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La Consultation Fiscale 

Vous Mr Fettah acquéreur d’un bien immobilier que vous avez eu en 2012 et que vous
désirerez le vendre , et vous avez des questions se rapportant sur les droits et obligations
fiscaux qui vous seront entachés en raison de votre nouveau statut du cessionnaire de bien
immobilier , ainsi que vous demandez si jamais l’administration pourra remettre en cause le
prix de cession de votre vente et en revanche quels seront les différentes voies de recours
dont vous disposez ?

Pour répondre à votre demande de consultation , nous allons procéder par étapes en vous
répondant succinctement aux problèmes de droits posés , sur ce il était de préférence
d’opter pour un plan détaillé qui répondra systématiquement aux points soulevés ; le plan
choisi est le suivant

I- Les droits et obligations du contribuable :


1- Les obligations du contribuable
2- Les droits du contribuable
II- Le Contribuable bénéficiaire du revenu foncier face à l’administration
1- L’effet de remettre en cause le prix de cession par l’administration au
contribuable
2- Les moyens détenus par le contribuable pour défendre ses droits

I- les droits et obligations du contribuable :

Le contribuable dans ses rapports fiscaux avec l’administration , il a des droits et


des obligations en sa faveur selon qu’il soit dans le cadre de la procédure pré-
judiciaire ou judiciaire .

1- Les obligations du contribuable :


Il faut reconnaitre que le contribuable a juridiquement deux obligations
principales : la première est de déclarer ses impôts , en l’occurrence la
déclaration sur l’impôt du profit foncier résultant de la vente de l’immeuble , ainsi
s’ajoute l’obligation de payer ses dettes fiscales déclarées .
Après avoir déterminé son résultat fiscal étant dans un système déclaratif
d’imposition , le contribuable doit mener ses déclarations complètes comportant
tout les éléments permettant à l’administration d’établir les chefs du
redressement et procéder au contrôle et à la sanction des bases déclarées ,
parceque en l’absence il pourra faire l’objet d’une éventuelle taxation d’office .
Toujours en étant dans la matière de profit immobilier , en cas de cessation
(d’après l'article 83 du code général des impôt), il faut remettre contre récépissé
une déclaration au receveur de l’administration fiscale dans les trente (30) jours
qui suivent la date de la cession.
Ainsi le contribuable après avoir déclaré le montant de ces impôts , il reste tenu
du dialogue auprès de l’inspecteur et doit donner ses observations à chaque fois
l’inspecteur procède au redressement des bases déclarées via la lettre de
redressement ainsi le contribuable est tenu d’agir dans les délais , c’est-à-dire 1
mois après chaque lettre de notification pour exprimez son accord total ou partiel
et son intention d’exercer un recours envers les commissions , le contribuable
reste toujours lié par la décision de la commission qui lui sera opposable et devra
s’acquitter du montant de l’impôt même s’il le conteste par la suite devant le
tribunal , ajoutant à cela l’obligation du contribuable de présenter toute pièce
disant utile lors de la phase pré judiciaire auprès de l’inspecteur à moins qu’il ne
sera pas admise par le juge lors d’une action sur le fond .

2- Les droits du contribuable :

Le contribuable dispose de plusieurs garanties protégeant ses droits dans le


système fiscal , la principale c’est la présomption d’exactitude de ses
déclarations , sans oublier le droit de celui-ci d’être notifié qu’il soit sous le
régime du contrôle fiscal ou de la taxation d’office de toute mesure , à l’instar
de la première lettre de notification et la lettre de redressement lui
communiquant les bases redressés , s’il y’a une révision du prix de cession en
l’occurrence , le contribuable a le droit d’être en connaissance de cause des
éléments qui ont permis à l’administration de pousser ce redressement
autrement dit les éléments de comparaison et le référentiel immobilier sur
lequel l’administration a appuyer ses rectifications , ainsi le contribuable qu’il
soit dans la procédure contentieuse ou avant , il est muni de toutes les
prérogatives du contradictoire , c’est-à-dire qu’il peut échanger les
mémoires , discuter ses observations , porter une réclamation toutefois qu’il
s’agit d’une taxation d’office à moins pour celui-ci d’agir dans les délais .
La jurisprudence à travers la cour d’appel de rabat et de casa a dispenser
contribuable des délais disant que la réponse de l’administration devant le
juge équivaut à une réponse pré-judiciaire .

II- Le Contribuable bénéficiaire du revenu foncier face à l’administration

Le CDG a considéré parmi les profits fonciers portent sur les profits constatés ou
réalisées à l’occasion de la vente des immeubles situés au Maroc.
1- L’effet de remettre en cause le prix de cession par l’administration au
contribuable

L’administration dispose du droit de rectifier la base d’imposition et de


redresser une nouvelle base , mais toutefois le contribuable a le droit de
discuter le redressement de ces derniers et exprimer son accord ou désaccord
via une réponse à la lettre de redressement , il peut soulever l’absence des
éléments justifiant le redressement par l’administration ou bien le prix
redressé montre une exagération tout en soutenant ses observations par
l’avis d’un expert immobilier à moins qu’il ne sera lui est désigné d’office par
le juge rapporteur dans le cadre d’une action sur le fond lors des mesures
d’instructions , certes la loi dispose expressément que cette compétence sera
de la compétence exclusive de l’expert comptable mais la jurisprudence
marocaine admis la possibilité pour ce dernier de se faire assister par un
expert en immobilier et rédiger sans rapport du moment que le juge n’a pas
les performances suffisantes pour connaitre de la technicité des ces ventes
immobilières et le prix du marché immobilier .

2- Les moyens détenus par le contribuable pour défendre ses droits

Le contribuable garde le droit de poursuivre la procédure de contestation soit


dans le cadre d’une révision fiscale ou taxation d’office , il pourra épuiser tout
ses recours auprès de l’inspecteur des services d’assiettes ainsi devant la
commission locale et nationale , sans préjudice de sans droit au recours
devant les juridictions administratives .
L’administré peut faire face aux moyens de poursuites ou l’action de
recouvrement menée par l’administration via le sursis de paiement ou le
sursis à exécution
Il peut soulever pendant la procédure des exonérations .

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