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C.A.P.

de mutation de greffiers
Il n’y a pas de rang de classement pour les mutations des
greffiers, qu’on se le dise !!!
Contrairement à ce que peut dire et même écrire une organisation irresponsable, il n’y a pas
de rang de classement en C.A.P., ce serait bien trop simple !

Les représentants (élus) à la C.A.P. sont destinataires de documents de travail une quinzaine
de jours avant la réunion de la commission. Ces documents reprennent toutes les candidatures à un
mouvement et les agents apparaissent autant de fois qu’ils ont formulé de desiderata.

A l’intérieur des livrets, les candidatures sont présentées sur la base des critères de la circulaire
du 30 août 2007 sur les mutations et réintégrations, ce texte reprenant les dispositions de l’article 60
de la loi n/ 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de
l’État, fixant les priorités statutaires (rapprochement époux/PACS, personne bénéficiant d’une
reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé <R.Q.T.H>, personne affectée depuis plus de 5
ans dans une zone urbaine sensible <Z.U.S.>) et définissant un barème de points selon la situation. Ce
barème prend en compte, la priorité statutaire éventuelle outre l’ancienneté de l’agent et les enfants à
charge (éventuellement là encore).

Pour chaque poste demandé, apparaissent d’abord, les rapprochements d’époux ou PACS
(indifféremment) en fonction des points totalisés, puis les rapprochements de personnes bénéficiant
d’une R.Q.T.H. (alors que souvent ceux-ci totalisent un nombre de points supérieurs, le barème qui leur
est appliqué étant différent), puis ensuite les agents en situation de convenance personnelle en fonction
de l’ancienneté ou du nombre de points totalisés (ainsi les personnels placés qui bénéficient d’un
barème de point plus importants peuvent se trouver dans le livret avant des agents ayant une ancienneté
supérieure à la leur), et lorsqu’il y a égalité de points, les candidatures sont présentées en fonction de
l’ordre alphabétique.

A ces critères, l’administration en ajoute d’autres relatifs à la durée minimale d’affectation dans
le poste. Ainsi, elle exige une durée minimale de 18 mois dans le poste pour les agents en situation de
priorité statutaire (qui ne prend pas en compte la période de pré-affectation sur poste pour ceux que
cela concerne, même si nous intervenons à chaque C.A.P. pour dénoncer cette pratique induite par la
casse de la formation initiée en 2008) et une durée minimale de deux ans pour les autres.

L’article 60 de la loi précitée définit les priorités statutaires, pour autant, l’administration peut
fixer, à chaque C.A.P., des critères de durée d’affectation afin d’assurer la continuité du service public
(le Conseil d’État a déjà tranché cette question).

Ensuite, les agents sont départagés en fonction du nombre de points qu’ils totalisent, ceux-ci
étant toutefois indicatif. Il ne peut cependant être dérogé aux priorités statutaires. Ainsi,
l’administration ne peut faire droit à la demande d’un agent en situation de convenance personnelle
alors qu’il se trouve en concurrence avec un agent en situation de priorité statutaire, sous réserve du
critère de durée minimale d’affectation dans le poste qu’elle a fixé.

Au regard de ces explications, il va de soi qu’il ne peut y avoir de classement en C.A.P. Des
demandeurs à un mouvement peuvent en effet se retrouver en première position dans le livret alors
même qu’ils n’auront aucune chance de muter puisqu’ils ne totalisent pas la durée minimale
d’affectation dans le poste imposée par l’administration !

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