprend deux parties :
 la première est consacrée à la position du problème et aux rappels théoriques,
 la deuxième est consacrée aux mesures, exploitations et interprétations des résultats.

2
3

Introduction

I. Erreurs et incertitudes

Toute étude d'un phénomène physique conduit à des mesures. Il est absolument
nécessaire de connaître la confiance que l'on peut accorder à ces mesures si l'on veut les
comparer à des résultats théoriques. C'est pourquoi, il est indispensable de rechercher la
marge d'incertitude associée aux résultats expérimentaux.
Les erreurs et les incertitudes sont de plusieurs sortes :
 l'introduction d'appareils de mesure dans un circuit modifie la grandeur à
mesurer et provoque une erreur systématique.
 l'appareil de mesure n'étant pas parfait, il introduit une incertitude que l'on
peut calculer à partir de sa "classe".
 l'expérimentateur, lui-même, commet une incertitude de lecture dans
l’appréciation des indications données par appareil.
I.1 Incertitude absolue et Incertitude relative :

a) Incertitude absolue :

C’est la limite supérieure de l’erreur commise lors de la mesure d’une grandeur


physique G, elle est notée ∆G et elle est toujours positive.
Si G est la grandeur physique à mesurer et GO le résultat de la mesure on a la vraie valeur de G
se trouve comprise entre GO - ∆G et GO+∆G.
b) Incertitude relative :

L’incertitude relative permet d’estimer la précision sur le résultat obtenu, elle est
ΔG
=. .... ...%.
donnée en pourcentage et on la note : G

On écrit donc le résultat de mesure d’une grandeur G sous l'une des formes suivantes :

G = GO  G unité SI

G = GO à G/GO % près unité SI

GO - ∆G < G < GO+∆G unité SI

3
4

I.2 Evaluation des incertitudes dues à l’appareil et à l’expérimentateur


a) Incertitude due à l'appareil
La classe d'un appareil analogique se définit en pourcentage du calibre sur lequel on
utilise l'instrument. Elle permet de calculer l'incertitude absolue (ΔG)cl sur la grandeur G
mesurée par la relation :
Classe
( ΔG )cl= ×Calibre
100 (1)

Cette incertitude relative est la même quelle que soit la position de l'aiguille pour un
calibre donné.
Pour avoir l'incertitude relative (ΔG/G)cl la plus faible possible, il y'a intérêt à effectuer la
mesure sur le calibre qui donne la plus grande déviation.

b) Incertitude due à la lecture (ΔG)lect 


L'expérimentateur commet une incertitude sur la lecture de la grandeur à mesurer qu'il
doit préciser lui-même.
Supposons qu'un ampèremètre utilisé sur le calibre 300mA comporte 150 graduations,
et que l'on fait les mesures à mieux d'une demi-graduation. La mesure est effectuée avec une
incertitude de lecture (ΔI)lect telle que :

(ΔI)lec= (0,5/150)300 = 1mA (2)


Cette incertitude de lecture est prise égale à zéro pour les appareils à affichage numérique.

c) Incertitude totale
C’est la somme de (ΔG)tot est :
(ΔG)tot = (ΔG)lect + (ΔG)cl (3)

Remarque: Dans certains cas, il peut être difficile d'apprécier les incertitudes de mesure, on
est alors amené à rechercher une évaluation de l'incertitude absolue en recommençant
plusieurs fois la mesure.

Soit gl, g2, ..., gn les valeurs mesurées répétées n fois pour une grandeur donnée G. La valeur
moyenne de G est alors gm :

( gl+ g 2+...+ g n)
gm = (4)
n

4
5

et l'incertitude absolue ΔG de la mesure est la plus grande des valeurs :

│g1 - gm│, │g2 - gm│, ..., │gn - gm│ (5)

ΔG= sup |gi −g m| avec 1≤i≤n (6)

I.3. Calcul d’incertitude d’une grandeur non élémentaire

1. Problème : Une grandeur non élémentaire X se calcule à partir de grandeur x, y et z à l'aide


d'une fonction f : X = f(x, y, z) ; x, y, z sont obtenus par lecture directe d'instruments de
mesure ou de composants, f est une fonction sans problème.

