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Brouillons découverts: Le pape Pie XII avait prévu

d’écrire une nouvelle encyclique contre les erreurs


modernes
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11 mars 2020 March 11, 2020

Sa mort en 1958 l’en empêche...

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Lorsque le Vatican a ouvert ses Archives apostoliques sur le pontificat du pape Pie XII
(1939-58) le 2 mars de cette année, la plupart des gens se sont concentrés sur ce que
les chercheurs trouveraient sur le travail de Sa Sainteté pour protéger les Juifs
persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ne fasse aucun doute que
les archives contiennent beaucoup d’informations à ce sujet, une recherche approfondie
dans tous les documents disponibles révèle également d’autres choses d’une importance
encore plus grande.

Dans l’édition de demain du journal allemand Novus Ordo Die Tagespost (12 mars 2020;
p. 10), on peut trouver un bref reportage de l’agence de presse Katholische Nachrichten-
Agentur sur une découverte remarquable de l’historien de l’Église Matthias Daufratshofer.
En faisant des recherches dans les archives relatives à la Congrégation pour la Doctrine
de la Foi (la version Novus Ordo du Saint-Office), le professeur Daufratshofer dit qu’il est
tombé sur des « ébauches élaborées » d’une encyclique que Pie XII écrivait contre les
« erreurs modernes de son temps ».

Selon le rapport, les erreurs que l’encyclique allait condamner concernent trois sujets
spécifiques : la théologie morale, l’autorité ecclésiastique et l’obéissance requise, et les
relations entre l’Église et l’État. C’est tout ce que l’historien est en mesure de nous dire

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pour l’instant, car les archives du Vatican sont actuellement verrouillées en raison des
politiques sur le coronavirus. Cependant, nous pouvons sûrement attendre avec
impatience plus de détails du professeur Daufratshofer dans un avenir pas trop lointain!

Pie XII avait déjà publié une encyclique contre les erreurs modernes des années
auparavant. Il s’intitulait Humani Generis et, bien que publié dès le 12 août 1950, il est
plus pertinent aujourd’hui que jamais, dans la mesure où il rejette de nombreux principes
de la Nouvelle Théologie qui ont ensuite été consacrés dans le Concile Vatican II et ont
infesté toute la « théologie catholique » depuis.

En ce qui concerne le sujet de la théologie morale, on peut supposer que Pie XII allait
condamner avec force ce qu’il avait déjà prononcé dans différentes adresses et au
moyen d’une instruction émise par le Saint-Office, à savoir la soi-disant « Nouvelle
Moralité » qui est essentiellement ce que l’antipape François a promu dans son
exhortation infernale Amoris Laetitia:

Le pape Pie XII détruit Amoris Laetitia et l’Évangile de la Fausse Miséricorde de


François
Morale subjective : l’erreur d’Amoris Laetitia condamnée et réfutée devant Vatican II

En ce qui concerne le sujet de l’obéissance à l’autorité ecclésiastique, il est tout à fait


concevable que le point focal de Pie XII allait être l’importance et la nécessité pour les
catholiques d’adhérer non seulement à ce qui est proposé infailliblement par l’Église,
mais aussi à tout ce qui vient de sa charge d’enseignement ou qui provient d’autres
organes de l’autorité ecclésiastique légale. En d’autres termes, pas de bêtises «
reconnaître et résister »! Pie XII avait déjà abordé ce point dans Humani Generis: « Il ne
faut pas non plus penser que ce qui est exposé dans les Lettres encycliques n’exige pas
en soi le consentement, puisqu’en écrivant de telles Lettres, les Papes n’exercent pas le
pouvoir suprême de leur Autorité enseignante. Car ces choses sont enseignées avec
l’autorité enseignante ordinaire, dont il est vrai de dire : « Celui qui vous entend, écoute-
moi » [Lc 10, 16]... (n. 20).

Enfin, en ce qui concerne les relations entre l’Église et l’État, la découverte du professeur
Daufratshofer s’accompagne du témoignage d’une autre enquête historique menée par
Robert Nugent, un prêtre du Novus Ordo. En 2008, Nugent a écrit sur le silence du père
John Courtney Murray, S.J.,qui était l’architecte de la doctrine de la liberté religieuse de
Vatican II. Murray avait été combattu par le cardinal Alfredo Ottaviani, Mgr Joseph Clifford
Fentonet d’autres théologiens dans les années 1950 pour ses erreurs sur les relations
entre l’Église et l’État. Nugent témoigne que si le pape Pie XII n’était pas mort quand il l’a
fait, Murray et quelques autres – dont Jacques Maritain, l’homme que l’antipape Paul VI
considérait comme son mentor – auraient été condamnés nommément :

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Bien que l’atmosphère allait bientôt changer, le Saint-Office préparait encore une
condamnation officielle de Murray, JacquesMaritain et d’autres penseurs
catholiques. Ce n’est que la mort du pape Pie XII le 8 octobre 1958 qui a empêché
que cela se produise. Son successeur, Angelo Roncalli, Jean XXIII, a été élu et
l’humeur ecclésiastique a radicalement changé lorsque le nouveau pape a appelé à
un concile œcuménique en 1959. Après ses années de silence fidèle, le moment
opportun de Murray était enfin arrivé, bien que des obstacles se dressaient encore
sur son chemin.

(Révérend Robert Nugent, « The Censuring of John Courtney Murray: Part Two »,
The Catholic World 242, n. 1445 [mars/avril 2008], p. 2 ; soulignement ajouté.)

Et voilà: c’est la prise de pouvoir moderniste dirigée par l’antipape Jean XXIII qui a fait
l’erreur dans la « doctrine de l’Église » officielle, erreur qui aurait été condamnée plus
spécifiquement encore par le dernier vrai pape connu, Pie XII.

Tout cela souligne l’incompatibilité entre Vatican II et l’Église catholique romaine


préconciliaire et véritable. Ce qui est théologiquement faux en 1958 ne peut pas
soudainement l’être théologiquement en 1965.

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