Connaissant les résultats expérimentaux élémentaires : xo, yo, zo, xo, yo et zo, quels sont
les résultats numériques : Xo et Xo ?

2. Réponse :

- le résultat numérique de X est Xo = f(xo, yo, zo).


- le calcul de Xo passe par le développement limité de la fonction f autour du point
(xo, yo, zo).

3. Développement limité au 1er ordre de f autour du point (xo, yo, zo) :

Si x, y et z varient autour du point (xo, yo, zo) des quantités dxo, dyo et dzo, la variation
correspondante de f est df (xo, yo, zo) telle que :

df (xo, yo, zo) = f (xo + dxo, yo + dyo, zo + dzo) – f (xo, yo, zo)

= f ’x (xo, yo, zo) dxo + f ’y (xo, yo, zo) dyo + f ’z (xo, yo, zo) dzo

Où f ’x (xo, yo, zo) est la valeur prise par la dérivée partielle de f par rapport à x au point (xo,
yo, zo).

4. L'incertitude Xo :

On ne connaît pas les signes de dxo, dyo et dzo. On se place dans le cas le plus défavorable où
toutes les causes d'erreur s'ajoutent :

Xo = |f ’x (xo, yo, zo)|xo + |f ’y (xo, yo, zo)|yo + |f ’z (xo, yo, zo)|zo

5. Méthode de calcul rapide :

En pratique, au premier ordre, on se contente d'écrire la différentielle totale :


dX = df (x, y, z) = f ’x (x, y, z) dx + f ’y (x, y, z) dy + f ’z (x, y, z) dz

En passant à l’incertitude, on obtient :

5
6

X = df (x, y, z) = |f’x(xo, yo, zo)|xo + |f ’y(xo, yo, zo)|yo + |f ’z(xo, yo, zo)|zo

6. Exemples :

X = a xn ym ( a, n et m sont des constantes numériques).

Résultats élémentaires : xo, xo, yo, yo.

Valeur expérimentale : Xo = a xon yom.

Incertitude relative : ln X = ln a + n ln x + m ln y

d ln X = n d ln x + m d ln y

dX/X = n dx/x + m dy/y

Xo/Xo = n xo/xo + m yo/yo

Dans le cas où f se présente comme un produit, un quotient ou une puissance, il est


souvent plus aisé de calculer directement l'incertitude relative que l'incertitude absolue.

II. Représentation graphique (tracé de courbes)

1. La loi à étudier est connue 

Dans la plupart des expériences, on étudie la loi de l'évolution d’une grandeur Y en


fonction de la variation d'une autre variable X :

Y = f(X)

2. Choix des variables et du papier (décimal, semi-log, ou log-log) :


Chaque fois que cela est possible, il faut choisir des variables et un type de papier
(décimal, semi-log, log-log) tels que Y = f(X) se réduise à une droite : c'est en effet la forme
la plus facilement contrôlable et interprétable.
Exemples

 Le déphasage  dans un circuit RC en fonction de la fréquence est donné par la


relation : tg  = 1/(2RC). En adoptant les variables Y = tg  et X = 1/ = T et en
utilisant du papier millimétré, on obtient une droite.

 La période des oscillations d'un pendule de torsion varie avec la longueur ℓ du


pendule selon la loi : T = a ℓ  (a et  sont des constantes). On observe la variation de
T en fonction de ℓ . En remarquant que [ log T = log a +  log ℓ ], on a deux
possibilités pour obtenir une droite :
- Papier décimal et les variables Y = log T et X = log ℓ .

6
7

- Papier log - log dont les deux échelles sont logarithmiques : il suffit de reporter
directement T et ℓ sur ces échelles.

3. Graduations des axes de coordonnées :

Sur tout axe de coordonnées doivent être indiquées une échelle et une unité. Le choix
des échelles repose sur deux contraintes :

 la lecture des échelles doit être immédiate sans risque d'erreur.


 connaître au préalable les limites de la zone utile Y = f(X) pour que la partie utile
de la courbe soit bien développée.

4. Tracé de courbes et interprétation des résultats :

Ce sont les rectangles (ou les barres) d'incertitude qui représentent les mesures et qu'il
ne faut donc pas systématiquement joindre les points (Xi, Yi) entre eux par une courbe
"forcée" ne présentant aucun intérêt.

En général, il existe tout un faisceau de droites passant par tous les rectangles (ou barres)
d'incertitude. II faut alors représenter les droites de pentes extrémales (Pmin et Pmax).

 Si la droite passe théoriquement par l'origine, le point (0, 0) est supposé sans
incertitude ; les droites de pentes extrémales se rejoignent à l'origine (voir figure
1).
 Si la droite ne passe pas par l'origine, les droites de pentes extrémales se croisent
en un point différent de l'origine (voir figure 2).

Y = f(X) Y = f(X)
Pmax
Pmin Pmax
Pmin

0 X X

Fig. 1 : Courbe de la forme Y = a X Fig. 2 : Courbe de la forme Y = a X +b

7
8

TP 1 : boussole et champ magnétique


1. Objectif

Mettre en évidence le champ magnétique crée par un courant électrique circulant dans un
conducteur de différentes formes à l’aide d’une boussole.

2. Partie théorique

2.1. Boussole et champ magnétique terrestre

La Terre produit un champ magnétique de


l'ordre de 10 µT. Ce champ est de nature
dipolaire et peut s'interpréter comme lié à
l'existence d'un dipôle magnétique au centre
de la Terre de moment magnétique
23 2
m ≈10 A m  et dont l'axe est quasi aligné
avec l'axe des pôles.
Le dipôle pointe vers le Sud géographique de
telle sorte qu'une boussole à la surface de la
Terre indiquera le Nord Géographique.
Autrement dit, le Nord géographique est un
pôle sud magnétique.
En réalité, l'axe nord-sud magnétique n'est
pas confondu avec l'axe Sud-Nord
géographique. Il est incliné de 11,5° et subit
quelques fluctuations journalières. Fig. 1 : Champ magnétique terrestre.

La Terre se comporte donc comme un aimant et possède un pôle nord et un pôle sud
magnétiques. Le champ magnétique de la Terre reliant les deux pôles peut se modéliser à
l’aide de lignes de champs émanant d’un pôle pour rejoindre l’autre pôle.

Lorsqu’un aimant peut se déplacer librement dans un champ magnétique, il va s’aligner


avec le champ. Dans le cas d’une boussole, son aiguille est un aimant qui est positionné sur un
petit pivot lui permettant de tourner et de s’aligner sur les lignes du champ magnétique
terrestre, chaque extrémité de l’aiguille de la boussole pointant vers un pôle.

Il est à noter, que le coté de l’aiguille pointée vers le nord est en fait le pôle sud de
l’aimant, et inversement. En effet, lorsque l’on approche deux aimants leurs pôles identiques
se repoussent (N-N ou S-S). A l’inverse deux pôles opposés (N-S ou S-N) s’attirent. Le pôle
sud de l’aiguille de la boussole sera donc bien celui qui va être attiré par le pôle nord terrestre.

8
9

2.2. Appareil d'Oersted


Oersted, professeur de physique à
Copenhague, fit connaître, en 1819, une
découverte qui lia intimement le magnétisme
et l'électricité. L’expérience d'Oersted
consiste à positionner le support pour que le
cadre d'aluminium soit dans l'axe de
l'aiguille. Lorsqu'on fait passer un courant
dans ce fil, l'aiguille aimantée dévie, elle a
tendance à se placer perpendiculairement au
fil. Cela met en évidence qu'un conducteur
parcouru par un courant électrique produit un
champ magnétique. Si on change le sens du Fig. 2 : Appareil d’Oersted.
courant, l'aiguille dévie en sens inverse.

2.3. Champ magnétique crée par un circuit électrique conducteur de


différentes formes.

Les figures suivantes indiquent les lignes de champ magnétiques induit par différents formes
de conducteur.

a) Aiment en U

Fig. 3 : Lignes de flux magnétique d’un aiment en U.

b) Conducteur linéaire

Fig. 4 : Lignes de flux magnétique d’un conducteur linéaire.

9
10

c) Conducteur solénoïde

Fig. 5 : Lignes de flux magnétique d’un solénoïde.

d) Spire circulaire simple

Fig. 6 : Lignes de flux magnétique d’une spire circulaire simple.

e) Spire circulaire multiple

Fig. 7 : Lignes de flux magnétique d’une spire circulaire multiple.


10
11

3. Manipulation

3.1. Module conducteur linéaire

Fig. 8 : Module conducteur linéaire.

 Connecter le module au générateur de courant à l'aide des câbles fournis.


 Placer la boussole fournie sur la base des différents modules et observer et interpréter
l'orientation de l'aiguille en l'absence de courant.
 Allumer maintenant le générateur de courant et fournir du courant (5A).
 Observer comment l'aiguille de la boussole se déplace, c’est-à-dire dans quelle
direction et avec quelle intensité.
 Interpréter le résultat observé.

3.2. Module avec solénoïde

Fig. 9 : Module conducteur avec solénoide.

 Connecter le module au générateur de courant à l'aide des câbles fournis.


 Placer la boussole fournie sur la base du module et observer et interpréter l'orientation
de l'aiguille en l'absence de courant.

11
12

 Allumer maintenant le générateur de courant et fournir du courant (5A).


 Observer comment l'aiguille de la boussole se déplace, c’est-à-dire dans quelle
direction et avec quelle intensité.
 Interpréter le résultat observé.

3.3. Module avec spire circulaire simple et multiple

Fig. 10 : Module conducteur avec spire circulaire simple et multiple.

 Connecter le module au générateur de courant à l'aide des câbles fournis.


 Placer la boussole fournie sur la base des différents modules et observer et interpréter
l'orientation de l'aiguille en l'absence de courant.
 Allumer maintenant le générateur de courant et fournir du courant (5A).
 Observer comment l'aiguille de la boussole se déplace, c’est-à-dire dans quelle
direction et avec quelle intensité.
 Interpréter le résultat observé.

3.4. Appareil d'Oersted

Fig. 11 : Appareil d’Oersted.

12
13

 Connecter 1'appareil au générateur de courant à l'aide des câbles fourmis en utilisant la


douille noire et l'une des deux douilles rouges.
 Le courant circulera dans une seule direction selon le sens de circulation et l'intensité
du courant, on aura un certain déplacement de l'aiguille de la boussole.
 Maintenant, connecter le générateur à la douille noire et à l'autre douille rouge.
Interpréter le résultat observé.
 Maintenant, inverser les polarités sur le générateur lui-même. Interpréter le résultat
observé.

13
14

TP2 : Balance Electromagnétique


1. Objectifs
 Vérification de la loi de Laplace.
 Mesure de champ magnétique.
 Vérification de la loi du champ magnétique à l’intérieur du solénoïde.

2. Partie Théorique
La force électromagnétique qui se produit lorsqu’un champ magnétique B interagit avec un
élément de circuit dl traversé par un courant électrique d’intensité i est définie par la
deuxième loi de Laplace :

dF=i . d l × B

A partir de laquelle on obtient le module de la force

dF=i . dl × B . sin ( α )

Où α est l’angle identifié par les vecteurs d l et B .

Une multitude de faits expérimentaux sont interprétés et expliqués avec la loi de Laplace ci-
dessus qui peut être vérifiée sur le plan expérimental avec la balance électromagnétique de
Cotton.

3. Dispositif expérimental
Ce dispositif est constitué d’une balance dont à l’extrémité de l’un des bras se trouve une
spire dans laquelle circule un courant électrique continu d’une intensité maximale de 15 A.

Fig. 1 : Balance électromagnétique.

14
15

La tension d’alimentation doit être appliquée aux bornes A et B.

En l’absence de forces électromagnétiques, équilibrer les bras en plaçant des masses à


l’extrémité du bras de la balance ou en agissant sur le curseur coulissant C.

Il y a deux possibilités :

 La spire peut être disposée entre les expansions d’un aimant permanent M, dans lequel le
pôle Nord est coloré en rouge. L’aimant peut être tourné d’un certain angle par rapport à
la spire, vérifiant ainsi la loi de Laplace.
 La spire peut être placée à l’intérieur d’un grand solénoïde S, dans lequel le courant
circulant peut avoir une intensité maximale de 15 A.

La balance est connectée selon le schéma de la figure ci-dessous.

Fig. 2 : Connexion électrique de la balance.

La résistance de limitation doit être connectée en série entre le bloc d’alimentation 1 et la


balance. L’alimentation 2 est connectée à la bobine. Si l’aimant en U est utilisé, seul le
premier bloc d’alimentation est nécessaire.

15
16

4. Spire dans un champ magnétique permanent

Fig. 3 : Montage avec aiment permanent.

Lorsqu’un conducteur linéaire de longueur l, traversé par un courant électrique continu


d’intensité I, se trouve dans un champ magnétique d’induction B, placé dans une direction
perpendiculaire aux lignes de flux de champ, il est soumis à une force dans la valeur est :

F=B . I .l

Et dont la direction et le sens sont attribués par la règle de gauche.

Fig. 4 : Direction du champ magnétique.

Si le conducteur forme un angle α avec la direction des lignes de flux du champ magnétique
l’intensité de la force varie avec sin(α )

F=B . I .l . sin ( α )

16
17

Pour mesurer la force agissant sur la section horizontale de la spire, nous disposons la spire
perpendiculairement aux lignes de flux du champ magnétique comme dans la figure suivante.

Fig. 5 : Disposition de l’aiment permanent entre la spire.

4.1. Variation de F en fonction du courant I

Choisir α =90 ° , Varier l’intensité du courant I et remplir le tableau ci-dessous

I (A) 3 4 5
M(g)
F(N)
B(T)

4.2. Variation de F en fonction de l’angle α

Fixer le courant I à 5A, varier l’angle α et remplir le tableau ci-dessous

α (°) 90 80 70
sin(α )
M(g)
F(N)
B(T)

5. Spire dans le champ magnétique d’un solénoïde


Le champ magnétique à l’intérieur d’un solénoïde formé de N spires, traversé par un courant
électrique I ' et réparties sur une longueur l ' , présente une induction dont la valeur est :
'
N. I
B=μ 0 '
l

17
18

Où μ0 =4 π .10−7 (SI ) et dont les lignes de flux à l’intérieur du solénoïde, sont parallèle à l’axe
et orientées comme indiqué dans la figure suivante :

Fig. 6 : Lignes de flux à l’intérieur du solénoïde.

Retirer l’aiment permanent et le remplacer par le solénoïde comme indiqué sur les deux
figures suivantes :

Fig. 7 : Position du solénoïde dans la balance électromagnétique.

Fig. 8 : Montage de la position du solénoïde dans la balance électromagnétique.


Connaissant le nombre N spires, la longueur l ' du solénoïde, à la variation du courant
électrique I ', le champ magnétique à l’intérieur du solénoïde est calculé par la formule :

18
19

'
N. I
B=μ 0
l'
a. Montrer que :
F .l '
N= '
μ0 . l . I . I
b. Montrer que :

∆ N =N ( ∆ F ∆ l ' ∆ I ∆ I ' ∆ l ∆ μ0
F
+ ' +
l I
+ ' + +
I l μ0 )
c. Compter le nombre Nc de spires du solénoïde.
d. Fixer le courant I qui circule dans la spire à 5A.
e. Fixer le courant I ' qui circule dans le solénoïde à 5A.
f. Déterminer la masse M (force F) utilisée pour équilibrer la balance.
g. Compléter le tableau ci-dessous et calculer le nombre de spires N du solénoïde.
h. Comparer la valeur de N à la valeur comptée Nc.

I (A) 5±0,1
I (A)
'
5±0,1
l (m) …………±……
l (m)
'
…………±……
μ0 ( SI ) −7
4 π . 10 ± 0
m (g) ……………..±0,1g
g(N/Kg) 9,81 N/kg
F=mg (N) …………………….
∆ F=g.∆ M ……………………
N ……………………
∆N ……………………

19
20

TP3 : Capacité d’une sphère isolée

I. Objectifs du TP

Il s'agit de comprendre le principe de l'accumulation de charges sur des conducteurs. Sera


étudié dans ce TP :
 La capacité de conducteurs sphériques isolés

Précautions à prendre :

Vous allez manipuler des tensions élevées (quelques kV).


-Veillez donc à ne pas toucher le condensateur et les sphères lorsqu'elles sont sous
tension.
-l’amplificateur est un appareil très fragile.
Ne jamais lui appliquer directement la haute tension.
La tension de sortie ne doit en aucun cas dépasser 10 V.
-Toujours appeler l'enseignant avant de mettre la source haute tension en
fonctionnement

II. Théorie

Conducteur isolé

Un conducteur en équilibre ne possède pas de charge en volume. Les charges libres se


localisent donc en surface selon une répartition σ(M) qui dépend de la géométrie de ce
dernier.
Un conducteur chargé à un potentiel donné V possède une quantité de charge totale Q
qui n'est fonction que de V.
La capacité d'un conducteur isolé (Ciso) est définie par le rapport de la quantité de
charges Q divisé par le potentiel du conducteur V :

Q
C iso=
V

20
21

Dans le cas d'un conducteur sphérique de rayon R, et possédant une charge Q, le potentiel que
celui-ci créé pour r⩾R est :

Q
V ( r )=
4 π ε 0r

La capacité Ciso d'un conducteur sphérique vaut donc :

Ciso=4πε0R

Ciso ne dépend donc que du rayon R de la sphère.


Si un milieu matériel est inséré entre les armatures du condensateur, sa capacité est multipliée
par un facteur εr qui représente sa permittivité relative.

III. Capacité de sphères isolées

a) Principe

Vous disposez de trois sphères conductrices de rayons différents (notés R1< R2 <R3).

L'objectif consiste à mesurer la capacité de ces sphères en transférant les charges


qu'elles ont accumulées sur un condensateur de capacité connue Cm=10nF relié à un
amplificateur de tension : une fois la sphère chargée, sous une tension V, par contact avec une
sphère d’épreuve reliée au générateur de haute tension, celle-ci est isolée puis reliée au
condensateur Cm.

La charge Q portée par la sphère se répartie alors sur le condensateur Cm et sur la


sphère elle-même (condensateurs en parallèle) (voir le schéma ci-dessous).

Fig. 1 : Sphère en parallèle avec un condensateur Cm placé à l’intérieur d’un amplificateur.

21
22

b) Calculs préliminaires

1- A l’aide du pied à coulisse, mesurer les diamètres d1=2R1, d2=2R2 et d3=2R3 des
sphères et calculer leurs capacités théoriques C1th, C2th et C3th.

Diamètre (mm) Rayon (mm) Capacité C (pF)


d1= R1= C1th=
d2= R2= C2th=
d3= R3= C3th=

2- Le condensateur de mesure possède une capacité Cm.

Exprimer la tension Um que devrait délivrer l'amplificateur en fonction de V, Cm et de C.

c) Fonctionnement de l'amplificateur

L’amplificateur est présenté sur la figure suivante. Il est utilisé en mode électromètre (grande
résistance interne).
La capacité de mesure Cm de 10 nF est placée à l'intérieur, en parallèle au connecteur BNC
d'entrée (1).
L'électromètre délivre ainsi une tension U aux bornes de la sortie (2) qui correspond à la
tension Um aux bornes de la capacité de mesure Cm multipliée par le facteur d’amplification
choisi

22
23

Fig. 2 : Amplificateur utilisé.

La mesure doit être effectuée par contact. Avant chaque mesure, un zéro doit être effectué en
appuyant sur le bouton 3, et en ajustant éventuellement le potentiomètre 4.

NE JAMAIS BRANCHER L'AMPLIFICATEUR DIRECTEMENT A LA SOURCE DE


TENSION.

VI- Partie pratique 

a) Mode Opératoire : Montage

1- Réaliser le montage de la figure suivante.

Ne pas oublier de mettre la résistance de protection de 10MΩ sur la borne + de la source HT.

Fig. 3 : Montage de mesure.

Le conducteur sphérique de diamètre inférieur (1) monté sur un support isolé, est branché au
pôle positif (2) de l'unité d'alimentation de haute tension (3) du module par un câble à haute
tension. Ce pôle est protégé en courant par une résistance de protection de 10 MΩ. Le pôle
négatif est relié à la terre (4). Cette sphère est mise en contact avec la sphère d'essai (5) pour
des temps brefs pour charger cette dernière. Une fois chargée la sphère d'essai, éteindre l'unité

23
24

d'alimentation de haute tension et effectuer la mesure avec l'amplificateur (6). Utiliser l'entrée
de haute impédance (7) (Electrometer Input = entrée de l'électromètre) pour exécuter la
mesure comme indiqué dans le schéma ci-dessous : déplacer le commutateur vers le haut et
configurer l’amplificateur de la manière suivante :

 Gain d'amplification : x1
 Fréquence du filtre passe-bas : BYPASS

A l'intérieur, en parallèle au connecteur BNC d'entrée, on a branché un condensateur de


référence de 10 nF : le bouton Discharge (décharge) permet de décharger ce condensateur à la
fin de chaque mesure. Brancher un multimètre (8) à la sortie de l'amplificateur pour mesurer
la tension produite par la charge de la sphère conductrice sur la capacité connue. Lire la valeur
de tension sur le multimètre et la noter. Pendant la phase de charge, insérer la sonde de
tension (9) dans le support isolant de l'équipement, référé au potentiel de la terre par un câble.
A la fin de cette phase, on doit toujours remettre à zéro la tension (en éteignant l'unité
d'alimentation). Après chaque mesure, augmenter la tension de charge d'1 kV. Avant de
charger à nouveau la sphère d'essai, on doit la décharger à travers un contact avec câble de
mise à la terre. Effectuer un certain nombre de mesures et considérer la valeur moyenne. Si on
suppose que Um: soit la valeur de la tension de sortie mesurée et V la tension sortant de l'unité
d'alimentation à haute tension, Q la charge accumulée, Cx la capacité inconnue du conducteur
sphérique, Cm la capacité de valeur connue (égale à 10 nF) du condensateur en parallèle, on
peut écrire la formule suivante :

Q=CxV=(Cm+Cx)Um.

b) Expériences : mesures

Réglons la tension d’alimentation V à quelques KV exemple : 1KV, et mettons en


contact la petite sphère d’épreuve avec la sphère dont nous cherchons à mesurer la capacité.
Après avoir isolé la sphère de la source de tension. Nous relions le cordon de mesure entre la
capacité de mesure et la sphère et nous mesurons au voltmètre la tension Um.

Nous pourrons ensuite décharger la sphère (par contact du fil volant avec la sphère) et
mettre à zéro la tension du voltmètre. Ensuite changer la tension d’alimentation V pour une
autre mesure.

b-1) Remplir les tableaux suivants.

Sphère 2 : d2=2R2= mm


V (KV) 1 2 3 4 5 6 7 8

Um (V)

24
25

Sphère 3 : d3=2R3= mm


V (KV) 1 2 3 4 5 6 7 8

Um (V)

b-2) Représenter Um en fonction de V avec les rectangles d’incertitudes sachant que ∆


V=0,1KV et ∆ Um=0,2V.
b-3) Tracer les pentes Pmin et Pmax et déduire la pente moyenne Pmoy.
b-4) En déduire par la suite la capacité de chaque sphère ainsi que son incertitude absolue.
b-5) déterminer l’erreur relative par rapport à la valeur théorique déterminée précédemment.
|C i−C ith|/C ith Avec i=1, 2 et Conclure.

25

Vous aimerez peut-être aussi